lundi 1 août 2022

They Stab It With Their Steely Knives, But They Just Can't Kill The Beast

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Et ce n'est pas un conseil, mais un constat - Regardez-moi : les potentats du vieux pays gris pensent décourager les vocations en me privant publiquement d'accès, - non seulement à mon waterbed, à mes foulards en soie, et à mes onguents moussants lavande-pamplemousse pour le bain, - mais également à ma famille, à mes amis, à mes sous, à un téléphone, à un fucking toit sur ma fucking tête, chenue quand exceptionnellement elle n'est pas chauve, qu'il soit celui d'une humble chaumine, d'un château de province, d'une auberge à la LOTR, ou, plus simplement, de ma chère suite Bernstein à l'Hôtel Crillon !

Par la voûte du corps de Nuit ! ils m'interdiraient l'oxygène, si c'était techniquement possible !

Or m'avez-vous entendu me plaindre ?... Et ne suis-je pas présentement quand même en train de publier sur les Livre Saints de Thélème ?...

Alors oui... Tout le monde dit : "Ils ont eu le Sir... Peter Pan est captif du Capitaine Crochet et Icare englouti par les flots... La pure joy a perdu son danseur..." - Mais Argh !! Laissez tomber cette attitude LOSERS ! - Pensez Giordano Bruno ! Jacques de Molay ! Molinos ! Bacon ! - et Cagliostro, guilgoul authentique d'Ankh-af-na-khonsu, qu'ils laissèrent mourir dans les cachots de l'Inquisition - Je suis désormais digne d'appeler "frère" chaque membre de cet ahurissant who's who !!! Avouez tout de même !!!

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 6, versets 25 à 28.

25. A great night, and scarce fires therein ; but freedom for the slave that its glory shall encompass.

Commentaire : Plus raccord ne serait même plus plausible : Nous fêtons ce soir Lugnasad ET mon retour des Bahamas - Autant dire qu'il n'est rien d'assez superlatif dans cette chère vieille purée de langue française pour dire à quel degré ça va être chaud.

26. So also I went down into the great sad city.

Commentaire : Oui. J'ai fait ça aussi récemment, comme vous ne l'ignorez pas, et je déconseille la ballade - Ma pensée dominante en captivité, - hormis, bien sûr, tout ce qui concerne mon Epouse, dominante elle aussi, - était : "Mais quelle triste blague les juges m'ont fait en me laissant la vie sauve..."

27. There dead Messalina bartered her crown for poison from the dead Locusta ; there stood Caligula, and smote the seas of forgetfulness.

Commentaire : Plût au Ciel que j'eusse croisé Messaline, Locuste et Caligula ! - J'ai eu beau espérer Jonas, - ou, à la rigueur Gepetto, - on n'aperçoit, dans le ventre de la baleine, que des créature abyssales.

J'ai été IRL le Christ du Portement de Croix de Jérôme Bosch pendant quatre mois.

28. Who wast Thou, O Cæsar, that Thou knewest God in an horse ?

Commentaire : Moi qui ne suis plus qu'une vieille Bête fatiguée, un prince-prêtre errant dont le Test du Totem a, jadis, désigné le cheval comme tout ce que je hais, je vous dis : il n'est pas de Mystère plus intense et sublime que celui-là.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 9° ♌︎ : ☽︎ in 23° ♍︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.

lundi 4 avril 2022

Leptopoecile Sophiæ

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du Seizième jour de la Saison Sainte et je barbote dans la rémanence d'un rêve où, après toute une série d'aventures angoissantes, je me retrouvais à parler Doctrine avec Donald Trump à Mar-a-Lago. Très bel endroit, et Melania est cool.

Mais assez lambiné ! Au programme aujourd'hui : Petit-déj’, sexe, farniente, et dolce vita : j'ai du pain sur la planche !

Amis chers, la Lecture de ce lundi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 4, versets 22 à 25.

22. Yea, O my master, thou art the beloved of the Beloved One ; the Bennu Bird is set up in Philæ not in vain.

Commentaire : J'ai rêvé, samedi matin, d'une paruline à sourcils blancs (Leptopoecile sophiae), dont on sait l'heureux augure à tous les plans et l'importance dans mon imagerie personnelle.

Mais, l'année dernière, c'était très différent :
Ce verset me met a priori en joie, parce qu'en hébreu, beloved se dit דוד, David, et que j'ai dernièrement rêvé d'un héron cendré, volatile par lequel se représente, traditionnellement, l'oiseau Bénou.

Bien l'occasion de redire notre arbritude : l'homme n'est qu'intermédiaire, connexion, conduit : obéissez perinde ac cadaver aux Oracles et aux Songes.

Pour ce qui est, en revanche, des convictions de type "le doigt majestueux du destin s'est posé sur moi", etc. c'est l'inverse : toujours les rejeter par principe : s'il faut que vous deveniez maître du monde, mashia'h ou intergalactic overlord, la chose se fera, elle n'a pas besoin que vous "l'entreteniez" en surcompensant bruyamment vos blessures psycho-affectives personnelles.

La plupart des gens ratent lamentablement leur vie parce qu'ils font le contraire : il distordent, par ratiocination, l'Oracle qui exige d'eux un effort, afin d'être dispensés de ce dernier (et, du coup, loupent le coche), ou se cramponnent comme des noyés au personnage hystériquement virtuel que, pour mettre un baume sur leurs trauma d'enfance, ils se sont projeté d'eux-mêmes (cas des Marc Chapman, des Iznogoud et de tout homme de moins d'1m78 — qu'il ne sert à rien de sermonner sur l'air de "ton comportement crétin oblitère tes qualités réelles" puisque, ne supportant pas ce qu'ils sont, ils haïssent par dessus tout les qualités réelles en question.) (Intergalactic Overlord)
23. I who was the priestess of Ahathoor rejoice in your love. Arise, O Nile-God, and devour the holy place of the Cow of Heaven. Let the milk of the stars be drunk up by Sebek the dweller of Nile !

Commentaire : C'est très probablement dû au sens figuré du mot Cow, mais ce verset me rappelle systématiquement le lulzy fait divers du Thot-patrolling crocodile.

24. Arise, O serpent Apep, Thou art Adonai the beloved one ! Thou art my darling and my lord, and Thy poison is sweeter than the kisses of Isis the mother of the Gods !

Commentaire : Je me suis rendu compte, l'année dernière, que :
אדני nous dit : Le Héros (א), par l'Amour (ד), détruit son personnage hystérique (נ) et accède à son identité véritable (י). (Intergalactic Overlord)
Or l'identité véritable de tout homme est Hadit, comme il est écrit : < I am the flame that burns in every heart of man > (AL 2, 6), et Hadit nous met en garde : < me connaître, c'est connaître la mort. > (Id.)

Ce qui nous renvoie à certaine conversation eue par moi lors de la Synaxe.

