Showing posts with label Christianisme. Show all posts
Showing posts with label Christianisme. Show all posts

Wednesday, June 23, 2021

Tout est accompli

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le deuxième des Jours de Grande Lumière et on ne peut pas être plus intensément Soleil en Cancer que ça — à moins, bien sûr, d'être Da'at Darling, si Cancer qu'elle vient de sortir un podcast où elle déclare que "la positivité est toxique (sic) parce que validiste" — et "toxique (sic)" est, objectivement, une formule hyper cool.

Avouez tout de même... "la positivité est toxique parce que validiste"... De la part de quelqu'un dont la bio twitter comporte la mention "Thélémite" !... Da'at Darling est plus native du Cancer qu'une métastase cérébrale. 

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 3, verset 60, et chapitre 4, versets 1 à 3.

60. Then shall all this which is written be accomplished: yea, it shall be accomplished.

Commentaire : Nul peuple encore plus ou moins vaguement raccordé au chamanisme primordial n'ignore que les prophéties de bonheur s'accomplissent toujours ponctuellement, au lieu que les prophéties de malheur sont absolument inéluctables mais indéfiniment repoussables.

Les Heathen, eux, ont un curieux rapport aux Oracles (les horoscopes de bonniches sont des Oracles), de type : "J'ai 7-2 dépareillés, c'est lourd, il va falloir que je relance, ou : j'ai un carré d'as, c'est cool, je peux passer."

Quels gens bizarres... Si j'annonce à un trog : "La semaine prochaine, tout ce que vous touchez se change en or, les femmes serrent très fort les genoux sur votre passage, les nains acceptent que vous les lanciez, etc.", il me répond : "Très bien, je vais pantoufler à la maison toute la semaine"...

Amis trogs, ne débranchez pas votre aïeul en état de mort encéphalique : il a atteint à votre idéal de bonheur terrestre !

✶✶✶

1. I am like a maiden bathing in a clear pool of fresh water.

Commentaire
Ça me rappelle : je m’alcoolisais, un soir de 1er août, en compagnie du célèbre Fix. Nous avions passé le début de la nuit à broyer du homard dans un restaurant mode, puis migré sous les chapiteaux corinthiens et ioniques d’un palace décadent, où, installés au bar, absolument désert, nous nous enivrions de cocktails anciens : Double D, Moscow Mule et Baltimore Eggnogg.

Abrutis par l’action combinée de l’alcool et du sucre, nous nous étions mis à parler fées, et je soutenais mordicus que ce verset du Liber VII concernait Mélusine.

Mélusine ! La femme serpente, ancêtre des Lusignan !

Bien l'occasion de rappeler que, pour moi, Palestine est la fée séquestrée avec un lutin dans le mont Canigou et que je me suis mépris pendant des années sur le sens de vos pancartes "Free Palestine".

2. O my God! I see Thee dark and desirable, rising through the water as a golden smoke.

Commentaire : Fra Orpheus dit de ce verset : < The smoke is the veil of Paroketh. >

On sait que le voile de Paroketh, 
 פרכת, guématrie 700, qui est celle de Seth, l'attachement à la matière, l'oryctérope attitude, la troglodyte way of life— représente, météorologiquement, le mystère des "cruels nuages" et, physiologiquement, le prépuce, c'est-à-dire, d'une façon générale, ce dont il faut être décalotté pour pénétrer le Saint des Saints et avoir accès à la source de vie.

700 peut se lire : "vie incarnée x matérialité de chez matérialité", et quiconque demande "Pourquoi avoir créé un repli de peau dont on sait seulement qu'il faut l'enlever ?" demande par conséquent  "Pourquoi avoir créé le monde ?"

Le monde ! < 
the little world my sister >, dit Nuit (AL 1, 53) : le monde est donc femme, et je lisais récemment un incel chrétien de petite taille qui réclamait "l'interdiction des femmes" hors-cloître et sans burka  Le "droitard"  small dick energy qui fait banquette en critiquant la musique et la déco uniquement parce qu'il ne sait pas danser, finit toujours par exiger la proscription des danseurs — mais nous avons de long temps traité ce problème du rapport du low man au Monde, c'est-à-dire à la femme :

Il faudrait vraiment se décider à tordre le cou à cet « idéal » troglodyte de la femme « chaste » – inventé par et pour des sous-humains ou des non-humains, qui débandent en présence d’une femme forte, et donc brûlent, torturent, terrorisent les femmes jusqu’à ce qu’elles renoncent à ce qui fait d’elles des femmes, principalement à toute exigence de satisfaction sexuelle.

« Vouloir être comblée », à tous les sens du terme, est, évidemment, la définition essentielle de la nature féminine : Natura abhorret a vacuo. Lorsqu’un « homme » est incapable de répondre à cette attente, il élucubre un « idéal » de « femme chaste » (du latin castus, littéralement : « que l’on garde fermé »), donc de femme « close », donc d’anti-femme. Puis il met au point des systèmes absurdes qui contraignent son épouse à se conformer à cet « idéal », ou du moins à l’accepter comme standard de conduite « irréprochable ».

C'est donc par tikoun, en antidote, qu'il nous est prescrit : < let all chaste women be utterly despised among you ! > (AL 3, 55)

Les crapulous creeds (AL 3, 54) sont d'exécrables perversions, qui autorisent des « hommes » à qui, en temps normal, une jolie femme ne donnerait même pas l’heure – des hommes pour qui, s’ils osaient l’aborder dans un bar, elle ne gaspillerait pas l’oxygène nécessaire à les envoyer paître (et s’enculer entre eux, puisqu'ils manquent de tendresse) – d'exécrables perversions, dis-je, qui permettent à ces hommes-là de transformer cette femme-là en esclave et en vide-burnes, auquel ils interdisent, par-dessus le marché, de laisser échapper la moindre parole qui ne soit pas ultra-valorisante pour leur égo, c’est-à-dire qui ne soit pas un mensonge – et ces mêmes « hommes » se plaignent ensuite qu'ils vivent avec une bonniche frigide et hypocrite !!!

Les Charybde et Scylla de la condition féminine sont la Bonniche (la « femme modeste », cf. AL 2, 52) et la Roulure (la « femme déchue », cf. AL 3, 43) : or, les crapulous creeds exigent ces écueils : l’épouse doit être « modeste » et la maîtresse « roulure » – jamais une femme n'a le droit de se conduire en femme.

Bien sûr, il n’existe pas de chrétien sincère. La morale chrétienne est un deal tacite entre curie homosexuelle et beta males. Le propre des petites bites est de condamner l’érotisme – le propre de l’incapable est de condamner l’accès de femmes à un poste de pouvoir direct – le propre du pauvre est de stigmatiser la vénalité féminine. Les chrétiens (et Alain Soral) n’ignorent pas comment se recrutent les losers.

3. Thou art altogether golden, the hair and the eyebrows and the brilliant face; even into the finger-tips and toe-tips Thou art one rosy dream of gold.

Commentaire : Fra Orpheus dit de rosy gold que c'est une image de Tipheret.

Tipheret est le principe d'Harmonie et, à une jeune femme qui me demandait récemment "comment harmoniser le yin et le yang dans son couple", j'ai répondu : "Aie un mari chochotte et un amant fougueux."

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 2° ♋︎ : ☽︎ in 12° ♐︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Golden Smoke (2020)

Wednesday, January 27, 2021

Beautiful God

Amis chers, gens beaux et heureux, 

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

J. m'a demandé hier pourquoi, si "le féminin ne doit pas prendre l'initiative", Nuit parle la première dans le Livre de la Loi.

