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Wednesday, May 5, 2021

My Cauda Draconis Is Huge

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le cinquième des Beaux Jours et j'affirme que le Courchevel "Ferro" doit se jouer en No Limit – Pour le reste, le Pineapple Hold'em est la variante la plus sexy et le Nullot 2-7 la plus aristocratique.

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber XXX Aerum vel Saeculi sub figvrâ CCCCXVIII, Æthyr 11.

Nous y lisons :
[A]ll these things hath He ordered in beauty, and He hath set them firmly upon the Eternal Rock, and therefrom He hath suspended His kingdom as one pearl that is set in a jewel of threescore pearls and twelve.

And He hath garnished it with the Four Holy Living Creatures for Guardians, and He hath graven therein the seal of righteousness, and He hath burnished it with the fire of His Angel, and the blush of His loveliness informeth it, and with delight and with wit hath He made it merry at the heart, and the core thereof is the Secret of His being, and therein is His name Generation.

And this His stability had the number 80, for that the price thereof is War.
(VV 11 § 15)
Cela nous renvoie à un très bel échange, eu avec notre ami Gontran dans les commentaires cette nuit, au sujet des diverses considérations relatives aux femmes nées en Cancer que comporte le billet Tell Them Sir Shumule Is Here:
Gontran Bonheur : Donc ce sont "les derniers confins du bas de gamme" qui font bander. CQFD. Vision très positive du sexe, pas du tout sadienne.

David van Horn : "Lorelei est sur le nœud sud", dit l'adage. Principe d'érotisation de l'intolérable. Vérifiez dans votre saga personnelle. Il est juste que ma cauda draconis se tende monstrueusement vers ce que mon système doit exclure. (Dans le cas du Cancer, évidemment, comme le nom du signe l'indique, tout le monde doit l'exclure.) Une fois la chose intégrée, c'est rigolo : "Mais comment as-tu fait pour savoir au premier coup d'œil qu'Isabela Merced et Margot Robbie étaient toutes deux Cancer alors qu'elles ne se ressemblent pas du tout ?!?"
Il faut saisir et pénétrer ce Mystère du Féminin, c'est-à-dire du négatif, qui, sous sa forme haute, est celui de la sexitude de l'emballage qui donne accès à l'Infini, et sous sa forme basse, celui du chant des sirènes qui attire Odysseus dans les récifs – Ou, comme je le notais en 2017 :
Un mien compagnon de fête – très officiellement cardiologue, bien qu’il soit plutôt carabin à vie – me disait l'autre jour, en illustration de la chose: « Lorsque j’ordonne une médicamentation lourde à un patient, la première chose qu’il fait en rentrant chez lui est d’en consulter la notice, mais uniquement afin de s’informer des « effets secondaires », par pur masochisme morbide… Il a hâte de savoir en quoi ce remède peut lui nuire… »

Bien sûr, le sens de sa remarque était : l’ordre des médecins ne s’est pas donné la peine de brûler toutes les sages-femmes pour n'être pas obéi aveuglément aujourd'hui – et, puisqu’un homme gravement malade s'empresse d'absorber tout ce qu’on lui prescrit, qu’importe qu’il en connaisse ou non les « effets secondaires » ?

Selon moi, le goût spécifiquement blanc des « effets secondaires » vient des années soixante, comme la pédale fuzz : c’est très précisément pour leurs effets secondaires que nos parents boomers pratiquaient le LSD et les vasodilatateurs antiparkinsoniens.

Cela dit, le système finit par se mordre la queue : les coupe-faim actuels ont, sur les corps des femmes qui en prennent pour maigrir, des effets secondaires si déformants et irréversibles qu’elles feraient aussi bien de rester grosses – de toute façon, aucun homme n’aura plus jamais envie de les voir nues.
Mais baste ! Le Sentier de la Guerre פ est la Première Marche : elle mène au Sentier du Désir ט, qui mène au Jardin des Délices ד, ainsi que ne l'ignore aucune chieuse native du Cancer en train de vous faire une scène bruyante pour cause de maximum tension sexuelle.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 14° ♉︎ : ☽︎ in 2° ♓︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber 418, 11ème Æthyr (2020)

Tuesday, April 13, 2021

Zillionair Megayacht

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) note, en introduction du Registre de son exploration du Neuvième Æthyr : < every phrase in it has a secret meaning of blessing >, ce qui me rappelle une question, à moi récemment posée, au sujet de l'Exégèse.

Voyez : tout verset des Livres Saints a Quatre Sens.

Un sens littéral, que la Sainte Qabale appelle Pshat (פשט, un plat) et que le Livre de la Loi compare à < de l'argent (silver) > (AL 3, 64).

Un sens philosophico-symbolique, que la Sainte Qabale appelle Remez (רֶמֶז, allusion) et que le Livre de la Loi compare à < de l'or > (AL 3, 65).

Un sens herméneutique, que la Sainte Qabale appelle Dirach (דְּרַשׁ, examen) et que le Livre de la Loi compare à < des pierres d'eau précieuse > (AL 3, 66), ce que le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) traduit par < des diamants > (NC/AL 3, 66).

Un sens magique ou mystique, que la Sainte Qabale appelle Sod (סוֹד, secret) et que le Livre de la Loi compare aux < étincelles ultimes du feu intime > (AL 3, 67).

Or, le pont-aux-ânes traditionnel est la confusion des plans, c'est-à-dire l'incapacité du Débutant à comprendre que chaque Sens est, au niveau de celui-ci, aussi vrai que les trois autres aux leurs, i.e. que le sens métaphorique (Remez) n'annule pas le sens littéral (Pshat).

Le n00b fait systématiquement cette erreur cuistre, c'est même à ça qu'on le reconnaît.

Croire que la compréhension d'une signification allusive, ou ésotérique, rend caduque le sens premier du Texte, c'est prétendre qu'il suffit de savoir que le nom de la lettre Shin שׁ signifie "dent" pour que l'odontalgie cesse d'être douloureuse, ou affirmer que l'on donne les lingots d'argent gratuitement à tout porteur d'un beau solitaire.

Soit mon inlassable analogie (que j'ai cessé d'intituler Principe d'Arsène Lupin depuis que le gentleman-cambrioleur est interprété à l'écran par des noirs simiesques et des romanos bistres) :

Randal, le merveilleux Voleur de Darien, se trouve dans le parc d'une adresse élégante par une belle nuit de mai.

Pshat est la lune qui luit sur les bois enténébrés.

Remez est la déco du salon du château dont Randal vient de forcer la porte.

Dirach est le code qui ouvre le coffre-fort que ladite déco était censée dissimuler.

Sod est le farabuleux trésor que recèle ce coffre.

La lune cesse t-elle de régir les marées une fois que Randal a fait main basse sur le trésor ? — Non : Randal a simplement les moyens, désormais, de s'offrir un Zillionair Megayacht pour sillonner les marées en question...

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 23° ♈︎ : ☽︎ in 8° ♉︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Tuesday, March 30, 2021

Onze

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

On m'a demandé ce matin un "topo" (sic) sur le Cri du Huitième Æthyr et j'ai répondu sèchement que notre maître Abraham de Worms ZTVK"L en avait déjà rédigé un.

F : Justement ! concernant la Grande Opération, et puisque c'est le Jour XI ט de la Saison Sainte, donc celui de la Femme Ecarlate, j'ai trouvé nulle à chier des bulles la vidéo de Georgina "Da'at Darling" Rose.

S : Ma foi, la vidéo est objectivement drôle. C'est déjà beaucoup. Elle aurait, bien sûr, été meilleure si Georgina s'était, un tant soit peu, renseignée sur le sujet qu'elle traitait.

F : Evidemment... J'ai noté huit erreurs, dont une théoriquement infaisable... Georgina, comme son prénom l'indique, est une ménagère égarée dans ce qu'elle a pris pour une "branche de l'occulte" edgy et non encore surexploitée en ligne, dont elle a voulu faire une brand : elle ne connait pas l'ordre liturgique de base de la Messe et fait, dès qu'elle parle de Thelema, des pataquès de n00b intégrale ("Crowley est l'auteur du Livre de la Loi", "le sens figuré annule le sens littéral", etc.)... En outre, elle consacre trop de temps à racoler des like, en tweetant à quel point elle trouve "cringe" tout ce qui n'est pas lourdement woke, pour qu'il lui soit possible d'avoir, en vrai, la moindre activité rituelle...

S : C'est surtout qu'elle est hyper 2008 avec ses fat girl angle shots et son recours systématique à la technique d'auto-plébiscite dite "les fatties on the internet parlent à leurs white knight faggots", qui consiste à feindre l'outrage pour pouvoir se vanter, i.e. à proclamer, avec indignation, avoir été "harcelée sexuellement" en ligne, puis à enchaîner sur dix tweets rapportant un (fictif) compliment reçu.

F : More like The Attention Whore of Babylon, amirite ?

S : Right et puisque, de notre côté, il nous faut honorer Babalon, notre mère, nous ferions aussi bien, cher ami, d'aller boire...

Bonne et heureuse Mi-Saison Sainte à tous !

