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Thursday, November 18, 2021

Veni & Vide

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du troisième jeudi après Samhain et nous faisons mémoire d'Adam Weishaupt — que les mérites du très philanthrope, très enthousiaste, très illuminé Frater Spartacus soient, pour nous et les nôtres, un bouclier chargé du saint pentagramme !

Incidemment, le Beaujolais nouveau est arrivé, et je ne sais quel sens profond trouver à cette concomitance...

Le Beaujolais nouveau est une irruption de Dionysos enfant au milieu des Jours d'Ombre, comme un éclat de rire au cours d'un enterrement — Une giclée puissante et intempestive, — et totally unsolicited, comme disait MeToo, — du vouloir-vivre du Taureau dans les ténébreuses moiteurs du vouloir-mourir du Scorpion !

Quiconque ripaille lourdement de Pisse-Dru et de jambon Bellota D.O. Guijuelo 48 mois aujourd'hui, réalise la fusion Venus x Saturne, soit la Balance, l'Atu VIII, la Maât elle-même !!!

Toutes les bénédictions vont, en ce jour, à qui gauloise et gueuletonne ! 

Sans compter qu'il sera rigolo de traiter, tout à l'heure, dans d'aussi rabelaisiennes circonstances, de la question :
"En tant que véritable initiateur des Lumières, saint Adam Weishaupt entraîna-t-il, oui ou non (John Robison, qui voyait en lui un "démon humain", dit "oui !", Thomas Jefferson, que George Orwell désigne comme l'épitomé du thought criminal, dit "non !"), entraîna-t-il, dis-je, la destruction de l'aristocratie européenne, comme Paul de Tarse avait, avant lui, entraîné la destruction de la caste sacerdotale européenne, et comme Marx et Hitler entraîneraient, respectivement, après lui, la destruction de la bourgeoisie européenne et du peuple européen ?"
En attendant, Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber DCCCXIII vel ARARITA sub figûra DLXX, chapitre 5, versets 2 à 5.

2. Nor was he ashamed, hearing the laughter of the little dogs of hell.

Commentaire : Il est vrai que, dans l'amitié stellaire qui m'unit à Robert Johnson, j'ai davantage tendance à me sentir, aujourd'hui, visé par Hellhound On My Trails (probablement à cause de toutes ces ex qui me jettent des sorts — ces ex qui me hexent), que par Travelling Riverside Blues, qui fut la bande-son de ma très pimp jeunesse.

Et c'est là que notre verset intervient : comme je le disais, hier encore, à Thomas : ma religion, c'est n'avoir pas honte de moi au moment où je mourrai.

3. For he abode in his place, and his falsehood was truth in his place.

Commentaire : Saint Adam Weishaupt dit : "De toutes les illuminations que la raison humaine peut offrir, nulle n'est comparable à la découverte de ce que nous sommes, notre nature, nos obligations, le bonheur dont nous sommes capables et les moyens d'atteindre celui-ci."

4. The little dogs cannot correct him, for they can do naught but bark.

Commentaire : Inversement, est-il permis à un Thélémite de croire les Troglodytes "perfectibles" (comme aurait dit saint Adam Weishaupt) et, donc, de tenter de les corriger par l'enseignement des Mystères (cette question est, évidemment, celle de l'armanisme) ?

Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit : < there are two types of men – the slave can never rise, the king can never fall > (DC/AL 2, 57-58), et saint William Blake ajoute : < These two classes of men are always upon earth, and they should be enemies : whoever tries to reconcile them seeks to destroy existence. > (The Marriage of Heaven and Hell, A Memorable Fancy)

5. The masters cannot correct him, for they say : Come and see.

Commentaire : Je réitère, en effet, ma mise en garde habituelle
Ne me faites confiance sous aucun prétexte ! Je suis un psychotique, un dépravé, un escroc de la plus crapuleuse espèce ! Donc ne me croyez pas : expérimentez par vous même tout ce que je vous enseigne !
Cela dit, pourquoi Come and see, et non Come and hear ?

