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Thursday, August 26, 2021

Sombre Surhomme

« Sir Shumule élève le blogging au rang d'un art nouveau. Il y aura une galerie Sir Shumule au centre Pompidou. » — Dead Dobby
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le deuxième jeudi après la fête pour la première nuit, et nous faisons mémoire de Krishna le Sombre, fondateur du Vedanta, le troisième des "Dinosaures" (c'est-à-dire des Maîtres dont les hommes firent a posteriori des dieux par mythopoeïa) — le plus authentiquement rockstar de tous les Mages, avec les Gopis pour Groupies — le top übermensch, éblouissant de hardiesse, qui rendait les femmes folles de désir et les êtres vils fous de désespoir...

Pour moi, la notion centrale de l'Enseignement de Krishna, — dont l'essentiel des années de jeunesse se passèrent à déjouer la "conspiration des malvenus contre celui qui va son chemin d'un cœur léger", — est que l'on peut devenir, non seulement un saint gnostique, mais un superhéros, à condition de travailler dur.

Le 26 août est également la greater feast de Marcelo Ramos Motta, — Frater Adjuvo, Maître Ever ou Parzival X°, — qui fut disciple direct de Saturnus, fonda la communauté thélémite du Brésil, et eut pour élèves Paulo Cohelo et Raul Seixas — Il faudrait vraiment que quelqu'un se décide à écrire un texte de fond sur le fait que Krishna et Marcelo Motta se fêtent le même jour.

En attendant, amis chers, la Lecture de ce jeudi est le Liber XXX Ærum vel Sæculi sub figurâ CCCCXVIII, Æthyr 21.

S'il fallait que j'interprète cette Vision en termes oraculaires, je dirais des paragraphes 21 à 24 : la guerre est perdue, le combat sans espoir, se retirer sagement derrière les remparts de Thélème — La réponse < écrite dans le Livre de la Loi >, dont il est question au paragraphe 15, serait donc, en l'occurrence : < Withdraw ! > (AL 3, 9)

Après quoi (paragraphes 25 à 27) :
Go thou forth into the world, O thrice and four times blessed who hast gazed upon the horror of the loneliness of The First. No man shall look upon his face and live. And thou hast seen his eyes, and understood his heart, for the voice of the ape is the pulse of his heart and the labouring of his breast. Go, therefore, and rejoice, for thou art the prophet of the Aeon arising, wherein He is not. 
Give thou praise unto thy lady Nuit, and unto her lord Hadit, that are for thee and thy bride, and the winners of the ordeal X. 
And with that we are come to the wall of the Aethyr, and there is a little narrow gate, and he pushes me through it, and I am suddenly in the desert.
Ce qui semble me dire, en substance : Alors, viendra la liberté retrouvée, la renaissance 
— Termine ce qui doit être achevé, puis purifie ta mémoire en ne gardant du passé que ce qui est amour, construction et divin.

Amen. Je ferai de ces Conseils mon vade-mecum personnel et mon mode de gouvernement durant les Onze prochains jours, et ne saurais que trop recommander aux âmes nobles en exil, — qu'elles soient encore tentées de croire à un retour à l'Occident normal ou, au contraire, de se soumettre à la dystopie covidienne établie sur la vieille lande grise, — de se cadrer sur moi.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 3° ♍︎ : ☽︎ in 18° ♈︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Du 21ème Æthyr (2020)

Thursday, August 19, 2021

Sir Shumule's Last Rapture

« Sir Shumule fait exprès d'être un génie pour faire souffrir les gens atteints d'héliophobie. » — Für die Lulz
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier jeudi après la fête pour la première nuit, et je suis heureux de constater, dans le miroir, à quel point j'irradie de magnétisme sexuel 
— Je vais exercer un tel empire sur la gent féminine aujourd'hui, qu'une demi-douzaine d'associations féministes vont porter plainte contre moi !

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 38 à 41.

38. Ah, slaves ! ye will not — ye know not how to will.

Commentaire : Je suis heureux que nous disposions désormais d'un vaccin contre les médiocres — Le sérum mRNA abrège les souffrances des Trogs suffisamment dépourvus de vouloir pour être incapables d'émettre le mot "non", et c'est une excellente chose : < an end to the sickness of earth. A rooting-out of the weeds : a watering of the flowers. > (Tzaddi, 26)

Soit trois citations de moi résumant, une fois pour toutes, mon rapport au genre humain :
Je donnerais toute une hécatombe de crétins votants ayant renoncé d'eux-mêmes à leurs droits au nom d'une pandémie imaginaire, pour épargner la cassure d'un ongle à Kim Kardashian. (Sir Shumule et la Lampe Merveilleuse)

Franchement : qu’y a-t-il à voir dehors ? Ne répondez pas. Je le sais. Il y a des gens – la servile et stupide cohue des gens. Voir des gens m’est intolérable. Ils sont hideux. Les [Français issus de la diversité] ont l’air de singes, et les Blancs ont l’air de [Français issus de la diversité]. (Spleen Shumulien)

Je suis contre le peuple (AL 2, 25) : à l'idée de Trogs bousillant irréversiblement leur propre système immunitaire par peur d'être socialement ostracisés, "s'auto-vidant de leur âme", dirait Soror E., en sacrifice propitiatoire au dieu de la vieille lande grise (LLL 5, 37-38), je goûte un immense agrément — La Magie enseigne : rien n'arrive en bas, que le décret n'en ait été pris en haut : il semble que les Trogs soient pourris jusqu'à la cellule souche de leur code ADN — Contentons-nous de grimper dans l'Arche thélémite et laissons l'acide ribonucléique messager faire sa besogne. (Come, O ye gods, and let us feast)
39. Yet the music of my spears shall be a song of freedom.

Commentaire : J'ai écrit de < Let there be nothing ! > (LLL 5, 27) :
Très bon mot d'ordre pour une opération de massacre et pillage ! — Je me vois assez lancer solennellement l'assaut d'un village de pauvres paysans par la proclamation de ce verset ! — Puis < Kill and torture; spare not; be upon them ! > (AL 3, 18) : en tant que Raminagrobis du Cheshire, plus le temps passe, plus je tourne huge evil mystic cat et regrette le temps où j'aurais tué, violé, mis à sac tout ce qui bouge à cent lieues à l'entour de notre Abbaye: la vogue d'exterminer les Trogs par voie de thérapie génique mRNA n'est absolument pas festive. (Huge Evil Mystic Cat : Massacres & Pillages)
Et je maintiens que, selon la Parole de Ra-hoor-khuit, < c'est aussi de la compassion > (Tzaddi, 26) — Vous ne pouvez rien faire à un low man de plus cruel que de prolonger sa vie.

Thomas, — par moi surnommé Thauma, tant il est bon élève, — me disait, aux Agapes, alors que nous dégustions un paon (authentique !) :

— Ce qu'il y a de plus chat en vous, c'est que vous êtes ludique dans la cruauté : j'ai lu l'autre jour une hallucinante série de sarcasmes, par laquelle vous aviez entièrement détruit un untermensch un peu collant: quand vous dites "Nous manquions de fournitures de bureau et pensions utiliser Aurélien comme corbeille à papiers" ou "Nous l'avions surnommé Walking Blowjob, parce qu'il est très petit de taille", c'est hilarant, mais affreusement cruel.

— Il me semble, ai-je répondu, avoir fait subir à ce malheureux plus hilarant et plus cruel encore : je lui ai souhaité "de vivre 10000 ans tel qu'il est".

40. A great bird shall sweep from the Abyss of Joy, and bear ye away to be my cup-bearers.

Commentaire : J'ai écrit récemment :
Si j'étais un oiseau, je serais un falconidé redoutable, fondrais sur tout homme de moins d'1m78 que j'apercevrais, l'arracherais à ses chaussures (de pointure ridicule), l'emmènerais haut, très haut dans le ciel et le larguerais juste au-dessus de la foule à Coachella, pour le voir s'écraser avec un sprotch un peu dégoûtant et que les danseurs fassent, sur ses restes, comme Shiva sur son nain !
Ce verset me rappelle, plus précisément, la fois où j'ai dit, à une amie à qui je rendais visite et qui me demandait "comment j'étais venu" :

— Tu as entendu parler de ces aigles d'Amérique du Sud qui enlèvent les moutons dans leurs serres ?

— ???

— Eh bien je suis venu comme ça : par aigle.

Mais, désormais Abbé de Thélème, je sens qu'il faut, c'est le cas de le dire, prendre de l'altitude — Je répondrai dorénavant : 

— Tu as entendu parler de ce grand oiseau qui surgit de l'Abîme de Joie et emmène les gens au loin pour qu'on en fasse des échansons ?

— ???

— Eh bien je suis venu comme ça : par grand oiseau qui surgit de l'Abîme de Joie.

41. Come, O my God, in one last rapture let us attain to the Union with the Many !

Commentaire : Frater Orpheus voit dans ce Verset l'union de Hadit à Nuit : la Dernière Extase est donc l'Extase Primordiale.

