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Sunday, August 22, 2021

The end of all

« J'ai toujours l'impression que la lecture de Sir Shumule me met enceinte. » — Katiilou
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du deuxième dimanche après la fête pour la première nuit, et l'imparfait du subjonctif est toujours sexy — alors que les années 80, où je publiais des fanzines, fumais dans les avions et me masturbais dans le vison de ma tante à gros seins, font l'effet d'une protohistoire vague.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 50 à 52, et le Liber AL vel Legis sub figurâ CCXX, chapitre 1, verset 1.

50. Then I sought a Word for Myself; nay, for myself.

Commentaire : Le drame éternel de l'hominidé est d'être poussé par sa nephesh à chercher le confort grégaire d'un standard collectif de conduite, même dans la sainteté — J'ai réglé ce problème en ayant définitivement comme message d'accueil sur ma boîte vocale :
N'ai pas le loisir de m'unir à votre âme pour l'instant, mais laissez-moi un message sexy et je ferai, en choc de retour, puissamment jaillir d'énormes bénédictions jusque sur votre front.
51. And the Word came : O Thou ! it is well. Heed naught ! I love Thee ! I love Thee !

Commentaire : Or l'amour est la loi (AL 1, 57) et que m'enseigne l'amour ? A systématiquement semer la confusion, afin de créer librement : tout ce qui est contradictoire engendre la vie.

52. Therefore had I faith unto the end of all; yea, unto the end of all.

Commentaire : Peu de gens sont à même de comprendre que ce verset ultime est l'équivalent exact du shumulisme fondamental :
Seules les chenilles vraiment sexy deviennent des dryocampa rubicunda.
✶✶✶

De < l'œuvre du commentaire > (AL 1, 36 ; 3, 40), Tia a écrit :
"Le Livre de la Loi est au présent Æon ce que l'Arche d'Alliance était à l'Æon d'Isis, Tom Whitmore [puisse t-il vivre de longs jours heureux, Amen] l'a compris instinctivement. Il convient donc, à qui commente le Livre, d'être Indiana Jones (érudit, gentleman et aventurier, qui respecte le Pouvoir de l'Arche sans jamais cesser d'être Indiana Jones) et non le Dr Belloq, qui se prend pour le Cohen Gadol et qui du coup explose en mille morceaux."
1. Had ! The manifestation of Nuit.

Commentaire : Je me souviens d'avoir noté dans un vieux Registre : La manifestation quotidienne de notre Dame Nuit étant la sortie des étoiles (soit l'heure צאת הכוכבים, the < end of all > indeed), — l'instant bling où elle se pare de tous ses diamants, — je peux lire le premier verset comme un rappel autoritaire qui m'est fait de la coutume d'offrir à la Femme Ecarlate un bijou lors de chaque Nouvelle Lune, ainsi qu'il est écrit < Let her be covered with jewels. > (AL 3, 44)

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

L'escalier fou, photographié par Soror Hypatie

- ☉︎ in 29° ♌︎ : ☽︎ in 28° ♒︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.


Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (7, 50-52) & du Djeridensis Comment (AL 1, 1) (2020)

Thursday, August 19, 2021

Sir Shumule's Last Rapture

« Sir Shumule fait exprès d'être un génie pour faire souffrir les gens atteints d'héliophobie. » — Für die Lulz
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier jeudi après la fête pour la première nuit, et je suis heureux de constater, dans le miroir, à quel point j'irradie de magnétisme sexuel 
— Je vais exercer un tel empire sur la gent féminine aujourd'hui, qu'une demi-douzaine d'associations féministes vont porter plainte contre moi !

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 38 à 41.

38. Ah, slaves ! ye will not — ye know not how to will.

Commentaire : Je suis heureux que nous disposions désormais d'un vaccin contre les médiocres — Le sérum mRNA abrège les souffrances des Trogs suffisamment dépourvus de vouloir pour être incapables d'émettre le mot "non", et c'est une excellente chose : < an end to the sickness of earth. A rooting-out of the weeds : a watering of the flowers. > (Tzaddi, 26)

Soit trois citations de moi résumant, une fois pour toutes, mon rapport au genre humain :
Je donnerais toute une hécatombe de crétins votants ayant renoncé d'eux-mêmes à leurs droits au nom d'une pandémie imaginaire, pour épargner la cassure d'un ongle à Kim Kardashian. (Sir Shumule et la Lampe Merveilleuse)

Franchement : qu’y a-t-il à voir dehors ? Ne répondez pas. Je le sais. Il y a des gens – la servile et stupide cohue des gens. Voir des gens m’est intolérable. Ils sont hideux. Les [Français issus de la diversité] ont l’air de singes, et les Blancs ont l’air de [Français issus de la diversité]. (Spleen Shumulien)

Je suis contre le peuple (AL 2, 25) : à l'idée de Trogs bousillant irréversiblement leur propre système immunitaire par peur d'être socialement ostracisés, "s'auto-vidant de leur âme", dirait Soror E., en sacrifice propitiatoire au dieu de la vieille lande grise (LLL 5, 37-38), je goûte un immense agrément — La Magie enseigne : rien n'arrive en bas, que le décret n'en ait été pris en haut : il semble que les Trogs soient pourris jusqu'à la cellule souche de leur code ADN — Contentons-nous de grimper dans l'Arche thélémite et laissons l'acide ribonucléique messager faire sa besogne. (Come, O ye gods, and let us feast)
39. Yet the music of my spears shall be a song of freedom.

Commentaire : J'ai écrit de < Let there be nothing ! > (LLL 5, 27) :
Très bon mot d'ordre pour une opération de massacre et pillage ! — Je me vois assez lancer solennellement l'assaut d'un village de pauvres paysans par la proclamation de ce verset ! — Puis < Kill and torture; spare not; be upon them ! > (AL 3, 18) : en tant que Raminagrobis du Cheshire, plus le temps passe, plus je tourne huge evil mystic cat et regrette le temps où j'aurais tué, violé, mis à sac tout ce qui bouge à cent lieues à l'entour de notre Abbaye: la vogue d'exterminer les Trogs par voie de thérapie génique mRNA n'est absolument pas festive. (Huge Evil Mystic Cat : Massacres & Pillages)
Et je maintiens que, selon la Parole de Ra-hoor-khuit, < c'est aussi de la compassion > (Tzaddi, 26) — Vous ne pouvez rien faire à un low man de plus cruel que de prolonger sa vie.

Thomas, — par moi surnommé Thauma, tant il est bon élève, — me disait, aux Agapes, alors que nous dégustions un paon (authentique !) :

— Ce qu'il y a de plus chat en vous, c'est que vous êtes ludique dans la cruauté : j'ai lu l'autre jour une hallucinante série de sarcasmes, par laquelle vous aviez entièrement détruit un untermensch un peu collant: quand vous dites "Nous manquions de fournitures de bureau et pensions utiliser Aurélien comme corbeille à papiers" ou "Nous l'avions surnommé Walking Blowjob, parce qu'il est très petit de taille", c'est hilarant, mais affreusement cruel.

— Il me semble, ai-je répondu, avoir fait subir à ce malheureux plus hilarant et plus cruel encore : je lui ai souhaité "de vivre 10000 ans tel qu'il est".

40. A great bird shall sweep from the Abyss of Joy, and bear ye away to be my cup-bearers.

Commentaire : J'ai écrit récemment :
Si j'étais un oiseau, je serais un falconidé redoutable, fondrais sur tout homme de moins d'1m78 que j'apercevrais, l'arracherais à ses chaussures (de pointure ridicule), l'emmènerais haut, très haut dans le ciel et le larguerais juste au-dessus de la foule à Coachella, pour le voir s'écraser avec un sprotch un peu dégoûtant et que les danseurs fassent, sur ses restes, comme Shiva sur son nain !
Ce verset me rappelle, plus précisément, la fois où j'ai dit, à une amie à qui je rendais visite et qui me demandait "comment j'étais venu" :

— Tu as entendu parler de ces aigles d'Amérique du Sud qui enlèvent les moutons dans leurs serres ?

— ???

— Eh bien je suis venu comme ça : par aigle.

Mais, désormais Abbé de Thélème, je sens qu'il faut, c'est le cas de le dire, prendre de l'altitude — Je répondrai dorénavant : 

— Tu as entendu parler de ce grand oiseau qui surgit de l'Abîme de Joie et emmène les gens au loin pour qu'on en fasse des échansons ?

— ???

— Eh bien je suis venu comme ça : par grand oiseau qui surgit de l'Abîme de Joie.

41. Come, O my God, in one last rapture let us attain to the Union with the Many !

Commentaire : Frater Orpheus voit dans ce Verset l'union de Hadit à Nuit : la Dernière Extase est donc l'Extase Primordiale.

Ça n'est pas pour me déplaire : quand je pratiquais le Liber Thisharb, je ne pouvais m'empêcher de me dire que l'existence humaine serait plus agréable si elle se déroulait à l'envers.

On commencerait mort, donc on se débarrasserait d'entrée de la corvée ultime.