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 10° ♈︎ : ☽︎ in 5° ♏︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Wednesday, February 3, 2021

iiij de febvrier

Le fondement luy escappoit une après-dînée, le iiij de febvrier, par trop avoir mangé de godebillaux. (Premier Livre, chapitre 4, paragraphe 2)
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

J'espère que ce billet vous trouve tous entièrement remplis de crêpes.

Pour moi, je suis joyeux comme un Sir Shumule boosté par l'énergie nouvelle, pure et croissante, qui anime le monde à partir de l'Imbolc — Il n'est, certes ! pas très étonnant que la période soit météorologiquement associée à l'idée de neige poudreuse ;)

Amis chers, c'est aujourd'hui le 3 février, dont François Rabelais, de sainte mémoire, dit qu'il vit la naissance du grand Gargantua — et je ne saurais que trop vous encourager à relire, séance tenante, mon légendaire hommage à Jean Anthelme Brillat-Savarin.

Du coup, selon la formule de Flaubert, nous philosophons et pantagruélisons depuis l'aube.

Nous avons ouvert, avant même le lever du soleil, par un très admirable plateau de charcuterie : andouille de vire, jambon cuit à l'os, saucisson gascon pur porc noir, rillettes d'oie, terrine de cerf au cognac, boudins aux châtaignes, le tout accompagné, comme s'il en pleuvait, d'un excellent Brouilly, Domaine de Martingale 2011.

Vers onze heures, commencèrent les agapes proprement dites : coq à la bière (génialissime idée de Sr H !!!), puis tournedos au calvados et aux pommes, avec un divinement sexy Chinon Clos de l'Echo 2009, et andouillette à la strasbourgeoise, arrosée de bière blonde d'Uberach.

Le soleil est à présent sur le point de se coucher, et tout ce que l'après-midi comporte de diurne s'est passé dans la dégustation d'un ahurissant château Corbin 2009, autour d'un camembert frit et d'une tomme vaudoise à l'ail des ours.

< O dear my God ! what a feast Thou hast provided ! > (LLL 6, 42).

Je conclus ce jour avec un Montecristo N°4, un grand verre d'El Dorado 15 Ans et les Livres Saints de Thélème.

[Note : A propos de tabagie, j'écrivais en 2018 :
Dans ma jeunesse, « non-fumeur » était synonyme de « con », et l’on désignait les endroits comme Guéret, le Goulag ou la Géhenne par l’expression rigolote : « c’est plutôt non-fumeur, comme truc. »

Effectivement, 99,99999 % des non-fumeurs sont cons, et la progressive transformation du monde blanc en kolkhoze ougandais qui s’opère depuis 2007 a littéralement accompagné la proscription, sans cesse plus tatillonne, du tabac – comme de tous les adjuvants destinés à nous rendre la vie festive.

(Non que je compte forcément la burqa comme « un adjuvant qui rend la vie festive », mais le fait est que plus une société devient perverse, plus elle fabrique du verbotenisme : après l’interdiction du tabac dans les lieux publics, j’avais dit : « Il n’y a plus qu’à nous interdire de baiser », et c’est bien ce que #MeToo, Asia Argento, et toutes les hystéries post-Weinstein ont entrepris de faire... Les gens ne sont pas sérieux, aussi !… On leur invente un SIDA pour permettre au Gouvernement Mondial de devenir le Supreme Pimp Extraordinaire, via l’imposition du préservatif [= des trilliards de propagande, sur toutes les chaînes, dans tous les films, pendant des dizaines d’années !!!], et ils continuent à folâtrer bareback… « Tant pis pour ces vipères lubriques !... Time's Up ! », déclare Big Brother, obligé de se contenter d’une maigre « pénalisation du client » de petit maquereau régional – en plus, il est vrai, de ses jobs de dealer [via les salles de shoot] et de trafiquant d’organes [via la loi « Santé »]...)

Je sais bien que, dans le cas du tabac, l’idée est de faire passer le plus obscène de tous les rackets fiscaux pour une mesure d’hygiène public et d’en diaboliser/culpabiliser les victimes afin qu’elles n’osent pas se plaindre : le tabac, marché élastique par excellence, n'est pas un Fléau, mais un Pactole…

Enfin ! je ne fume pas seulement parce que c'est insurrectionnel (ça, c’est quand je m’inscris au Registre National des Refus après avoir fait l’amour bareback à une escorte en burqa que j’ai payée plus de mille euros en liquide), mais parce qu’une Rothmans bleue crânement plantée dans mon fume-cigarettes en corne va super bien avec ma tête de vieil oiseau de proie.
Mais je ne fume plus désormais que des cigares cubains et des spliffs d'Isla OG.]

Amis chers, la Lecture de ce iiij de febvrier est le LIBER XXX ÆRUM vel Saeculi sub figvra CCCCXVIII, chapitre 3.

Il est dit que lorsque le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) explora le Troisième Æthyr, et qu'il eut la vision du Serpent d'Émeraude, tous les secrets de la Maison du Jongleur lui furent intérieurement révélés, notamment :

Moreover, there is Mary, a blasphemy against BABALON, for she hath shut herself up and therefore is she the Queen of all those wicked devils that walk upon the earth, those that thou sawest even as little black specks that stained the Heaven of Urania. And all these are the excrement of Choronzon. (VV 3, § 13)

— Sir Shumule : C'est l'éternelle équation < identité x antinomie = complémentarité > de Vashti vs. Esther : le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) rappelle qu'en grec, Μαριε = 156 — et je rappelle que BABALON, i.e. Babylone, et ציון, i.e. Jérusalem, ont toutes deux également pour valeur numérique 156.

— Mauvais Esprit (sous l'apparence de Dustin Hoffman dans le très mauvais Jeanne d'Arc de Luc Besson) : Pourquoi, s'il faut que la femme soit "ouverte", sommes-nous sexuellement stimulés pas les femmes les plus jeunes et les plus vierges possibles ?

— Sir Shumule : Ce sont les pédophiles, c'est-à-dire le dernier rang des refoulés, des impuissants, des distordus sexuels (chrétiens, soixante-huitards, bref : tenants de l'ordre moral), qui sont "stimulés pas les femmes les plus jeunes et les plus vierges possibles" — Or, ils constituent une aberration sexuelle, une anti-sexualité : il est établi, par exemple, qu'ils ont viscéralement, puritainement horreur du cinéma X — Inversement, Lisa Ann, notre belle-mère à tous, sait ce que le libre accès à la pornographie via internet a démontré statistiquement : plus l'énergie sexuelle est intense et libre de ses kinks, plus l'intérêt masculin dévie, au contraire, vers la MILF.

J'ai écrit, à ce sujet, autrefois, dans un (très bon) texte intitulé Le Cougar et sa Ferrari :
On me demandait récemment : "S'il est vrai que l'homme est génétiquement programmé pour conquérir les partenaires sexuelles les plus jeunes et les plus vierges possibles, d'où vient — passé le freudisme simplet — l'obsession masculine pour les mamans quadra ?"

J'ai intitulé ma réponse Principe de la Ferrari Enzo, en hommage à Charlie's Angels : Full Throttle, film exclusivement peuplé de nanas somptueuses, dans lequel l'apparition de Demi Moore, cougar légendaire, nécessite absolument le port du bavoir.

Principe de la Ferrari Enzo

Offrez-vous une Ferrari neuve.
Ouvrez-en la porte : l'habitacle sent le vinyle.
Démarrez : le rodage vous contraint à la prudence et il n'y a pas d'équipement audio digne de ce nom.

Ou bien : achetez une Ferrari ayant déjà quelques kilomètres au compteur.
Une voiture dont les rétroviseurs en raconteraient de raides, s'ils pouvaient parler...
Ouvrez-en la porte : l'habitacle sent le cuir.
Démarrez : vous mettez directement le pied au plancher et le sound system vous cloue au siège chaque fois que le bassiste thumbe.


Choisissez.

C'est bien ce que je pensais...

Moi aussi. :D
- Mauvais Esprit (sous l'apparence d'Abe Lauffenstein, prêteur sur gages à Brooklyn) : D'accord, mais si nous poussons l'analogie de la "femme ouverte" au max : la femme est la Terre, il faut donc abolir les frontières.

- Sir Shumule : Parfaitement : la prochaine fois que le laid Glucksmann geint "refugees welcome", je défonce avec ma queue, en mode gagging deepthroat, l'extraordinaire bouche à pipes de son épouse, et il s'en faut pourtant que j'aie le goût des Libanaises — Nan, comme à chaque fois qu'il s'agit de Glucksmann ou de Léa Salamé à l'oral, c'est un sophisme : en quoi vouloir une femme écarlate, plutôt qu'une ménagère-de-moins-de-cinquante-ans, implique t-il de devoir la partager ? Avoir une Rolls-Royce au lieu d'un monospace fait-il de moi un chauffeur Uber ?

- Mauvais Esprit (sous l'apparence de Rachel Maddow) : Ah, ah ! Vous avez peur qu'on vous prenne votre femme !...

- Sir Shumule : Si ta femme était bandante, tu voudrais la garder. Pour une terre, donc un peuple, c'est pareil. J'écrivais, toujours en 2018 :
Je lis qu’un certain Rafik Chekkat a commis, sur le site Mediapart, un texte intitulé : Combien de futurs Mbappé et Kanté se sont noyés en Méditerranée ?