Nous recevions, samedi, un garçon coiffé au carré avec une raie au milieu, — tout à fait du genre à aller s'asseoir, l'air pénétré, sous un arbre, pour y consigner des pensées philosophiques dans un cahier, dont on découvre ensuite qu'elles se résument à "j'aime bien les tortues", — et qui m'a interrogé sur les interdits relatifs à la mort dans Thelema (cf. AL 2, 73).

Je lui ai répondu : En présence d'un serial killer désireux de t'intégrer à son palmarès, ta Nephesh crie "Pitié, non, ne me tuez pas tout de suite !", alors que ta Ruach dit : "Allez-y, mon vieux, cette connerie d'existence n'a que trop duré..." — Mais, pendant ce temps, ta Neshamah ne cesse de répéter : "La vie est une rivière d'ambroisie que l'on descend à bord d'un bateau de nacre." (cf. Cor 1, 39, vide We may rejoice exceedingly) — C'est tout le drame de la condition humaine.

25. For Thou art He ! Yea, Thou shalt swallow up Asi and Asar, and the children of Ptah. Thou shalt pour forth a flood of poison to destroy the works of the Magician. Only the Destroyer shall devour Thee ; Thou shalt blacken his throat, wherein his spirit abideth. Ah, serpent Apep, but I love Thee !

Commentaire : Le premier texte que j'ai publié sur le Mystère d'Apophis remonte à octobre 2009 (J'étais si peu sérieux en ce temps-là !) — On y lisait notamment :
Camus disait que, de toutes les questions philosophiques, le suicide était la seule qui présentât un intérêt. Fourier disait la même chose de la question juive. Mais je traite assez souvent la question juive, et crois n’avoir jamais songé au suicide — il est très agaçant d’imaginer que Camus puisse, de sa demeure dernière, considérer ce que j’écris comme inintéressant, même si c'est, en l’occurrence, également ce que je pense de son œuvre — Traitons donc du suicide.

Ça ne sera pas facile. Je suis peut-être la personne la moins funèbre du monde. Mais enfin, la vie est mortelle, et je ne veux pas croiser Camus dans l’Au-delà sans pouvoir lui dire : "Alors Albert ?... Avec ton prénom de chauffeur… Hein ?... Et là ?... Pas calmé ?..." [...]

Le scorpion est le seul animal à se suicider lorsqu’il est entouré de flammes. C’est un assez bel enseignement. Que l’on soit monarque (Cléopâtre, Néron, Louis II de Bavière), écrivain (Pétrone, Sénèque, Lucain, Nerval, Chatterton, Drieu la Rochelle, Mishima, Hunter S. Thompson), artiste (Van Gogh, Patrick Dewaere, Ian Curtis), cuisinier (Vatel, Loiseau), voire aventurier (Edward Sellon), le suicide est toujours admirable, parce qu’il consiste à rester, envers et contre tout, maître de son destin.

Les Japonais, qui l’élevèrent au rang d’un art, répertorient une vingtaine de types de morts volontaires, et presque autant de façon honorables de se l’infliger. Car ce geste, qui se suffit à lui-même, tire son plus ou moins de grandeur de sa cause et de son mode d’exécution. Il y a un univers entre le suicide du général Nogi, vainqueur de Port-Arthur, qui voulut suivre son Empereur dans la mort, et ceux de grandes neurasthéniques telles que les filles de Freud — un univers entre les opérations kamikazes du Japon et l’autodestruction d’un zombie mélancolique dans sa cellule capitonnée.

Personnellement, je trouve la vie une chose beaucoup trop merveilleuse pour envisager d’y mettre un terme — mais je prétends préférer être écrasé par une Rolls que par un trente-six tonnes, et n’ai rien à redire au dandysme de certains suicides — Peut-être, au bout du compte, que les actrices X qui se tuèrent pour ne jamais vieillir (Karen Lancaume, Savannah — et je passe sur le cas de Laurence Ferrari, authentique descendante des Valois !) ont accompli la forme la plus élevée de mort volontaire… Mais bon : la vie est une fête, et les fêtes ne durent pas — raison de plus pour ne pas hâter le départ.
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 14° ♈︎ : ☽︎ in 19° ♉︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

. The Iceberg Lection (emerged part) (2020)
. Intergalactic Overlord (2021)

dimanche 3 avril 2022

Stroke Harder

« C'est extrêmement Sir Shumule, même pour du Sir Shumule. » (Commentaire d'Olivier D. sur le billet Starlight over the deep black pool)
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du Quinzième jour de la Saison Sainte, et le mot de passe pour la Messe Gnostique est « Stroke Harder » — évidemment inspiré par une analogie entre la Consécration de la Lance et la Goon Culture, qui tombe d'autant plus à pic, si j'ose dire, que la Sœur qui doit officier comme Prêtresse aujourd'hui est le sosie exact, le sosie trait pour trait, de l'actrice Autumn Falls, et ça sonne très paradoxal pour une première liturgie d'avril.

Frater Y. m'a demandé, durant la Synaxe :

— Maître, quel effet cela fait-il de devoir célébrer avec un lookalike d'Autumn Falls ?

J'ai répondu :

— Avec tout ce stress, je crains seulement qu'à la Fractio, le TOUTO ESTI TO SPERMA MOU HO PATÊR ESTIN HO HUIOS DIA TO PNEUMA HAGION AUMGN AUMGN AUMGN m'échappe un peu trop vite.

Amis chers, la Lecture de ce dimanche est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 4, versets 18 à 21.

18. And the Magister entered into the play of the Magician. When the Magician laughed he laughed ; all as a man should do.

Commentaire : Sir Aleister dit de ce verset :
"The Magister whose abode is Binah now uses illusion itself as a means of enjoyment. He behaves naturally like a child without fear that there may be some sinister significance in the operations of Nature."
La lecture correcte de l'existence est que le monde entier conspire afin de me couvrir de bénédictions — C'est pourquoi paranoïa signifie, étymologiquement, "hors de la vie".

19. And Adonai said : Thou art enmeshed in the web of the Magician. This He said subtly, to try him.

Commentaire : J'avais l'habitude d'illustrer ce verset par l'exemple de Hugh Grant surpris avec Divine Brown (i.e. tu peux t'amuser avec Divine Brown sans jamais devenir ghetto, à condition de t'être, préalablement, marié à Elizabeth Hurley) — Mais JS, la chérie, trouve cela "vulgaire" — Du coup, je me rabats sur mon classique : Si tu mets les coudes sur la table tout en sachant que ça ne se fait pas, tu n'es qu'un dandy désinvolte — Si tu mets les coudes sur la table parce que tu ignores que ça ne se fait pas, tu es un plouc.

20. But the Magister gave the sign of the Magistry, and laughed back on Him : O Lord, O beloved, did these fingers relax on Thy curls, or these eyes turn away from Thine eye ?

Commentaire : Nuit dit aux Thélémites : < ye are my chosen ones > (AL 1, 31) ; Hadit nous appelle < O my chosen ! > (AL 2, 25) ; Ra-hoor-khuit proclame : < I am powerful to protect my servant. > (AL 3, 42)

Ce qui pourrait passer pour du racisme antitrog est, en fait, un principe général — Demandez aux groupies, — qui s'écharpent pour avoir le privilège de sucer une star qui les traite comme de la m***, alors qu'elles envoient, sans hésiter, n'importe quel gentil lambda archi-prévenant en prison, sous inculpation MeToo, pour un mot de travers, — demandez-leur, dis-je, si les hommes sont égaux dans leur rapport à l'univers phénoménal !