Puis on se réveillerait dans le grand âge, en se sentant mieux chaque jour ! — J'ai écrit jadis un flash forward de ma décrépitude, et qui donnait à peu près ça :
A 80 ans, je serai dans mon fauteuil et discuterai avec mon arrière-petit-fils. « Bon-papa, racontez-moi quand vous faisiez la fête ! » – Il me faudra poser à l’aïeul sans reproche… je dirai de mon air le plus vénérable : « Je ne m’en souviens plus très bien… » – « Si, vous vous en souvenez ! Si, vous vous en souvenez ! Racontez-moi la fille blonde que vous aviez rencontrée avenue Kléber et dont vous étiez tombé amoureux… » – et je ferai : « Ma foi… il me semble que ça me dit quelque chose… » – « Oui, vous vous en souvenez ! Oui, vous vous en souvenez ! Vous avez sa photo dans votre poche ! » – Alors, je glisserai lentement, très lentement (car je suis assez théâtral de nature) la main dans ma veste d’intérieur – je sortirai la photo – je la contemplerai – puis je dirai avec solennité : « Oui. C’était à Paris. Il me semble que c’était en 2011. Non mais regarde-moi ce cul ! »
Bref : Ensuite, on ferait progressivement davantage la fête, en embellissant constamment, jusqu'à ce que vienne le lycée, le collège (je vous ai raconté ma scolarité), puis l'enfance : des jeux, essentiellement — aucune responsabilité.

On jouirait enfin du statut de bébé, jusqu'à ce que vienne le moment de naître — après quoi, on passerait les neuf derniers mois de sa vie en thalasso dans le caisson sensoriel le plus sophistiqué du monde, où l'on aurait chaque jour davantage d'espace 
— et hop ! on finirait orgasme !

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

Portrait de Sir Shumule par Soror Hypatie

- ☉︎ in 26° ♌︎ : ☽︎ in 15° ♑︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (7, 38-41) (2020)

Wednesday, August 18, 2021

Ye shall be free

« Chaque femme devrait avoir un Homme comme Sir Shumule à demeure et à son service. On devrait le placer dans une cage en verre, et l'en sortir pour ses besoins intellectuels et érotiques, afin de satisfaire le haut comme le bas, et ensuite le boucler à nouveau. SS a une œuvre fantasmatique à accomplir. » — Emma La Luce
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier mercredi après la fête pour la première nuit, et nous célébrons la greater feast de Roderic Borgia, le Pape Alexandre VI.

J'ai relu, cette nuit, les quatre tomes du Borgia Manara-Jodorowsky, le Journal de Johann Burckhardt et le tout premier hommage rendu par moi, en 2009 e.v., au saint immense dont nous faisons mémoire :
Je ne me console pas d’avoir laissé passer le 18 août sans porter aux nues Alexandre VI, mon héros, mort ce jour-là il y a cinq cent six ans…

J’ai, en effet, une admiration sans borne pour Rodrigo Borgia, génie politique, héros du stupre et patron des arts qui, haïssant le christianisme, imagina de l’abolir d’une manière originale : en devenant Pape :)

Il y parvint, et les onze années de son pontificat furent un lumineux retour à la normale au milieu de la nuit chrétienne, un intermède sensuel et coloré duquel sortit la Renaissance — Alexandre VI ne vécut que pour la beauté, l’orgie et l’amour de ses enfants (deux d’entre eux, César et Lucrèce, sont les plus hautes définitions de l’être humain que la terre ait portées à ce jour).

Il fut un somptueux mécène et le monde lui doit, en outre, deux suprêmes bienfaits : avoir fait libérer des cachots de l’Inquisition le cabaliste Pic de la Mirandole, un des plus brillants érudits qu’ait engendré l’humanisme — et avoir fait pendre l’agitateur Savonarole, une des plus nuisibles vermines qu’ait suppuré le christianisme…

Je dois à mes ancêtres, collectionneurs acharnés, de dormir dans un lit ayant appartenu aux Borgia du XIVème siècle — mais, évidemment, c’est quand je n’y dors pas que j’aime à me souvenir qu’Alexandre en personne y a peut-être honoré lui aussi ses maîtresses…

Cela dit, je recommande totalement la visite de la tour Borgia au Vatican : comme Alexandre ne croyait qu’aux dieux dignes de ce nom, elle est entièrement ornée de fresques représentant les Mystères de l’Ancienne Égypte — en plein Vatican ! :)

Quel sublime symbole de l’œuvre du Pape antichrétien qu’une tour élevée à la gloire d’Horus et des Sages d’Héliopolis, au cœur de cette Cité dérobée à la France par un nain régicide pour payer ses complices, et devenue l’emblème de leur non-religion !

D’autre part, comme, après la mort du pontife, le répugnant Jules II fit, en haine envieuse de son glorieux prédécesseur, fermer cette tour — qui ne fut réouverte qu’au début du XXème siècle, sur ordre de Léon XIII — l’ambiance, la « charge », toute l’atmosphère de l’époque y demeurent intactes : on se retrouve téléporté en plein Quintecento, dans la vibration vivante de la Renaissance — et l’on s’attend réellement, au détour des salons, à voir surgir Lucrèce, Machiavel, Michel-Ange, et Alexander Pontifex Maximus soi-même… Mémoire éternelle !!!
Friedrich Nietzsche, autre saint gnostique, identifiait Alexandre VI à la vie elle-même, c'est-à-dire à Hadit, comme il est écrit < I am Life > (AL 2, 6) :
Le christianisme surmonté à son siège même... La vieille corruption, le peccatum originale, le christianisme, n’était plus sur le siège du Pape ! Il était remplacé par la vie, le triomphe de la vie, le grand oui à l’égard de toutes les choses hautes, belles et audacieuses !... (L'Antéchrist, 61)
<... yet therefore is the knowledge of me the knowledge of death > : je me souviens d'avoir répondu, à la question "Si vous étiez un poison, quel poison seriez-vous ?" :
La Cantarella, que les Borgia utilisaient pour se défaire des gêneurs. J’admets toutes les turpitudes, tant qu’elles ne sont pas vulgaires.
Alexandre VI, guilgoul du prêtre des princes, a dit en mourant : "Le songe se dissipe...", et on a tort de l'interpréter toujours comme un équivalent de "La fête est finie" — Oui, le pontificat Borgia est la seule rémanence onirique qu'aient issue les ténèbres de l'Æon des Poissons — mais moi j'entends l'ultima locuta du Pape comme un cri de triomphe, que dis-je ? un cri de guerre, à l'heure de l'inquisition woke et de la dystopie covidiste : Le songe se dissipe = Je suis celui dont le christianisme n'est pas parvenu à censurer les rêves.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 34 à 37.

34. Come, let us no more reason together; let us enjoy ! Let us be ourselves, silent, unique, apart.

Commentaire : Le cher Rodney Orpheus a publié, en 2013 e.v., un texte indispensable, intitulé Thelemic Orthodoxy, reproduit par Thelemic Union en 2017 e.v., et qui s'achève ainsi :
When I say to you: “Do what thou wilt shall be the whole of the Law” I am literally saying “You get to do your thing your way and I don’t get to tell you what that should be”. The Book of the Law even tells us that in two different ways just in case we didn’t get it the first time:

“There is no law beyond do what thou wilt”.

You do not get to add more stuff to this. All that stuff Serious Thelemites keep telling you about the right and wrong interpretation of it? All they are showing us is that they haven’t even understood those basic eleven words of one syllable each: Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Thus the real “Orthodox Thelema” is both simple, and completely individual. The only way that you can truly follow “the Thelema of Aleister Crowley” is by each of you taking it and making it your own Thelema, and living your life in your way. That’s the only “orthodox” Thelema that there is, or can be. It’s all the rest of that stuff being preached at you that isn’t orthodox.
35. O lonely woods of the world ! In what recesses will ye hide our love ?

Commentaire : De même que s'exhiber, — avec pour alibi la plage, la mode ou TikTok, peu importe — est ce qu'il y a, sexuellement, de plus stimulant pour la femme, — car le propre de Nuit est la Manifestation (AL 1, 1), — l'idée de truc-secret-(inavouable)-que-l'on-fait-en-cachette-(interdit) est ce qu'il y a, sexuellement, de plus stimulant pour l'homme — car le propre de Hadit est la Dissimulation (AL 2, 1).

D'où le paradoxe éternel : c'est de nos étreintes les plus fugaces que nous conservons le souvenir le plus durable.

Je vous ai raconté comme, en 2008,
au cours d’une garden party chez nous, je m’étais retiré dans une dépendance pour écrire. L’une des invitées, très jolie, très brune et carrément pompette, vint frapper au carreau. Je la fis entrer. Elle plaqua ses lèvres contre les miennes, darda une langue vigoureuse, ouvrit ma chemise, tâta ma poitrine, caressa mon dos, défit ma ceinture et me régla mon compte en cinq sec.

Le jour suivant, je fus présenté à monsieur L-J (personnage influent), ainsi qu’à son épouse : ma visiteuse de la veille.