Réponse : le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit, commentant la Vision du 17ème Æthyr : < La clé maîtresse du caractère de n'importe quel homme est son appréciation de l'univers. Pour l'un, Pan signifie terreur et folie. Pour l'autre, le dieu du Grand Tout. >

Ainsi, notre lecture de l'Univers, c'est-à-dire (Principe de Tav 
ת) du monde phénoménal en général, et des occurrences particulières de notre journée personnelle, dit notre degré d'Attainment.

Or, voyez : la Maât est la Justesse, l'Atu VIII, la Balance (♎︎).

La Balance (♎︎) est le Signe conjointement régi par Saturne et Vénus, dont les influences ne peuvent, par définition, coexister simultanément en une conscience humaine.

La Maât, désignée par la ♎︎, i.e. l'équinoxe d'automne, est donc Mabon, le Bel Occident, etc. c'est-à-dire le but, l'objectif de notre existence : l'Attainment.

Hermès Trismégiste dit que la Maât pure n'existe qu'en DIEU seul et nulle part ailleurs (Poimandrès, cap. 6) : nous autres, mortels, pouvons seulement, en attendant de rejoindre DIEU, choisir le type de perspective que nous avons sur notre Karma (♎︎) : une perspective vénusienne ou une perspective saturnienne — Nous subirons ce Karma de toute manière : à nous de décider si nous faisons de ce parcours un festin, ou une incarcération (c'est ici que se rejoignent, curieusement, le très primal Beaujolais nouveau [cf. supra] et le très sophistiqué roi des dandys, George Bryan Brummell, qui donna de farabuleuses agapes dans la prison où il était enfermé pour dettes.)

Conclusion : Pourquoi Ra-Hoor-Khuit est-il le Seigneur des Seigneurs ? — Parce qu'il est borgne : ayant perdu son œil gauche (celui qui lit le monde selon l'hémisphère gauche du cerveau : pensée logique, autorité, ratio, loi, principes théoriques abstraits, etc. bref : incarcération) et ne disposant plus, par conséquent, que de son œil droit (celui qui lit le monde selon l'hémisphère droit du cerveau : pensée magique, rêves, sexualité, poésie, application pratique, etc. bref : festin), il n'a plus le choix : quand, dans le meilleur des cas, l'homme peut décider de s'efforcer, au prix, parfois, de grandes difficultés, de trouver le Bien dans chaque situation, et de se focaliser sur ce Bien, Ra-Hoor-Khuit, lui, ne peut pas faire autrement.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 26° ♏︎ : ☽︎ in 17° ♉︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

Tuesday, January 19, 2021

Eteignons la souffrance

Amis chers,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Aube est une temurah de Beau et c'était particulièrement observable dans le parc, ce matin.

J'ai donné le Signe du Silence, pour empêcher qu'une pensée intrusive ne trouble, si peu que ce soit, mon émerveillement.

Tout est là.

Au plan blanc, les ratiocinations parasites vous font perdre votre Voie.

Au plan rouge, la laideur, en pensée ou en acte, crée une effroyable disharmonie entre œuvre humaine et œuvre divine.

Au plan noir, le monde est dans l'état que l'on sait, parce que la corruption spirituelle, intellectuelle et politique a fini par permettre à de vagues peuplades d'opprimer de grands peuples.

Comprenez que, comme disaient nos aïeux, « la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a » et qu'il est idiot d'en vouloir au termite de faire crouler l'arbre séculaire — c'est une droite ligne de Paul de Tarse à Pfizer.

Le christianisme est l'injection qui a tué vos Sages et vous a neutralisé au plan magique — la république est l'injection qui a tué vos seigneurs et vous a neutralisé au plan religieux — le communisme est l'injection qui a tué vos bourgeois et vous a neutralisé au plan culturel — le globalisme est l'injection qui a tué votre lignée et vous a neutralisé au plan ethnique — le mRNA est l'injection qui va tuer jusqu'à votre ADN et vous neutraliser au plan génique.

Le point positif, — comme disait ce militant « refugees welcome », après que les subsahariens qu'il avait clandestinement fait entrer en France eurent forcé sa porte et violé sa femme, — c'est qu'a priori, ils n'iront pas plus loin...