Quel titre, grands dieux !... Quel titre absolument stupide !…

Combien de futurs Mbappé et Kanté se sont noyés en Méditerranée ?

Passons charitablement sur le ridicule de l’homéotéleute involontaire en « é », qui fait sonner ce titre débile comme un extrait de l'émission Rap battle à Juvisy-sur-Orge (Skyrock, 1997). Si Rafik Chekkat avait le moindre sens de l’euphonie, il ne travaillerait pas pour Mediapart. Et ne signerait pas Rafik Chekkat.

(Note à l'intention de mes lecteurs milléniaux : « homéotéleute involontaire » ne veut pas dire « genderqueer en phase de déni ».)

Sur le fond, je peine à comprendre qu’il ne se trouve pas un Français pour répondre à Rafik : « Mais un maximum, j’espère ! C’est autant de places en Équipe de France libérées pour nos joueurs ! »

Comment se peut-il que nous nous fassions continuellement bluffer par l’argument « Vous rejetez les non-Blancs parce qu’ils valent mieux que vous » et que nous n’ayons jamais l’astuce de rétorquer : « ben oui, précisément » ?

Si je me trouvais dans un talk-show face à Rafik Chekkat, je dirais à celui-ci : « Ne parlons plus des noirs qui submergent l’Europe, ni de la Méditerranée qui submerge les noirs : parlons – par exemple – invasion martienne…

« Il est clair que la perspective de space invaders débarquant chez nous serait alarmante, Rafik : une intelligence supérieure extra-terrestre ne se contenterait pas d’atterrir sur le parking ou dans une aire réservée aux gens du voyage…

« Elle atterrirait également dans nos cours d’école et sur nos terrains de sport.

« Je n’ai rien contre les petits hommes verts. Je pense que l’interaction et les échanges culturels sont sains, particulièrement pour la jeunesse.

« Ce qui m'inquiéterait, c’est que ma fille ait à se mesurer, en gymnastique rythmique, à des gens capables de léviter… Aimeriez-vous que votre fils affronte au rugby des enfants métamorphes qui ont domestiqué le pouvoir du soleil et se déplacent à la vitesse de la lumière ?...

« Pensez-y, Rafik : je trouve que ce serait injuste et qu’il nous faudrait prendre des mesures d’exception – sans quoi, avant peu, toute l’Équipe de France de football serait verte. »

Usant de ses effets ordinaires, Rafik me répondrait alors : « Sir, l’Incroyable Hulk est vert. »

Oui, oui… bien sûr, Rafik… mais Hulk, c’est différent… il est dans le show business…
- Mauvais Esprit (sous l'apparence de Titania Mc Grath) : C'est de l'incitation à la haine.

- Sir Shumule : Mais je suis l'auteur de l'Eloge de la Haine ! Vous espériez quoi ?!
Éloge de la Haine

La Loi Divine n’est pas un « règlement » que l’on peut circonvenir, telle une banale interdiction de fumer...

L’Évolution, qui est l’objet de cette Loi, n’est pas une vague « opinion » que l’on chuchote en aparté : elle est la véritable substance de toutes nos impulsions.

Il est naturel, c’est-à-dire conforme à l’Intention Divine, c’est-à-dire saint, de préserver sa lignée de toute compétition environnementale.

La haine est naturelle : elle est un booster psycho-affectif donné par DIEU afin de protéger chaque être vivant de toute tentation de complaisance envers ses rivaux.

Elle est la manière dont le Divin nous ramène à la vérité simple sur laquelle Il a établi Sa Création : tuez-les avant qu’ils vous tuent.

Diaboliser la haine (comme dans le cas du hate crime [qui sonne furieusement orwellien, et pour cause !], de « l'incitation à la haine raciale », etc.) est donc très exactement tenter de persuader l’équipe de basket adverse que faire entrer un ballon orange dans un panier est, en soi, une abomination... ou l’armée que l’on doit vaincre qu’il est immoral de tenir un fusil...
Toutes les bénédictions.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 15° ♒︎ : ☽︎ in 1° ♏︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰ.

Tuesday, January 12, 2021

Væ victis

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

A peine sortais-je, hier, de célébrer la Messe du Phénix, — dédiée au repos de l'âme du cher Aaron Swartz, — que Tia m'appelait pour m'enjoindre de vous faire savoir qu'il est possible — non pas certain, mais possible — qu'au cours du troisième confinement, les Trogs démonétisent tout argent liquide — et que, par conséquent, — selon sa formule amusante — « boîte de conserve passe bas de laine » : quiconque choisira le calcul inverse pourrait constater, à son vif désarroi, que le papier monnaie n'est pas comestible...

Le message est passé, comme disaient les animateurs de télévision, au temps de la télévision !

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber XXX Ærum vel Sæculi sub figurâ CCCCXVIII, Æthyr 1.

Il est dit que lorsque le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) explora le premier Æthyr, il fut admis en la divine présence de Heru-ra-ha, < a little child covered with lilies and roses [and] supported by countless myriads of Archangels > (VV 1, §10), et que celui-ci ordonna :

Thou shalt laugh at the folly of the fool. Thou shalt learn the wisdom of the Wise. And thou shalt be initiate in holy things. And thou shalt be learned in the things of love. And thou shalt be mighty in the things of war. And thou shalt be adept in things occult. And thou shalt interpret the oracles. And thou shalt drive all these before thee in thy car, and though by none of these canst thou reach up to me, yet by each of these must thou attain to me. And thou must have the strength of the lion, and the secrecy of the hermit. And thou must turn the wheel of life. And thou must hold the balances of Truth. Thou must pass through the great Waters, a Redeemer. Thou must have the tail of the scorpion, and the poisoned arrows of the Archer, and the dreadful horns of the Goat. And so shalt thou break down the fortress that guardeth the Palace of the King my son. And thou must work by the light of the Star and of the Moon and of the Sun, and by the dreadful light of judgment that is the birth of the Holy Spirit within thee. When these shall have destroyed the universe, then mayest thou enter the palace of the Queen my daughter. (VV 1, §36)

J'ai beaucoup aimé relire les délicieuses réflexions inspirées à moi, l'an passé, par ces Commandements — Et j'ajoute :

1. Quand je serai Empereur, ces Commandements seront mon Kyōiku ni kansuru chokugo.

2. Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) note : < Ce passage est très trompeur, ce n'est qu'un reflet vague et faux de la véritable voix, qui était une séquence lyrique sur les Atus de Thoth. > — Ce à quoi je réponds : trouvez-moi une chose, dans tout l'univers, qui ne soit pas une séquence lyrique sur les Atus de Thoth et dont, par conséquent, la perception utilitaire qu'en ont les Trogs ne soit pas vague et fausse...

3. And thou shalt be learned in the things of love : Love under will est la Loi (AL 1, 57 — notez que love apparaît 31 fois dans le Livre de la Loi et que le nombre 31 est, comme chacun sait, « la Clé de la Loi ») 
— Or DIEU et Sa Loi étant Un (93, θέλημα, est la Temurah, i.e le reflet de 39, יְהוָה אֶחָד — « DIEU est l'Un »), DIEU est présent lors de toute manifestation d'« amour soumis à la volonté » (ou, plus précisément : de volonté projetée par l'amour) – DIEU est donc présent lors de tout baiser d'amoureux, de toute union sexuelle, de tout contrat de mariage, etc. : c'est pourquoi les Thélémites – que l'Ordre et la Sainte Liturgie lient d'un amour réciproque, comme il est écrit < love one another with burning heart > (AL 2, 24) – ont, lorsqu'ils se réunissent, le pouvoir de juger le monde entier : leur jugement a force de loi, comme il est écrit < its red flame is as a sword in my hand to push thy order > (AL 3, 38) et personne ne peut modifier ni annuler leur décision, car DIEU préside leur assemblée, comme il est écrit : < I will kiss you, and bring you to the bridal: I will spread a feast before you in the house of happiness. > (Tzaddi, 5)

4. And thou shalt be mighty in the things of war : C'est le Commandement relatif à צ, donc au signe du Bélier, celui de mon Maître, qui avait la réputation de pouvoir tuer une personne simplement en formulant le vœu que cette personne meure... Allez faire plus mighty in the things of war que ça...

La guerre est toujours affaire d'espace vital, et si feu mon Maître était, – ainsi que le répètent Martinistes et gogols butthurt de l'AMORC, – un raciste farouche, il était, comme Gobineau, un raciste intelligent : s'étant, un jour, entendu reprocher d'avoir admis un élève non-européen, il répliqua : « < Je suis un dieu de guerre > (AL 3, 3) et, sur le champ de bataille, mieux vaut un lion d'Afrique qu'une huître normande. »

Cela dit, je ne crois pas trahir — à DIEU ne plaise !!! — sa pensée, en conjecturant que le sanglant traquenard du 2021 storming of the United States Capitol lui eût inspiré un commentaire du genre :

« Ce n'est certes pas la première fois qu'une volaille méprisable protège le Capitole et, si nous tirons du réconfort de ce qu'en 387 bce, Brennos a eu le dernier mot, gardons-nous d'oublier que le dernier mot en question était Vae Victis... »

Bonne journée à tous et à toutes !

