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Friday, April 14, 2023

Éminemment Phallique


À M. Blumenfeld

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

La Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 4, versets 58 à 61, dont j'ai, en 2021, introduit l'Etude par le délicieux badinage suivant :
Fait, cette nuit, une très ahurissante expérience onirique, intégralement paradisiaque à tous les plans, et présentant la particularité d'être en parfaite unité de temps et de lieu avec cette réalité (même demeure, même date, etc.), au point qu'il m'a fallu un effort conscient, au réveil, pour intégrer que je ne sortais pas avec Salma Hayek.

Du moins, pas encore.

J'éprouve une violente nostalgie pour ce rêve et déguste un "Soleil Levant" de circonstance, juste après Resh-Rê (habitude contractée à Ramatuelle), dont la saveur me rappelle la foultitude d'après-midi systématiquement, que dis-je ? compulsivement passés, dans ma jeunesse, entre les mains expertes de sublimes masseuses thaï.

(Vous ai-je raconté la fois où, le matin suivant la nuit orgiaque d'enterrement de vie de garçon de mon ami S., — donnée, précisément, dans ma garçonnière, — une amie stripeuse a laissé tomber la carte de visite d'un "Asian Spa" confidentiel d'ultra-luxe et m'a dit qu'elle s'en moquait "parce qu'il n'ont pas de masseurs, seulement des masseuses" ? — J'ai subtilisé le bristol, puis séché froidement la noce pour aller me faire manipuler les centres d'énergie et livrer oriental 
— S. m'en a voulu pendant des années. Sa femme refuse toujours de m'adresser la parole. C'était le bon temps.) (Je suis l'un dans le huit)

Le bon temps, indeed...

Mais foin des < sorrows of pain and regret > (AL 2, 32) ! — Au Texte :

58. Thou art like a lonely pillar in the midst of the sea ; there is none to behold Thee, O Thou who beholdest all !

Commentaire 2021 e.v. : Arcane 666 : DIEU est à l'absolu ce que le Soleil est au relatif et le Monarque au ponctuel — Huit directions, un seul firmament — C'est pourquoi Hadit m'enjoint d'être l'< un dans le huit >, comme il est écrit (AL 2, 15).

Commentaire 2023 e.v. : "Il y aura toujours de la solitude pour ceux qui en sont dignes.— Barbey d'Aurevilly

Cela dit, lonely pillar in the midst of the sea me rappelle 2011 : 
Des générations de psys le confirment, mon blog, que notre Celte compare à « un phare au milieu de la nuit sioniste », est un phénomène éminemment phallique ; il provoque donc, tout naturellement, le même type de réactions que ma bite : admiration, désir chez les dames, haine envieuse, hystérie, etc. (Shout-Outs)
Mais principe ascétique, donc neurologique, de base : Toute vie-privée-avec-une-porte-qui-ferme (qu'il s'agisse simplement de s'isoler, ou de lire un livre, ou de binger une série Netflix, ou de faire vos dévotions, etc.) étoffe votre persona : toute confrontation à la promiscuité humaine affaiblit celle-ci.

Voilà pourquoi les moines, les ermites, les popstars et les monarques ont une telle épaisseur, un tel rayonnement individuel — au lieu que les cassos, les prisonniers longue-durée, les contribuables lambda en général et les supporters de foot sont toujours des zombies creux. 

C'est le sens de < These are dead, these fellows ; they feel not. We are not for the poor and sad : the lords of the earth are our kinsfolk. > (AL 2, 18)

59. Thou dost faint, thou dost fail, thou scribe ; cried the desolate Voice ; but I have filled thee with a wine whose savour thou knowest not.

Commentaire 2021 e.v. : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit, relativement à ce verset : < desolate means "utterly alone". >

De même que, dans le cœur de l'Hiérophante, se trouve un enfant blond rieur courant au gré de sa fantaisie, dans le cœur du Vieil Hermite se trouve le Petit Prince, utterly alone sur son astéroïde et faisant la chasse aux pousses de baobab en attendant le Crépuscule.