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber Tzaddi vel Hamus Hermeticus sub figurâ XC, versets 1 à 4.

1. I fly and I alight as an hawk : of mother-of-emerald are my mighty-sweeping wings.

Commentaire : J'ai rêvé, cette nuit, qu'un milan d'or veillait sur moi, ce qui est merveilleusement synchrone, et j'en accepte l'augure, bien que l'or soit, évidemment, beaucoup moins rare que la mother-of-emerald (prasiolite).

2. I swoop down upon the black earth; and it gladdens into green at my coming.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit : < Dans le Nouvel Æon, l'élément Terre retrouve sa couleur véritable, qui est le vert et non le noir. >

Je connais une Mélanie (prénom qui signifie « Noire ») qui, lorsqu'elle reçut le saint baptême dans l'Eglise Gnostique Catholique, à la Loge Shemesh de l'OTO, en 2005 e.v., au cours d'une Cérémonie où officiaient trois évêques (dont le futur Hyperion X°), prit, sans connaître rien de ces attributions de couleurs, le prénom Chloé (qui signifie « Verdoyante »).

3. Children of Earth! rejoice! rejoice exceedingly; for your salvation is at hand.

Commentaire : Le verset peut se lire "réjouissez vous, car votre salut est à portée de main", comme : "réjouissez vous pour que votre salut soit à portée de main."

Thelema a développé, en fait, un véritable culte de la joie — Pour nous, la joie n’est rien de moins qu’une obligation religieuse.

4. The end of sorrow is come; I will ravish you away into mine unutterable joy.

Commentaire : Comment, en pratique, éteint-on la souffrance ?

Facile : les comportements qui mènent à ladite souffrance sont :

- Désirer le succès, car cela fait craindre l’échec.
- Espérer, car cela fait craindre la désillusion, ou conduit à elle.
- Se préoccuper de soi, car cela mène à la peur de souffrir ou de mourir.
- Attendre d'autrui, car cela provoque le risque et la peur d’être insatisfait.
- Courir après l’argent, car cela conduit à éprouver le manque.
- Vouloir se préserver, car cela fait craindre sa propre perte.
- Tenter de contrôler l'avenir, car cela est (évidemment) illusoire.
- etc.

La end of sorrow est, très précisément, ce que j'ai décrit, en 2012, dans un texte intitulé Too Much :
La plupart du temps, je m’en tiens à des choses simples, telles que contempler mes très balladuriens ciseaux à cigares, comme s’ils étaient de fabuleux saphirs. Ils sont si propres, si lisses, si vierges de toute souillure, si parfaitement inutiles aux yeux du vulgaire… Un verre d’eau minérale pure, claire, glacée, peut, même pour un ivrogne de mon calibre, devenir, par temps chaud, un nectar extatique, qu’il convient de savourer, de déguster, avec autant de soin qu’un immense millésime...

J’ai des voitures que je ne conduis pas, des livres que je ne lis pas, des amis que je ne vois pas – mais ils sont là – et cela suffit à combler mon besoin d’eux, jusqu’à ce que le temps vienne pour moi de désirer à nouveau être en leur présence. Non que je les méprise ; mais je suis trop facilement dévié vers des hommage plus accessibles, auxquels mon indolence donne la priorité.

Voilà pourquoi je relis sans arrêt le livre que j’ai à portée de main, sans jamais me dire : « Quelle idée de passer tout ce temps plongé dans le même vieux bouquin, alors que je pourrais en sélectionner un autre dans ma bibliothèque ! » – c’est simplement qu’il me suffit de parcourir indéfiniment le même ouvrage. Cela ne me semble ni pénible, ni gênant. Est-ce si différent que de contempler le même lac tous les jours ? Or, le méditant qui s’absorbe quotidiennement dans la contemplation d’un lac sonne très spirituel, au lieu que rouvrir sans cesse le même épisode des aventures de Red Sonja semble weird et dépourvu d’intérêt. Pour moi, le principe est le même…

