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Sunday, March 9, 2025

Completely Paradisiacal

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.


Amis chers, la Lecture sainte de ce dimanche, 1070ème jour de notre Exil, est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 3 à 6.

3. Then the word of Adonai came unto me by the mouth of the Magister mine, saying : O heart that art girt about with the coils of the old serpent, lift up thyself unto the mountain of initiation !

Commentaire 2022 e.v. : Ne pouvait être plus raccord ! Sir Aleister dit de Iehi Aour, son Maître [dont c’est aujourd’hui la greater feast] : 
"He had spotted me as a promising colt, and when, using my opportunity, I made myself even as his familiar spirit, he consented to take me as a pupil. Before long we were working together day and night, and a devil of a time we had !... He bequeathed to me a beautiful Garden, the like of which hath rarely been seen upon Earth.

Commentaire 2025 e.v. :  La chose se décline à tous les niveaux : l’ambition politique, par  exemple, est un dégradé d’ambition initiatique, etc.

C’est d’ailleurs tout le problème : l’amoralité sanguinaire propre à l’ivresse du pouvoir est sexy chez une Najat Vallaud-Belkacem, ou une Sarah Knafo, mais insupportable chez un Darmanin.

Je veux dire : l’étude des thèmes astrologiques des membres du personnel politique occidental révèle qu’on n’y trouve plus aucun chef — rien que des suiveurs.

Or, de même que le peuple exige de son showbiz des Divas, parce que c’est Nuit qu’il cherche dans Beyoncé, de même, il a besoin, aux manettes, d’ambitieux machiaveliens qui  soient vraiment arrivistes.

Assez de vieilles barbes maçonniques et de larbins craquant des vertèbres !  Nous voulons des Borgia !

4. But I remembered. Yea, Than, yea, Theli, yea, Lilith ! these three were about me from of old. For they are one.

Commentaire 2022 e.v. : Peut se traduire : la femme-serpent, c'est le petit-péché-honteux-dans-le-noir qui, lorsque on le répète, intègre l'être et devient la sale manie.

Tout est souhaitable à qui le souhaite. La sexualité embrasse la nature entière. L'essentiel est de savoir se ressaisir avant qu'une turpitude devienne une habitude.

Commentaire 2025 e.v. : Oh ! Nos tout premiers émois !… J’ai connu le lit de plus de femmes que si j’étais devenu hardeur (vocation que le cant familial contraria in extremis), mais garde au cœur la nostalgie du temps où je me masturbais dans le vison de ma tante à gros seins.

5. Beautiful wast thou, O Lilith, thou serpent-woman !

Commentaire 2022 e.v. : Savez-vous pourquoi Fright Night II est une œuvre cinématographique majeure ? 

Parce qu'in fine, le message du film est : les notions de Mal-en-soi et de Bien-en-soi (c'est-à-dire le Péché Originel, i.e. la Restriction primordiale dont tous nos malheurs procèdent, cf. AL 1, 41) vous font vouloir tuer Regine Dandridge afin d'avoir le merveilleux privilège de devenir un consommateur lambda et un épargnant médiocre, entouré d'autres gros cons de Trogs américains. Bravo.

C'est une variation sur le célèbre shumulisme : ce que tu fuis est ton salut.

(NB : Belle occasion de rendre hommage à Julie Carmen, Muse Souveraine de Sir Shumule, dont le parcours de vie confine à l'allégorie alchimique : reine des vampires, devenue psychanalyste, devenue yogini — Impeccable séquence noir-rouge-blanc — La vie est toujours un conte initiatique, mais il arrive qu'il ne soit pas possible de faire semblant de ne pas le voir.)

Toute peur dissimule un désir, tout désir est une Ipséité, donc un Thélème, sous un masque — Le Heathen devient Trog pour échapper à la peur, donc pour déserter devant l'accomplissement de son Vrai Vouloir, de sa mission divine — Rien n'est plus méprisable, comme il est écrit : < Despise also all cowards ; professional soldiers who dare not fight, but play ; all fools despise > (AL 3, 57), verset dont j'ai donné le commentaire suivant : 
Je n'ai jamais prémédité de devenir ermite. J'ai simplement fait vœu de ne plus tolérer en ma présence ni les pleutres, ni les gens qui exercent des professions, ni les imbéciles — et hop ! je me suis retrouvé ermite. (There is no law beyond Do what thou wilt)
Ainsi, j'ai été jeune — j'ai mûri — et s'il y a une chose que l'expérience humaine m'a apprise, c'est que toute morale est une boussole qui indique infailliblement le sud.

Commentaire 2025 e.v. : Je préfère la seconde femme d’Adam à la première, mais pas pour les raisons que vous croyez.

Nous, Thélémites, savons, par la Vision et la Voix (VV, 3ème Æthyr, §18), que Lilith est une répugnante guenon, de type Gollum, déguisée en libertine compliquée (comme la vieille fille se prétend childfree et le paria misanthrope), au lieu que nous, Thélémites, « cherchons toujours le paradis terrestre pour le rendre à notre mère Ève. »

La hotwife, quelles que soient ses imprudences, tant qu’on voudra ! La laissée-pour-compte en plein déni, jamais ! Vivez dangereusement : il y a moins de honte à être cocu que vu en compagnie d’un immonde cageot que personne ne vous disputera !

6. Thou wast lithe and delicious to the taste, and thy perfume was of musk mingled with ambergris.

Commentaire 2022 e.v. : Nous cherchons tous à retrouver nos treize ans. Je passerais par le chaudron de Médée pour renaître à treize ans.

La suite de l'existence consiste en une longue tentative obsessionnelle de renouveler cette première impulsion de Saison Sainte, comme le junkie court après le souvenir de son premier rush.

Notez que l'ambre gris symbolise l'Unicité divine cachée derrière la multiplicité affolante des choses, et le musc la Sagesse en ce qu'elle a de Phallique, l'Hagia Sophia que les Templiers révéraient dans Baphomet, comme il est dit : < The lust of the goat is the bounty of God > (Saint William Blake).

Commentaire 2025 e.v. : Si un garçon tirait ce verset par voie de bibliomancie et interrogeait le Chioa Khan sur le sens de cet Oracle, je lui répondrais : Mettez toujours vos passions au-dessus de vos principes. Toujours.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Bons baisers des Bahamas.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 19° ♓︎ : ☽︎ in 23° ♋︎ : ☉︎ : Ⅴⅹ.