Commentaire 2023 e.v. : Oubliez les pensées envieuses qui grondent à l’intérieur de votre esprit de grand vizir, c'est-à-dire de petit Iznogoud, — c'est-à-dire d'Iznogoud petit, — et observez le monde autour de vous, avec toute l’empathie dont vous êtes capable : 

Ce monde est objectivement très réussi, comme il est écrit < the little world my sister, my heart & my tongue, unto whom I send this kiss. > (AL 1, 53)

Alors, pourquoi le wine ? Pourquoi l'alcool ?

Ma foi, l'alcool est une touche fast forward. Comme le suicide. Et il n'est besoin de touche fast forward que parce que la vie ne dispose pas, hélas ! de touche rewind.

60. It shall avail to make drunken the people of the old gray sphere that rolls in the infinite Far-off ; they shall lap the wine as dogs that lap the blood of a beautiful courtesan pierced through by the Spear of a swift rider through the city.

Commentaire 2021 e.v. : Au sujet du < peuple de la vieille sphère grise >, c'est-à-dire des non-Thélémites, rappelons que le mot Heathen, par lequel le Livre de la Loi les désigne (AL 3, 11), vient du Vieil Anglais hǣþen, "habitants de la lande" : l'homme bas, le low man (AL 2, 24), est donc, essentiellement, celui qui vit sur une terre stérile, i.e. sur une terre dont personne ne veut, ce qui nous enseigne qu'il faut rejeter toute religion venue du désert (AL 3, 51-52) et ne pas fréquenter l'homme dont la compagne est débandante.

(Notons que hǣþen fait spécifiquement référence aux landes à bruyère, et que le loup Fenrir, "l'habitant des marais" qui, dans l'Edda, représente tout ce qui doit être impérativement exclu de la communauté, est prisonnier sur l'île Lyngvi, dont le nom signifie "couverte de bruyère".)

Commentaire 2023 e.v. : Feu mon Maître vénéré disait que prier, par principe, pour quelqu'un qui n'a jamais eu aucun impact réel sur votre psyché personnelle est absolument vain — et que, donc, paradoxalement, prier pour un celeb crush que vous n'avez jamais rencontré de votre vie est beaucoup plus efficace que prier pour votre coloc si celui-ci vous est insignifiant.

61. I too am the Soul of the desert ; thou shalt seek me yet again in the wilderness of sand.

Commentaire 2021 e.v. : Ce verset semble contredire le précédent et nous inviter à chercher DIEU dans le désert — C'est plus subtil : lorsque Lao-Tseu, le Mage primordial, après avoir passé un poste-frontière, eut à traverser le désert, il faillit mourir de faim et dut sucer le sang de sa monture pour survivre.

Du fait de cette terrible expérience, il déclara : < Je ne puis quitter le monde. Quitter le monde signifie : plus de vie du tout. Plutôt que de parler de sujets moraux et de s'enfuir dans le désert, mieux vaut se joindre au peuple et travailler aux champs. Hypocrite, il est temps pour toi de faire demi-tour >.

Voilà la révélation que nous sommes appelés à chercher dans la wilderness of sand : si DIEU S'intitule Lui-même < the Soul of the desert >, l'Âme du désert, c'est pour nous dire que l'Âme sans désert (la verticalité sans horizontalité, i.e. le sage s'enfuyant dans la solitude) ne vaut pas mieux que le désert sans Âme (l'horizontalité sans verticalité, i.e. le cadavre, "plus de vie du tout") : en l'absence de serpent, l'aigle meurt de faim.

Commentaire 2023 e.v. : Le Petit Prince de Saint-Exupéry est le quatorzième Livre Saint de Thélème.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

☉︎ in 24° ♈︎ : ☽︎ in 9° ♒︎ : ♀︎ : Ⅴⅰⅹ.





Précédents commentaires sur ce péricope : 

Wednesday, December 22, 2021

Many shall rejoice

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du premier des jours de ténèbres et Zoug est idéal en ce moment, si vous aimez les ères glaciaires et les dames en vison.

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber Stellæ Rubæ sub figurâ LXVI, versets 41 à 44.

41. Thou shalt assure thyself of the stability of the altar.

Commentaire : La stabilité de l'autel pose, évidemment, la question de la base.