21. And Adonai delighted in him exceedingly.

Commentaire : Parlant delight, le menu de nos Agapes du dimanche 3 avril 2022 e.v. comporte :
. Un Œuf Parfait à l'émulsion de foie gras sur un sablé au parmesan, avec un Vosne Romanée Domaine René Bouvier 2017.

. Une Nage de Saumon à l'oseille et aux légumes nouveaux, avec un Jurançon sec Jardins de Babylone 2016.

. Un gigot de chevreau rôti au romarin et à l'huile de truffe + écrasé de pomme de terre à l'ail, avec un Côte de Brouilly Château de La Chaize 2011.

. Une mousse de fraises glacée et chantilly maison, avec un Grand Roussillon rosé 2011.
Vous croyez que nous donnons dans une gastronomie de si haut parage uniquement pour bluffer la Sœur qui ressemble à Autumn Falls, et vous avez tort. Ce n'est pas la seule raison. 

De même que DIEU Se délecte exceedingly de l'homme digne de ce nom, car Il Se retrouve caché en celui-ci, l'homme digne de ce nom se délecte exceedingly du monde matériel car il trouve DIEU caché en celui-ci — C'est le sens de :
"This is the only point to bear in mind, that every act must be a ritual, an act of worship, a sacrament. Live as the kings and princes, crowned and uncrowned, of this world, have always lived, as masters always live ; but let it not be self-indulgence ; make your self-indulgence your religion." (To Mega Thêrion, Liber DCCCXXXVII)
L'homme digne de ce nom est celui qui ne se contente pas de se protéger des intempéries, de soulager sa sensation de faim, et le mouvement du rut au printemps, mais qui cultive l'architecture et l'esthétique, la haute gastronomie et l'érotisme (en compagnie d'Autumn Falls si possible), comme il est écrit :
Be not animal ; refine thy rapture ! If thou drink, drink by the eight and ninety rules of art : if thou love, exceed by delicacy ; and if thou do aught joyous, let there be subtlety therein ! (AL 2, 70)
Dans l'Etude, la Prière, l'Art de vivre et d'aimer, délectez-vous extrêmement du Divin et le Divin Se délectera extrêmement de vous — En conséquence de quoi, l'Existence apparaîtra pour ce qu'elle est réellement, dans son Principe : un Eternel Orgasme Synchrone — le seul vrai Big Bang !
Therefore unto Hadit and unto Nuit be the glory in the End and the Beginning ; yea, in the End and the Beginning. (Cheth, 22)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 13° ♈︎ : ☽︎ in 11° ♉︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.






mercredi 30 mars 2022

Break through the veil of the Virgin

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du Onzième jour de la Saison Sainte, il pleut dru sur Zoug, et je reçois, à l'instant, par mail, la question suivante :
"Puisque Thelema est le culte du soleil, pourquoi son autorité spirituelle suprême est-elle Ankh-ef-en-Khonsu I, dont le nom veut dire "ma vie est en Khonsu", sachant que Khonsu est le dieu de la lune ?"
Réponse : Toujours le même invariable principe qabalistique : si vous regardez la Stèle de la Révélation, vous voyez que la Lumière Infinie, — i.e. DIEU, c'est-à-dire le Coït Hétérosexuel Cosmique Qui recrée l'Univers à chaque nanoseconde, représenté par l'étreinte de Hadit (Lumière) et de Nuit (Infinie), — se contracte en celle du Soleil, — i.e. en Ra-hoor-khuit, dont le nom signifie "Seigneur Soleil-de-l'Horizon", — que reflète, sur le monde enténébré, le principe lunaire personnifié par le prêtre, Ankh-af-na-khonsu (d'où sa posture, appelée "Signe de Seth combattant").

Tout ça est intégralement naturel et logique, et le scandale serait que l'hiéronyme d'Ankh-af-na-khonsu ne fît pas référence à la Lune !

Méditez-moi ça, questionneur Anonyme ! — et soyez remercié : comme tout ce qui est porteur d'une puissante formule lunaire, — e.g. Sofia Vergara, Selena Gomez, Ariana Grande, toutes trois natives du ♋︎, — la question était bonne.

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber XXX Ærum vel Sæculi sub figurâ CCCCXVIII, Æthyr 8.

Nous sommes, comme vous le savez, convenus de systématiquement interpréter ce qui a trait au Liber 418 dans une perspective oraculaire.

La question est donc : Si la Vision du 8ème Æthyr se trouvait être le rêve que j'avais fait cette nuit, quelles directives et quelles prophéties faudrait-il en déduire, concernant les onze jours qui viennent, pour ma personne et, par adaptation, pour l'Abbaye, les Thélémites, et le Monde ?

Dans le cas précis de cet Æthyr, l'affaire est entendue dès les premières paroles de l'Ange :
In The Book of the Law did I write the secrets of truth. (VV 8, §3)
C'est tout — Soyez intégralement Thélémite, absolument, illico, sur-le-champ — Et, — que votre présent statut soit celui du serviteur qui doit se cramponner à un Maître éblouissant, ou celui du Maître qui doit prendre garde à ne surtout pas s'appuyer sur un serviteur faible :
"Read thou in the Book of the Law, and break through the veil of the Virgin." (Aleister Crowley, commentaire sur l'Atu II)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 9° ♈︎ : ☽︎ in 19° ♓︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.

Précédents commentaires sur ce péricope :

. Du Liber 418, 8ème Æthyr (2020)
. Onze (2021)

mardi 29 mars 2022

Starlight over the deep black pool

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du Dixième jour de la Saison Sainte et je sors d'une nuit vraiment agréable, même si j'aimerais que Gal Gadot se décide à agir en adulte et à cesser, une bonne fois pour toutes, de me harceler sexuellement dans tous mes rêves.

Autrement, nous faisons aujourd'hui mémoire de James George Roche Forlong, dit le Dux (terme par lequel on désigne, en Ecosse, l'étudiant major de sa promotion), patron de l'herméneutique et génie intégral, ainsi que de Jane Wolfe, fondatrice de la lignée Estai de l'A∴A∴, à laquelle feu mon bien-aimé Maître appartenait — En terme de Communion des Saints, c'est un casting éblouissant.

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 4, versets 14 à 17.

14. Only the inn-keeper feareth lest the favour of the king be withdrawn from him.

Commentaire : Il y a un côté "cordonnier, pas plus haut que la chaussure !" (cf. Cor 1, 11) dans ce verset, — sur l'air de : il faut vraiment avoir une âme de loufiat ou de limonadier pour craindre la réprobation divine (cf. AL 2, 22), — que je ne parviens pas à apprécier, parce que j'ai l'habitude de descendre au Crillon, où Karl Lagerfeld a fait du Nobile 2 une pure merveille, et que, du coup, inn-keeper entraîne chez moi des associations d'idées très différentes.