En dehors de mon goût pour la décoration, j’achète peu, parce que je possède déjà trop. Des vêtements que je ne porte pas, des sabres que je ne polis pas, des flingues dont je ne me sers pas, de la technologie rétrograde, des télescopes sans étoiles… Dans un Nouvel Ordre Mondial exclusivement voué au consumérisme, je suis une plaie. Je pourrais désirer quelque chose de neuf – quelque chose de 2.0… Mais non. Je me contente de regarder mon fils, mes pitbulls, mes tableaux sur les murs, les toiles d’araignées hors d’atteinte de la femme de ménage…

Lorsqu’on me dit que je devrais « faire de nouvelles expériences » ou « élargir mon horizon », je demande : « pourquoi ? » Je puis aller sur notre terrasse, observer le parc que je connais par cœur, et ne rien désirer de mieux. A ce train-là, je finirai par comprendre le choix du moine chrétien, seul dans sa cellule avec son chapelet. Quoique… J’en doute… J’aime trop la beauté, je l’ai trop connue, et j’ai trop besoin de sa proximité physique... En fait, mes acquisitions passées me possèdent, et j'y reste fidèlement attaché, si inconséquentes qu’elles puissent sembler aux autres.
Bonne journée à tous et à toutes !

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 29° ♑︎ : ☽︎ in 17° ♈︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰ.

Wednesday, December 18, 2019

Il se peut que nous vivions la meilleure de toutes les époques

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Et le Livre de l’Étoile Rubis précise : For so we conceal that life which is beyond (Stel, 25). Le Savoir autrefois réservé aux Initiés d'Hiélopolis est accessible sur votre iPhone; le Pouvoir a ses hérétiques, mais ne les brûle plus; la fin du monde est annoncée, non par des inquisiteurs, mais par une jeune fille avec des couettes. Il se peut que nous vivions la meilleure de toutes les époques.

Cléopâtre n'avait même pas l'eau courante.

Nos grands-mères disent : la nuit, tous les chats sont gris. Les périodes d'extrême low, par lesquelles un Aeon débute nécessairement (mémo : Noël arrive avec l'hiver, au cœur de la nuit la plus longue), sont propices aux discours "réacs" ou "catastrophistes", parce qu'elles encouragent à l'inertie et donnent au médiocre, voire au paria, l'impression que son heure a sonné.

De même, le post-orgasmique chill, atteignant à son point de descente max, donne à l'homme la sensation "c'était-mieux-avant" d'être anéanti, l'envie de ne rien faire et une impression d'anaphrodisie quasi-dépressive qu'il tend à interpréter comme une "lucidité" nouvelle quant à sa compagne, mais qui ne résulte, en fait, que d'une carence testostéronique très momentanée.

C'est le principe des saturnales (douze jours hors-du-temps, ou fête des fous): absolument n'importe quoi, le temps que la nouvelle formule s'installe.

Il est dit qu'un nouvel Aeon se caractérise par un développement tout azimut des moyens de communications, lesquels servent ensuite à une rénovation totale du spirituel. Je ne m’appesantirai pas sur le fait que WWW ait 666 pour valeur numérique. Je note simplement que l'athéisme bobo, de type Bruno-Gaccio-au-Café-du-Commerce, — très bien porté, que dis-je ? quasi la norme il y a trente ans, — est aujourd'hui synonyme d'épaisse stupidité boomer. Il se crée, sur la toile, une secte en moyenne par jour. Si vous avez un téléphone cellulaire, vous avez des convictions religieuses.

De même qu'autrefois Rome, — ridicule nation bidasse dont le seul accomplissement est d'avoir compris que la ligne droite est le chemin le plus court d'un point à un autre, — a soumis la Terre entière à la formule "mondialiste" (catholicisme romain, puis universalisme républicain, puis internationale communiste, puis globalisme économique), de même Internet, — initialement hobby défectueux pour boutonneux et pédophiles, — ayant fait de chaque foyer le Centre du Système et une Capitale du Savoir, une Alexandrie, qu'aucun Paul de Tarse ne pourra brûler, redonne à chaque homme et chaque femme conscience de son astréité, c'est-à-dire de son unicité, c'est-à-dire de sa divinité.