Ça n'est pas pour me déplaire : quand je pratiquais le Liber Thisharb, je ne pouvais m'empêcher de me dire que l'existence humaine serait plus agréable si elle se déroulait à l'envers.

On commencerait mort, donc on se débarrasserait d'entrée de la corvée ultime.

Puis on se réveillerait dans le grand âge, en se sentant mieux chaque jour ! — J'ai écrit jadis un flash forward de ma décrépitude, et qui donnait à peu près ça :
A 80 ans, je serai dans mon fauteuil et discuterai avec mon arrière-petit-fils. « Bon-papa, racontez-moi quand vous faisiez la fête ! » – Il me faudra poser à l’aïeul sans reproche… je dirai de mon air le plus vénérable : « Je ne m’en souviens plus très bien… » – « Si, vous vous en souvenez ! Si, vous vous en souvenez ! Racontez-moi la fille blonde que vous aviez rencontrée avenue Kléber et dont vous étiez tombé amoureux… » – et je ferai : « Ma foi… il me semble que ça me dit quelque chose… » – « Oui, vous vous en souvenez ! Oui, vous vous en souvenez ! Vous avez sa photo dans votre poche ! » – Alors, je glisserai lentement, très lentement (car je suis assez théâtral de nature) la main dans ma veste d’intérieur – je sortirai la photo – je la contemplerai – puis je dirai avec solennité : « Oui. C’était à Paris. Il me semble que c’était en 2011. Non mais regarde-moi ce cul ! »
Bref : Ensuite, on ferait progressivement davantage la fête, en embellissant constamment, jusqu'à ce que vienne le lycée, le collège (je vous ai raconté ma scolarité), puis l'enfance : des jeux, essentiellement — aucune responsabilité.

On jouirait enfin du statut de bébé, jusqu'à ce que vienne le moment de naître — après quoi, on passerait les neuf derniers mois de sa vie en thalasso dans le caisson sensoriel le plus sophistiqué du monde, où l'on aurait chaque jour davantage d'espace 
— et hop ! on finirait orgasme !

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

Portrait de Sir Shumule par Soror Hypatie

- ☉︎ in 26° ♌︎ : ☽︎ in 15° ♑︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (7, 38-41) (2020)

Tuesday, August 17, 2021

Who shall answer : What is ?

« Initiation ? C'est ce que propose Sir Shumule à toutes les mineures qu'il aborde... » — Grimr le Chauve
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier mardi après la fête pour la première nuit, et je bois un Shumule Special en regardant brûler l'empire américain parce que je ne trouve pas ma lyre.

Par la voûte du corps de Nuit ! si je ne vous ai pas expliqué un milliard de fois le Théorème d'Ymir, — tout pouvoir augmente en control freak, en ubuesque et en violence à mesure qu'il descend et (en vertu du bien-nommé négatif) renie lui-même solennellement son propre principe théorique fondateur ("Screw your freedom!") à l'instant où il touche le sol, — si je ne vous l'ai pas, dis-je, expliqué un milliard de fois, je ne vous l'ai jamais expliqué...

L'Amérique, comme tous les impérialismes, est une idole, un < dieu des hommes > (AL 3, 49), c'est-à-dire une élaboration jungienne dont la vitalité procède exclusivement des millions de neuneus 20-watts qui croient en son existence, gardent sa doctrine et célèbrent ses rites : l'armée US n'a jamais fait que bombarder des civils, les napalmer à la rigueur, et n'a jamais gagné de guerre qu'au cinéma — c'est précisément l'idée : la projection — Robinette est à Fenrir ce que le général Dupont fut à Napoléon et le général Paulus à Hitler : celui qui "fait sortir du film", comme un faux raccord, donc brise le mythe et, par tant, l'idole.

Now, < let us drink, let us drink > (LLL 6, 12) : < drink sweet wines and wines that foam !!! > (AL 1, 51)

Incidemment, un grand merci à la Chine d'avoir bien voulu rappeler, dans son avertissement à Taiwan, l'ignoble trahison dont les US se sont rendus coupables envers la France immédiatement après que nous eûmes entièrement fait leur guerre d'Indépendance — Songez : même la tête de Macron au bout d'une pique cesse d'être totalement inimaginable si l'effondrement devient définitif : à quoi sert le gouverneur nommé pour cinq ans par l'Empire en zone France, lorsque l'Empire a cessé d'exister ?... Les ricains ne vont certes pas s'encombrer de kapo devenus inutiles et, si Macron veut faire Syagrius, je vous fais Clovis avec joie !...

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 30 à 33.

30. It shall swallow up that lesser darkness.

Commentaire : Apprendre que Babalon est la sœur cadette de Nuit (AL 1, 53) est très exactement apprendre qu'Heidi Fleiss est la sœur cadette de la reine Yseult : tout, dans notre rapport au Ciel, aux Femmes et à la Terre devient évident.

31. But in that profound who shall answer: What is ?

Commentaire : Cf. supra, considérations sur l'Amérique en tant qu'élaboration jungienne.

Cela dit, ne me lancez pas sur ce genre de questions quand je suis en mode nostalgie profound sur fond de violons tziganes — Aujourd'hui, vous n'avez rien à craindre : je me sens mollah taliban — un mollah taliban crypto-thélémite, qui boirait au nez et à la barbe du Coran — Hassan ibn al-Sabbah lui-même, si Alamut était au bord de la Loire, à deux lieues de la grande forêt de Port-Huault !

D'autre part, en fait de questions essentielles de type What is ? le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit : < Metaphysics, too, is intellectual bondage; avoid it ! > (OC/AL 1, 52) — Amen ! J'ignore "ce qui est", au bout du compte, et je m'en tamponne : il me suffit de faire ce que je veux : tant que je peux jouir de < Beauté et force, rire éclatant et délicieuse langueur, énergie et feu > (AL 2, 20), je laisse à Krishnamurti le soin de méditer les questions de la réalité et de l'illusion.

C'est tout le bon sens de hobereau veneur et de vieux fêtard hérité de mon ascendance éthylique maximale et de mon taux de consanguinité suspect : si la vie est הֲבֵל הֲבָלִים, une chimère des chimères, alors moi aussi j'en suis une — Par conséquent, l'illusion, — qu'elle soit tournedos Rossini, Dom Pérignon ou maîtresse ardente, — est réelle pour moi : je < désire, jouis de toutes les choses des sens et de l'extase > (AL 2, 22) et je suis satisfait.

32. Not I.

Commentaire : Ce verset est, même dans le pshat, une proclamation d'attainment suprême — Voyez : moi, David van Horn aka Sir Shumule, je n'ai jamais porté le masque, n'ai jamais fait de test Covid, je ne suis pas vacciné, je n'ai pas cessé de vivre en communauté ni d'organiser des célébrations religieuses, — dont plusieurs ont dépassé les trente-cinq participants, — tout le temps du confinement et je n'ai jamais respecté ni les gestes barrière, ni les couvre-feux — Not I !!!

33. Not Thou, O God !

Commentaire : A force de Shumule Special, je me suis aperçu, que ce verset, — qu'on peut lire : < Tu es Aïn, Ô DIEU >, c'est-à-dire : "Tu précèdes éternellement tout le concevable, le pensable, le dicible, etc. du coup, nous T'adorons à travers Tes divers Attributs, que nous personnifions en des formes symboliques représentant leurs natures respectives, personnifications qui deviennent "les dieux", — comporte quatre majuscules, N, T, O, G, qui, transposées en hébreu, donnent ג ,ע ,ט ,ן , soit געטן, "dieux".

Ainsi donc, à la question What is ? je réponds in fine : "Apparemment rien, mais un rien secrètement truffé de divin pour qui a les codes" — Ce qui, évidemment, est la définition même du Ginnungagap de l'Ancienne Voie du Nord, et une variation directe sur la Star-Sponge Vision :
I lost consciousness of everything but a universal space in which were innumerable bright points, and I realized this as a physical representation of the universe, in what I may call its essential structure. I exclaimed: ‘Nothingness, with twinkles!’ … 'But what Twinkles!’
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 24° ♌︎ : ☽︎ in 15° ♐︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.


Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (7, 30-33) (2020)

Wednesday, August 11, 2021

Waiting on the Bride

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le neuvième jour après Lugnasad et — donc — la veille de la fête pour la première nuit du Prophète et de son Epouse : telle est l'harmonie divine que la lune de miel qui valut au monde de recevoir la Loi fut inaugurée à la matérialisation finale de la formule de la fête du Plaisir.

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 10 à 13.

10. These seven letters together make seven diverse words; each word is divine, and seven sentences are hidden therein.

Commentaire : Tout l'univers incarné, c'est-à-dire l'abominable corvée de l'espace-temps, est établi sur le septénaire — Or 7 est le nombre de Netzach — C'est, à nouveau, la mésalliance Saturne-Vénus qui régit le signe de la Maât ♎︎ — Il n'y a, au bout du compte, que l'Harmonie : le monde est Kendall Jenner déguisée en contractuelle.