15. Thus spake the Magister V.V.V.V.V. unto Adonai his God, as they played together in the starlight over against the deep black pool that is in the Holy Place of the Holy House beneath the Altar of the Holiest One.

Commentaire : Il m'a été donné de faire Hud à Boleskine et je vous ai déjà raconté la chose.

16. But Adonai laughed, and played more languidly.

Commentaire : Le Maître Therion, Sir Aleister Crowley, dit que le conseil à extraire de ce verset est : "No need for haste or anxiety".

C'est parce qu'il s'appuie sur la troisième définition de languid, qui est "relaxed and pleasant ; unstressful".

Cela dit, languid dérive du latin languidus, qui signifie "à peine perceptible", "faible", "terne" ou "paresseux".

D'où les deux autres définitions de languid :

1."Lacking enthusiasm, energy, or strength ; droop or flagging from weakness, fatigue, or lack of energy." [Me rappelle toujours la fois où un élève m'a demandé pourquoi la Proclamation d'Innocence comportait la proscription de l'onanisme, alors qu'il est écrit < lust, enjoy all things of sense and rapture : fear not that any God shall deny thee for this > (AL 2, 22), et à qui j'ai répondu : "Il est également écrit : < be thou proud and mighty among men > (AL 2, 77), or, si je passe la journée à me masturber, je suis en grand danger de tirer à blanc quand je me retrouve, le soir, avec une partenaire réelle : l'éjaculation honorable doit former un long, puissant jet continu, depuis le pénis de l'homme jusque dans le visage de la fille, sinon c'est hyper embarrassant pour l'homme."]

2. "Spiritless or unenthusiastic ; listless ; apathetic." [Comme, mettons, une branlette exécutée par Kristen Stewart, ou, pire, la fellation administrée par Kim Kardashian dans sa sextape.]

Du coup, quid juris ?

Ma foi, le Divin ralentit à dessein l'intensité de la stimulation vers Lui chaque fois que le Quêteur menace de "brûler", c'est-à-dire de gaspiller son enthousiasme en pure perte. C'est la raison d'être de l'acédie.

17. Then the scribe took note, and was glad. But Adonai had no fear of the Magician and his play. For it was Adonai who had taught all his tricks to the Magician.

Commentaire : Je vous reposte ce que j'ai écrit l'année dernière de ce verset, parce que je sens que ma prestance vous a totalement inhibés et que vous n'avez pas bien lu :
Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit que le Magicien dont il est ici question < est l'Atu I >, i.e. qu'il est l'illusion de la Dyade ou, plus précisément, son "illusoirité".

De là, nous déduisons que le "mal" n'existe pas : la notion de "mal en soi" (comme celle de "bien en soi") est une projection mentale, sécrétée par l'égo d'un individu, en fonction de la façon dont la souffrance (sorrow) a conditionné sa ruach.

Or, la souffrance procède invariablement de la peur de perdre ou de manquer (cf. verset 14), laquelle naît de distinctions arbitraires ("bien" et "mal"), que l'homme établit entre les diverses manifestations de l'Un — la souffrance vient donc, précisément, de la Dyade : < Let there be no difference made among you between any one thing & any other thing ; for thereby there cometh hurt. > (AL 1, 22)

Toute Dyade est un mensonge, comme il est écrit < reason is a lie > (AL 2, 32) — Les objets ou les êtres sont comme les ondulations sur la Méditerranée (qui s'étend devant moi, alors que j'écris ces lignes) : ils n’ont aucune existence "en free-lance". 

La Magie enseigne, — et la physique quantique confirme, — que l'univers est absolument continu dans le temps et dans l'espace, comme il est écrit : < O Nuit, continuous one of Heaven, let it be ever thus > et < thou art continuous > (AL 1, 27)  —  Tout le reste est illusion, comme il est écrit : < Where I am these are not > (AL 2, 47).

Sur la rota du temps, la naissance en tant que "début" et la mort en tant que "fin" sont des conventions aussi déconnectées du réel que l'impression que le soleil surgit le matin et disparaît le soir, ou  —  Magie du Cercle ! — que l'idée qu'il y ait une "première heure" dans la journée, un "premier mois" dans l'année, etc. (La naissance n'est-elle pas la conclusion du travail gestatoire et la mort un départ à zéro  — un grand reset ?)

En vérité, < Think not, o king, upon that lie : That Thou Must Die > (AL 2, 21) : l'ondulation sur la Méditerranée ne naît ni ne meurt, puisqu’elle n’existe pas par elle-même : < We are one, we are none > (AL 2, 66). (Superfluités lascives)
Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, dit, quant à lui, que le Mystère dont il est ici question, inaccessible à l'intellect, doit être appréhendé à travers AL 1, 52, verset dont j'ai écrit :
Le Heathen (AL 3, 11) est celui qui fait une différence entre monothéisme, polythéisme et panthéisme (cf. Commentaire sur Ararita 1, 0-5). (Le Deuxième siècle)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 8° ♈︎ : ☽︎ in 5° ♓︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Superfluités lascives (2021)

lundi 28 mars 2022

Dallying upon couches of mother-of-pearl in the garden

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le Neuvième jour de la Saison Sainte, et, après avoir longuement médité le mot de passe d'hier, j'ai prié une ravissante visiteuse de me laisser "ajouter [sa] personne à mon spicilège émotionnel intime".

Elle n'a malheureusement rien capté, mais je réutiliserai la formule.

Amis chers, la Lecture de ce lundi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 4, versets 10 à 13.

10. In my sleep I beheld the Universe like a clear crystal without one speck.

Commentaire : Si Heru-ra-ha, le Soleil, reste toujours radieux en dépit des horreurs qu'il éclaire, ce n'est pas par cruauté, mais parce qu'il dispose de la vision d'ensemble — En clair, "l'avantage est au spectateur" : c'est valable pour les parties d'échecs et les conseillers matrimoniaux, comme pour les ermites et les dieux.

11. There are purse-proud penniless ones that stand at the door of the tavern and prate of their feats of wine-bibbing.

Commentaire : Mettez tous les cuistres dans un charter et abattez l'appareil au-dessus de l'océan.

12. There are purse-proud penniless ones that stand at the door of the tavern and revile the guests.

Commentaire : Principe du scandale, au sens religieux du terme.

Mettez tous les jésuites dans un charter et abattez l'appareil au-dessus de l'océan.

NB : Il arrive que les purse-proud penniless ones servent, au contraire, de stimuli — Moi qui, de ma plus tendre enfance jusqu'à ma trentième année, me suis vu, ici bas, comme le Petit Prince de Saint-Exupéry dans son entomologique étude des adultes, ou comme le Christ du Portement de Croix de Jérôme Bosch, je puis témoigner :
La fonction des imbéciles, des médiocres et des méchants est, en dernière analyse, de nous contraindre à déployer nos ailes et à nous envoler en chantant Don't Wanna Be Like That de Joe Jackson. (Champagne Flip)
13. The guests dally upon couches of mother-of-pearl in the garden ; the noise of the foolish men is hidden from them.