Elle et moi conservâmes d’irréprochables poker faces, bien que la surprise fût un peu pétrifiante.
Eh bien, ce souvenir n'est pas seulement très coquin, très exquis, mais le meilleur commentaire sur AL 2, 1 que je connaisse.

36. The forest of the spears of the Most High is called Night, and Hades, and the Day of Wrath; but I am His captain, and I bear His cup.

Commentaire : Traduisons : DIEU (the Most High) est la sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et qui règne sur le monde, i.e. Nuit X Hadit = Ra-hoor-khuit.

Au plan le plus bas de l'horizontalité (forest of spears = guerre = Sentier de פ), l'idée de Nuit, c'est-à-dire de l'Ain Soph béni, s'appréhende by Night (nous, Français, avons cette bénédiction d'avoir le nom de la Déesse Suprême dans notre vocabulaire le plus usuel, mais, du coup, la nuance signifiant "le Trog ne ressent l'Infini que quand il dort" passe un peu à l'as) ; l'idée de Hadit, c'est-à-dire du Yod béni, s'appréhende par la frayeur "panique", la peur de l'occulte (Hadès, litt. "l'Invisible") ; l'idée de Ra-hoor-khuit, l'Attribut melekh ha‑olam, i.e. la toute-puissance de DIEU sur les affaires terrestres, ne s'appréhende qu'en cas de rétribution karmique violente (Day of Wrath, voir Zephania 1, 14-18 dans la Torah : ce qui caractérise le Trog, c'est de s'enorgueillir des bontés que le ciel a pour lui, et de n'avoir de religion que lorsque le même ciel lui tombe sur la tête.)

Or l'Initié voit les gens de ce niveau de conscience comme l'officier colonial (Captain), se trouvant à "l'étage supérieur" (I bear His cup = ATU XI = Sentier de ט), voit les Bushmen — < on the low men trample > (AL 2, 24) par la force des choses, puisque ce sont tes voisins du dessous.

(Notez que la nuit dissimule, comme il est écrit < the night shall cover all > (Cordis 1, 24), < Thou art a little white rabbit in the burrow Night > (LLL 1, 14), < There rest, under the canopy of night > (LLL 4, 15), etc. ; que Hadès signifie "l'Invisible" ; et que Zephania צְפַנְיָה signifie "DIEU est caché" — Pour les Trogs, en effet, le Divin, c'est-à-dire la Vie (AL 2, 6), a les traits de Hel, — déesse sadique des matons, des tièdes et des épargnants médiocres, — dont le nom signifie "Cachée" : c'est la patronne du conformisme et des écœurantes masses standardisées, d'où < Hell : Let it be that state of manyhood bound and loathing > (AL 1, 41-42) 
— l'enfer, c'est une publicité GAP.)

37. Fear me not with my spearmen ! They shall slay the demons with their petty prongs. Ye shall be free.

Commentaire : Impossible, en août 2021 e.v., de ne pas voir dans ce verset une allusion à la Doctrine de la Lance de Bambou (principe selon lequel un peuple déterminé peut vaincre n'importe quel ennemi, même s'il ne dispose que de moyens rudimentaires et si l'ennemi, lui, est suréquipé), conçue par le Japon durant la Seconde guerre mondiale, et lourdement raillée par les ricains après Hiroshima, jusqu'à ce que le Nord-Viêt-Nam en fasse l'irréfragable démonstration à leurs dépens — démonstration renouvelée cette semaine par l'Emirat islamique d'Afghanistan, qui a ridiculisé la "première puissance militaire mondiale" avec des kalachnikovs dépassées et des pickup trucks Toyota.

Arnold Schwarzenegger dit "Screw your freedom" ; les Livres Saints disent : < Ye shall be free. >

Amen.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 25° ♌︎ : ☽︎ in 0° ♑︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (7, 34-37) (2020)

Tuesday, August 17, 2021

Who shall answer : What is ?

« Initiation ? C'est ce que propose Sir Shumule à toutes les mineures qu'il aborde... » — Grimr le Chauve
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier mardi après la fête pour la première nuit, et je bois un Shumule Special en regardant brûler l'empire américain parce que je ne trouve pas ma lyre.

Par la voûte du corps de Nuit ! si je ne vous ai pas expliqué un milliard de fois le Théorème d'Ymir, — tout pouvoir augmente en control freak, en ubuesque et en violence à mesure qu'il descend et (en vertu du bien-nommé négatif) renie lui-même solennellement son propre principe théorique fondateur ("Screw your freedom!") à l'instant où il touche le sol, — si je ne vous l'ai pas, dis-je, expliqué un milliard de fois, je ne vous l'ai jamais expliqué...

L'Amérique, comme tous les impérialismes, est une idole, un < dieu des hommes > (AL 3, 49), c'est-à-dire une élaboration jungienne dont la vitalité procède exclusivement des millions de neuneus 20-watts qui croient en son existence, gardent sa doctrine et célèbrent ses rites : l'armée US n'a jamais fait que bombarder des civils, les napalmer à la rigueur, et n'a jamais gagné de guerre qu'au cinéma — c'est précisément l'idée : la projection — Robinette est à Fenrir ce que le général Dupont fut à Napoléon et le général Paulus à Hitler : celui qui "fait sortir du film", comme un faux raccord, donc brise le mythe et, par tant, l'idole.

Now, < let us drink, let us drink > (LLL 6, 12) : < drink sweet wines and wines that foam !!! > (AL 1, 51)

Incidemment, un grand merci à la Chine d'avoir bien voulu rappeler, dans son avertissement à Taiwan, l'ignoble trahison dont les US se sont rendus coupables envers la France immédiatement après que nous eûmes entièrement fait leur guerre d'Indépendance — Songez : même la tête de Macron au bout d'une pique cesse d'être totalement inimaginable si l'effondrement devient définitif : à quoi sert le gouverneur nommé pour cinq ans par l'Empire en zone France, lorsque l'Empire a cessé d'exister ?... Les ricains ne vont certes pas s'encombrer de kapo devenus inutiles et, si Macron veut faire Syagrius, je vous fais Clovis avec joie !...

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 30 à 33.

30. It shall swallow up that lesser darkness.

Commentaire : Apprendre que Babalon est la sœur cadette de Nuit (AL 1, 53) est très exactement apprendre qu'Heidi Fleiss est la sœur cadette de la reine Yseult : tout, dans notre rapport au Ciel, aux Femmes et à la Terre devient évident.

31. But in that profound who shall answer: What is ?

Commentaire : Cf. supra, considérations sur l'Amérique en tant qu'élaboration jungienne.

Cela dit, ne me lancez pas sur ce genre de questions quand je suis en mode nostalgie profound sur fond de violons tziganes — Aujourd'hui, vous n'avez rien à craindre : je me sens mollah taliban — un mollah taliban crypto-thélémite, qui boirait au nez et à la barbe du Coran — Hassan ibn al-Sabbah lui-même, si Alamut était au bord de la Loire, à deux lieues de la grande forêt de Port-Huault !

D'autre part, en fait de questions essentielles de type What is ? le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit : < Metaphysics, too, is intellectual bondage; avoid it ! > (OC/AL 1, 52) — Amen ! J'ignore "ce qui est", au bout du compte, et je m'en tamponne : il me suffit de faire ce que je veux : tant que je peux jouir de < Beauté et force, rire éclatant et délicieuse langueur, énergie et feu > (AL 2, 20), je laisse à Krishnamurti le soin de méditer les questions de la réalité et de l'illusion.

C'est tout le bon sens de hobereau veneur et de vieux fêtard hérité de mon ascendance éthylique maximale et de mon taux de consanguinité suspect : si la vie est הֲבֵל הֲבָלִים, une chimère des chimères, alors moi aussi j'en suis une — Par conséquent, l'illusion, — qu'elle soit tournedos Rossini, Dom Pérignon ou maîtresse ardente, — est réelle pour moi : je < désire, jouis de toutes les choses des sens et de l'extase > (AL 2, 22) et je suis satisfait.

32. Not I.

Commentaire : Ce verset est, même dans le pshat, une proclamation d'attainment suprême — Voyez : moi, David van Horn aka Sir Shumule, je n'ai jamais porté le masque, n'ai jamais fait de test Covid, je ne suis pas vacciné, je n'ai pas cessé de vivre en communauté ni d'organiser des célébrations religieuses, — dont plusieurs ont dépassé les trente-cinq participants, — tout le temps du confinement et je n'ai jamais respecté ni les gestes barrière, ni les couvre-feux — Not I !!!

33. Not Thou, O God !

Commentaire : A force de Shumule Special, je me suis aperçu, que ce verset, — qu'on peut lire : < Tu es Aïn, Ô DIEU >, c'est-à-dire : "Tu précèdes éternellement tout le concevable, le pensable, le dicible, etc. du coup, nous T'adorons à travers Tes divers Attributs, que nous personnifions en des formes symboliques représentant leurs natures respectives, personnifications qui deviennent "les dieux", — comporte quatre majuscules, N, T, O, G, qui, transposées en hébreu, donnent ג ,ע ,ט ,ן , soit געטן, "dieux".