11. Thou art the Word, O my darling, my lord, my master !

Commentaire : Vous ne commettrez jamais d'impair dans vos rapports à votre Instructeur tant que vous garderez à l'esprit que le disciple est à l'A∴A∴ ce que l'ampoule est à la centrale — Votre poste électrique, c'est votre Maître, je vous le dis en bon français.

12. O come to me, mix the fire and the water, all shall dissolve.

Commentaire :

— Sir, qu'évoque < come to me > pour vous ?...

— La bande originale de Fright Night II.

— Ah... Et donc ?...

— Eh bien, Julie Carmen dans le rôle de Regine Dandridge et le fait que le mari de Julie Carmen soit l'homme le plus chanceux du monde, ce qui est parfaitement raccord au verset, puisque < mix the fire and the water > renvoie à l'ATU XIV, auquel est attribué le Sagittaire, signe de la baraka.

— C'est... une façon de voir les choses... et pour < all shall dissolve > ?

— Le moment où Julie, qui n'a jamais cessé d'être Régine, a un creux, chope son mari à la jugulaire et le vide entièrement.

— Mmmnnaccord... Donc, selon vous, notre verset signifie : "Va à la reine des vampires et, avec un peu de chance, elle te mangera ?"

— Bingo !

— ...

13. I await Thee in sleeping, in waking. I invoke Thee no more; for Thou art in me, O Thou who hast made me a beautiful instrument tuned to Thy rapture.

Commentaire : Etapes successives de contrôle d'un mantra : 1. Il faut un effort conscient pour vous rappeler la phrase, et des nœuds à tous vos mouchoirs pour vous rappeler de la dire — 2. Vous avez le mantra "dans la tête", comme une chanson de Britney Spears — 3. Vous connaissez la pratique "par cœur", elle vous vient tout naturellement et se poursuit même dans votre sommeil — 4. < There is success > (AL 3, 69) : le mantra sort, — il sourd devrais-je dire, — tout seul, du milieu de votre être : "ça" répète le mantra en vous.

La mauvaise nouvelle, c'est qu'une psy-op médiatique visant à vous faire admettre l'existence d'un virus dont personne, pourtant, ne connait quelqu'un qui l'ait attrapé, afin de vous inoculer une thérapie génique innovante et de vous priver de vos droits civils, procède, comme toute chose dans l'univers, exactement dans le même ordre.

Si tu n'es pas le roi sur ton échiquier, va-t'en : c'est que tu es un pion sur l'échiquier d'un autre — Répète assidûment, obsessionnellement ton mantra, de peur que le mantra de ton ennemi ne prenne sa place.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle et heureuse fête pour la première nuit du Prophète et de son Epouse à tous et à toutes : < feast ! rejoice ! there is no dread hereafter ! > (AL 2, 44)

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 18° ♌︎ : ☽︎ in 23° ♍︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (7, 10-13) (2020)

Sunday, August 8, 2021

Come, O ye gods, and let us feast

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du sixième jour après Lugnasad et je sors d'une nuit frénétiquement voluptueuse.

En plus, un mien pote, — appelons-le X., pour rester dans l'idée de volupté, — publicitaire de choc — je veux dire : il écoute Massive Attack coiffé d'une casquette Kangol dans son loft boulonnais — descend jusqu'à Ramatuelle aujourd'hui pour prendre part à la Messe Gnostique, et c'est un garçon que j'aime beaucoup.

Il me disait hier au téléphone :

— Le problème, c'est que les gens ne regardent plus du tout la télé et que ça rend la propagande impossible... Donc, à partir de maintenant, chaque talk-show, je te le prédis, aura son jeune rebelle, — sorti de nulle part et brusquement invité, on ne sait à quel titre, — venant "crier haut et fort ce que les gens pensent tout bas", c'est-à-dire servir de clickbait en enfonçant vigoureusement un certain nombre de portes ouvertes, — i.e. en clamant avec indignation ce que tout le monde a capté au vol, une fois pour toutes, depuis le premier confinement, 
— genre : "On s'achemine clairement vers une dérive or-wel-lienne de la société !!!..." etc. — afin que puissent le contredire, i.e. faire tourner les slogans : un présentateur goguenard ("ça c'est clair que, pour les non-vaccinés, les temps qui viennent vont être vachement durs ahahaha"); un boomer nimbé de Trente Glorieuses et de pédomanie (Cohn-Bendit ou Joffrin), affirmant, avec le front du Juste, que tout est absolument normal ("la très grande majorité des Français est en faveur des restrictions"); et, bien sûr, l'inévitable instit'-surveillant-la-cour-des-petits, le membre femelle du gouvernement, en mode : "Nous vous rendrons vos libertés si vous êtes sages". (Note, c'est or-wel-lienne le plus irritant, puisque, si la société dépeinte dans 1984 a bien des défauts, elle n'oblige personne à rester enfermé chez soi, à s'affubler d'une muselière et à s'inoculer trois doses de thérapie génique expérimentale...)

Il m'a également reproché, au regard des dernières résolutions du Conseil Constitutionnel, d'avoir porté celui-ci aux nues lors des affaires Avia et Sécurité Globale.

J'ai répondu que, conformément au Présage du Quatorze-Juillet, la Vème République venait de choir pesamment et que j'étais, en l'occurrence, plus que jamais reconnaissant au Conseil !

"Crois-moi, si j'avais présidé la chose, et que mon fils dirigeât Mc Kinsey-France, j'aurais fait bien pire que Fabius... Je suis contre le peuple (AL 2, 25) : à l'idée de Trogs bousillant irréversiblement leur propre système immunitaire par peur d'être socialement ostracisés, "s'auto-vidant de leur âme", dirait Soror E., en sacrifice propitiatoire au dieu de la vieille lande grise (LLL 5, 37-38), je goûte un immense agrément.

"La Magie enseigne : rien n'arrive en bas, que le décret n'en ait été pris en haut : il semble que les Trogs soient pourris jusqu'à la cellule souche de leur code ADN — Contentons-nous de grimper dans l'Arche thélémite et laissons l'acide ribonucléique messager faire sa besogne."

— Mais, Sir, c'est mon métier de savoir qu'ils vont, précisément, démuseler les vaccinés pour les lancer à la gorge des anti-vaxx !...

— Ah oui, ça c'est la procédure classique : vous poussez une fille à coucher avec des tiers-monde, ou un garçon à se couper la teube, et lorsqu'ils commencent à rétrospectivement paniquer, vous leur expliquez que le mal-être qu'ils éprouvent n'est pas un sentiment de souillure ou de perte, consécutif à leur décision stupide, mais l'effet du racisme et de la transphobie systémiques du patriarcat : "Je suis un(e) misérable" devient aussitôt Deport all white men! et Die cis scum!

"Cela dit, pour ce qui est du vaccin, le lâcher final de culs-terreux crédules ("Ce variant est celui des non-vaccinés! Sus! Sus!") ne me tracasse pas le moins du monde : je suis beaucoup plus méchant que ces gens-là."

Amis chers, la Lecture de ce dimanche est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 6, versets 49 à 51 et chapitre 7, verset 1.

49. Come, O ye gods, and let us feast.

Commentaire Verset, ô combien ! synchrone puisque je prends actuellement un pied vertical à lire le menu que Soror Hypatie se propose de servir cet après-midi aux Agapes :

— Marbré de Foie gras à la Truffe d'été et au Sauternes sur Toasts grillés de pain de meule, avec confiture d'oignons au cumin, arrosé d'un Muscat 12 ans d'âge Frontignan.

— Médaillon de Lotte lardé au beurre de thym, avec carottes nouvelles glacées, arrosé d'un Chablis Grand Cru Bougros 2010.

— Rôti de Bœuf aux herbes, cuit au gros sel, avec sauce bordelaise et pommes grenailles sautées à l'ail, arrosé d'un St-Estèphe 2016.

— Mousse légère au champagne sur marmelade de fraises des bois.

Pour sa première Messe, X. n'aura pas un atterrissage trop désagréable (Oh, ces Sagittaires...) !!!

Quant à O ye gods, redisons l'immortelle Parole d'Alostrael, 6ème Femme Ecarlate de Thelema : 
Also, I object to the term "The Gods" — it should be "Gods" which means Thelemites. We need to break away from all old superstitions, and work in the clear light of Ra-Hoor-Khuit.
50. Thou, O my darling, O my ceaseless Sparrow-God, my delight, my desire, my deceiver, come Thou and chirp at my right hand!

Commentaire : Tout le rapport du vertical à l'horizontal, c'est-à-dire du masculin au féminin est là, et non ! je ne suis pas seulement opposé à la notion juridique de "consentement" par amitié pour Harvey Weinstein ou par goût de violer les joggeuses.