Précédent commentaire sur ce péricope : H' (2020)

Thursday, March 9, 2023

Carnet Caïnite : Dieu a t-Il une bonne excuse ?


À Hermann Hesse et à Hugo Pratt.

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

La Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 3 à 6, péricope dont j'ai, l'an passé, introduit vigoureusement un admirable commentaire par les considérations suivantes :
Je ne peux pas faire de politique : je n'entends pas le teckel.

Et le freak show qui grouille en périphérie du pouvoir me fait, au plan pictural, l'effet d'un bad trip à la psilocybine, particulièrement dantesque et tarabiscoté.

Imaginez, par exemple, devoir pratiquer le couple Salamé-Glucksmann : une camélidée mariée à un poisson abyssal !... Jérôme Bosch n'avait rien vu !... C'est hyper angoissant.

Pour dissiper ces noirceurs, nous faisons aujourd'hui, 
— de façon, ô combien ! plus sereine, — mémoire du VH Frater Iehi Aour, Charles Henry Allan Bennettaka Ananda Metteyya, de très pure, très sainte, très lumineuse mémoire — le Maître du Maître Therion.

Il est dit que l'Elève est la synthèse du récit du parcours spirituel du Maître et, comme si ça ne suffisait pas, l'article Wikipedia concernant Allan Bennett est extrêmement bien fait. 

Que le souvenir du Sage nous soit une bénédiction. (Lithe and Delicious)
3. Then the word of Adonai came unto me by the mouth of the Magister mine, saying : O heart that art girt about with the coils of the old serpent, lift up thyself unto the mountain of initiation !

Commentaire 2022 e.v. : Ne pouvait être plus raccord ! Sir Aleister dit de Iehi Aour, son Maître :
"He had spotted me as a promising colt, and when, using my opportunity, I made myself even as his familiar spirit, he consented to take me as a pupil. Before long we were working together day and night, and a devil of a time we had !... He bequeathed to me a beautiful Garden, the like of which hath rarely been seen upon Earth."

Commentaire 2023 e.v. : Le Magister est toujours le Nahash Hadit, l'ancien serpent, le "vieux dieu" de la Connaissance et des Délices (AL 2, 22), maudit parmi les hommes.

C'est ce qu'Eve a tenté de faire comprendre à Adam : tout homme et toute femme est l'Unique Saint Elu  la séparation entre Rois et Esclaves se fait à qui choisit de devenir, ou de ne pas devenir, élève du Vieux Serpent (AL 2, 65).

Adam était un Trog, bien résolu à le rester, même après qu'Eve lui eut forcé la main. Du coup, Eve a dû concevoir Caïn avec le Nahash.

Or, de Caïn, les Maîtres de la Qabale nous disent qu'il s'est réincarné en Esaü (physiquement, l'homme occidental), puis en Jethro (en terme de Connaissance, le grand prêtre suprême) puis en David (spirituellement, le haut-de-gamme du genre humain), et qu'il se réincarnera finalement en Messie (l'homme-dieu).

L'Initiation, hélas ! implique la fin du confort édénique : < Thou shalt have danger & trouble > (AL 3, 11) ...

Depuis, "Nous, les Caïnites, cherchons toujours le Paradis Terrestre pour le rendre à notre mère Eve".

4. But I remembered. Yea, Than, yea, Theli, yea, Lilith ! these three were about me from of old. For they are one.

Commentaire 2022 e.v. : Peut se traduire : la femme-serpent, c'est le petit-péché-honteux-dans-le-noir qui, lorsque on le répète, intègre l'être et devient la sale manie.

Tout est souhaitable à qui le souhaite. La sexualité embrasse la nature entière. L'essentiel est de savoir se ressaisir avant qu'une turpitude devienne une habitude.

Commentaire 2023 e.v. : De ce verset, j'ai écrit, dans mon Registre, en mars 2014 e.v. : 
Nous croyons systématiquement que mettre autrui en garde contre un piège nous dispensera de tomber dedans...

L'homme est un dieu prisonnier d'un corps de bête. Il doit être - c'est son Vrai Vouloir qu’être - < une âme de Dieu est de bête mêlée en [un] prêtre >, comme il est écrit (AL 3, 34)  : c'est là un sod de < ne sois pas animal > (AL 2, 70), i.e. < be not animal > = "sois le not sous forme animale".

Or, le not = Aïn = DIEU : < Je suis parfait, étant le Not > (AL 2, 15) < Car je suis le rien, et c'est moi que tu dois craindre > (Ste 59) - et le Prophète, voyant DIEU, Lui dit : < En vérité, Tu es le not ! >, comme il est écrit (Cor 3, 18).

Le travail de l'homme en ce monde - en cet univers de matière - bref, en Tav, en l'ATU XXI, - est de mettre toutes ses fonctions animales au service de son rapprochement de DIEU : < Avec l’appétit vorace d'une bête je Te traque a travers l'Univers > (LL 1, 2), c'est-à-dire de spiritualiser la matière, sa matière personnelle, au point de voir que toute chose, même la plus inattendue, a pour fonction de servir DIEU : < Dans les hauteurs et les abîmes, Ô mon beau, il n'est rien, en vérité, il n'est pas une seule chose qui ne soit entièrement et parfaitement façonnée pour Ton délice >, comme il est écrit (Cor 4, 46).

Tout arrive pour le délice divin final, - c'est-à-dire que tout est initiation, reconnexion au Divin - fut-ce une coupure de gaz pour facture impayée... Il n'y a, par conséquent, aucune bonne raison de voir jamais un événement comme un échec - aucune bonne raison d’être jamais triste - aucune bonne raison d'avoir jamais peur : < Échoues-tu ? Es-tu navré ? La peur est-elle dans ton cœur ? Là  Je suis, ces choses ne sont pas >, comme il est écrit (AL 2, 46-47)

Car, précisément, DIEU est en toute chose, au cœur de toute chose < Dans la sphère, Je suis partout le centre > (AL 2, 3) - donc également au cœur de l'homme : < Car je T'ai trouvé également dans le Moi et dans le Toi ; il n'y a pas de différence, Ô mon beau, mon désirable Un ! Dans l'Un et dans la Multitude je T'ai trouvé ; oui, je T'ai trouvé > (Cor 3, 65), lequel doit, par conséquent, être divin, être le Divin, le Nom, que dis-je ? l'Initiale du Nom ! Le Yod : < Sois Hadit ! > (AL 1, 6)
5. Beautiful wast thou, O Lilith, thou serpent-woman !

Commentaire 2022 e.v. : Savez-vous pourquoi Fright Night II est une œuvre cinématographique majeure ? 

Parce qu'in fine, le message du film est : les notions de Mal-en-soi et de Bien-en-soi (c'est-à-dire le Péché Originel, i.e. la Restriction primordiale dont tous nos malheurs procèdent, cf. AL 1, 41) vous font vouloir tuer Regine Dandridge afin d'avoir le merveilleux privilège de devenir un consommateur lambda et un épargnant médiocre, entouré d'autres gros cons de Trogs américains. Bravo.

C'est une variation sur le célèbre shumulisme : ce que tu fuis est ton salut.

(NB : Belle occasion de rendre hommage à Julie Carmen, Muse Souveraine de Sir Shumule, dont le parcours de vie confine à l'allégorie alchimique : reine des vampires, devenue psychanalyste, devenue yogini — Impeccable séquence noir-rouge-blanc — La vie est toujours un conte initiatique, mais il arrive qu'il ne soit pas possible de faire semblant de ne pas le voir.)

Toute peur dissimule un désir, tout désir est une Ipséité, donc un Thélème, sous un masque — Le Heathen devient Trog pour échapper à la peur, donc pour déserter devant l'accomplissement de son Vrai Vouloir, de sa mission divine — Rien n'est plus méprisable, comme il est écrit : < Despise also all cowards ; professional soldiers who dare not fight, but play ; all fools despise > (AL 3, 57), verset dont j'ai donné le commentaire suivant :
Je n'ai jamais prémédité de devenir ermite. J'ai simplement fait vœu de ne plus tolérer en ma présence ni les pleutres, ni les gens qui exercent des professions, ni les imbéciles — et hop ! je me suis retrouvé ermite. (There is no law beyond Do what thou wilt)
Ainsi, j'ai été jeune — j'ai mûri — et s'il y a une chose que l'expérience humaine m'a apprise, c'est que toute morale est une boussole qui indique infailliblement le sud.

Commentaire 2023 e.v. : Toute Mélusine, sous le blush, dissimule une Carabosse.

Mais ça marche dans les deux sens : 

Je me souviens d'un soir, il y a une dizaine d'années, où j’observais la conversation d’une jeune fille d'excellent milieu, assise sur un sofa, et d’un joli garçon touchant d’inexpérience et de timidité. 

Elle était ravissante, lui franchement nerveux, et ils échangeaient des platitudes. 

Du moins, c’est ce qu’aurait cru n'importe quel spectateur superficiel – mais moi, élève du Vieux Serpent Hadit, qui révèle les choses cachées, comme il est écrit < Come ! all ye, and learn the secret that hath not yet been revealed > (AL 2, 2), j’entendais ce qu’ils pensaient vraiment : 

Lui, sous sa charmante gaucherie, voulait dire « Je n’en peux plus, il faut que je te défonce toute la nuit !!! », et elle, sous son délicieux quant-à-soi, voulait répondre : « Qu’est-ce que tu attends pour te jeter sur moi comme une bête en manque ??! » 

M’est avis qu’ils eussent aussi bien fait de formuler clairement leurs déclarations respectives, et ce sera, Amis chers, votre Ascèse désormais – tout mettre sur la table : dites « Je te veux tout de suite, contre le mur ! » à celle que vous aimez, « Prends-moi, fais-moi mal ! » à celui que vous aimez, appelez un chat un chat et Carabosse une horrible vieille sorcière hyper moche.

6. Thou wast lithe and delicious to the taste, and thy perfume was of musk mingled with ambergris.

Commentaire 2022 e.v. : Nous cherchons tous à retrouver nos treize ans. Je passerais par le chaudron de Médée pour renaître à treize ans.

La suite de l'existence consiste en une longue tentative obsessionnelle de renouveler cette première impulsion de Saison Sainte, comme le junkie court après le souvenir de son premier rush.

Notez que l'ambre gris symbolise l'Unicité divine cachée derrière la multiplicité affolante des choses, et le musc la Sagesse en ce qu'elle a de Phallique, l'Hagia Sophia que les Templiers révéraient dans Baphomet, comme il est dit : < The lust of the goat is the bounty of God > (Saint William Blake).

Commentaire 2023 e.v. : En 2020 e.v., j'ai donné, sur ce verset, un cours initialement conçu pour répondre à la question essentielle de notre Ami P. : "Dieu a t-Il une bonne excuse ?" 
Nous y évoquâmes, de manière impeccablement synchrone à cet International Women's Day, la démone Lilith, c'est-à-dire l’oppression matérialiste, et la façon de lui faire pièce. Si une femme victime du patriarcat vous ouvre le secret de son âme aujourd'hui, engouffrez-y votre lumineux chandelier. (H' ) 
Eve, par Gustave Moreau. "Nous, les Beni Kayin, cherchons encore le Paradis Terrestre pour le rendre à notre mère Eve." - Corto Maltese
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

☉︎ in 18° ♓︎ : ☽︎ in 12° ♎︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.






Précédents commentaires sur ce péricope : 

. H' (2020)

Wednesday, March 9, 2022

Lithe and Delicious

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du cinquième mercredi après l'Imbolc, et Macron est à 33 % comme Hillary était à 99 % le 7 novembre 2016.

Pour le reste, non, mon soutien au Z n'a rien de politique : je voue un culte à Sarah Knafo, c'est religieux.

Je ne peux pas faire de politique : je n'entends pas le teckel.

Et le freak show qui grouille en périphérie du pouvoir me fait, au plan pictural, l'effet d'un bad trip à la psilocybine, particulièrement dantesque et tarabiscoté.

Imaginez, par exemple, devoir pratiquer le couple Salamé-Glucksmann : une camélidée mariée à un poisson abyssal !... Jérôme Bosch n'avait rien vu !... C'est hyper angoissant.

Pour dissiper ces noirceurs, nous faisons aujourd'hui, 
— de façon, ô combien ! plus sereine, — mémoire du VH Frater Iehi Aour, Charles Henry Allan Bennett, aka Ananda Metteyya, de très pure, très sainte, très lumineuse mémoire — le Maître du Maître Therion.

Il est dit que l'Elève est la synthèse du récit du parcours spirituel du Maître et, comme si ça ne suffisait pas, l'article Wikipedia concernant Allan Bennett est extrêmement bien fait. 

Que le souvenir du Sage nous soit une bénédiction. 

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 3 à 6.

3. Then the word of Adonai came unto me by the mouth of the Magister mine, saying : O heart that art girt about with the coils of the old serpent, lift up thyself unto the mountain of initiation !

Commentaire : Ne pouvait être plus raccord ! Sir Aleister dit de Iehi Aour, son Maître :
"He had spotted me as a promising colt, and when, using my opportunity, I made myself even as his familiar spirit, he consented to take me as a pupil. Before long we were working together day and night, and a devil of a time we had !... He bequeathed to me a beautiful Garden, the like of which hath rarely been seen upon Earth."
4. But I remembered. Yea, Than, yea, Theli, yea, Lilith ! these three were about me from of old. For they are one.

Commentaire : Peut se traduire : la femme-serpent, c'est le petit-péché-honteux-dans-le-noir qui, lorsque on le répète, intègre l'être et devient la sale manie.

Tout est souhaitable à qui le souhaite. La sexualité embrasse la nature entière. L'essentiel est de savoir se ressaisir avant qu'une turpitude devienne une habitude.

5. Beautiful wast thou, O Lilith, thou serpent-woman !

Commentaire : Savez-vous pourquoi Fright Night II est une œuvre cinématographique majeure ? 

Parce qu'in fine, le message du film est : les notions de Mal-en-soi et de Bien-en-soi (c'est-à-dire le Péché Originel, i.e. la Restriction primordiale dont tous nos malheurs procèdent, cf. AL 1, 41) vous font vouloir tuer Regine Dandridge afin d'avoir le merveilleux privilège de devenir un consommateur lambda et un épargnant médiocre, entouré d'autres gros cons de Trogs américains. Bravo.

C'est une variation sur le célèbre shumulisme : ce que tu fuis est ton salut.

(NB : Belle occasion de rendre hommage à Julie Carmen, Muse Souveraine de Sir Shumule, dont le parcours de vie confine à l'allégorie alchimique : reine des vampires, devenue psychanalyste, devenue yogini — Impeccable séquence noir-rouge-blanc — La vie est toujours un conte initiatique, mais il arrive qu'il ne soit pas possible de faire semblant de ne pas le voir.)

Toute peur dissimule un désir, tout désir est une Ipséité, donc un Thélème, sous un masque — Le Heathen devient Trog pour échapper à la peur, donc pour déserter devant l'accomplissement de son Vrai Vouloir, de sa mission divine — Rien n'est plus méprisable, comme il est écrit : < Despise also all cowards ; professional soldiers who dare not fight, but play ; all fools despise > (AL 3, 57), verset dont j'ai donné le commentaire suivant :
Je n'ai jamais prémédité de devenir ermite. J'ai simplement fait vœu de ne plus tolérer en ma présence ni les pleutres, ni les gens qui exercent des professions, ni les imbéciles — et hop ! je me suis retrouvé ermite. (There is no law beyond Do what thou wilt)
Ainsi, j'ai été jeune — j'ai mûri — et s'il y a une chose que l'expérience humaine m'a apprise, c'est que toute morale est une boussole qui indique infailliblement le sud.

6. Thou wast lithe and delicious to the taste, and thy perfume was of musk mingled with ambergris.

Commentaire : Nous cherchons tous à retrouver nos treize ans. Je passerais par le chaudron de Médée pour renaître à treize ans.

La suite de l'existence consiste en une longue tentative obsessionnelle de renouveler cette première impulsion de Saison Sainte, comme le junkie court après le souvenir de son premier rush.

Notez que l'ambre gris symbolise l'Unicité divine cachée derrière la multiplicité affolante des choses, et le musc la Sagesse en ce qu'elle a de Phallique, l'Hagia Sophia que les Templiers révéraient dans Baphomet, comme il est dit : < The lust of the goat is the bounty of God > (Saint William Blake).

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 18° ♓︎ : ☽︎ in 5° ♊︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : H' (2020)

Tuesday, November 23, 2021

Domus Regum Ægypti

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du quatrième mardi après Samhain, et, pile au moment où j'allais écrire du bien de la journée qui commence, je m'aperçois que nous sommes à court de liqueur de grenade.

Autrement, la Saison du Sagittaire vient de commencer : pour vous aligner avec l'univers, efforcez-vous d'être YOLO et effervescent et hyper chanceux au Pineapple Hold'em.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber DCCCXIII vel ARARITA sub figûra DLXX, chapitre 6, versets 8 à 11.

8. He hath established the Eight Belts, wherewith he hath girdled the globes.

Commentaire : Zéro est א, lequel vaut 1. Or, 8 est le Zéro tangible. D'où ∞. D'autre part, cette image de globes enguirlandés nous rapproche de Noël, et j'ai, nul ne l'ignore, un puissant lien karmique avec Mariah Carey.

9. He hath established the Trinity of Triads in all things, forcing fire into fire, and ordering all things in the Stable Abode of the Kings of Ægypt.

Commentaire : Agencez ma pyramide funéraire de manière que le soleil pénètre dans la chambre royal chaque 19 septembre (date anniversaire de mon apparition en ce monde) et chaque 8 décembre (date anniversaire de la sortie de Fright Night Part II avec Julie Carmen).

Bien sûr, l'arcane de la Pyramide est celui du Sapin, d'où le devoir qui nous est fait, en décembre, d'enfoncer directement un de ces conifères dans le q de tout chrétien tentant de s'approprier Noël.

10. He hath established His rule in His kingdom.

Commentaire : < L’Eternel, du haut du ciel, regarde les hommes > (Psaumes 14, 2) : essayez de n'être pas ennuyeux.

11. Yet the Father also boweth unto the Power of the Star 418 and thereby,

Commentaire : DIEU respecte, par-dessus tout, le libre-arbitre de l'homme. Voilà < Sa règle dans Son royaume > (Ara 6, 10) et la raison pour laquelle les pédophiles, les natifs du Cancer et les gens qui disent pain au chocolat existent sur cette planète pourtant régie par < Celui qui déteste que le mal soit commis dans le monde > (Samekh Gg, 3). 

C'est pour tenter d'expliquer ce principe que j'ai, naguère, répondu à une grosse bonne femme qui m'avouait son ressentiment envers le Divin : "Faites plutôt un procès à la personne qui vous a coiffée comme ça."

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 1° ♐︎ : ☽︎ in 14° ♋︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





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Wednesday, August 11, 2021

Waiting on the Bride

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le neuvième jour après Lugnasad et — donc — la veille de la fête pour la première nuit du Prophète et de son Epouse : telle est l'harmonie divine que la lune de miel qui valut au monde de recevoir la Loi fut inaugurée à la matérialisation finale de la formule de la fête du Plaisir.

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 10 à 13.

10. These seven letters together make seven diverse words; each word is divine, and seven sentences are hidden therein.

Commentaire : Tout l'univers incarné, c'est-à-dire l'abominable corvée de l'espace-temps, est établi sur le septénaire — Or 7 est le nombre de Netzach — C'est, à nouveau, la mésalliance Saturne-Vénus qui régit le signe de la Maât ♎︎ — Il n'y a, au bout du compte, que l'Harmonie : le monde est Kendall Jenner déguisée en contractuelle.

11. Thou art the Word, O my darling, my lord, my master !

Commentaire : Vous ne commettrez jamais d'impair dans vos rapports à votre Instructeur tant que vous garderez à l'esprit que le disciple est à l'A∴A∴ ce que l'ampoule est à la centrale — Votre poste électrique, c'est votre Maître, je vous le dis en bon français.

12. O come to me, mix the fire and the water, all shall dissolve.

Commentaire :

— Sir, qu'évoque < come to me > pour vous ?...

— La bande originale de Fright Night II.

— Ah... Et donc ?...

— Eh bien, Julie Carmen dans le rôle de Regine Dandridge et le fait que le mari de Julie Carmen soit l'homme le plus chanceux du monde, ce qui est parfaitement raccord au verset, puisque < mix the fire and the water > renvoie à l'ATU XIV, auquel est attribué le Sagittaire, signe de la baraka.

— C'est... une façon de voir les choses... et pour < all shall dissolve > ?

— Le moment où Julie, qui n'a jamais cessé d'être Régine, a un creux, chope son mari à la jugulaire et le vide entièrement.

— Mmmnnaccord... Donc, selon vous, notre verset signifie : "Va à la reine des vampires et, avec un peu de chance, elle te mangera ?"

— Bingo !

— ...

13. I await Thee in sleeping, in waking. I invoke Thee no more; for Thou art in me, O Thou who hast made me a beautiful instrument tuned to Thy rapture.

Commentaire : Etapes successives de contrôle d'un mantra : 1. Il faut un effort conscient pour vous rappeler la phrase, et des nœuds à tous vos mouchoirs pour vous rappeler de la dire — 2. Vous avez le mantra "dans la tête", comme une chanson de Britney Spears — 3. Vous connaissez la pratique "par cœur", elle vous vient tout naturellement et se poursuit même dans votre sommeil — 4. < There is success > (AL 3, 69) : le mantra sort, — il sourd devrais-je dire, — tout seul, du milieu de votre être : "ça" répète le mantra en vous.

La mauvaise nouvelle, c'est qu'une psy-op médiatique visant à vous faire admettre l'existence d'un virus dont personne, pourtant, ne connait quelqu'un qui l'ait attrapé, afin de vous inoculer une thérapie génique innovante et de vous priver de vos droits civils, procède, comme toute chose dans l'univers, exactement dans le même ordre.

Si tu n'es pas le roi sur ton échiquier, va-t'en : c'est que tu es un pion sur l'échiquier d'un autre — Répète assidûment, obsessionnellement ton mantra, de peur que le mantra de ton ennemi ne prenne sa place.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle et heureuse fête pour la première nuit du Prophète et de son Epouse à tous et à toutes : < feast ! rejoice ! there is no dread hereafter ! > (AL 2, 44)

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 18° ♌︎ : ☽︎ in 23° ♍︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

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Thursday, June 17, 2021

Young Doric God

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le quarante-huitième des Beaux Jours, où nous faisons mémoire de Jack Parsons, thelemite royalty qui, dans l'Œuvre au Blanc (i.e. au plan spirituel), fut appelé par Sir Aleister "le meilleur d'entre nous", dans l'Œuvre au Rouge (i.e. au plan psycho-affectif), épousa Marjorie Cameron et, dans l'Œuvre au Noir (i.e. au plan pratique), inventa la navette spatiale.

Jack Parsons ne s'était, de toute évidence, incarné que pour mettre le reste de l'humanité minable.

Amis chers, la Lecture de ce jeudi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 3, versets 40 à 43.

40. There is a strange pale God, a god of pain and deadly wickedness.

Commentaire : De ce verset, Fra Orpheus dit simplement < Choronzon >, ce qui me rappelle qu'un mien lecteur, après avoir lu le billet intitulé Canicule, m'a demandé : "Est-ce à dire que l'enfer est un hentai de tentacle porn ?"

Ami, non : ce serait trop beau ! La vérité sur Choronzon fut publiée par moi en août 2019 e.v. :

Me and Choronzon Blues

Abondance de courrier ce matin, dont surnage l'inopinée pointue question suivante:

« De GH le Zéniste à Sir Shumule le Thélémite, salut !
Bonheur et succès galants !
Je ne parviens pas, Maître, à comprendre ce que représente exactement le démon CHORONZON, décrit par John Dee et Sir Edward Kelly, qui est devenu le « diable » dans la philosophie de Thelema.
Puis-je solliciter vos Hautes Lumières sur ce point ?
Neuf Prosternations. »

Ma foi, ami Zen,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Vous êtes un séduisant mystère promis à une destinée sublime qui, comme chacun d’entre nous, avez un côté sombre. Une partie de votre psyché gronde, salive et montre les dents : elle est inconsciente – elle est irrationnelle – elle se nourrit exclusivement de mauvaise volonté, de passions perverses et de peurs instinctives.