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 22° ♑︎ : ☽︎ in 15° ♑︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰ.

Thursday, October 22, 2020

Æthyr 26 (Super Scorpio)


Amis chers, gens beaux et heureux,
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Le Liber XXX Aerum vel Saeculi sub figurâ CCCCXVIII rapporte que le Maître Therion, alors qu'il explorait le vingt-sixième Æthyr, — que l'on nomme DES, ou Ecclesia abhorret a sanguine, — vit tout à coup le dieu Geb, étendu sur le dos, en qui se "concentrait" une mer de "sang coagulé" qui avait recouvert l'essentiel du monde. (VV 26, §13)

A son retour, le Maître commenta ainsi la Vision : "La Terre a absorbé toute la ruine amenée par Jésus, afin de rebâtir la vie au moyen de la putréfaction — sa formule habituelle."

Et je demande : Quoi de plus authentiquement synchrone que des histoires de Jésus nuisible et de décomposition de matières organiques en pleine rétrogression mercurienne et à la veille de l'entrée du Soleil en Scorpion ?!!

Il me revient, par association, d'avoir publié jadis, à ce moment de l'année, une série d'aphorismes sous le titre : Sol in Scorpio — Maximes, anecdotes & pensées pour un Ménage d'Automne optimal, dont je vous livre un florilège pour vous parler de moi, éclairer votre Méditation et égayer vos couvre-feux :

J’ai mené une existence d’aventurier dandy, impliquant une multitude de tampons sur mon passeport, de liaisons sans lendemain, de rixes sanglantes et de cellules de dégrisement. Il vous faudrait trois vies pour approcher ne serait-ce que le nombre de ragots qui me concernent.

J’ai dépassé ce stade du Syndrome de Peter Pan. Psychologiquement, j’ai réussi à sortir de l’enfance. A atteindre la puberté. Résultat : mon enfant intérieur se masturbe constamment.

Vieillir ne m’inquiète pas plus que ça. J’ai le temps de voir venir. On nous a enseigné à l’école, lors de « campagnes de prévention », que le cerveau cessait instantanément de se développer dés que l’on prenait de la cocaïne. Je suis donc actuellement âgé d'environ quinze ans.

Mes idoles ont toujours été des gens comme Alexandre, Napoléon, et le type qui a inventé le panini.

Je ne prends plus de gants. Dés que mon interlocuteur commence sa phrase par : « On m’a raconté que tu… », j’interromps à tout hasard : « On ment. Ce sont des calomnies, répandues par les jaloux pour me compromettre auprès de ma famille. »

Nous avons tous nos vices, hélas... Il faut savoir se ressaisir. Le truc est de trouver les quatre ou cinq mauvaises habitudes autodestructrices que vous préférez, et de s’en tenir à celles-là.

La phrase de moi qui a le plus intrigué mon entourage direct est celle-ci, publiée dans un vieux billet: « Fillon veut faire voter un nouvel impôt sur la fortune. Pourquoi ne prend-t-il pas plutôt l'argent des pauvres ? D'accord, ils n'en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux ! » Tout le monde se demandait comment réagir. En fait, je n’en sais rien. Ça change en fonction de l’humeur. Suivant ce que vous avez pris au petit-déjeuner, c’est du premier, du second ou du trente-sixième degré.

Nous jouions l’autre jour à une version custom du Portrait Chinois, et on me demandait quel personnage de fiction me définissait le mieux. J’ai répondu : « Dark Vador. Parce qu’on n’est pas près d’en avoir fini avec moi et qu’il est tout à fait possible que je sois ton père biologique. »

Le sens de l’amitié est primordial. J'ai à manger ? mes copains ont à manger. J’ai de l'alcool ? mes copains ont de l'alcool. J’ai des nanas ? mes copains ont de l'alcool.

Avertie, par quelque bonne langue, de mon cubage moyen de cocaïne, une chrétienne, genre « préfette », a évoqué, devant certains membres de mon conseil de famille, « le problème que pose [ma] consommation de drogue ». Ma consommation de drogue ne pose aucun problème : j’ai largement assez d’argent.

Contrairement à la croyance commune, je n’estime pas être parfait. Se croire parfait est un défaut, et je n’ai pas de défaut.

Je me suis fait faire deux t-shirts : « Rien n’est éternel. Mais je peux tenir toute la nuit » et « Bien sûr que je suis défoncé ! Pourquoi croyez-vous que je porte des ray-ban en octobre ? »

Ça me rappelle la fois où je me suis fait virer comme un malpropre d'une boîte de gouines bordelaise, appelée l’Antheus, pour avoir posé, au bar, la devinette suivante : « Combien faut-il de lesbiennes pour changer une ampoule ? – Deux : une pour changer l’ampoule et l’autre pour me sucer la bite ». C’était le bon temps !

Je suis pour le mariage gay à condition que les deux filles soient canons.

Sarah : Ce n’est pas un peu lourd, à force, que tous tes billets finissent par la même phrase ?
Moi : Non. C’est la meilleure méthode. C’est comme dans un porno : impossible de rater la chute parce que tout le monde la connait déjà.

Ne prenez pas cette histoire d’Hypostase de Wotan trop au sérieux – Si j’étais réellement un avatar du magicien suprême, les trois-quarts d’entre vous seraient des filles et les autres des bouteilles de Dom Pérignon.

Quand je mourrai, répandez mes cendres sur l’année 2005.

Love is the law, love under will.

 — LF ☉︎ in 29° ♎︎ : ☽︎ in 16° ♑︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰ.

Illustration : ATU XIII par Milo Manara

Thursday, October 8, 2020

Du 25ème Æthyr (Blonde Beast)


Amis chers, gens beaux et heureux,
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Le Liber XXX Aerum vel Saeculi sub figurâ CCCCXVIII rapporte que le Maître Therion, alors qu'il explorait le vingt-cinquième Æthyr, — que l'on nomme VTI, ou "Aire olive sombre", ou "Aire de la Bête Blonde", ou "Aire du Lion Couronné", — entendit tout à coup une voix lui demander : "Que viens-tu faire par ici, toi, là ? N'as-tu pas le signe du nombre, et le sceau du nom, et l'anneau de l'œil ? Tu n'as aucune volonté !" 

Le Maître répondit : "Je suis une créature terrestre, et vous voudriez que je nage !" 

La voix lui dit alors : "On sait que tu es peureux ; on sait que tu es ignorant ; on sait que tu es faible ; mais, en l'occurence, ton opinion n'importe pas. Le grain jeté en terre par la main du semeur débat-il intérieurement en se demandant : suis-je de l'avoine ou de l'orge ? Esclave de la malédiction, nous ne donnons rien, nous prenons tout. Sois content. Ce que tu es, tu l'es. Sois content." (VV 25, §5-7) 

Question : Peut-on éprouver un quelconque "contentement" à l'idée d'être humain ?

Réponse : Et pourquoi pas ?

D'abord, notre espèce est, mathématiquement, une grande famille : savez-vous que j'ai, comme tous les hommes, un million de parents généalogiquement plus proches de moi qu'un cousin au dixième degré et que nul être humain en ce monde ne peut être plus éloigné de moi que cousin au cinquantième degré ?

Ensuite, chacune de mes respirations d'humain fait prendre à mon corps dix sextillions d'atomes et, du fait de la circulation des vents, je me trouve avoir, comme vous, chaque année, une relation intime avec des molécules d'oxygène exhalées par toutes les personnes vivantes, ainsi que toutes les personnes ayant jamais vécu. Authentique!

Il se peut que je transporte, en ce moment, des atomes qui furent un jour dans les bronches de Lao-Tseu, d'Alexandre, de Jeanne d'Arc ou de Cléopâtre! 

Enfin, mon corps humain contient près de quatre octillions d'atomes (soit un quatre suivi de vingt-sept zéros !) et, croyez-le ou non, deux cents billions d'entre eux se trouvaient, au XIIème siècle, dans le corps de Fréderic de Hohenstaufen. Oui ! une moyenne de deux cents billions d'atomes de quiconque a jamais vécu sur Terre fait actuellement partie de moi !

Or, comme il y a plus de molécules d'eau dans la contenance d'un verre d'eau que de contenances d'un verre d'eau dans tous les océans du monde, cela implique nécessairement que certaines des molécules qui se trouvent dans tous les verres d'eau que je bois soient passées un jour par les reins d'Ankh-af-na-khonsu.

Je me rappelle ces chiffres en cas de vague à l'âme et je suis content.☀️

Love is the law, love under will.

 — LF ☉︎ in 15° ♎︎ : ☽︎ in 28° ♊︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰ.