La Magie enseigne : le Vertical exclusif est DIEU, qui ne vous demande votre avis pour rien, 
— tsunami, cataclysmes, épidémies, tempête par laquelle le petit enfant baigneur disparaît à jamais vers les Amériques, requin qui dévore l'enfant en question, etc.  L'Horizontal exclusif est la Terre, qui se donne (fruits, etc.) ou qui se prend (conquête territoriale, etc.) : un homme qui se préoccupe du consentement d'une femme est comme ces vegan maximalistes qui ne cueillent même pas et ne consomment que ce que la Terre "offre" d'elle-même (fruits tombés de l'arbre, etc.) — Vous imaginez le genre de gueule qu'ont ces gens ? — Eh bien, c'est exactement comme ça que la fille dont vous sollicitez le consentement vous voit.

51. This was the tale of the memory of Al A’in the priest ; yea, of Al A’in the priest.

Commentaire : J'ai toujours un coup de nostalgie profonde, voire un accès de spleen, un peu gothisant, un peu Russe blanc en exil sur fond de violons tziganes, quand un Chapitre s'achève 
— Heureusement, il y a mon cocktail Looping-Papaye de l'aube — Si le Looping-Papaye ne règle pas tous vos problèmes, vous ne buvez pas assez de Looping-Papaye.

✶✶✶

1. By the burning of the incense was the Word revealed, and by the distant drug.

Commentaire
Ça me rappelle ma vieille punchline : "c'est juste que j'aime l'odeur de la cocaïne...", car si c'est une drogue qui active le Verbe, c'est de la cocaïne : je n'ai pas dit un mot à Soror JS depuis une semaine de peur de lui couper la parole.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

By @jacobsladder93 on IG

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Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (6, 49-51 ; 7, 1) (2020)

Tuesday, August 3, 2021

All is in vain

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier jour après Lugnasad, il pleut et je m'extrais doucement d'une grasse matinée sybaritique consécutive aux orgies d'hier.

Si dans une heure je suis encore à me prélasser en lisant le Satiricon, ou si je passe en mode Qohélet, typiquement post-Lugnasadien, et exige que quelqu'un me chante Les Deux Guitares de Charles Aznavour, glissez une jeune artiste de reggaeton (Mariah Angeliq serait bien) sous mes draps : nous autres David nous retapons traditionnellement au sunamitisme.

Enfin n'oubliez pas :


Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 6, versets 33 à 36.

33. By silence and by speech do I worship Thee.

Commentaire : Verset salutaire, à l'heure où la psychose de la cancel culture finit d'engloutir le monde — Incidemment, à propos de parler et de se taire, je ne veux plus entendre ni statistiques, ni prédictions, ni théories du complot — je ne veux entendre que : "Y eût-il réellement un virus mortel en train de rôder, aucun gouvernement n'a le droit de m'enfermer chez moi, ni de m'obliger à porter un bâillon, ni de m'inoculer un vaccin de force. Particulièrement un gouvernement représenté par un larbin sournois malingre en t-shirt qui fait des TikTok."

34. But all is in vain.

Commentaire : J'ai, l'année dernière, musant au sujet du 19ème Æthyr, écrit des trois versets 34 à 36  :
La fameuse "ironie dans les yeux" du crocodile, et son perpétuel "sourire diffus", viennent de ce que Sebek a, tôt ou tard, raison de toutes nos œuvres, bonnes ou mauvaises, grandes ou petites — simple question de Temps, c'est-à-dire de Tav : < tout le labeur de ma vie n'est qu'une petite souris blanche nageant dans une vaste mer de sang pourpre > (THI ♑︎ 10).

Il nous faudrait donc a priori revenir à Sardanapale et conclure à la manière de son épitaphe :
Sardanapale, fils d'Assarhadon, fit bâtir en un seul jour la ville d'Anchiale et celle de Tarsus. Passants, mangez, buvez, faites l'amour : tout le reste est vanité.
Mais le Livre de Lapis-Lazuli poursuit :
35. Only Thy silence and Thy speech that worship me avail.

Commentaire :
C'est-à-dire : la seule chose qui ne soit pas vanité, sont les Paroles que DIEU m'adresse.

Ne demeure, par conséquent, dans l’Éternité, — comme il est écrit : < toutes les douleurs ne sont que des ombres, elles passent & sont passées, mais il y a ce qui demeure > (AL 2, 9) — ne demeure, dis-je, dans l’Éternité, que mon Étude.
36. Wail, O ye folk of the grey land, for we have drunk your wine, and left ye but the bitter dregs.

Commentaire :
Or, la Nature est le Livre Saint ultime : à moins de < considérer tout phénomène comme un message direct de DIEU à mon âme > — à moins de regarder en face le crocodile dans le miroir — l'homme est Heathen (AL 3, 11), un < gens du pays gris > et , dès lors, < tout est en vain > : l'épitaphe de Sardanapale devient, effectivement, le meilleur conseil que l'on puisse lui donner.
— Là, je te soupçonne d'en rajouter délibérément dans la note grave pour qu'on appelle Mariah Angeliq.

— Oui... Mais que faire d'autre un jour de pluie ?...

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


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Thursday, July 15, 2021

La nostalgie sourde du prince changé en Bête dans son manoir gothique

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le troisième jeudi après les feux de Litha et les nouvelles qu'on m'apporte du vieux pays gris sont entomologiquement passionnantes : jamais l'arcane "au temps de la descente maximale, les garde-chiourmes ne s'expriment plus que par antiphrases" n'a été mieux illustré !

Songez qu'on présente aux esclaves heathen les derniers spasmes du Vieil Æon, sa phase terminale, ses crispations ultimes avant rigidité cadavérique définitive, comme un Nouvel Ordre Mondial, un Grand Reset, etc. alors que confinements, couvre-feux, masques, pass sanitaire, autoritarisme small dick energy du malingre Macron dans son costume (beaucoup trop) cintré (Macron a toujours l'air d'un type qu'on a mis tout habillé dans une machine à laver), sont, au contraire, les ridicules soubresauts de l'ère chrétienne à l'agonie, dont la vibe s'est, en revanche (et conformément au principe impérial), admirablement incarnée en Joe Robinette Biden.

Sir Aleister dit: "Ne prenez pas ces réactions de rat acculé pour des mouvements de croissance."

Et cela aussi est bénédiction ! Le roidissement hystérique du sénile tyran décrépit le pousse à exiger que ses serviteurs l'accompagnent dans la tombe ! On peut espérer que, tel le sidéen fou piquant au hasard dans le métro, le Vieil Æon inocule son vaxx mRNA au plus de low men troglodytes possible avant de disparaître ! — Il faut prier en ce sens ! 
— < Let the evil ones be cast away > (AL 2, 5), c'est un < rooting-out of the weeds > (Tzaddi, 26) et donc, au final, un reset, en effet... 

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 5, versets 9 à 12.

9. I remember the days when I was cacique in Mexico.

Commentaire : Sir Aleister dit, dans les Confessions, qu'il est impossible d'explorer ses vies antérieures sans éprouver la honte du jeune homme sentimental qu'un rustaud surprend en train d'écrire de la poésie — Je dis qu'il est, en plus, impossible de les explorer sans éprouver la nostalgie sourde du prince changé en Bête dans son manoir gothique.

10. O my God, wast Thou then as now my beautiful lover ?

Commentaire : A rapprocher de < I waited patiently, and Thou wast with me from the beginning > (Cordis 2, 60) — C'est l'Enseignement final de la Hud: "J'ai toujours été au Paradis, il suffisait de pousser la porte", soit le sens profond du shumulisme essentiel :
J’ai un genre d’enthousiasme belliqueux ou de belliquosité enthousiaste — je ne sais pas pourquoi, mais ça me rappelle toujours cette escort que j’avais engagée, et dont j’avais découvert par la suite qu’elle était en prépa Polytechnique. (Sol in Taurus)
11. Was my boyhood then as now Thy toy, Thy joy ?

Commentaire : Frater Orpheus dit de ce verset que le prince-prêtre y semble en proie au doute.

Or, il est écrit < doubt it not, an if thou art ever joyous > (AL 2, 72), c'est-à-dire que la joie est l'antidote au doute, ou, plus exactement, l'indicateur au moyen duquel se tranche le dilemme : < All that ye do is right, if so be that ye enjoy it. > (Tzaddi, 9)

Je disais encore cette nuit : "Ce qui, dans le peuple, est principe moral est simplement un exercice d'ascèse qui a glissé du haut de la montagne, comme un boxeur à qui l'on aurait expliqué qu'il faut qu'il s'abstienne de rapports sexuels avant une compétition et qui en aurait déduit que le sexe, c'est mal."

Il n'y a pas de "loi non-écrite"; il y a une Loi écrite, et elle dit : < lust, enjoy all things of sense and rapture: fear not that any God shall deny thee for this. > (AL 2, 22).

12. Verily, I remember those iron days.

Commentaire : Et nous redisons : la Rigueur est la partie féminine du monde : il est gay de la voir en mal et gai de la voir en mâle.

