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Tuesday, May 18, 2021

Au paradis en un clin d'œil

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le dix-huitième des Beaux Jours et la Greater Feast du très admirable Elias Ashmole FRS, de sainte mémoire, que DIEU, dans Son infinie bonté, fit mourir en 1692 afin de lui épargner le chagrin de voir sa création, la franc-maçonnerie spéculative, devenir, au XXème siècle, une obscure annexe de rotary club pour notables de province.

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 36 à 39.

36. Thou art a beautiful thing whiter than a woman in the column of this vibration.

Commentaire : On m'a demandé hier quelle était, de tout le cours de l'histoire humaine, la figure féminine que j'admirais le plus — "en dehors de Jennifer Lopez et de Kim Kardashian, bien sûr."

J'ai dit : "Incontestablement Jingū Kōgō, l'impératrice douairière et prêtresse du soleil, régente du Japon au IIIème siècle 
— non parce qu'elle inventa les ninja en dissimulant dans les chignons de ses guerriers 
(le chignon, c'est la femme) des cordes de rechange pour leurs arcs (colonnes et vibrations indeed), mais parce qu'elle fut, — en tant que badass chick ultime et itako prodige, qui conquit la Corée enceinte de huit mois, — la plus impeccable synthèse de Tiger Lily, Tinker Bell et Wendy Darling que la Terre ait jamais portée."

37. I shoot up vertically like an arrow, and become that Above.

Commentaire : En fait de glose sur ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) se contente de dessiner deux flèches verticales, l'une ascendante, l'autre descendante, se faisant face.

Fra Orpheus voit dans ce glyphe : < An intimation of Sagittarius as in verse 9 of this chapter. >

Fra Alion y voit : < An arrow that reaches and unites with "the One" Above. >

Je dis : C'est tout le mystère que contracte la rune Ior ᛡ : le soleil est le cœur d'un système dont l'objet est la Beauté, et le centre secret du soleil en question est Hadit, < le Serpent qui donne Connaissance & Délice et gloire éclatante et fait vibrer les cœurs des hommes par l'ivresse > (AL 2, 22).

38. But it is death, and the flame of the pyre.

Commentaire : Mon fils bien-aimé doit assister, dans les jours qui viennent, aux funérailles de la grand-mère de sa fiancée, et me demandait (compte tenu du décorum imposé par le kayfabe du sketch coronavirus, qui impose aux conjoints de se tenir en dehors des lieux de cérémonies) que faire, religieusement, dans ce cas.

Je lui ai recommandé de dire tout de même l'Hymne à Pan et d'éviter, autant que faire se peut, de porter du noir.

Il m'a répondu ne pouvoir "diplomatiquement", 
— dans le cadre de funérailles trog, et même chrétiennes, — se dispenser de noir, mais être heureux, pour la défunte, que le christianisme de sa famille ne s'étende pas, si j'ose dire, jusqu'à l'inhumation et qu'il soit question de l'incinérer.

Le Livre de la Loi prescrit, comme on sait, la dissolution (AL 2, 44), aussi rapide et complète que possible, de la dépouille d'un mort honorable, afin d'assurer à celui-ci une félicité maximale dans l'au-delà (AL 2, 21) — d'où, en dehors de l'aspect "funérailles lumineuses", l'importance, pour les < seigneurs de la terre > que sont les Thélémites, d'être incinérés : nous régnons sur la < terre noire > (AL 1, 26), la < terre noire > ne règne pas sur nous.

Un rabbin, rosh yeshiva, m'a dit un jour qu'aux temps messianiques, les morts se lèveraient de leurs tombes et qu'il ne fallait, donc, pas détruire leurs corps.

Je lui ai fait remarquer que, notre âme ayant connu d'innombrables guilgoulim, choisir le corps dans lequel "ressusciter" risquait, de toute façon, de poser un sérieux dilemme et que, d'autre part, les vers faisaient comme les flammes — en moins bien, moins propre et beaucoup plus lent.

Le feu est le seul élément incorruptible et le seul qui arrache directement l'âme à ses substrats de liens terrestres, lesquels sont la seule cause possible de souffrance lors du Passage : il n'y a, en revanche, < no dread hereafter > s'il y a < dissolution > (AL 2, 44) : "au Paradis en un clin d'œil", comme disaient les vikings.