"A partir de maintenant, tout le monde sera célèbre pendant quinze minutes" se raffine, se sublime, s'épanouit progressivement en < Every man and every woman is a star > (AL 1, 3).

Il se peut que nous vivions la meilleure de toutes les époques.

Love is the law, love under will.

ϣ. ☉︎ in 26° ♐︎ : ☽︎ in 15° ♍︎ : ☿︎ : Ⅴⅴ.

Friday, December 6, 2019

Liber 418, 30e Aethyr

Let us alone ! What have we to do with Thee, Thou Jesus of Nazareth ? Go ! Go !

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Peut-être que le génie de l'église de Rome est d'avoir un clergé presque exclusivement composé d'invertis, donc de gens qu'instinctivement, le cerveau de l'homme juge inoffensifs. C'est le sens de "l'Agneau est le pire des esprits malins" (cf. VV 20, §8-9) : les générations futures auront du mal à expliquer en termes sereins qu'un lobby pédocriminel puisse passer neuf siècles à systématiquement détruire la civilisation occidentale, génocider la population européenne, commettre des atrocités sadiques de masse sans équivalent dans toute l'histoire humaine connue, et constituer quand même, dans l'esprit du peuple, l'archétype de la religion de paix et d'amour !

Pour le reste - je veux dire : le < Laisse-nous tranquilles ! Qu'avons-nous à faire avec toi, Jesus de Nazareth ? Va-t'en ! Va-t'en ! > - c'est encore l'écrivain juif Marcus Eli Ravage, biographe des Rothschild (famille qui, rappelons-le, fabriquera, lorsque Cuba, l'Iran et le Venezuela seront tombés, toute la monnaie du monde), c'est Marcus Eli Ravage, dis-je, qui en parle le mieux :

"Vous en voulez au Juif non pas parce que comme certains d’entre vous semblent le croire, il a crucifié Jésus mais au contraire parce qu’il lui a donné vie. Votre vrai désaccord avec nous n’est pas parce que nous avons rejeté le Christianisme mais parce que nous vous l’avons imposé !

"Vos accusations décousues et contradictoires sont loin de valoir la noirceur de notre infamie historique avérée. Vous nous accusez d’inciter à la Révolution à Moscou. Admettons que nous acceptions l’accusation. Et alors ? Comparativement à ce que Paul de Tarse, le Juif, accomplit à Rome, le bouleversement en Russie est une simple bagarre de rue.

"Vous faites grand bruit de l’influence juive indue dans vos cinémas et théâtres. Très bien; accordé, votre plainte est bien fondée. Mais qu’est-ce comparativement à notre stupéfiante influence dans vos églises, vos écoles, vos lois et vos gouvernements, et dans les moindres pensées que vous avez chaque jour ?

"Un Russe maladroit contrefait une série de documents et les publie dans un livre intitulé « Les Protocoles des Sages de Sion » qui montre que nous avons planifié la dernière Guerre Mondiale. Vous croyez ce livre. D’accord. Pour les besoins de l’argumentation, nous en soutiendrons chaque mot. Il est sincère et authentique. Mais qu’est-ce que c’est par rapport à la conspiration historique indéniable que nous avons menée, et que nous n’avons jamais niée parce que vous n’avez jamais eu le courage de nous en accuser et dont le dossier complet subsiste encore pour quiconque veut le lire ?

"Si vous êtes vraiment sérieux quand vous parlez de complots juifs, ne puis-je pas attirer votre attention sur l’un d’eux qui mérite qu’on en parle? Quel besoin de gaspiller son temps à parler du prétendu contrôle de votre opinion publique par les financiers, les propriétaires de journaux et les magnats du cinéma juifs, quand vous pourriez aussi bien et à juste titre nous accuser du contrôle avéré de votre civilisation par les Doctrines Juives ?

"Vous n’avez pas commencé à apprécier l’ampleur réelle de notre culpabilité. Nous sommes des intrus. Nous sommes des perturbateurs. Nous sommes des destructeurs.