Observez les planètes attribuées aux trois Sphères du Pilier de la Rigueur : à Binah, on attribue Saturne, le pouvoir de la Mesure, i.e. de la limitation fertile – à Geburah, on attribue Mars, le pouvoir "d’arracher les mauvaises herbes pour que les bonnes puissent croître" (cf. Tzaddi, 26) : annihiler le danger, combattre pour la Justice : le voilà, l'iron ! – à Hod, on attribue Mercure, le pouvoir de discernement intellectuel.

En d'autres termes : la rigueur est à la Création ce que la règle est au jeu et je veux un chef de partie intraitable quand je joue au poker — < I remember those iron days > équivaut pour moi très précisément à : "Je me souviens comme cette nana était étroite — Wow ! quel pied vertical j'ai pris !"

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.
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Précédent commentaire sur ce péricope : L'Aube de la Gloire (2020)

Tuesday, July 13, 2021

Caprice nocturne sur fond de violons tziganes

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le troisième mardi après les feux de Litha et Alexander Markov est toujours le meilleur interprète de Paganini — même si je soutiens qu'en cas de vague à l'âme, ou d'ivresse nocturne post-bombance mâtinée de nostalgie profonde, il faut lui préférer Itzhak Perlman, qui donne l'accent yiddish à Niccolò et lit ses Capricci en mode chants plaintifs de violons tziganes.

— Mais Sir, je vous croyais inaccessible au spleen...

— Ce n'est pas du spleen, ami, c'est le nevermore qui vient avec l'âge et j'ai déjà expliqué ça :
Ma Règle m'impose de marquer, a posteriori, d'une lettre copte tracée à l'encre argenté, la page de mon Registre rapportant le moment d'une rencontre ayant donné lieu, par la suite, à une relation (amitié ou inimitié, il n'est pas ici question de mes amours, que je "note" différemment) une relation, dis-je, particulièrement impactante (en bien ou en mal) sur la trajectoire de mon existence — ou un évènement de type coup de théâtre, qui, rétrospectivement, s'est avéré un game changer, plus-rien-ne-sera-jamais-comme-avant, etc. (en bien ou en mal également)... Je fais, chaque nouvel an solaire, un debriefing serré de l'année révolue, pour voir s'il y a lieu de signaler ainsi, après coup, certaines pages anciennes... Je suis tombé, durant le Ménage de Printemps, sur mon flacon d'encre argenté, et j'ai constaté qu'il était intégralement sec parce qu'il n'a pas servi depuis le nouvel an 2006...
Autrement, j'ai reçu, la nuit dernière, un abondant courrier où pléthore de lecteurs me faisaient savoir que le larbin sournois malingre représentant l'autorité US en zone France avait confirmé, hier, en live, à la télé, toutes nos prédictions de janvier relatives à l'année en cours.

C'est un bonne nouvelle : puisque les prophéties de bonheur se réalisent toujours ponctuellement, et que les prophéties de malheur sont "absolument inéluctables mais indéfiniment repoussables", si une prophétie de malheur se réalise, les prophéties de bonheur vont a fortiori se réaliser aussi :
They shall be masters of majesty and might; they shall be beautiful and joyous; they shall be clothed with victory and splendour; they shall stand upon the firm foundation; the kingdom shall be theirs; yea, the kingdom shall be theirs. (Tzaddi, 44)
Amen. "La fête est finie"... jusqu'à ce qu'elle recommence.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber XXX Aerum vel Saeculi sub figvrâ CCCCXVIII, Æthyr 17.

Il est dit qu'explorant le 17ème Æthyr, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) rencontra Madimi (cf. Livre 6 d'A True & Faithful Relation of what passed for many years between Dr John Dee and Some Spirits, dans l'édition Casaubon) qui lui déclara : "Since all things are God, in all things thou seest just so much of God as thy capacity affordeth thee", que le Maître, à son retour, commenta ainsi : < Une vérité profonde, d'application universelle. La clé maîtresse du caractère de n'importe quel homme est son appréciation de l'univers. Pour l'un, Pan signifie terreur et folie. Pour l'autre, le dieu du Grand Tout. >

J'écrivais, à ce sujet, l'année dernière :
Il est aisé d'évaluer quelqu'un : le Terrestre fait demi-tour (turn back, tourne le dos, i.e. perd sa connexion, sa voie, sa joie, etc.) dès qu'il doit sauter un repas ou mettre la main au portefeuille ; l'Amant fait demi-tour en cas d'affront, lorsque son égo est piqué, ou son élaboration hystérique personnelle menacée ; l'Hermite ne fait < demi-tour pour personne > (AL 3, 46) et traverse < danger et tribulation > (AL 3, 11) en demeurant < toujours joyeux > (AL 2, 72), même lorsque il advient qu'il doive se < dissimuler sous un masque de douleur. > (AL 2, 53)
Notez que les Trogs ne font jamais demi-tour non plus, puisqu'ils ne vont jamais nulle part — Le vrai problème est, selon moi que nous ne soyons pas géographiquement séparés d'eux à la naissance — J'ai écrit jadis :
L’existence est comme une partie de poker : nous avons eu des hauts et des bas… nous avons dû supporter des imbéciles, des médiocres et des méchants… mais, l’un dans l’autre, nous nous sommes bien amusés, et nous sommes navrés quand cela se termine…
Question : Pourquoi devons-nous "supporter des imbéciles, des médiocres et des méchants" (du moins jusqu'à ce qu'ils aient pris le vaxx) ?

Réponse : Un Thélémite est un âme noble, comme il est écrit < the keen and the proud, the royal and the lofty : ye are brothers > (AL 3, 58) ; une âme noble se caractérise par sa propension excessive au chesed, comme il est écrit < Compassion is the vice of kings > (AL 2, 21) ; aucun Thélémite ne serait, par conséquent, capable d'accomplir les commandements < For these fools of men and their woes care not thou at all > (AL 1, 31) et < Ye are against the people, O my chosen > (AL 2, 25), s'il n'avait, tout d'abord, eu à subir la proximité des Trogs, dans toute leur nullité, leur mesquinerie, leur filthiness ontologique, jusqu'au < jour de colère > où, à bout de patience, il s'est décidé, dans < l'ardeur furieuse de sa fierté >, à < piétiner les hommes bas > (AL 2, 24) et à ne plus < faire demi-tour pour qui que ce soit > (AL 3, 46) — Le vieux pays gris est, pour les Thélémites, l'équivalent des prisons que l'on fait visiter aux ados turbulents et du monstre marin qui engloutit Jonas.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


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Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber 418, 17ème Æthyr (2020)

Sunday, July 4, 2021

Morning Wood du Shah de Chester

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du deuxième dimanche après les feux de Litha et très franchement, je hais les aubes.

L'aube, — heure des exécutions capitales, où l'exquise rémanence de mon rêve très passionnel avec Kim Kardashian commence à s'estomper insensiblement, — correspond, sur la rota de la journée (j'avais dit pas de Doctrine avant l'happy hour et j'ai menti), à la première pulsation cardiaque (= vous venez d'en prendre pour soixante-quinze ans chez les cons) sur la rota de l'existence humaine; à l'Imbolc (= sortie des hibernants, fin des frimas, ce qui, dans toute société normale, signifie back to work) sur la rota de l'année; et à Geburah (le principe de Rigueur soi-même) dans l'ordre des feasts of the times — elle est donc toujours une mauvaise nouvelle — DIEU nous a donné le Morning Wood pour que nous Lui pardonnions l'aube.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 4, versets 28 à 31.

28. This was the cry of Him: IIIOOShBTh-IO-IIIIAMAMThIBI-II.

Commentaire : Frater Alion dit de cette Formule que sa guématrie est 734, qui est la valeur numérique de שתלד, "donner naissance".

Ce qui me rappelle qu'on m'a demandé hier quel intérêt il y avait à faire des enfants. J'ai dit : justement, aucun intérêt — soucis, dépenses considérables, une chance sur dix milliards de n'être pas horriblement déçu par ce qu'ils deviennent, etc. — c'est le seul domaine où l'homme, du plus grand roi au plus épais trog, est contraint d'œuvrer ars gratis artis, "pour l'amour de DIEU" ou, de façon plus correctement thélémite, sans < lust of result > (AL 1, 44).

Et tout ça, à quel fin ? — Afin de perpétuer l'existence humaine, c'est-à-dire soixante-quinze années de tiraillement continuel entre השתחויה, "prosternation (dans l'oraison)", guématrie 734, et ערלת לבב, "prépuce du cœur (i.e. insensibilité morale)", guématrie 734 — entre, donc, désir de reconnexion (religere) au Divin, et désir de dégringolade dans la caverne des épargnants médiocres.

DIEU a donné l'orgasme à l'homme pour l'aider à passer la Valda, puis la dysphorie post-coïtale pour lui dire "YHBT lol".