Illustration : Le roi David, Lion de Juda. Collégiale de Saint-Aignan sur Cher. (XIIe siècle)

Sunday, September 27, 2020

Du 24ème Æthyr (Colibris Chatoyants)


Puissantes sont les étoiles ; puissant est le soleil ; puissante est la lune ; puissante est la voix de l’Éternel, et les échos de Son murmure sont les tonnerres de la dissolution des mondes. Mais mon silence est plus puissant que tout.
— Liber XXX Ærum vel Sæculi sur figurâ CCCCXVIII, Chapitre 24, Paragraphe 9

Il y a plus de choses au ciel et sur la terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans votre philosophie. — William Shakespeare, Hamlet

Si je suis incapable de m’adapter à mon époque, c’est que je vois l’univers comme un genre de danse extatique, sensuelle, colorée, le film que tournerait Michael Ninn si Gustave Moreau était son directeur de la photographie, alors que mes contemporains le voient comme un kolkhoze albanais. — Sir Shumule, Je suis en pleine croissance

Amis chers, gens beaux et heureux,
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Explorant l'Æthyr appelé NIA, — Aire dit des "Colibris Chatoyants", — il advint que le Maître Therion aperçût une rose bleue, de laquelle jaillissaient des flammes, qui prirent brusquement la forme de serpents, lesquels, à leur tour, se changèrent en phrases. (VV 24 §11)

I

L'une de ces phrases était : Summum bonum, vera sapientia, magnanima vita, sub noctis nocte sunt, que nous traduirons : "le bien suprême, la sapience véritable, la vie noble, sont sous la nuit de la nuit".

C'est, évidemment, le < parfois, rien n'est au dessus, tout en dessous : cherchez ! > du divin Paracelse, en version maximaliste  — et, de fait, l'Arcane que ce qui nous tient lieu de culture a spécifiquement pour fonction d'enfouir, de distordre, d'ignorer, est que la Nature est une entité consciente, non un grouillement aléatoire d'atomes au travers de champs électromagnétiques : la Nature n'est pas ce sous-prolétariat matériel dont parle la physique moderne. Elle est, au sens froidement scientifique du terme, une forme d'intelligence — elle est exclusivement constitué d'Esprit — ou, selon ma formule gastronomique inlassable : elle est truffée de Divin.

Tel est le Mystère des Mystères que nos Ancêtres célébraient par les chasses aux œufs du premier dimanche suivant la première pleine lune de l'année, et le thélème de BABALON notre Mère — c'est pourquoi un serpent-phrase dit également : < tres annos regimen oraculi > (VV 24 §12), que le Maître Therion interprète ainsi : < trois ans font 156 semaines et 156 = BABALON. >

II

Une autre phrase était : Sub umbra alarum tuarum Adonai quies et felicitas : "A l'ombre de Tes ailes, Hashem, sont la paix et la félicité".

Et nous demandons, avec Jean Ray : Qui donc lui a murmuré dans les ténèbres la parole sacrée du roi David : « Dieu vous protège de l'effrayante chose qui se promène la nuit » ?

Il ne s'agit pas seulement d'une allusion au Psaume 91 — qu'Abraham de Worms ZTz"L prescrit de réciter trois fois avant chaque évocation, et qu'Israël Regardie (surnommé "Serpent" par le Maître Therion) considère comme le Charme Suprême.

J'ai autrefois donné le commentaire suivant de ce dont il est question ici :

L’ethnologie nous enseigne que les peuples en voie d’extinction, – ou d’assimilation, ce qui revient au même, – cherchent toujours d’instinct – c’est-à-dire spontanément, sans stratégie concertée, ni cadre doctrinal – à renouer avec les formes archaïques de spiritualité. 

Au fond, rien d'étonnant – C’est une tentative inconsciente de ce qu’en Qabale, on appelle « trouver le reshit » : i.e. gommer les « évolutions », les « révélations », les « progrès » qui ont mené à la catastrophe, et remonter au Principe – au noyau – à l’impulsion séminale… 

L’histoire de l’homme européen s’achève, parce que la culture du dominant – i.e. l’abandon de l’archétype solaire au profit de l’identification au singe – l’a mené dans une voie sans issue, et qu’il cherche un plan qui lui indique à quel croisement il s’est égaré : le malade décline, se tourne vers le passé, et soupire après ses heures saines… 

Or, nos dernières heures vraiment saines remontent à Mû, il y a quinze mille ans, lorsque nous vivions bercés par la Grande Déesse Callipyge – bien avant l’histoire, avant les armées, avant l’usure, avant les alphabets phonétiques et le monothéisme – toujours avant, avant, avant…  

S’il y a un avenir, il est avant. 

Le moteur secret de notre époque n’est pas la technologie, mais la nostalgie : nostalgie de l’Archaïque, nostalgie du paléolithique – et c’est ce qui nous vaut le piercing, l’expressionnisme abstrait, le surréalisme, le rock ‘n’ roll et les théories catastrophistes… 

Nous aspirons désespérément à trouver le paradis qui existait « quand l’homme, la bête et la fleur ne faisaient qu’un, et que la mort n’était qu’un rêve »… C’est le sens de l’expérience magique : sortir de l’histoire et réintégrer l’éternité… Nous cherchons la reconnexion (au sens le plus rigoureusement informatique du terme) à la vérité… Et la vérité, c’est que l’égo est un phénomène d’origine pathologique, qu’il disparaît à mesure que l’on redevient enfant, et que cette disparition entraîne la défaite de la culture du dominant, de l’instinct grégaire et du matérialisme. 

Pourquoi ? Parce qu’en nous débarrassant des dogmes absurdes de la science, et de l’obsession morbide du consumérisme, nous découvrons qu’il existe en nous des dimensions féériques et des océans de beauté, qui appartiennent à notre être et constituent l’aspect le plus important de nos vies.

Archaïque signifie chamanique, extatique, orgiastique, et la ruine des trois ennemis du genre humain, qui sont la monolâtrie, la monogamie et la monotonie – Voilà le seul coup véritablement fatal que l’on puisse porter au Tyran : la reconnexion, après laquelle tout système visant à réduire l’individu à un rôle périphérique, ou à le définir par ce qu’il consomme, devient absolument invendable. 

En bref, il s’agit de rendre à notre être sa capacité à se situer dans l’univers, au moyen de la régression tribale, de la danse extatique, du psychédélisme, de la sexualité et de l’intelligence – cette dernière – intus legere : « lire à l’intérieur » – constituant l’arme essentielle à la fuite en « avant » . 

A Minuit, nous espérons l’Aurore. Et qu’est-ce que l’Aurore, sinon le retour au point de départ ?

Un Nouvel Æon est un bouton reset.

- Sir Shumule, Aurore

III

Une autre phrase était : terribilis ardet rex עליון

En dernière analyse, l'Initiation a pour objet de nous permettre d'appréhender graduellement, progressivement, l'Intelligence Immanente Invisible qui nous entoure (NUIT) et nous pénètre (HADIT). La Magie nous exerce, nous forme à être capables de soutenir la Présence divine, comme il est écrit : < Wisdom says: be strong! Then canst thou bear more joy > (AL 2, 70). C'est la réponse à la punchline excédée de nos moments de révolte : "J'espère qu'Hashem a une bonne excuse !" : DIEU ne peut Se révéler ouvertement, parce qu'alors nous serions détruits avant d'avoir compris ce qu'il nous arrive. Il Se déguise donc en Nature.

Du coup, tout change : notre révolte devient gratitude et, contemplant un lever de soleil sur Naples, la chute de reins de Sofía Vergara, ou un vol de colibris chatoyants, nous lançons, vers le Ciel, cette action de grâce éperdue : "Soirée costumée très réussie, vraiment !"  

Love is the law, love under will.

— ϣ.
☉︎ in 4° ♎︎ : ☽︎ in 13° ♒︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰ.

Wednesday, September 16, 2020

Du 23ème Æthyr (Falutli Formula)


Considérations sur le vingt-troisième Æthyr, — appelé TOR, ou "Celui des hommes-taureaux assyriens", — rédigées le 16 septembre 2020 e.v. aux derniers confins du xylostome orchidoclaste après une séquence agréable de dignified debauchery de type "le Studio 54 a momentanément ré-ouvert ses portes au salon".

Amis chers, gens beaux et heureux,
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Sachez que l'éclatante Formule Magique FALUTLI (VV 23 § 11) nous renvoie au Verset 30 du Cinquième Chapitre du Liber VII : < Ah God, all is gone ! Thou dost consummate Thy rapture. Falutli ! Falutli ! > et que Sir Aleister, le Maître Therion (bénédiction sur lui & vénération envers lui !), en donne ce cabalistique décorticage :

« C'est le cri de l'extase consommée de la Dissolution de tout symbole au moyen de l'amour.

« FAL est Aleph. Tout le symbolisme d'Aleph, 111, doit être étudié minutieusement. Il s'agit particulièrement des équations : Un = Zéro et Trois = Un. Aleph est Iacchus, Seigneur de l'Extase ; Harpocrates, Seigneur du Silence ; Zeus Arrhenotheleus ; Bacchus Diphues, Baphomet, etc. Seigneur de l'Amour Deux-en-Un ; Perceval, le Pur Fou, l'Esprit Errant de DIEU, qui insémine la Fille du Roi.

« UT est le titre du Saint Ange Gardien dans les Upanishads.