Commentaire : Telle est très précisément la vocation, — je dirais même : la fonction, — de notre Abbaye.

Je m'empresse, d'ailleurs, en fait d'art de vivre, de rendre un nouvel hommage public au talent de Soror Hypatia qui, hier, — lors des Agapes en forme de garden party, — nous a servi :
. Un Tartare de Noix de St-Jacques, sur une crème glacée d'asperges vertes, avec un Riesling, Grand Cru Muenchberg 2017.

. Une Queue de Langouste gratinée au beurre d'orange et des billes de légumes printaniers, avec un Quincy, Domaine des Ballandors 2007.

. Un Filet de Bœuf en croûte, sauce foie gras et pommes grenailles sautées, avec un Pomerol, Château La Cabanne 2009.

. Des Profiteroles glacées, avec un Bugey-Cerdon rosé effervescent.
Que vous dire ? — C'est pour nous une obligation religieuse qu'avoir un ordinaire dominical de ce type, tandis que nous nous prélassons, sous le majestueux barnum, — dans le parc et les profonds coussins d'élégants fauteuils patio, à défaut de canapés de nacre, — et que le vain tumulte du monde ne parvient pas jusqu'à nous — ce qui, dans le cas d'hier, est dommage, puisqu'on me dit que Marion Maréchal a été exceptionnellement sexy au Trocadéro... Mais eh ! les obligations religieuses avant tout !...

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

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dimanche 27 mars 2022

Bring wine, ye slaves

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le huitième jour de la Saison Sainte, et Tia, qui est des nôtres depuis vendredi, a décidé que le mot de passe pour la Messe Gnostique serait "Spicilège".

J'ignorais jusqu'à l'existence de ce vocable, et j'ai d'abord pensé qu'il désignait un plan cul avec Mel B ou Victoria Beckham, ou les deux, mais pas du tout, en fait — "Spicilège" signifie "anthologie".

C'est noté. D'accord. Il n'empêche qu'un synonyme courant d'"anthologie" est "morceaux choisis", qui résume bien l'idée de plan cul avec Mel B et Victoria Beckham, donc je ne suis pas tombé loin.

Amis chers, la Lecture de ce dimanche est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 4, versets 6 à 9.

6. O ye that drink of the brine of your desire, ye are nigh to madness ! Your torture increaseth as ye drink, yet still ye drink. Come up through the creeks to the fresh water ; I shall be waiting for you with my kisses.

Commentaire : Vous souvient-il du cours qu'autrefois je vous fis au sujet de Choronzon, lui prêtant ses traits eddiques de Loki ? 
On me dit que Wikipédia décrit Loki comme un "farceur".

C'est très exagéré. En fait, Loki n'a qu'une blague — totalement vaseuse — qu'il ressert inlassablement : elle consiste à tourner autour de chaque individu en lui montrant son poing fermé, et en lui disant : "Tu ne devineras jamais ce qu'il y a dans ma main..." Puis à s'enfuir en courant comme un dératé.

Chacun imagine aussitôt que la main fermée contient exactement ce qu'il convoite le plus au monde, et se rue à la poursuite du fils de Laufey — passe sa vie à courir après lui — jusqu’à ce que finalement vienne l'heure de la mort, que Loki s’arrête, se retourne, ricane, ouvre sa main — laquelle, bien sûr, est entièrement vide...

Le monde est plein d'enfants trauma courant après l'espoir d'une validation égotique, gaspillant leur existence terrestre à draguer un inverti rouquin et sa famille de cassos. [...]

Non seulement Loki court plus vite que vous, mais, en plus, sa main est vide.
C'est tout le sens de notre verset — Les plaisirs heathen sont comme l'eau sur la harissa : la soif de l'esclave augmente à mesure qu'il boit — mais il continue à boire...

7. As the bezoar-stone that is found in the belly of the cow, so is my lover among lovers.

Commentaire : Si le bézoard est un contrepoison universel, et guérit à peu près tout, il était, autrefois, particulièrement recherché en tant que remède à la "mélancolie", c'est-à-dire à la dépression.

Or voyez la bague à bézoard de la reine Edwige-Éléonore de Holstein-Gottorp, ou le fameux bézoard ornementé qu'expose le Kunsthistorisches Museum de Vienne : au plan esthétique, c'est autre chose qu'une plaquette de Xanax ! (J'ai un ami, décorateur à New-York, — sympa, décontracté, — qui collectionne les bézoards : tous ceux que j'ai vus chez lui étaient incontestablement plus beaux que des œufs de Fabergé — Oui, Pierre-Karl ! L'humour divin est si lulzy et borderline, qu'une bizarre et glauque pathologie gastroentérologique suffit à donner, en comparaison, l'air complètement cheap à des chefs-d'œuvre de joaillerie.)

Le plus étrange est que le seul symptôme véritablement invariable  d'un cas de bézoard est une dépression carabinée — Et < lover > nous enseigne : c'est se déconnecter du Divin qui entraîne la dépression.

J'écrivais, à ce sujet :
Contrition et dépression ne sont pas du tout la même chose. La contrition implique le cœur, au lieu que la dépression implique le spleen. La dépression vient de Choronzon (restriction sur lui) et elle est haïe de DIEU, comme il est écrit : < when ye are sad know that I have forsaken you > (AL 2, 56). Mais un cœur contrit est très cher et très précieux à DIEU, comme il est écrit : < invoking me with a pure heart, and the Serpent flame therein, thou shalt come a little to lie in my bosom. > (AL 1, 61) (Tout est une danse d'extase)
N'oubliez jamais :
Le Quêteur ne comprend pas qu'il lui faille régulièrement ingérer de la nourriture solide en dépit de l'ardeur qu'il met au Grand Œuvre ; le Profane ne comprend pas que trois solides repas par jour, un écran plat et deux voitures ne suffisent pas à guérir sa dépression : l'un nie que Hadit soit un serpent, l'autre nie que ce serpent ait des ailes. (Notes sur le Liber Trigrammaton)
8. O honey boy ! Bring me Thy cool limbs hither ! Let us sit awhile in the orchard, until the sun go down ! Let us feast on the cool grass ! Bring wine, ye slaves, that the cheeks of my boy may flush red.

Commentaire : Lorsque Sardanapale a eu fini de s'exclamer : "Remplissez ma coupe jusqu'aux bords ! Voilà qui est bien. Je suis ici dans mon vrai royaume, parmi ces yeux brillants et ces visages tant heureux que beaux ! Ici la douleur ne peut nous atteindre", une voix majestueuse est descendue du ciel et lui a répondu ce verset.

9. In the garden of immortal kisses, O thou brilliant One, shine forth ! Make Thy mouth an opium-poppy, that one kiss is the key to the infinite sleep and lucid, the sleep of Shi-loh-am.