Ainsi donc, à la question What is ? je réponds in fine : "Apparemment rien, mais un rien secrètement truffé de divin pour qui a les codes" — Ce qui, évidemment, est la définition même du Ginnungagap de l'Ancienne Voie du Nord, et une variation directe sur la Star-Sponge Vision :
I lost consciousness of everything but a universal space in which were innumerable bright points, and I realized this as a physical representation of the universe, in what I may call its essential structure. I exclaimed: ‘Nothingness, with twinkles!’ … 'But what Twinkles!’
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 24° ♌︎ : ☽︎ in 15° ♐︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.


Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (7, 30-33) (2020)

Monday, August 16, 2021

Vaudou écarlate

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier lundi après la fête pour la première nuit — ainsi qu'un 16-Août, soit l'anniversaire du mariage de Sir Aleister Crowley avec Maria Teresa Ferrari de Miramar, 8ème Femme Ecarlate de Thelema.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 26 à 29.

26. I am the Revealer and the Preparer. Mine is the Sword — and the Mitre and the Wingèd Wand !

Commentaire : Verset idéal, impeccablement synchrone à tous les plans, pour se réjouir de la victoire éclatante et tout à fait incontestable de l'Émirat islamique d'Afghanistan.

Bien sûr, toute humiliation de l'armée ricaine est bonne à prendre, mais il s'y trouve, dans ce cas précis, la saveur, le piquant d'un timing impeccable rendant, par avance, toute protestation occidentale absolument risible : comment le régime qui confine, bâillonne, vaxxe ses peuples et joue à Jacques-a-dit avec eux depuis deux ans pourrait-il simplement émettre le mot de "liberté" ?... L'incarnation vivante du régime en question n'a t-elle pas très maladroitement déclaré "Screw your freedom !" la veille même de la chute de Kaboul ?... Quant aux droits des femmes, des LGBTQ+ et des minorités : qui voudrait combattre pour le privilège d'entendre la San Francisco Gay Men's Chorus chanter "We're coming for your children" et des lesbiennes obèses lui enjoindre de s'agenouiller devant des émeutiers subsahariens ?...

Soyez plutôt reconnaissants pour le Dom Pérignon et le sanglier sauce grand veneur, sans lesquels j'aurais embrassé l'Islam dès ma jeunesse: si j'étais mollah taliban, les Afghanes ne s'en tireraient pas à si bon compte.

27. I am the Initiator and the Destroyer. Mine is the Globe — and the Bennu Bird and the Lotus of Isis my daughter !

Commentaire : On m'a demandé comment je faisais pour toujours raconter mes jeunes années de façon aussi comique, alors que la plupart des gens ne racontent les leurs qu'en larmes, prostrés sur le divan d'un psy.

C'est très simple : à l'instar de tous ceux qui ont reçu la bénédiction d'étudier sous l'autorité d'un Initiateur digne de ce nom, j'éprouve, malgré moi, les évènements de ma vie qui précédèrent la rencontre de mon Maître comme télé-visuels, i.e. comme ne me concernant pas.

C'est très particulier et j'aimerais l'avis d'un neurologue sur le sujet.

J'ai vécu, en ma prime existence, des choses hilarantes, des choses tragiques, des choses bizarres, mais que je ressens toutes aujourd'hui comme différents épisodes d'une série Netflix qui ne me passionne, ni ne m'ennuie spécialement...

Lorsqu'une personne, exclusivement liée à l'époque en question, s'y réfère devant moi, elle me fait physiquement l'effet d'un candidat à l'embauche dont le CV n'aurait aucune espèce de rapport, même lointain, avec le poste offert, et dont j'écouterais, par politesse, la présentation, d'une oreille distraite.

Initiator and Destroyer : je n'éprouve pas plus de souffrance à un souvenir malheureux, que de jouissance à un souvenir heureux, s'il date d'avant la Rencontre Déterminante — c'est comme un traumatisme à l'envers — On est fixé dans un état post-tout est bien qui finit bien, etc. (Je sais que c'est un phénomène classique sur la Voie, mais puisque on a coutume de dire qu'il est impossible d'en communiquer la compréhension à quiconque ne l'a pas expérimenté, j'ai voulu voir si j'y parviendrais quand même.)

28. I am the One beyond these all; and I bear the symbols of the mighty darkness.

Commentaire : La puissante ténèbre nous renvoie au Shumulisme fondamental :
Si vous vous retrouvez dans le ventre de la baleine, tel Jonas ou Pinocchio, mettez-vous debout à travers son évent comme si c'était le toit ouvrant d'une limousine, levez les bras et criez: "Wahoooouuuuuuuuuuhhh!!!!"
Assez logiquement, j'ai conçu cet Aphorisme au cours d'une nuit d'attente en cellule de dégrisement, succédant à une soirée tumultueuse, passée, dans la bonne ville de Bordeaux, en compagnie du cher Olivier, et que j'ai rapportée ainsi :
A partir de là, l’ordre chronologique de la soirée m’échappe. En gros : nous avons enchaîné les cocktails, en évoquant le temps où nous jouions au Beer Hunter le jour et au Monopoly avec de vrais billets la nuit – un garçon à tête de tapir est venu nous dire que « ça relançait bien » dans un certain cercle – nous sommes allés vérifier l’info – il n’y avait que des arabes à table – ils jouaient comme des pieds – Je me suis assis en disant « Ayons pitié d’eux, Olivier : ils sont déjà si moches » – les arabes nous ont ratissés, nettoyés, rincés, tondus, battus à plates coutures – je n’ai jamais aussi mal joué de toute mon existence et, vraisemblablement, des précédentes aussi – nous avons fait la tournée des grands-ducs, en représailles – ivre-mort, hurlant des chansons paillardes et titubant au milieu des boulevards, nous avons été courtoisement invités à révéler nos états-civils par des policiers bons-enfants – j’ai vomi l’intégralité de mon souper sur les chaussures du plus gradé d’entre eux – ils nous ont embarqués – j’ai dit : « Surveille tes tentacules, mutant ! » au premier qui a posé la main sur mon épaule – cellule de dégrisement, histoire de me rappeler pour de bon ma jeunesse – rideau.
29. There shall be a sigil as of a vast black brooding ocean of death and the central blaze of darkness, radiating its night upon all.

Commentaire : Ce sceau, décrit par le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré), étant celui que je taille sur ma poitrine tous les soirs au crépuscule lors de la Messe du Phénix, je m'en tiendrai à cette herméneutique par le fait, et ne commenterai pas plus avant.

Cela dit, à titre personnel, je puis vous confier que l'idée du rite le plus solaire associé au sceau magique d'un vast black brooding ocean of death and the central blaze of darkness radiating its night upon all m'a toujours fait penser au proverbe "heureux en amour, malheureux au jeu" – Je me souviens d'avoir décrit une période black ainsi :
[D]epuis qu’E. habitait chez moi, je passais en défaites au poker le peu de temps que je pouvais soustraire à la fornication. Heureux en amour, malheureux au jeu – et sans doute étais-je heureux en amour, car on ne peut pas être plus noir que je le fus durant tout le séjour d’E. à Paris. (Encore un bel exemple de l’ordre naturel des choses : on appelle spontanément « noires » les périodes de déveine. On ne dirait jamais « je suis dans une panade blanche ».) Les bad beats se succédaient, les pertes devenaient alarmantes, et le moins pénible n’était pas de voir des joueurs sans talent, genre guichetiers à la Poste, hériter de mon tapis. Oh, les entendre barrir leur joie niaise n’était rien… mais subir les commentaires de ces Gilles !!!... Que l’un d’eux touchât une « quinte de l’espace » sur la rivière, après avoir suivi les enchères par erreur, et il attribuait son succès à la finesse de sa psychologie !!! L’air fat, engoncé, que les médiocres affichent dans ces cas-là donne envie de les empaler sur un pieu !!! L’ACF, hélas, ne se prête pas à ce genre de sport, sans compter que les mots « empaler » et « pieu » entrainaient pour moi, au contact d’E., des associations d’idées beaucoup plus intimes.
Or, aucun joueur de poker n'ignore que l'on conjure un mauvais trend en couchant avec une fille noire, puisque les descendantes de Cham ont la réputation de faire tourner la chance — Belle occasion de rappeler que Sir Aleister surnommait Maria Teresa Ferrari de Miramar, 8ème Femme Ecarlate de Thelema, la "Grande Prêtresse du Vaudou" — nul ne sait au juste pourquoi 
— et que du Vaudou, j'ai autrefois dit en cours :
« Le Livre de la Loi autorise le Vaudou et se réfère même expressément à lui (AL 1, 37), au lieu qu'il interdit, et maudit même, l'Islam (AL 3, 52), de quoi nous déduisons que Rihanna n'aurait jamais dû présenter d'excuses [pour son sample reprenant des paroles de Mahomet] : elle est barbadienne, le Vaudou caraïbe est un des plus redoutables au monde, et si j'en juge par la hideur des Arabes qui la menacent, elle leur a déjà jeté un sort !