J'écrivais, il y a un an :
Bien sûr, je préférais quand Thelema ne concernait que les vieux magiciens à amples barbes, reclus dans leurs châteaux de Touraine, les vieilles magiciennes inscrites au Gotha, recluses dans leurs hôtels du seizième, les grandes familles de l'élite financière zurichoise et les surfeurs californiens : la vogue des non-initiés-mais-férus-d'occultisme anti-OTO qui promulguent par voie de meme est terriblement déprimante et je partage l'avis de Tau Omphalos que, le meme étant (comme l'étymologie française du mot l'indique) un appel direct à l'instinct grégaire, il ne doit rien avoir à faire avec la Loi.

Mais enfin, comme je le disais à un élève me confiant s'être rendu compte qu'il aurait mieux aimé épouser certaine escort hyper cool en compagnie de qui il avait vécu quelques semaines de passion torride, plutôt que la femme ultra-nulle à laquelle il se trouve bêtement marié : "Et moi, j'aurais préféré gagner cent millions à la roulette que me faire, en jouant au polo, cette atroce aponévrosite qui me torture encore vingt-cinq ans plus tard."
42. In this rite thou shalt be alone.

Commentaire : "Il y aura toujours de la solitude pour ceux qui en sont dignes." — Barbey d'Aurevilly

43. I will give thee another ceremony whereby many shall rejoice.

Commentaire : Le truc est de faire de toute situation une ceremony whereby many shall rejoice — On peut même dire que la mesure d'un homme est le degré de catastrophe dont il est capable de faire une ceremony whereby many shall rejoice, comme il est écrit : < They shall rejoice, our chosen : who sorroweth is not of us. > (AL 2, 19)

C'est ainsi que j'écrivais naguère :
Si vous vous retrouvez dans le ventre de la baleine, tel Jonas ou Pinocchio, mettez-vous debout à travers son évent comme si c'était le toit ouvrant d'une limousine, levez les bras et criez: "Wahoooouuuuuuuuuuhhh!!!!"
Assez logiquement, j'ai conçu cet Aphorisme au cours d'une nuit d'attente en cellule de dégrisement, succédant à une soirée tumultueuse, passée, dans la bonne ville de Bordeaux, en compagnie du cher Olivier, et que j'ai rapportée ainsi :
A partir de là, l’ordre chronologique de la soirée m’échappe. En gros : nous avons enchaîné les cocktails, en évoquant le temps où nous jouions au Beer Hunter le jour et au Monopoly avec de vrais billets la nuit – un garçon à tête de tapir est venu nous dire que « ça relançait bien » dans un certain cercle – nous sommes allés vérifier l’info – il n’y avait que des arabes à table – ils jouaient comme des pieds – Je me suis assis en disant « Ayons pitié d’eux, Olivier : ils sont déjà si moches » – les arabes nous ont ratissés, nettoyés, rincés, tondus, battus à plates coutures – je n’ai jamais aussi mal joué de toute mon existence et, vraisemblablement, des précédentes aussi – nous avons fait la tournée des grands-ducs, en représailles – ivre-mort, hurlant des chansons paillardes et titubant au milieu des boulevards, nous avons été courtoisement invités à révéler nos états-civils par des policiers bons-enfants – j’ai vomi l’intégralité de mon souper sur les chaussures du plus gradé d’entre eux – ils nous ont embarqués – j’ai dit : « Surveille tes tentacules, mutant ! » au premier qui a posé la main sur mon épaule – cellule de dégrisement, histoire de me rappeler pour de bon ma jeunesse – rideau.
44. Before all let the Oath be taken firmly as thou raisest up the altar from the black earth.

Commentaire : Dans la séquence Magie -> Religion -> Culture -> Politique -> Démographie, "l'autel qui s'élève de la terre noire" est, bien entendu, la Politique. Et, de mes convictions politiques, j'écrivais, il y a un an :
Si j'avais les pleins pouvoirs, mon programme serait, outre une joyeuse et massive extermination préalable de troglodytes, — < Should we not rather breed humanity for quality by killing off any tainted stock, as we do with other cattle ? > demande le Maître Therion, qu'il soit béni et vénéré (NC/AL 3, 18), — ce serait, dis-je, quelque chose comme : je veux que l'homme soit libre, barbare, sauvé du Mal et du Bien, inaccessible à toute espèce de code moral — qu'il réapprenne l'orgie, la prédation, l'extase — afin que l'existence redevienne un festin — une immense bacchanale.
C'est exactement ce qu'autrefois, j'ai voulu dire par :
Un mien oncle me demandait récemment si mes visées sont « révolutionnaires ». La réponse est non… pas révolutionnaires à proprement parler… S’il fallait que je résumasse ici ce en quoi consistent précisément mes ambitions personnelles, le destin auquel j’aspire, l’idéal de réalisation et d’accomplissement vers lequel tend mon être, et pour lequel je me sens prêt à « m’engager », quoi qu’il en coûte, « dans une démarche sacrificielle », je dirais : une Häagen Dazs amaretto almond crunch.
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 0° ♑︎ : ☽︎ in 6° ♌︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Monday, August 9, 2021