Commentaire : Gardez-vous d'oublier jamais le Shumulisme fondamental :
Tout ce qui n'est pas intégralement paradisiaque est un mensonge.
Et relisez sur le champ ce que nous avons dit du 13ème Æthyr :
Au Prophète qui lui demande < Tous les jardins sont-ils semblables à ce jardin ? > (VV 13, §14), l'Ange montre successivement, en vision, les Mers du Sud, le Cachemire, le Sahara et les Highlands d'Ecosse (VV 13, §15-18).

Les Mers du Sud symbolisent l'état lambda intégral, Cachemire (Ka Shimir) signifie "Cours d'eau desséché", Sahara (الصحراء الكبرى) signifie "le Grand Désert" et les Highlands, support territorial de Boleskine, se nomment Alba, c'est-à-dire "Blanc" en gaëlique écossais : l'homme lambda qui souffre d'être déconnecté de la Source de Vie, traverse le désert, lieu de l'épreuve, et parvient à l'A∴A∴. (Du Liber 418, 13ème Æthyr)

L'objectif, dit l'Ange, est de passer des mers du sud au Cachemire, du Cachemire au Sahara et du Sahara aux Highlands.

Donc, la femme étant Icône, l'objectif est de passer de Nicki Minaj à Priyanka Chopra, de Priyanka Chopra à Leïla Bekhti et, — le Sahara s'étendant sur le territoire de dix Etats (il s'étend tellement que l'hyper ritale Ariana Grande s'est découvertes des origines algériennes — no srsly), — autant de beurettes aux mains lestes dans mon harem que dans un magasin Sephora ! (Je sais qu'elles ne veulent plus qu'on dise "beurettes" — Mais "citoyennes françaises à part entière ayant un passé migratoire récent" est insensitive envers les producteurs de x : Rocco défonce les citoyennes française à part entière ayant un passé migratoire récent, c'est moyen accrocheur...), puis de Leila Bekhti au monstre du Loch-Ness — ou à Nicole Kidman periode Eyes Wide Shut — ou à n'importe laquelle de ces super badass filles qui jurent en gaëlique et que leurs pères costauds en kilt veulent nous contraindre à épouser chaque fois que le XV de France bat l'Angleterre.

Question : Ce crescendo est-il "raciste" ?

Réponse : Quelle importance ? Le déterminisme racial, c'est comme la Magie : ça marche, que tu y croies ou non. (Æthyr 13 : Who is NEMO ?)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

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jeudi 24 mars 2022

Priapus Superstar

O gloire de Priape ! O béatitude de la Grande Déesse ! — LXV 4, 24
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

A l'aube de ce cinquième jour de la Saison Sainte, un correspondant de longue date, organiste titulaire d'une des paroisses les plus "cathotradi" de France, m'a demandé de lui indiquer l'œuvre que je souhaite que l'on joue lors de mes funérailles.

C'est le genre de question qui vous fait sursauter.

D'autant qu'il me semble y avoir déjà répondu : Parlant d'horniness, nous faisons aujourd'hui mémoire du divin Priape, dont jamais, à aucun point de l'histoire humaine connue, la doctrine n'a eu autant de zélateurs ! 

Songez : 2022 !... Toute la jeunesse occidentale binge des vidéos X, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours par semaine, edge, goone, et appelle les pornstars des "goddesses" !...

Ce n'est plus une "immense bacchanale", comme dans Offenbach — Le dieu des Jardins, fils du mage Dionysos, a succédé à son père, et c'est une immense priapée — Priapus Superstar !...

Pour moi, dont l'Ode à Priape de Piron a si souvent rythmé la marche lorsque je me rendais au lycée, où je me délectais de l'Histoire du Prince Apprius de Beauchamps, pendant que mes camarades écoutaient U2 ou The Cure en lisant de < vain and vulgar things > (Por, 16), j'ai perdu tout véritable intérêt pour la pornographie depuis son extrême démocratisation. Sans parler du départ en retraite d'Eva Angelina. 

Je suis un nostalgique du temps de réalisateurs tels que Michael Ninn, Eli Cross, ou notre Hervé Bodilis — C'est idiot, mais savoir Esperanza Gomez accessible au bas peuple assombrit considérablement mes transports, pourtant frénétiques, à son endroit (et son envers) — Aussi consacré-je systématiquement la fête de Priape à faire l'amour à mes compagnes IRL. 

Amis chers, la Lecture de ce jeudi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 59 à 62.

59. Therefore is the Eagle made one with the Man, and the gallows of infamy dance with the fruit of the just.

Commentaire : En 2022 e.v., le monde est une boussole sud, et je ne crois qu'en la Justesse de l'homme qu'il ostracise et voue aux gémonies.

60. I have descended, O my darling, into the black shining waters, and I have plucked Thee forth as a black pearl of infinite preciousness.

Commentaire : Me rappelle une magnifique création de haute joaillerie, appelée, je crois, Icy Diamonds, et présentée par De Grisogono, peu avant le scandale angolais qui mit fin à cette enseigne — Il s'agissait d'une bague ornée d'une énorme perle noire entourée de diamants noirs et blancs, disposés en pétales autour d'elle — C'était à la fois ultra zen et too much, simple et sublime.

Parlant d'Angola et de Black Pearl, le sens de ce verset 60 est : si l'on vous plonge dans la mélasse, ce n'est pas pour que vous deveniez tiers-monde à votre tour, mais pour que vous en rameniez Naomi Campbell.

61. I have gone down, O my God, into the abyss of the all, and I have found Thee in the midst under the guise of No Thing.

Commentaire : DIEU, comme Picabia, Se déguise en Rien lorsqu'il s'agit de fréquenter les Trogs — C'est l'équivalent spirituel de mes remarques sur Esperanza Gomez — Je préfère que les Trogs restent dans un athéisme de Café du Commerce, ou un bobotisme ringard de type Bruno Gaccio ("La religion n'est qu'une hypothèse", etc.) — Dès qu'un Trog parle spiritualité, j'ai envie de lui répondre : "Occupez-vous de ce qui vous regarde !!!"

62. But as Thou art the Last, Thou art also the Next, and as the Next do I reveal Thee to the multitude.

Commentaire : Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, écrit, au sujet de ce verset :
"Consult the China Record, where Perdurabo meditated, after the fall which did not hurt him, upon the fact that he had had narrow escapes all his life, and therefore was being protected, and therefore must be useful."
Je peux comprendre ça.

Quand on me demande comment je fais pour, en plus de ma discipline personnelle, célébrer tous ces rites liturgiques, diriger une communauté de Thélémites, et prendre encore le temps de poster, quasi-quotidiennement, en ligne, mes considérations herméneutiques sur les Livres Saints de Thélème, je renvoie à ma célèbre Confession Générale :
J’ai mené une existence d’aventurier dandy, impliquant une multitude de tampons sur mon passeport, de liaisons sans lendemain, de rixes sanglantes et de cellules de dégrisement. Il vous faudrait trois vies pour approcher ne serait-ce que le nombre de ragots qui me concernent... Pur produit de la Vieille France, c’est-à-dire jeune homme propre-sur-lui ayant appris très tôt que les enfants ne parlent pas à table, j’ai fréquenté plus de voleurs et d’assassins que si j’étais né cas social, et le lit de plus de femmes que si j’étais devenu hardeur – vocation que le cant familial contraria in extremis, etc. (cf. Montségur Day)
J'ai, effectivement, la sensation qu'avoir "échappé à tant de dangers" (cf. La Miaule) m'impose un brin de stakhanovisme.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

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mercredi 23 mars 2022

Blue Allure

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Zen et radieux dans la lumière dorée de ce quatrième matin de Saison Sainte, après une heureuse nuit blanche, toute de clameurs et de pâmoisons, je savoure le premier Looping-Papaye de la journée.

