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Sunday, February 27, 2022

Tidings of the Beloved One

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du quatrième dimanche après l'Imbolc et, à une Sœur ravissante, mais légèrement dyslexique, qu'un accès de bégaiement empêchait, hier soir, d'achever sa phrase, j'ai conseillé : "Dis-le avec tes hanches..."

Du coup, Dis-le avec tes hanches sera le mot de passe pour la Messe Gnostique tout à l'heure.

Nous faisons mémoire aujourd'hui de saint Thomas Vaughan, aka Eugène Philalèthe — et, ma foi, il est réconfortant de célébrer le maître alchimiste qui pouvait transformer en or jusqu'au dernier des excréments, à l'heure où l'on exhibe partout le très falot Emmanuel Macron dont Donald Trump affirme que "tout ce qu'il touche se change en merde".

Cela dit, pour ce qui est de la vieille lande grise, les bulletins d'info y sont d'autant plus drôles que l'intégralité de nos Frères en Ukraine confirment qu'il n'y a pas de guerre : Poutine est vu, par 99,99999% des Ukrainiens, comme un sauveur, contre lequel, — hormis quelques cassos "néonazis" auxquels les agents américains distribuent des armes, dans l'espoir qu'ils incitent les représailles qui permettraient de parler de war crimes, — personne n'aurait seulement l'idée de brandir un fusil.

Yep ! les Français applaudissent la "résistance ukrainienne" comme ils applaudissaient les "soignants" :)

— Sir, vous êtes français !...

Certes ! mais < These are dead, these fellows ; they feel not. We are not for the poor and sad : the lords of the earth are our kinsfolk >, comme il est écrit (AL 2, 18) — Notez que j'ai publié, naguère, de ce verset du Liber Legis, une interprétation qui a traumatisé tout le monde :
Y. m'a demandé autrefois : "Pourquoi la vie fait-elle systématiquement en sorte de rendre les gens heureux encore plus heureux et les gens malheureux encore plus malheureux ?"

J'ai cité AL 2, 18 et donné l'explication suivante : "La différence entre un seigneur de la terre et un cul-terreux, c'est la munificence — Or, la vie est un festin, comme il est écrit : < O dear my God ! what a feast Thou hast provided > (LLL 6, 42) — Le Seigneur, étant munificent, n'exclue pas les malheureux du festin — Mais puisque celui-ci a lieu dans la Maison du Bonheur (comme il est écrit : < I will spread a feast before you in the house of happiness > (Tzaddi, 5)), où, par définition, les malheureux font tache, il fait ce qu'on fait avec les invités fâcheux : il insiste pour qu'on leur serve des brochettes bien coincées, des crustacés dans leurs carapaces et des poissons à arêtes." (Le Pape est en trouple)
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 2, versets 32 à 35.

32. But I heard the lute lively discoursing through the blue still air.

Commentaire : A propos d'Europe de l'Est, je n'en reviens pas du nombre d'icônes orthodoxes qui représentent le roi David en train de jouer du luth, et non de la harpe...

On me dira : Sir, la chose vous préoccupe uniquement parce que vous vous nommez David !

Et je répondrai : Pas que moi ! — David (littéralement : Beloved) a pour guématrie 14, de même que < Had >, premier mot de la Loi — Or, à ce sujet, souvenez-vous :
Hadit est le Yod, comme il est écrit < Je ne suis pas étendu > (AL 2, 2), et Nuit est le , comme il est écrit : < The Five Pointed Star (qui désigne évidemment < l'étoile à cinq branches >, mais qu'au troisième niveau (AL 3, 66), l'on peut traduire < l'Etoile [titre de l'ATU XVII] à cinq points [5 est la valeur numérique de , lettre qui signe l'ATU XVII] >) (AL 1, 60).

À chaque nanoseconde, l'Univers est recréé par les jeux amoureux du Yod et du .

En se dissimule Yod (AL 2, 1) ; par Yod se manifeste (AL 1, 1). C'est pourquoi 15, leur conjonction, est à la fois la valeur numérique de חבה, se cacher, et de אהבהב, aimer excessivement, comme il est écrit : < I am the secret Serpent... as a babe in an egg > (AL 2, 26 ; 49) et < I love you ! I yearn to you ! Pale or purple, veiled or voluptuous, I who am all pleasure and purple, and drunkenness of the innermost sense, desire you ! > (AL 1, 61) (Du Liber 418, 5ème Æthyr)
33. Ah, messenger of the beloved One, let Thy shadow be over me !

Commentaire : Nous autres, Thélémites, savons que les messagers de Therion, dieu de la Sagesse et du Verbe (et des Pimps), sont les saints, les poètes, les femmes adultères, les hommes valeureux, les satyres, les lions et les serpents (cf. Waratah) — Mais, dans le pshat, il est ici question de l'aigle apparu au verset 31.

La Neshamah qui, dans le Nouvel Æon, est représentée par la Colombe (AL 1, 57), était représentée, dans l'Æon d'Isis, par l'Aigle — Je me souviens d'avoir répondu à Th. qui, à l'occasion d'AL 3, 53, m'interrogeait sur "la question juive" :
"La réponse à la "question juive" est < Choose ye well > entre l'oiseau et le serpent (AL 1, 57), car < for each serpent came there an eagle which did carry it away > (THI ☾ 5) : l'aigle mange le serpent : les Juifs sont restés cramponnés "superstitieusement", au travers d'épreuves ahurissantes, à leur foi millénaire : ils ont opté pour l'aigle et, — l'aigle mangeant le serpent, — ont donc hérité, par surcroît, de toutes les richesses de ce monde — L'homme occidental déclare "la religion est une hypothèse" et se fie aux "certitudes" du matérialisme : il choisit le serpent, perd donc toute espèce de connexion à la vérité, et, — l'aigle mangeant le serpent, — voit, en plus, ses terres, ses femmes et toutes ses possessions temporelles lui être ravies, sous son nez, sans qu'il puisse rien y faire." (Panagia)
34. Thy name is Death, it may be, or Shame, or Love. So thou bringest me tidings of the Beloved One, I shall not ask thy name.

Commentaire : Lorsque autrefois, on me fit subir le Test du Totem, — révélateur infaillible parce qu'il brusque certains archétypes jungiens enfouis dans des zones exclusivement subconscientes, — je répondis, à la question "Qu'évoque pour vous un mur ?" (qui trahit, on le sait, l'idée que le sujet se fait de la mort) :

— Pink Floyd. Parce que The Wall

Est-ce à dire que ma mort sera un gigantesque happening psychédélique ? Que je partirai avec la grâce d'un flamant rose prenant son essor dans le soleil couchant ? Que Syd Barrett est bel et bien mort pour nos péchés ? Notez que ma célèbre réponse à la question d'Anti-portrait chinois "Si vous étiez une mort, quelle mort seriez vous ?" fusionne les notions de Mort, de Honte et d'Amour :
L’épectase : celle du Régent, du président Félix Faure et du cardinal Daniélou. Ou la mort de vieillesse, à 165 ans, tendrement choyé par mes proches. Ou mourir d’épectase à 165 ans parce qu’une de mes proches m'a choyé un peu trop tendrement.
35. Where is now the Master ? cry the little crazy boys.
He is dead ! He is shamed ! He is wedded ! and their mockery shall ring round the world.


Commentaire : Where is now the Master ? — J'ai été violemment perturbé, il y a quelques jours, par un mail émanant d'un Thélémite bien connu, qui me disait, entre autres choses assez désagréables : "Thelema ne se résume pas à s'habiller comme un proxénète, à fumer de la weed, à prendre de la cocaïne et à vivre avec plusieurs femmes."

J'ai tout d'abord imaginé répondre : "Mon interprétation de la Loi est, comme il se doit, strictement personnelle, et ne relève pas d'un jugement extérieur", mais je me suis finalement contenté d'écrire : "Thelema ne se résume pas à expliquer ce à quoi Thelema se résume ou non."

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 8° ♓︎ : ☽︎ in 27° ♑︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : L'escalier vers le ciel est en colimaçon (2020)

Wednesday, February 16, 2022

Ripe and Rich

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du deuxième mercredi après l'Imbolc et nous faisons mémoire du très prodigieux Frater Aud, — Raoul Loveday l'Admirable, — ainsi qu'il écrivit lui-même :
Sing now of London
At fall of dusk
A summer dragonfly
Crept from the husk
Dragonfly, on whose wing
Run golden wires
So, down a street pavement
Lamps throw their fires
Dragonfly, whose wing is pricked
By many a spark
Electric eyes of taxis
Bright through the dark
Dragonfly, whose life is
Cold and brief as dew
Drone now for
London dusk
Soon dead too
Indeed. On a baptisé Saint-Valentin ce qui, à l'origine, se nommait Lupercales et durait du 13 au 15 février inclus — Or le grand genre, c'est mourir pile à l'issue des Lupercales quand on s'appelle Loveday.

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 57 à 60.

57. Then was the Adept glad, and lifted his arm. Lo ! an earthquake, and plague, and terror on the earth ! A casting down of them that sate in high places ; a famine upon the multitude !

Commentaire : Verset carrément journalistique à force d'actualité, et dont j'ai naguère dit en cours :
Les périodes d'extrême dégringolade spirituelle ont pour objet le renouveau de notre univers, individuel ou collectif, de même que la sinistre noirceur du Solstice d'Hiver a pour objet le gai matin de la Noël — Le tout est d'avoir un sapin bien pyramidal chez soi, dont l'éternelle verdure nous rappelle l'atemporalité de l'ordre divin des choses, i.e. la constante nécessité de reset et de mise à jour — cf. pommes d'or d'Iðunn, Atu du Fou, etc.

Quiconque ne comprend pas que le cours du temps est circulaire peut, à tous les niveaux, stupidement s'attacher à des idées telles que "sortons en t-shirt en décembre, car le mois de mai était un âge d'or" ou "portons un vison au mois d'août en souvenir des Fêtes" — Si nous dé-cryogénisions le meilleur chirurgien du XIXème siècle et le lâchions dans un hôpital en 2020, il serait le plus effroyable des tueurs en série — Ainsi en est-il des changements d'Aeon. (Chivas Regal Snow Cone)
58. And the grape fell ripe and rich into his mouth.

Commentaire : Renvoie au shumulisme essentiel :
Tout ce qui ne tombe pas tout cuit du ciel ne présente aucun intérêt.
59. Stained is the purple of thy mouth, O brilliant one, with the white glory of the lips of Adonai.

Commentaire : Cf. mes considérations sur LLL 2, 8 :
Du rapport au Divin like a lover into the bed of his beautiful :

J'affirmais, dans ma jeunesse, que tout était vain sauf la volupté des sens dans la contemplation et la possession des corps de femmes amoureuses.

J'espérais mourir de la mort du Régent, et que ma dernière parole serait : "Dommage..."

Puis, m'est arrivé le privilège extraordinaire de lire Sir Aleister, et le Liber DCCCXXXVII a été mon chemin de Damas.
This is the only point to bear in mind, that every act must be a ritual, an act of worship, a sacrament. Live as the kings and princes, crowned and uncrowned, of this world, have always lived, as masters always live ; but let it not be self-indulgence ; make your self-indulgence your religion.
< Faites de votre sybaritisme votre religion > : j'ai compris pourquoi l'humour divin a voulu que l'on désignât la mort du Régent par le mot d'épectase, et que Babalon, précisément dispensatrice de la volupté des sens dans la contemplation et la possession des corps de femmes amoureuses, s'appelât "Porte de DIEU".

Du coup, rien n'a changé à ma philosophie de base, mais mon mot de la fin sera < a greater feast...> (Elephant Gun)
60. The foam of the grape is like the storm upon the sea ; the ships tremble and shudder ; the shipmaster is afraid.

Commentaire : Ainsi que je le rappelais récemment :
Lorsque autrefois, on me fit subir le Test du Totem, — révélateur infaillible parce qu'il brusque certains archétypes jungiens enfouis dans des zones exclusivement subconscientes, — je répondis, à la question "Qu'évoque pour vous la haute mer ?" (qui trahit, on le sait, la vision que le sujet a de la vie) :

"Quand un pote m'a invité sur son bateau faire une croisière en Indonésie. On avait péché le requin, on s'était bien marré."

Puis, devant le facepalm retentissant de mon interlocutrice, je nuançai : "Ok — disons : je me prélasse sur le pont d'un megayacht de zillionaire, main droite dans la glacière à champagne, main gauche sur le boule de Rihanna." (An infinite wail from a certain world)
Cela dit, nautique ou non, shumulisme incontournable :
La vie est une fête et les fêtes ne durent pas.
Ou, plus précisément :
Les voyages sont comme les parties de poker, et comme l’existence elle-même : nous avons eu des hauts et des bas… nous avons dû supporter des imbéciles, des médiocres et des méchants… mais, l’un dans l’autre, nous nous sommes bien amusés, et nous sommes navrés quand cela se termine… (A Outrance : les Sept jours de Divonne)
Notre verset, lui, décrit, en revanche, l'amertume de la destinée trog et, — au plan du sod, du sens secret, magique, — la cause de ses infortunes : si la tempête fait rage sur la mer, si les navires tremblent et frémissent, c'est parce que le capitaine a peur.

Les life coachs américains ont dernièrement, poussivement, ricainement, redécouvert cet arcane de base et l'ont appelé "loi de l'attraction" — ce qui est à la fois comique, — puisque les life coachs américains sont les gens les moins attractifs du monde, — et dommage, — puisqu'ils n'imaginent pas se servir de cette loi pour autre chose que trouver leur Match sur Tinder.

Cf. le sens profond extrait par nous de Stel, 21 :
De là, nous déduisons que ce qui, pour le prince-prêtre de Thélème, est accomplissement, initiation, onction, est asservissement pour le Troglodyte périphérique.

Nourriture, demeure, déplacement dans l'espace, sécurisation du territoire contre les tentatives d'immixtions externes, évoquent, pour l'âme royale, différents rituels sacrés qui la connectent au Divin et font de son parcours un roman, — une saga baroque, punchy, funky, sexy au Pays des Merveilles, — et, pour l'esclave, différents crédits bancaires qui le rivent à son quotidien gris et stupide.

Pour Peter Pan, la vie est une farabuleuse aventure : pour le capitaine Crochet, elle est le tic-tac inexorable d'un crocodile perpétuellement à ses trousses. (Et Iterum Magister Loquetur)
N'oubliez jamais : < there are two types of men – the slave can never rise, the king can never fall. > (DC/AL 2, 58)

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 27° ♒︎ : ☽︎ in 27° ♌︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

. Chivas Regal Snow Cone (2020)
. Dragonfly Dusk (2021)

Tuesday, January 18, 2022

The Navel of Nuit

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le quatrième mardi après Yule et un jeune lecteur hyper-laudatif, — donc digne de louanges, — me prie de lui indiquer lequel de tous mes tweets (!) "est [mon] préféré" (sic)...

Ma foi, incontestablement :
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber A'ash vel Capricorni Pneumatici sub figurâ CCCLXX, versets 37 à 39, et le Liber Tzaddi vel Hamus Hermeticus sub figurâ XC, verset 0.

37. But the progress is progress, and progress is rapture, constant, dazzling, showers of light, waves of dew, flames of the hair of the Great Goddess, flowers of the roses that are about her neck, Amen !

Commentaire : Ne nous lassons pas de le redire :
Vous voulez passer du kolkhoze albanais non-fumeur à l'embarquement pour Cythère. L'ennui, c'est que les heathen, eux, veulent que vous passiez de l'embarquement pour Cythère au kolkhoze albanais non-fumeur et appellent ça le progrès — C'est comme avec l'herbe : ça commence par les dread locks, le reggae et les super nanas jamaïcaines, et ça finit distribué médicalement comme neuroleptique par le gouvernement à la jeunesse que les confinements, les couvre-feux et l'effondrement économique rendent complètement dingue — La Magie enseigne, en tout et pour tout : remonte à la super nana jamaïcaine avant que ça se termine comme dans Shining. (Sir Shumule, Le Jardin d'Eden est une Île Sous-le-Vent)
La remontée-à-la-super-nana-jamaïcaine est ce que notre verset appelle, justement, progress (pour autant que flames of the hair of the Great Goddess soit une allusion aux dread locks), au lieu, avons-nous dit, qu'en vertu du principe magique de base qui veut que, dans "force négative", le "négative" s'entende au sens photographique du terme, les heathen appellent "progrès" la dégringolade inverse — de la même manière qu'ils appellent "indépendance" l'inféodation à l'empire US, "fact checking" le mensonge, et "vaccin" la mixture Pfizer.

38. Therefore lift up thyself as I am lifted up. Hold thyself in as I am master to accomplish. At the end, be the end far distant as the stars that lie in the navel of Nuit, do thou slay thyself as I at the end am slain, in the death that is life, in the peace that is mother of war, in the darkness that holds light in his hand, as an harlot that plucks a jewel from her nostrils.

Commentaire :
J'ai bouleversé un étudiant en sociologie en lui révélant que je plaçais l'escort au sommet des catégories humaines. — Sir Shumule, 2019
J'aime que Malkuth soit décrite comme < the darkness that holds light in his hand, as an harlot that plucks a jewel from her nostrils >, puisque au nom de Babalon, je crois à l'Hétaïre Sacrée.
Toute femme qui s'unit à moi est un avatar de Babalon, une femme écarlate, c'est-à-dire une perspective que DIEU m'offre sur Lui en réponse aux interrogations spécifiques de l'étape spirituelle à laquelle je me trouve au moment précis du rapport en question — ce qui, dans mon cas, confère au Club Rouge de Zürich un statut de cathédrale, voire de basilique.

- Saviez-vous, Sir, que certain répugnant lobby voulait, l'année dernière, prendre prétexte de la "pandémie" pour exiger la fermeture définitive des bordels zurichois ?

- Que voulez-vous, mon cher ? Il n'y a plus de religion...

D'une façon générale, ne plaisantez pas avec Babalon : une magnifique escorte black, dans un bar à bouchons français de province, m'a, une nuit, brusquement raconté, d'un trait, toute mon existence, et donné les meilleurs conseils que j'ai reçus de ma vie, alors que nous finissions la treizième bouteille — elle était comme Paracelse : extralucide quand elle voyait double. (Sir Shumule, Wear something scarlet, 2021)
39. So therefore the beginning is delight, and the end is delight, and delight is in the midst, even as the Indus is water in the cavern of the glacier, and water among the greater hills and the lesser hills and through the ramparts of the hills and through the plains, and water at the mouth thereof when it leaps forth into the mighty sea, yea, into the mighty sea.

Commentaire : En fait de mighty sea, rappelons que, dans le jungien Test du Totem, donc dans l'inconscient collectif de l'ensemble du genre humain, la haute mer représente la vision que le sujet a de la vie.

Il me revient, du reste, qu'à la question "Qu'évoque pour vous la haute mer ?", j'ai moi-même répondu : "Je me prélasse sur le pont d'un megayacht de zillionaire, main droite dans la glacière à champagne, main gauche sur le boule de Rihanna".

Plus tard, informé du sens de la chose, j'ai nuancé :
Les voyages sont comme les parties de poker, et comme l’existence elle-même : nous avons eu des hauts et des bas… nous avons dû supporter des imbéciles, des médiocres et des méchants… mais, l’un dans l’autre, nous nous sommes bien amusés, et nous sommes navrés quand cela se termine… (Sir Shumule, A Outrance : les Sept jours de Divonne)
Mais revenons au boule de Rihanna, c'est-à-dire à l'idée de délice (nom masculin au singulier et féminin au pluriel, de même qu'amour et orgue — tant il est vrai que le français est la liturgie d'Eyes Wide Shut faite idiome) :
Le mot Délice renvoie évidemment à עֵדֶן, l'Eden. Nous en venons, y retournons et ne cessons, en réalité, jamais d'y séjourner : tout ce qui n'est pas intégralement paradisiaque est un mensonge.

[Au passage, in the midst sonne tout à fait eddique puisque, selon la Gylfaginning, le Jardin d'Eden, — Jardin d'Odin, Jardin d'Idunn, — se trouve < au centre du monde >.]

Notez qu'עֵדֶן, — litt : Délices — a pour guématrie 124, qui est également la valeur numérique de סגלה יהוה, Propriété de DIEU, et celle de חוסן, un Chêne. Or Liber A'ash s'ouvre par les mots : < Gnarled Oak of God : Chêne noueux de Dieu > (A'ash, 0).

Notez encore que le nom de la rune Ak ᚪ, qui, sur l'Arbre-merveille, signe la Neuvième Sphère, appelée Yesod en hébreu, signifie "Chêne", que c'est la Sphère correspondant, sur l'homme, au phallus, source de délices qui, lorsqu'il est dur et puissant, — dur et puissant se disant, en hébreu, précisément חוסן, — donne accès au Paradis.

Notez enfin que Ak ᚪ correspond au Subconscient et au Helheim : la libido d'un homme est son ipséité, c'est-à-dire sa divinité, sous forme symbolique, et l'enfer est le Paradis déguisé en donjon BDSM : on s'incarne avec un karma désastreux pour très exactement les mêmes raisons que l'on va voir un film d'épouvante. (Sir Shumule, Tout ce qui n'est pas intégralement paradisiaque est un mensonge)
✶✶✶

Liber Tzaddi vel Hamus Hermeticus sub figurâ XC

0. In the name of the Lord of Initiation, Amen.

Commentaire : Le Seigneur de l'Initiation est Heru-ra-ha, comme il est écrit (AL 1, 49).

Or, Heru-ra-ha est le dieu-soleil et, en vertu de l'Arcane 666, DIEU est au Tout et le roi au Ponctuel ce que le soleil est à l'Ensemble :  c'est le Mystère qu'Hermès Trismégiste, de sainte mémoire, résume en disant : < On ne peut nommer vérité que le soleil : après l'Unique et Premier, c'est lui que je reconnais comme démiurge > (Stobée II, 14), mais, évidemment, "666" est encore plus succinct.

Plus succinct, certes ! tout en étant, paradoxalement, plus développé, puisque, le nombre 6 représentant Tipheret, nous pouvons également dire : DIEU est au Tout et le roi au Ponctuel ce que la beauté est à l'Ensemble (cf. Nombre d'or = mesure idéale de toute chose) ; ou : DIEU est au Tout et le roi au Ponctuel ce que l'harmonie est à l'Ensemble, etc.

Heru-ra-ha est, comme on sait, le puer æternus : Eric Zemmour fera un grand roi, parce qu'il "assume [sa] part d'enfance" quand il donne un bal Empire et fait tirer cinquante coups de canon pour célébrer son demi-siècle.

NB : On me rappelle (trop aimable...) que le mien aura lieu cette année, et on me supplie d'honorer mon cousinage Beistegui par une fête énorme – Je croyais, pourtant, avoir été clair :
On m'a demandé ce que je prévoyais pour fêter mon demi-siècle, en septembre 2022 – J'ai dit : sauvagement violer la ligne de changement de date – Je m'envolerai pour Sidney, puis irai de Sidney à Port Moresby, en Nouvelle-Guinée – Traversant la ligne de changement de date, je perdrai un jour – Mon anniversaire étant le 19 septembre, si je pars le 18, je passerai directement au 20 – Dussé-je vivre dix mille ans, je n'aurai jamais franchi le cap de la cinquantaine. (Sir Shumule, Wear something scarlet, 2021)
L'Initiation consiste donc à redevenir enfant — et c'est toute la Voie de Heru-ra-ha que j'ai détaillée jadis en écrivant :
L’histoire de l’homme européen s’achève, parce que la culture du dominant – i.e. l’abandon de l’archétype solaire au profit de l’identification au singe – l’a mené dans une voie sans issue, et qu’il cherche un plan qui lui indique à quel croisement il s’est égaré : le malade décline, se tourne vers le passé, et soupire après ses heures saines…

Or, nos dernières heures vraiment saines remontent à Mû, il y a quinze mille ans, lorsque nous vivions bercés par la Grande Déesse Callipyge – bien avant l’histoire, avant les armées, avant l’usure, avant les alphabets phonétiques et le monothéisme – toujours avant, avant, avant…

S’il y a un avenir, il est avant.

Le moteur secret de notre époque n’est pas la technologie, mais la nostalgie : nostalgie de l’Archaïque, nostalgie du paléolithique – et c’est ce qui nous vaut le piercing, l’expressionnisme abstrait, le surréalisme, le rock ‘n’ roll et les théories catastrophistes…

Nous aspirons désespérément à trouver le paradis qui existait « quand l’homme, la bête et la fleur ne faisaient qu’un, et que la mort n’était qu’un rêve »… C’est le sens de l’expérience magique : sortir de l’histoire et réintégrer l’éternité… Nous cherchons la reconnexion (au sens le plus rigoureusement informatique du terme) à la vérité… Et la vérité, c’est que l’égo est un phénomène d’origine pathologique, qu’il disparaît à mesure que l’on redevient enfant, et que cette disparition entraîne la défaite de la culture du dominant, de l’instinct grégaire et du matérialisme.

Pourquoi ? Parce qu’en nous débarrassant des dogmes absurdes de la science, et de l’obsession morbide du consumérisme, nous découvrons qu’il existe en nous des dimensions féériques et des océans de beauté, qui appartiennent à notre être et constituent l’aspect le plus important de nos vies. (Sir Shumule, Aurore, 2014)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 28° ♑︎ : ☽︎ in 3° ♌︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

. Lundi bleu (2021)

Tuesday, January 11, 2022

Like a Satyr

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du troisième mardi après Yule et on vient de longuement m'interroger sur la Parole : < the obeah and the wanga > (AL 1, 37).

Il semble, en effet, que quelque mien lecteur ait trébuché sur un cours audio, – merveilleusement intitulé Make Love And War, – durant lequel je déclarais (entre autres) :
Le Livre de la Loi autorise le Vaudou et se réfère même expressément à lui (AL 1, 37), au lieu qu'il interdit, et maudit même, l'Islam (AL 3, 52), de quoi nous déduisons que Rihanna n'aurait jamais dû présenter d'excuses [pour son sample reprenant des paroles de Mahomet] : elle est barbadienne, le Vaudou caraïbe est un des plus redoutables au monde, et si j'en juge par la hideur des Arabes qui la menacent, elle leur a déjà jeté un sort !

Nuit nous dit en substance : il y a un truc avec les Prêtresses Mambo que tu ne retrouveras pas chez Diam's en burka, ni chez les beurettes, qui ne veulent plus qu'on les appelle beurettes, mais "citoyennes françaises à part entière ayant un passé migratoire récent d'origine extra-européenne". Ces gens-là n'ont aucune considération pour les producteurs de cinéma X : Rocco défonce les citoyennes françaises à part entière ayant un passé migratoire récent d'origine extra-européenne, c'est moins accrocheur...
Oh ! je comprends sa surprise...

En quoi les Thélémites, – qui tendent, naturellement, à s'habiller "comme des dandies", à dîner "en gourmets", à se conduire comme des "hobereaux veneurs et des jeunes gens du monde" (DC/AL 1, 51), – peuvent-ils bien être concernés par un animisme togolais ?

A priori, un hobereau veneur, dandy, gourmet, homme du monde, mais qui ne serait pas Thélémite, vous répondrait : "en rien" – considérant que le Vaudou est la religion de l'Afrique subsaharienne dans ce qu'elle a de plus Afrique subsaharienne – que c'est un phénomène primitif, de type culte du cargo, pratiqué par des Noirs qui ne bénéficient ni de l'aide alimentaire catholique, ni de celle des organisations musulmanes – qu'il n'y a que les wiggeuses obèses américaines, engagées dans un cursus universitaire particulièrement gay, genre African studies, pour le définir autrement – que le Vaudou se focalise exclusivement, en pratique, sur le recours excessif aux drogues, le poignardage de poupées de facture grossière, le type de verroteries criardes que les Noirs (et les pies bavardes) aiment à collectionner, et le viol – qu'en terme de doctrine, il est clairement destiné à des êtres dont le QI est à la température de la pièce – que la fonction sociale du Vaudou est de nuire aux ennemis (ce qui, en Afrique, signifie à peu près tout le monde), de contacter les ancêtres défunts et de faciliter le viol – qu'en dehors du Bénin, d'Haïti, des ghettos de Louisiane, et de quelques autres contrées désopilantes où l'iPhone n'a pas encore remplacé le tam-tam, il n'intéresse absolument personne.

Moi, qui suis hobereau veneur, dandy, gourmet, homme du monde et Thélémite, je vous dis : le Vaudou est, au contraire, une tradition religieuse admirable et infiniment digne de respect.

Curieuse, certes ! de prime abord, puisque, dans son panthéon, les entités calmes, douces et paisibles ne sont pas nécessairement des forces bienfaisantes, et les entités ardentes, turbulentes et rebelles pas nécessairement des forces mauvaises.

Mais cela renvoie, en dernière analyse, au shumulisme  fondamental :
La maladie de la gentillesse handicape davantage l'existence que l'addiction au crack.
En disant < the obeah and the wanga >, Nuit nous encourage à rester vigilants en présence des esprits calmes, doux et paisibles qui se trouvent dans nos vies : il se peut qu'ils soient des agents d'influence, de type Paul de Tarse, chargés de nous ramollir afin d'incapaciter notre action.

Elle nous invite à nous laisser inspirer par d'anciens dieux et déesses créateurs, qui ont forgé, par jeu, des millions de choses magnifiques en utilisant le vent, la boue, les larmes et la foudre.

Elle nous enjoint de puiser dans l'aspect furieux de notre nature, celui qui nous a conduit hors du ventre de nos mères à l'heure de notre naissance.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber A'ash vel Capricorni Pneumatici sub figurâ CCCLXX, versets 13 à 16.

13. Let him sit and conjure ; let him draw himself together in that forcefulness ; let him rise next swollen and straining ; let him dash back the hood from his head and fix his basilisk eye upon the sigil of the demon. Then let him sway the force of him to and fro like a satyr in silence, until the Word burst from his throat.

Commentaire : J'écrivais, l'année dernière :
Un célèbre remez dit que < le sceau du démon > symbolise, dans ce verset, le col de l'utérus – C'est l'illustration la plus radicale que l'on puisse faire de la formule de Netzach : « La femme est vertu externe et corruption interne », comme sur la fameuse photo où la jambe d'une supermodel est passée au rayon x.

Philosophiquement, l'idée est très Lugnasad : si ultra-bandant que soit le corps de Kim Kardashian, il recèle un squelette.

Et psychologiquement, pour citer le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) : "With women, the deeper you go, the rottener it gets."

J'ai toujours soupçonné ce Mystère d'être, quoi qu'en dise Jung, la cause véritable de l'échec d'Orphée, de sainte mémoire, à exfiltrer Eurydice des enfers.
14. Then let him not fall exhausted, although the might have been ten thousandfold the human ; but that which floodeth him is the infinite mercy of the Genitor-Genitrix of the Universe, whereof he is the Vessel.

Commentaire : Sacerdoce du récipient — Ne nous lassons pas de ressasser les fondamentaux :
« Thélème » (du grec θέλημα, « volonté irrépressible », « vrai vouloir ») signifie que vous possédez d’exceptionnelles capacités, qui sont absolument uniques. Vous êtes un chef-d’œuvre – et un chef d’œuvre différent de tout ce qui a jamais vécu dans l’histoire du monde.

Plus encore, les instructions précises dont vous avez besoin pour que votre génie se révèle existent de toute éternité – elles étaient déjà avec vous lorsque vous n'étiez pas une pensée coupable – en d’autres termes, vous avez un « code animique » – un code de l’âme – aussi rigoureusement personnel que votre code génétique. Vous pouvez l’appeler : la mission spéciale que vous êtes venu accomplir sur terre ; le blueprint divin qui contient le secret de la méthode pour être parfaitement vous-même ; le plan d’ensemble de ce que votre cœur désire par-dessus tout.

Il y a une énergie, une force vitale, une impulsion qui est, à travers vous, transformée en action. Et parce qu’il n’y a qu’un seul exemplaire de vous dans les siècles des siècles, cette expression est unique. Si vous la réprimez (ou laissez Choronzon – vos blessures d'égo – la réprimer), elle n’existera jamais plus par quelque autre médium que ce soit. Elle sera perdue pour le monde. (Sir Shumule, La Grande QDSR Cosmique, octobre 2011)
15. Nor do thou deceive thyself. It is easy to tell the live force from the dead matter. It is no easier to tell the live snake from the dead snake.

Commentaire : Gravez, burinez, dans ce que vous trouverez de plus marmoréen, l'avertissement par lequel j'ai conclu, l'an dernier, l'étude de ce verset :
Souvenez-vous que vous êtes partout où sont vos pensées : assurez-vous que vos pensées sont bien là où vous voulez être.
16. Also concerning vows. Be obstinate, and be not obstinate. Understand that the yielding of the Yoni is one with the lengthening of the Lingam. Thou art both these ; and thy vow is but the rustling of the wind on Mount Meru.

Commentaire : Rappel des notions de base :
Do what thou wilt shall be the whole of the Law, — ce qui, entre une infinité d'autres choses, — énonce le Suprême Secret du Pouvoir Magique opératif, que nul, — hormis, bien sûr, Wotan Alfatyr, — n'a jamais mieux compris qu'Hasan-i Sabbâh, — le Vieux de la Montagne, grand-maître de la secte des Assassins, — et Aleister Crowley, — le Maître Therion, prophète de la belle Étoile : la capacité à tenir un Serment coûte que coûte, "tête sur le billot incluse", comme disait Perceval (= à inexorablement transformer en action [Do] le Vœu [wilt] solennellement [thou] formulé [what]), mais à conserver une imperturbable sérénité d'âme lorsque une opposition matérielle effective empêche, en pratique, la mise en œuvre du Serment en question.

Autrement dit : ni les traîtres, ni les psychorigides ne peuvent rien dans les choses occultes, c'est-à-dire dans la vie : ils sont, dès lors, condamnés par l'existence elle-même à demeurer des figurants. (La Tête sur le Billot, 2020).
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 21° ♑︎ : ☽︎ in 10° ♉︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

. La Tête sur le Billot (2020)
. Orphée aux Enfers (2021)

Thursday, October 14, 2021

Shooting Superstar

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le quatrième jour du Ménage d'Automne et nous faisons mémoire d'Anne Léa Crowley, l'éternellement pure shooting superstar, fille d'Amma Alostrael et princesse tutélaire de tous les Thélémites — que le nom de Poupée soit, pour notre Maison, un bouclier chargé du Saint Pentagramme !

Amen.

NB : Elle a célébré sa Lesser Feast à Fontainebleau (il fallait, n'est-ce pas, qu'elle fût Française), vécu à l'Abbaye de Cefalù et célébré là-bas sa Greater Feast, le tout en moins de neuf mois, un siècle exactement avant que le monde soit presque intégralement soumis au "despotisme si majestueux" du covidisme : Poupée, < Glory to God and Thanksgiving to God ! > (Ara 4, 1), est le tikoun préalable à ce dans quoi l'humanité patauge aujourd'hui — Il me revient d'avoir émis en cours, il y a un an, la remarque suivante :
Faire l'amour à une Anglaise, c'est de la masturbation, et en plus elles ne savent pas prononcer Poupée. For heaven's sake it's pronounced [pupe] and it's French for 'doll' ! D'autre part, nous vivons une fin du monde — non à cause de ce que dit Greta Thunberg, mais parce que Greta Thunberg est, physiquement, une version trisomique de Laura Ingalls.
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber AL vel Legis sub figurâ CCXX, chapitre 3, versets 33 à 36.

33. Be ready to fly or to smite !

Commentaire : Notre parcours est, aux trois plans, une systématique alternance d'essor, quand la lumière abonde, et de moments où il nous faut, hélas ! < fondre sur la terre noire > (Tzaddi, 2) et sur nos proies, retourner au monde avec la sensation de quitter un pur lac de montagne pour plonger dans un bidet.

Heru-ra-ha dit : < Beware, beware, I say, lest ye seek after the one and lose the other ! > (Tzaddi, 39)

Etre spirituellement prêt, c'est Cordis 2, 3 : savoir se dire "Je suis un unclean dog" en période fly, pour ne pas connaître le sort d'Icare, et "je suis le Seigneur de Gloire" en période smite, pour n'être pas tenté de s'acclimater, — de s'assimiler, dirait Zemmour, — et d'oublier que < Ye are against the people, O my chosen ! > (AL 2, 25)

34. But your holy place shall be untouched throughout the centuries: though with fire and sword it be burnt down & shattered, yet an invisible house there standeth, and shall stand until the fall of the Great Equinox ; when Hrumachis shall arise and the double-wanded one assume my throne and place. Another prophet shall arise, and bring fresh fever from the skies ; another woman shall awakethe lust & worship of the Snake ; another soul of God and beast shall mingle in the globed priest ; another sacrifice shall stain the tomb ; another king shall reign ; and blessing no longer be poured To the Hawk-headed mystical Lord !

Commentaire : when Hrumachis shall arise désigne le moment où l'inertie a finalement raison du Courant de l'Æon, c'est pourquoi Hrumachis [H(8) + R(200) + V(6) + M(40) + A(1) + Ch(8) + I(10) + S(60)] a la guématrie de Choronzon (la restriction soit sur lui).

C'est un principe général, applicable à tous les niveaux – Voyez : il y a une étincelle divine, une sorte de folle énergie primale en nous. L’énergie est tout ce qui importe. Lorsque vous festoyez, vous produisez de l’énergie. Lorsque vous réfléchissez, vous produisez de l’énergie. Lorsque vous faites l’amour, vous produisez un énorme paquet d’énergie. Et la chose la plus triste de l’existence est la perte de cette énergie. Quelqu’un ou quelque chose meurt – c’est une perte d’énergie. Quelque chose s’arrête – votre voiture cale, et vous l’abandonnez sur une ère de repos de l’autoroute A8 – c’est une perte d’énergie – c'est Hrumachis qui arises et les bénédictions qui cessent de pleuvoir sur le < Seigneur mystique à tête de Faucon > : on sait qu'un individu, une religion, une idéologie, un peuple, une nation, etc. est fallen quand il ou elle se détourne des principes de < strength, force, vigour > (AL 3, 17) et de < Light, Life, Love ; Force, Fantasy, Fire > (Tzaddi, 21).

35. The half of the word of Heru-ra-ha, called Hoor-pa-kraat and Ra-Hoor-Khut.

Commentaire : Ra-hoor-khut est l'ascèse, < Choose ye an island, etc. > (AL 3, 4) ; Hoor-pa-kraat est le Puer Æternus, au sens jungien du terme ; Heru-ra-ha, soleil qui lucet omnibus, est l'aumône, comme il est écrit : < I am the God who giveth all > (Tzaddi, 21) ; the word désigne l'invoke often ; The half est un code qui désigne, à demi-mot, l'Aïn (AL 1, 46-47), c'est-à-dire la nature même de DIEU.

Ainsi, remontant, comme il convient, de la fin, – le Be-with-Us, – vers l'Origine, – sur ce verset comme dans la vie, – l'ordre "hiérarchique" des praxis, i.e. la méthode pour se rapprocher du Divin, nous est révélée.

36. Then said the prophet unto the God.

Commentaire : 36 est la guématrie de אלה, qui signifie Déesse ou, sous sa forme verbale, le fait de vénérer. Et les sept mots du verset, équivalents aux sept textes du Livre, aux sept mesures du parfum, etc. forment une phrase qui donne, de la manière la plus simple et directe possible, la méthode de la Hud (d'où procède, évidemment, par dégradé, celle de la psychanalyse, de la confession auriculaire chrétienne, etc.)

Nuit est < all that may be > (DC/AL 1, 1) ; or all that may be, tout ce qui advient, doit toujours être suivi de Then said the prophet unto the God.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 21° ♎︎ : ☽︎ in 7° ♒︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Choose ye an island and make sure ye pick Bora Bora (2020)

Thursday, June 10, 2021

Culbutez vigoureusement la jeune veuve

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le quarante-et-unième des Beaux Jours et nous faisons mémoire de Basilide d'Alexandrie, "le premier gnostique", le "Maître à l'Abraxas", celui-dont-Carl-Gustav-Jung-était-le-stan au point de prendre parfois son nom pour pseudo! 
— Plût au Ciel que tous ceux qui ont tenté, ces dix dernières années, dans l'espoir d'un quart d'heure de gratification affective, de se faire passer pour Sir Shumule en ligne eussent l'esprit de Carl Gustav Jung! — mais eh ! n'est pas Basilide qui veut, précisément! — c'est même la définition d'un Saint.

Comme tous les Hauts Initiés ayant contribué à l'entreprise de fusion des polythéismes discordants en une imagerie unique appelée "Christianisme" (entreprise irrémédiablement démocratisée, ensuite, par les Trois Conciles — c'est là qu'on zappe des Mystères de l'Abraxas à "au bûcher la sorcière", puis d'"au bûcher la sorcière" au Jésuite enculeur de scouts, puis du Jésuite enculeur de scouts au pape fétichiste des pieds de migrants), comme tous les Hauts Initiés de l'époque, dis-je, Basilide habilla symboliquement l'Enseignement dont il était dépositaire d'une filiation légendaire chrétienne, et choisit curieusement de se réclamer de Mathias, l'apôtre tiré au sort (en remplacement de Judas l'Iscariote, impeccable adepte qui, par amour pour son maître, accepta de porter le Mystère de la Livraison, d'autant plus lourd aujourd'hui que l'avènement d'Amazon donne un tour équivoque à la formule Mystère de la Livraison), ce qui indique un attachement extrême à la notion de Secret.

(NB : Madeleine Scopello, qui, si j'en crois sa photo Wikipedia, possède le faciès le plus flippant de tout l'univers, taxe de "pessimisme" [sic] l'Enseignement de Basilide, mais je soupçonne cette directrice de recherche au CNRS bardée de diplômes et "spécialiste de la Gnose" [sic] d'avoir, en fait de choses religieuses, surtout intégré la notion de mante.) 

Amis chers, la Lecture de ce jeudi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 3, versets 12 à 15.

12. Then I the priest beheld a steady glitter in the heart of the pearl.

Commentaire : Hadit se tient tapi, lové en toute chose, même la plus subaquatique, la plus abyssale, et il y a une étoile dissimulée en tout homme et toute femme, y compris les natifs du Cancer ou les huissiers de justice. OK, peut-être pas les huissiers de justice, mais ce principe est le premier axiome énoncé par le Livre de la Loi (AL 1, 3).

Question : Every man and every woman is a star, le message est passé, pourquoi y revenir sans cesse ?

Réponse : la Loi n'a rien à voir avec ces choses mouvantes, confuses, à chaque instant révocables, que le politiquement correct appelle "lois", probablement par antiphrase... Le Wokisme, — à l'instar de la ligne du parti en URSS ou du dogme catholique romain, — c'est Haïti : le gouvernement change radicalement sans crier gare et vous n'avez aucune idée de ce qui est acceptable ou inacceptable à quelque moment que ce soit.

La Loi de Thélème, c'est exactement l'inverse : elle ne change pas, il faut donc en varier les illustrations pour ressasser la chose sans qu'il y ait routine : "scintillement constant au cœur de la perle" ici, "mes tatouages sont indélébiles que je sois en scaphandre ou en blazer croisé" là — mais la Loi, elle, demeure, perpétuelle, indestructible, inflexible comme mon priapisme à chaque nouvelle vidéo de Becky G 
— L'idée est de multiplier les exemples, jusqu'à ce que l'on puisse évoluer parmi les vivants off-book, comme disent les théâtreux, c'est-à-dire sans avoir besoin de regarder son texte : aucun doute sur le sens profond de ce qui m'arrive, sur le message adressé à moi via le phénomène — mon Vrai Vouloir devient alors si naturel, que je peux le faire comme Paul Bocuse monte une béarnaise ou Rocco Siffredi une nana de République tchèque : en y incluant du feeling — c'est ce que les artistes martiaux japonais appellent "la forme sans forme", Mushin : la non-pensée.

13. So bright we could not look ! But behold ! a blood-red rose upon a rood of glowing gold !

Commentaire : Fra Alion voit dans ce verset une illustration de L.V.X., ce qui me rappelle qu'il fut un temps où Frater Y, bien que pouvant réciter en cinq langues, que dis-je ? en gang signs au besoin, tout ce qu'a écrit Sir Aleister sur L.V.X, ne comprenait pas, au sens Binah du terme, cette Formule, ce qui donnait à son Resh de l'Aurore un aspect guindé.

Je lui ai dit : "Regarde: L, Signe d'Isis Endeuillée : Imagine la veuve à peine trentenaire d'un barbon richissime récemment clamsé, une de ces veuves que seul Marc Dorcel sait vraiment mettre en scène, si j'ose dire, le genre joué par Anissa Kate (Bien sûr que tu sais qui est Anissa Kate...) — Elle porte la voilette noire et, plus généralement, la tenue vestimentaire de Madeleine Scopello.

"V, Signe d'Apophis : Surgit un jeune employé du défunt, envers qui celui-ci a, de son vivant, été particulièrement bon et bienveillant 
 c'est un très beau garçon, mais sournois, vicieux, sans scrupule, un petit monstre d'ingratitude : l'apparition de la sexy veuve enflamme en lui un irrépressible rut œdipien : comme il est malin, qu'il bande hyper dur, qu'elle est en manque depuis des années, que la proximité de la mort rend lubrique et expéditif, elle cède à ses raisons et il culbute vigoureusement la veuve en grand deuil la nuit même de la veillée funèbre.

"X, Signe d'Osiris Ressuscité : Le petit scélérat a une très grosse queue et un super coup de rein, il est donc placé par la veuve (consolée) à la tête de l'empire financier du défunt 
— L'usurpateur vient d'économiser vingt ans d'analyse et n'a plus qu'à jouir du pouvoir et d'Anissa Kate en barbotant dans le luxe : d'où le nom de la Formule."

"Culbuter vigoureusement la jeune veuve" est devenu le mnémonique de Frater Y et son Resh du matin est beaucoup plus fluide.

14. So I adored the God. Bacchus ! thou art the lover of my God !

Commentaire : Saviez-vous qu'en Judaïsme, la section de la Torah comportant toute la thématique "Si vous faites ce que DIEU vous dit, Il vous bénira, si vous Lui désobéissez, Il vous châtiera", soit Deutéronome 7:12-11:25, est intitulée Ekev, qui signifie littéralement Because ?

Or, que nous dit le Livre de la Loi au sujet de Because ?
There is great danger in me; for who doth not understand these runes shall make a great miss. He shall fall down into the pit called Because, and there he shall perish with the dogs of Reason — AL 2, 27

Now a curse upon Because and his kin ! — AL 2, 28

May Because be accursed for ever ! — AL 2, 29

If Will stops and cries Why, invoking Because, then Will stops & does nought — AL 2, 30

Enough of Because ! Be he damned for a dog ! — AL 2, 33

they are the slaves of because: They are not of me — AL 2, 54

Why ? Because of the fall of Because, that he is not there again — AL 3, 20
N'est dionysiaque, c'est-à-dire connecté, que le < lover of my God >, l'homme qui œuvre Ars Gratis Artis, "pour l'amour de DIEU" (ce qui semble, du reste, être l'Arcane caché dans Au clair de la Lune, puisque l'épistolier que son ami Pierrot envoie paître déglingue la sexy girl next door à la fin).

Quiconque sert DIEU par désir de récompense ou peur du châtiment tombera, périra, sera maudit, et maudit pour toujours, car il est inutile, damné, servile et déchu.

15. I who was priest of Ammon-Ra, who saw the Nile flow by for many moons, for many, many moons, am the young fawn of the grey land.

Commentaire : Notre grande amie Esther m'écrivait récemment : "Passée la première impression qui donne envie de te pendre à un croc de boucher, c'est vrai que ton refus de devenir adulte est, en réalité, charmant."

Notre verset, pour lequel le commentaire convenu est "Lao-Tseu signifie vieillard-enfant" ou "Voyez, sur l'ATU V, l'enfant joyeux courant au gré de sa fantaisie dans le cœur de l'Hiérophante ornementalement surchargé comme un pape copte !" notre verset, dis-je, parle évidemment beaucoup à un Peter Pan de mon calibre.

Voici, à ce sujet, un florilège de mes contributions à un échange en ligne sur ce charmant syndrome (2019) :
J'ai donné un super cours sur le SPP à de brillants zoomers ("enfants perdus", donc) il y a quelques semaines ! Et, en bon zoomers, ils étaient passionnés, donc passionnants, et ont (apanage de la Gen-Z) tout compris.

J'ai dit, en substance, que le plus difficile à capter pour les gens, au sujet de cette pathologie complexe, c'est la censure de l'existence de certaines catégories du reste de l'humanité qu'opère automatiquement, involontairement, "neurologiquement", pourrait-on dire, et sans cause apparente d'un point de vue lambda, le cerveau du SPP, entraînant la fameuse indifférence "vous n'existez plus à ma conscience", laquelle entraîne clash, violences, etc.

Pour le SPP, n'existent que les Enfants Perdus (= disciples, élèves, admirateurs, etc.) qu'il rassemble autour de lui au Pays Imaginaire ("Neverland", excellente formule, où nous parlons de contes et d'aventures magiques, épiques et mystérieuses), les fées Clochette (l'escorte coquine avec qui on boit du champ' jusqu'à l'aube dans un bar à filles), les Wendy (femme maternante) et les Lily-la-Tigresse (badass chick "masculine").

Si vous n'appartenez à aucune de ces catégories, ou décidez d'en sortir, le cerveau du SPP vous éjecte immédiatement de son système, et lui vous éjecte de son entourage. Vous "n'existez plus à sa conscience", ce qui entraîne la réaction "pirate" (l’éjecté devient malvenu cafard, nain envieux, natif du cancer, "teckel soudain pris de rage et cherchant à mordre son maître", stalker compulsif, etc. pour continuer à capter l'attention de Peter) : "Peter veut me jeter aux crocodiles : j'existe !"

Le SPP confine parfois à la sociopathie. Mais une sociopathie grand genre, parce qu'elle donne une impression de dédain aristocratique. (Je dirais, avec Kiley, que le seul truc ennuyeux, dans le SPP, c'est qu'"emmenant les enfants perdus", il attire souvent les cassos Marc Chapman "qui veulent être comme Peter (we wannabe like Peter Pan)", puis deviennent dingues quand ils s'y croient arrivés et que la réalité les renvoie à leur nature d'ersatz, de singes ou, dans le meilleur des cas, de sous-produits.) (29 juillet 2019)

[Au sujet du "pirate" et des "omissions" reprochées au texte ci-dessus] : Le pirate est, par définition, un enfant perdu raté : le stalker est un fan avorté, le hater est une groupie.

Pour le reste : je n'omets rien, et traitais simplement de la lecture très particulière des rapports humains qu'entraine le SPP, lecture qui est précisément la cause de "l'inadaptation sociale" dont vous parlez.

Vous avez raison d'évoquer le sabordage scolaire, grand spécial du syndrome. Si les Peter excelleront, plus tard, dans les disciplines initiatiques, puisqu'elles consistent à redevenir enfant, et s'ils aiment l'aspect "récré" de l'école, ils sont naturellement, viscéralement, neurologiquement, en conflit frontal avec l'idée de cursus scolaire, qui consiste à travailler (travail = adulte) pour avoir le droit d'exercer, plus tard, des responsabilités (abomination ultime) !

La scolarité, c'est effectivement faire chaque jour des efforts dans l'espoir de devenir aussi adulte que possible : dans le cas du SPP, autant dire à un hydrophobe que, s'il est sage, il aura le droit d'aller à la piscine. D'où conflit : quitter l'école, c'est ne plus être enfant : hors de question. Mais travailler à l'école, c'est se condamner à devenir, tôt ou tard, un adulte responsable ! Ne riez pas, c'est un double bind très douloureux !

Le sabordage s'efforce donc de flatter chèvre et chou : typiquement, il consiste en frasques potaches, en absentéisme invétéré et en zéro travail. Le SPP brille dans les disciplines qui dépendent de son seul talent et n'a que les diplômes qui lui tombent tout cuits.

Enfin, pour le narcissisme, l'alcoolisme, l'hypersexualité et les colères violentes : ce ne sont pas seulement des "aspects négatifs" : ce sont les symptômes, les signes même du syndrome. Voir Kiley. (30 juillet 2019)

[Au sujet du rapport des SPP au sexe] Les Clochettes disent : la vie est une récré permanente et les actes n'ont pas de conséquences.

Les Wendys disent : je vais te faire un bon petit plat, ranger ta chambre, et tu n'auras jamais à t'occuper de rien.

Les Tigerlily disent : Je suis la fille du chef et je suis forte comme un garçon : donc, j'aime que tu veuilles rester un enfant, parce que tu ne seras jamais un rival pour mon père qu'en bonne amazone alpha, je vénère frénétiquement, et moi, en échange, j'assumerai à ta place ce que le statut d'adulte mâle a de pénible : travail, conflits, etc. (30 juillet 2019)

[Au sujet de la candidature de Tulsi Gabard à l'investiture démocrate] Ami, je la soutiens précisément parce qu'elle est un parfait combo des trois :

Clochette en tant que vahiné surfeuse qui légalise la marijuana sur fond mer de corail et yukulélé.

Wendy en tant que New Concerned Mommy du monde entier, "I will protect you de la guerre et de tout le mal que Big Tech, Big Pharma et les Neocons veulent vous faire." (Note : Elle a symboliquement tué, rituellement sacrifié, la Marâtre Kamala.)

Tigerlily, évidemment, en tant que soldat badass ayant vu le feu, session de gym intense, etc. Michelle Rodriguez en moins pitbull, mais pas beaucoup moins.

J'exhorte tout citoyen américain qui viendrait à lire ces lignes à aller, séance tenante, s'affilier Démocrate pour pouvoir voter Tulsi ! (2 août 2019)
Ne devenez jamais adulte, c'est un piège et un mauvais calcul : < Ra-Hoor-Khuit hath taken his seat in the East at the Equinox of the Gods > (AL 1, 49), nous sommes, depuis cent dix-sept ans, dans l'Æon de l'Enfant Couronné et Conquérant.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 19° ♊︎ : ☽︎ in 18° ♊︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Comme un flocon de neige en Éthiopie (2020)

Monday, January 11, 2021

Orphée aux Enfers

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Réjouissez-vous ! 🌞

Bien sûr, les changements d'Æon sont atroces – mais c'est précisément leur atrocité qui fournit l'énergie nécessaire à l'adoption de la nouvelle formule... S'il ne grouillait pas de vermine, vous éliriez domicile dans le tunnel où vous avez dégringolé...

C'est le Principe de l’Évadé à qui l'existence au bagne est si déplaisante qu'elle le rend capable de faire, avec un simple clou, ce que d'autres font avec un canon !

Ou, pour le dire plus magiquement : j'ai, – outre la prière de Voltaire (« l’Éternel rende mes ennemis bien ridicules »), – consacré, hier soir, l'hostie de la Messe du Phénix au repos de l'âme d'Ashli Babbitt, à la destruction de son assassin et à la ruine de tous ceux qui, effrayés à l'idée de trahir « pas assez », tentent désespérément d'échapper à la purge en tweetant gravement que le meurtrier « had to do it » – mais son sang à elle crie contre eux beaucoup plus fort que le mien !

Amis chers, la Lecture de ce lundi est Liber A’ash vel Capricorni Pneumatici sub figurâ CCCLXX, versets 13 à 16.

13. Let him sit and conjure; let him draw himself together in that forcefulness; let him rise next swollen and straining; let him dash back the hood from his head and fix his basilisk eye upon the sigil of the demon. Then let him sway the force of him to and fro like a satyr in silence, until the Word burst from his throat.

Commentaire : Un célèbre remez dit que < le sceau du démon > symbolise, dans ce verset, le col de l'utérus – C'est l'illustration la plus radicale que l'on puisse faire de la formule de Netzach : « La femme est vertu externe et corruption interne », comme sur la fameuse photo où la jambe d'une supermodel est passée au rayon x.

Philosophiquement, l'idée est très Lugnasad : si ultra-bandant que soit le corps de Kim Kardashian, il recèle un squelette.

Et psychologiquement, pour citer le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) : < With women, the deeper you go, the rottener it gets. >

J'ai toujours soupçonné ce Mystère d'être, quoi qu'en dise Jung, la cause véritable de l'échec d'Orphée, de sainte mémoire, à exfiltrer Eurydice des enfers – et je l'associe bizarrement à certain lugubre drame que rapporte la tradition familiale :

Un de mes ancêtres (apparemment, le grand-père maternel de l'arrière-grand-père de mon père) était follement épris de sa très belle femme, qui, hélas, décéda fort jeune (certains disent qu'elle mourut en couche, d'autres qu'elle fut fatalement blessée dans un incendie) – Au plus noir du deuil, il s'introduisit clandestinement dans le caveau familial et força le cercueil de la défunte « pour la contempler un instant » – or ce qu'il vit l'horrifia au point qu'il s'enfuit en hurlant et que, traumatisé à vie, il développa une obsession maniaque de l'hygiène qui lui valut presque d'être interné...

Avouez qu'ils ont des côtés emogoth, mes aïeux pétris de distinction !

14. Then let him not fall exhausted, although he might have been ten thousandfold the human; but that which floodeth him is the infinite mercy of the Genitor-Genetrix of the Universe, whereof he is the Vessel.

Commentaire : Dans son commentaire, – spécifiquement centré sur l'interprétation du Liber A'ash comme rituel de Sex Magick, – Achad dit de ce verset : < Ayant donné sa sève, il ne doit pas se désister de la pratique, mais rester dans la Yoni, et si la chose a été correctement accomplie, il devrait être prêt à reprendre l'acte. A ce moment, il devrait sentir la force Magique à l’œuvre en lui. >

– A l'heure où les subtils arcanes de l'eroto-comatose lucidity sont instinctivement, et par inadvertance, découverts par les « pornosexuels » qui s'exercent au gooning, il n'est pas forcément inutile de rappeler qu'il s'agit, avant tout, d'une discipline sacrée...

– Pensez-vous ! Spontanément, les gooners appellent leurs pornstars favorites des « Goddesses »...

15. Nor do thou deceive thyself. It is easy to tell the live force from the dead matter. It is no easier to tell the live snake from the dead snake.

Commentaire : Le Discernement, l'examen de la conduite, – i.e. le Pouvoir de l’Épée Magique et toute l'affaire de la Proclamation d'Innocence, – est la fonction et la raison d'être de la Ruach.

Mais c'est, opérativement, la chose la plus simple du monde : souvenez-vous que vous êtes partout où sont vos pensées : assurez-vous que vos pensées sont bien là où vous voulez être.

16. Also concerning vows. Be obstinate, and be not obstinate. Understand that the yielding of the Yoni is one with the lengthening of the Lingam. Thou art both these; and thy vow is but the rustling of the wind on Mount Meru.

Commentaire : Lao-Tseu, premier entre les Mages, écrit : < Dureté et rigidité sont compagnon de la mort. Fragilité et souplesse sont compagnon de la vie. > – Feu mon Maître bien-aimé, le vicomte de C., enseignait qu'il faut, dans le Cercle, manier les Armes magiques avec < la toute-puissance du grasping d'un nourrisson. >

Bonne journée à tous et à toutes !

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 21° ♑︎ : ☽︎ in 0° ♑︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰ.

Thursday, April 23, 2020

Liber 418, 10ème Aethyr


Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
L'Etude du jour concerne le très célèbre Dixième Aethyr, appelé ZAX, où il est traité, dans le grand détail, du démon Choronzon (la Restriction soit sur lui !), qui est < l'esprit de dispersion, d'impotence, de malice, de corruption, de restriction et de mort >, < l'inverse exact du processus magique >, < celui qui demeure dans l'Abîme >, le < ver aveugle qui vit dans la fange >, < l'égrégore familial de Loki >, etc.

J'ai déjà beaucoup écrit à son sujet. Par exemple ceci, en août 2019 e.v. :


Me and Choronzon Blues 

Abondance de courrier ce matin, dont surnage l'inopinée pointue question suivante:
« De GH le Zéniste à Sir Shumule le Thélémite, salut !
Bonheur et succès galants !
Je ne parviens pas, Maître, à comprendre ce que représente exactement le démon CHORONZON, décrit par John Dee et Sir Edward Kelly, qui est devenu le « diable » dans la philosophie de Thelema.
Puis-je solliciter vos Hautes Lumières sur ce point ?
Neuf Prosternations. »
Ma foi, ami Zen,

Vous êtes un séduisant mystère promis à une destinée sublime qui, comme chacun d’entre nous, avez un côté sombre. Une partie de votre psyché gronde, salive et montre les dents : elle est inconsciente – elle est irrationnelle – elle se nourrit exclusivement de mauvaise volonté, de passions perverses et de peurs instinctives.

C’est le morceau de maladie-du-monde qui se trouve être échu à votre assiette.

Choronzon est le nom que l’on donne à ce margouillis de désirs refoulés, de meurtrissures d'égo, de self-delusions niaises, que vous ignorez délibérément car il est peu flatteur et diffère, en des proportions douloureuses, de ce que vous aimeriez vous faire croire que vous êtes.

Carl Gustav Jung l’appelle "l'Ombre" ; les Chrétiens l’appellent le Malin ; les Juifs l’appellent le Yetzer Hara ; les Hindous l'appellent Apasmārapuruṣa ; les Bouddhiste l’appellent Māra ; nos Ancêtres l’appelaient Loki : vous pouvez l’appeler votre evil twin, votre Mephisto, votre natif-du-Cancer interne.

Du coup, Choronzon est également ce que les Alchimistes transforment en or : non quelque chose d’intrinsèquement « mal », mais un subalterne qui, – comme tous les stalkers, toutes les imbitables à daddy issues et tous les larbins congédiés, – devient, parce qu’on l’ignore, hystérique en surcompensation : ainsi l’homme tourne-t-il compulsivement, caricaturalement bas-de-gamme pour cesser de souffrir.

Si vous ne piétinez pas votre Iznogoud, votre Iznogoud vous mordra au mollet. Il sabotera systématiquement vos efforts, à moins que vous ne vous efforciez d’agressivement l’identifier et d’alchimiquement le transmuter : < Refuse none but thou shalt know & destroy the traitors > (AL 3, 42) : n’est-il pas très connu que se plaindre des manquements d’autrui est trahir ses propres défaillances ?... Si vous déshéritez un aspect de votre personnage, il se matérialisera brusquement, au coin du bois, sous forme (peu ou prou) humaine, lorsque vous l’attendrez le moins...

Comme l’Anneau de Sauron, il veut qu’on le trouve : d’où les actes manqués, les pseudo-accidents, les inhibitions bêtes – les kink libidineux dangereusement barrés,

Me and Choronzon were walking side by side,
I’m gonna beat my woman until I get satisfied.
… les « aventures terribles » dont Nietzsche nous dit qu’elles finissent par nous faire soupçonner que celui à qui elles arrivent est lui-même quelqu’un de terrible.

Voyez, ami Zen ! Le nain qui refuse de s’admettre nain sera jeté (ou lancé, plutôt, puisqu’il s’agit d’un nain) sur un terrain de basket-ball devant des millions de téléspectateurs : quiconque nie ce qu’il n’aime pas en lui-même aura le nez plongé dedans.

Soyez donc Alchimiste plutôt que Youtubeur ! Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem : « Jusqu’à ce que vous ayez rendu le Subconscient conscient, il dirigera votre vie et vous l’appellerez le destin », dit encore Carl Jung – ou, selon ma formule inlassable : ce que tu fuis est ton salut.

En dernière analyse, je dirais : Choronzon (la Restriction soit sur lui !) est tout ce qui est compliqué. Or "ce qui est compliqué est faux et pourri" (LF Céline), et la guématrie de "Simple" en hébreu, פּשוט, est 395, soit celle de Neshamah נְשָׁמָה.

Incidemment, comme H' met invariablement le Remède à côté du Mal, ce jour est aussi celui de la Grande Fête de Sir Richard Payne Knight (ses mérites nous protègent !), saint patron des archéologues, des collectionneurs et des dilettantes, ainsi que chantre de Priape, dieu des Jardins dont le nom a été donné, par les astrologues, à la Configuration qui neutralise l'influence de la Lune Noire, i.e. qui neutralise l'influence de l'Etroitesse, de la Marâtre à Sécateur et de l'Horizontalité intégrale, lesquelles constituent le champ d'activité spécifique de Choronzon (la Restriction soit sur lui !)

Impudents amis, gens beaux et heureux, lisez, par précaution, Destination Ragnarök et Priape ne veut pas qu'on pense, et passez un radieux Treizième jour du Ménage de Printemps !

In nomine BABALON Amen. Restriction unto Choronzon.

Love is the law, love under will.

ϣ. ☉︎ in 3° ♉︎ : ☽︎ in 9° ♉︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰ.

Illustration : Faust et Mephistophélès par Anton Kaulbach.

Tuesday, October 15, 2019

House of the Beloved : de l'Herméneutique

I came to the house of the Beloved and the wine was like fire that flieth with green wings through the world of waters. – Liber Cordis Cincti Serpente 4, 30
Chers beaux génies qui hantez ce blog,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

J’ai passé le week-end à relire Don Quichotte avec la frénésie que mettait Don Quichotte à lire Chrétien de Troyes. Édition de 1863, gravures de Gustave Doré. D’un point de vue magique, c’est très admirable.

J’aime que Cervantès ait absolument saisi, – comme en témoigne l’ultra-tantrique personnage de Dulcinée, servante d’auberge et fille de joie en qui le Chevalier voit sa Dame, au sens fin’amor du terme, – le principe féminin éternel, ou, – plus exactement, – le principe d’Éternel Féminin.

Théorème : Éternel Féminin = Aïn Soph x Terre-mère.

Notre Dame NUIT, l’Infini béni, < nous attire vers le haut > (Goethe, Faust) et il n’est pas de spiritualité possible sans contemplation régulière du ciel nocturne – perpendiculairement à quoi, l’Hétaïre BABALON nous entraîne à aimer, orner, embellir la vallée-de-larmes-de-joie où nous nous trouvons provisoirement incarnés: "Nous venons d’elle, tendons vers elle, et elle nous stimule en chemin ; Gustave Courbet a parfaitement résumé la chose dans son Origine du Monde ; il n’y a de Vrai, en définitive, que le butt de Shakira." (Sir Shumule, Butt)

Bien sûr, au bout du compte, NUIT et BABALON sont sœurs (AL 1, 53) – ou, selon ma scandaleuse paraphrase : « le bitoul et comme le findom et le findom est comme le bitoul, mais d’une autre manière. »*

[Notez qu’« Aïn Soph x Terre-Mère » n’est pas un mnémonique anodin : NUIT est ה, donc 5, BABALON est ט, donc 9. Or, 9 x 5 = 45, valeur numérique de ME, et < TO ME ! > est le leitmotiv et la Parole Ultime de la Déesse (AL 1, 65). Puissent vos heures nocturnes, – heures, par excellence, de Pénétration des Mystères, – se passer à faire Huð < sous les étoiles nocturnes dans le désert > (AL 1, 61), ou à boire au bordel, < caressés par de magnifiques femmes bestiales aux membres forts, qui ont du feu et de la lumière dans leurs yeux et des masses de cheveux flamboyants autour d'elles > (AL 2, 24) ! Amen. (Notez que, là encore, vous boirez du Dom-Pé ou du Cristal Roederer, et que les < vins qui moussent > sont sacrés à NUIT (AL 1, 51) : pas moyen d'en sortir...)

A ce sujet, je reçois, relativement à mon Discours intitulé De l'Automne, la question lapidaire suivante :
« WTF est la Habibi ? »
Habibi est un mot arabe (حبيبي), signifiant « Bien-Aimée ». En Thelema, il désigne l’unité de division des Livres Saints en vue de l’Étude quotidienne et, par extension, cette Étude elle-même. (Il semble que le premier Cercle à avoir décerné à l’herméneutique ce titre amoureux soit celui des Heartflame Ministries, aux alentours de 2010 e.v.)

< L’oraison est l’union à NUIT, l’étude l’union à BABALON >, écrit Frater Drux sur AL 2, 26 : d’où (donc) la notion de Habibi – de Bien-Aimée – dans tous les sens. Il ne s’agit pas de stocker du savoir livresque mais de rejoindre quotidiennement le Divin, – en jonglant, paradoxe, avec les formules d’un Manuscrit dont il n’est même pas permis de modifier, si peu que ce soit, la calligraphie originale (AL 2, 54 ; 3, 47), – dans cette merveilleuse partie de cache-cache avec DIEU que constitue l’exégèse : < Le Livre de la Loi est écrit et caché > (AL 3, 75) = le Liber AL est l’écrit (līber en latin) où AL (DIEU en hébreu) Se cache.

Oui, l’exégèse est un jeu. Il ne s’agit pas d’y « croire », mais de s’en servir pour rentrer dans une pratique du questionnement qui est fondatrice de l’homme.

Du reste, si les quatre niveaux d’étude – attribués aux quatre éléments, aux quatre saisons, aux quatre points cardinaux, etc. bref : aux quatre lettres du Saint Tétragramme, et applicables aux Écritures sacrées (la Habibi proprement dite), comme aux Songes (pratique la plus importante selon moi et la plus redoutable selon Jung), comme à chaque occurrence de notre journée (c'est là que le Registre devient réellement Magique), – si les niveaux d’étude, dis-je, sont, à l’ère d’internet, généralement connus, c’est dans AL qu’ils sont consignés de la façon la plus pure.

Il est écrit :

Let him come through the first ordeal & it will be to him as silver : Qu'il passe à travers la première épreuve & ce sera pour lui comme de l'argent. (AL 3, 64)

C’est le sens simple, littéral. Il doit être < comme de l'argent >, c’est-à-dire taillé dans le métal lunaire, donc (en vertu de < he is ever a sun and she a moon > (AL 1, 16)) celui de Binah, donc celui de Saturne ♄, sinistre recteur des contingences temporelles. Or, Binah, la Mesure Fertile, est le Graal (Calc ᛣ) et la racine de la Rigueur - elle est donc BABALON : étudiez le verset comme une demi-mondaine étudie son Vanity Fair.

Note : l’argent est un métal peu coûteux (« non-noble », disent les joailliers) dont le nom est, pourtant, dans notre langue, devenu celui des biens financiers en général et du Pentacle le plus puissant de tous : le papier-monnaie. C’est que BABALON personnifie (entre autres) le Mystère du Nombre 86, qui est, en hébreu, à la fois la valeur numérique du premier Nom par lequel DIEU est désigné dans la Torah (אֱלֹהִים, littéralement « Elle-les-Dieux ») et celle de הטבע, « la Nature ». Il n’y a rien de profane dans l’univers : < All things are sacred to me, no thing is sacred from me >, comme il est écrit (A’ash, 28).

Through the second, gold : à travers la deuxième, de l'or. (AL 3, 65)

C’est le sens allusif, ou symbolique. Le métal spécifiquement saturnien, qui n’est pas l’argent, mais le plomb, a été alchimiquement transmuté en l’or phallique et solaire de la léonine Bête 666 couronnée : étudiez, non ce que dit le verset, mais ce qu’il veut dire.

Through the third, stones of precious water : A travers la troisième, des pierres d'eau précieuse. (AL 3, 66)

C’est le sens révélé par l’exégèse. Aleister Crowley – le Maître Therion – dit, dans le Vieux Commentaire, que ces < pierres d’eau précieuse > sont des diamants, ce qui nous renvoie à < l’azur gemmé >, le ciel étoilé, qui est < la splendeur nue de Nuit > (AL 1, 14) : il s’agit de décoller du sens littéral, de < revêtir les ailes > (AL 1, 61) et de s'envoler vers NUIT : on use de paraboles, d'allégories, de métaphores, de jeux de mots à base de glissements phoniques, sémantiques, de concordances temuriques (permutation des lettres) et guématriques (valeur numérique des mots), ce qui finit par faire apparaître un sens fort éloigné du texte d'origine : on pêche, en somme, les diamants précieux que recèlent les eaux, parfois amères, de l’Étude : < C'est le monde des eaux de Maim, c'est l'eau amère qui devient douce. > (Cordis 3, 55)

Through the fourth, ultimate sparks of the intimate fire : A travers la quatrième, les étincelles ultimes du feu intime. (AL 3, 67)

NUIT manifeste HADIT (AL 1, 1) qui se dissimule en NUIT (AL 2, 1) : le quatrième niveau est celui du sens mystique, magique et secret. Celui que révèle l’< ultime étincelle du feu intime > du Magicien, soit HADIT, < la flamme qui brûle dans le cœur de tout homme > (AL 2, 6), < le Magicien et l’Exorciste > (AL 2, 7), le < Serpent secret > (AL 2, 26) < qui donne Connaissance et Délice > (AL 2, 22).

Voilà pour la Habibi, cher : la Loi est votre Beloved – votre Dulcinée.

Tous mes vœux de bonheur dans cette aventure !

Love is the law, love under will.

☉︎ in 21° ♎︎ : ☽︎ in 9° ♉︎ : ♂︎ : Ⅴⅴ

* Le bitoul est le principe mystique d'annulation de soi dans l'Infini : c'est le but de la spiritualité, le but de l'Initiation. Le findom est une paraphilie masochiste dans laquelle l'homme fait des offrandes d'argent à une femme sans recevoir d'elle le moindre service sexuel, ni la moindre considération en retour.

Tuesday, August 27, 2019

Me and Choronzon Blues

Abondance de courrier ce matin, dont surnage l'inopinée pointue question suivante:

« De GH le Zéniste à Sir Shumule le Thélémite, salut !
Bonheur et succès galants !
Je ne parviens pas, Maître, à comprendre ce que représente exactement le démon CHORONZON, décrit par John Dee et Sir Edward Kelly, qui est devenu le « diable » dans la philosophie de Thelema.
Puis-je solliciter vos Hautes Lumières sur ce point ?
Neuf Prosternations. »

Ma foi, ami Zen,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Vous êtes un séduisant mystère promis à une destinée sublime qui, comme chacun d’entre nous, avez un côté sombre. Une partie de votre psyché gronde, salive et montre les dents : elle est inconsciente – elle est irrationnelle – elle se nourrit exclusivement de mauvaise volonté, de passions perverses et de peurs instinctives.

C’est le morceau de maladie-du-monde qui se trouve être échu à votre assiette.

Choronzon est le nom que l’on donne à ce margouillis de désirs refoulés, de meurtrissures d'égo, de self-delusions niaises, que vous ignorez délibérément car il est peu flatteur et diffère, en des proportions douloureuses, de ce que vous aimeriez vous faire croire que vous êtes.

Carl Gustav Jung l’appelle "l'Ombre" ; les Chrétiens l’appellent le Malin ; les Juifs l’appellent le Yetzer Hara ; les Hindous l'appellent Apasmārapuruṣa ; les Bouddhiste l’appellent Māra ; nos Ancêtres l’appelaient Loki : vous pouvez l’appeler votre evil twin, votre Mephisto, votre natif-du-Cancer interne.

Du coup, Choronzon est également ce que les Alchimistes transforment en or : non quelque chose d’intrinsèquement « mal », mais un subalterne qui, – comme tous les stalkers, toutes les imbitables à daddy issues et tous les larbins congédiés, – devient, parce qu’on l’ignore, hystérique en surcompensation : ainsi l’homme tourne-t-il compulsivement, caricaturalement bas-de-gamme pour cesser de souffrir.

Si vous ne piétinez pas votre Iznogoud, votre Iznogoud vous mordra au mollet. Il sabotera systématiquement vos efforts, à moins que vous ne vous efforciez d’agressivement l’identifier et d’alchimiquement le transmuter : < Refuse none but thou shalt know & destroy the traitors > (AL 3, 42) : n’est-il pas très connu que se plaindre des manquements d’autrui est trahir ses propres défaillances ?... Si vous déshéritez un aspect de votre personnage, il se matérialisera brusquement, au coin du bois, sous forme (peu ou prou) humaine, lorsque vous l’attendrez le moins...

Comme l’Anneau de Sauron, il veut qu’on le trouve : d’où les actes manqués, les pseudo-accidents, les inhibitions bêtes – les kink libidineux dangereusement barrés,


Me and Choronzon were walking side by side,
I’m gonna beat my woman until I get satisfied.

… les « aventures terribles » dont Nietzsche nous dit qu’elles finissent par nous faire soupçonner que celui à qui elles arrivent est lui-même quelqu’un de terrible.

Voyez, ami Zen ! Le nain qui refuse de s’admettre nain sera jeté (ou lancé, plutôt, puisqu’il s’agit d’un nain) sur un terrain de basket-ball devant des millions de téléspectateurs : quiconque nie ce qu’il n’aime pas en lui-même aura le nez plongé dedans.

Soyez donc Alchimiste plutôt que Youtubeur ! Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem : « Jusqu’à ce que vous ayez rendu le Subconscient conscient, il dirigera votre vie et vous l’appellerez le destin », dit encore Carl Jung – ou, selon ma formule inlassable : ce que tu fuis est ton salut.

Love is the law, love under will.

Bénédictions endiablées.

- Sir Shumule

Faust et Mephistophélès, par Anton Kaulbach