Showing posts with label Marc Dorcel. Show all posts
Showing posts with label Marc Dorcel. Show all posts

Monday, August 9, 2021

Golden Rod

« J'ai longtemps soupçonné Sir Shumule d'être le dernier humain dans une foule de robots contrôlés par des aliens. » – Géant Vert, mai 2012
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le septième jour après Lugnasad et on me demande si le titre du billet d'hier était une "critique" de la fête d'anniversaire d'Obama (à laquelle se trouvait au moins un Thélémite, Jay-Z) — Quelle idée !... Si j'avais voulu critiquer cette fête, le billet aurait été intitulé Je suppose que la Poste a égaré mon invitation, Barack ?

Amis chers, la Lecture de ce lundi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 2 à 5.

2. O meal and honey and oil ! O beautiful flag of the moon, that she hangs out in the centre of bliss !

Commentaire : Sir Aleister dit de ce verset qu'il recèle le Mystère de la Menstruation, et c'est vrai qu'à moins d'avoir vécu un mois entier avec une Espagnole, on n'en mesure pas toujours pleinement la puissance dévastatrice.

Le gag, avec les règles, au plan opératif, c'est qu'elles sont l'ultime contraction du principe de Rigueur, donc une grave impureté rituelle, et l'ingrédient magique par lequel se consacre la forme suprême de l'eucharistie suprême (AL 3, 24) 
— C'est comme les kinks : au mauvais moment, les poils sous les bras sont un insurmontable tue-l'amour, au bon moment, un stimulant furieux — Nous en déduisons que la nature quintessentielle de la femme est le kink.

3. These loosen the swathings of the corpse; these unbind the feet of Osiris, so that the flaming God may rage through the firmament with his fantastic spear.

Commentaire : Il y a dix ans, par référence à ce verset, je surnommais mon fer 7 Fantastic Spear, comme Barbey surnommait la plus intimidante de ses cannes son "pouvoir exécutif". 

J'avais, du reste, à ce club de golf, le rapport d'un dandy de la Monarchie de Juillet à son stick — Je me souviens d'y avoir fait allusion dans un billet :
Plus beurré qu’un croissant, plus sonné qu’un sonneur, plus tourné qu’un derviche, je contemplais d’un œil violemment injecté le dernier Michael Ninn, alors que Charlot bloquait devant un miroir depuis prés d’une demi-heure, et que Fix essayait de faire partir de son pull une tâche qui n’existait que dans son imagination… Il régnait chez moi une atmosphère de tension psychique ultime, au bord de la rupture et de la camisole… Nous nous vautrions dans nos cinq ans d’âge mental, à bout d’impertinence, de projets monstrueux et d’énergie vitale, quand un cri évoquant le pitbull que l'on passe dans un hachoir à viande retentit prés de nous… une rapide enquête révéla que cet affreux bruit venait de mon téléphone, qui refuse d’avoir une autre sonnerie depuis que je l’ai envoyé ricocher sur les murs d’un grand coup de fer 7, suite à une nouvelle contrariante...
C'était le bon temps.

4. But of pure black marble is the sorry statue, and the changeless pain of the eyes is bitter to the blind.

Commentaire : Sir Aleister dit de ce verset : < Isis Mourning >, i.e. ouverture des Signes de L.V.X, au sujet desquels j'ai, il y a deux mois, donné l'enseignement suivant, dans un billet intitulé Culbutez vigoureusement la jeune veuve :
[I]l fut un temps où Frater Y, bien que pouvant réciter en cinq langues, que dis-je ? en gang signs au besoin, tout ce qu'a écrit Sir Aleister sur L.V.X, ne comprenait pas, au sens Binah du terme, cette Formule, ce qui donnait à son Resh de l'Aurore un aspect guindé.

Je lui ai dit : "Regarde: L, Signe d'Isis Endeuillée : Imagine la veuve à peine trentenaire d'un barbon richissime récemment clamsé, une de ces veuves que seul Marc Dorcel sait vraiment mettre en scène, si j'ose dire, le genre joué par Anissa Kate (Bien sûr que tu sais qui est Anissa Kate...) — Elle porte la voilette noire et, plus généralement, la tenue vestimentaire de Madeleine Scopello.

"V, Signe d'Apophis : Surgit un jeune employé du défunt, envers qui celui-ci a, de son vivant, été particulièrement bon et bienveillant — c'est un très beau garçon, mais sournois, vicieux, sans scrupule, un petit monstre d'ingratitude : l'apparition de la sexy veuve enflamme en lui un irrépressible rut œdipien : comme il est malin, qu'il bande hyper dur, qu'elle est en manque depuis des années, que la proximité de la mort rend lubrique et expéditif, elle cède à ses raisons et il culbute vigoureusement la veuve en grand deuil la nuit même de la veillée funèbre.

"X, Signe d'Osiris Ressuscité : Le petit scélérat a une très grosse queue et un super coup de reins, il est donc placé par la veuve (consolée) à la tête de l'empire financier du défunt — L'usurpateur vient d'économiser vingt ans d'analyse et n'a plus qu'à jouir du pouvoir et d'Anissa Kate en barbotant dans le luxe : d'où le nom de la Formule."
5. We understand the rapture of that shaken marble, torn by the throes of the crowned child, the golden rod of the golden God.

Commentaire : A l'époque où j'appelais mon fer 7 Fantastic Spear, je surnommais ma queue Golden Rod of the Golden God : tous ces golden m'évoquaient, en effet, l'aurore et, donc, le priapisme du matin.

J'ai beaucoup fait allusion, dans mes écrits, à "l’état d’érection monstrueuse, turgide et menaçante, dans lequel je me trouve toujours au réveil". (Destination Ragnarök

Par exemple, je viens de retrouver, dans mon Journal de février 2010 e.v.,  car oui !… je suis rétrograde et narcissique au point de me complaire dans la relecture perpétuelle de mes propres écrits portant sur mon propre passé… Le voilà, l’Éternel Retour ! Je raffole de cet exercice, qui (pour masturbatoire qu’il puisse paraître) offre (comme la masturbation) de renouer quand bon me semble avec d’heureux souvenirs,  j'ai retrouvé, dis-je, l'entrée suivante :
Je déteste me réveiller seul, avec une monstrueuse érection inutile. L*** est, hélas, rentrée à Ibiza, et mon réchauffé avec une ex, puis re, puis re-ex, et désormais mariée, a tourné court : j’ignorais que son époux eût accès à sa boîte vocale, et il a dû être un peu surpris de m’entendre y soupirer : « Je n’en peux plus, quand est-ce qu’il se barre ? Ah, ton cul, tes seins, etc. »
Notez que ce matin-là, je sortais de faire les deux rêves suivants :
Cette nuit, rêve étrange : sur les plages d’Armorique, un Breton vient de pécher un homard énorme, et rit de tout son cœur. Brusquement, le homard l’attrape par le nez avec une de ses pinces. L’homme ne rit plus. Ses amis essaient de le dégager en le tirant vers eux, pendant que les amis du homard tirent de leur côté. A la nuit tombée, ils y sont encore.

Second rêve : je me promène devant l’étale d’une jolie magicienne, qui vend des insignes ésotérique, des bougies de couleur et toutes sortes de plantes. Un policier surgit, et prétend contraindre la jeune femme à remballer sa marchandise. Une discussion s’ensuit, au terme de laquelle le policier ne mesure plus que cinq centimètres. Il essaie de dresser tout de même un procès verbal, mais les sons suraigus qu’il émet sont à peine perceptibles. L’arrivée d’un chat l’oblige bientôt à fuir.
Dans une perspective Huge Evil Mystic Cat, ce dernier Songe sera, si vous le voulez, la morale de notre Etude du jour.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

"Princess X" by Constantin Brancusi

- ☉︎ in 17° ♌︎ : ☽︎ in 26° ♌︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Thursday, July 22, 2021

Chostakovitch en juillet

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le quatrième jeudi après les feux de Litha et l'on vient de me faire parvenir cette remarque :
Sire, vous écrivez "Les Charybde et Scylla de la condition féminine sont la Bonniche (la « femme modeste » [Cf. AL 2, 52]) et la Roulure (la « femme déchue » [Cf. AL 3, 43]) : or, le christianisme exige ces écueils : l’épouse doit être « modeste » et la maîtresse « roulure » – jamais une femme n'a le droit de se conduire en femme."

Vous oubliez que, dans la société occidentale, c'est pratiquement toujours la femme elle-même qui se conduit délibérément comme une roulure tant qu'elle a des enfants en otage et devient ensuite une bonniche quand elle a vieilli, de peur d'être envoyée à la réforme. Comme disaient nos grands-parents, "la femme devient dévote quand le diable ne veut plus d'elle". Ce n'est pas (plus) le christianisme le problème, vous le savez bien, mais au contraire les "droits des femmes" du monde postchrétien.
Ma foi, ami, j'ai déjà lu plus sot sur le sujet... 

Mais cette notion de "post" vous égare : nous sommes en période intermédiaire, entre deux Aeons, d'où l'apparence de chaos, les femmes trogs qui zappent, comme vous dites, de traînée snowbunny à ménagère vanilla, et l'anxiété sexuelle des "jeunes mâles blancs", qui consacrent à poster d'illisibles cuistreries hargneuses sur les forums d'Histoire le très peu de temps qu'ils ne passent pas à furieusement se branler devant Blacked.com. 

J'écrivais en 2010 e.v. :
L’extermination économique, les mortifications ethno-masochistes et les années de siphonnage des énergies rebelles par le golem Le Pen font que la France exsangue ne se débat même plus – le peuple vit dans un genre de désespoir tranquille – ou, plutôt, étant donnée l’état d'agitation constante où il est maintenu – d’hyperkynésie complaisante.

« Eh, croule donc, société ! » comme disait Des Esseintes. Tout ce qui nait doit mourir, toute mort est ferment de vie et, personnellement, je trouve encore des raisons de me réjouir dans la putréfaction marécageuse et soviétique où nous dégoulinons.
Et c'était dix ans avant le corona hoax !!!

Désormais, ami, faites comme nous, Thélémites : foutez-vous en ! ainsi qu'il est écrit < For these fools of men and their woes care not thou at all > (AL 1, 31) – Prenez la vie et les femmes à la hussarde, ainsi qu'il est écrit < lust, enjoy all things of sense and rapture > (AL 2, 22) – Et mieux, soyez polygyne, – pardon, polyamoureux, – bref, comme moi, ayez un harem, ainsi qu'il est écrit < Ye shall gather goods and store of women > (AL 1, 61) : il s'en trouve toujours une dans le tas qui ne soit pas d'humeur trop chiante, et la rivalité les stimule.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 5, versets 37 à 40.

37. First falls the silly world; the world of the old grey land.

Commentaire : J'ai du sang de Des Esseinte, de Sardanapale et de Despote russe dans les veines – Aussi, le premier Cycle de l'existence après la feast for fire, celui que les Mages appellent "Cycle infernal", où le tout jeune individu tente de saisir le mode d'emploi de l'espèce humaine, me fut-il particulièrement surréaliste.

Grâce à DIEU, le syndrome de Peter Pan m'a préservé de toute velléité d'abaissement aux contingences de la "turpide et servile cohue du siècle" et mon gigantesque aspect physique, de toute possibilité de fonte dans le nombre – Puis ce fut l'Initiation, qui extrait irrévocablement l'être d'exception de la multitude – Et, désormais, notre Abbaye, qui a été spécifiquement conçue pour être inaccessible aux "vagues de la médiocrité humaine".

Grâce à DIEU, la vieille lande grise m'est terra incognita.

38. Falls it unthinkably far, with its sorrowful bearded face presiding over it; it fades to silence and woe.

Commentaire : Selon Sir Aleister, le < douloureux visage barbu > qui préside aux destinées de la vieille lande grise est celui de "Jésus".

A ce sujet, tout le monde croit que la virulence de mon antichristianisme, – que dis-je ? de mon antéchristianisme, – est née de quelque mesquine rancune due aux évènements par moi narrés ainsi :
[Divonne-les-Bains:] Mon amour pour ce hameau de rentiers, dont le mètre-carré est le plus cher de France, ne vient pas seulement de ce qu’on y croise peu de pauvres — il vient d’une idylle de jeunesse, de ma passion pour une sublime divonnaise, élève à Ferney-Voltaire, que je venais retrouver chaque week-end, et avec qui j’épuisai en quelques mois toutes les possibilités qu’offre l’érotisme humain en fait de lieux d’ébats, d’innovation, de postures, d’adjuvants et de perversions… Je suis à peu près certain que nous détenons plusieurs records mondiaux… Il n’existe, en tout cas, à ma connaissance, rien que nous n’ayons fait : les plus chevronnés tantristes font figures d’époux amish en comparaison, et tout Marc Dorcel d’aimable bluette… Puis, un beau matin, ma partenaire me signifia qu’estimant avoir exploré avec moi tout ce que la luxure avait à offrir, elle était heureuse de procéder, sans remord, au mariage catholique auquel elle aspirait avec un garçon connu aux JMJ — et que je pouvais disposer ; je restai donc penaud, avec l’impression pas vraiment gratifiante d’avoir été six mois un godemiché vivant.

C’était le bon temps :)
Il n'en est rien : la < croyance crapuleuse > appelée christianisme, a pour idole le plus petit dénominateur commun (comme l'Islam a pour idole le djihad, i.e. le parasitisme par la violence, etc. Notez que le Judaïsme mitnagued est < crapulous creed > parce qu'il idolâtre le din, la Rigueur (AL 3, 53) : c'est la vieille histoire du rabbin qui, rentrant chez lui à l'improviste, trouve sa femme au lit dans les bras d'un amant, et dit: "Rachel, Rachel... On commence comme ça et on finit par fumer chabbat..."), le christianisme, dis-je, en tant que culte du lowest common denominator (donc, au final, du bas-de-gamme et de la mort, d'où la vénération de l'image du cadavre d'un paria), ne peut coexister avec moi : il m'est ce que l'eau est au chat ou, pour reprendre l'imagerie chrétienne, ce qu'un bénitier est au diable.

39. We to silence and bliss, and the face is the laughing face of Eros.

Commentaire : J'ai jadis écrit d'une célèbre œuvre d'art :
Je viens de faire effectuer une copie parfaite du chef-d’œuvre de Courbet, l'Origine du Monde.

Ce tableau est, selon moi, le plus génial de tous les temps.

Courbet a tout compris... la source originelle... Eros Primogenos... L'éros primordial... Tout vient de là et y retourne... tout est là...

L'écriture est, comparativement à la peinture, ce que la mosaïque est à la symbologie, et je me sens bien à plaindre d'être obligé de broder des phrases sans fin pour esquisser les contours des vérités premières que Courbet nous fait saisir, par intuition synthétique, en une seule image.

Le plus taciturne des maitres magiciens est un blablatant ratiocineur par rapport à l'artiste qui peut exprimer, d'une image toute simple, crue, primitive, les plus quintessentiels mystères de l'existence et du Divin. En vérité, c'est l'artiste qui est un maître magicien.
40. Smiling we greet him with the secret signs.

Commentaire : AM, qui a un beau cul quand elle est en colère, et qui a été franc-maçonne avant de rejoindre l'OTO, m'a dit ce matin que le seul tuilage REAA qu'elle ait jamais trouvé cool est celui rapporté dans ma légendaire extravaganza
Le jour [pour moi de donner une conférence  sur l'ésotérisme des runes devant les membres de la Loge « Rose Écossaise »], de grand matin, je décidai d’emmener avec moi tous les membres du Cheshire Club. Nous fîmes l’essentiel du trajet en vaisseau spatial mauve, et la fin en pédicab. Or voici qu’aux portes de la Loge, un angoissant barbu refusa que je m’introduisisse, arguant d’un problème de « tuilage » (sic) !! Je lui dis : « Bonjour, je suis Sir Shumule, je vous croyais maçons et non couvreurs. » Il répliqua: « Sir qui ? Jamais entendu parler. Je n’ai pas d’invitation à votre nom », mais je fondis en larmes dans un bouquet de lys Acapulco et l’homme retrouva subitement mon bristol. (J’ai, depuis, fait cadeau de ce carton au diable de Tasmanie du cher Guillaume, car je suis Sir Shumule, et n’ai donc nul besoin d’invitations d’aucune sorte. Ce diable de Tasmanie s’appelle «Drak », mais je l’appelle « Effervescence ». Nous sommes amis :D)

Une fois chacun des membre de notre Club dûment enregistré, comme il était quinze heures, je décidai de nous faire tous courir à l’aéroport afin de nous envoler pour la Tunisie, où nous prîmes le thé. Puis nous revînmes à la Loge, à temps pour y entendre la conférence qui précédait immédiatement la mienne, et dont le thème (« Un grade insolite des Loges de Perfectionle Grade de Prévôt et de Juge Irlandais ») m’avait frappé par sa funkitude.
Notez qu'en fait de funk, je n'écoute ce matin que Chostakovitch. J'ai tendance à aimer l'introspection en mode mineur en été et Britney Spears en hiver. J'ignore si c'est de la Maât où si, selon l'immortelle parole du cher docteur B***, notre médecin de famille, lorsqu'il découvrit qu'en dépit de mon ahurissant cubage alcoolique, mon foie demeurait intact et rose, je suis "un monstre de la nature"... 

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 29° ♋︎ : ☽︎ in 6° ♑︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Le visage rieur d'Éros (2020)

Thursday, June 10, 2021

Culbutez vigoureusement la jeune veuve

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le quarante-et-unième des Beaux Jours et nous faisons mémoire de Basilide d'Alexandrie, "le premier gnostique", le "Maître à l'Abraxas", celui-dont-Carl-Gustav-Jung-était-le-stan au point de prendre parfois son nom pour pseudo! 
— Plût au Ciel que tous ceux qui ont tenté, ces dix dernières années, dans l'espoir d'un quart d'heure de gratification affective, de se faire passer pour Sir Shumule en ligne eussent l'esprit de Carl Gustav Jung! — mais eh ! n'est pas Basilide qui veut, précisément! — c'est même la définition d'un Saint.

Comme tous les Hauts Initiés ayant contribué à l'entreprise de fusion des polythéismes discordants en une imagerie unique appelée "Christianisme" (entreprise irrémédiablement démocratisée, ensuite, par les Trois Conciles — c'est là qu'on zappe des Mystères de l'Abraxas à "au bûcher la sorcière", puis d'"au bûcher la sorcière" au Jésuite enculeur de scouts, puis du Jésuite enculeur de scouts au pape fétichiste des pieds de migrants), comme tous les Hauts Initiés de l'époque, dis-je, Basilide habilla symboliquement l'Enseignement dont il était dépositaire d'une filiation légendaire chrétienne, et choisit curieusement de se réclamer de Mathias, l'apôtre tiré au sort (en remplacement de Judas l'Iscariote, impeccable adepte qui, par amour pour son maître, accepta de porter le Mystère de la Livraison, d'autant plus lourd aujourd'hui que l'avènement d'Amazon donne un tour équivoque à la formule Mystère de la Livraison), ce qui indique un attachement extrême à la notion de Secret.

(NB : Madeleine Scopello, qui, si j'en crois sa photo Wikipedia, possède le faciès le plus flippant de tout l'univers, taxe de "pessimisme" [sic] l'Enseignement de Basilide, mais je soupçonne cette directrice de recherche au CNRS bardée de diplômes et "spécialiste de la Gnose" [sic] d'avoir, en fait de choses religieuses, surtout intégré la notion de mante.) 

Amis chers, la Lecture de ce jeudi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 3, versets 12 à 15.

12. Then I the priest beheld a steady glitter in the heart of the pearl.

Commentaire : Hadit se tient tapi, lové en toute chose, même la plus subaquatique, la plus abyssale, et il y a une étoile dissimulée en tout homme et toute femme, y compris les natifs du Cancer ou les huissiers de justice. OK, peut-être pas les huissiers de justice, mais ce principe est le premier axiome énoncé par le Livre de la Loi (AL 1, 3).

Question : Every man and every woman is a star, le message est passé, pourquoi y revenir sans cesse ?

Réponse : la Loi n'a rien à voir avec ces choses mouvantes, confuses, à chaque instant révocables, que le politiquement correct appelle "lois", probablement par antiphrase... Le Wokisme, — à l'instar de la ligne du parti en URSS ou du dogme catholique romain, — c'est Haïti : le gouvernement change radicalement sans crier gare et vous n'avez aucune idée de ce qui est acceptable ou inacceptable à quelque moment que ce soit.

La Loi de Thélème, c'est exactement l'inverse : elle ne change pas, il faut donc en varier les illustrations pour ressasser la chose sans qu'il y ait routine : "scintillement constant au cœur de la perle" ici, "mes tatouages sont indélébiles que je sois en scaphandre ou en blazer croisé" là — mais la Loi, elle, demeure, perpétuelle, indestructible, inflexible comme mon priapisme à chaque nouvelle vidéo de Becky G 
— L'idée est de multiplier les exemples, jusqu'à ce que l'on puisse évoluer parmi les vivants off-book, comme disent les théâtreux, c'est-à-dire sans avoir besoin de regarder son texte : aucun doute sur le sens profond de ce qui m'arrive, sur le message adressé à moi via le phénomène — mon Vrai Vouloir devient alors si naturel, que je peux le faire comme Paul Bocuse monte une béarnaise ou Rocco Siffredi une nana de République tchèque : en y incluant du feeling — c'est ce que les artistes martiaux japonais appellent "la forme sans forme", Mushin : la non-pensée.

13. So bright we could not look ! But behold ! a blood-red rose upon a rood of glowing gold !

Commentaire : Fra Alion voit dans ce verset une illustration de L.V.X., ce qui me rappelle qu'il fut un temps où Frater Y, bien que pouvant réciter en cinq langues, que dis-je ? en gang signs au besoin, tout ce qu'a écrit Sir Aleister sur L.V.X, ne comprenait pas, au sens Binah du terme, cette Formule, ce qui donnait à son Resh de l'Aurore un aspect guindé.

Je lui ai dit : "Regarde: L, Signe d'Isis Endeuillée : Imagine la veuve à peine trentenaire d'un barbon richissime récemment clamsé, une de ces veuves que seul Marc Dorcel sait vraiment mettre en scène, si j'ose dire, le genre joué par Anissa Kate (Bien sûr que tu sais qui est Anissa Kate...) — Elle porte la voilette noire et, plus généralement, la tenue vestimentaire de Madeleine Scopello.

"V, Signe d'Apophis : Surgit un jeune employé du défunt, envers qui celui-ci a, de son vivant, été particulièrement bon et bienveillant 
 c'est un très beau garçon, mais sournois, vicieux, sans scrupule, un petit monstre d'ingratitude : l'apparition de la sexy veuve enflamme en lui un irrépressible rut œdipien : comme il est malin, qu'il bande hyper dur, qu'elle est en manque depuis des années, que la proximité de la mort rend lubrique et expéditif, elle cède à ses raisons et il culbute vigoureusement la veuve en grand deuil la nuit même de la veillée funèbre.

"X, Signe d'Osiris Ressuscité : Le petit scélérat a une très grosse queue et un super coup de rein, il est donc placé par la veuve (consolée) à la tête de l'empire financier du défunt 
— L'usurpateur vient d'économiser vingt ans d'analyse et n'a plus qu'à jouir du pouvoir et d'Anissa Kate en barbotant dans le luxe : d'où le nom de la Formule."

"Culbuter vigoureusement la jeune veuve" est devenu le mnémonique de Frater Y et son Resh du matin est beaucoup plus fluide.

14. So I adored the God. Bacchus ! thou art the lover of my God !

Commentaire : Saviez-vous qu'en Judaïsme, la section de la Torah comportant toute la thématique "Si vous faites ce que DIEU vous dit, Il vous bénira, si vous Lui désobéissez, Il vous châtiera", soit Deutéronome 7:12-11:25, est intitulée Ekev, qui signifie littéralement Because ?

Or, que nous dit le Livre de la Loi au sujet de Because ?
There is great danger in me; for who doth not understand these runes shall make a great miss. He shall fall down into the pit called Because, and there he shall perish with the dogs of Reason — AL 2, 27

Now a curse upon Because and his kin ! — AL 2, 28

May Because be accursed for ever ! — AL 2, 29

If Will stops and cries Why, invoking Because, then Will stops & does nought — AL 2, 30

Enough of Because ! Be he damned for a dog ! — AL 2, 33

they are the slaves of because: They are not of me — AL 2, 54

Why ? Because of the fall of Because, that he is not there again — AL 3, 20
N'est dionysiaque, c'est-à-dire connecté, que le < lover of my God >, l'homme qui œuvre Ars Gratis Artis, "pour l'amour de DIEU" (ce qui semble, du reste, être l'Arcane caché dans Au clair de la Lune, puisque l'épistolier que son ami Pierrot envoie paître déglingue la sexy girl next door à la fin).

Quiconque sert DIEU par désir de récompense ou peur du châtiment tombera, périra, sera maudit, et maudit pour toujours, car il est inutile, damné, servile et déchu.

15. I who was priest of Ammon-Ra, who saw the Nile flow by for many moons, for many, many moons, am the young fawn of the grey land.

Commentaire : Notre grande amie Esther m'écrivait récemment : "Passée la première impression qui donne envie de te pendre à un croc de boucher, c'est vrai que ton refus de devenir adulte est, en réalité, charmant."

Notre verset, pour lequel le commentaire convenu est "Lao-Tseu signifie vieillard-enfant" ou "Voyez, sur l'ATU V, l'enfant joyeux courant au gré de sa fantaisie dans le cœur de l'Hiérophante ornementalement surchargé comme un pape copte !" notre verset, dis-je, parle évidemment beaucoup à un Peter Pan de mon calibre.

Voici, à ce sujet, un florilège de mes contributions à un échange en ligne sur ce charmant syndrome (2019) :
J'ai donné un super cours sur le SPP à de brillants zoomers ("enfants perdus", donc) il y a quelques semaines ! Et, en bon zoomers, ils étaient passionnés, donc passionnants, et ont (apanage de la Gen-Z) tout compris.

J'ai dit, en substance, que le plus difficile à capter pour les gens, au sujet de cette pathologie complexe, c'est la censure de l'existence de certaines catégories du reste de l'humanité qu'opère automatiquement, involontairement, "neurologiquement", pourrait-on dire, et sans cause apparente d'un point de vue lambda, le cerveau du SPP, entraînant la fameuse indifférence "vous n'existez plus à ma conscience", laquelle entraîne clash, violences, etc.

Pour le SPP, n'existent que les Enfants Perdus (= disciples, élèves, admirateurs, etc.) qu'il rassemble autour de lui au Pays Imaginaire ("Neverland", excellente formule, où nous parlons de contes et d'aventures magiques, épiques et mystérieuses), les fées Clochette (l'escorte coquine avec qui on boit du champ' jusqu'à l'aube dans un bar à filles), les Wendy (femme maternante) et les Lily-la-Tigresse (badass chick "masculine").

Si vous n'appartenez à aucune de ces catégories, ou décidez d'en sortir, le cerveau du SPP vous éjecte immédiatement de son système, et lui vous éjecte de son entourage. Vous "n'existez plus à sa conscience", ce qui entraîne la réaction "pirate" (l’éjecté devient malvenu cafard, nain envieux, natif du cancer, "teckel soudain pris de rage et cherchant à mordre son maître", stalker compulsif, etc. pour continuer à capter l'attention de Peter) : "Peter veut me jeter aux crocodiles : j'existe !"

Le SPP confine parfois à la sociopathie. Mais une sociopathie grand genre, parce qu'elle donne une impression de dédain aristocratique. (Je dirais, avec Kiley, que le seul truc ennuyeux, dans le SPP, c'est qu'"emmenant les enfants perdus", il attire souvent les cassos Marc Chapman "qui veulent être comme Peter (we wannabe like Peter Pan)", puis deviennent dingues quand ils s'y croient arrivés et que la réalité les renvoie à leur nature d'ersatz, de singes ou, dans le meilleur des cas, de sous-produits.) (29 juillet 2019)

[Au sujet du "pirate" et des "omissions" reprochées au texte ci-dessus] : Le pirate est, par définition, un enfant perdu raté : le stalker est un fan avorté, le hater est une groupie.

Pour le reste : je n'omets rien, et traitais simplement de la lecture très particulière des rapports humains qu'entraine le SPP, lecture qui est précisément la cause de "l'inadaptation sociale" dont vous parlez.

Vous avez raison d'évoquer le sabordage scolaire, grand spécial du syndrome. Si les Peter excelleront, plus tard, dans les disciplines initiatiques, puisqu'elles consistent à redevenir enfant, et s'ils aiment l'aspect "récré" de l'école, ils sont naturellement, viscéralement, neurologiquement, en conflit frontal avec l'idée de cursus scolaire, qui consiste à travailler (travail = adulte) pour avoir le droit d'exercer, plus tard, des responsabilités (abomination ultime) !

La scolarité, c'est effectivement faire chaque jour des efforts dans l'espoir de devenir aussi adulte que possible : dans le cas du SPP, autant dire à un hydrophobe que, s'il est sage, il aura le droit d'aller à la piscine. D'où conflit : quitter l'école, c'est ne plus être enfant : hors de question. Mais travailler à l'école, c'est se condamner à devenir, tôt ou tard, un adulte responsable ! Ne riez pas, c'est un double bind très douloureux !

Le sabordage s'efforce donc de flatter chèvre et chou : typiquement, il consiste en frasques potaches, en absentéisme invétéré et en zéro travail. Le SPP brille dans les disciplines qui dépendent de son seul talent et n'a que les diplômes qui lui tombent tout cuits.

Enfin, pour le narcissisme, l'alcoolisme, l'hypersexualité et les colères violentes : ce ne sont pas seulement des "aspects négatifs" : ce sont les symptômes, les signes même du syndrome. Voir Kiley. (30 juillet 2019)

[Au sujet du rapport des SPP au sexe] Les Clochettes disent : la vie est une récré permanente et les actes n'ont pas de conséquences.

Les Wendys disent : je vais te faire un bon petit plat, ranger ta chambre, et tu n'auras jamais à t'occuper de rien.

Les Tigerlily disent : Je suis la fille du chef et je suis forte comme un garçon : donc, j'aime que tu veuilles rester un enfant, parce que tu ne seras jamais un rival pour mon père qu'en bonne amazone alpha, je vénère frénétiquement, et moi, en échange, j'assumerai à ta place ce que le statut d'adulte mâle a de pénible : travail, conflits, etc. (30 juillet 2019)

[Au sujet de la candidature de Tulsi Gabard à l'investiture démocrate] Ami, je la soutiens précisément parce qu'elle est un parfait combo des trois :

Clochette en tant que vahiné surfeuse qui légalise la marijuana sur fond mer de corail et yukulélé.

Wendy en tant que New Concerned Mommy du monde entier, "I will protect you de la guerre et de tout le mal que Big Tech, Big Pharma et les Neocons veulent vous faire." (Note : Elle a symboliquement tué, rituellement sacrifié, la Marâtre Kamala.)

Tigerlily, évidemment, en tant que soldat badass ayant vu le feu, session de gym intense, etc. Michelle Rodriguez en moins pitbull, mais pas beaucoup moins.

J'exhorte tout citoyen américain qui viendrait à lire ces lignes à aller, séance tenante, s'affilier Démocrate pour pouvoir voter Tulsi ! (2 août 2019)
Ne devenez jamais adulte, c'est un piège et un mauvais calcul : < Ra-Hoor-Khuit hath taken his seat in the East at the Equinox of the Gods > (AL 1, 49), nous sommes, depuis cent dix-sept ans, dans l'Æon de l'Enfant Couronné et Conquérant.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 19° ♊︎ : ☽︎ in 18° ♊︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Comme un flocon de neige en Éthiopie (2020)