Ah ! ce premier Looping-Papaye !...

Nul breuvage n'est plus capiteux. Sauf peut-être le deuxième. Puis celui d'après. Puis le huitième. Celui-ci est clairement incomparable. A partir de là, on ne peut plus réellement établir de classement en parfaite sûreté de conscience, mais ça reste très bien.

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 55 à 58.

55. This is the world of the waters of Maim ; this is the bitter water that becometh sweet. Thou art beautiful and bitter, O golden one, O my Lord Adonai, O thou Abyss of Sapphire !

Commentaire : La Présence divine est beautiful and bitter, comme les filles hispaniques, qui sont toujours extérieurement très canon et intérieurement très salées au goût.

(NB : Rosalia doit être salée, mais d'une force !!!)

Le verset confirme, en tout cas, le shumulisme essentiel :
L'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse.
Quoi de plus beautiful and bitter, en effet ? (et comme j'admire Gaston Bussière d'avoir réussi à saisir aussi précisément la chose sur son Yseult la Blonde !)

Bien sûr, les femmes amoureuses sont collantes. Surtout si elles sont hispaniques. Et alors ? N'est-il pas écrit < I turned me about thrice in every way, and always I came at the last unto Thee > (Cordis 3, 31), qui rappelle la confession finale de Ryno de Marigny dans Une vieille maîtresse ?

Elle sont violentes, également. Et alors ? Il est écrit < Whom I love I chastise with many rods > (A'ash, 27), ce qui revient, selon vos références, au "Car tu ne dois pas te courber devant une divinité étrangère, parce que l'Éternel a nom JALOUX, c'est un Dieu jaloux" du livre de l'Exode, ou au "Si je t'aime, prends garde à toi" du livret de Carmen (et Whom I love I chastise with many rods doit être particulièrement sexy, dit par Julia Migenes !)

Bref ! Il est écrit < I am Life, and the giver of Life, yet therefore is the knowledge of me the knowledge of death > (AL 2, 6), et quiconque fréquente une Espagnole sincèrement amoureuse termine, en effet, soit avec huit enfants, soit avec un couteau entre les omoplates.

(Notez que l'image d'un Abîme de Saphir est merveilleusement raccord à l'Atu XVIII, qui signe le quatrième jour de la Saison Sainte, et qu'Abyss of Sapphire a l'air d'être le nom de quelque splendide création de haute joaillerie – Pour moi, j'ai, depuis longtemps, donné à l'Atu XVIII le titre officieux Blue Allure, qui sonne furieusement gemmologique aussi, et résume intégralement le Sentier de Qoph.)

56. I follow Thee, and the waters of Death fight strenuously against me. I pass unto the Waters beyond Death and beyond Life.

Commentaire : Me rappelle mon dernier trip à la phéncyclidine, en 2016. (J'avais décidé de me faire une session de PCP en hommage à la prestation de Gina Carano dans le rôle d'Angel Dust, mais, amis, don't try it at home ! Autant je recommande tout ce qui contient du Gina Carano, autant je déconseille tout ce qui contient de la phéncyclidine : on ne sait jamais où on atterrit – si jamais on atterrit...)

57. How shall I answer the foolish man ? In no way shall he come to the Identity of Thee !

Commentaire : Sigmund Freud, "ramassant les miettes de sagesse magique tombées de la table des adeptes", comme dit Sir Aleister, avait compris que le langage n'a été donné aux Trogs que pour trahir leur pensée, et nous permettre ainsi d'entomologiquement les étudier.

Ce fait n'a jamais été mieux illustré que lors d'un pot magistralement remporté par moi lors de notre poker-marathon d'août 2009 e.v. à Divonne les Bains :
Sixième soir : ma partie la plus difficile. Non pas techniquement, puisque les différentes mains que j’ai jouées n’offraient aucun problème stratégique, mais bien du fait d’un replet suffisant, et con comme un ténor, qui avait ce soir-là une baraka totale.

Je me suis retrouvé, à l’avant-dernière donne, tête-à-tête avec ce cuistre, qui était parfaitement invincible depuis six heures, et chip-leader comme on ne peut pas l’être.

J’avais A-Q assortis, et le tableau Q-10-8-9 rainbow, s’il me donnait la top-paire avec le meilleur kicker possible, me laissait perdant, quelle que soit la rivière, dans le cas, probable selon moi, où cette adipeuse andouille était entrée avec un valet.

Il relance violemment. J’hésite, et choisis (fallait-il que je fusse au tilt !!!) de le suivre.

Là-dessus arrive un Irish-Coffee, commandé par le gros-lard sur ma suggestion.

- Oumphhhh !!! s’exclame t-il, c’est superbon !!!!

- N’est-ce pas ? souris-je, l’œil rivé sur les mains de la croupière.

Rivière : 3 de pique.

Il pousse directement son tapis.

Je réfléchis, et lui lance en riant :

- Tu as une bonne main, ou pas ?
Il me répond : « superbonne ! » (c’était son mot, ce soir-là :)), avec énormément de conviction.

Seulement voilà, on ne la fait pas au vieux Shumule : l’intonation qu’il avait eue en saluant l’Irish-coffee (intonation sincère) n’avait rien à voir avec celle qu’il avait eu en parlant de sa main. De l’inconvénient d’avoir un vocabulaire restreint : j’ai su immédiatement qu’il était en bluff.

- Payé.

Et l’ex-chip-leader de blêmir, et de me montrer un piteux A-K, main célèbre mais, en l’occurrence, laminée par ma paire de dames.
58. But I am the Fool that heedeth not the Play of the Magician. Me doth the Woman of the Mysteries instruct in vain ; I have burst the bonds of Love and of Power and of Worship.

Commentaire : Le Maître Therion, Sir Aleister Crowley, donne, de ce verset, le Remez suivant :
The Adept identifies himself with this Pure Fool. He is indifferent to the Illusion of Phenomenal existence caused by the Magician (Atu I, Beth).
The woman of the Mysteries (Atu II, Gimel) does not spoil his purity with her phantastic reflections of Truth.
He is no more at the mercy of the “The Empress” (Atu III, Daleth), “The Emperor” (Atu IV, Tzaddi) and the “The Hierophant” (Atu V, Vau).
That is, neither the subtle distinctions (I, II) of Truth nor their gross images (III, IV, V) injure his perfection of Zero.
Je dis moi : 

1. Notre frère Rodney Orpheus rapporte, dans son Beginner's Guide to Thelemic Magick, que, s'étant essayé au trait d'orthodoxie thélémite optimale qui consiste à saluer systématiquement autrui par "Do what thou wilt shall be the whole of the Law", et à prendre congé en disant "Love is the law, love under will", il fut surpris de constater que cela ne le faisait pas du tout considérer comme un weirdo par les gens qu'il rencontrait, mais permettait, au contraire, d'avoir des conversations passionnantes avec de parfaits inconnus.