« Nuit nous dit en substance : il y a un truc avec les Prêtresses Mambo que tu ne retrouveras pas chez Diam's en burka, ni chez les beurettes, qui ne veulent plus qu'on les appelle beurettes, mais "citoyennes françaises à part entière ayant un passé migratoire récent d'origine méditerranéenne". Ces gens-là n'ont aucune considération pour les producteurs de cinéma X : Rocco défonce les citoyennes françaises à part entière ayant un passé migratoire récent d'origine méditerranéenne, c'est moins accrocheur... »
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 23° ♌︎ : ☽︎ in 2° ♐︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Wednesday, August 11, 2021

Waiting on the Bride

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le neuvième jour après Lugnasad et — donc — la veille de la fête pour la première nuit du Prophète et de son Epouse : telle est l'harmonie divine que la lune de miel qui valut au monde de recevoir la Loi fut inaugurée à la matérialisation finale de la formule de la fête du Plaisir.

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 10 à 13.

10. These seven letters together make seven diverse words; each word is divine, and seven sentences are hidden therein.

Commentaire : Tout l'univers incarné, c'est-à-dire l'abominable corvée de l'espace-temps, est établi sur le septénaire — Or 7 est le nombre de Netzach — C'est, à nouveau, la mésalliance Saturne-Vénus qui régit le signe de la Maât ♎︎ — Il n'y a, au bout du compte, que l'Harmonie : le monde est Kendall Jenner déguisée en contractuelle.

11. Thou art the Word, O my darling, my lord, my master !

Commentaire : Vous ne commettrez jamais d'impair dans vos rapports à votre Instructeur tant que vous garderez à l'esprit que le disciple est à l'A∴A∴ ce que l'ampoule est à la centrale — Votre poste électrique, c'est votre Maître, je vous le dis en bon français.

12. O come to me, mix the fire and the water, all shall dissolve.

Commentaire :

— Sir, qu'évoque < come to me > pour vous ?...

— La bande originale de Fright Night II.

— Ah... Et donc ?...

— Eh bien, Julie Carmen dans le rôle de Regine Dandridge et le fait que le mari de Julie Carmen soit l'homme le plus chanceux du monde, ce qui est parfaitement raccord au verset, puisque < mix the fire and the water > renvoie à l'ATU XIV, auquel est attribué le Sagittaire, signe de la baraka.

— C'est... une façon de voir les choses... et pour < all shall dissolve > ?

— Le moment où Julie, qui n'a jamais cessé d'être Régine, a un creux, chope son mari à la jugulaire et le vide entièrement.

— Mmmnnaccord... Donc, selon vous, notre verset signifie : "Va à la reine des vampires et, avec un peu de chance, elle te mangera ?"

— Bingo !

— ...

13. I await Thee in sleeping, in waking. I invoke Thee no more; for Thou art in me, O Thou who hast made me a beautiful instrument tuned to Thy rapture.

Commentaire : Etapes successives de contrôle d'un mantra : 1. Il faut un effort conscient pour vous rappeler la phrase, et des nœuds à tous vos mouchoirs pour vous rappeler de la dire — 2. Vous avez le mantra "dans la tête", comme une chanson de Britney Spears — 3. Vous connaissez la pratique "par cœur", elle vous vient tout naturellement et se poursuit même dans votre sommeil — 4. < There is success > (AL 3, 69) : le mantra sort, — il sourd devrais-je dire, — tout seul, du milieu de votre être : "ça" répète le mantra en vous.

La mauvaise nouvelle, c'est qu'une psy-op médiatique visant à vous faire admettre l'existence d'un virus dont personne, pourtant, ne connait quelqu'un qui l'ait attrapé, afin de vous inoculer une thérapie génique innovante et de vous priver de vos droits civils, procède, comme toute chose dans l'univers, exactement dans le même ordre.

Si tu n'es pas le roi sur ton échiquier, va-t'en : c'est que tu es un pion sur l'échiquier d'un autre — Répète assidûment, obsessionnellement ton mantra, de peur que le mantra de ton ennemi ne prenne sa place.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle et heureuse fête pour la première nuit du Prophète et de son Epouse à tous et à toutes : < feast ! rejoice ! there is no dread hereafter ! > (AL 2, 44)

Love is the law, love under will.


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Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (7, 10-13) (2020)

Tuesday, August 10, 2021

Cassandra Complex

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le huitième jour après Lugnasad et on m'a interrogé, ce matin, sur le thème, crucial en Thélémisme, de l'amoralité. 

Répondre "le Terrien est moral, l'Amant immoral et l'Hermite amoral" nécessite des développements sans fin, et l'exemple fameux donné par Sir Aleister (la petite fille qui pleure devant une toile représentant les persécutions de Dioclétien en disant "pauvre petit lion, qui n'a pas de chrétien à manger !") est cité à chaque fois. 

J'ai donc rappelé un point d'Histoire par lequel j'avais, en 2011, illustré un horoscope préconisant une absence totale de considération pour ce qui se fait ou ne se fait pas dans le cadre de la résolution d'un problème d'apparence insoluble :
Déjà, au VIIème siècle, nos damnés amis d’outre-Danube, d’outre-Elbe et d’outre-Vistule profitaient des catastrophes politiques affligeant leurs dépotoirs natifs pour se faufiler en France et y obtenir un statut de réfugiés. 

Ainsi, sous Dagobert Ier (r. 629-638), neuf mille clodos bulgares (le terme de « Bulgares » couvrait, à l’époque, à peu prés tous les ressortissants d’Europe de l’Est – lorsque vous lisez « Bulgares » dans une chronique du Moyen-âge, transposez : « Albanais », « Romanos », « Slaves qui emportent les restes dans des sacs plastiques », « putes ukrainiennes », etc.), neuf mille clodos Bulgares, dis-je, vinrent geindre à nos frontières et demander (air connu) « asile au roi des Francs », sous prétexte que les Avars prenaient le pouvoir chez eux.

Comment le plus génial monarque de tout l’univers a-t-il géré ce délicat problème ?… neuf mille réfugiés d’Europe de l’Est, vous voyez ça d’ici !… 9000 !.. leur dire non, c’était les disséminer dans le pays (rien n’arrête un Slave pleurard et raseur au moment de passer la frontière française)… ils devenaient des clandestins… impossibles à localiser… neuf mille mendigots slaves  répandus dans le peuple comme autant d’Haïtiens !… l’horreur !… 

En bons tiers-monde, ils avaient déjà, pour la plupart, passé la frontière avant que la demande d’asile parvînt au roi… Que faire de cette racaille ?... Aujourd’hui, bien sûr, nous leur donnerions des logements sociaux, des allocations familiales, le RMI, la CMU, que sais-je encore ?… mais, à l’époque, la France était gouvernée, mes amis… et gouvernée par un génie intégral… Savez-vous ce que fit le roi ?... Il répondit « Bien sûr. Avec plaisir. Bienvenue en France » ; puis ordonna que la noblesse de Bavière (alors sous domination franque) accueillît les réfugiés, et les logeât chez elle du mieux qu’il lui serait possible ; finalement, une fois certain qu’ils étaient tous bien tranquilles, choyés, repus, abreuvés, etc., Dagobert fit simultanément porter l’ordre à tous les seigneurs bavarois d’égorger les Bulgares qu’ils avaient chez eux. 

LOL… neuf mille morts !…suite et fin du flux migratoire… Au temps pour la France-terre d’accueil... mais c’est ce qu’on appelle apporter une réponse humaine ou je ne m’y connais pas… (Horoscope du Verseau, 19 janvier 2011)
Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 6 à 9.

6. We know why all is hidden in the stone, within the coffin, within the mighty sepulchre, and we too answer Olalám ! Imál ! Tutúlu ! as it is written in the ancient book.

Commentaire : De ce verset, Sir Aleister dit simplement : < Osiris. >

Or saviez-vous qu'après reconstitution de son cadavre et greffe d'une prothèse pénienne en or, Osiris momifié était tellement sexy, dans ses bandelettes, qu'Isis ne put contenir sa passion, s'unit une fougueuse dernière fois à lui et que c'est ce qui nous valut Horus ?

L'amusant, dans l'adaptation tout-public des Mystères osiriens qu'on appelle "évangile", c'est que cet épisode a été transposé en celui de l'apparition à Marie-Madeleine : n'hésitez pas à systématiquement rappeler au chrétien qui vous embête le matin de Pâques ce à quoi son "Christ est ressuscité !" fait précisément allusion...

7. Three words of that book are as life to a new æon; no god has read the whole.

Commentaire : Frater Alion dit de ce livre qu'il s'agit du Livre d'Enoch.

Notez que, dans la Torah, le fils de Caïn et le fils de Jared s'appellent tous les deux Enoch (חֲנוֹךְ "Initié") — Le premier inaugure la nomination des lieux, le second établit le calendrier — L'arcane, ici, bien sûr, est celui de l'identité de l'espace et du temps, en vertu du principe magique essentiel : "ce qui a le même nom, a la même nature" — Je veux dire : si vous avez connu ne serait-ce qu'une Stéphanie qui était une sale conne, n'épousez pas de Stéphanie, ou : si je voulais signifier aux Blancs, — que la Tradition immémoriale fait descendre de Priam, — l'imminence de la fin de leur monde, je demanderais à une fille prénommée Cassandre de leur mettre bruyamment le nez dans tout un tas de vérités pénibles.