Je lui ai dit : "C'est comme en amour : la forme du féminin envoie un message qui enflamme le désir qui pousse le masculin à l'initiative – ou, selon ma formule inlassable :
La condition indispensable à la condition indispensable à la survie de l’espèce est que l’homme bande – Au commencement était la gaule. On pourrait aisément en conclure à la phallocratie et au patriarcat, s'il ne fallait que quelqu'un suscitât la gaule en question – devons-nous en déduire qu'« au commencement était Michelle Rodriguez » ?
"Ainsi, Nuit ne parle pas la première dans le Livre : c'est Aiwass qui transmet le message de la Déesse – Puis, lorsque le texte passe en style direct, c'est le prince-prêtre qui prend l'initiative de parler, et Nuit qui lui répond, comme il est écrit : < Then saith the prophet and slave of the beauteous one, etc. > (AL 1, 26)."

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber Tzaddi vel Hamus Hermeticus sub figurâ XC, versets 29 à 32.

29. This immortality is no vain hope beyond the grave : I offer you the certain consciousness of bliss.

Commentaire : La mort, constituant l'un des trois interdits majeurs du Livre de la Loi (< Death is forbidden > (AL 2, 73) < thou shalt not die, but live > (AL 2, 21)), la mort, dis-je, intéresse peu les Thélémites — Nous ne nous attachons pas à l'eschatologie, mais à la vie en ce monde, ce qui est beaucoup plus important : quel homme, lorsqu'il s'affaire, durant ses heures de veille, à sa praxis initiatique, au bien-être de sa famille, à son activité professionnelle, s'inquiète de savoir ce qu'il peut bien, techniquement, advenir de lui quand il dort ?

30. I offer it at once, on earth ; before an hour hath struck upon the bell, ye shall be with Me in the Abodes that are beyond Decay.

Commentaire : On m'a fait remarquer dernièrement à quel point la réponse de Jésus au Bon Larron (Luc 23, 43) rappelait ce verset.

IAO 131, sur son très remarquable blog Christianity is Dead, Thelema lives, écrivait, en 2010 :
The old Aeon was the Aeon of Osiris, the Father and the Suffering man, encapsulated in the figure of Jesus Christ; before that was the Aeon of Isis, the pagan era. This is now the Aeon of the Crowned & Conquering Child.

Even Jesus foretold of this mystery when he said “And said, Verily I say unto you, Except ye be converted, and become as little children, ye shall not enter into the kingdom of heaven” (Matthew 18:3).

Thelema asserts in its own Bible that “Every man and every woman is a star” and that godhead is “above you & in you” and “the flame that burns in every heart of man, and in the core of every star.”

God is not some Being outside of ourselves. He is not some cloudy figure, perhaps an old man of sorts, that watches our every move and judges us. He is not a stern father that judges and rebukes you, but “the Child-Voice of Love in thine own Soul!”

In a sense, Jesus was an example of the Man-God, who was both Man and God. In him was God made Man and Man made God. Even as he says, “I and my Father are one.” (John 10:30)

In the symbol we sign each message with, the Unicursal Hexagram, we show God and Man as One. Traditionally, the Hexagram is formed of two separate triangles representing interlocking opposites of male & female, god & man, spirit & matter, etc. The unicursal hexagram – which literally means a hexagram that can be drawn in one stroke without lifting up a pen – symbolically asserts a unity between these complements.

31. Also I give you power earthly and joy earthly; wealth, and health, and length of days. Adoration and love shall cling to your feet, and twine around your heart.

Commentaire : L'étrange est que Ra-hoor-khuit sollicite, comme moyens de libération, les stimuli qui entraînent, ordinairement, les plus sévères addictions de l'homme : l'appétit de pouvoir, l'oubli de soi dans la consommation des plaisirs terrestres, la cupidité, la peur de la maladie, la peur de la mort, le désir de reconnaissance sociale et les carences affectives à combler.

Choronzon (la restriction soit sur lui) est comme une oligarchie de control freaks qui, ivre de pouvoir, voudrait amener les gens à renoncer volontairement à toutes leurs libertés individuelles (power earthly) : elle y parviendrait en leur faisant consommer du porno non-stop (joy earthly) pendant qu'elle transfère tout leur argent à une minuscule et richissime élite (wealth), en brandissant la menace d'une maladie imaginaire (health) qui aurait tué des centaines de milliers d'individus que personne n'a jamais rencontrés (length of days), et en détruisant impitoyablement, — par censure, bannissement, cancel culture, etc. — la vie sociale (adoration and love) de quiconque s'avise de se plaindre.

Comment, donc, ces sept désirs, instruments de choix du tyran, pourraient-ils s'avérer libérateurs ?

Il est écrit : < Unto thee shall be granted joy and health and wealth and wisdom when thou art no longer thou. > (Cheth, 13) — la clé de l'énigme est le fin-mot et le fin-mot est < no longer thou >.

Ra-hoor-khuit nous dit que s'extirper de quelque restriction que ce soit exige une radicale métamorphose, que dis-je ? une alchimique transmutation de soi — c'est pourquoi il ordonne : < vénérez moi par le sabre > (AL 3, 11), arme qui représente le pouvoir d'analyse et de discernement.

Mais ce processus n'implique aucun refoulement de nos désirs — Il nous invite, au contraire, à recourir à leur prodigieux pouvoir de construction et à délaisser leur aspect destructeur (Si le désir de reconnaissance sociale fait de vous un grand écrivain, il est constructif ; s'il fait de vous une pute à clique, il est destructeur.)

Comprenez : c'est juste que Choronzon (la restriction soit sur lui) complique sciemment les choses — En réalité, il n'y a jamais que les Trois Forces — soit, dans la Ruach : le désir de reproduction, l'instinct de survie et l'inspiration artistique — mais je crois vous avoir déjà parlé de ça... ;)

Nul ne peut changer le monde qu'il ne se soit changé lui-même, de fond en comble (< when thou art no longer thou >), ce qui implique essentiellement de rejeter la totalité de ce que son passé comporte d'inauthentique ou de honteux, comme il est écrit : < Behold! the rituals of the old time are black > (AL 2, 5) — Le Nouvel Aeon a lieu tous les matins. Toutes les secondes, pour peu que vous le vouliez.

32. Only your mouths shall drink of a delicious wine — the wine of Iacchus; they shall reach ever to the heavenly kiss of the Beautiful God.

Commentaire : On me parle des "contraintes" de l'Initiation, mais celle-ci étant une démarche strictement individuelle, offre, au contraire, une absence totale de contrainte.

D'où viendrait le stress ? Du jugement de mon Maître ? Mais mon Maître est comme un songe : un truchement par lequel Hadit m'enseigne, ainsi qu'il est écrit : < I am the Master > (AL 2, 65).

Serait-ce, alors, le stress qu'entraîne le désir d'atteindre à la prééminence ? Pourquoi désirerais-je atteindre à quoi que ce soit ? Je suis déjà l'Unique Saint Elu, ainsi qu'il est écrit : < thou art the Holy Chosen One > (AL 2, 65), comment ferais-je mieux ?

Bonne journée à tous et à toutes !

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 7° ♒︎ : ☽︎ in 21° ♋︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰ.

Thursday, October 22, 2020

Æthyr 26 (Super Scorpio)


Amis chers, gens beaux et heureux,
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Le Liber XXX Aerum vel Saeculi sub figurâ CCCCXVIII rapporte que le Maître Therion, alors qu'il explorait le vingt-sixième Æthyr, — que l'on nomme DES, ou Ecclesia abhorret a sanguine, — vit tout à coup le dieu Geb, étendu sur le dos, en qui se "concentrait" une mer de "sang coagulé" qui avait recouvert l'essentiel du monde. (VV 26, §13)

A son retour, le Maître commenta ainsi la Vision : "La Terre a absorbé toute la ruine amenée par Jésus, afin de rebâtir la vie au moyen de la putréfaction — sa formule habituelle."

Et je demande : Quoi de plus authentiquement synchrone que des histoires de Jésus nuisible et de décomposition de matières organiques en pleine rétrogression mercurienne et à la veille de l'entrée du Soleil en Scorpion ?!!

Il me revient, par association, d'avoir publié jadis, à ce moment de l'année, une série d'aphorismes sous le titre : Sol in Scorpio — Maximes, anecdotes & pensées pour un Ménage d'Automne optimal, dont je vous livre un florilège pour vous parler de moi, éclairer votre Méditation et égayer vos couvre-feux :

J’ai mené une existence d’aventurier dandy, impliquant une multitude de tampons sur mon passeport, de liaisons sans lendemain, de rixes sanglantes et de cellules de dégrisement. Il vous faudrait trois vies pour approcher ne serait-ce que le nombre de ragots qui me concernent.

J’ai dépassé ce stade du Syndrome de Peter Pan. Psychologiquement, j’ai réussi à sortir de l’enfance. A atteindre la puberté. Résultat : mon enfant intérieur se masturbe constamment.

Vieillir ne m’inquiète pas plus que ça. J’ai le temps de voir venir. On nous a enseigné à l’école, lors de « campagnes de prévention », que le cerveau cessait instantanément de se développer dés que l’on prenait de la cocaïne. Je suis donc actuellement âgé d'environ quinze ans.

Mes idoles ont toujours été des gens comme Alexandre, Napoléon, et le type qui a inventé le panini.

Je ne prends plus de gants. Dés que mon interlocuteur commence sa phrase par : « On m’a raconté que tu… », j’interromps à tout hasard : « On ment. Ce sont des calomnies, répandues par les jaloux pour me compromettre auprès de ma famille. »

Nous avons tous nos vices, hélas... Il faut savoir se ressaisir. Le truc est de trouver les quatre ou cinq mauvaises habitudes autodestructrices que vous préférez, et de s’en tenir à celles-là.

La phrase de moi qui a le plus intrigué mon entourage direct est celle-ci, publiée dans un vieux billet: « Fillon veut faire voter un nouvel impôt sur la fortune. Pourquoi ne prend-t-il pas plutôt l'argent des pauvres ? D'accord, ils n'en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux ! » Tout le monde se demandait comment réagir. En fait, je n’en sais rien. Ça change en fonction de l’humeur. Suivant ce que vous avez pris au petit-déjeuner, c’est du premier, du second ou du trente-sixième degré.

Nous jouions l’autre jour à une version custom du Portrait Chinois, et on me demandait quel personnage de fiction me définissait le mieux. J’ai répondu : « Dark Vador. Parce qu’on n’est pas près d’en avoir fini avec moi et qu’il est tout à fait possible que je sois ton père biologique. »

Le sens de l’amitié est primordial. J'ai à manger ? mes copains ont à manger. J’ai de l'alcool ? mes copains ont de l'alcool. J’ai des nanas ? mes copains ont de l'alcool.

Avertie, par quelque bonne langue, de mon cubage moyen de cocaïne, une chrétienne, genre « préfette », a évoqué, devant certains membres de mon conseil de famille, « le problème que pose [ma] consommation de drogue ». Ma consommation de drogue ne pose aucun problème : j’ai largement assez d’argent.

Contrairement à la croyance commune, je n’estime pas être parfait. Se croire parfait est un défaut, et je n’ai pas de défaut.

Je me suis fait faire deux t-shirts : « Rien n’est éternel. Mais je peux tenir toute la nuit » et « Bien sûr que je suis défoncé ! Pourquoi croyez-vous que je porte des ray-ban en octobre ? »

Ça me rappelle la fois où je me suis fait virer comme un malpropre d'une boîte de gouines bordelaise, appelée l’Antheus, pour avoir posé, au bar, la devinette suivante : « Combien faut-il de lesbiennes pour changer une ampoule ? – Deux : une pour changer l’ampoule et l’autre pour me sucer la bite ». C’était le bon temps !

Je suis pour le mariage gay à condition que les deux filles soient canons.

Sarah : Ce n’est pas un peu lourd, à force, que tous tes billets finissent par la même phrase ?
Moi : Non. C’est la meilleure méthode. C’est comme dans un porno : impossible de rater la chute parce que tout le monde la connait déjà.

Ne prenez pas cette histoire d’Hypostase de Wotan trop au sérieux – Si j’étais réellement un avatar du magicien suprême, les trois-quarts d’entre vous seraient des filles et les autres des bouteilles de Dom Pérignon.

Quand je mourrai, répandez mes cendres sur l’année 2005.

Love is the law, love under will.

 LF ☉︎ in 29° ♎︎ : ☽︎ in 16° ♑︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰ.

Illustration : ATU XIII par Milo Manara

Sunday, October 18, 2020

DDCRTC #11 : Phantastically Onomatopoeitic


Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

« Messe Gnostique : la congregation augmente à mesure que la liberté de réunion s'amenuise en France, ce qui prouve qu'il ne faut pas désespérer de l'homme ou que Jean Castex est un Thélémite habilement déguisé en Gilles Gaston-Dreyfus.

« Agapes : parlons crapulous creeds.

« Christianisme : La morale chrétienne, c'est un gay passif qui "pardonne" à un gay macho de l'avoir sodomisé un peu brutalement la veille.

« Islam : Je ne reproche pas à l'Islam d'avoir décapité Samuel Paty, qui était prof d'Histoire et petit de taille. Non : je reproche à l'Islam d'être un < mere nonsense suited to the intelligence of the peoples among whom it was promulgated > (Aleister Crowley, New Comment sur AL 3, 52)

« Hindouisme : Gandhi est un gourou mercenaire du tiers-monde, encore plus gourou mercenaire du tiers-monde que Jésus et Nelson Mandela réunis.

« Bouddhisme = régression fœtale institutionnalisée.

« Confucianisme : Confucius était un Jaune et une attention whore, donc un YouTuber. »

Cours sur les différents Commentaires relatifs au Troisième Chapitre du Liber AL vel Legis sub figurâ CCXX, Versets 53 à 56, donné le quatrième dimanche après l'Equinoxe d'Automne.

Love is the law, love under will.

 LF 
☉︎ in 25° ♎︎ : ☽︎ in 18° ♏︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰ.

Tuesday, August 25, 2020

Du 21ème Æthyr

Friedrich Nietzsche, prophète de choc et philosophe au marteau, dont le 25 août est la Grande Fête

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Nous lisons dans le LIBER XXX AERUM vel Saeculi sub figurâ CCCCXVIII : < I say : O thou ape that speakest for Him whose name is Silence, how shall I know that thou speakest truly His thought ? And the muttering continues : Nor speaketh He nor thinketh, so that which I say is true, because I lie in speaking His thoughts : Je dis : "Ô singe qui parle pour Celui dont le nom est Silence, comment saurai-je que tu énonces véritablement Sa pensée ?"  Et le marmonnement continue : "Il ne parle ni ne pense, de sorte que ce que je dis est vrai, puisque je mens en énonçant Ses pensées." > (VV 21, § 19)

Le Maître Therion commente ainsi ce passage : < L'idée est que la Vérité peut être établie par réfutation d'une fausseté > et rien ne saurait être plus absolument raccord avec la présente Grande Fête de Friedrich Nietzsche, « celui qui anéantit le mensonge » !!!

Il me revient d'avoir écrit, en 2009 e.v., dans mon Hommage à saint Alexandre VI et à saint Friedrich Nietzsche à l'occasion du cent neuvième anniversaire de la mort de ce dernier :

Le plus célèbre admirateur d’Alexandre VI – qu’il identifiait à la vie elle-même – est, bien évidemment, Friedrich Nietzsche, dieu de la sagesse, mort il y a cent neuf ans aujourd’hui – Je ne sache pas qu’il y ait, dans cette chère vieille purée de langue française, rien d’assez laudatif pour exprimer le bien que je pense de lui.

Le plus simple serait encore de le citer – Mais que citer ? Inutile de ressasser les fondamentaux : tout le monde a bien intégré, j’espère, que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, qu’il faut vivre dangereusement et qu’un héros doit être libre… Pas la peine d’y revenir…

Moins connu : savez-vous quelles furent les dernières paroles conscientes de Nietzsche ? – « On fait parfois de la Magie… » – J’aime que cet Avatar de Thoth ait conclu son cheminement spirituel sur le mot de Magie.

Et savez-vous quelle fut la dernière phrase qu’il écrivit ?... la cristallisation, le résumé, l’ultime précipité de son œuvre ?... sa signature, en somme ?... – « J’anéantis le mensonge » – Je crois qu’il s’agit là, non d’un au revoir, mais, bien au contraire, d’une proclamation d’identité – comme tous les dieux, Nietzsche se présente avec, en guise de nom, une Formule qui annonce sa fonction dans l’univers… Anéantir le mensonge… Car, passées les private jokes et les formules lapidaires, c’est bien cela que fut son Grand Œuvre : anéantir le mensonge judéo-chrétien…

Théon le Sage, père de la céleste Hypatie, déplorait en son temps qu’on n’eût pas combattu le christianisme par la philosophie plutôt que par les supplices : la moindre disputation entre néo-platoniciens et moines pouilleux eût instantanément démontré l’absurdité des doctrines chrétiennes et sauvé l’humanité, au lieu que les supplices, transformant des clochards psychotiques en héros, émurent la populace et suscitèrent des prosélytes … Nietzsche a donc fait, à la fin de l’ère chrétienne, ce qu’on aurait dû faire aux débuts de celle-ci – et il a vengé le Martyr d’Hypatie...

« Le chrétien, faux jusqu’à l’innocence, surpasse le singe, et de loin – eu égard au chrétien, une fameuse théorie des origines de l’humanité devient pure amabilité…

« Quand on place le centre de gravité de la vie non dans la vie, mais dans « l’au-delà » - dans le Néant – on enlève du même coup tout centre de gravité à la vie […] Tout ce qui, dans les instincts, est bienfaisant, propice à la vie, promesse et garant d’avenir, éveille alors la méfiance. Vivre de telle sorte qu’il n’y ait plus de sens à vivre, voilà ce qui devient alors le « sens » de la vie… A quoi bon le sens social, la gratitude envers nos origines et nos devanciers, à quoi bon travailler ensemble, se faire confiance, œuvrer pour quelque bien commun, et ne pas le perdre de vue ?... Ce ne sont là qu’autant de « tentations », autant d’écart hors du « droit chemin »… « Il n’est besoin que d’une chose… » : que chacun, en tant qu’ « âme immortelle » soit l’égal de chacun, que dans la totalité des êtres, le « salut » de chaque individu puisse prétendre à une signification éternelle, que des petits cagots aux trois quart fous aient le droit de s’imaginer qu’en leur honneur les lois de la nature puissent être constamment violées – […] C’est à cette déshonorante manière de flatter la vanité personnelle que le christianisme doit sa victoire : par là, il a précisément gagné à sa cause tous les ratés, tous les révoltés, tous les laissés pour compte, toute la lie, tout le rebut de l’humanité… […] Le poison de la doctrine des « droits égaux pour tous » - c’est le christianisme qui l’a répandu le plus systématiquement. De tous les recoins les plus dissimulés de tous les mauvais instincts, le christianisme déclare une guerre à outrance à tout sentiment de respect et de distance entre l’homme et l’homme, c'est-à-dire à la seule condition qui permette à l’homme de s’élever et de s’épanouir. Du ressentiment des masses, il a su forger son arme principale contre nous, contre tout ce qu’il y a de noble, de joyeux, de magnanime sur terre. […] La mentalité aristocratique est ce qui a été miné le plus souterrainement par le mensonge de « l’égalité des âmes ». Et si c’est de croire aux prérogatives du plus grand nombre qui fait des révolutions et en fera encore – c’est le christianisme, n’en doutons pas, ce sont les jugements de valeur chrétiens que toute révolution transpose dans le sang et le crime. Le christianisme est un soulèvement de tout ce qui rampe au sol contre tout ce qui a de la hauteur…

« Ce don proprement génial de s’affubler de « sainteté » - à s’y tromper soi-même – jamais égalé, cette contrefaçon de mots et d’attitude élevée au niveau d’un art, cela n’est pas dû au hasard de n’importe quel talent individuel. C’est affaire de race. Dans le christianisme, conçu comme l’art de mentir pieusement, c’est tout le judaïsme, toute une préparation rigoureuse, toute une pratique juive plusieurs fois séculaire, qui atteint à l’ultime maîtrise. Le chrétien, cette ultima ratio du mensonge, c’est encore le Juif, encore trois fois le Juif […] Des petits super-Juifs, mûrs pour tous les asiles d’aliénés, ont retourné les valeurs en fonction d’eux-mêmes, comme si le chrétien était le sens, le sel, la mesure et le jugement dernier de tout le reste… Cette calamité ne fut rendue possible que parce qu’une forme apparentée et ethniquement parente de mégalomanie avait déjà vu le jour : la mégalomanie juive…

« Le chrétien n’est qu’un Juif de confession plus ouverte…

« On ferait bien de mettre des gants lorsqu’on lit le Nouveau Testament. Le contact de tant de malpropreté en fait presque une obligation. Comme fréquentation, nous choisirons les « Premiers Chrétiens » aussi peu que les Juifs polonais… Le « Premier Chrétien » est, de par son instinct le plus élémentaire, un rebelle contre tout ce qui est privilégié – il vit, il lutte toujours pour « l’égalité des droits »… A y regarder de plus prés, il n’a pas le choix… tout autre principe de sélection, par exemple en fonction de la sincérité, de l’esprit, de la virilité et de la fierté, en fonction de la beauté et de la générosité de cœur, appartient tout simplement « au monde » - c’est le mal en soi… Moralité : chaque parole que prononce un chrétien est un mensonge, chaque action qu’il fait une imposture instinctive…

« Ai-je besoin de dire que dans tout le Nouveau Testament apparaît une seule figure qui mérite d’être honorée ? C’est Pilate, le procurateur romain. Prendre au sérieux une querelle de Juifs – voilà qui est au-dessus de ses forces. Un Juif de plus ou de moins – quelle importance ?... Le sarcasme aristocratique d’un Romain devant lequel on abuse effrontément du mot « vérité » a enrichi le Nouveau Testament du seul mot de valeur qu’il contienne, et qui, à la fois, le critique et le réduit à néant : « Qu’est-ce que la vérité ? » »
(L'Antéchrist)

B - Sir, tu as déclaré : « Nietzsche est mon Jiminy Cricket, mon life coach et mon conseiller conjugal », mais ci-dessus, pardon ! il n'est pas très woke... on le classerait même problématique aujourd'hui...

S - Tant mieux ! J'ai également dit qu'être nietzschéen, c'est « faire partie des inclassables », mais va expliquer ça à des milléniaux, tenant de la cancel culture, qui, pourtant, se piquent de non-binarité... Nietzsche, en bon natif de la Balance, était homme de Maât, c'est-à-dire de Justesse : il évolue par delà le philo et l'anti. S'il reprochait aux Juifs d'avoir inventé le christianisme, il disait pis que pendre des antisémites – non, certes ! par virtue signalling, mais par aversion innée pour ce que l'antisémitisme, – en tant que haine systématique envers un groupe considéré, à tort ou à raison, comme privilégié, – comporte de servile et donc de chrétien...

B - Il a des mots vraiment durs pour les Juifs dans son premier ouvrage...

S - Oui, mais ils s'adressent aux Juifs du début du christianisme – Dans Aurore, Nietzsche écrit : « Les ressources spirituelles et intellectuelles des Juifs d’aujourd’hui sont extraordinaires […] Tout Juif trouve dans l’histoire de ses pères et de ses ancêtres une mine d’exemple du sang-froid et de la ténacité les plus inébranlables au milieu de situations terribles, des ruses les plus subtiles pour tromper le malheur et le hasard en en tirant profit ; leur courage sous le couvert d’une soumission pitoyable, leur héroïsme […] surpassent les vertus de tous les saints […] Ils n’ont jamais cessé eux-mêmes de se croire voués aux plus grandes choses, et les vertus de tous les êtres souffrant n’ont jamais cessé de les embellir […] Et cette abondance de grandes impressions accumulées que constitue l’histoire juive, cette abondance de passions, de vertus, de décisions, de renoncements, de combats, de victoires de toutes sortes – à quoi devrait-elle aboutir, sinon finalement à de grands hommes et à de grandes œuvres intellectuelles ? »

Dans Par delà le Bien et le Mal, en réponse aux mesures prises par l'Allemagne contre l'immigration juive : « "Pas un Juif de plus ! Portes closes pour les Juifs, avant tout à l’Est et aussi en Autriche !" Tel est le vœu instinctif d’une nation dont le type ethnique est encore faible et indécis et qui craint qu’une race plus forte ne vienne l’effacer ou l’éteindre. Or les Juifs constituent sans aucun doute la race la plus forte, la plus résistante et la plus pure qui existe actuellement en Europe ; ils savent s’imposer même dans les conditions les plus dures grâce à de mystérieuses vertus qu’on voudrait maintenant qualifier de vices, grâce surtout à une foi décidée qui n’a pas à éprouver de honte en présence des idées modernes. »

Sa soeur Elisabeth ayant épousé un antisémite militant, Nietzsche lui écrit, en 1887 : « Tu as commis là une grosse bêtise – tant vis-à-vis de toi que de moi-même ! Le fait que tu te sois associée à un dirigeant antisémite témoigne d’une attitude si étrangère à mon propre mode de vie que je me sens plein de colère ou de mélancolie… Je me fais un point d’honneur de me sentir absolument propre et sans ambiguïté par rapport à l’antisémitisme, c'est-à-dire opposé à lui, ainsi que je le suis dans mes écrits […] Pour parler aussi franchement que possible, ce parti (qui n’aimerait que trop pouvoir utiliser mon nom !) m’inspire du dégoût […] et le fait que je sois incapable de faire quoi que ce soit pour lutter contre, et que dans tout feuillet de correspondance antisémite on utilise le nom de Zarathoustra m’a déjà rendu malade à plusieurs reprises. »

B - Donc, aucune différence entre le concept nietzschéen de Surhomme, le concept juif de Tsaddik, et le concept gnostique de Saint ?

S - Aucune. Du reste, l'EGC a canonisé Nietzsche et, – les plus authentiques nietzschéens étant, de nos jours, invariablement juifs, – le Rav Arieh Leib Weifish lui donne le titre de Nietzsche Ha-Qadosh ("Nietzsche le Saint") : les craintes du guilgoul de Dionysos qui écrivait « J'ai une peur terrible d’être canonisé... Je ne veux pas être un saint, je préfère être un pantin » (Ecce Homo, Fatalité, 1 §1) étaient fondées.

Zekhouto taguen alenou ! Mémoire éternelle. Ainsi qu'à mon bien-aimé grand-père qui m'offrit, à l'occasion de mon quinzième anniversaire, une splendide édition de Par delà le Bien et le Mal, que je feuillète rituellement – et désormais (est-ce l'âge ou la conjoncture ?) de plus en plus nostalgiquement – chaque 25 août.

Love is the law, love under will.

 ϣ. ☉︎ in 2° ♍︎ : ☽︎ in 28° ♏︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰ.

Friday, February 14, 2020

Liber 418, 4ème Aethyr


Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Pretextant le décalage horaire, ma cousine Abigaïl, — qui habite Summit Drive, au bas de la côte, — me téléphone toujours un peu avant l'aube, en plein pendant l'Étude des Écritures sacrées.

A : Tu te rappelles quand nous sillonnions Paris en voiture, les nuits de Saint-Valentin, pour montrer du doigt les célibataires en riant ? Je pense que c'est ce qui t'a incité à devenir polygame. Tu fais des réserves — "au cas où" — par peur de la rétribution karmique.

S : Ma foi, < Ye shall gather goods and store of women : Vous rassemblerez des biens et une abondance [litt: une réserve, une provision, un stock] de femmes >, comme il est écrit (AL 1, 61). Ça va tout de même nettement mieux lorsque j'ai toujours une femme pour faire ce que je veux, quand je veux, sans que j'aie à demander.

A : Tu vas finir par te faire MeTooed. C'est le nouveau brevet d'élégance, comme être mis en examen pour abus de biens sociaux dans les années 90. Que dit la Habibi, que l'on devrait appeler Valentine aujourd'hui ?

S : Elle dit que < toute douleur, toute malédiction, toute perte et toute mort dans l'univers entier n'est qu'un léger coup de vent au sein d'un ouragan d'extase. > (Liber 418, 4ème Aethyr, §6)

A : C'est le mantra ultime !

S : Il est redoutable. Ni l'échec, ni la peine, ni la peur n'existent plus. Adieu, heures de détente dans le cosy safe-space de nos mesquines petites froissures d'égo !

A : Les gens laissent parfois un même problème faire leur malheur pendant des années, alors qu'ils pourraient simplement dire cette phrase... — "Ma mère ne m'a jamais aimé." — "Et alors ? Toute douleur, toute malédiction, toute perte et toute mort dans l'univers entier n'est qu'un léger coup de vent au sein d'un ouragan d'extase."

S : C'est ce que je me tue à leur enseigner : teckels, iznogouds et nains envieux se cramponnent à vos mollets ? Chantez ! Quelqu'un a eu la nana que vous vouliez ? Chantez, demain vous aurez la sienne et il sera plus à plaindre que vous parce qu'il ne sait peut-être pas qu'il faut chanter.

A : Je ne comprends pas que tu diffuses tes cours sur internet. Les Trogs sont des Jean-Michel Cafard, blottis dans un athéisme de PMU.

S : Oh, l'athéisme aussi est une religion. Mais ennuyeuse.

Amis lecteurs, Thélémites ou non, je vous souhaite de joyeuses Lupercales, fête des Amoureux que les chrétiens affublèrent du nom d'un de leurs martyrs (Valentin) pour nous dire à quel point nous savoir heureux les met au supplice.

Saviez-vous que love est à ce point the law que Sir Aleister tirait rituellement son chapeau aux amoureux qui se bécotaient dans les jardins publics ?

Bénédictions endiablées à tous. Et n'oubliez pas : l'Image la plus exacte qu'il soit possible de se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse.


I want Princess Isolde to be my Valentine

Love is the law, love under will.

ϣ. ☉︎ in 25° ♒︎ : ☽︎ in 6° ♏︎ : ♀︎ : Ⅴⅴ.

Illustrations : Manara, Le Baiser (Hommage à Klimt) ; Gaston Bussière, Isolde.

Monday, February 3, 2020

Liber 418, 3ème Aethyr


Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Le matin de l'Imbolc, l'ours sort de sa caverne : s'il y retourne en se léchant la patte, l'hiver dure encore quarante jours ; s'il reste dehors, les grands froids sont passés. Du moins, quand il y avait des ours et des grands froids.

Perso, j'unleasherais volontiers mon grizzly interne, – puisque nous fêtons Gargantua, – mais je souffre aujourd'hui d'un odieux xylostome orchidoclaste.

Que faire ? comme disait Tchernychevski.

Le plus jeune de nos prêtres l'affirme, qui ne se trompe jamais : vingt minutes d'Etude néantisent irréversiblement n'importe quelle gueule de bois.

Je me plonge donc, dans la mesure de mes faibles forces et la Lecture du jour (mâtin ! quel périlleux zeugma !), – le LIBER XXX AERUM Vel Saecvli Svb Figvra CCCCXVIII, 3e Aethyr, – et je lis : < Moreover, there is Mary, a blasphemy against BABALON, for she hath shut herself up : De plus, il y a Marie, un blasphème contre BABALON, car elle s'est fermée. > (VV3, §13)

(Heureux que ce sexy synchronisme succède (mâtin ! quelle allitération !) au Spanish Butt Armageddon du dernier Superbowl, triomphe écarlate s'il en fut !)

J'ai toujours soupçonné l'affaire Vashti vs. Esther, dans la Meguilat, d'être une illustration de cet Arcane. (Je pourrais citer Hermangarde vs. Velini dans Une vieille maîtresse, mais c'est moins herméneutique et Asia Argento a démérité.)

L'étrange est qu'il existe des ménagères-de-moins-de-cinquante-ans, irréductiblement bonniches et vanilla, quand on sait les fortunes que les rois jettent aux pieds des courtisanes tigresques et dédaigneuses !!! Le findom est probablement la seule vraie religion. Et Diam's n'avait jamais été sexy de toute manière. Pour le reste, je me souviens d'avoir écrit :

Il faudrait vraiment... se décider à tordre le cou à cet « idéal » chrétien de la femme « chaste » – inventé par et pour des sous-humains ou des non-humains, qui débandent en présence d’une femme forte, et donc brûlent, torturent, terrorisent les femmes jusqu’à ce qu’elles renoncent à ce qui fait d’elles des femmes, principalement à toute exigence de satisfaction sexuelle.

« Vouloir être comblée », à tous les sens du terme, est, évidemment, la définition essentielle de la nature féminine : Natura abhorret a vacuo. Lorsqu’un « homme » est incapable de répondre à cette attente, il élucubre un « idéal » de « femme chaste » (du latin castus, littéralement : « que l’on garde fermé »), donc de femme « close », donc d’anti-femme. Puis il met au point des systèmes absurdes qui contraignent son épouse à se conformer à cet « idéal », ou du moins à l’accepter comme standard de conduite « irréprochable ».

Le christianisme est une exécrable perversion, qui autorise des « hommes » à qui, en temps normal, une jolie femme ne donnerait même pas l’heure – des hommes pour qui, s’ils osaient l’aborder dans un bar, elle ne gaspillerait pas l’oxygène nécessaire à les envoyer paître (et s’enculer entre eux s'ils manquent de tendresse) – une exécrable perversion, dis-je, qui permet à ces hommes-là de transformer cette femme-là en esclave et en vide-burnes, auxquels ils interdisent, par-dessus le marché, de laisser échapper la moindre parole qui ne soit pas ultra-valorisante pour leur égo, c’est-à-dire qui ne soit pas un mensonge – et ces mêmes « hommes » se plaignent ensuite qu'ils vivent avec une bonniche frigide et hypocrite !!!

Les Charybde et Scylla de la condition féminine sont la Bonniche (la « femme modeste » [Cf. AL 2, 52]) et la Roulure (la « femme déchue » [Cf. AL 3, 43]) : or, le christianisme exige ces écueils : l’épouse doit être « modeste » et la maîtresse « roulure » – jamais une femme n'a le droit de se conduire en femme.

Bien sûr, il n’existe pas de chrétien sincère. La morale chrétienne est un deal tacite entre curie homosexuelle et beta males. Le propre des petites bites est de condamner l’érotisme – le propre de l’incapable est de condamner l’accès de femmes à un poste de pouvoir direct – le propre du pauvre est de stigmatiser la vénalité féminine. Les chrétiens (et Alain Soral) n’ignorent pas comment se recrutent les losers. [...]

Les deux-tiers des problèmes « sociétaux » actuels viennent de l’insatisfaction sexuelle des femmes. Une femme insatisfaite est un poison... pour elle-même et pour tous ceux qui l’entourent. La frustration sexuelle mène à la névrose, et produit les troubles sociaux (mai 68 est le fruit d’avril 46 [fermeture des maisons closes NDA]).

C’est pourquoi la Tyrannie a toujours eu la proscription de l’érotisme et l’organisation de crises économiques comme armes favorites, et pourquoi le féminisme a pu être utilisé par elle pour tuer des enfants à grande échelle (un comble, puisque le féminisme était une réaction au christianisme – mais c’est la stratégie ordinaire du Tyran que de créer des virus pour pouvoir ensuite vendre un antidote, ou prétendu tel) : une femme sexuellement insatisfaite devient haineuse et destructrice – le Tyran canalise cette haine par la création de doctrines « féministes » – puis explique (n'en étant plus à une contradiction près) qu’être féministe, c’est avorter. (Helluvah Holy Guru, février 2012)

ΑΠΟ ΠΑΝΤΟΣ ΚΑΚΟΔΑΙΜΟΝΟΣ ! Contentons-nous de retenir :

But let her raise herself in pride ! Let her follow me in my way ! Let her work the work of wickedness ! Let her kill her heart ! Let her be loud and adulterous ! Let her be covered with jewels, and rich garments, and let her be shameless before all men ! (AL 3, 44)


Love is the law, love under will.

ϣ.☉︎ in 14° ♒︎ : ☽︎ in 29° ♉︎ : ☽︎ : Ⅴⅴ.

Tuesday, January 28, 2020

Grande Fête de Carolus Magnus


Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
La religion qui doit convertir par la violence est comme le tyran qui instaure un état policier ou l'homme qui bat sa femme : une source d'énergie tarie,
via laquelle il est donc impossible de s'alimenter au Divin, que ses fidèles, son peuple ou sa compagne abandonneront au premier défaut de vigilance dans l'espoir de trouver un point auquel se re-connecter (en latin: re-ligere, d'où religion) à la Lumière, et qui, par conséquent, recourt aux expédients.  
Aussi n'est-il pas seulement admirable que l'étude du Liber Tzaddi, porteur de la lettre צ qui signe l'Atu de l'Empereur, coïncide avec la Grande Fête de Charlemagne, mais plus admirable encore que l'empereur dont l’œuvre se résume, en apparence, à un gigantesque massacre de peuples européens sous prétexte d'imposer une monolâtrie absurde, dont lui, l'empereur, veillait personnellement à ce que les dogmes fussent spirituellement impraticables, s'avère in fine un Saint de l'Ecclesia Gnostica !
Cours expressément dédié à notre ami Christian (to the lions).
Love is the law, love under will.
ϣ. ☉︎ in 7° ♒︎ : ☽︎ in 17° ♓︎ : ♂︎ : Ⅴⅴ.

Wednesday, January 1, 2020

Une fête pour le grand Pan


Impudents amis, gens beaux et heureux,
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Puissent toutes les bénédictions imaginables s'acharner sur vous au cours de l'an solaire qui vient de poindre !
Puissiez-vous tous y jouir d'un bonheur insolent ! — d'une santé éclatante ! — d'une prospérité tout-à-fait scandaleuse !
A chacun d'entre vous, longue vie et félicité sans fin !

Saviez-vous que l’Église Gnostique ne fête pas de "nouvel an" le 1er janvier (puisque aussi bien, l'année thélémite commence le 20 mars), mais qu'elle consacre ce jour à célébrer le grand Pan, — espiègle, lascif, imprévisible protecteur arcadien des bergers, de l'unheimliche et de la volupté des sens, — dont elle a fait, non seulement un saint, mais un saint italicized (majeur) ?

C'est de très bon augure, même dans le cadre effroyable d'une gueule de bois post-réveillon. Le grand Pan représente le Divin Lui-même Se manifestant dans l'Incarnation. Il est l'Un manifeste : le Tout (Πάν/Pan) qui objective l'Unicité divine, laquelle — étant éternellement inconnaissable, indicible, inconcevable, incompréhensible, etc. — équivaut, dans notre conscience humaine, à Zéro, symbole de NUIT, l'Infini béni, c'est-à-dire au Rien : < let it be ever thus; that men speak not of Thee as One but as None > (AL 1, 27) : aussi la réalisation spirituelle (attainment) suprême est-elle appelée "Nuit de Pan".

Techniquement, la Magie enseigne que lorsque l’Énergie Divine se manifeste en un homme au plan spirituel ("blanc"), elle produit la Uva (la "Frayeur sacrée") ; que lorsqu'elle se manifeste en un homme au plan psycho-affectif ("rouge"), elle produit le rire ; et que lorsqu'elle se manifeste en un homme au plan physique ("noir"), elle produit l'impulsion sexuelle — voilà pourquoi Pan est celui qui déclenche la peur panique — celui dont l'apparition fait rire les habitants de l'Olympe — et celui dont le rut est perpétuel : < la lubricité du bouc est la munificence de DIEU >, comme il est dit (William Blake, Proverbs of Hell).

Sous le règne de Tibère (i.e. à l'ouverture de la parenthèse chrétienne), un pilote égyptien, croisant au large de Paxos, reçut, comme chacun sait, d'une voix mystérieuse, l'ordre d'annoncer "la mort du Grand Pan" : c'est que tout le projet chrétien était de nier l'Immanence divine, de séparer le Haut du Bas, d'évacuer DIEU vers le ciel. En 1904 (i.e. à la fermeture de la parenthèse chrétienne), le poète, — c'est-à-dire le prophète, — Jacques d'Adelswärd-Fersen débarqua en Sicile, au pied de la Villa Tibère, et, saisi de transe à la contemplation de la Beauté des lieux, s'écria : Non seulement le grand Pan n'est pas mort, mais je sais à présent qu'il ne mourra jamais !...



HYMN TO PAN

ephrix erõti periarchés d' aneptoman
iõ iõ pan pan
õ pan pan aliplankte, kyllanias chionoktypoi
petraias apo deirados phanéth, õ
theõn choropoi anax
SOPH. AJ.

Thrill with lissome lust of the light,
O man! My man!
Come careering out of the night
Of Pan! Io Pan!
Io Pan! Io Pan! Come over the sea
From Sicily and from Arcady!
Roaming as Bacchus, with fauns and pards
And nymphs and satyrs for thy guards,
On a milk-white ass, come over the sea
To me, to me,
Come with Apollo in bridal dress
(Shepherdess and pythoness)
Come with Artemis, silken shod,
And wash thy white thigh, beautiful God,
In the moon of the woods, on the marble mount,
The dimpled dawn of the amber fount!
Dip the purple of passionate prayer
In the crimson shrine, the scarlet snare,
The soul that startles in eyes of blue
To watch thy wantonness weeping through
The tangled grove, the gnarled bole
Of the living tree that is spirit and soul
And body and brain — come over the sea,
(Io Pan! Io Pan!)
Devil or god, to me, to me,
My man! my man!
Come with trumpets sounding shrill
Over the hill!
Come with drums low muttering
From the spring!
Come with flute and come with pipe!
Am I not ripe?
I, who wait and writhe and wrestle
With air that hath no boughs to nestle
My body, weary of empty clasp,
Strong as a lion and sharp as an asp —
Come, O come!
I am numb
With the lonely lust of devildom.
Thrust the sword through the galling fetter,
All-devourer, all-begetter;
Give me the sign of the Open Eye,
And the token erect of thorny thigh,
And the word of madness and mystery,
O Pan! Io Pan!
Io Pan! Io Pan Pan! Pan Pan! Pan,
I am a man:
Do as thou wilt, as a great god can,
O Pan! Io Pan!
Io Pan! Io Pan Pan! I am awake
In the grip of the snake.
The eagle slashes with beak and claw;
The gods withdraw:
The great beasts come, Io Pan! I am borne
To death on the horn
Of the Unicorn.
I am Pan! Io Pan! Io Pan Pan! Pan!
I am thy mate, I am thy man,
Goat of thy flock, I am gold, I am god,
Flesh to thy bone, flower to thy rod.
With hoofs of steel I race on the rocks
Through solstice stubborn to equinox.
And I rave; and I rape and I rip and I rend
Everlasting, world without end,
Mannikin, maiden, Maenad, man,
In the might of Pan.

Io Pan! Io Pan Pan! Pan! Io Pan!



Récitez aujourd'hui cet Hymne — que Sir Aleister appelle le plus puissant enchantement jamais écrit —, en anglais, en français, en quelque idiome qu'il vous plaira, — et que le fils cornu d'Hermès vous stimule et vous guide — à son de syrinx — toute l'année durant !

Love is the law, love under will.

ϣ. ☉︎ in 10° ♑︎ : ☽︎ in 22° ♓︎ : ☿︎ : Ⅴⅴ.

Wednesday, December 18, 2019

Il se peut que nous vivions la meilleure de toutes les époques

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Et le Livre de l’Étoile Rubis précise : For so we conceal that life which is beyond (Stel, 25). Le Savoir autrefois réservé aux Initiés d'Hiélopolis est accessible sur votre iPhone; le Pouvoir a ses hérétiques, mais ne les brûle plus; la fin du monde est annoncée, non par des inquisiteurs, mais par une jeune fille avec des couettes. Il se peut que nous vivions la meilleure de toutes les époques.

Cléopâtre n'avait même pas l'eau courante.

Nos grands-mères disent : la nuit, tous les chats sont gris. Les périodes d'extrême low, par lesquelles un Aeon débute nécessairement (mémo : Noël arrive avec l'hiver, au cœur de la nuit la plus longue), sont propices aux discours "réacs" ou "catastrophistes", parce qu'elles encouragent à l'inertie et donnent au médiocre, voire au paria, l'impression que son heure a sonné.

De même, le post-orgasmique chill, atteignant à son point de descente max, donne à l'homme la sensation "c'était-mieux-avant" d'être anéanti, l'envie de ne rien faire et une impression d'anaphrodisie quasi-dépressive qu'il tend à interpréter comme une "lucidité" nouvelle quant à sa compagne, mais qui ne résulte, en fait, que d'une carence testostéronique très momentanée.

C'est le principe des saturnales (douze jours hors-du-temps, ou fête des fous): absolument n'importe quoi, le temps que la nouvelle formule s'installe.

Il est dit qu'un nouvel Aeon se caractérise par un développement tout azimut des moyens de communications, lesquels servent ensuite à une rénovation totale du spirituel. Je ne m’appesantirai pas sur le fait que WWW ait 666 pour valeur numérique. Je note simplement que l'athéisme bobo, de type Bruno-Gaccio-au-Café-du-Commerce, — très bien porté, que dis-je ? quasi la norme il y a trente ans, — est aujourd'hui synonyme d'épaisse stupidité boomer. Il se crée, sur la toile, une secte en moyenne par jour. Si vous avez un téléphone cellulaire, vous avez des convictions religieuses.

De même qu'autrefois Rome, — ridicule nation bidasse dont le seul accomplissement est d'avoir compris que la ligne droite est le chemin le plus court d'un point à un autre, — a soumis la Terre entière à la formule "mondialiste" (catholicisme romain, puis universalisme républicain, puis internationale communiste, puis globalisme économique), de même Internet, — initialement hobby défectueux pour boutonneux et pédophiles, — ayant fait de chaque foyer le Centre du Système et une Capitale du Savoir, une Alexandrie, qu'aucun Paul de Tarse ne pourra brûler, redonne à chaque homme et chaque femme conscience de son astréité, c'est-à-dire de son unicité, c'est-à-dire de sa divinité.

"A partir de maintenant, tout le monde sera célèbre pendant quinze minutes" se raffine, se sublime, s'épanouit progressivement en < Every man and every woman is a star > (AL 1, 3).

Il se peut que nous vivions la meilleure de toutes les époques.

Love is the law, love under will.

ϣ. ☉︎ in 26° ♐︎ : ☽︎ in 15° ♍︎ : ☿︎ : Ⅴⅴ.

Monday, December 16, 2019

Du sacrifice rituel de jeunes enfants

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Nous lisons dans le Livre de l’Étoile Rubis, verset 22 : < Il sacrifiera un jeune enfant sur l'autel, et le sang couvrira l'autel d'un parfum semblable à celui des roses. >
On sait que, dans les Livres Saints, le sacrifice humain est une métaphore et désigne, en réalité, une opération de Magie sexuelle — ce qui fit jadis ironiser Sir Aleister sur l'état d'aliénation d'une société qui admet que l'on tue des bébés, mais non que l'on parle de sexe.

Vous me direz qu'à l'ère d'internet, ce débat sonne un peu rétro, et vous aurez tort. Le sécateur de Hel a deux ciseaux, comme tous les sécateurs : un pour déviriliser (#MeToo), un pour faire avorter les mamans (#MerciSimone). N'oubliez pas : Thoughtcrime et Sexcrime vont, eux aussi, toujours de pair : Weinstein et Assange tombent au même moment, mais le stupide manichéisme Disney par lequel on vérole, depuis près d'un siècle, ces dieux innocents que sont les enfants (Disney ! Voilà le sacrifice à Moloch !) vous empêche de faire le lien.

"Nous abolirons l'orgasme", dit O'Brien.
Ce qui doit réjouir les mânes de Marcus Eli Ravage et navrer celles de George Orwell, c'est que ce programme "fasse aujourd'hui sens", comme écrit la propagande officielle dans son ignorance de la langue française.

Je veux dire : à peine internet donnait-il libre accès à toutes les formes de X, que surgissait un mouvement No Fap. Le plus antijuif de tous les sites "dissidents" publie désormais des "Sermons du Dimanche" ultra-puritains où le lecteur est exhorté, au nom de Jésus, à renoncer à la proximité des femmes et (comme dirait Marcus) il ne remarque même pas la contradiction.

J'écrivais en 2009 :

Tout érotisme est contrerévolutionnaire. Ce qui caractérise la montée des [fans de Big Brother] au pouvoir, c'est la proscription de l'érotisme, et son confinement dans les recoins obscurs, honteux. Sauf quand il s'agit de faire du racolage démagogique. Mais les tronches de ces gens-là disent assez leur nature de remèdes contre l'amour... La vermine chrétienne a fait un "péché" de l'impulsion qui nous donne la vie, les communistes faisaient la chasse aux "vipères lubriques" (avec raison : il n' y aurait pas eu de mai 68 sans la fermeture des bordels en 46). L'homme blanc doit aujourd'hui choisir son destin : c'est Alexandre VI ou Savonarole. Il n'y a pas d'autre option. Personnellement, j'ai choisi. Et c'est pas Savonarole. La beauté, la joie, la liberté, qui sont les adjuvants nécessaires à l'érotisme, sont contraires à l'abrahamisme même : le seul vrai rempart contre Big Brother, c'est la Voile Rouge.
Enfin ! Rémunérer un service sexuel en France est, depuis, devenu illégal, comme, du reste, le fait de dépenser plus de mille euros en liquide : nous qui — donc — tenons, à juste titre, la sexualité pour le Sacrement Suprême, devons nous réjouir qu'engager une escort soit insurrectionnel : cela justifie le Langage chiffré des Livres Saints et mon érémitisme : qu'ai-je à faire, grands dieux ! d'un monde où il est plus risqué d'engager une fille pour la nuit que d'annoncer que ma religion prescrit le sacrifice de jeunes enfants ?

Love is the law, love under will.

ϣ. ☉︎ in 24° ♐︎ : ☽︎ in 18° ♌︎ : ☽︎ : Ⅴⅴ.

Sunday, December 15, 2019

Troisième Dimanche de l'Avent

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Le Livre de l’Étoile Rubis prescrit la destruction rituelle des symboles chrétiens < dans le feu extérieur > (Stel 19-20).
Pour qui a quelques notions de Forn Siðr, c'est très intéressant, puisque le Feu Extérieur symbolise, dans le Temple, la dimension que les Eddas désignent sous le nom de Muspelheim et Gandalf le Gris sous le nom de "feu sombre".
De même que l'être parvenu au dernier degré de la proscription sociale devient sex-toy pour Surt en prison, le courant spirituel entièrement dégradé se voue à servir les forces d'involution (nœud sud), de haine envieuse et de destruction, dans une société chaque jour plus carcérale.


Ainsi, < That which is to be denied shall be denied; that which is to be trampled shall be trampled; that which is to be spat upon shall be spat upon; These things shall be burnt in the outer fire >, c'est-à-dire : Retournez à l'Ombre, flamme d'Udün ! Vous ne passerez pas !

Love is the law, love under will.

ϣ. ☉︎ in 23° ♐︎ : ☽︎ in 5° ♌︎ : ☉︎ : Ⅴⅴ.