"Nous avons pris votre monde originel, vos idéaux, votre destin, et les avons détruits.

"Nous avons été à la base non seulement de la dernière Grande Guerre, mais de presque toutes vos guerres, pas seulement en Russie, mais de tout autre révolution majeure dans votre histoire.

"Nous avons apporté la discorde et la confusion et la frustration dans votre vie personnelle et publique. Et nous continuons encore.

"Personne ne peut dire combien de temps nous allons continuer à le faire.

"Regardez un peu en arrière ce qu’il s’est passé. Il y a dix-neuf siècles, vous étiez une race innocente et sans souci, la race païenne. Vous adoriez d’innombrables dieux et déesses, les esprits de l’air, de l’eau vive et de la forêt. Vous aviez une fierté sans vergogne en la gloire de vos corps nus. Vous sculptiez les images de vos dieux et les courbes humaines si séduisantes. Vous preniez plaisir aux combats de terrain, dans l’arène et sur le champ de bataille.

"La guerre et l’esclavage étaient des institutions stables dans vos systèmes. Batifolant sur les coteaux et dans les vallées des grands espaces, vous spéculiez sur l’émerveillement et le mystère de la vie et avez jeté les bases des sciences naturelles et de la philosophie. Votre culture était noble et sensuelle, non tourmentée par l’introduction d’une conscience sociale ou par quelque questionnement sentimental sur l’égalité humaine.

"Qui sait quelle grande et glorieuse destinée aurait été la vôtre si nous vous avions laissés tranquilles.

"Mais nous ne vous avons pas laissés tranquilles. Nous vous avons pris en main et avons tiré vers le bas la belle et généreuse organisation que vous aviez élevée, et avons changé complètement le cours de votre histoire. Nous vous avons conquis comme aucun de vos empires n’a jamais dompté l’Afrique ni l’Asie. Et nous avons fait tout cela sans armées, sans balles, sans effusion de sang ni troubles, sans force d’aucune nature. Nous l’avons fait uniquement par la puissance irrésistible de notre esprit, avec des idées, avec de la propagande.

"Nous avons fait de vous les porteurs volontaires et inconscients de notre mission pour le monde entier, pour les races barbares de la terre, pour les innombrables générations à naître. Sans comprendre entièrement ce que nous vous faisions, vous êtes devenus l’ensemble des agents de notre tradition raciale, portant notre doctrine jusqu’aux confins inexplorés de la Terre.

"Nos coutumes tribales sont devenues le cœur de votre code moral. Nos lois tribales ont fourni les bases fondamentales de toutes vos constitutions et systèmes juridiques respectables. Nos légendes et nos contes populaires sont les traditions sacrées que vous fredonnez à vos enfants. Nos poètes ont empli vos livres de cantiques et de prières. Notre histoire nationale est devenue un élément incontournable d’érudition de vos pasteurs, prêtres et savants. Nos rois, nos hommes d’Etat, nos prophètes, nos guerriers sont vos héros.

"Notre ancien petit pays est votre Terre Sainte.

"Notre littérature nationale est votre Sainte Bible.

"Ce que notre peuple pensa et enseigna devint inextricablement tissé à votre propre discours et tradition, au point que personne parmi vous ne peut être qualifié d’instruit, de cultivé s’il n’est pas familier avec notre héritage racial. Les artisans juifs et les pêcheurs juifs sont vos professeurs et vos saints, avec d’innombrables statues sculptées à leur image et un nombre incalculable de cathédrales érigées à leur mémoire.

"Une jeune fille juive est votre idéal de maternité et de féminité. Un prophète rebelle juif est le personnage central de votre culte religieux. Nous avons tiré vers le bas vos idoles, rejeté votre héritage racial, et y avons substitué notre Dieu et nos traditions.

"Aucune conquête dans l’histoire ne peut même se comparer à cette victoire absolue de notre conquête sur vous.

"Comment avons-nous fait ?