8. But thou and I, O God, have written it page by page.

Commentaire : De ce verset, Frater Orpheus dit : < These three words of power and their utterance continuously repeated will invoke and shape the character of the new aeon. >

On m'a demandé hier quel mantra j'utilise en alternance avec l'A Ka Dua et c'est un question un peu trop intime (contentons-nous de dire qu'il est, effectivement, composé de trois mots, dont les initiales sont R... S... O...)

Le verset porte, en fait, sur la toute-puissance de la Formule : ce n'est pas qu'un pouvoir que suffit à affoler la question "Mais Qui ?" soit faible, c'est, au contraire, qu'il sait exactement à quoi s'en tenir sur ce principe magique.

9. Ours is the elevenfold reading of the Elevenfold word.

Commentaire : De ce verset, Sir Aleister dit : < Abrahadabra > et Frater Orpheus demande : < How is this word 'read'? >

Effectivement : selon la façon dont vous la prononcez, cette Formule est la Parole de l'Æon ou le gimmick d'un prestidigitateur; selon la façon dont vous l'accentuez, elle signifie "La bénédiction est dite !" ou "Envoie Ta foudre jusqu'aux enfers !"

Sacerdoce de l'Enchanteur... À la fin des années 90, Lauryn Hill, qui n'a pas un physique spécialement pin-up, n'avait qu'à chanter "Wooowooohowoooh" pour faire instantanément exploser dans leurs pantalons tous les garçons à portée de voix, et il suffit à la plus divinement sexy des bombasses de parler avec l'accent québécois pour devenir absolument imbaisable.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 17° ♌︎ : ☽︎ in 10° ♍︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (7, 6-9) (2020)

Monday, August 9, 2021

Golden Rod

« J'ai longtemps soupçonné Sir Shumule d'être le dernier humain dans une foule de robots contrôlés par des aliens. » – Géant Vert, mai 2012
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le septième jour après Lugnasad et on me demande si le titre du billet d'hier était une "critique" de la fête d'anniversaire d'Obama (à laquelle se trouvait au moins un Thélémite, Jay-Z) — Quelle idée !... Si j'avais voulu critiquer cette fête, le billet aurait été intitulé Je suppose que la Poste a égaré mon invitation, Barack ?

Amis chers, la Lecture de ce lundi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 2 à 5.

2. O meal and honey and oil ! O beautiful flag of the moon, that she hangs out in the centre of bliss !

Commentaire : Sir Aleister dit de ce verset qu'il recèle le Mystère de la Menstruation, et c'est vrai qu'à moins d'avoir vécu un mois entier avec une Espagnole, on n'en mesure pas toujours pleinement la puissance dévastatrice.

Le gag, avec les règles, au plan opératif, c'est qu'elles sont l'ultime contraction du principe de Rigueur, donc une grave impureté rituelle, et l'ingrédient magique par lequel se consacre la forme suprême de l'eucharistie suprême (AL 3, 24) 
— C'est comme les kinks : au mauvais moment, les poils sous les bras sont un insurmontable tue-l'amour, au bon moment, un stimulant furieux — Nous en déduisons que la nature quintessentielle de la femme est le kink.

3. These loosen the swathings of the corpse; these unbind the feet of Osiris, so that the flaming God may rage through the firmament with his fantastic spear.

Commentaire : Il y a dix ans, par référence à ce verset, je surnommais mon fer 7 Fantastic Spear, comme Barbey surnommait la plus intimidante de ses cannes son "pouvoir exécutif". 

J'avais, du reste, à ce club de golf, le rapport d'un dandy de la Monarchie de Juillet à son stick — Je me souviens d'y avoir fait allusion dans un billet :
Plus beurré qu’un croissant, plus sonné qu’un sonneur, plus tourné qu’un derviche, je contemplais d’un œil violemment injecté le dernier Michael Ninn, alors que Charlot bloquait devant un miroir depuis prés d’une demi-heure, et que Fix essayait de faire partir de son pull une tâche qui n’existait que dans son imagination… Il régnait chez moi une atmosphère de tension psychique ultime, au bord de la rupture et de la camisole… Nous nous vautrions dans nos cinq ans d’âge mental, à bout d’impertinence, de projets monstrueux et d’énergie vitale, quand un cri évoquant le pitbull que l'on passe dans un hachoir à viande retentit prés de nous… une rapide enquête révéla que cet affreux bruit venait de mon téléphone, qui refuse d’avoir une autre sonnerie depuis que je l’ai envoyé ricocher sur les murs d’un grand coup de fer 7, suite à une nouvelle contrariante...
C'était le bon temps.

4. But of pure black marble is the sorry statue, and the changeless pain of the eyes is bitter to the blind.

Commentaire : Sir Aleister dit de ce verset : < Isis Mourning >, i.e. ouverture des Signes de L.V.X, au sujet desquels j'ai, il y a deux mois, donné l'enseignement suivant, dans un billet intitulé Culbutez vigoureusement la jeune veuve :
[I]l fut un temps où Frater Y, bien que pouvant réciter en cinq langues, que dis-je ? en gang signs au besoin, tout ce qu'a écrit Sir Aleister sur L.V.X, ne comprenait pas, au sens Binah du terme, cette Formule, ce qui donnait à son Resh de l'Aurore un aspect guindé.

Je lui ai dit : "Regarde: L, Signe d'Isis Endeuillée : Imagine la veuve à peine trentenaire d'un barbon richissime récemment clamsé, une de ces veuves que seul Marc Dorcel sait vraiment mettre en scène, si j'ose dire, le genre joué par Anissa Kate (Bien sûr que tu sais qui est Anissa Kate...) — Elle porte la voilette noire et, plus généralement, la tenue vestimentaire de Madeleine Scopello.

"V, Signe d'Apophis : Surgit un jeune employé du défunt, envers qui celui-ci a, de son vivant, été particulièrement bon et bienveillant — c'est un très beau garçon, mais sournois, vicieux, sans scrupule, un petit monstre d'ingratitude : l'apparition de la sexy veuve enflamme en lui un irrépressible rut œdipien : comme il est malin, qu'il bande hyper dur, qu'elle est en manque depuis des années, que la proximité de la mort rend lubrique et expéditif, elle cède à ses raisons et il culbute vigoureusement la veuve en grand deuil la nuit même de la veillée funèbre.

"X, Signe d'Osiris Ressuscité : Le petit scélérat a une très grosse queue et un super coup de reins, il est donc placé par la veuve (consolée) à la tête de l'empire financier du défunt — L'usurpateur vient d'économiser vingt ans d'analyse et n'a plus qu'à jouir du pouvoir et d'Anissa Kate en barbotant dans le luxe : d'où le nom de la Formule."
5. We understand the rapture of that shaken marble, torn by the throes of the crowned child, the golden rod of the golden God.

Commentaire : A l'époque où j'appelais mon fer 7 Fantastic Spear, je surnommais ma queue Golden Rod of the Golden God : tous ces golden m'évoquaient, en effet, l'aurore et, donc, le priapisme du matin.

J'ai beaucoup fait allusion, dans mes écrits, à "l’état d’érection monstrueuse, turgide et menaçante, dans lequel je me trouve toujours au réveil". (Destination Ragnarök

Par exemple, je viens de retrouver, dans mon Journal de février 2010 e.v.,  car oui !… je suis rétrograde et narcissique au point de me complaire dans la relecture perpétuelle de mes propres écrits portant sur mon propre passé… Le voilà, l’Éternel Retour ! Je raffole de cet exercice, qui (pour masturbatoire qu’il puisse paraître) offre (comme la masturbation) de renouer quand bon me semble avec d’heureux souvenirs,  j'ai retrouvé, dis-je, l'entrée suivante :
Je déteste me réveiller seul, avec une monstrueuse érection inutile. L*** est, hélas, rentrée à Ibiza, et mon réchauffé avec une ex, puis re, puis re-ex, et désormais mariée, a tourné court : j’ignorais que son époux eût accès à sa boîte vocale, et il a dû être un peu surpris de m’entendre y soupirer : « Je n’en peux plus, quand est-ce qu’il se barre ? Ah, ton cul, tes seins, etc. »
Notez que ce matin-là, je sortais de faire les deux rêves suivants :
Cette nuit, rêve étrange : sur les plages d’Armorique, un Breton vient de pécher un homard énorme, et rit de tout son cœur. Brusquement, le homard l’attrape par le nez avec une de ses pinces. L’homme ne rit plus. Ses amis essaient de le dégager en le tirant vers eux, pendant que les amis du homard tirent de leur côté. A la nuit tombée, ils y sont encore.