29. Nor did I sing this for a thousand times a night for a thousand nights before Thou camest, O my flaming God, and pierced me with Thy spear. Thy scarlet robe unfolded the whole heavens, so that the Gods said: All is burning: it is the end.

Commentaire : J'ai essayé, autrefois, pendant quelques semaines, de travailler IIIOOShBTh-IO-IIIIAMAMThIBI-II en mantra. Je le répétais non-stop à voix haute. Mes proches ont eu exactement la même réaction que les dieux.

30. Also Thou didst set Thy lips to the wound and suck out a million eggs. And Thy mother sat upon them, and lo! stars and stars and ultimate Things whereof stars are the atoms.

Commentaire : Frater Orpheus voit dans ce verset la création de l'univers.

Bien l'occasion pour nous de ricaner à nouveau de la théorie du Big Bang !

La science, — i.e. la religion qui prescrit le "vaccin" mRNA, la religion des fans de Joe Robinette Biden, qui veut que les garçons deviennent des filles et que les filles jouent dans Mignonnes, — la science, dis-je, vous demande de croire que tout l'univers est sorti du néant, de façon ponctuelle (= à un endroit précis) et sans raison connue.

C'est, bien entendu, tout à fait absurde, mais très important : un tas de déclarations "rationnelles" sont quotidiennement déduites de cette prémisse impossible — Le Big Bang est, à votre esprit, ce que les séances préliminaires d'abattage sont aux prostituées d'Europe de l'Est que forment les réseaux albanais : une fois gobé le Big Bang, gober le coronavirus ne pose aucun problème.

31. Then I perceived Thee, O my God, sitting like a white cat upon the trellis-work of the arbour; and the hum of the spinning worlds was but Thy pleasure.

Commentaire : Le Cheshire Cat étant, comme chacun sait, mon spirit animal (enfin, un Cheshire Cat de nuance sadomasochiste, qui m'a valu le titre de Shah de Chester), je prends ce verset de façon très personnelle.

A ce sujet, Cathy prétend que mon identification à cette créature vient d'un "complexe de Protée" 
— Je lui ai répondu : 

— Mon ami Charles-André affirme que s'il avait les pouvoirs de Protée, il se donnerait l'apparence d'un lambda, à la manière de Picabia disant : "Moi, monsieur, je me déguise en homme pour n'être rien"... C'est ce qu'il appelle le Principe de la Traînée de Morve... 

Cathy : *facepalm* 

Moi : J'ai, en 2012 e.v., raconté la chose ainsi : 
J'aime à prendre mon petit-déjeuner avec Charlot. Il n’est pas du genre à vous juger si le Tequila Sunrise précède les croissants. Ce matin – ce matin midi – il m’a brusquement déclaré : 

« A propos ! J’ai relu ton Éloge du Laudateur
 
– Tu as bien fait. C’est un texte admirable.

– Je ne sais pas… Je ne crois pas… En fait, je dirais que tu as deux problèmes, selon moi tout à fait insolubles. D’abord, tu souffres indiscutablement du Syndrome de Beaumarchais – c’est-à-dire que ta vie t’amuse beaucoup plus que ton œuvre, et que ça finit par se voir. Ensuite, tu ignores tout du Principe de la Trainée de Morve.

– Plaît-il ?…

– Le Principe de la Trainée de Morve ! L’appellation est de notre ami Johannes. En deux mots : ton lectorat se compose, à parts égales, d’adulateurs frénétiques et de détracteurs acharnés – les premiers changeant, du reste, en vertu du Complexe de Chapman, souvent de camp sans crier gare. Le Principe de la TDM (j’abrège) postule que tu ne peux connaître autre chose que ces rapports œdipiens, tant que tu ne te décides pas à montrer des faiblesses.

– Mais… c’est contraire à ma religion !

– Hélas ! que veux-tu ? Aux heures de décadence, l’esprit, – ou ce qui, dans le peuple, en tient lieu, – se doit de faire chorus à l’ethnomasochisme, et, par conséquent, de devenir self-deprecating. C’est une question d’harmonie…

« Lis ce que tweetent aujourd’hui, d’instinct, les « spécimens intellectuels blancs » en quête d’amitié online : « Je suis un sociopathe au RSA qui n’a personne à baiser » (authentique !)… « J’ai pas d’amis, j’ai 32 ans et un vieux fond de jalousie haineuse envers le autres » (authentique !)… « Tout ce qui me dépasse est fake ou juif, sinon ce serait trop cruel » (authentique !)… 

– Eh bien ?… Le dernier est assez drôle, non ?

– Hyper ! Sais-tu, parlant de drôlerie, que même les « comiques » (genre Bref, etc.) s’en tiennent désormais scrupuleusement à la mise en scène de la lose ordinaire ?… La plus ordinaire possible !… Car ils le connaissent, eux ! le Principe de la Trainée de Morve… Toi, tu arrives en proclamant : « je suis grand, beau, riche, heureux, monté comme un cheval, j’écris merveilleusement bien et je vous emmerde tous ! »… Non !

« Axiome : si tu veux être aimé de gens dont, par ailleurs, le respect t’indiffère, invente-toi des failles. Orne ton visage de verrues, répand des pellicules dans tes cheveux. Les médiocres aiment se sentir supérieurs. Cela les repose d’eux-mêmes.

« Johannes en avait ras le bol des regards hostiles que lui valait sa Rolls, sa prestance, sa culture, son succès auprès des femmes… Il résolut de faire en sorte, chaque fois qu’il devrait se rendre à une soirée un peu démocratique, – genre cocktail de sous-préfecture, – qu’une longue traînée de morve luisante s’écoulât de sa narine droite. 

« Son apparition créait un certain malaise. Johannes, le plus innocemment du monde, feignait alors de se moucher, en ayant garde d’étaler davantage la morve au bas de sa figure – puis il faisait assaut d’amabilité envers tout le monde. 

« Les convives étaient totalement dégoûtés, mais éprouvaient de la sympathie pour Johannes, qui leur avait donné la sensation de valoir mieux que lui… dès le lendemain, ils se répandaient en anecdotes sur « l’affaire de la traînée de morve», en précisant bien qu’ils avaient assisté à la scène pour de vrai… »

 – Honnêtement, j’aimerais mieux passer sur le corps d’une sous-préfète au volant de la Rolls de papa, que me présenter chez elle avec un nez douteux – que me présenter chez elle tout court, d’ailleurs...

– Tu as tort. Le Principe de la Traînée de Morve est connu, et scientifiquement appliqué, jusque dans les sphères ultimes du pouvoir ! 

« Songe à Hollande ! Sa photographie officielle dont tout le monde se gausse… On veut nous faire croire que le meilleur photographe de France n’a pas fait exprès de rater le portrait d’un membre du G8, et que les conseillers en communication les plus pointus du pays ont sélectionné cette pose ridicule par erreur !… Ben voyons !… La vérité, c’est qu’ils connaissent à fond le Principe de la Traînée de Morve ! 

« Hollande a beau se conduire aussi mal que son prédécesseur et mettre le royaume à l’encan (aux Noirs les quartiers populaires ! aux Chinois le patrimoine ! aux Qataris l’hôtellerie de luxe de la première destination touristique du monde !), nul ne parvient vraiment à le haïr… il est si gauche, si pataud, si mal fichu sur cette image… Le « spécimen intellectuel blanc », depuis sa cité U, peut laisser libre cours à ses railleries de pauvre : Hollande, qui offre à cet esclave l’idée que celui-ci se fait de la volupté suprême – l’occasion de regarder son maître de haut –, dort à l’Elysée…  » 
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.
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Précédent commentaire sur ce péricope : Le Monde selon Hoor-paar-kraat (2020)

Wednesday, March 3, 2021

Sir Shumule dans le parc

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Soror N est en mode "Encore Plus Déesse Tutélaire de la Femme Fatale Attitude que la Salomé de Frantz von Stuck" et m'enjoint, avec son usuelle prolixité vertigineuse :
reposte qd tu fais la conf sur les runes je le trouve plus
Ma foi — "oreilles attentives et bon vouloir", comme on dit dans les Mille et Une Nuits : j'imagine qu'elle fait allusion à la mienne légendaire Epître aux Génies Canons, dorénavant (donc) consultable ici.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 2, versets 48 à 51.

48. O my Lord, my beloved ! How shall I indite songs, when even the memory of the shadow of thy glory is a thing beyond all music of speech or of silence ?

Commentaire : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) déclare : < All this is altogether beyond expression >, ce qui m'a, autrefois, suggéré d'explorer la chose en astral.

Je cite mon Registre Magique du 28 juin ⅠⅤⅹⅴ :
Passé la porte sur laquelle, à l'intérieur du Temple, est gravé Cordis 2, 48, et me suis trouvé au pied d'une montagne entourée de champs d'iris.

Après un moment de marche le long d'une rivière, arrivé devant un lagon (qui, au plan pictural, rappelait celui de Royan en été), près duquel tout était nimbé de ce que j'appellerais une spiritualité supérieure.