39. Ascend in the flame of the pyre, O my soul ! Thy God is like the cold emptiness of the utmost heaven, into which thou radiatest thy little light.

Commentaire : Le rabbin a répliqué que le corps des ressuscités serait un corps parfait, éternel, et j'ai répondu que la seule manière, pour une entité, d'opérer éternellement, était la dissolution de l'enveloppe qui cristallise et rend visible, temporellement, le thélème de cette entité dans la mesure de l'objectif spécifique d'une incarnation donnée : c'est ainsi que les Taoïstes brûlent des billets de banque (la fameuse Hell Money) lors des funérailles, pour assurer au défunt la richesse dans l'autre vie.

"Votre argument, rav, est d'enterrer le bas de laine du défunt, pour qu'il le retrouve lors de son incarnation suivante : c'est courir le risque que la monnaie dont est constitué ce pécule n'ait plus cours à ce moment-là — L'argument taoïste est ce principe magique de base, que la destruction rituelle par le feu libère l'essence de la chose que l'on brûle des limites imposées pas la mesure temporelle momentanée qu'elle a intégrée — Le Pouvoir de l'Or, 
— qui, dit la Magie, est la Lumière Infinie descendue au maximum, jusqu'au plan minéral, et que contracte le pentacle du billet de banque, — est libéré par cette dissolution et accompagnera l'âme du défunt dans sa redescente vers sa vie suivante, se rematérialisant dans le mode d'échange qui, alors, aura cours."

Il n'a rien répondu.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 27° ♉︎ : ☽︎ in 10° ♌︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Web Redemption (2020)

Tuesday, August 25, 2020

Du 21ème Æthyr

Friedrich Nietzsche, prophète de choc et philosophe au marteau, dont le 25 août est la Grande Fête

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Nous lisons dans le LIBER XXX AERUM vel Saeculi sub figurâ CCCCXVIII : < I say : O thou ape that speakest for Him whose name is Silence, how shall I know that thou speakest truly His thought ? And the muttering continues : Nor speaketh He nor thinketh, so that which I say is true, because I lie in speaking His thoughts : Je dis : "Ô singe qui parle pour Celui dont le nom est Silence, comment saurai-je que tu énonces véritablement Sa pensée ?"  Et le marmonnement continue : "Il ne parle ni ne pense, de sorte que ce que je dis est vrai, puisque je mens en énonçant Ses pensées." > (VV 21, § 19)

Le Maître Therion commente ainsi ce passage : < L'idée est que la Vérité peut être établie par réfutation d'une fausseté > et rien ne saurait être plus absolument raccord avec la présente Grande Fête de Friedrich Nietzsche, « celui qui anéantit le mensonge » !!!

Il me revient d'avoir écrit, en 2009 e.v., dans mon Hommage à saint Alexandre VI et à saint Friedrich Nietzsche à l'occasion du cent neuvième anniversaire de la mort de ce dernier :

Le plus célèbre admirateur d’Alexandre VI – qu’il identifiait à la vie elle-même – est, bien évidemment, Friedrich Nietzsche, dieu de la sagesse, mort il y a cent neuf ans aujourd’hui – Je ne sache pas qu’il y ait, dans cette chère vieille purée de langue française, rien d’assez laudatif pour exprimer le bien que je pense de lui.

Le plus simple serait encore de le citer – Mais que citer ? Inutile de ressasser les fondamentaux : tout le monde a bien intégré, j’espère, que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, qu’il faut vivre dangereusement et qu’un héros doit être libre… Pas la peine d’y revenir…

Moins connu : savez-vous quelles furent les dernières paroles conscientes de Nietzsche ? – « On fait parfois de la Magie… » – J’aime que cet Avatar de Thoth ait conclu son cheminement spirituel sur le mot de Magie.

Et savez-vous quelle fut la dernière phrase qu’il écrivit ?... la cristallisation, le résumé, l’ultime précipité de son œuvre ?... sa signature, en somme ?... – « J’anéantis le mensonge » – Je crois qu’il s’agit là, non d’un au revoir, mais, bien au contraire, d’une proclamation d’identité – comme tous les dieux, Nietzsche se présente avec, en guise de nom, une Formule qui annonce sa fonction dans l’univers… Anéantir le mensonge… Car, passées les private jokes et les formules lapidaires, c’est bien cela que fut son Grand Œuvre : anéantir le mensonge judéo-chrétien…

Théon le Sage, père de la céleste Hypatie, déplorait en son temps qu’on n’eût pas combattu le christianisme par la philosophie plutôt que par les supplices : la moindre disputation entre néo-platoniciens et moines pouilleux eût instantanément démontré l’absurdité des doctrines chrétiennes et sauvé l’humanité, au lieu que les supplices, transformant des clochards psychotiques en héros, émurent la populace et suscitèrent des prosélytes … Nietzsche a donc fait, à la fin de l’ère chrétienne, ce qu’on aurait dû faire aux débuts de celle-ci – et il a vengé le Martyr d’Hypatie...