Second rêve : je me promène devant l’étale d’une jolie magicienne, qui vend des insignes ésotérique, des bougies de couleur et toutes sortes de plantes. Un policier surgit, et prétend contraindre la jeune femme à remballer sa marchandise. Une discussion s’ensuit, au terme de laquelle le policier ne mesure plus que cinq centimètres. Il essaie de dresser tout de même un procès verbal, mais les sons suraigus qu’il émet sont à peine perceptibles. L’arrivée d’un chat l’oblige bientôt à fuir.
Dans une perspective Huge Evil Mystic Cat, ce dernier Songe sera, si vous le voulez, la morale de notre Etude du jour.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

"Princess X" by Constantin Brancusi

- ☉︎ in 17° ♌︎ : ☽︎ in 26° ♌︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Sunday, August 8, 2021

Come, O ye gods, and let us feast

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du sixième jour après Lugnasad et je sors d'une nuit frénétiquement voluptueuse.

En plus, un mien pote, — appelons-le X., pour rester dans l'idée de volupté, — publicitaire de choc — je veux dire : il écoute Massive Attack coiffé d'une casquette Kangol dans son loft boulonnais — descend jusqu'à Ramatuelle aujourd'hui pour prendre part à la Messe Gnostique, et c'est un garçon que j'aime beaucoup.

Il me disait hier au téléphone :

— Le problème, c'est que les gens ne regardent plus du tout la télé et que ça rend la propagande impossible... Donc, à partir de maintenant, chaque talk-show, je te le prédis, aura son jeune rebelle, — sorti de nulle part et brusquement invité, on ne sait à quel titre, — venant "crier haut et fort ce que les gens pensent tout bas", c'est-à-dire servir de clickbait en enfonçant vigoureusement un certain nombre de portes ouvertes, — i.e. en clamant avec indignation ce que tout le monde a capté au vol, une fois pour toutes, depuis le premier confinement, 
— genre : "On s'achemine clairement vers une dérive or-wel-lienne de la société !!!..." etc. — afin que puissent le contredire, i.e. faire tourner les slogans : un présentateur goguenard ("ça c'est clair que, pour les non-vaccinés, les temps qui viennent vont être vachement durs ahahaha"); un boomer nimbé de Trente Glorieuses et de pédomanie (Cohn-Bendit ou Joffrin), affirmant, avec le front du Juste, que tout est absolument normal ("la très grande majorité des Français est en faveur des restrictions"); et, bien sûr, l'inévitable instit'-surveillant-la-cour-des-petits, le membre femelle du gouvernement, en mode : "Nous vous rendrons vos libertés si vous êtes sages". (Note, c'est or-wel-lienne le plus irritant, puisque, si la société dépeinte dans 1984 a bien des défauts, elle n'oblige personne à rester enfermé chez soi, à s'affubler d'une muselière et à s'inoculer trois doses de thérapie génique expérimentale...)

Il m'a également reproché, au regard des dernières résolutions du Conseil Constitutionnel, d'avoir porté celui-ci aux nues lors des affaires Avia et Sécurité Globale.

J'ai répondu que, conformément au Présage du Quatorze-Juillet, la Vème République venait de choir pesamment et que j'étais, en l'occurrence, plus que jamais reconnaissant au Conseil !

"Crois-moi, si j'avais présidé la chose, et que mon fils dirigeât Mc Kinsey-France, j'aurais fait bien pire que Fabius... Je suis contre le peuple (AL 2, 25) : à l'idée de Trogs bousillant irréversiblement leur propre système immunitaire par peur d'être socialement ostracisés, "s'auto-vidant de leur âme", dirait Soror E., en sacrifice propitiatoire au dieu de la vieille lande grise (LLL 5, 37-38), je goûte un immense agrément.

"La Magie enseigne : rien n'arrive en bas, que le décret n'en ait été pris en haut : il semble que les Trogs soient pourris jusqu'à la cellule souche de leur code ADN — Contentons-nous de grimper dans l'Arche thélémite et laissons l'acide ribonucléique messager faire sa besogne."

— Mais, Sir, c'est mon métier de savoir qu'ils vont, précisément, démuseler les vaccinés pour les lancer à la gorge des anti-vaxx !...

— Ah oui, ça c'est la procédure classique : vous poussez une fille à coucher avec des tiers-monde, ou un garçon à se couper la teube, et lorsqu'ils commencent à rétrospectivement paniquer, vous leur expliquez que le mal-être qu'ils éprouvent n'est pas un sentiment de souillure ou de perte, consécutif à leur décision stupide, mais l'effet du racisme et de la transphobie systémiques du patriarcat : "Je suis un(e) misérable" devient aussitôt Deport all white men! et Die cis scum!

"Cela dit, pour ce qui est du vaccin, le lâcher final de culs-terreux crédules ("Ce variant est celui des non-vaccinés! Sus! Sus!") ne me tracasse pas le moins du monde : je suis beaucoup plus méchant que ces gens-là."

Amis chers, la Lecture de ce dimanche est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 6, versets 49 à 51 et chapitre 7, verset 1.

49. Come, O ye gods, and let us feast.

Commentaire Verset, ô combien ! synchrone puisque je prends actuellement un pied vertical à lire le menu que Soror Hypatie se propose de servir cet après-midi aux Agapes :

— Marbré de Foie gras à la Truffe d'été et au Sauternes sur Toasts grillés de pain de meule, avec confiture d'oignons au cumin, arrosé d'un Muscat 12 ans d'âge Frontignan.

— Médaillon de Lotte lardé au beurre de thym, avec carottes nouvelles glacées, arrosé d'un Chablis Grand Cru Bougros 2010.

— Rôti de Bœuf aux herbes, cuit au gros sel, avec sauce bordelaise et pommes grenailles sautées à l'ail, arrosé d'un St-Estèphe 2016.

— Mousse légère au champagne sur marmelade de fraises des bois.

Pour sa première Messe, X. n'aura pas un atterrissage trop désagréable (Oh, ces Sagittaires...) !!!

Quant à O ye gods, redisons l'immortelle Parole d'Alostrael, 6ème Femme Ecarlate de Thelema : 
Also, I object to the term "The Gods" — it should be "Gods" which means Thelemites. We need to break away from all old superstitions, and work in the clear light of Ra-Hoor-Khuit.
50. Thou, O my darling, O my ceaseless Sparrow-God, my delight, my desire, my deceiver, come Thou and chirp at my right hand!

Commentaire : Tout le rapport du vertical à l'horizontal, c'est-à-dire du masculin au féminin est là, et non ! je ne suis pas seulement opposé à la notion juridique de "consentement" par amitié pour Harvey Weinstein ou par goût de violer les joggeuses.

La Magie enseigne : le Vertical exclusif est DIEU, qui ne vous demande votre avis pour rien, 
— tsunami, cataclysmes, épidémies, tempête par laquelle le petit enfant baigneur disparaît à jamais vers les Amériques, requin qui dévore l'enfant en question, etc.  L'Horizontal exclusif est la Terre, qui se donne (fruits, etc.) ou qui se prend (conquête territoriale, etc.) : un homme qui se préoccupe du consentement d'une femme est comme ces vegan maximalistes qui ne cueillent même pas et ne consomment que ce que la Terre "offre" d'elle-même (fruits tombés de l'arbre, etc.) — Vous imaginez le genre de gueule qu'ont ces gens ? — Eh bien, c'est exactement comme ça que la fille dont vous sollicitez le consentement vous voit.

51. This was the tale of the memory of Al A’in the priest ; yea, of Al A’in the priest.

Commentaire : J'ai toujours un coup de nostalgie profonde, voire un accès de spleen, un peu gothisant, un peu Russe blanc en exil sur fond de violons tziganes, quand un Chapitre s'achève 
— Heureusement, il y a mon cocktail Looping-Papaye de l'aube — Si le Looping-Papaye ne règle pas tous vos problèmes, vous ne buvez pas assez de Looping-Papaye.

✶✶✶

1. By the burning of the incense was the Word revealed, and by the distant drug.

Commentaire
Ça me rappelle ma vieille punchline : "c'est juste que j'aime l'odeur de la cocaïne...", car si c'est une drogue qui active le Verbe, c'est de la cocaïne : je n'ai pas dit un mot à Soror JS depuis une semaine de peur de lui couper la parole.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

By @jacobsladder93 on IG

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Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (6, 49-51 ; 7, 1) (2020)

Thursday, August 5, 2021

Splash of Colours

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le troisième jour après Lugnasad et mon royaume à qui me fera réintégrer le rêve, de type ahurissant splash of colours, que j'ai fait cette nuit et qui présage, au moins, une partie de paintball sous mescaline dans une galerie d'art où se tient une rétrospective Pierre Bonnard.

Amis chers, la Lecture de ce jeudi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 6, versets 37 à 40.

37. Yet from these we will distil ye a liquor beyond the nectar of the Gods.

Commentaire : Tout ça finira dans un incendie ou à paisiblement regarder mûrir ma vigne depuis un château du Haut-Médoc.

38. There is value in our tincture for a world of Spice and gold.

Commentaire : En fait de world of Spice and gold, je me souviens d'une nuit de débat en ligne avec une amie d'origine libanaise.