Golden Rod

« J'ai longtemps soupçonné Sir Shumule d'être le dernier humain dans une foule de robots contrôlés par des aliens. » – Géant Vert, mai 2012
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le septième jour après Lugnasad et on me demande si le titre du billet d'hier était une "critique" de la fête d'anniversaire d'Obama (à laquelle se trouvait au moins un Thélémite, Jay-Z) — Quelle idée !... Si j'avais voulu critiquer cette fête, le billet aurait été intitulé Je suppose que la Poste a égaré mon invitation, Barack ?

Amis chers, la Lecture de ce lundi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 2 à 5.

2. O meal and honey and oil ! O beautiful flag of the moon, that she hangs out in the centre of bliss !

Commentaire : Sir Aleister dit de ce verset qu'il recèle le Mystère de la Menstruation, et c'est vrai qu'à moins d'avoir vécu un mois entier avec une Espagnole, on n'en mesure pas toujours pleinement la puissance dévastatrice.

Le gag, avec les règles, au plan opératif, c'est qu'elles sont l'ultime contraction du principe de Rigueur, donc une grave impureté rituelle, et l'ingrédient magique par lequel se consacre la forme suprême de l'eucharistie suprême (AL 3, 24) 
— C'est comme les kinks : au mauvais moment, les poils sous les bras sont un insurmontable tue-l'amour, au bon moment, un stimulant furieux — Nous en déduisons que la nature quintessentielle de la femme est le kink.

3. These loosen the swathings of the corpse; these unbind the feet of Osiris, so that the flaming God may rage through the firmament with his fantastic spear.

Commentaire : Il y a dix ans, par référence à ce verset, je surnommais mon fer 7 Fantastic Spear, comme Barbey surnommait la plus intimidante de ses cannes son "pouvoir exécutif". 

J'avais, du reste, à ce club de golf, le rapport d'un dandy de la Monarchie de Juillet à son stick — Je me souviens d'y avoir fait allusion dans un billet :
Plus beurré qu’un croissant, plus sonné qu’un sonneur, plus tourné qu’un derviche, je contemplais d’un œil violemment injecté le dernier Michael Ninn, alors que Charlot bloquait devant un miroir depuis prés d’une demi-heure, et que Fix essayait de faire partir de son pull une tâche qui n’existait que dans son imagination… Il régnait chez moi une atmosphère de tension psychique ultime, au bord de la rupture et de la camisole… Nous nous vautrions dans nos cinq ans d’âge mental, à bout d’impertinence, de projets monstrueux et d’énergie vitale, quand un cri évoquant le pitbull que l'on passe dans un hachoir à viande retentit prés de nous… une rapide enquête révéla que cet affreux bruit venait de mon téléphone, qui refuse d’avoir une autre sonnerie depuis que je l’ai envoyé ricocher sur les murs d’un grand coup de fer 7, suite à une nouvelle contrariante...
C'était le bon temps.

4. But of pure black marble is the sorry statue, and the changeless pain of the eyes is bitter to the blind.

Commentaire : Sir Aleister dit de ce verset : < Isis Mourning >, i.e. ouverture des Signes de L.V.X, au sujet desquels j'ai, il y a deux mois, donné l'enseignement suivant, dans un billet intitulé Culbutez vigoureusement la jeune veuve :
[I]l fut un temps où Frater Y, bien que pouvant réciter en cinq langues, que dis-je ? en gang signs au besoin, tout ce qu'a écrit Sir Aleister sur L.V.X, ne comprenait pas, au sens Binah du terme, cette Formule, ce qui donnait à son Resh de l'Aurore un aspect guindé.

Je lui ai dit : "Regarde: L, Signe d'Isis Endeuillée : Imagine la veuve à peine trentenaire d'un barbon richissime récemment clamsé, une de ces veuves que seul Marc Dorcel sait vraiment mettre en scène, si j'ose dire, le genre joué par Anissa Kate (Bien sûr que tu sais qui est Anissa Kate...) — Elle porte la voilette noire et, plus généralement, la tenue vestimentaire de Madeleine Scopello.

"V, Signe d'Apophis : Surgit un jeune employé du défunt, envers qui celui-ci a, de son vivant, été particulièrement bon et bienveillant — c'est un très beau garçon, mais sournois, vicieux, sans scrupule, un petit monstre d'ingratitude : l'apparition de la sexy veuve enflamme en lui un irrépressible rut œdipien : comme il est malin, qu'il bande hyper dur, qu'elle est en manque depuis des années, que la proximité de la mort rend lubrique et expéditif, elle cède à ses raisons et il culbute vigoureusement la veuve en grand deuil la nuit même de la veillée funèbre.

"X, Signe d'Osiris Ressuscité : Le petit scélérat a une très grosse queue et un super coup de reins, il est donc placé par la veuve (consolée) à la tête de l'empire financier du défunt — L'usurpateur vient d'économiser vingt ans d'analyse et n'a plus qu'à jouir du pouvoir et d'Anissa Kate en barbotant dans le luxe : d'où le nom de la Formule."
5. We understand the rapture of that shaken marble, torn by the throes of the crowned child, the golden rod of the golden God.

Commentaire : A l'époque où j'appelais mon fer 7 Fantastic Spear, je surnommais ma queue Golden Rod of the Golden God : tous ces golden m'évoquaient, en effet, l'aurore et, donc, le priapisme du matin.

J'ai beaucoup fait allusion, dans mes écrits, à "l’état d’érection monstrueuse, turgide et menaçante, dans lequel je me trouve toujours au réveil". (Destination Ragnarök

Par exemple, je viens de retrouver, dans mon Journal de février 2010 e.v.,  car oui !… je suis rétrograde et narcissique au point de me complaire dans la relecture perpétuelle de mes propres écrits portant sur mon propre passé… Le voilà, l’Éternel Retour ! Je raffole de cet exercice, qui (pour masturbatoire qu’il puisse paraître) offre (comme la masturbation) de renouer quand bon me semble avec d’heureux souvenirs,  j'ai retrouvé, dis-je, l'entrée suivante :
Je déteste me réveiller seul, avec une monstrueuse érection inutile. L*** est, hélas, rentrée à Ibiza, et mon réchauffé avec une ex, puis re, puis re-ex, et désormais mariée, a tourné court : j’ignorais que son époux eût accès à sa boîte vocale, et il a dû être un peu surpris de m’entendre y soupirer : « Je n’en peux plus, quand est-ce qu’il se barre ? Ah, ton cul, tes seins, etc. »
Notez que ce matin-là, je sortais de faire les deux rêves suivants :
Cette nuit, rêve étrange : sur les plages d’Armorique, un Breton vient de pécher un homard énorme, et rit de tout son cœur. Brusquement, le homard l’attrape par le nez avec une de ses pinces. L’homme ne rit plus. Ses amis essaient de le dégager en le tirant vers eux, pendant que les amis du homard tirent de leur côté. A la nuit tombée, ils y sont encore.

Second rêve : je me promène devant l’étale d’une jolie magicienne, qui vend des insignes ésotérique, des bougies de couleur et toutes sortes de plantes. Un policier surgit, et prétend contraindre la jeune femme à remballer sa marchandise. Une discussion s’ensuit, au terme de laquelle le policier ne mesure plus que cinq centimètres. Il essaie de dresser tout de même un procès verbal, mais les sons suraigus qu’il émet sont à peine perceptibles. L’arrivée d’un chat l’oblige bientôt à fuir.
Dans une perspective Huge Evil Mystic Cat, ce dernier Songe sera, si vous le voulez, la morale de notre Etude du jour.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

"Princess X" by Constantin Brancusi

- ☉︎ in 17° ♌︎ : ☽︎ in 26° ♌︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Sunday, August 1, 2021

Caligula 2022

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du sixième dimanche après les feux de Litha et, en l'occurrence, la Veille de Lugnasad : n'oubliez pas d'explorer la forêt ce soir et de vous livrer à l'orgie demain.

Lugnasad, Fête du Plaisir !... J'ai traité pas mal de choses par-dessus la jambe dans cette vie, et le Plaisir est, avec l'Ivresse et la Magie, l'une des trois dont je n'ai jamais réussi à me moquer.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 6, versets 25 à 28.

25. A great night, and scarce fires therein; but freedom for the slave that its glory shall encompass.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit de ce verset qu'il renvoie au 14ème Æthyr du Liber 418 — Belle occasion de rappeler que mon commentaire sur ce dernier texte est une lecture indispensable — Non, sérieusement : lâchez ce que vous êtes en train de faire et lisez ce billet.

26. So also I went down into the great sad city.

Commentaire : Détrompez-vous. Mon ascèse, je ne l'ai prise ni chez le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré), ni chez Eliphas Lévi : je l'ai prise dans A Rebours — Et nous citons la définition que Huysmans, à travers Des Esseintes, donne de la great sad city (= le monde non-thélémite) :
C’était le grand bagne de l’Amérique transporté sur notre continent; c’était enfin, l’immense, la profonde, l’incommensurable goujaterie du financier et du parvenu, rayonnant, tel qu’un abject soleil, sur la ville idolâtre qui éjaculait, à plat ventre, d’impurs cantiques devant le tabernacle impie des banques !
27. There dead Messalina bartered her crown for poison from the dead Locusta; there stood Caligula, and smote the seas of forgetfulness.

Commentaire : Frater Orpheus voit ici une définition de Rome, i.e. des non-civilisations, et conclut : All that remains of that time is nothing but perversion.

C'est parfaitement exact. J'ai moi-même écrit récemment :
Si, ô homme du peuple, tu pouvais comprendre, dit le prince, qu'il t'importe peu que je sois un pervers polymorphe, violent, cruel et débauché, tant que tes actions Amazon augmentent, tu ne serais pas livré à des êtres excrémentiels qui, – afin de t'émanciper des princes violents, cruels et débauchés, – anéantissent ta religion, ton aristocratie, ta bourgeoisie marchande, puis livrent ta fille au tiers-monde avant de t'inoculer une thérapie génique et de te contraindre à manger des insectes.
Que restera t-il de la "République" ? Guillotine, Biribi, deux guerres mondiales, suprématie US et coronavirus hoax — Que restera t-il des USA ? Génocide des Indiens, — très supérieurs, comme l'a démontré Barbey d'Aurevilly, aux colons ricains, — deux bombes atomiques sur les civils endormis du Japon, une "première puissance militaire mondiale" infichue de gagner la moindre guerre sans avoir la moitié du monde pour allié (l'unique guerre extérieure que les US aient jamais livrée seuls est celle du Viêt-Nam. Lol.) et Joe Biden se viandant dans les escaliers.

C'est le principe essentiel que Michel Audiard a résumé en disant :
Durant trente ans, en Italie, ils ont eu les Borgia, la guerre civile et la terreur. Cela a produit Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance. En Suisse, ils ont eu cinq siècles de paix et de fraternité et qu'est-ce que ça a donné ? La pendule à coucou !
Du coup, le fait que Fernand Nathan conspue le troisième empereur romain tend à me faire tweeter "#Caligula2022". (Et pourquoi pas ? L'immondement nullard préfet dont Caligula se servit pour accéder au trône s'appelait Macron. Srsly.) 

28. Who wast Thou, O Cæsar, that Thou knewest God in an horse?

Commentaire : A titre personnel, si je devais être un empereur romain, je serais une version super straight d'Héliogabale — Mais je ne peux m'empêcher de trouver une "amitié stellaire" entre Caligula voyant dans Incatus une "combinaison de tous les dieux" et Friedrich Nietzsche recevant d'un cheval son Initiation Ultime à Turin.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.


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Précédent commentaire sur ce péricope : Boleskine Day (Al A'in 7) (2020)