« Le chrétien, faux jusqu’à l’innocence, surpasse le singe, et de loin – eu égard au chrétien, une fameuse théorie des origines de l’humanité devient pure amabilité…

« Quand on place le centre de gravité de la vie non dans la vie, mais dans « l’au-delà » - dans le Néant – on enlève du même coup tout centre de gravité à la vie […] Tout ce qui, dans les instincts, est bienfaisant, propice à la vie, promesse et garant d’avenir, éveille alors la méfiance. Vivre de telle sorte qu’il n’y ait plus de sens à vivre, voilà ce qui devient alors le « sens » de la vie… A quoi bon le sens social, la gratitude envers nos origines et nos devanciers, à quoi bon travailler ensemble, se faire confiance, œuvrer pour quelque bien commun, et ne pas le perdre de vue ?... Ce ne sont là qu’autant de « tentations », autant d’écart hors du « droit chemin »… « Il n’est besoin que d’une chose… » : que chacun, en tant qu’ « âme immortelle » soit l’égal de chacun, que dans la totalité des êtres, le « salut » de chaque individu puisse prétendre à une signification éternelle, que des petits cagots aux trois quart fous aient le droit de s’imaginer qu’en leur honneur les lois de la nature puissent être constamment violées – […] C’est à cette déshonorante manière de flatter la vanité personnelle que le christianisme doit sa victoire : par là, il a précisément gagné à sa cause tous les ratés, tous les révoltés, tous les laissés pour compte, toute la lie, tout le rebut de l’humanité… […] Le poison de la doctrine des « droits égaux pour tous » - c’est le christianisme qui l’a répandu le plus systématiquement. De tous les recoins les plus dissimulés de tous les mauvais instincts, le christianisme déclare une guerre à outrance à tout sentiment de respect et de distance entre l’homme et l’homme, c'est-à-dire à la seule condition qui permette à l’homme de s’élever et de s’épanouir. Du ressentiment des masses, il a su forger son arme principale contre nous, contre tout ce qu’il y a de noble, de joyeux, de magnanime sur terre. […] La mentalité aristocratique est ce qui a été miné le plus souterrainement par le mensonge de « l’égalité des âmes ». Et si c’est de croire aux prérogatives du plus grand nombre qui fait des révolutions et en fera encore – c’est le christianisme, n’en doutons pas, ce sont les jugements de valeur chrétiens que toute révolution transpose dans le sang et le crime. Le christianisme est un soulèvement de tout ce qui rampe au sol contre tout ce qui a de la hauteur…

« Ce don proprement génial de s’affubler de « sainteté » - à s’y tromper soi-même – jamais égalé, cette contrefaçon de mots et d’attitude élevée au niveau d’un art, cela n’est pas dû au hasard de n’importe quel talent individuel. C’est affaire de race. Dans le christianisme, conçu comme l’art de mentir pieusement, c’est tout le judaïsme, toute une préparation rigoureuse, toute une pratique juive plusieurs fois séculaire, qui atteint à l’ultime maîtrise. Le chrétien, cette ultima ratio du mensonge, c’est encore le Juif, encore trois fois le Juif […] Des petits super-Juifs, mûrs pour tous les asiles d’aliénés, ont retourné les valeurs en fonction d’eux-mêmes, comme si le chrétien était le sens, le sel, la mesure et le jugement dernier de tout le reste… Cette calamité ne fut rendue possible que parce qu’une forme apparentée et ethniquement parente de mégalomanie avait déjà vu le jour : la mégalomanie juive…

« Le chrétien n’est qu’un Juif de confession plus ouverte…

« On ferait bien de mettre des gants lorsqu’on lit le Nouveau Testament. Le contact de tant de malpropreté en fait presque une obligation. Comme fréquentation, nous choisirons les « Premiers Chrétiens » aussi peu que les Juifs polonais… Le « Premier Chrétien » est, de par son instinct le plus élémentaire, un rebelle contre tout ce qui est privilégié – il vit, il lutte toujours pour « l’égalité des droits »… A y regarder de plus prés, il n’a pas le choix… tout autre principe de sélection, par exemple en fonction de la sincérité, de l’esprit, de la virilité et de la fierté, en fonction de la beauté et de la générosité de cœur, appartient tout simplement « au monde » - c’est le mal en soi… Moralité : chaque parole que prononce un chrétien est un mensonge, chaque action qu’il fait une imposture instinctive…

« Ai-je besoin de dire que dans tout le Nouveau Testament apparaît une seule figure qui mérite d’être honorée ? C’est Pilate, le procurateur romain. Prendre au sérieux une querelle de Juifs – voilà qui est au-dessus de ses forces. Un Juif de plus ou de moins – quelle importance ?... Le sarcasme aristocratique d’un Romain devant lequel on abuse effrontément du mot « vérité » a enrichi le Nouveau Testament du seul mot de valeur qu’il contienne, et qui, à la fois, le critique et le réduit à néant : « Qu’est-ce que la vérité ? » »
(L'Antéchrist)

B - Sir, tu as déclaré : « Nietzsche est mon Jiminy Cricket, mon life coach et mon conseiller conjugal », mais ci-dessus, pardon ! il n'est pas très woke... on le classerait même problématique aujourd'hui...

S - Tant mieux ! J'ai également dit qu'être nietzschéen, c'est « faire partie des inclassables », mais va expliquer ça à des milléniaux, tenant de la cancel culture, qui, pourtant, se piquent de non-binarité... Nietzsche, en bon natif de la Balance, était homme de Maât, c'est-à-dire de Justesse : il évolue par delà le philo et l'anti. S'il reprochait aux Juifs d'avoir inventé le christianisme, il disait pis que pendre des antisémites – non, certes ! par virtue signalling, mais par aversion innée pour ce que l'antisémitisme, – en tant que haine systématique envers un groupe considéré, à tort ou à raison, comme privilégié, – comporte de servile et donc de chrétien...

B - Il a des mots vraiment durs pour les Juifs dans son premier ouvrage...

S - Oui, mais ils s'adressent aux Juifs du début du christianisme – Dans Aurore, Nietzsche écrit : « Les ressources spirituelles et intellectuelles des Juifs d’aujourd’hui sont extraordinaires […] Tout Juif trouve dans l’histoire de ses pères et de ses ancêtres une mine d’exemple du sang-froid et de la ténacité les plus inébranlables au milieu de situations terribles, des ruses les plus subtiles pour tromper le malheur et le hasard en en tirant profit ; leur courage sous le couvert d’une soumission pitoyable, leur héroïsme […] surpassent les vertus de tous les saints […] Ils n’ont jamais cessé eux-mêmes de se croire voués aux plus grandes choses, et les vertus de tous les êtres souffrant n’ont jamais cessé de les embellir […] Et cette abondance de grandes impressions accumulées que constitue l’histoire juive, cette abondance de passions, de vertus, de décisions, de renoncements, de combats, de victoires de toutes sortes – à quoi devrait-elle aboutir, sinon finalement à de grands hommes et à de grandes œuvres intellectuelles ? »

Dans Par delà le Bien et le Mal, en réponse aux mesures prises par l'Allemagne contre l'immigration juive : « "Pas un Juif de plus ! Portes closes pour les Juifs, avant tout à l’Est et aussi en Autriche !" Tel est le vœu instinctif d’une nation dont le type ethnique est encore faible et indécis et qui craint qu’une race plus forte ne vienne l’effacer ou l’éteindre. Or les Juifs constituent sans aucun doute la race la plus forte, la plus résistante et la plus pure qui existe actuellement en Europe ; ils savent s’imposer même dans les conditions les plus dures grâce à de mystérieuses vertus qu’on voudrait maintenant qualifier de vices, grâce surtout à une foi décidée qui n’a pas à éprouver de honte en présence des idées modernes. »

Sa soeur Elisabeth ayant épousé un antisémite militant, Nietzsche lui écrit, en 1887 : « Tu as commis là une grosse bêtise – tant vis-à-vis de toi que de moi-même ! Le fait que tu te sois associée à un dirigeant antisémite témoigne d’une attitude si étrangère à mon propre mode de vie que je me sens plein de colère ou de mélancolie… Je me fais un point d’honneur de me sentir absolument propre et sans ambiguïté par rapport à l’antisémitisme, c'est-à-dire opposé à lui, ainsi que je le suis dans mes écrits […] Pour parler aussi franchement que possible, ce parti (qui n’aimerait que trop pouvoir utiliser mon nom !) m’inspire du dégoût […] et le fait que je sois incapable de faire quoi que ce soit pour lutter contre, et que dans tout feuillet de correspondance antisémite on utilise le nom de Zarathoustra m’a déjà rendu malade à plusieurs reprises. »

B - Donc, aucune différence entre le concept nietzschéen de Surhomme, le concept juif de Tsaddik, et le concept gnostique de Saint ?

S - Aucune. Du reste, l'EGC a canonisé Nietzsche et, – les plus authentiques nietzschéens étant, de nos jours, invariablement juifs, – le Rav Arieh Leib Weifish lui donne le titre de Nietzsche Ha-Qadosh ("Nietzsche le Saint") : les craintes du guilgoul de Dionysos qui écrivait « J'ai une peur terrible d’être canonisé... Je ne veux pas être un saint, je préfère être un pantin » (Ecce Homo, Fatalité, 1 §1) étaient fondées.

Zekhouto taguen alenou ! Mémoire éternelle. Ainsi qu'à mon bien-aimé grand-père qui m'offrit, à l'occasion de mon quinzième anniversaire, une splendide édition de Par delà le Bien et le Mal, que je feuillète rituellement – et désormais (est-ce l'âge ou la conjoncture ?) de plus en plus nostalgiquement – chaque 25 août.

Love is the law, love under will.

 ϣ. ☉︎ in 2° ♍︎ : ☽︎ in 28° ♏︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰ.

Friday, December 6, 2019

Liber 418, 30e Aethyr

Let us alone ! What have we to do with Thee, Thou Jesus of Nazareth ? Go ! Go !

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Peut-être que le génie de l'église de Rome est d'avoir un clergé presque exclusivement composé d'invertis, donc de gens qu'instinctivement, le cerveau de l'homme juge inoffensifs. C'est le sens de "l'Agneau est le pire des esprits malins" (cf. VV 20, §8-9) : les générations futures auront du mal à expliquer en termes sereins qu'un lobby pédocriminel puisse passer neuf siècles à systématiquement détruire la civilisation occidentale, génocider la population européenne, commettre des atrocités sadiques de masse sans équivalent dans toute l'histoire humaine connue, et constituer quand même, dans l'esprit du peuple, l'archétype de la religion de paix et d'amour !

Pour le reste - je veux dire : le < Laisse-nous tranquilles ! Qu'avons-nous à faire avec toi, Jesus de Nazareth ? Va-t'en ! Va-t'en ! > - c'est encore l'écrivain juif Marcus Eli Ravage, biographe des Rothschild (famille qui, rappelons-le, fabriquera, lorsque Cuba, l'Iran et le Venezuela seront tombés, toute la monnaie du monde), c'est Marcus Eli Ravage, dis-je, qui en parle le mieux :

"Vous en voulez au Juif non pas parce que comme certains d’entre vous semblent le croire, il a crucifié Jésus mais au contraire parce qu’il lui a donné vie. Votre vrai désaccord avec nous n’est pas parce que nous avons rejeté le Christianisme mais parce que nous vous l’avons imposé !

"Vos accusations décousues et contradictoires sont loin de valoir la noirceur de notre infamie historique avérée. Vous nous accusez d’inciter à la Révolution à Moscou. Admettons que nous acceptions l’accusation. Et alors ? Comparativement à ce que Paul de Tarse, le Juif, accomplit à Rome, le bouleversement en Russie est une simple bagarre de rue.

"Vous faites grand bruit de l’influence juive indue dans vos cinémas et théâtres. Très bien; accordé, votre plainte est bien fondée. Mais qu’est-ce comparativement à notre stupéfiante influence dans vos églises, vos écoles, vos lois et vos gouvernements, et dans les moindres pensées que vous avez chaque jour ?

"Un Russe maladroit contrefait une série de documents et les publie dans un livre intitulé « Les Protocoles des Sages de Sion » qui montre que nous avons planifié la dernière Guerre Mondiale. Vous croyez ce livre. D’accord. Pour les besoins de l’argumentation, nous en soutiendrons chaque mot. Il est sincère et authentique. Mais qu’est-ce que c’est par rapport à la conspiration historique indéniable que nous avons menée, et que nous n’avons jamais niée parce que vous n’avez jamais eu le courage de nous en accuser et dont le dossier complet subsiste encore pour quiconque veut le lire ?

"Si vous êtes vraiment sérieux quand vous parlez de complots juifs, ne puis-je pas attirer votre attention sur l’un d’eux qui mérite qu’on en parle? Quel besoin de gaspiller son temps à parler du prétendu contrôle de votre opinion publique par les financiers, les propriétaires de journaux et les magnats du cinéma juifs, quand vous pourriez aussi bien et à juste titre nous accuser du contrôle avéré de votre civilisation par les Doctrines Juives ?

"Vous n’avez pas commencé à apprécier l’ampleur réelle de notre culpabilité. Nous sommes des intrus. Nous sommes des perturbateurs. Nous sommes des destructeurs.

"Nous avons pris votre monde originel, vos idéaux, votre destin, et les avons détruits.

"Nous avons été à la base non seulement de la dernière Grande Guerre, mais de presque toutes vos guerres, pas seulement en Russie, mais de tout autre révolution majeure dans votre histoire.

"Nous avons apporté la discorde et la confusion et la frustration dans votre vie personnelle et publique. Et nous continuons encore.

"Personne ne peut dire combien de temps nous allons continuer à le faire.

"Regardez un peu en arrière ce qu’il s’est passé. Il y a dix-neuf siècles, vous étiez une race innocente et sans souci, la race païenne. Vous adoriez d’innombrables dieux et déesses, les esprits de l’air, de l’eau vive et de la forêt. Vous aviez une fierté sans vergogne en la gloire de vos corps nus. Vous sculptiez les images de vos dieux et les courbes humaines si séduisantes. Vous preniez plaisir aux combats de terrain, dans l’arène et sur le champ de bataille.

"La guerre et l’esclavage étaient des institutions stables dans vos systèmes. Batifolant sur les coteaux et dans les vallées des grands espaces, vous spéculiez sur l’émerveillement et le mystère de la vie et avez jeté les bases des sciences naturelles et de la philosophie. Votre culture était noble et sensuelle, non tourmentée par l’introduction d’une conscience sociale ou par quelque questionnement sentimental sur l’égalité humaine.

"Qui sait quelle grande et glorieuse destinée aurait été la vôtre si nous vous avions laissés tranquilles.

"Mais nous ne vous avons pas laissés tranquilles. Nous vous avons pris en main et avons tiré vers le bas la belle et généreuse organisation que vous aviez élevée, et avons changé complètement le cours de votre histoire. Nous vous avons conquis comme aucun de vos empires n’a jamais dompté l’Afrique ni l’Asie. Et nous avons fait tout cela sans armées, sans balles, sans effusion de sang ni troubles, sans force d’aucune nature. Nous l’avons fait uniquement par la puissance irrésistible de notre esprit, avec des idées, avec de la propagande.

"Nous avons fait de vous les porteurs volontaires et inconscients de notre mission pour le monde entier, pour les races barbares de la terre, pour les innombrables générations à naître. Sans comprendre entièrement ce que nous vous faisions, vous êtes devenus l’ensemble des agents de notre tradition raciale, portant notre doctrine jusqu’aux confins inexplorés de la Terre.

"Nos coutumes tribales sont devenues le cœur de votre code moral. Nos lois tribales ont fourni les bases fondamentales de toutes vos constitutions et systèmes juridiques respectables. Nos légendes et nos contes populaires sont les traditions sacrées que vous fredonnez à vos enfants. Nos poètes ont empli vos livres de cantiques et de prières. Notre histoire nationale est devenue un élément incontournable d’érudition de vos pasteurs, prêtres et savants. Nos rois, nos hommes d’Etat, nos prophètes, nos guerriers sont vos héros.

"Notre ancien petit pays est votre Terre Sainte.

"Notre littérature nationale est votre Sainte Bible.

"Ce que notre peuple pensa et enseigna devint inextricablement tissé à votre propre discours et tradition, au point que personne parmi vous ne peut être qualifié d’instruit, de cultivé s’il n’est pas familier avec notre héritage racial. Les artisans juifs et les pêcheurs juifs sont vos professeurs et vos saints, avec d’innombrables statues sculptées à leur image et un nombre incalculable de cathédrales érigées à leur mémoire.

"Une jeune fille juive est votre idéal de maternité et de féminité. Un prophète rebelle juif est le personnage central de votre culte religieux. Nous avons tiré vers le bas vos idoles, rejeté votre héritage racial, et y avons substitué notre Dieu et nos traditions.

"Aucune conquête dans l’histoire ne peut même se comparer à cette victoire absolue de notre conquête sur vous.

"Comment avons-nous fait ?

"Pour ainsi dire par accident. Il y a près de deux mille ans, dans la lointaine Palestine, notre religion était tombée en décadence dans le matérialisme. Les changeurs de monnaie étaient en possession du temple. Des prêtres égoïstes et dégénérés escroquaient notre peuple et s’enrichissaient. Puis un jeune patriote idéaliste se leva et alla partout appeler à un renouveau de la foi. Il n’avait aucune intention de créer une nouvelle église. Comme tous les prophètes avant lui, son seul but était de purifier et revitaliser l’ancienne croyance.

"Il attaqua les prêtres et chassa les changeurs du temple. Ceci l’amena à un conflit avec l’ordre établi et ses soutiens. Les autorités romaines, qui occupaient le pays, craignant que son agitation révolutionnaire soit un effort politique visant à les évincer, l’arrêtèrent, le jugèrent et le condamnèrent à mort par crucifixion, une forme courante d’exécution à cette époque.

"Les disciples de Jésus de Nazareth, principalement des esclaves et de pauvres ouvriers, dans le deuil et la déception, se détournèrent du monde et se constituèrent en une confrérie de pacifistes non résistants, partageant la mémoire de leur chef crucifié et vivant ensemble à la manière communiste. Ils étaient simplement une nouvelle secte en Judée, sans pouvoir ni importance, ni la première ni la dernière…

"Ce n’est qu’après la destruction de Jérusalem par les Romains que le nouveau credo prit une place de premier plan. Ensuite, un Juif patriote du nom de Paul ou Saul conçut l’idée d’humilier la puissance romaine en détruisant le moral de ses troupes avec les doctrines d’amour et de non-résistance prêchées par la petite secte de Juifs Chrétiens. Il devint l’Apôtre des Gentils, lui qui jusqu’alors avait été l’un des persécuteurs les plus actifs de la bande.

"Et Paul fit si bien son travail qu’en l’espace de quatre siècles, le grand empire qui avait conquis la Palestine ainsi que la moitié du monde, était un monceau de ruines. Et la loi qui sortit de Sion devint la religion officielle de Rome.

"Ce fut le début de notre position dominante dans votre monde. Mais ce n’était qu’un début.

"Depuis ce jour, votre histoire est un peu plus qu’une lutte pour la maîtrise entre votre ancienne mentalité païenne et notre mentalité juive. La moitié de vos guerres, petites et grandes, sont des guerres de religion, combattues pour l’interprétation d’une chose ou d’une autre, selon nos enseignements. Vous vous étiez à peine libérés de votre simplicité religieuse fondamentale et tentiez l’initiation de la pratique de la Rome païenne, que Luther, armé de nos doctrines, surgit pour vous abattre et rétablir notre patrimoine.

"Prenez les trois principales révolutions des temps modernes, la Française, l’Américaine et la Russe. Que sont-elles, si ce n’est le triomphe du concept social, politique et de justice économiques juif ?

"Et nous ne sommes pas au bout. Nous vous dominons toujours.

"En ce moment même, vos églises sont déchirées par une guerre civile entre les Fondamentalistes et les Modernistes, c’est-à-dire entre ceux qui s’accrochent littéralement à nos enseignements et nos traditions, et ceux qui s’efforcent lentement de nous déposséder.

"A Dayton, dans le Tennessee, une communauté éduquée par la Bible interdit l’enseignement de votre science, car elle entre en conflit avec notre récit historique de l’origine de la vie, et M. Bryan, le chef de l’anti-juif Ku Klux Klan à la Convention Nationale Démocrate, fait la lutte suprême de sa vie en notre nom, sans remarquer la contradiction. Encore et encore, l’héritage puritain de Judée se répand par vagues, censure du théâtre, Blue laws du dimanche, National Prohibition Acts. Et pendant que ces choses se produisent, vous radotez sur l’influence juive dans les films !

"Est-il étonnant que vous nous en vouliez ?

"Nous avons mis un frein à votre progrès. Nous vous avons imposé un livre étranger et une foi étrangère que vous ne pouvez ni avaler ni digérer, qui est à contre-courant de votre mentalité d’origine, qui vous met éternellement mal à l’aise, et pour lesquels vous manquez de courage, soit pour les rejeter, soit pour les accepter dans leur intégralité.

"Bien sûr, vous n’avez jamais accepté nos enseignements chrétiens en totalité. Dans vos cœurs, vous êtes encore païens. Vous aimez toujours la guerre, les images sculptées, et les conflits. Vous êtes encore fiers de la beauté des courbes humaines nues. Votre conscience sociale, en dépit de toute démocratie et toutes vos révolutions sociales, est toujours une chose pitoyable et imparfaite.

"Nous avons simplement divisé votre âme, brouillé vos impulsions, paralysé vos désirs. Au milieu de la bataille, vous êtes obligé de vous agenouiller devant celui qui vous a ordonné de tendre l’autre joue, qui vous a dit « Ne résiste pas au mal» et «Béni soit les artisans de la paix ». Dans votre soif de gain, vous êtes soudain perturbé par une mémoire de vos jours d’école du Dimanche (l’Église) qui vous dit de ne pas vous soucier du lendemain.

"Dans vos luttes revendicatrices, quand vous frapperiez par une grève sans le moindre scrupule, vous vous rappelez soudainement que les pauvres sont bienheureux et que tous les hommes sont frères dans la paternité du Seigneur. Et lorsque vous êtes sur le point de céder à la tentation, votre formation juive vous en dissuade et vous retire la coupe pleine des lèvres.

"Vous, Chrétiens, n’êtes jamais devenus christianisés. Sur ce point, nous avons échoué avec vous. Mais nous avons détruit pour toujours le plaisir du paganisme en vous.

"Alors, pourquoi ne devriez-vous pas nous en vouloir? Si nous étions à votre place, nous vous en voudrions probablement plus que vous ne le faites. Mais nous n’hésiterions pas à vous dire pourquoi. Nous ne recourrerions pas à des subterfuges et à des prétextes évidents.

"Avec des millions de petits commerçants juifs douloureusement respectables tout autour de nous, nous ne devrions pas insulter votre intelligence et notre propre honnêteté en parlant de communisme comme d’une philosophie juive. Et avec des millions de colporteurs et ouvriers juifs travaillant dur et besogneux, nous ne devrions pas nous rendre ridicule en parlant du capitalisme international comme d’un monopole juif.

"Non, nous devrions aller droit au but. Nous devrions regarder cette pagaille complexe que nous appelons civilisation, ce mélange moitié Chrétien, moitié Païen, et si nos places étaient inversées – nous vous dirions à brûle-pourpoint: Merci à vous, à vos prophètes et à votre Bible pour ce chaos."

- Century Magazine, 1928.

Impossible de ne pas relever à quel point ce célèbre texte fait écho aux paroles de l'Agneau dans le 20e Aethyr : < Je suis le plus grand des menteurs, car ma pureté et mon innocence séduiront le pur et l'innocent, qui, si je n'étais pas là, parviendraient au centre de la roue. Le loup ne trahit que le cupide et le tricheur ; le corbeau ne trahit que le mélancolique et le malhonnête. Mais je suis celui dont il est écrit : Il trompera même les élus... J'ai festoyé du sang des saints, mais les hommes ne soupçonnent pas que je sois leur ennemi, car ma toison est blanche et chaude, et mes dents ne sont pas des dents qui arrachent la chair, et mes yeux sont doux, et on ignore que je suis le chef des esprits de mensonge que le Père de tout a rejetés de devant Sa face au commencement. >

En ce sens, Frère Tuck et Dago Red sont plus redoutables que Torquemada et Bernardo Gui, même si, comme partout dans la Nature, le mal sécrète ici son remède : Aleister Crowley, Friedrich Nietzsche et David Eden Lane ont pour seul point commun d'avoir été élevés par des prédicateurs chrétiens.

Bonne soirée à tous, et Christians to the lions sans exception possible.

Love is the law, love under will.

ϣ. — ☉︎ in 14° ♐︎ : ☽︎ in 7° ♈︎ : ♀︎ : Ⅴⅴ.