Showing posts with label Obama. Show all posts
Showing posts with label Obama. Show all posts

Wednesday, February 9, 2022

An infinite wail from a certain world

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier mercredi après l'Imbolc et j'ai passé la matinée à échanger avec de jeunes zemmouristes, sur le thème "Sir, croyez-vous que l'immigration zéro soit réalisable en France, quand on sait à quel point Trump a échoué à seulement l'entreprendre aux Etats-Unis ?"

J'ai répondu : l'un des (innombrables) avantages que nous avons sur la tourbe ricaine, est que l'essentiel de nos migrants pénibles à nous provient de ce que le rebut d'Afrique a de plus laid.

La submersion migratoire de la population US, elle, est un phénomène exclusivement hispanique — Or Becky G est un argument définitif en faveur de l'ouverture des frontières — Tout homme normalement constitué admet, à part soi, que le booty de Becky justifie, à lui seul, la ghettoïsation, la ruine et la destruction de plusieurs villes — Et Becky le sait.

C'est à peu près ce que je disais, en novembre 2020 e.v., à un ami texan (très nouveau riche, plus-à-droite-tu-tombes, met des glaçons dans le Château Pétrus — bref : texan), en étayant ma démonstration par Eva Angelina, car je sais cet ami extrêmement Brazzers :
« Eva Angelina est la preuve vivante que vous devez importer davantage de Mexicains !

« En effet, quel est l'ennemi ? — La Chine.

« En quoi réside la force des Chinois ? — Work Ethic. Et ils ne peuvent même pas prononcer Work Ethic.

« Les Chinois sont d'accord pour bosser dix-huit heures de rang sous le cagnard, payés en cacahuètes et je ne sais même pas s'ils ont des cacahuètes en Chine, mais enfin payés en le truc que les Chinois grignotent à l'apéro.

« Ils ne sont heureux qu'à mille dans une cave, triment comme des forçats du XIXème siècle, et s'ils ont tous la même coupe de cheveux, ce n'est pas grave, c'est même un plus.

« Vos Blancs sont tous de la graine de boomer et bossent pour le week-end...

« Qui vous reste t-il pour espérer faire pièce à Xi Jinping ? — Les Latinos, qui sont conservateurs jusqu'au pétainisme et l'ont prouvé en votant Trump à 100 %.

« Les Latinos n'ont besoin que d'une image pieuse de la Vierge Marie, d'un contremaître ayant pris option espagnol-techno en 4ème, et que leur fille ne ramène pas un Noir.

« Ils sont aussi stakhanovistes et dépourvus de courage syndical que les Chinois, mais leurs femmes ont un butt. (Les femmes hispaniques me font compulsivement grimper aux rideaux et ça désole mon décorateur, mais je ne recommande pas les amantes chinoises : deux heures d'efforts pour entrer parce que c'est hyper étroit et, parce que c'est hyper étroit, on conclut aussitôt entré ! Là aussi : stakhanovisme et salaire frustrant ! Mais Eva Angelina peut en dire autant de son propre secteur professionnel... CQFD.) »
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 33 à 36.

33. Let us take our delight in the multitude of men ! Let us shape unto ourselves a boat of mother-of-pearl from them, that we may ride upon the river of Amrit !

Commentaire : En fait de très luxueux bateau : lorsque autrefois, on me fit subir le Test du Totem, — révélateur infaillible parce qu'il brusque certains archétypes jungiens enfouis dans des zones exclusivement subconscientes, — je répondis, à la question "Qu'évoque pour vous la haute mer ?" (qui trahit, on le sait, la vision que le sujet a de la vie) :

"Quand un pote m'a invité sur son bateau faire une croisière en Indonésie. On avait péché le requin, on s'était bien marré."

Puis, devant le facepalm retentissant de mon interlocutrice, je nuançai : "Ok — disons : je me prélasse sur le pont d'un megayacht de zillionaire, main droite dans la glacière à champagne, main gauche sur le boule de Rihanna."