Je dirais, rétrospectivement : la vibration était paisible-qui-apaise : une paix pacifiante.

L'étrange est que je me trouvais exclusivement entouré de symboles spécifiques à Chokhmah, alors que l'iris est attribuée à Chesed — il est vrai que Chesed s'alimente à Chockhmah...

49. Behold ! I am a man. Even a little child might not endure Thee. And lo !

Commentaire : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit : < A man, having fixed ideas of truth, finds it terrible when they are all shattered, as they are in this experience. >

Nous savons, depuis l'Erreur de Descartes, que toute remise en cause de ses fixed ideas of truth entraîne, chez l'homme, une destruction neuronale effective et terriblement douloureuse.

Thierry Meyssan, hélas ! n'a jamais compris qu'il faisait souffrir les gens en disant qu'un avion de trente-trois mètres de diamètre ne peut pas traverser une paroi solide en n'y laissant qu'un trou de dix-neuf mètres de diamètre.

Inversement, l'opération Covid-19 est un fiasco, parce que les restrictions imposées au peuple, dans le processus d'instauration de l'état policier global, sont désormais plus douloureuses que le simple fait d'admettre la vérité toute crue, que ce virus n'a, évidemment, jamais existé, comme Sir Shumule vous le serine depuis le 15 mars 2020.

50. I was alone in a great park, and by a certain hillock was a ring of deep enamelled grass wherein green-clad ones, most beautiful, played.

Commentaire : Un jour que je rendais visite à mon Maître, celui-ci m'encouragea à aller marcher seul dans le parc splendide de son domaine, ajoutant qu'aucune initiation n'était vraiment "concevable" (sic) qu'elle ne comportât cette promenade.

Ce n'est que beaucoup plus tard que je compris la profondeur de cette parole étrange, en lisant ce commentaire du Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) : < The park is the world of well-planted and carefully tended Ideas. >

51. In their play I came even unto the land of Fairy Sleep. All my thoughts were clad in green; most beautiful were they.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit en substance de ce verset qu'il est la définition du bonheur.

Le bonheur s'obtient donc en vivant sans contraintes — comme il est écrit < Bind nothing ! > (AL 1, 22), — en évitant les honneurs — comme il est écrit < they that see thee shall fear thou art fallen > (AL 2, 53) — et en poursuivant ses rêves de jeunesse — comme il est écrit < the sun of midnight is ever the son > (AL 3, 74).

Et nous concluons comme Bacbuc, la noble Pontife : Allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

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Précédent commentaire sur ce péricope : Brunch à bord d'un vaisseau spatial (2020)

Monday, February 15, 2021

Love is the law

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'était hier la Saint-Valentin et F me demande : "love is the law ?" en me relayant un article, paru à cette occasion, dans lequel un "chrétien américain vivant au Canada" (ce qui fait un peu beaucoup) écrit :
"Love" is not a real thing. It is just a chemical process in your brain that drives you to reproduce.
"L'amour" n'est pas une chose réelle. C'est juste un processus chimique dans votre cerveau qui vous pousse à vous reproduire.
Passons — charitablement — sur l'écrasante fadeur de la platitude marxiste et les perspectives sinistrement big-brotheriennes qu'ouvre ce genre de considérations incel — Mais à quel degré de christianisme, c'est-à-dire d'incohérence, faut-il avoir dégringolé pour nier qu'un phénomène existe en citant, comme preuve de sa non-existence, le support somatique de sa manifestation ?

Cela revient très précisément à dire : « Le "soleil" n'est pas une chose réelle. C'est juste une étoile de type naine jaune d'une masse d'environ 1,989 1 × 10 à la puissance 30 kg, composée d’hydrogène (75 % de la masse ou 92 % du volume) et d’hélium (25 % de la masse ou 8 % du volume). »

Ou bien : « "L'énergie" n'est pas une chose réelle. C'est juste le produit d'une particule de masse par le carré de la vitesse de la lumière dans le vide. »

Les blessures psycho-affectives, hélas ! entraînent invariablement, chez celui qui en souffre, ce genre de syndrome "renard à la queue coupée" — et j'imagine que l'infortuné rédacteur de ces sottises cherche l'attention d'un auditoire à qui les séquelles du traumatisme "le père noël n'existe pas" font tendre à considérer "fake !" comme un argument sans réplique...

Question de force de gravité : aux derniers échelons de sa descente vers l'extinction, une culture espère le repos et s'empresse, par conséquent, de prendre le cynisme pour de l'intelligence, la tristesse pour de la lucidité, le matérialisme pour du "simple bon sens" : c'est l'horizontalisation systématique qui atteste "physiquement" de sa transition vers l'état de cadavre.

S'il n'était américain et connaissait, en fait d'aliment, autre chose que le donut, ce chrétien malheureux nous dirait : « la "gastronomie" n'est pas une chose réelle. C'est juste un processus chimique dans votre cerveau qui vous pousse à vous nourrir. »

Or, la tristesse étant la chose la plus confortable du monde, l'argument se décline à l'infini : « "l'architecture" n'est pas une chose réelle. C'est juste un processus chimique dans votre cerveau qui vous pousse à vous protéger de la pluie »... « "l'élégance" n'est pas une chose réelle. C'est juste un processus chimique dans votre cerveau qui vous pousse à vous vêtir », etc.

Il est écrit : < These are dead, these fellows; they feel not > (AL 2, 18) : l'homme a produit les Hautes Civilisations quand l'Amour était pour lui un dieu (mais « la "civilisation" n'est pas une chose réelle. C'est juste un processus chimique dans votre cerveau qui vous pousse à vouloir intégrer un groupe ») : le Letzter Mensch affirme que love is not a real thing et produit Joe Biden, le bâillon covid et le vaccin mRNA.

Tout cela est, en fait, très millénial : un idéal de tube digestif et un projet de vie en état de mort encéphalique — Comme l'athée veut bénéficier des largesses divines sans avoir à dire merci, mais se réserve le droit de blasphémer, le millénial nie sa propre humanité (le vecteur "rouge", diraient les alchimistes, qui transmute en haute gastronomie la nécessité biologique d'ingérer de la nourriture solide), parce que Darwin, c'est tellement moins stressant, et reproche ensuite à ses dirigeants de le traiter en singe...

Toute notre époque est là : l'univers, < for beauty's sake and love's > (AL 3, 56), ne sait plus quoi inventer pour se débarrasser du Letzter Mensch.

Amis chers, la Lecture de ce lundi est Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 53 à 56.

53. And He answered Him : Have I not the key thereof ? I am clothed with the body of flesh ; I am one with the Eternal and Omnipotent God.

Commentaire : Answered me rappelle ici qu'en Japonais, si l'on unit le caractère 応, qui signifie "Grand", au caractère 神 qui signifie "dieu" — et que, donc, l'on écrit "Grand dieu" — on obtient la Formule 
応神, qui signifie littéralement "répondant aux dieux — answering the gods" (au sens de "répondant à la sollicitation divine", "accomplissant la volonté divine", etc.)

54. Then said Adonai : Thou hast the Head of the Hawk, and thy Phallus is the Phallus of Asar. Thou knowest the white, and thou knowest the black, and thou knowest that these are one. But why seekest thou the knowledge of their equivalence ?

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit de ce verset: < The Angel asks why one who possesses absolute Sight and Lordship and power to soar (the Head of the Hawk) who has creative energy able to fertilize Nature, his mother, sister, and wife (The Phallus of Asar) one who knows the paris of opposites, and the fact of their identity, should trouble to calculate the equations which express the relations between the illusory symbols of diversity. >

C'est toute l'importance du Mythe — l'"abat-jour" par lequel peut s'exprimer la vision que les Mages ont des vérités fondamentales.

Dans le cours du développement organique d'une religion, les rites viennent plus tard, pour maintenir dans le monde visible l'application des lois éternelles révélées par la voie du Mythe — la prière devient nécessaire lorsque l'homme se sent incapable d'organiser sa vie actuelle ou future en harmonie avec ces lois si des Puissances d'en haut ne l'aident et le protègent — et enfin la philosophie intervient lorsque chez l'homme les facultés mentales ont pris un développement tel qu'elles ont plus ou moins aboli, ou tout au moins obnubilé sa capacité de garder un contact direct avec les réalités fondamentales.

Un pas de plus et c'est la science matérialiste, qui consiste à toucher le fond.

Tel est le processus que Huysmans "remonte" en disant : "La science moderne ne fait que confirmer les enseignements de la Magie d'antan."

55. And he said: That my Work may be right.

Commentaire : Mon Maître dans l'A
A, le vicomte de C., enseignait, quant à la Doctrine du Pas Suivant et à celle du "mieux ennemi du bien" : < Le souci du travail bien fait doit se limiter à constater, le soir au coucher, comme un commerçant "fait sa caisse", que l'on a bien accompli chacun des exercices que comportait sa journée. Surtout rien de plus. >

56. And Adonai said : The strong brown reaper swept his swathe and rejoiced. The wise man counted his muscles, and pondered, and understood not, and was sad. Reap thou, and rejoice !