"Pour ainsi dire par accident. Il y a près de deux mille ans, dans la lointaine Palestine, notre religion était tombée en décadence dans le matérialisme. Les changeurs de monnaie étaient en possession du temple. Des prêtres égoïstes et dégénérés escroquaient notre peuple et s’enrichissaient. Puis un jeune patriote idéaliste se leva et alla partout appeler à un renouveau de la foi. Il n’avait aucune intention de créer une nouvelle église. Comme tous les prophètes avant lui, son seul but était de purifier et revitaliser l’ancienne croyance.

"Il attaqua les prêtres et chassa les changeurs du temple. Ceci l’amena à un conflit avec l’ordre établi et ses soutiens. Les autorités romaines, qui occupaient le pays, craignant que son agitation révolutionnaire soit un effort politique visant à les évincer, l’arrêtèrent, le jugèrent et le condamnèrent à mort par crucifixion, une forme courante d’exécution à cette époque.

"Les disciples de Jésus de Nazareth, principalement des esclaves et de pauvres ouvriers, dans le deuil et la déception, se détournèrent du monde et se constituèrent en une confrérie de pacifistes non résistants, partageant la mémoire de leur chef crucifié et vivant ensemble à la manière communiste. Ils étaient simplement une nouvelle secte en Judée, sans pouvoir ni importance, ni la première ni la dernière…

"Ce n’est qu’après la destruction de Jérusalem par les Romains que le nouveau credo prit une place de premier plan. Ensuite, un Juif patriote du nom de Paul ou Saul conçut l’idée d’humilier la puissance romaine en détruisant le moral de ses troupes avec les doctrines d’amour et de non-résistance prêchées par la petite secte de Juifs Chrétiens. Il devint l’Apôtre des Gentils, lui qui jusqu’alors avait été l’un des persécuteurs les plus actifs de la bande.

"Et Paul fit si bien son travail qu’en l’espace de quatre siècles, le grand empire qui avait conquis la Palestine ainsi que la moitié du monde, était un monceau de ruines. Et la loi qui sortit de Sion devint la religion officielle de Rome.

"Ce fut le début de notre position dominante dans votre monde. Mais ce n’était qu’un début.

"Depuis ce jour, votre histoire est un peu plus qu’une lutte pour la maîtrise entre votre ancienne mentalité païenne et notre mentalité juive. La moitié de vos guerres, petites et grandes, sont des guerres de religion, combattues pour l’interprétation d’une chose ou d’une autre, selon nos enseignements. Vous vous étiez à peine libérés de votre simplicité religieuse fondamentale et tentiez l’initiation de la pratique de la Rome païenne, que Luther, armé de nos doctrines, surgit pour vous abattre et rétablir notre patrimoine.

"Prenez les trois principales révolutions des temps modernes, la Française, l’Américaine et la Russe. Que sont-elles, si ce n’est le triomphe du concept social, politique et de justice économiques juif ?

"Et nous ne sommes pas au bout. Nous vous dominons toujours.

"En ce moment même, vos églises sont déchirées par une guerre civile entre les Fondamentalistes et les Modernistes, c’est-à-dire entre ceux qui s’accrochent littéralement à nos enseignements et nos traditions, et ceux qui s’efforcent lentement de nous déposséder.

"A Dayton, dans le Tennessee, une communauté éduquée par la Bible interdit l’enseignement de votre science, car elle entre en conflit avec notre récit historique de l’origine de la vie, et M. Bryan, le chef de l’anti-juif Ku Klux Klan à la Convention Nationale Démocrate, fait la lutte suprême de sa vie en notre nom, sans remarquer la contradiction. Encore et encore, l’héritage puritain de Judée se répand par vagues, censure du théâtre, Blue laws du dimanche, National Prohibition Acts. Et pendant que ces choses se produisent, vous radotez sur l’influence juive dans les films !

"Est-il étonnant que vous nous en vouliez ?

"Nous avons mis un frein à votre progrès. Nous vous avons imposé un livre étranger et une foi étrangère que vous ne pouvez ni avaler ni digérer, qui est à contre-courant de votre mentalité d’origine, qui vous met éternellement mal à l’aise, et pour lesquels vous manquez de courage, soit pour les rejeter, soit pour les accepter dans leur intégralité.