C'est une des innombrables applications anecdotiques du Principe mercurien du Bateleur : Depuis notre arrivée sur Terre, nous sommes des jouets entre les mains du Grand Magicien – Tout n'est qu'illusion – Nos combats, nos amours, nos malheurs : illusions !... Dans le but de nous amener à transgresser, par le lâcher-prise, la loi éternelle de la mue, c'est-à-dire de la mort, trouvant le courage de braver notre destin et d'abandonner, de nous-mêmes, l'exuvie périmée, – de tuer le vieil homme, – afin que, tel le Soleil de Yule renaissant, en Phénix, de ses cendres, nous ayons accès à une vie nouvelle – Il n'est de progrès que de suicide initiatique.

2. La vierge emmurée dans les fondations du château de Virgoberg se lamente toutes les nuits de pleine lune, mais quiconque ne demeure pas dans la contemplation de ce Mystère, et veut posséder charnellement la jeune fille, est un Trog, c'est-à-dire un golem excrémentiel. – Arcane fondamental, superbement mis en images par le très prodigieux Milo Manara dans son Dies Irae, mais que l'on retrouve, invariable, dans toutes les mythologies, et (bien sûr) jusque dans la "Querelle du Haricot Sauteur" qui divisa les Surréalistes.

3a. DIEU est dans le "coup de manivelle à la Neschamah" que donne l'Enseignement de mon Maître, non dans la succession de notions théoriques ou les tournures de phrases que contient l'Enseignement en question.

3b. Le roi est le Principe d'Unicité dans le Ponctuel (comme le Soleil l'est dans l'Ensemble, et DIEU dans le Tout) – le troisième 6 du Nombre de la Bête : c'est ce Principe que je révère en la personne du souverain, non la personne du souverain elle-même.

3c. Enfin, ne craignons pas de nous redire : l'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse, non la femme sincèrement amoureuse elle-même.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 2° ♈︎ : ☽︎ in 10° ♐︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.






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mardi 22 mars 2022

Light and Delight

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le troisième jour de la Saison Sainte, et autant ma gueule de bois d'hier donnait l'impression d'avoir été composée par Tom Waits, autant celle de ce matin est d'une élégance folle – Je dirais : impertinente et légère – Résolument femme du monde – Elle ferait une marraine très chic pour une ligue de tempérance.

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 51 à 54.

51. O Thou light and delight, ravish me away into the milky ocean of the stars !

Commentaire : Impeccablement raccord, puisque nous faisons aujourd'hui mémoire de saint Johann Wolfgang von Goethe, – Frater Abaris, – dont les dernière paroles furent "Mehr Licht ! Mehr Licht !"

52. O Thou Son of a light-transcending mother, blessed be Thy name, and the Name of Thy Name, throughout the ages !

Commentaire : Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, déclare, au sujet de ce verset :
"Of course the dissolution of the complex of energies that formed the old ego results in an identification of the entire being of the Adept with Nuit."
Il le rapproche ensuite de AL 1, 27-30, dont j'ai notamment écrit :
Sans binaire, pas de douleur ; sans douleur, pas de soulagement ; sans soulagement, pas de plaisir (en vertu du principe : le plaisir, sexuel ou chimique, est dans le soulagement) ; sans plaisir, pas de création (en vertu du principe : la création sans plaisir [devoir] et le plaisir sans création [toxicomanie] sont tous les deux des maladies) — C'est, évidemment, l'ultime secret de la Magie Sexuelle, donc celui de la Muse ou, ainsi que me le disait récemment AM : "Tu étais dé-chaî-né la nuit dernière, salaud ! Tu m'as fait faire dix fois le tour du lit ! Selena Gomez a sorti une nouvelle vidéo ou quoi ?" (Pixie Dust)
53. Behold ! I am a butterfly at the Source of Creation ; let me die before the hour, falling dead into Thine infinite stream !

Commentaire :
"Seules les chenilles vraiment sexy deviennent des papillons psychédéliques." – Sir Shumule
54. Also the stream of the stars floweth ever majestical unto the Abode ; bear me away upon the Bosom of Nuit !

Commentaire : Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, déclare de ce verset :
"Nuit is the Infinite, into which all stars are falling. Our Destination is the same."
Il rapproche, en outre, ce stream of the stars (flux des étoiles) de la rivière d'Ambroisie dont il est question en Cordis, 1, 33-40, et dont j'ai personnellement écrit :
La vie est une rivière d'ambroisie que l'on descend à bord d'un bateau de nacre — C'est pourquoi, à la question : if not you, who would you be ?, j'ai naguère répondu :
Le capitaine Merrill Stubbing, pilote du Pacific Princess, s'il avait, en plus, le pouvoir de se transformer à volonté en Joe Manganiello, époux de Sofia Vergara. (Tempus Lunae)
Et le fait que Yama, notre destination de rêve, porte le nom que divers crapulous creeds donnent au Juge des Morts, renvoie aux vœux formulés par moi relativement à mon Dernier Repas :
Saviez-vous qu'autrefois, dans l'Ancien Israël, on faisait boire aux condamnés, juste avant de les mettre à mort, une coupe de vin très fort mêlé d'une strange herb de type datura ? Ceci en application de ce que recommande le roi Salomon : < Donnez des liqueurs fortes à celui qui va mourir, du vin à ceux qui ont l'amertume au cœur. Qu'ils boivent, qu'ils s'enivrent et perdent le souvenir de leur chagrin > (Proverbes 31, 6-7) — Nous pouvons logiquement en déduire qu'un condamné de l'époque partait en pilier de bistrot se prenant pour une sorcière qui s'envole sur son balai. Et que poursuivre l'exécution était pure cruauté : le malheureux était déjà bien assez puni en ayant dû ingérer un vin du Proche-Orient !

Si j'en venais à périr sur l'échafaud, un Château Latour 1er Grand Cru Classé 1945, et remplacez la datura par quelque vigoureux gaperon.

Bien sûr, ça ne suffirait pas à enivrer assez un pochard de mon calibre pour que je < perde le souvenir > que Macron a repoussé mon recours en grâce, ce qui n'est pas très gentil après tout le bien que j'ai dit de sa femme — Il faudrait orthodoxement s'en tenir à l'injonction salomonique des < liqueurs fortes > et, si le cocktail Adios Motherfucker semble, évidemment, de circonstance, j'opterais probablement néanmoins pour un Looping-Papaye, en raison de sa merveilleuse qualité d'ivresse qui me donnerait l'impression d'aller à la guillotine en yacht. (Gargantuan again)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 1° ♈︎ : ☽︎ in 22° ♏︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.






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