C’est le morceau de maladie-du-monde qui se trouve être échu à votre assiette.

Choronzon est le nom que l’on donne à ce margouillis de désirs refoulés, de meurtrissures d'égo, de self-delusions niaises, que vous ignorez délibérément car il est peu flatteur et diffère, en des proportions douloureuses, de ce que vous aimeriez vous faire croire que vous êtes.

Carl Gustav Jung l’appelle "l'Ombre" ; les Chrétiens l’appellent le Malin ; les Juifs l’appellent le Yetzer Hara ; les Hindous l'appellent Apasmārapuruṣa ; les Bouddhiste l’appellent Māra ; nos Ancêtres l’appelaient Loki : vous pouvez l’appeler votre evil twin, votre Mephisto, votre natif-du-Cancer interne.

Du coup, Choronzon est également ce que les Alchimistes transforment en or : non quelque chose d’intrinsèquement « mal », mais un subalterne qui, – comme tous les stalkers, toutes les imbitables à daddy issues et tous les larbins congédiés, – devient, parce qu’on l’ignore, hystérique en surcompensation : ainsi l’homme tourne-t-il compulsivement, caricaturalement bas-de-gamme pour cesser de souffrir.

Si vous ne piétinez pas votre Iznogoud, votre Iznogoud vous mordra au mollet. Il sabotera systématiquement vos efforts, à moins que vous ne vous efforciez d’agressivement l’identifier et d’alchimiquement le transmuter : < Refuse none but thou shalt know & destroy the traitors > (AL 3, 42) : n’est-il pas très connu que se plaindre des manquements d’autrui est trahir ses propres défaillances ?... Si vous déshéritez un aspect de votre personnage, il se matérialisera brusquement, au coin du bois, sous forme (peu ou prou) humaine, lorsque vous l’attendrez le moins...

Comme l’Anneau de Sauron, il veut qu’on le trouve : d’où les actes manqués, les pseudo-accidents, les inhibitions bêtes – les kink libidineux dangereusement barrés,


Me and Choronzon were walking side by side,
I’m gonna beat my woman until I get satisfied.

… les « aventures terribles » dont Nietzsche nous dit qu’elles finissent par nous faire soupçonner que celui à qui elles arrivent est lui-même quelqu’un de terrible.

Voyez, ami Zen ! Le nain qui refuse de s’admettre nain sera jeté (ou lancé, plutôt, puisqu’il s’agit d’un nain) sur un terrain de basket-ball devant des millions de téléspectateurs : quiconque nie ce qu’il n’aime pas en lui-même aura le nez plongé dedans.

Soyez donc Alchimiste plutôt que Youtubeur ! Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem : « Jusqu’à ce que vous ayez rendu le Subconscient conscient, il dirigera votre vie et vous l’appellerez le destin », dit encore Carl Jung – ou, selon ma formule inlassable : ce que tu fuis est ton salut.

41. My own soul bites into itself, like a scorpion ringed with fire.

Commentaire : De ce verset, Fra Orpheus dit : < Choronzon in manifestation as the vampire >, ce qui est plutôt réconfortant pour quelqu'un comme moi, dont toute la libido a été, à l'adolescence, déterminée par le personnage de Regine Dandridge dans Fright Night II : au pire, je tombe dans les bras de Julie Carmen.

Cela dit, Choronzon est l'horizontalité, la matérialité, c'est-à-dire la féminité, intégrale et le fait que la sexitude de Julie Carmen en Regine Dandridge n'ait jamais été égalée, ni même approchée, par qui que ce soit, nous ramène au principe fondamental : 100% des problèmes en ce monde viennent de l'insatisfaction sexuelle des femmes.

Je consignais dans mon Registre Magique, le 26 novembre 2020 e.v. (et vous n'avez aucune excuse pour l'ignorer, puisque mon Registre était, alors, tenu en ligne) :

Sicariōn m'a posé un tas de questions pointues [...] et nous en sommes venus à parler des implications politiques de la liberté sexuelle absolue proclamée par la Loi (AL 1, 51).

Principe de base : la peur qu'entraîne généralement ce Verset procède, — comme la misogynie, le viol, mais aussi la pédocriminalité, etc. — de la peur du désir féminin — Politiquement : de ce que ce désir comporte d'"écarlate", au sens thélémite du terme, c'est-à-dire de léonin (XI) et d'intégralement amoral.

Ainsi, le brûlant sexdrive de la belle princesse Haya de Jordanie a impitoyablement détruit deux mariages et fait de l'émir gouverneur de Dubaï la risée du monde — Puis elle est partie en subtilisant 35 millions d'euros à son malheureux barbon d'époux bafoué, avant d'obtenir, en mentant comme une diablesse, le divorce qui va lui rapporter 5 milliards d'euros, et elle vit aujourd'hui très heureuse à Londres, entourée de sculpturaux bodyguards, dans une demeure estimée à 85 millions de livres.

A t-elle enfreint la Loi de Thélème ? Non. Au contraire : < Then will I lift her to pinnacles of power > (AL 3, 43) : toutes les tentatives de représailles à son encontre ont grotesquement échoué... Mais on comprend que les Musulmans aient, pendant des siècles, jugé prudent de bâcher, cloîtrer, terroriser la femme arabe...

Autre exemple : le top model Stephanie Seymour vit en inceste réglé avec son fils et se moque éperdument que cela se sache (au point même de ne pas s'opposer à la diffusion des fameuses images de leurs vacances à St-Barth et de faire directement allusion à la chose dans un photoshoot pour Harper's Bazaar). 

Enfreint-elle la Loi de Thélème ? Non. Mais ces "amours singulières" (aurait dit Peyrefitte) posent un problème "sociétal" évident...

La sexualité féminine est politiquement ingérable : tous les législateurs se sont, si j'ose dire, cassé les dents dessus. Particulièrement les législateurs religieux... Il est vrai que lorsque un authentique avatar de la Juliette de Sade parvient à sublimer au plan spirituel ses impulsions érotiques, ça donne Marie l'Egyptienne, qui entrait en lévitation dès qu'elle disait un psaume... Hail Babalon ! Thérèse d'Avila se faisait appliquer un fer rouge pour se punir de ses élans charnels et déclarait trouver cela "rafraîchissant", comparé à ses fureurs utérines !...