Notre dispute portait sur l'emplacement exact du Jardin d'Eden.

Elle me soutenait que c'est au bord de la rivière Baakline et je lui répondais que non, c'est en Aquitaine.

La question n'est pas tranchée.

39. For our red powder of projection is beyond all possibilities.

Commentaire : Je faisais tout à l'heure remarquer à J. que, dans les contes érotiques russes, il est toujours dit du satyre qui parvient à ses fins avec la jeune paysanne prude, qu'il "pousse un cri rouge" au moment de l'orgasme, ce qui érotise un peu la très débandante place centrale de Moscou, voire confère un tour Sexual Revolution d'Army of Lovers aux "dix jours qui ébranlèrent le monde".

Elle a ri et m'a répondu que, du coup, cela expliquait pourquoi la formule projection beyond all possibilities lui rappelait systématiquement ce passage d'un mien vieux billet :
L'orgasme qui monte s'annonce énorme... dévastateur... in-vrai-sem-blable... Je m'apprête, en somme, toujours impassible, à prendre le pied de ma vie... tout en redoutant que la violence de la chose ne troue mon pantalon... puis balaie toute la clientèle du café, tel un karsher géant... puis couche les pylônes et les abribus dans la rue...
La mauvaise foi de cette jeune femme est évidente.

40. There are few men; there are enough.

Commentaire : Et nous redisons la Parole immortelle du Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, de mémoire bénie :
"Nous ne sommes pas venus sauver les hommes. C'est nous, les hommes. En dehors de nous, il n'y a que des singes et la créature aveugle de la fange."
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


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Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (6, 37-40) (2020)

Tuesday, August 3, 2021

All is in vain

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier jour après Lugnasad, il pleut et je m'extrais doucement d'une grasse matinée sybaritique consécutive aux orgies d'hier.

Si dans une heure je suis encore à me prélasser en lisant le Satiricon, ou si je passe en mode Qohélet, typiquement post-Lugnasadien, et exige que quelqu'un me chante Les Deux Guitares de Charles Aznavour, glissez une jeune artiste de reggaeton (Mariah Angeliq serait bien) sous mes draps : nous autres David nous retapons traditionnellement au sunamitisme.

Enfin n'oubliez pas :


Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 6, versets 33 à 36.

33. By silence and by speech do I worship Thee.

Commentaire : Verset salutaire, à l'heure où la psychose de la cancel culture finit d'engloutir le monde — Incidemment, à propos de parler et de se taire, je ne veux plus entendre ni statistiques, ni prédictions, ni théories du complot — je ne veux entendre que : "Y eût-il réellement un virus mortel en train de rôder, aucun gouvernement n'a le droit de m'enfermer chez moi, ni de m'obliger à porter un bâillon, ni de m'inoculer un vaccin de force. Particulièrement un gouvernement représenté par un larbin sournois malingre en t-shirt qui fait des TikTok."

34. But all is in vain.

Commentaire : J'ai, l'année dernière, musant au sujet du 19ème Æthyr, écrit des trois versets 34 à 36  :
La fameuse "ironie dans les yeux" du crocodile, et son perpétuel "sourire diffus", viennent de ce que Sebek a, tôt ou tard, raison de toutes nos œuvres, bonnes ou mauvaises, grandes ou petites — simple question de Temps, c'est-à-dire de Tav : < tout le labeur de ma vie n'est qu'une petite souris blanche nageant dans une vaste mer de sang pourpre > (THI ♑︎ 10).

Il nous faudrait donc a priori revenir à Sardanapale et conclure à la manière de son épitaphe :
Sardanapale, fils d'Assarhadon, fit bâtir en un seul jour la ville d'Anchiale et celle de Tarsus. Passants, mangez, buvez, faites l'amour : tout le reste est vanité.
Mais le Livre de Lapis-Lazuli poursuit :
35. Only Thy silence and Thy speech that worship me avail.

Commentaire :
C'est-à-dire : la seule chose qui ne soit pas vanité, sont les Paroles que DIEU m'adresse.

Ne demeure, par conséquent, dans l’Éternité, — comme il est écrit : < toutes les douleurs ne sont que des ombres, elles passent & sont passées, mais il y a ce qui demeure > (AL 2, 9) — ne demeure, dis-je, dans l’Éternité, que mon Étude.
36. Wail, O ye folk of the grey land, for we have drunk your wine, and left ye but the bitter dregs.

Commentaire :
Or, la Nature est le Livre Saint ultime : à moins de < considérer tout phénomène comme un message direct de DIEU à mon âme > — à moins de regarder en face le crocodile dans le miroir — l'homme est Heathen (AL 3, 11), un < gens du pays gris > et , dès lors, < tout est en vain > : l'épitaphe de Sardanapale devient, effectivement, le meilleur conseil que l'on puisse lui donner.
— Là, je te soupçonne d'en rajouter délibérément dans la note grave pour qu'on appelle Mariah Angeliq.

— Oui... Mais que faire d'autre un jour de pluie ?...

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


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Sunday, August 1, 2021

Caligula 2022

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du sixième dimanche après les feux de Litha et, en l'occurrence, la Veille de Lugnasad : n'oubliez pas d'explorer la forêt ce soir et de vous livrer à l'orgie demain.

Lugnasad, Fête du Plaisir !... J'ai traité pas mal de choses par-dessus la jambe dans cette vie, et le Plaisir est, avec l'Ivresse et la Magie, l'une des trois dont je n'ai jamais réussi à me moquer.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 6, versets 25 à 28.

25. A great night, and scarce fires therein; but freedom for the slave that its glory shall encompass.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit de ce verset qu'il renvoie au 14ème Æthyr du Liber 418 — Belle occasion de rappeler que mon commentaire sur ce dernier texte est une lecture indispensable — Non, sérieusement : lâchez ce que vous êtes en train de faire et lisez ce billet.

26. So also I went down into the great sad city.

Commentaire : Détrompez-vous. Mon ascèse, je ne l'ai prise ni chez le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré), ni chez Eliphas Lévi : je l'ai prise dans A Rebours — Et nous citons la définition que Huysmans, à travers Des Esseintes, donne de la great sad city (= le monde non-thélémite) :
C’était le grand bagne de l’Amérique transporté sur notre continent; c’était enfin, l’immense, la profonde, l’incommensurable goujaterie du financier et du parvenu, rayonnant, tel qu’un abject soleil, sur la ville idolâtre qui éjaculait, à plat ventre, d’impurs cantiques devant le tabernacle impie des banques !
27. There dead Messalina bartered her crown for poison from the dead Locusta; there stood Caligula, and smote the seas of forgetfulness.

Commentaire : Frater Orpheus voit ici une définition de Rome, i.e. des non-civilisations, et conclut : All that remains of that time is nothing but perversion.

C'est parfaitement exact. J'ai moi-même écrit récemment :
Si, ô homme du peuple, tu pouvais comprendre, dit le prince, qu'il t'importe peu que je sois un pervers polymorphe, violent, cruel et débauché, tant que tes actions Amazon augmentent, tu ne serais pas livré à des êtres excrémentiels qui, – afin de t'émanciper des princes violents, cruels et débauchés, – anéantissent ta religion, ton aristocratie, ta bourgeoisie marchande, puis livrent ta fille au tiers-monde avant de t'inoculer une thérapie génique et de te contraindre à manger des insectes.
Que restera t-il de la "République" ? Guillotine, Biribi, deux guerres mondiales, suprématie US et coronavirus hoax — Que restera t-il des USA ? Génocide des Indiens, — très supérieurs, comme l'a démontré Barbey d'Aurevilly, aux colons ricains, — deux bombes atomiques sur les civils endormis du Japon, une "première puissance militaire mondiale" infichue de gagner la moindre guerre sans avoir la moitié du monde pour allié (l'unique guerre extérieure que les US aient jamais livrée seuls est celle du Viêt-Nam. Lol.) et Joe Biden se viandant dans les escaliers.

C'est le principe essentiel que Michel Audiard a résumé en disant :
Durant trente ans, en Italie, ils ont eu les Borgia, la guerre civile et la terreur. Cela a produit Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance. En Suisse, ils ont eu cinq siècles de paix et de fraternité et qu'est-ce que ça a donné ? La pendule à coucou !
Du coup, le fait que Fernand Nathan conspue le troisième empereur romain tend à me faire tweeter "#Caligula2022". (Et pourquoi pas ? L'immondement nullard préfet dont Caligula se servit pour accéder au trône s'appelait Macron. Srsly.) 

28. Who wast Thou, O Cæsar, that Thou knewest God in an horse?

Commentaire : A titre personnel, si je devais être un empereur romain, je serais une version super straight d'Héliogabale — Mais je ne peux m'empêcher de trouver une "amitié stellaire" entre Caligula voyant dans Incatus une "combinaison de tous les dieux" et Friedrich Nietzsche recevant d'un cheval son Initiation Ultime à Turin.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 9° ♌︎ : ☽︎ in 18° ♉︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Boleskine Day (Al A'in 7) (2020)