34. Thou seest yon petal of amaranth, blown by the wind from the low sweet brows of Hathor ?

Commentaire : Je me souviens d'avoir intitulé un cours sur ce verset L'ouragan Ciara est un pétale d'amarante — Or Ciara, l'ouragan, a sévi en février 2020 e.v., bien avant que je susse (hum...) que Ciara, la chanteuse, était thélémite :
Les gens les plus inattendus acceptent la Loi, comme il est écrit < from no expected house cometh that child > (AL 1, 56) : j'ai appris ce matin seulement que Ciara était thélémite, et j'ai fait retentir Super Turnt Up dans toute l'Abbaye pour célébrer la chose ! (There is no law beyond Do what thou wilt, 20 octobre 2021)
35. (The Magister saw it and rejoiced in the beauty of it.) Listen !

Commentaire : A la Vue (saw it), sens attribué à l'élément Feu, succède l'Ouïe (Listen), sens attribué à l'élément Esprit — Il y a là quelque chose d'extrêmement crucial (je sais bien que la formule "extrêmement crucial" est bizarre, mais je l'ai piquée à Zendaya, qui l'emploie dans une interview, et tout ce que fait Zendaya est Bien) :
Enchantements, incantations, cantiques... De même que la science moderne redécouvre que "l'univers est constitué de récits" (Rukeyser) et que "l'univers est constitué de musique" (Heisenberg) — et récit x musique = chanson —, le monde (dont l'aristocratie moyenne effective, — entre la haute-aristocratie du personnel politique et la petite noblesse du personnel médiatique, — est désormais presque exclusivement composée de chanteurs et de chanteuses) peut, chaque jour, éprouver la justesse du mot fameux de Rickie Lee Jones : "Le secret, c'est que les vocalistes ne sont pas des artistes — ce sont des prêtres, des magiciens...".

Si le chant de Beyoncé n’était jamais entré dans votre oreille, vous ne pourriez pas voir Obama sans pouffer. Le pouvoir du chant — donc le pouvoir du chanteur — donc la réalisation de ce que désire le chanteur — donc la réalisation de ce que désire la personne qui emploie le chanteur — vient de ce que le principe de chant (comme celui de prière, de poésie, etc. il s'agit d'une seule et même chose) procède de Tipheret, qui correspond au soleil dans le cosmos, au cœur dans l'homme — et à l'aristocratie dans la hiérarchie sociale.

Tipheret est le principe d’intersection, de point de contact entre le haut et le bas, c.à.d. d'harmonie entre les sphères supérieures et les sphères inférieures, c.à.d. d'inclusion de l'Infini dans la matière (d’où le fait que son nom signifie littéralement "Beauté") : de là l'omnipotence du chant.

Le chant — l'harmonie en parole — frappe l’ouïe, c.à.d. celui des cinq sens que régit le cinquième élément (l'Esprit) : l'action du chant est de nature spirituelle, donc toute-puissante à tous les plans : songez à tous ces gens qui, dans l'espoir de changer le monde, ont traversé en pure perte des souffrances inouïes, se battant comme des chiens et mourant dans les supplices, alors que, pour déclencher la plus gigantesque révolution culturelle de toute l'histoire connue, les Beatles n'ont eu qu'à chanter...

Du fait que l'univers est constitué de chants, que le chant de l'homme manifeste le Divin dans la matière, et agit spirituellement (i.e. à la source) sur ce qui perçoit sa vibration, il découle logiquement que celui qui maîtrise le chant maîtrise entièrement l'univers qui l'entoure et en fait ce qu'il veut — C'est pourquoi l'on prie par le chant : on utilise l'Infini inclus dans le fini pour inclure notre finitude dans l'Infini. [...]

DIEU est en tout ce qui existe — pour la bonne et simple raison qu'Il est l'existence de l'existence et que, donc, s'Il n’était pas dans une chose, cette chose n'existerait pas : cela, pour les Anciens, allait de soi : ils n'avaient pas le problème des européens christianisés, à qui leurs curés ont du mal à faire comprendre, après leur avoir inculqué que spirituel et temporel sont absolument distincts, qu'ils doivent dire un bénédicité avant de passer à table. L'action de grâce — la ré-inclusion, par la parole, du phénomène dans le Divin — i.e. la concentration de l'invocation en Tipheret — doit donc être permanente — continue. (Nunc Est Bibendum)
36. (From a certain world came an infinite wail.) That falling petal seemed to the little ones a wave to engulph their continent.

Commentaire : J'écrivais, il y a deux ans, à la même date :
De ce verset, le Maitre Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit : < Il y a deux points de vue, de même que le sourire d'une fille implique la mort de nombreuses cellules dans son corps > et si cela nous renvoie, bien sûr, au shumulisme fondamental
Il y a deux règles pour vivre heureux : la première, c’est de n’accorder aucune importance aux soucis mineurs ; la seconde, c’est que tous les soucis sont mineurs. (Sol in Taurus)
nous pouvons, — herméneutiquement, — ouvrir davantage les choses et affirmer : la Gen-Z — génération de < force et feu > (AL 2, 20) — succède aux Milléniaux — Génération Oryctérope — comme Horus succède à Seth, pourvu que, dans son conflit avec la "gestion des ténèbres" que constitue l'existence incarnée, elle renonce à son œil gauche (celui qui lit le monde selon l'hémisphère gauche du cerveau : pensée logique, autorité, ratio, loi, principes théoriques abstraits, etc.) et ne se serve plus que de son œil droit (celui qui lit le monde selon l'hémisphère droit du cerveau : pensée magique, rêves, sexualité, poésie, application pratique, etc.)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 21° ♒︎ : ☽︎ in 4° ♊︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

Monday, November 8, 2021

Anomalia Blanda

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du premier lundi après Samhain et j'aime l'anomalie séduisante que constitue novembre sur la Côte — Au plan pictural, c'est très troublant — On dirait un élégant film poético-érotique expérimental du début des années 90, pleins d'Unheimliche et de pluie sur le marbre — J'imagine, du reste, que Courchevel en août est tout aussi curieux, mais moins sexe, plus hors-sujet, parce que savoyard.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber DCCCXIII vel ARARITA sub figûra DLXX, chapitre 2, versets 8 à 11.

8. I saw the lying spirits like frogs upon the earth, and upon the water, and upon the treacherous metal that corrodeth all things and abideth not. I saw Thee in these.

Commentaire : Parole souvent interprétée dans une perspective antijuive, non seulement parce que Patrick Cohen ressemble objectivement à un batracien, mais parce que la délirante "chronique d'une dimension parallèle" qu'est devenu le narratif médiatique (avec ses centaines de milliers de morts du coronavirus que personne n'a jamais connus de leur vivant, ses "service de réa si surchargés qu'on a dû évacuer les malades vers l'ouest" alors qu'absolument tous les hôpitaux sont vides, etc.) sonne cruellement raccord à ce verset.

I saw Thee in these : Est-ce à dire que, par la deuxième plaie d'Egypte, le saint mage Moïse voulut avertir Pharaon ? 
 "Une pluie de Patrick Cohen s'abat sur la nation dans laquelle le mensonge est devenu endémique, et 'le pays en fourmille jusque dans la chambre des rois' : Charlotte Casiraghi y est contrainte de s'embourber Gad Elmaleh", etc.

Ma foi, le mensonge sécrète le Patrick Cohen, qui sécrète du mensonge, lequel sécrète du Patrick Cohen, et ainsi de suite : c'est le principe même de l'impureté rituelle.

Je me souviens d'avoir écrit à weev, lorsqu'il souhaita pétitionner Obama afin que Pepe the Frog devînt l'emblème des États-Unis, en remplacement de l'Aigle à tête blanche : "Ce serait une belle manière d'honorer les héros de l'Indépendance américaine : La Fayette et Rochambeau étaient Français et avaient, par conséquent, un faible pour les grenouilles" — Mais les US étant, par excellence, le Pays du Mensonge, le symbole eût, à la lumière de notre verset, été, de toute façon, bien choisi.

Notez, incidemment, que l'envoi par la France, en 1777, du vaisseau La Victoire, qui décida du sort de la Révolution américaine, fut financé par le duc de Broglie, lequel était le pédéraste le plus fameux et le plus totalement affiché de son temps, de sorte qu'il est assez logique que les ambassades US aient, d'instinct, tendance à hisser le rainbow flag en même temps que la bannière étoilée — du moins, jusqu'à ce que les Talibans interviennent.

9. I saw the obscene ones, bull-men linked in the abyss of putrefaction, that gnawed each other's tongues for pain. I saw Thee in these.

Commentaire : Le gooning et la "pornosexualité", que les confinements imposés par le régime covidiste ont frénétiquement boostés, posent certaines questions de fond (au-delà de ma célèbre formule "la nouvelle génération ne prendra pas son pied, mais sa P.I.E.D. [Porn Induced Erectile Dysfunction]") — Je veux dire : les historiens à venir se perdront en conjectures au sujet de Blacked.com : c'est, a priori, la première fois de l'évolution humaine que 70% des jeunes mâles d'un peuple donné tirent leur plaisir sexuel, donc (I saw Thee in these) leur connexion fondamentale au Divin, du fait de voir leurs femmes aux mains d'hommes issus d'une ethnie concurrente et hostile. (Quoique... Sait-on seulement si les Sabins, stimulés à l'idée de livrer leurs sœurs sans défense à des centurions bourrus, n'avaient pas développé une forme technologiquement primitive de Romed.com ?)

10. I saw the Woman. O my God, I beheld the image thereof, even as a lovely shape that concealeth a black monkey, even as a figure that draweth with her hands small images of men down into hell. I saw her from the head to the navel a woman, from the navel to the feet of her a man. I saw Thee even in her.

Commentaire : J'écrivais, il y a deux ans, sur ce verset :
Aux heures de ténèbres, la femme se révèle un < singe noir > (i.e. une parodie d’humanité entièrement régie par l'inertie et la matière), vouant son existence à transformer la vie en quelque chose d’exclusivement carcéral — Dès lors, le « féminisme » présente, avec raison, la femme comme un homme à un stade inférieur d’évolution.
Autre explication : Le singe domine sur la femme, laquelle, devenue féministe à sécateur, domine sur l'homme — Voir verset précédent — L'homme occidental s'est, via l'ultra-civilisation, entièrement soumis à la femme, fait small devant elle, qui, à cause de cette soumission, n'éprouve plus de plaisir avec lui et se rabat sur l'homme du tiers-monde, encore un peu rudimentaire — L'homme du tiers-monde, en dépit de son QI à deux chiffres, régit donc, — via la femme occidentale, qui, elle, est sur-éduquée, — le sort de l'homme européen.

I saw Thee even in her : l'Intention divine est explicitée par la Nature — Loi divine et loi naturelle sont Une — C'est le principe de Babalon — Or, Babalon est la Grande Prostituée — Et une Prostituée jette dehors le client qui n'a plus de répondant, même s'il est un génie de noble extraction, et traite comme un roi le client qui a du répondant, même s'il est une créature simiesque issue de la lie de l'excrément social — Le "répondant" est la connexion au Divin (par la religion ou l'attachement à l'ordre naturel, qui reviennent au même et s'entraînent invariablement l'une l'autre : Nuit et Babalon sont sœurs), sans laquelle l'humain n'est qu'un humanoïde, une "image d'homme".

11. For mine was the keyword to the Closed Palace 418 and mine the reins of the Chariot of the Sphinxes, black and white. But I was not deceived by anything of all these things.

Commentaire : J'écrivais, il y a deux ans, sur ce verset :
Pour qui sait pénétrer le sens profond des choses, les drames de l’existence sont, au grand maximum, les plot-twists d’un film d’épouvante ou d’une pièce grand-guignol — Hélas ! la Mère des Wendols nous enseigne : ce qu'il y a d'incroyable, avec les choses négatives, c’est que les Troglodytes leur vouent un culte !
Plus exactement, — et c'est très dans la note Wendol, — le Trog "solutionne ses problèmes en les laissant le dévorer", comme disait Franz Kafka.

La Loi de Thélème prescrit, au contraire, de résister avec ferveur à toute tentation d'autoriser nos problèmes à nous engloutir (AL 2, 67 ; 3, 2).

Pourquoi ne pas préférer Lovecraft (qui était thélémite) à Kafka, et devenir un gigantesque monstre marin surgissant au milieu des tempêtes, comme il est écrit : < Harder ! Hold up thyself ! Lift thine head ! > (AL 2, 68) ? — S'élever aussi haut que le ciel assombri et répondre au grondement du tonnerre par un autre grondement formidable ! Cracher des flammes en direction des éclairs ! Devenir trop énorme, trop ancien et trop sauvage pour être jamais dévoré !

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 16° ♏︎ : ☽︎ in 6° ♑︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber Ararita 2, 8-11  (2019)

Monday, August 9, 2021

Golden Rod

« J'ai longtemps soupçonné Sir Shumule d'être le dernier humain dans une foule de robots contrôlés par des aliens. » – Géant Vert, mai 2012
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le septième jour après Lugnasad et on me demande si le titre du billet d'hier était une "critique" de la fête d'anniversaire d'Obama (à laquelle se trouvait au moins un Thélémite, Jay-Z) — Quelle idée !... Si j'avais voulu critiquer cette fête, le billet aurait été intitulé Je suppose que la Poste a égaré mon invitation, Barack ?

Amis chers, la Lecture de ce lundi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 2 à 5.

2. O meal and honey and oil ! O beautiful flag of the moon, that she hangs out in the centre of bliss !

Commentaire : Sir Aleister dit de ce verset qu'il recèle le Mystère de la Menstruation, et c'est vrai qu'à moins d'avoir vécu un mois entier avec une Espagnole, on n'en mesure pas toujours pleinement la puissance dévastatrice.

Le gag, avec les règles, au plan opératif, c'est qu'elles sont l'ultime contraction du principe de Rigueur, donc une grave impureté rituelle, et l'ingrédient magique par lequel se consacre la forme suprême de l'eucharistie suprême (AL 3, 24) 
— C'est comme les kinks : au mauvais moment, les poils sous les bras sont un insurmontable tue-l'amour, au bon moment, un stimulant furieux — Nous en déduisons que la nature quintessentielle de la femme est le kink.

3. These loosen the swathings of the corpse; these unbind the feet of Osiris, so that the flaming God may rage through the firmament with his fantastic spear.

Commentaire : Il y a dix ans, par référence à ce verset, je surnommais mon fer 7 Fantastic Spear, comme Barbey surnommait la plus intimidante de ses cannes son "pouvoir exécutif". 

J'avais, du reste, à ce club de golf, le rapport d'un dandy de la Monarchie de Juillet à son stick — Je me souviens d'y avoir fait allusion dans un billet :
Plus beurré qu’un croissant, plus sonné qu’un sonneur, plus tourné qu’un derviche, je contemplais d’un œil violemment injecté le dernier Michael Ninn, alors que Charlot bloquait devant un miroir depuis prés d’une demi-heure, et que Fix essayait de faire partir de son pull une tâche qui n’existait que dans son imagination… Il régnait chez moi une atmosphère de tension psychique ultime, au bord de la rupture et de la camisole… Nous nous vautrions dans nos cinq ans d’âge mental, à bout d’impertinence, de projets monstrueux et d’énergie vitale, quand un cri évoquant le pitbull que l'on passe dans un hachoir à viande retentit prés de nous… une rapide enquête révéla que cet affreux bruit venait de mon téléphone, qui refuse d’avoir une autre sonnerie depuis que je l’ai envoyé ricocher sur les murs d’un grand coup de fer 7, suite à une nouvelle contrariante...
C'était le bon temps.

4. But of pure black marble is the sorry statue, and the changeless pain of the eyes is bitter to the blind.

Commentaire : Sir Aleister dit de ce verset : < Isis Mourning >, i.e. ouverture des Signes de L.V.X, au sujet desquels j'ai, il y a deux mois, donné l'enseignement suivant, dans un billet intitulé Culbutez vigoureusement la jeune veuve :
[I]l fut un temps où Frater Y, bien que pouvant réciter en cinq langues, que dis-je ? en gang signs au besoin, tout ce qu'a écrit Sir Aleister sur L.V.X, ne comprenait pas, au sens Binah du terme, cette Formule, ce qui donnait à son Resh de l'Aurore un aspect guindé.

Je lui ai dit : "Regarde: L, Signe d'Isis Endeuillée : Imagine la veuve à peine trentenaire d'un barbon richissime récemment clamsé, une de ces veuves que seul Marc Dorcel sait vraiment mettre en scène, si j'ose dire, le genre joué par Anissa Kate (Bien sûr que tu sais qui est Anissa Kate...) — Elle porte la voilette noire et, plus généralement, la tenue vestimentaire de Madeleine Scopello.

"V, Signe d'Apophis : Surgit un jeune employé du défunt, envers qui celui-ci a, de son vivant, été particulièrement bon et bienveillant — c'est un très beau garçon, mais sournois, vicieux, sans scrupule, un petit monstre d'ingratitude : l'apparition de la sexy veuve enflamme en lui un irrépressible rut œdipien : comme il est malin, qu'il bande hyper dur, qu'elle est en manque depuis des années, que la proximité de la mort rend lubrique et expéditif, elle cède à ses raisons et il culbute vigoureusement la veuve en grand deuil la nuit même de la veillée funèbre.

"X, Signe d'Osiris Ressuscité : Le petit scélérat a une très grosse queue et un super coup de reins, il est donc placé par la veuve (consolée) à la tête de l'empire financier du défunt — L'usurpateur vient d'économiser vingt ans d'analyse et n'a plus qu'à jouir du pouvoir et d'Anissa Kate en barbotant dans le luxe : d'où le nom de la Formule."
5. We understand the rapture of that shaken marble, torn by the throes of the crowned child, the golden rod of the golden God.

Commentaire : A l'époque où j'appelais mon fer 7 Fantastic Spear, je surnommais ma queue Golden Rod of the Golden God : tous ces golden m'évoquaient, en effet, l'aurore et, donc, le priapisme du matin.

J'ai beaucoup fait allusion, dans mes écrits, à "l’état d’érection monstrueuse, turgide et menaçante, dans lequel je me trouve toujours au réveil". (Destination Ragnarök

Par exemple, je viens de retrouver, dans mon Journal de février 2010 e.v.,  car oui !… je suis rétrograde et narcissique au point de me complaire dans la relecture perpétuelle de mes propres écrits portant sur mon propre passé… Le voilà, l’Éternel Retour ! Je raffole de cet exercice, qui (pour masturbatoire qu’il puisse paraître) offre (comme la masturbation) de renouer quand bon me semble avec d’heureux souvenirs,  j'ai retrouvé, dis-je, l'entrée suivante :
Je déteste me réveiller seul, avec une monstrueuse érection inutile. L*** est, hélas, rentrée à Ibiza, et mon réchauffé avec une ex, puis re, puis re-ex, et désormais mariée, a tourné court : j’ignorais que son époux eût accès à sa boîte vocale, et il a dû être un peu surpris de m’entendre y soupirer : « Je n’en peux plus, quand est-ce qu’il se barre ? Ah, ton cul, tes seins, etc. »
Notez que ce matin-là, je sortais de faire les deux rêves suivants :
Cette nuit, rêve étrange : sur les plages d’Armorique, un Breton vient de pécher un homard énorme, et rit de tout son cœur. Brusquement, le homard l’attrape par le nez avec une de ses pinces. L’homme ne rit plus. Ses amis essaient de le dégager en le tirant vers eux, pendant que les amis du homard tirent de leur côté. A la nuit tombée, ils y sont encore.

Second rêve : je me promène devant l’étale d’une jolie magicienne, qui vend des insignes ésotérique, des bougies de couleur et toutes sortes de plantes. Un policier surgit, et prétend contraindre la jeune femme à remballer sa marchandise. Une discussion s’ensuit, au terme de laquelle le policier ne mesure plus que cinq centimètres. Il essaie de dresser tout de même un procès verbal, mais les sons suraigus qu’il émet sont à peine perceptibles. L’arrivée d’un chat l’oblige bientôt à fuir.
Dans une perspective Huge Evil Mystic Cat, ce dernier Songe sera, si vous le voulez, la morale de notre Etude du jour.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

"Princess X" by Constantin Brancusi

- ☉︎ in 17° ♌︎ : ☽︎ in 26° ♌︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Monday, June 28, 2021

Nunc est bibendum

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier lundi après les feux de Litha et ma fille bien-aimée vient à l'instant d'être admise dans le master de ses rêves : < There is success ! > comme il est écrit (AL 3, 69).
Nunc est bibendum, nunc pede libero pulsanda tellus !
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 4, versets 20 à 23.

20. There the lovely One shall spread us His holy banquet. In the brown cakes of corn we shall taste the food of the world, and be strong.

Commentaire : Rendons un hommage public à Soror Hypatie qui, hier, à l'occasion du holy banquet des Agapes dominicales post-Messe Gnostique, s'est fendue d'un menu dont la seule lecture à plongé un professeur de reiki présent à notre table en catalepsie :

- Soupe froide de melon, avec lamelles de jambon de Bayonne séchées, accompagnée d'un Banyuls Grand cru L'Etoile 2012.

- Filets de Rouget marinés à la badiane avec fondue de fenouil, accompagnés d'un Bourboulenc de La Clape 2010.

- Côte de Bœuf grillée, sauce aux trois poivres et pommes noisettes, accompagnées d'un Pomerol, Château Petit Village 2012.

- Bavarois aux framboises, coulis de myrtilles, accompagnés d'un champagne "Amour de Deutz" rosé 2009.

(Saviez-vous que le Maître Therion, — qu'il soit béni et vénéré, — aimait beaucoup faire la cuisine ? Sir Aleister offrit à Frater Progradior un livre de recettes orné de cette dédicace : "Il voulut devenir poète et termina cuisinier...")

21. In the ruddy and awful cup of death we shall drink the blood of the world, and be drunken !

Commentaire : Frater S m'interrogeait ce matin sur le sens profond du fait que le punk et le disco soient, dans les late 70s, arrivés exactement au même moment — Je lui ai dit : "Thelema est un culte de la joie et il se trouve des rebuts de la woke culture pour affirmer, par peur d'être canceled, que "la positivité est toxique parce que validiste" tout en se prétendant thélémites !... Mais ça ne me tracasse pas : en '77, le plus célèbre album des Sex Pistols, Never mind the Bollocks, s'est vendu, en dépit d'un matraquage médiatique sans précédent, à trois cent mille exemplaires (ce qui ne couvre même pas le budget clopes d'un musicien normal), tandis que les Bee Gees, snobés par la critique pour leur "naïveté", pulvérisaient le record des Beatles en vendant trente millions d'exemplaires de Saturday Night Fever — Il n'y a qu'un groupe qui soit autant repris que les Bee Gees — et c'est ABBA !"

22. Ohe ! the song to Iao, the song to Iao !

Commentaire : Motsé chabbat, Frater Y devait chanter, au Temple, les 169 Cris d'Adoration, tirés du Liber 963, et, l'entendant s'entraîner, je lui ai dit que sa modulation n'allait pas du tout, faisait forcée, crispée, voire trémulante, etc.

"Je ne comprends pas, m'a t-il répondu, je n'ai pas fumé depuis une semaine pour éclaircir ma voix en prévision de cette cérémonie et j'ai fait attention à tout ce que je mangeais pour avoir une aura limpide !"

"Moi je comprends, ai-je dit. Sors fumer un joint et que quelqu'un commande immédiatement un panini bœuf-oignons tout dégoulinant de fromage."

Un demi joint et un panini plus tard, Frater Y revenait au Temple et élevait la plus belle incantation des 169 Cris que j'ai entendue de toute mon existence.

23. Come, let us sing to thee, Iacchus invisible, Iacchus triumphant, Iacchus indicible !

Commentaire : Saviez-vous que les différentes sections du Tao Te King sont notées par un caractère que l'on traduit généralement par "Chapitre" et qui signifie, en réalité, "Chant" ?

Je me souviens d'avoir écrit, en 2016 e.v., époque où je croyais possible, et souhaitable (!), de faire intégrer les fondamentaux aux Trogs :
Enchantements, incantations, cantiques... De même que la science moderne redécouvre que "l'univers est constitué de récits" (Rukeyser) et que "l'univers est constitué de musique" (Heisenberg) — et récit x musique = chanson —, le monde (dont l'aristocratie moyenne effective, — entre la haute-aristocratie du personnel politique et la petite noblesse du personnel médiatique, — est désormais presque exclusivement composée de chanteurs et de chanteuses) peut, chaque jour, éprouver la justesse du mot fameux de Rickie Lee Jones : "Le secret, c'est que les vocalistes ne sont pas des artistes — ce sont des prêtres, des magiciens...".

Si le chant de Beyoncé n’était jamais entré dans votre oreille, vous ne pourriez pas voir Obama sans pouffer. Le pouvoir du chant — donc le pouvoir du chanteur — donc la réalisation de ce que désire le chanteur — donc la réalisation de ce que désire la personne qui emploie le chanteur — vient de ce que le principe de chant (comme celui de prière, de poésie, etc. il s'agit d'une seule et même chose) procède de Tipheret, qui correspond au soleil dans le cosmos, au cœur dans l'homme — et à l'aristocratie dans la hiérarchie sociale.

Tipheret est le principe d’intersection, de point de contact entre le haut et le bas, c.à.d. d'harmonie entre les sphères supérieures et les sphères inférieures, c.à.d. d'inclusion de l'Infini dans la matière (d’où le fait que son nom signifie littéralement "Beauté") : de là l'omnipotence du chant.

Le chant — l'harmonie en parole — frappe l’ouïe, c.à.d. celui des cinq sens que régit le cinquième élément (l'Esprit) : l'action du chant est de nature spirituelle, donc toute-puissante à tous les plans : songez à tous ces gens qui, dans l'espoir de changer le monde, ont traversé en pure perte des souffrances inouïes, se battant comme des chiens et mourant dans les supplices, alors que, pour déclencher la plus gigantesque révolution culturelle de toute l'histoire connue, les Beatles n'ont eu qu'à chanter...

Du fait que l'univers est constitué de chants, que le chant de l'homme manifeste le Divin dans la matière, et agit spirituellement (i.e. à la source) sur ce qui perçoit sa vibration, il découle logiquement que celui qui maîtrise le chant maîtrise entièrement l'univers qui l'entoure et en fait ce qu'il veut — C'est pourquoi l'on prie par le chant : on utilise l'Infini inclus dans le fini pour inclure notre finitude dans l'Infini. [...]

DIEU est en tout ce qui existe — pour la bonne et simple raison qu'Il est l'existence de l'existence et que, donc, s'Il n’était pas dans une chose, cette chose n'existerait pas : cela, pour les Anciens, allait de soi : ils n'avaient pas le problème des européens christianisés, à qui leurs curés ont du mal à faire comprendre, après leur avoir inculqué que spirituel et temporel sont absolument distincts, qu'ils doivent dire un bénédicité avant de passer à table. L'action de grâce — la ré-inclusion, par la parole, du phénomène dans le Divin — i.e. la concentration de l'invocation en Tipheret — doit donc être permanente — continue.
D'où la parole du Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) : Invoke often! Inflame thyself with prayer!

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 6° ♋︎ : ☽︎ in 25° ♒︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.