La Loi dit que c'est à présent < la manifestation de Nuit > (AL 1, 1) : pour la première fois, le monde s'apprête à aimer la femme pour ce qu'elle est et non plus pour son aptitude à dissimuler ce qu'elle est. Les gens ont raison d'avoir peur. [...]

Toutes ces histoires de patriarcat sont absolument ridicules. N'importe quelle jolie fille — même moyennement jolie — sait depuis la classe de 5ème qu'elle dirige le monde. Mon drame est d'avoir toujours été plus attiré par les joueuses de roller derby que par les bècebèges à plan de carrière. Thanksgiving me rappelle la nuit où, au Crillon, j'ai sauté, après le Bal, dans sa robe Ungaro, une débutante sublime, fille de diplomate, et ne suis parvenu à maintenir ma motivation qu'en pensant à Joan Jett en train de changer un pneu.

Du reste, on m'écrit que je pratique l'exégèse comme on commente un match de roller derby et je ne sais pas si c'est un hate mail.

J'ai tellement de haters !

J'estime que 50% des internautes qui écoutent les cours en ligne le font par animosité fascinée

C'est comme pour le catcheur heel et les bons Walt Disney où le méchant est cool. Nulle part ailleurs vous ne trouverez quelqu'un avec ma taille, mon nez, mon crâne d'extra-terrestre et mes doigts de mandarin chinois ! 

C'est le piquant, le kink, la raison pour laquelle on boit du Red Bull. 

On ne boit pas de Red Bull pour la taurine ou la saveur de soda sucré mélangé à la vodka Grey Goose. On le boit pour l'ingrédient imprononçable, — innommable, devrais-je dire, tant il est chimique, — l'excipient qui a le nom d'un groupe de k-pop qui aurait un nom de code-barre — le truc abominablement synthétique dont on ignore ce qu'il fait là et dont on apprend par la suite que l'industrie s'en sert également pour fabriquer des jantes et des seins de pornstars. Je ne sais pas ce que c'est, mais j'en veux dans mon vaccin ! 

42. That pallid God with face averted, that God of subtlety and laughter, that young Doric God, him will I serve.

Commentaire : Amen !!!

43. For the end thereof is torment unspeakable.

Commentaire: Oh ! ce principe de "la Victoire appartient au dur-au-mal", comme il  est écrit < 
Thou shalt have danger & trouble : Ra-Hoor-Khu is with thee > (AL 3, 11) et < to me come ye through tribulation of ordeal, which is bliss > (AL 3, 62).

Ça me rappelle une conversation avec un très bon ami ricain, consignée dans mon Registre le 27 novembre 2020 e.v.

[J]e disais hier à un ami texan (très nouveau riche, plus-à-droite-tu-tombes, met des glaçons dans le Château Pétrus — texan, en somme) :

- Eva Angelina est la preuve vivante que vous devez importer davantage de Mexicains !

En effet, quel est l'ennemi ? — La Chine.

En quoi réside la force des Chinois ? — Work Ethic. Et ils ne peuvent même pas prononcer Work Ethic.

Les Chinois sont d'accord pour bosser dix-huit heures de rang sous le cagnard, payés en cacahuètes et je ne sais même pas s'ils ont des cacahuètes en Chine, mais enfin payés en le truc que les Chinois grignotent à l'apéro.

Ils ne sont heureux qu'à mille dans une cave, triment comme des forçats du XIXème siècle, et s'ils ont tous la même coupe de cheveux, ce n'est pas grave, c'est même un plus.

Vos Blancs sont tous de la graine de boomer et bossent pour le week-end...

Qui vous reste t-il pour espérer faire pièce à Xi Jinping ? — Les Latinos, qui sont conservateurs jusqu'au pétainisme et l'ont prouvé en votant Trump à 100 %.

Les Latinos n'ont besoin que d'une image pieuse de la Vierge Marie, d'un contremaître ayant pris option espagnol-techno en 4ème, et que leur fille ne ramène pas un Noir.

Ils sont aussi stakhanovistes et dépourvus de courage syndical que les Chinois, mais leurs femmes ont un butt. (Les femmes hispaniques me font compulsivement grimper aux rideaux et ça désole mon décorateur, mais je ne recommande pas les amantes chinoises: deux heures d'efforts pour entrer parce que c'est hyper étroit et, parce que c'est hyper étroit, on conclut aussitôt entré ! Là aussi : stakhanovisme et salaire frustrant ! Mais Eva Angelina peut en dire autant de son propre secteur professionnel... CQFD.) 

Et cela vaut pour toutes les rigueurs de l'Ascèse, ainsi que je le consignais dans le même Registre, le 8 décembre 2020 e.v. :

Pris un pharaonique petit-déj pendant que, par association d'idée, S m'interrogeait sur le jeûne.

Aussi bien, j'ai regretté de ne pouvoir lui donner d'astuce pour tenir le jeûne, parce que celui-ci ne m'a jamais posé aucune espèce de problème — N'est-ce pas un grand Enseignement qu'il soit impossible de guider autrui dans les domaines où l'on n'a pas souffert ?

Evidemment, s'il m'était prescrit de m'abstenir pendant vingt-quatre heures de m'imaginer en train de faire profondément, intensément l'amour à Sofia Vergara, ce serait différent — mais l'ascèse des magiciens (alterner périodes d'excès rabelaisiens et périodes d'abstinence monastique), — donc, a fortiori, une seule journée de jeûne, — m'a toujours, grâce à DIEU, été très facile.

Je ne puis donc être d'aucun secours, sinon répéter l'Immortelle Injonction de Jimmy Page (puisse t-il vivre de longs jours heureux, Amen), Haut Précepte qui fut mon vade-mecum dans cette vallée de larmes de joie :

Shit or bust. You do it. No nerves. You just do it.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 26° ♊︎ : ☽︎ in 16° ♍︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Joy of divine rapture all day (Pleasure of uttermost delight all night) (2020)

Tuesday, September 17, 2019

Epître à Stateira

La merveilleusement belle, intelligente et talentueuse Julie Carmen – reine des vampires, psychothérapeute et yogini – demandait hier sur Twitter :
I found three scorpions, a tarantula and giant rattlesnake around our house this week. How should I interpret that ?
Je lui ai répondu, en substance, qu'il s'agissait d'une injonction à transmuter alchimiquement (scorpions), aux trois plans de l’existence (blanc, rouge et noir / spirituel, psycho-affectif et physique), ce que la féminité comporte de néfaste (tarentule), par le pouvoir de Mue et de Régénérescence (serpent géant) – Cette lecture ne peut que ravir l'obsédante Regine Dandridge, – mon lifetime crush, – devenue Sondeuse d'Inconscient et Éveilleuse de Kundalini !

Parlant d’Hollywood, je ne sais pas vous, mais si, moi, j’étais executive là-bas, l’idée de n’avoir pu saccager Charlie’s Angels avec un reboot féminin parce qu’il s’agissait déjà d’un trio de filles me déprimerait profondément. Sans compter que la chanson du générique, – interprétée par Ariana Grande, Miley Cyrus et Lana Del Rey, – est nulle à chier des bulles.

Du reste, nous avons déjà évoqué mon rapport aux Drôles de Dames et, puisque nous sommes dans Ariana Grande, entrons-y vigoureusement jusqu’à la garde : Soror Stateira a profité, dimanche aux Agapes, de ce que j'étais occupé à méthodiquement néantiser une cinquième assiette de profiteroles pour me faire la remarque suivante :

"La vidéo Break Free d’Ariana Grande est ce que j’ai vu de plus thélémite depuis Lucifer Rising."
Je dois des excuses publiques à notre Sœur, à qui j’ai répondu par un mutisme sépulcral dont on me dit qu’elle l’a très mal vécu. (Je me bétonne, depuis un certain temps, une aura de Maître Sévère. Ce matin, F. m’a demandé ce qui, « en dehors de cultiver l’inutilité sociale, l’absence de qualités avouables et le détachement de tout souci mondain », me rendait heureux dans la vie et je lui ai chuchoté : « Mes élèves. Mais ne le leur dit pas ou ils vont croire que je deviens soft. »)

Ainsi donc, amende honorable (et que l’amende honorable est voluptueuse, grands dieux ! quand on la dépose aux pieds d'une femme léonine vraiment furibonde !) :

Cara Soror,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Je n’ai pas relevé, dimanche, ta considération sur Ariana Grande, parce que le prénom Ariana est de mauvais augure : les Anciens Chants des Sages du Nord rapportent qu’il est celui de la très-dangereuse sirène mariée à Yngvi, – inspirateur des tueurs en série, des nécrophiles et des cannibales, – lui-même compagnon des jeux BDSM de Hel, patronne des matons et des avorteuses. Avoue tout de même !


Oh, bien sûr ! j’aurais pu broder sur la chose – rappelant le drame de Manchester où vingt-trois beaux jeunes gens, attirés, comme autant de Compagnons d'Ulysse, par le chant d’Ariana Grande (dont c’était le Dangerous Woman Tour), ont été mis en pièces dans l’attentat-suicide du terroriste Salman Amedi, lequel, de son vivant, abusait de l’habitude qu’ont les Arabes d’être laids – Mais, pardon ! Merci bien ! Nous sortions de communier et nous étions à table !

Puisque on me dit que tu m’en veux à mort, j’ai, en pénitence, attentivement visionné le clip en question, qui se trouve être, effectivement, une pure et simple allégorie qabalistique, facile à interpréter, en plus, pourvu que l’on maîtrise :

1. La gêne que l’on éprouve en voyant une artiste d’aspect si juvénile qu’Ariana faire des mouvements sexy.

2. La gêne que l’on éprouve en constatant à quel point l'on est troublé par les mouvements sexy faits par une artiste d’aspect si juvénile qu’Ariana.

Mais en quoi, Sœur bien-aimée, cette allégorie serait-elle, je te le demande, spécifiquement thélémite ?




Que dirais-je, en qualité de Prêtre ? – L’idée, ma foi, est celle d’une Barbarella en plus plate qui libère les forces de la Jeunesse, prisonnières de la Restriction et gardées par des monstres marqués d’un symbole constitué de trois V (allusion, j’imagine, au Signe d’Apophis, le Signe de la Mort et de la Destruction, que Churchill a rendu célèbre, – sur le conseil de Maître Therion, que le Vieux Tory avait, comme chacun sait, rencontré à travers Ian Fleming, créateur de James Bond, qui, lui, n’a pas échappé au reboot assassin – sous le nom de « V de la Victoire », et qui est devenu le « Peace and Love » des Boomers, génération la plus destructrice de toute l’histoire occidentale connue), une Barbarella, dis-je, qui se révèle combattante pugnace, ainsi qu’il est écrit : < let the woman be girt with a sword before me > (AL 3, 11) : finalement livrée au Chef des Méchants (image du Patriarcat devenu qlipotique, c’est-à-dire de l’Aeon d’Osiris), elle breaks free, et pousse le vieillard dans un gouffre empli de lave (ש) après lui avoir pris, < by subtlety [and] force > (Tzaddi, 19), l’Arbre de Vie (= toute la Sagesse Secrète) qu’il portait sur la poitrine (= en Lamen = prêtrise).




Elle s’envole alors < unto Nu > (AL 2, 43), dans l’Espace Étoilé, avec les jeunes gens qui festoient et, grâce au pouvoir du < frêne-monde, arbre-merveille > (ainsi que nous le chantons au cours de la Sainte Liturgie), tous accèdent à l’Infini des dimensions supernelles.

Cette vidéo ne décrit donc pas seulement une Quête spirituelle, l’extraction progressive de soi hors des contingences de la temporalité, une Montée rendue possible par l’acquisition de la Connaissance que permet l’Épreuve initiatique : elle est clairement, franchement, une homélie gnostique sur le passage au Nouvel Aeon.

Donc, effectivement, Ariana est Grande, et tu avais raison sur toute la ligne. Sois bénie à tous les plans imaginables de l’existence – Je t’aime – Et n’oublie pas : < thought is evil > (LLL 1, 31) : l'homme qui ratiocine ne peut ni bander, ni rire, ni invoquer – or le monde continue d'honorer les intellectuels !

Love is the law, love under will.




Bénédictions endiablées.

- Sir Shumule