"Bien sûr, vous n’avez jamais accepté nos enseignements chrétiens en totalité. Dans vos cœurs, vous êtes encore païens. Vous aimez toujours la guerre, les images sculptées, et les conflits. Vous êtes encore fiers de la beauté des courbes humaines nues. Votre conscience sociale, en dépit de toute démocratie et toutes vos révolutions sociales, est toujours une chose pitoyable et imparfaite.

"Nous avons simplement divisé votre âme, brouillé vos impulsions, paralysé vos désirs. Au milieu de la bataille, vous êtes obligé de vous agenouiller devant celui qui vous a ordonné de tendre l’autre joue, qui vous a dit « Ne résiste pas au mal» et «Béni soit les artisans de la paix ». Dans votre soif de gain, vous êtes soudain perturbé par une mémoire de vos jours d’école du Dimanche (l’Église) qui vous dit de ne pas vous soucier du lendemain.

"Dans vos luttes revendicatrices, quand vous frapperiez par une grève sans le moindre scrupule, vous vous rappelez soudainement que les pauvres sont bienheureux et que tous les hommes sont frères dans la paternité du Seigneur. Et lorsque vous êtes sur le point de céder à la tentation, votre formation juive vous en dissuade et vous retire la coupe pleine des lèvres.

"Vous, Chrétiens, n’êtes jamais devenus christianisés. Sur ce point, nous avons échoué avec vous. Mais nous avons détruit pour toujours le plaisir du paganisme en vous.

"Alors, pourquoi ne devriez-vous pas nous en vouloir? Si nous étions à votre place, nous vous en voudrions probablement plus que vous ne le faites. Mais nous n’hésiterions pas à vous dire pourquoi. Nous ne recourrerions pas à des subterfuges et à des prétextes évidents.

"Avec des millions de petits commerçants juifs douloureusement respectables tout autour de nous, nous ne devrions pas insulter votre intelligence et notre propre honnêteté en parlant de communisme comme d’une philosophie juive. Et avec des millions de colporteurs et ouvriers juifs travaillant dur et besogneux, nous ne devrions pas nous rendre ridicule en parlant du capitalisme international comme d’un monopole juif.

"Non, nous devrions aller droit au but. Nous devrions regarder cette pagaille complexe que nous appelons civilisation, ce mélange moitié Chrétien, moitié Païen, et si nos places étaient inversées – nous vous dirions à brûle-pourpoint: Merci à vous, à vos prophètes et à votre Bible pour ce chaos."

- Century Magazine, 1928.

Impossible de ne pas relever à quel point ce célèbre texte fait écho aux paroles de l'Agneau dans le 20e Aethyr : < Je suis le plus grand des menteurs, car ma pureté et mon innocence séduiront le pur et l'innocent, qui, si je n'étais pas là, parviendraient au centre de la roue. Le loup ne trahit que le cupide et le tricheur ; le corbeau ne trahit que le mélancolique et le malhonnête. Mais je suis celui dont il est écrit : Il trompera même les élus... J'ai festoyé du sang des saints, mais les hommes ne soupçonnent pas que je sois leur ennemi, car ma toison est blanche et chaude, et mes dents ne sont pas des dents qui arrachent la chair, et mes yeux sont doux, et on ignore que je suis le chef des esprits de mensonge que le Père de tout a rejetés de devant Sa face au commencement. >

En ce sens, Frère Tuck et Dago Red sont plus redoutables que Torquemada et Bernardo Gui, même si, comme partout dans la Nature, le mal sécrète ici son remède : Aleister Crowley, Friedrich Nietzsche et David Eden Lane ont pour seul point commun d'avoir été élevés par des prédicateurs chrétiens.

Bonne soirée à tous, et Christians to the lions sans exception possible.

Love is the law, love under will.

ϣ. — ☉︎ in 14° ♐︎ : ☽︎ in 7° ♈︎ : ♀︎ : Ⅴⅴ.