« LI est la traduction de To Me en hébreu. Voir le Livre de la Loi, chapitre 1, versets 51, 53, 61, 62 et 63. L est l'Atu VIII = ל = la Femme Satisfaite ; I est י, l'Atu IX, l'Hermite. Voir le Livre de la Loi, chapitre 2, verset 24 : la Vertu Cachée qui satisfait la Femme. Φαλυτλι = 1271 = 2542/2. 2542 = θέλημα entièrement épelé. »

FALUTLI concentre donc, en dernière analyse, toute la philosophie développée par moi dans mon très légendaire essai #JeSuisHarvey — philosophie dont j'extrairai, pour vous, aujourd'hui, les recommandations suivantes :

Il est écrit : < Ra-Hoor-Khuit hath taken his seat in the East at the Equinox of the Gods. > (AL 1, 49)

Ce qui signifie : c'est toujours le commencement du monde.

Même si, bien à tort, vous ne vous considérez pas spécifiquement comme une star, vous avez le x factor pour devenir un de ces créateurs qui mijotent constamment d'inédits stratagèmes, débarquent tous les matins avec une idée neuve, rectifient le cap en parfaits capitaines et s'ajustent aux variantes qu'impose le Dealer's Choice, comme il est écrit : < Le changement qui vous fait vous lamenter est la vie de ma réjouissance, et la douleur qui assombrit vos cœurs est la myriade de morts par lesquelles je suis régénéré. > (VV 23 §9)

C'est à cet aspect de votre personne — l'insatiable esprit novateur — que je jette ce sort : Falutli ! retire cette muselière covid ridicule et fonce ! Ne te contente pas du monde tel qu'il est, ne reste pas millénialement prostré, l’œil vide, à te plaindre de la médiocrité ambiante !

Au lieu de ça, dégaine simultanément ta curiosité, ton charisme et ton désir ! Tripatouille et reformate allègrement tout ce qui bouge, afin de le rendre plus conforme à la Loi (love) et donc plus accueillant à ton ardent, vigoureux, turgescent thélème !

Love is the law, love under will.

 — ϣ. ☉︎ in 24° ♍︎ : ☽︎ in 12° ♍︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰ.

Tuesday, August 25, 2020

Du 21ème Æthyr

Friedrich Nietzsche, prophète de choc et philosophe au marteau, dont le 25 août est la Grande Fête

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Nous lisons dans le LIBER XXX AERUM vel Saeculi sub figurâ CCCCXVIII : < I say : O thou ape that speakest for Him whose name is Silence, how shall I know that thou speakest truly His thought ? And the muttering continues : Nor speaketh He nor thinketh, so that which I say is true, because I lie in speaking His thoughts : Je dis : "Ô singe qui parle pour Celui dont le nom est Silence, comment saurai-je que tu énonces véritablement Sa pensée ?"  Et le marmonnement continue : "Il ne parle ni ne pense, de sorte que ce que je dis est vrai, puisque je mens en énonçant Ses pensées." > (VV 21, § 19)

Le Maître Therion commente ainsi ce passage : < L'idée est que la Vérité peut être établie par réfutation d'une fausseté > et rien ne saurait être plus absolument raccord avec la présente Grande Fête de Friedrich Nietzsche, « celui qui anéantit le mensonge » !!!

Il me revient d'avoir écrit, en 2009 e.v., dans mon Hommage à saint Alexandre VI et à saint Friedrich Nietzsche à l'occasion du cent neuvième anniversaire de la mort de ce dernier :

Le plus célèbre admirateur d’Alexandre VI – qu’il identifiait à la vie elle-même – est, bien évidemment, Friedrich Nietzsche, dieu de la sagesse, mort il y a cent neuf ans aujourd’hui – Je ne sache pas qu’il y ait, dans cette chère vieille purée de langue française, rien d’assez laudatif pour exprimer le bien que je pense de lui.

Le plus simple serait encore de le citer – Mais que citer ? Inutile de ressasser les fondamentaux : tout le monde a bien intégré, j’espère, que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, qu’il faut vivre dangereusement et qu’un héros doit être libre… Pas la peine d’y revenir…

Moins connu : savez-vous quelles furent les dernières paroles conscientes de Nietzsche ? – « On fait parfois de la Magie… » – J’aime que cet Avatar de Thoth ait conclu son cheminement spirituel sur le mot de Magie.

Et savez-vous quelle fut la dernière phrase qu’il écrivit ?... la cristallisation, le résumé, l’ultime précipité de son œuvre ?... sa signature, en somme ?... – « J’anéantis le mensonge » – Je crois qu’il s’agit là, non d’un au revoir, mais, bien au contraire, d’une proclamation d’identité – comme tous les dieux, Nietzsche se présente avec, en guise de nom, une Formule qui annonce sa fonction dans l’univers… Anéantir le mensonge… Car, passées les private jokes et les formules lapidaires, c’est bien cela que fut son Grand Œuvre : anéantir le mensonge judéo-chrétien…

Théon le Sage, père de la céleste Hypatie, déplorait en son temps qu’on n’eût pas combattu le christianisme par la philosophie plutôt que par les supplices : la moindre disputation entre néo-platoniciens et moines pouilleux eût instantanément démontré l’absurdité des doctrines chrétiennes et sauvé l’humanité, au lieu que les supplices, transformant des clochards psychotiques en héros, émurent la populace et suscitèrent des prosélytes … Nietzsche a donc fait, à la fin de l’ère chrétienne, ce qu’on aurait dû faire aux débuts de celle-ci – et il a vengé le Martyr d’Hypatie...

« Le chrétien, faux jusqu’à l’innocence, surpasse le singe, et de loin – eu égard au chrétien, une fameuse théorie des origines de l’humanité devient pure amabilité…

« Quand on place le centre de gravité de la vie non dans la vie, mais dans « l’au-delà » - dans le Néant – on enlève du même coup tout centre de gravité à la vie […] Tout ce qui, dans les instincts, est bienfaisant, propice à la vie, promesse et garant d’avenir, éveille alors la méfiance. Vivre de telle sorte qu’il n’y ait plus de sens à vivre, voilà ce qui devient alors le « sens » de la vie… A quoi bon le sens social, la gratitude envers nos origines et nos devanciers, à quoi bon travailler ensemble, se faire confiance, œuvrer pour quelque bien commun, et ne pas le perdre de vue ?... Ce ne sont là qu’autant de « tentations », autant d’écart hors du « droit chemin »… « Il n’est besoin que d’une chose… » : que chacun, en tant qu’ « âme immortelle » soit l’égal de chacun, que dans la totalité des êtres, le « salut » de chaque individu puisse prétendre à une signification éternelle, que des petits cagots aux trois quart fous aient le droit de s’imaginer qu’en leur honneur les lois de la nature puissent être constamment violées – […] C’est à cette déshonorante manière de flatter la vanité personnelle que le christianisme doit sa victoire : par là, il a précisément gagné à sa cause tous les ratés, tous les révoltés, tous les laissés pour compte, toute la lie, tout le rebut de l’humanité… […] Le poison de la doctrine des « droits égaux pour tous » - c’est le christianisme qui l’a répandu le plus systématiquement. De tous les recoins les plus dissimulés de tous les mauvais instincts, le christianisme déclare une guerre à outrance à tout sentiment de respect et de distance entre l’homme et l’homme, c'est-à-dire à la seule condition qui permette à l’homme de s’élever et de s’épanouir. Du ressentiment des masses, il a su forger son arme principale contre nous, contre tout ce qu’il y a de noble, de joyeux, de magnanime sur terre. […] La mentalité aristocratique est ce qui a été miné le plus souterrainement par le mensonge de « l’égalité des âmes ». Et si c’est de croire aux prérogatives du plus grand nombre qui fait des révolutions et en fera encore – c’est le christianisme, n’en doutons pas, ce sont les jugements de valeur chrétiens que toute révolution transpose dans le sang et le crime. Le christianisme est un soulèvement de tout ce qui rampe au sol contre tout ce qui a de la hauteur…

« Ce don proprement génial de s’affubler de « sainteté » - à s’y tromper soi-même – jamais égalé, cette contrefaçon de mots et d’attitude élevée au niveau d’un art, cela n’est pas dû au hasard de n’importe quel talent individuel. C’est affaire de race. Dans le christianisme, conçu comme l’art de mentir pieusement, c’est tout le judaïsme, toute une préparation rigoureuse, toute une pratique juive plusieurs fois séculaire, qui atteint à l’ultime maîtrise. Le chrétien, cette ultima ratio du mensonge, c’est encore le Juif, encore trois fois le Juif […] Des petits super-Juifs, mûrs pour tous les asiles d’aliénés, ont retourné les valeurs en fonction d’eux-mêmes, comme si le chrétien était le sens, le sel, la mesure et le jugement dernier de tout le reste… Cette calamité ne fut rendue possible que parce qu’une forme apparentée et ethniquement parente de mégalomanie avait déjà vu le jour : la mégalomanie juive…

« Le chrétien n’est qu’un Juif de confession plus ouverte…

« On ferait bien de mettre des gants lorsqu’on lit le Nouveau Testament. Le contact de tant de malpropreté en fait presque une obligation. Comme fréquentation, nous choisirons les « Premiers Chrétiens » aussi peu que les Juifs polonais… Le « Premier Chrétien » est, de par son instinct le plus élémentaire, un rebelle contre tout ce qui est privilégié – il vit, il lutte toujours pour « l’égalité des droits »… A y regarder de plus prés, il n’a pas le choix… tout autre principe de sélection, par exemple en fonction de la sincérité, de l’esprit, de la virilité et de la fierté, en fonction de la beauté et de la générosité de cœur, appartient tout simplement « au monde » - c’est le mal en soi… Moralité : chaque parole que prononce un chrétien est un mensonge, chaque action qu’il fait une imposture instinctive…

« Ai-je besoin de dire que dans tout le Nouveau Testament apparaît une seule figure qui mérite d’être honorée ? C’est Pilate, le procurateur romain. Prendre au sérieux une querelle de Juifs – voilà qui est au-dessus de ses forces. Un Juif de plus ou de moins – quelle importance ?... Le sarcasme aristocratique d’un Romain devant lequel on abuse effrontément du mot « vérité » a enrichi le Nouveau Testament du seul mot de valeur qu’il contienne, et qui, à la fois, le critique et le réduit à néant : « Qu’est-ce que la vérité ? » »
(L'Antéchrist)

B - Sir, tu as déclaré : « Nietzsche est mon Jiminy Cricket, mon life coach et mon conseiller conjugal », mais ci-dessus, pardon ! il n'est pas très woke... on le classerait même problématique aujourd'hui...

S - Tant mieux ! J'ai également dit qu'être nietzschéen, c'est « faire partie des inclassables », mais va expliquer ça à des milléniaux, tenant de la cancel culture, qui, pourtant, se piquent de non-binarité... Nietzsche, en bon natif de la Balance, était homme de Maât, c'est-à-dire de Justesse : il évolue par delà le philo et l'anti. S'il reprochait aux Juifs d'avoir inventé le christianisme, il disait pis que pendre des antisémites – non, certes ! par virtue signalling, mais par aversion innée pour ce que l'antisémitisme, – en tant que haine systématique envers un groupe considéré, à tort ou à raison, comme privilégié, – comporte de servile et donc de chrétien...

B - Il a des mots vraiment durs pour les Juifs dans son premier ouvrage...

S - Oui, mais ils s'adressent aux Juifs du début du christianisme – Dans Aurore, Nietzsche écrit : « Les ressources spirituelles et intellectuelles des Juifs d’aujourd’hui sont extraordinaires […] Tout Juif trouve dans l’histoire de ses pères et de ses ancêtres une mine d’exemple du sang-froid et de la ténacité les plus inébranlables au milieu de situations terribles, des ruses les plus subtiles pour tromper le malheur et le hasard en en tirant profit ; leur courage sous le couvert d’une soumission pitoyable, leur héroïsme […] surpassent les vertus de tous les saints […] Ils n’ont jamais cessé eux-mêmes de se croire voués aux plus grandes choses, et les vertus de tous les êtres souffrant n’ont jamais cessé de les embellir […] Et cette abondance de grandes impressions accumulées que constitue l’histoire juive, cette abondance de passions, de vertus, de décisions, de renoncements, de combats, de victoires de toutes sortes – à quoi devrait-elle aboutir, sinon finalement à de grands hommes et à de grandes œuvres intellectuelles ? »

Dans Par delà le Bien et le Mal, en réponse aux mesures prises par l'Allemagne contre l'immigration juive : « "Pas un Juif de plus ! Portes closes pour les Juifs, avant tout à l’Est et aussi en Autriche !" Tel est le vœu instinctif d’une nation dont le type ethnique est encore faible et indécis et qui craint qu’une race plus forte ne vienne l’effacer ou l’éteindre. Or les Juifs constituent sans aucun doute la race la plus forte, la plus résistante et la plus pure qui existe actuellement en Europe ; ils savent s’imposer même dans les conditions les plus dures grâce à de mystérieuses vertus qu’on voudrait maintenant qualifier de vices, grâce surtout à une foi décidée qui n’a pas à éprouver de honte en présence des idées modernes. »

Sa soeur Elisabeth ayant épousé un antisémite militant, Nietzsche lui écrit, en 1887 : « Tu as commis là une grosse bêtise – tant vis-à-vis de toi que de moi-même ! Le fait que tu te sois associée à un dirigeant antisémite témoigne d’une attitude si étrangère à mon propre mode de vie que je me sens plein de colère ou de mélancolie… Je me fais un point d’honneur de me sentir absolument propre et sans ambiguïté par rapport à l’antisémitisme, c'est-à-dire opposé à lui, ainsi que je le suis dans mes écrits […] Pour parler aussi franchement que possible, ce parti (qui n’aimerait que trop pouvoir utiliser mon nom !) m’inspire du dégoût […] et le fait que je sois incapable de faire quoi que ce soit pour lutter contre, et que dans tout feuillet de correspondance antisémite on utilise le nom de Zarathoustra m’a déjà rendu malade à plusieurs reprises. »

B - Donc, aucune différence entre le concept nietzschéen de Surhomme, le concept juif de Tsaddik, et le concept gnostique de Saint ?

S - Aucune. Du reste, l'EGC a canonisé Nietzsche et, – les plus authentiques nietzschéens étant, de nos jours, invariablement juifs, – le Rav Arieh Leib Weifish lui donne le titre de Nietzsche Ha-Qadosh ("Nietzsche le Saint") : les craintes du guilgoul de Dionysos qui écrivait « J'ai une peur terrible d’être canonisé... Je ne veux pas être un saint, je préfère être un pantin » (Ecce Homo, Fatalité, 1 §1) étaient fondées.

Zekhouto taguen alenou ! Mémoire éternelle. Ainsi qu'à mon bien-aimé grand-père qui m'offrit, à l'occasion de mon quinzième anniversaire, une splendide édition de Par delà le Bien et le Mal, que je feuillète rituellement – et désormais (est-ce l'âge ou la conjoncture ?) de plus en plus nostalgiquement – chaque 25 août.

Love is the law, love under will.

 — ϣ. ☉︎ in 2° ♍︎ : ☽︎ in 28° ♏︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰ.

Monday, August 3, 2020

Liber 418, 19ème Æthyr

 Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Il est dit, dans le LIBER XXX AERUM vel Saeculi sub figvra CCCCXVIII : And now there is a mighty god, Sebek, with the head of a crocodile. His head is gray, like river mud, and his jaws fill the whole Aire. And he crunches up the whole tree and the ground and everything : Et à présent, il y a un dieu puissant, Sebek, qui a la tête d'un crocodile. Sa tête est grise, comme de la boue de rivière, et ses mâchoires emplissent toute l'Aire. Et il croque tout l'arbre et le sol et toute chose. (VV 19, § 11)

< La peur de la mort est le sang du monde > (THI 
☾ 5) est le Message invariable du squelette qui préside rituellement nos Agapes du 2-Août : ce qui rend le Festin de Lugnasad aussi merveilleusement jouissif, c'est qu'il est limité dans le temps — sans cela, quel intérêt ? — Sans le "pure" de l'Imbolc, à quoi bon le "repu" de Lugnasad, et vice-versa ? — Au bout d'une satiété sans fin, il n'y a, dans le meilleur des cas, rien que le bûcher de Sardanapale. 

De même, le chronomètre est ce qui rend possible le match de foot, et la certitude d'avoir à mourir un jour donne aux meilleurs des hommes le désir de révéler, dans le monde, leur nature royale et divine en dépit de ce que cette révélation comporte de souffrances, ainsi qu'il est écrit : < Tu es Sebek le crocodile contre Asar > (Cordis 3, 30).

Car Sebek est Tav ת, l'Atu XXI, et Asar est Mem מ, l'Atu XII : Sebek contre Asar = 21/12 : comme le miroir renvoie l'homme à la progression de ses rides, la tragédie que l'Univers l'oblige à contempler sans cesse le renvoie, — avec l'obstination d'un crocodile qui aurait avalé un réveil-matin et traquerait un pirate obsédé par la sénescence, donc < prosterné devant le Bouc et le Crocodile > (Cordis 5, 8), i.e. happé par l'illusion matérielle, — la tragédie universelle le renvoie, dis-je, aux Réparations qu'il a volontairement choisi d'accomplir, par l'épreuve, dans cette incarnation.

***

Now then at last cometh forth the Angel of the Aethyr [...] She comes and kisses me on the mouth, and says : Blessed art thou who hast beheld Sebek my Lord in his glory : Alors enfin paraît l'Ange de l'Aethyr [...] Elle vient et me donne un baiser sur la bouche, et dit : Tu es béni, qui a vu Sebek mon Seigneur dans sa gloire.  (VV 19, § 12-13)

Une mienne lectrice, qui signe Néférousobek
, m'apprit un jour que le nom de cette Souveraine, dernier Pharaon de la XIIème Dynastie, signifiait "Beauté parachevée de Sebek", que l'on traduira : le Sentier de Tav transforme définitivement en réalisation solide (= parachève) la lumière de Tipheret reflétée par Yesod. 

Je découvris, par la suite, que la Reine Néférousobek 
s'appelait également Sobeknéférourê, soit "Sebek est la perfection de Rê", qui renvoie au même Mystère.

La Persona (Tipheret) est l'Ipséité (Kether) qui masque sa lumière aveuglante afin de se rendre visible ; la Libido (Yesod) est l'Ipséité rendue rituelle (= mon kink est le rite par lequel se célèbre mon dieu intérieur) ; et Sebek, enfin, le Sentier de Tav, conclut toute l'affaire : il est l'impact final de mon Ipséité sur le cours temporel des affaires terrestres.

L'Harmonie sur laquelle DIEU a établi le Monde (
Maât, la Justesse) est le Grand Paradoxe de la Balance régie conjointement par Saturne et Vénus. Or, < perfection de Rê > nous dit que cet impact, — Malkuth étant Mabon dans l'ordre des fêtes des temps, — n'est pas le < toi aussi tu dois mourir > du Rite de Saturne (que nous gardons pour Samhain), mais le dionysiaque et crépusculaire < la vigne plantée par l'épreuve sera vendangée dans l'ivresse >, principe vénusien : < Que l'extase soit tienne et la joie de la terre : ever To me! To me! > (AL 1, 53) 

Ainsi, le Maître Therion dit, commentant l'Atu XII (Asar) : < Ne te laisse pas mouiller par les eaux sur lesquelles tu as voyagé ; puis, ayant débarqué, plante la vigne et réjouis-toi sans honte > et, commentant l'Atu XXI (Sebek) : < Considère le temps et toutes les conditions évènementielles comme les serviteurs de ton Vouloir, désignés pour te présenter l'Univers sous l'aspect de ton Plan. >

***

Many are the champions of life, but all are unhorsed by the lance of death. Many are the children of the light, but their eyes shall all be put out by the Mother Darkness. Many are the servants of love, but love... shall be put out, as the child taketh the wick of a taper between his thumb and finger, by the god that sitteth alone : Nombreux sont les champions de la vie, mais tous sont désarçonnés par la lance de la mort. Nombreux sont les enfants de la lumière, mais leurs yeux seront éteints par la Mère Ténèbre. Nombreux sont les serviteurs de l'amour, mais l'amour... sera éteint, comme la mèche d'une bougie que l'enfant prend entre son pouce et son index, par le dieu qui siège seul. (VV 19, 13)

Complément au Verset spécifiquement lugnasadien que nous commentions hier, durant le Festin : < all is in vain : tout est en vain > (LLL 6, 34).

La fameuse "ironie dans les yeux" du crocodile, et son perpétuel "sourire diffus", viennent de ce que Sebek a, tôt ou tard, raison de toutes nos œuvres, bonnes ou mauvaises, grandes ou petites — simple question de Temps, c'est-à-dire de Tav : < tout le labeur de ma vie n'est qu'une petite souris blanche nageant dans une vaste mer de sang pourpre > (THI 
♑︎ 10).

Il nous faudrait donc a priori revenir à Sardanapale et conclure à la manière de son épitaphe :

Sardanapale, fils d'Assarhadon, fit bâtir en un seul jour la ville d'Anchiale et celle de Tarsus. Passants, mangez, buvez, faites l'amour : tout le reste est vanité.

Mais le Livre de Lapis-Lazuli poursuit : Only Thy silence and Thy speech that worship me avail. (LLL 6, 35)

C'est-à-dire : la seule chose qui ne soit pas vanité, sont les Paroles que DIEU m'adresse.

Ne demeure, par conséquent, dans l’Éternité, — comme il est écrit : < toutes les douleurs ne sont que des ombres, elles passent & sont passées, mais il y a ce qui demeure > (AL 2, 9) — ne demeure, dis-je, dans l’Éternité, que mon Étude.

Wail, O ye folk of the grey land, for we have drunk your wine, and left ye but the bitter dregs : Gémissez, Ô gens du pays gris, car nous avons bu votre vin, et ne vous avons laissé que la lie amère. (LLL 6, 36)

Or, la Nature est le Livre Saint ultime : à moins de < considérer tout phénomène comme un message direct de DIEU à mon âme > — à moins de regarder en face le crocodile dans le miroir — l'homme est Heathen (AL 3, 11), un < gens du pays gris > et , dès lors, < tout est en vain > : l'épitaphe de Sardanapale devient, effectivement, le meilleur conseil que l'on puisse lui donner.

Love is the law, love under will.

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Thursday, July 23, 2020

Liber 418, 18ème Æthyr


Amis chers,
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Notre bien-aimée sœur J., escort de haut parage et donc particulièrement au fait des choses de prothésie ongulaire, me demandait, il y a quelques temps, pourquoi les rites de purification traditionnels comportent, en Magie, l'obligation quotidienne de cérémoniellement se couper les ongles et d'en anéantir les rognures par le feu (cf. Liber ABA, chapitre XIII, § 4 et note 1).

Voici ma très tardive réponse :

Il est dit dans le LIBER XXX AERUM vel Saeculi sub figvra CCCCXVIII, au 18ème Æthyr : < Accursed are they who enter herein if they have nails, for they shall be pierced therewith... the nails are desires, of which there are three : the desire of light, the desire of life, the desire of love : Maudits soient ceux qui entrent ici s'ils ont des ongles, car ils seront percés avec ceux-ci... les ongles sont les désirs, qui sont au nombre de trois : le désir de lumière, le désir de vie, le désir d'amour. > (VV 18, § 1)

De là, nous déduisons, — puisque les désirs sont la force motrice de la psyché humaine, — qu'il n'est pas, chez l'homme, quel qu'il soit, d'impulsion (et, par conséquent, de pensée, de parole ou d'action) qui n'ait pour objet, — pour but, — soit l'augmentation de la lumière (spiritualité, étude, gloire, luxe, etc), soit la survie physique, soit la procréation.

Or, le Livre de la Loi affirme que le seul moyen d'atteindre un but est, paradoxalement, d'être < inapaisé par un but > (unassuaged of purpose) et dépourvu de < désir de résultat > (lust of result) (AL 1, 44), ainsi qu'il est écrit : < Is there not joy ineffable in this aimless winging, Is there not weariness and impatience for who would attain to some goal : N'y a t-il pas une joie ineffable dans cette improvisation sans objet ? N'y a t-il pas de lassitude et d'impatience pour qui souhaite atteindre un but quelconque ? > (Cordis 2, 24)

Ce que Frater Aureus commente ainsi : < Celui qui "souhaite" atteindre l'Objectif vit dans une fixation sur le "mauvais" idéal, puisque le seul véritable idéal réside en la compréhension de l'Unité avec Adonaï. Il est impossible de prédire l'heure où s'accomplira la chose, ce qui crée de l'agitation, de l'inquiétude, de la souffrance, une multitude de refoulements mentaux qui n'ont aucun rapport avec le but véritable — résider dans l'Esprit Divin. >

Le Livre de la Loi établit clairement que le succès — spirituel ou matériel — est l'apanage exclusif de qui
œuvre selon la célèbre formule qu'Algernon Charles Swinburne, de sainte mémoire, énonce ainsi dans son essai critique sur William Blake, de sainte mémoire : Art for art's sake — l'Art pour l'Art.

C'est pourquoi l'Atu qui, dans le Livre de Thoth, représente le Mystère alchimique de l'extrême et continuelle tension de notre être profond vers l'augmentation de la lumière est intitulé l'Art — et ce fut la réponse naguère donnée par nous à la question "Comment définir l'art ?" — "Tout ce qui n’a rien à voir, ni avec la Survie, ni avec la Procréation, est de l’Art."

Le Maître Therion dit : < L'objectif émousse le pur vouloir ; car il implique la pensée consciente, laquelle ne devrait jamais remplacer l’opération de la Nature. C'est quand l'esprit ne se doute de rien, et ne peut rien accélérer, ni rien empêcher, que l'on travaille le mieux. Le désir de résultat gâte lui aussi le travail : on ne doit pas distraire ses forces de leur tâche par des pensées de profit ou de succès. > (Djeridensis Comment sur AL 1, 44).

Le Maître dit encore : < Remarquez que ce vouloir ne doit pas seulement être pur, c'est à dire unifié [...] mais également unassuaged of purpose. Cette phrase étrange doit nous arrêter. Il se peut qu'elle signifie que tout objectif donné au vouloir atténue celui-ci : clairement, le lust of result est quelque chose dont il doit être délivré. Mais la phrase peut également être interprétée comme signifiant “with purpose unassuaged”— c'est-à-dire avec une énergie inlassable. Le concept est donc celui de mouvement perpétuel, infini et inaltérable. C'est le Nirvana, mais sous un aspect dynamique au lieu d'un aspect statique — ce qui, au bout du compte, revient au même. > (Liber II, § 6-7)

Ainsi, nous détruisons les rognures d'ongles par le feu qadosh — le feu saint (Ara 7, 1 etc.) — parce qu'un homme qui prend sur lui la Loi renonce à tout ce que sa trajectoire a de commun avec l'ensemble de l'humanité, c'est-à-dire avec l'état de multitude, c'est-à-dire avec l'enfer (AL 1, 41). (C'est pourquoi les Anciens Mages du Nord insistaient énormément sur cette pratique relative aux ongles, affirmant qu'elle préserve du Hel, c'est-à-dire du séjour ténébreux où s'entassent les individus lambda, les épargnants médiocres, les messieurs tout-le-monde, etc. et que le navire Naglfar, — au moyen duquel, lors de Ragnarök, les forces ténébreuses lanceront leur assaut sur les Lieux Innocents où jouent et rient les dieux éternellement jeunes, — sera exclusivement constitué d'ongles (nagl) des lambda en question.)

Love is the law, love under will.

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