Commentaire : Le sens profond est dans le mouvement de la faux : la vie et la mort sont le même mouvement naturel qui va et vient — il n'y a donc pas de différence essentielle entre elles : < Hadit is motion > (NC/AL 1, 1), or Hadit déclare : < I am Life, and the giver of Life, yet therefore is the knowledge of me the knowledge of death >, comme il est écrit (AL 2, 6).

Nul ne peut imposer la vie ou la mort, elles sont au-dessus de l’intelligence humaine — comme il est écrit < it is the light higher than eyesight > (AL 2, 51) — et leur processus est transitoire comme la mue du Serpent : le Prince les reçoit sans hystérie et les saisit avec nonchalance, comme une donne de carte à une table de Hold'em.

Du reste, pourquoi craindre la mort ? Le sommeil qui nous délivre de nos soucis n'est-il pas préférable aux inquiétudes, aux contraintes, aux promiscuités du jour ? La privation de sommeil n'est-elle pas la pire des tortures ? D'où < thou shalt long for death > (AL 2, 73), qui signifie : le véritable drame de l'existence, c'est que la mort vaut mieux que la vie, mais que le suicide est interdit.

Donc : < fear neither men nor Fates > (AL 3, 17), c'est-à-dire : ne crains ni la vie, ni la mort qui ne font initialement qu’un.

Love is the law, love under will.

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Wednesday, January 27, 2021

Beautiful God

Amis chers, gens beaux et heureux, 

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

J. m'a demandé hier pourquoi, si "le féminin ne doit pas prendre l'initiative", Nuit parle la première dans le Livre de la Loi.

Je lui ai dit : "C'est comme en amour : la forme du féminin envoie un message qui enflamme le désir qui pousse le masculin à l'initiative – ou, selon ma formule inlassable :
La condition indispensable à la condition indispensable à la survie de l’espèce est que l’homme bande – Au commencement était la gaule. On pourrait aisément en conclure à la phallocratie et au patriarcat, s'il ne fallait que quelqu'un suscitât la gaule en question – devons-nous en déduire qu'« au commencement était Michelle Rodriguez » ?
"Ainsi, Nuit ne parle pas la première dans le Livre : c'est Aiwass qui transmet le message de la Déesse – Puis, lorsque le texte passe en style direct, c'est le prince-prêtre qui prend l'initiative de parler, et Nuit qui lui répond, comme il est écrit : < Then saith the prophet and slave of the beauteous one, etc. > (AL 1, 26)."

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber Tzaddi vel Hamus Hermeticus sub figurâ XC, versets 29 à 32.

29. This immortality is no vain hope beyond the grave : I offer you the certain consciousness of bliss.

Commentaire : La mort, constituant l'un des trois interdits majeurs du Livre de la Loi (< Death is forbidden > (AL 2, 73) < thou shalt not die, but live > (AL 2, 21)), la mort, dis-je, intéresse peu les Thélémites — Nous ne nous attachons pas à l'eschatologie, mais à la vie en ce monde, ce qui est beaucoup plus important : quel homme, lorsqu'il s'affaire, durant ses heures de veille, à sa praxis initiatique, au bien-être de sa famille, à son activité professionnelle, s'inquiète de savoir ce qu'il peut bien, techniquement, advenir de lui quand il dort ?

30. I offer it at once, on earth ; before an hour hath struck upon the bell, ye shall be with Me in the Abodes that are beyond Decay.

Commentaire : On m'a fait remarquer dernièrement à quel point la réponse de Jésus au Bon Larron (Luc 23, 43) rappelait ce verset.

IAO 131, sur son très remarquable blog Christianity is Dead, Thelema lives, écrivait, en 2010 :
The old Aeon was the Aeon of Osiris, the Father and the Suffering man, encapsulated in the figure of Jesus Christ; before that was the Aeon of Isis, the pagan era. This is now the Aeon of the Crowned & Conquering Child.

Even Jesus foretold of this mystery when he said “And said, Verily I say unto you, Except ye be converted, and become as little children, ye shall not enter into the kingdom of heaven” (Matthew 18:3).

Thelema asserts in its own Bible that “Every man and every woman is a star” and that godhead is “above you & in you” and “the flame that burns in every heart of man, and in the core of every star.”

God is not some Being outside of ourselves. He is not some cloudy figure, perhaps an old man of sorts, that watches our every move and judges us. He is not a stern father that judges and rebukes you, but “the Child-Voice of Love in thine own Soul!”

In a sense, Jesus was an example of the Man-God, who was both Man and God. In him was God made Man and Man made God. Even as he says, “I and my Father are one.” (John 10:30)

In the symbol we sign each message with, the Unicursal Hexagram, we show God and Man as One. Traditionally, the Hexagram is formed of two separate triangles representing interlocking opposites of male & female, god & man, spirit & matter, etc. The unicursal hexagram – which literally means a hexagram that can be drawn in one stroke without lifting up a pen – symbolically asserts a unity between these complements.

31. Also I give you power earthly and joy earthly; wealth, and health, and length of days. Adoration and love shall cling to your feet, and twine around your heart.

Commentaire : L'étrange est que Ra-hoor-khuit sollicite, comme moyens de libération, les stimuli qui entraînent, ordinairement, les plus sévères addictions de l'homme : l'appétit de pouvoir, l'oubli de soi dans la consommation des plaisirs terrestres, la cupidité, la peur de la maladie, la peur de la mort, le désir de reconnaissance sociale et les carences affectives à combler.

Choronzon (la restriction soit sur lui) est comme une oligarchie de control freaks qui, ivre de pouvoir, voudrait amener les gens à renoncer volontairement à toutes leurs libertés individuelles (power earthly) : elle y parviendrait en leur faisant consommer du porno non-stop (joy earthly) pendant qu'elle transfère tout leur argent à une minuscule et richissime élite (wealth), en brandissant la menace d'une maladie imaginaire (health) qui aurait tué des centaines de milliers d'individus que personne n'a jamais rencontrés (length of days), et en détruisant impitoyablement, — par censure, bannissement, cancel culture, etc. — la vie sociale (adoration and love) de quiconque s'avise de se plaindre.

Comment, donc, ces sept désirs, instruments de choix du tyran, pourraient-ils s'avérer libérateurs ?

Il est écrit : < Unto thee shall be granted joy and health and wealth and wisdom when thou art no longer thou. > (Cheth, 13) — la clé de l'énigme est le fin-mot et le fin-mot est < no longer thou >.

Ra-hoor-khuit nous dit que s'extirper de quelque restriction que ce soit exige une radicale métamorphose, que dis-je ? une alchimique transmutation de soi — c'est pourquoi il ordonne : < vénérez moi par le sabre > (AL 3, 11), arme qui représente le pouvoir d'analyse et de discernement.

Mais ce processus n'implique aucun refoulement de nos désirs — Il nous invite, au contraire, à recourir à leur prodigieux pouvoir de construction et à délaisser leur aspect destructeur (Si le désir de reconnaissance sociale fait de vous un grand écrivain, il est constructif ; s'il fait de vous une pute à clique, il est destructeur.)

Comprenez : c'est juste que Choronzon (la restriction soit sur lui) complique sciemment les choses — En réalité, il n'y a jamais que les Trois Forces — soit, dans la Ruach : le désir de reproduction, l'instinct de survie et l'inspiration artistique — mais je crois vous avoir déjà parlé de ça... ;)

Nul ne peut changer le monde qu'il ne se soit changé lui-même, de fond en comble (< when thou art no longer thou >), ce qui implique essentiellement de rejeter la totalité de ce que son passé comporte d'inauthentique ou de honteux, comme il est écrit : < Behold! the rituals of the old time are black > (AL 2, 5) — Le Nouvel Aeon a lieu tous les matins. Toutes les secondes, pour peu que vous le vouliez.

32. Only your mouths shall drink of a delicious wine — the wine of Iacchus; they shall reach ever to the heavenly kiss of the Beautiful God.

Commentaire : On me parle des "contraintes" de l'Initiation, mais celle-ci étant une démarche strictement individuelle, offre, au contraire, une absence totale de contrainte.

D'où viendrait le stress ? Du jugement de mon Maître ? Mais mon Maître est comme un songe : un truchement par lequel Hadit m'enseigne, ainsi qu'il est écrit : < I am the Master > (AL 2, 65).

Serait-ce, alors, le stress qu'entraîne le désir d'atteindre à la prééminence ? Pourquoi désirerais-je atteindre à quoi que ce soit ? Je suis déjà l'Unique Saint Elu, ainsi qu'il est écrit : < thou art the Holy Chosen One > (AL 2, 65), comment ferais-je mieux ?

Bonne journée à tous et à toutes !

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 7° ♒︎ : ☽︎ in 21° ♋︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰ.