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Saturday, March 22, 2025

Die Before The Hour

Atu XIX, Le Soleil, Tarot Manara

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

La Lecture sainte de ce ce samedi, 1083ème jour de notre Exil, est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 51 à 54.

Il me revient d’avoir, en 2022 e.v., introduit l’étude de ce péricope ainsi :
C'est le troisième jour de la Saison Sainte, et autant ma gueule de bois d'hier donnait l'impression d'avoir été composée par Tom Waits, autant celle de ce matin est d'une élégance folle – Je dirais : impertinente et légère – Résolument femme du monde – Elle ferait une marraine très chic pour une ligue de tempérance.

Comme quoi ! 

51. O Thou light and delight, ravish me away into the milky ocean of the stars !

Commentaire 2022 e.v. : Impeccablement raccord, puisque nous faisons aujourd'hui mémoire de saint Johann Wolfgang von Goethe, – Frater Abaris, – dont les dernière paroles furent « Mehr Licht ! Mehr Licht ! »

Commentaire 2025 e.v. : Mehr Licht — Le crédo politique de saint Wolfgang von Goethe (ses mérites nous protègent) se résumait à : « les réformes plutôt que la révolution ».

En ceci, je me range à son opinion : lorsque, au cours de mon légendaire Paisible entretien dans l’ombre de la nuit, on m’a dit que j’étais, selon toute vraisemblance, un « anarchiste de droite », j’ai répondu :
Je suis trop vieille-France, trop bien élevé pour être anarchiste. Je hais tout mouvement révolutionnaire.
De fait, cette insistance des Trogs à vouloir « faire bouger les choses » est, comme tout ce que font les Trogs, terriblement stupide.

Je veux dire : le bonheur implique paix sociale, enracinement identitaire, affection persistante et rentes indéboulonnables — Le bonheur, c’est quand rien ne bouge.

Une idéologie qui, comme celle qui sévit chez les peuplades trogs, insiste obsessionnellement sur « un monde qui bouge » veut explicitement créer du malheur.

En même temps, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : il s’agit de Trogs, c’est-à-dire d’animaux — Leur rôle est de travailler, de cotiser, et de mourir d’une injection de sérum mRNA — Leurs états d’âme ne présentent pas le moindre intérêt — le fait qu’ils prétendent en avoir est même, en soi, totalement bouffonne.

Mais pour nous, superbes élus (AL 1, 31 ; 50 ; 2, 19 ; 25 ; 53), retenez : le bonheur, c’est quand rien ne bouge.

52. O Thou Son of a light-transcending mother, blessed be Thy name, and the Name of Thy Name, throughout the ages !

Commentaire 2022 e.v. : Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, déclare, au sujet de ce verset : 
« Of course the dissolution of the complex of energies that formed the old ego results in an identification of the entire being of the Adept with Nuit. »

Il le rapproche ensuite de AL 1, 27-30, dont j'ai notamment écrit : 

Sans binaire, pas de douleur ; sans douleur, pas de soulagement ; sans soulagement, pas de plaisir (en vertu du principe : le plaisir, sexuel ou chimique, est dans le soulagement) ; sans plaisir, pas de création (en vertu du principe : la création sans plaisir [devoir] et le plaisir sans création [toxicomanie] sont tous les deux des maladies) — C'est, évidemment, l'ultime secret de la Magie Sexuelle, donc celui de la Muse ou, ainsi que me le disait récemment AM : « Tu étais dé-chaî-né la nuit dernière, salaud ! Tu m'as fait faire dix fois le tour du lit ! Selena Gomez a sorti une nouvelle vidéo ou quoi ? » (Pixie Dust)

Commentaire 2025 e.v. : Je souhaite renaître sept fois dans la vie qui est la mienne, pour détruire encore plus d’ennemis de Ra-hoor-khuit.

53. Behold ! I am a butterfly at the Source of Creation ; let me die before the hour, falling dead into Thine infinite stream !

Commentaire 2022 e.v. : 
Seules les chenilles vraiment sexy deviennent des papillons psychédéliques. – Sir Shumule 

Commentaire 2025 e.v. : Il est écrit que le prêtre des princes, Ankh-af-na-khonsu (qu’il soit béni et vénéré), eut, dans l’extase, une vision de lui-même sous la forme d’< un papillon à la Source de la Création >, durant laquelle il pria de < mourir avant l’heure > afin de rejoindre notre sublime dame Nuit.

Cela nous renvoie à la Parole sacrée du nāḥāš Hadit, notre Maître, grand dieu de Béhédet : < Celui qui vit longtemps & désire beaucoup la mort est toujours le Roi parmi les Rois > (AL 2, 74).

54. Also the stream of the stars floweth ever majestical unto the Abode ; bear me away upon the Bosom of Nuit !

Commentaire 2022 e.v. : Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, déclare de ce verset : 
« Nuit is the Infinite, into which all stars are falling. Our Destination is the same. »
Il rapproche, en outre, ce stream of the stars (flux des étoiles) de la rivière d'Ambroisie dont il est question en Cordis, 1, 33-40, et dont j'ai personnellement écrit : 
La vie est une rivière d'ambroisie que l'on descend à bord d'un bateau de nacre — C'est pourquoi, à la question : if not you, who would you be ?, j'ai naguère répondu : 
Le capitaine Merrill Stubbing, pilote du Pacific Princess, s'il avait, en plus, le pouvoir de se transformer à volonté en Joe Manganiello, époux de Sofia Vergara. (Tempus Lunae)
Et le fait que Yama, notre destination de rêve, porte le nom que divers crapulous creeds donnent au Juge des Morts, renvoie aux vœux formulés par moi relativement à mon Dernier Repas : 
Saviez-vous qu'autrefois, dans l'Ancien Israël, on faisait boire aux condamnés, juste avant de les mettre à mort, une coupe de vin très fort mêlé d'une strange herb de type datura ? Ceci en application de ce que recommande le roi Salomon : < Donnez des liqueurs fortes à celui qui va mourir, du vin à ceux qui ont l'amertume au cœur. Qu'ils boivent, qu'ils s'enivrent et perdent le souvenir de leur chagrin > (Proverbes 31, 6-7) — Nous pouvons logiquement en déduire qu'un condamné de l'époque partait en pilier de bistrot se prenant pour une sorcière qui s'envole sur son balai. Et que poursuivre l'exécution était pure cruauté : le malheureux était déjà bien assez puni en ayant dû ingérer un vin du Proche-Orient !

Si j'en venais à périr sur l'échafaud, un Château Latour 1er Grand Cru Classé 1945, et remplacez la datura par quelque vigoureux gaperon.

Bien sûr, ça ne suffirait pas à enivrer assez un pochard de mon calibre pour que je < perde le souvenir > que Macron a repoussé mon recours en grâce, ce qui n'est pas très gentil après tout le bien que j'ai dit de sa femme — Il faudrait orthodoxement s'en tenir à l'injonction salomonique des < liqueurs fortes > et, si le cocktail Adios Motherfucker semble, évidemment, de circonstance, j'opterais probablement néanmoins pour un Looping-Papaye, en raison de sa merveilleuse qualité d'ivresse qui me donnerait l'impression d'aller à la guillotine en yacht. (Gargantuan again)

Commentaire 2025 e.v. : Loyaux Fidèles, si vous aviez tiré ce verset dans une perspective bibliomancique, et demandé au vieil Chioa Khan une interprétation, je vous aurais répondu ceci 

Si je devais résumer mon parcours en ce monde, je dirais que chaque jour a été si court, chaque heure si fugace, chaque minute si remplie de la vie que j'aime que le temps pour moi s'est enfui de façon beaucoup trop rapide. 

Puis j’ai vécu 1083 jours de trop.

Cela dit, Soror Jezebel me soupçonne de poster mes publications depuis un immense vaisseau spatial sillonnant quelque galaxie lointaine, un palais volant dans lequel règne une ambiance de luxe effréné et m’entoure un harem de courtisanes expertes…

Et ma foi… Allez savoir si cette histoire de prison dans l’Allier n’est pas une couverture… ;)  

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Bons baisers des Bahamas.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 2° ♈︎ : ☽︎ in 1° ♑︎ : ♄︎ : Ⅴⅹⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Holy Season XIX : Mehr Licht (2020)

Tuesday, March 11, 2025

Coils of the Serpent

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est aujourd'hui le 11 mars, anniversaire de la Grande Épouse Royale Hypatia-Chloé, ainsi que greater feast du Sha Rocco, saint Hargrave Jennings — et cette synchronicité entre l’auguste personne de la reine et le chantre du  phallisme ne laisse pas, je dois dire, d’être assez troublante… Sexy, mais troublante…

Amis chers, la Lecture sainte de ce mardi, 1072ème jour de notre Exil, est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 11 à 14.

11. Further, I destroyed the time Past, and the time to Come — had I not the Power of the Sand-glass ? 

Commentaire 2021 e.v.: Blocage sur les trauma d'enfance et arrivisme invétéré sont une épouse royale félonne et son frère Iznogoud conspirant contre le Souverain.

Commentaire 2025 e.v. : I destroyed the time Past — Un Capitaine de la Pénitentiaire, ayant pratiqué mes écrits, m’a un jour reproché de « vivre dans le passé » — C’est, en effet, une erreur classique, chez les Trogs, que de préconiser que l’on « tourne la page », que l’on « aille de l’avant », etc.

Tout mon Attainment spirituel, tout mon prodigieux talent littéraire, et le fait que je sois admirable en tout, pour tout, procèdent directement de ce que je ne laisse jamais passer une nuit sans méditer le souvenir des Jours Heureux et prier pour leur retour.

Analogie politique évidente : c’est en faisant successivement oublier aux écoliers de France les noms de Brennus, Vercingétorix, Faramond, Mérovée, Dagoberth, Charlemagne,  Philippe Auguste, François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon que l’on a pu transformer les grands peuples composant notre malheureuse nation en vagues « tribus sans noms » — comme disaient les Romains en exterminant les Druides, gardiens de la mémoire collective.

Le présent est, par définition, inquantifiable, et le futur une hypothèse — seul le passé existe.

Nous l’avons déjà dit : s’il y a un avenir, il est avant et vous devez relire, toute affaire cessante, le très bon texte de moi intitulé Aurore (2014), qui traite ce sujet en profondeur.

12. But in the very hour I beheld corruption.

Commentaire 2021 e.v. : J'ai dit : "Même le corps de Kim Kardashian recèle un squelette" ; IAO 131 a répondu : "There is a god in my flesh and bones".

Commentaire 2025 e.v. : Soror K., la Femme Écarlate, a récemment écrit de moi : « Sir Shumule est le pire obsédé du cosmos : tout ce qui porte une culotte l’excite ! S’il n’était pas également le plus grand Sage de cette génération, il faudrait l’enfermer en prison… D’ailleurs, il y est déjà… »

13. Then I said : O my beloved, O Lord Adonai, I pray thee to loosen the coils of the serpent ! 

Commentaire 2021 e.v. : Souvenez-vous qu'il est permis de prononcer le Nom divin si le verset est cité en entier.

Commentaire 2025 e.v. : Parlons en vieux Qabaliste chenu : Adonaï est la Formule Magique par laquelle on invoque Kether (l’Un) via le truchement de Tipheret (le Saint Ange Gardien) — Cette Formule est particulièrement liée au Judaïsme, lequel est une méditation sur le 1 (Kether, Achad) tel qu’Il Se manifeste dans le 4 (Chesed, le Saint Tétragramme).

Nous, Thélémites, invoquons Nuit, la Déesse qui, en termes de Sainte Qabale, est l’Aïn Soph.

C’est supérieur à tout — Au-delà, il n’y a qu’Aïn, c’est à dire, littéralement, rien.

D’où la Parole de la Déesse : < m’aimer vaut mieux que toutes choses > (AL 1, 61).

14. But she was closed fast upon me, so that my Force was stayed in its inception.

Commentaire 2021 e.v. : Lao-Tseu, premier entre les Mages, a dit :
La faiblesse est sublime, la force est méprisable. Quand un homme naît, il est faible et souple. Quand il meurt, il est fort et raide. Quand un arbre croît, il est souple et tendre ; quand il devient sec et dur, il meurt. La dureté et la force sont compagnes de la mort. La souplesse et la faiblesse traduisent la fraîcheur de la vie. C'est pourquoi ce qui a durci ne vaincra pas.

Commentaire 2025 e.v. : Nuit est, disait-on en Égypte, « la Grande Déesse qui a donné le jour aux dieux », « Celle qui possède mille âmes », « Celle qui a porté les dieux », « la souveraine de tout », « Celle qui protège », « Celle qui couvre le ciel ».

Plus encore, elle est, dit le Livre, < la sublime déesse > (AL 1, 26), < la Reine de l’Espace > (AL 1, 27), < la Reine du Ciel > (AL 1, 33).

Plus encore, elle est, disent les Qabalistes, l’Aïn Soph béni Soi-même.

Mais, par-dessus tout, elle est ce que saint Wolfgang von Goethe (ses mérites nous protègent) appelle, dans son Faust, < l’Eternel Féminin >.

Or, du Féminin, nous savons une chose : on en sort moins fier qu’on y est entré — D’où la Parole du saint Mage Lao-Tseu (ses mérites nous protègent) : < ce qui a durci ne vaincra pas. >

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Bons baisers des Bahamas.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 21° ♓︎ : ☽︎ in 18° ♌︎ : ♂︎ : Ⅴⅹ.

Wednesday, May 22, 2024

Mighty Spell

A David-Louis.

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall  be the whole of the Law.

L’amour soumis à la volonté, — ou amour selon la volonté, ainsi que l’on traduit parfois love under will aujourd’hui, — procédant du prince-prêtre, ne connaît pas plus de frontières physiques que la surabondante coupe qui perpétuellement déborde au sommet de la fontaine de champagne.

Aucun mur de prison, aucun bulletin météo angoissant, aucune foule de villageois massés aux grilles du château et brandissant fourches et torches en criant : « Au bûcher, le gourou charismatique, intéressé seulement par le pouvoir, le sexe et l’argent ! », ne peut empêcher l’amour du prince-prêtre d’atteindre ceux qui lui font allégeance.

Je serai toujours auprès de chacun d’entre vous, main sur votre épaule, à vous conférer LawLiberty, Life, Love et Light — ainsi que santé éclatante, bonheur insolent et prospérité totalement scandaleuse !

Amis chers, la Lecture sainte de ce mercredi, 778ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 52 à 55.

52. Io Pan ! Io Pan ! I love Thee. I love Thee.

Commentaire
 « Votre billet Cour Secrète des Roués est le plus grand hommage rendu à Pan depuis l'Hymne Homérique qui lui est consacré. » — Frater Y. à Sir Shumule, vendredi 1er janvier 2021.

53. O my God, spare me !

Commentaire : Le seigneur Ra-hoor-khuit nous ordonne, au contraire : < spare not ! > (AL 3, 18)

N’épargnez rien ni personne.

Intellectuels woke overeducated et détenus gitans sortis droit des poubelles ne se permettent une certaine arrogance que lorsqu’ils savent que les conventions sociales et le personnel pénitentiaire ne vous autorisent pas à leur fendre le crâne — c’est-à-dire vous obligent à les épargner.

Or il y a toujours un moment où il faut tuer quelqu’un. Toujours. Et malheur à qui continue de vivre après avoir raté ce coche !

Spare not !

Voyez ! Une de mes amies est exceptionnellement parano sur le respect mêlé de crainte qu’il convient, selon elle, de témoigner aux défunts. 

Une nuit que plusieurs histoires de revenants nous avaient mis dans le mood (comme tous les châtelains, j’en ai des wagons), je déclarai que je n’aurais pas le moindre scrupule à tuer quiconque se tient entre moi et mon thélème

Elle s’écria : «  Alors, les morts viendront forcément se venger !… tu n’y couperas pas !... c’est obligatoire !… » 

– « Eh bien, répliquai-je, dans ce cas, je continuerai à les tuer jusqu’à ce qu’ils restent morts ! » 

54. Now ! It is done ! Death.

Commentaire : Il me semble que It is done fut la dernière parole du miteux esclave rampant que la vermine chrétienne révère…

A ce sujet : Ma chère amie Prudence, reine du Questionnaire « de Proust », me dit qu’aussi spirituelles que soient ses victimes, celles-ci donnent toujours des signes de malaise au moment de la question « Comment aimeriez-vous mourir ? »

« Généralement, le sujet s’en sort par un rire jaune, un mot d’esprit ou un lieu commun, sans cesser de gigoter… Marrant… »

Elle ne fait d’exception que pour moi, qui lui ai répondu : « L’épectase : celle du Régent, du président Félix Faure et du cardinal Daniélou. Ou la mort de vieillesse, à 165 ans, tendrement choyé par mes proches. Ou mourir d’épectase à 165 ans parce qu’une de mes proches m'a choyé un peu trop tendrement.… »

Ne trouvez-vous pas étrange que la méditation de la mort nous soit aussi désagréable, alors que notre trépas final est la seule certitude absolue que nous ayons ici-bas ? (Raison pour laquelle je ne refuse jamais une aventure, si risquée soit-elle… je ne crains pas que cela finisse mal puisque, de toute façon, nous finissons mal…)

Parlons mort.

Je n’arrive pas à prendre « la Camarde » au sérieux. Elle n’a rien, selon moi, de la Treizième Lame du Tarot : elle n’est pas glauque — ni marécageuse — ni un squelette hyper mal fringué trimballant des outils agricoles.

La seule chose qui m’intrigue, chez les morts célèbres, c’est leur « mot de la fin ».  

Que Napoléon rende l’âme en disant : « Mon fils à la tête de l’armée », rien de plus naturel – mais où Piron est-il allé chercher son fameux : « Je m’en vais ou je m’en vas, l’un et l’autre se dit ou l’un et l’autre se disent » ?... Un tel hommage à notre grammaire, dans un moment pareil !... ça me rappelle Beauzée, le martyr de l’imparfait du subjonctif, qui, trouvant sa femme au lit avec un professeur d’allemand, et entendant celui-ci balbutier : « Je vous l’avais bien dit, madame, qu’il fallait que je m’en aille… », répliqua sèchement : « Que je m’en allasse, monsieur ! »

Bref ! Voici l’ultima verba d’un panel d'illustres mourants. Dites-moi ce que vous en pensez.

Toulouse-Lautrec : « Maman… rien que toi ! »

Chamfort : « Je vais faire semblant de ne pas mourir. »

Edward Thurlow : « Que je sois pendu si je ne suis pas entrain de mourir ! »

Goethe : « Mehr Licht !... Mehr Licht !... »

Chopin : « Maintenant, je suis à la source du bonheur. »

Musset : « Dormir, enfin ! Je vais dormir ! »

Berlioz : « Quel talent je vais avoir demain ! Enfin, on va jouer ma musique ! »

Victor Hugo : « C’est ici le combat du jour et de la nuit ! Allons ! Il est temps que je désemplisse le monde ! »

Villiers de l’Isle d’Adam : « Eh bien ! je m’en souviendrai de cette planète ! »

Oscar Wilde : « Si la vie avait une seconde édition, comme j’en corrigerais les épreuves ! »

Voltaire : « Je m’arrêterais de mourir, s’il me venait un bon mot ou une bonne idée… »

Georges Clémenceau, désignant un curé qui arrivait : « Enlevez-moi ça ! »

Rabelais : « Tirez le rideau, la farce est terminée ! »

Pour la bonne bouche, les deux terribles mots de personnages qui sont surtout connus pour les avoir prononcés :

« Mais je ne peux pas mourir ! Je suis l’homme le plus riche d’Europe ! » (Rizzoli, industriel) 

« J’ai 30000 livres de rente, et je meurs ! » (Philippe Desportes)

Enfin, le plus beau de tous :

« Quel artiste périt avec moi ! » - Néron.

Je soupçonne certains hommes de lettres d’avoir rédigé leurs dernières paroles à l’avance… du coup, je me suis attelé à trouver les miennes – en vain : je suis si peu funèbre que l’inspiration m’a déserté… j’ai bien pensé au jeu de mots vaseux « je ne fais que passer », mais on m’a affirmé que c’était déjà pris… sans compter qu’un « mot de la fin » nécessite une mort bourgeoise, popote… il est plus difficile d’obtenir l’attention de son entourage lors d'un crash en avion… tout au plus pourrai-je glisser à ma voisine, pendant que l’appareil plonge en piqué : « Vous devez salement regretter de n’avoir pas cédé à mes avances tout à l’heure… » 

55. I cried aloud the word — and it was a mighty spell to bind the Invisible, an enchantment to unbind the bound ; yea, to unbind the bound.

Commentaire
: Je hurle systématiquement, après Resh-Ahathoor, la Habibi du jour dans ma cellule, afin que notre auguste reine, la déesse Nuit, consente à unbind the bound, c’est-à-dire à ordonner ma levée d’écrou. Bien-aimés Wolves, hurlez en synergie avec moi…

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

☉︎ in 1° ♊︎ : ☽︎ in 17° ♏︎ : ☿︎ : Ⅴⅹ
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Friday, May 17, 2024

Retours

"Sir Shumule est un être comme on en rencontre peu, sur le web ou dans la vie, de cette race d'étranges bonshommes indéfinis, grands nobles ayant l'éclatante supériorité : la culture, la perfidie, la démesure, la puissance, l'humour destructeur, en un mot le génie." - Alain Gobla
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Avant toute chose, une mise au point qui me semble importante, au vu des retours que m’ont valus les deux derniers billets publiés par moi : 

Mes Commentaires sur la Loi ne sont établis que pour moi-même, à la seule lumière des écrits du prêtre des princes, Ankh-af-na-khonsu (c´est-à -dire à la seule lumière des treize Livres Saints de Thelema), ainsi que pour la "secte clandestine" des fidèles dont j'ai la charge depuis qu'ils m'ont assigné la Hierophantic task et le titre de Chioa Khan — eux n’étudiant la Loi que chacun pour lui-même et à la seule lumière de mes écrits (principe de la Beasthood).

Les gens demandent : « D’où vient l’autorité spirituelle que les membres de cette secte vous reconnaissent ? »

Ma foi, voici ce que j’en écrivais il y a trois ans jour pour jour :
« C'est le dix-septième des Beaux Jours et n'oubliez pas, dans vos promenades, la brusque Compréhension qui détermina, jadis, la vocation religieuse de votre vieux Shumule : Les chants sublimes par lesquels les oiseaux révèlent dans le monde l'harmonie divine au printemps leur sont inspirés par le rut. »
Amis chers, la Lecture sainte de ce vendredi, 774ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 32 à 35.

32. Pan ! Pan ! Io Pan ! it is enough.

Commentaire 2021 e.v. : Oh ! ce temps que les âmes nobles gâchent, hélas ! à "approfondir" les choses ! La vie est comme la femme, c'est-à-dire comme la méditerranée : sublime au crépuscule, depuis les plages, onze fois bénies, de Cefalù, mais de plus en plus sombre et susceptible de receler des poissons abyssaux à mesure que l'on "approfondit" — Tout ce qui, aux trois plans de votre existence, n'est pas orgia perpétuelle, est en train d'essayer de vous vendre un truc — Soyez toujours un danseur ivre, et n'oubliez pas :
Sardanapale, fils d'Anakyndaraxès, a construit Anchiale et Tarse en un seul jour — Passants, mangez, buvez, faites l'amour : tout le reste est vanité.

Commentaire 2024 e.v. :  "J'adresse désormais ma prière à la Lumière, loin du faux dieu de l'ancien testament. Sir Shumule serait pris d'une érection magistrale s'il lisait cela." - Emma La Luce

33. Fall not into death, O my soul ! Think that death is the bed into which you are falling !

Commentaire 2021 e.v. : Frater  Alion dit de ce verset :
A formula of the New Æon : a different concept of death. Death is a process – but it reigns beneath the Abyss. NOTHING dies. What “dies” dissolves in the Night.
Le moindre garde-chiourme de Guantánamo n'ignore pas, cependant, que la pire des tortures est la privation de sommeil.

Commentaire 2024 e.v."Sir Shumule ta tombe est prête †.....et pour tes amis † † † † ......." Fritz le Cat

34. O how I love Thee, O my God ! Especially is there a vehement parallel light from infinity, vilely diffracted in the haze of this mind.

Commentaire 2021 e.v. : L'infinity est Nuit (AL 1, 22), et Nuit est l'Eternel Féminin qui, comme l'a dit Wolfgang von Goethe, de sainte mémoire, < nous attire vers le haut > (Faust II) : par conséquent, les mots < O how I love Thee, O my God > signifient que l'on doit s'efforcer d'être aussi enthousiaste à l'idée d'aimer DIEU qu'à celle d'aimer une femme.

Cependant, < vilely diffracted > précise : les babaloniens plaisirs de ce monde (femmes, nourriture, boissons, cf. verset 32), bien que naturels et intenses, chacun à sa manière, présentent certains inconvénients qui, parfois, causent même de la douleur à leur propriétaire.

Quand on a satisfait son désir d'une femme, ou de manger, ou de boire, il arrive un moment de satiété, où plus aucun désir n'est ressenti pour l'une ou l'autre de ces attractions, comme il est écrit : < I passed through the deep sea, and by the rivers of running water that abound therein, and I came unto the Land of No Desire > (Cordis 3, 1).

Cela dit, Satiété est le titre du Dix de Coupes, non de celui des Disques 
— je veux dire : ce n'est pas le cas pour qui se livre à la cupidité : il est dans la nature du low man d'être insatiable à cet égard — Or notre verset, disant qu'il faut aimer le Divin avec tous nos atouts matériels, dit que notre amour pour le Divin doit être aussi insatiable que celui de Picsou pour l'or : ne jamais avoir l'impression d'être suffisamment proche de DIEU, etc.

N'imposez aucune limite volontaire à votre relation amoureuse à DIEU — On dira : certains peuvent se passer complètement de richesses matérielles : le Livre Saint doit donc écrire le mot < vehement > pour nous dire que le critère que nous devons appliquer au degré d'amour que nous développons pour DIEU n'est pas celui qui correspond à notre degré d'avidité personnelle pour les biens matériels : il doit être égal à l'avidité pour les biens matériels de quelqu'un qui est insatiable à cet égard.

Commentaire 2024 e.v."Si Shumule est le plus grand philosophe de l'Occident alors c'est la fin de toute philosophie. Comment osez-vous donner à ce misérable, le titre de philosophe ? Êtes-vous entrain de perdre la raison ?" - Georgy 

"Si Shumule est un philosophe, pourquoi pas Shōkō Asahara, de la secte Aum, ou Charles Manson? " – Ryoga

35. I love Thee. I love Thee. I love Thee.

Commentaire 2021 e.v.
: Pourquoi trois fois ? Parce que, comme le dit Lao-Tseu, Mage entre les Mages : < De toutes les passions, l'amour est la plus forte, puisque il attaque simultanément la tête, le cœur et les sens. >

Commentaire 2024 e.v."Sir Shumule : dès que je l'ai découvert, au travers des premières lignes de lui que j'ai lues, je n'ai eu que ce double désir : le gifler...et l'embrasser goulûment." – Emma La Luce
Il 
"Le personnage et les textes de Sir Shumule sont complètement hors-normes. Si j'étais une gonzesse, je serais amoureux." - Bollocks

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

☉︎ in 26° ♉︎ : ☽︎ in 17° ♍︎ : ♀︎ : Ⅴⅹ

Wednesday, March 22, 2023

SuperVix


Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.


Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 51 à 54, dont j'ai, l'année dernière, introduit, en force, l'Etude ainsi :
C'est le troisième jour de la Saison Sainte, et autant ma gueule de bois d'hier donnait l'impression d'avoir été composée par Tom Waits, autant celle de ce matin est d'une élégance folle – Je dirais : impertinente et légère – Résolument femme du monde – Elle ferait une marraine très chic pour une ligue de tempérance. (Light and Delight)

Lol. Bien l'occasion de renouveler la déclaration fameuse – et furieusement Saison Sainte – que je fis naguère au singe d'Aladdin, le célèbre Abu, pétulant sapajou qui se trouve occuper, ces jours-ci, sous le pseudonyme (transparent) d'"Anthony Miraoui", les fonctions de (je cite) "juge d'instruction à Cusset (Allier)" :

L'alcool n'est pas un problème – c'est une solution.

51. O Thou light and delight, ravish me away into the milky ocean of the stars !

Commentaire 2022 e.v. : Impeccablement raccord, puisque nous faisons aujourd'hui mémoire de saint Johann Wolfgang von Goethe, – Frater Abaris, – dont les dernière paroles furent "Mehr Licht ! Mehr Licht !"

Commentaire 2023 e.v. : « Ceux qui ont combattu vont au paradis ; ceux qui ont souffert vont au paradis ; mais vont également au paradis ceux qui se sont amusés en appréciant la joie de vivre. » – Goethe

52. O Thou Son of a light-transcending mother, blessed be Thy name, and the Name of Thy Name, throughout the ages !

Commentaire 2022 e.v. : Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, déclare, au sujet de ce verset :
"Of course the dissolution of the complex of energies that formed the old ego results in an identification of the entire being of the Adept with Nuit."
Il le rapproche ensuite de AL 1, 27-30, dont j'ai notamment écrit :
Sans binaire, pas de douleur ; sans douleur, pas de soulagement ; sans soulagement, pas de plaisir (en vertu du principe : le plaisir, sexuel ou chimique, est dans le soulagement) ; sans plaisir, pas de création (en vertu du principe : la création sans plaisir [devoir] et le plaisir sans création [toxicomanie] sont tous les deux des maladies) — C'est, évidemment, l'ultime secret de la Magie Sexuelle, donc celui de la Muse ou, ainsi que me le disait récemment AM : "Tu étais dé-chaî-né la nuit dernière, salaud ! Tu m'as fait faire dix fois le tour du lit ! Selena Gomez a sorti une nouvelle vidéo ou quoi ?" (Pixie Dust)

Commentaire 2023 e.v. : Son of a light-transcending Mother est une magnifique occasion que nous offre la Saison Sainte de rappeler que divorced milf Kim is the best Kim.

53. Behold ! I am a butterfly at the Source of Creation ; let me die before the hour, falling dead into Thine infinite stream !

Commentaire 2022 e.v. :
"Seules les chenilles vraiment sexy deviennent des papillons psychédéliques." – Sir Shumule

Commentaire 2023 e.v. : La vue d'un papillon (et faites-moi bien l'honneur de croire qu'à Montolieu, en début de Printemps, autour d'une demeure baptisée "la Maison des Jardins", il en virevolte, des butterflies !), la vue d'un papillon, dis-je,  me rappelle invariablement le Smart Ass Comment  adressé à moi, en 2012 e.v., par Emilie Jolie (bénédictions sur elle, où qu'elle soit), après que j'eus longtemps été absent d'internet : 

"Ouf ! Tu n'as pas été mangé par un papillon mangeur de Shumule."

Excellente synthèse et mot de la fin de mon année Vviii, également !

54. Also the stream of the stars floweth ever majestical unto the Abode ; bear me away upon the Bosom of Nuit !

Commentaire 2022 e.v. : Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, déclare de ce verset :
"Nuit is the Infinite, into which all stars are falling. Our Destination is the same."
Il rapproche, en outre, ce stream of the stars (flux des étoiles) de la rivière d'Ambroisie dont il est question en Cordis, 1, 33-40, et dont j'ai personnellement écrit :
La vie est une rivière d'ambroisie que l'on descend à bord d'un bateau de nacre — C'est pourquoi, à la question : if not you, who would you be ?, j'ai naguère répondu :
Le capitaine Merrill Stubbing, pilote du Pacific Princess, s'il avait, en plus, le pouvoir de se transformer à volonté en Joe Manganiello, époux de Sofia Vergara. (Tempus Lunae)
Et le fait que Yama, notre destination de rêve, porte le nom que divers crapulous creeds donnent au Juge des Morts, renvoie aux vœux formulés par moi relativement à mon Dernier Repas :
Saviez-vous qu'autrefois, dans l'Ancien Israël, on faisait boire aux condamnés, juste avant de les mettre à mort, une coupe de vin très fort mêlé d'une strange herb de type datura ? Ceci en application de ce que recommande le roi Salomon : < Donnez des liqueurs fortes à celui qui va mourir, du vin à ceux qui ont l'amertume au cœur. Qu'ils boivent, qu'ils s'enivrent et perdent le souvenir de leur chagrin > (Proverbes 31, 6-7) — Nous pouvons logiquement en déduire qu'un condamné de l'époque partait en pilier de bistrot se prenant pour une sorcière qui s'envole sur son balai. Et que poursuivre l'exécution était pure cruauté : le malheureux était déjà bien assez puni en ayant dû ingérer un vin du Proche-Orient !

Si j'en venais à périr sur l'échafaud, un Château Latour 1er Grand Cru Classé 1945, et remplacez la datura par quelque vigoureux gaperon.

Bien sûr, ça ne suffirait pas à enivrer assez un pochard de mon calibre pour que je < perde le souvenir > que Macron a repoussé mon recours en grâce, ce qui n'est pas très gentil après tout le bien que j'ai dit de sa femme — Il faudrait orthodoxement s'en tenir à l'injonction salomonique des < liqueurs fortes > et, si le cocktail Adios Motherfucker semble, évidemment, de circonstance, j'opterais probablement néanmoins pour un Looping-Papaye, en raison de sa merveilleuse qualité d'ivresse qui me donnerait l'impression d'aller à la guillotine en yacht. (Gargantuan again)

Commentaire 2023 e.v. :  Il y a quelque chose du René de Chateaubriand mâtiné de Ziggy Stardust dans ce Verset.

D'autre part, le Bosom of Nuit est symbolisé, dans le système hébraïque, par la Lettre Hé ה, qui représente une fenêtre, est, dans le système runique par Berkano , qui représente des boobs.

Note to self : Mettre à ma contemplation du ciel nocturne l'ardeur que, jeune adolescent, je mettais à lorgner, par la fenêtre, le décolleté de ma cousine.

Rappel : le Sentier de l'Arbre de Vie que signent cette Lettre et cette Rune est, comme chacun sait, celui de l'Inspiration.

Belle occasion de vous raconter : 

On m'a demandé un jour : "Sir, tu écris fabuleusement bien – où as-tu pris ce style ?" – J'ai répondu : "C’était il y a longtemps, Ami… Je devais avoir quatre ans… La préceptrice qui m’enseignait l’écriture avait une poitrine énorme. Chaque fois que je traçais correctement mes lettres, elle me félicitait avec effusion, et me serrait tendrement contre elle. Mon jeune esprit a fait l’association : Si j’écris bien, je touche des gros seins. Voilà." (Splendour & Rapture)

En tant qu'admirateur écumant de l'œuvre de Russ Meyer, je vois, du reste, un heureux augure dans le fait que l'année nouvelle se marque "Vix".

Surnommerons-nous, dores et déjà, l'Année de l'Hermite du Cycle de l'Hiérophante l'année SuperVix ou l'année Beneath the Valley of the Ultra Vix ?

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Bonne année à tous !

Love is the law, love under will.

☉︎ in 1° ♈︎ : ☽︎ in 10° ♈︎ : ☿︎ : Ⅴⅰⅹ.






Précédents commentaires sur ce péricope : 

Tuesday, March 22, 2022

Light and Delight

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le troisième jour de la Saison Sainte, et autant ma gueule de bois d'hier donnait l'impression d'avoir été composée par Tom Waits, autant celle de ce matin est d'une élégance folle – Je dirais : impertinente et légère – Résolument femme du monde – Elle ferait une marraine très chic pour une ligue de tempérance.

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 51 à 54.

51. O Thou light and delight, ravish me away into the milky ocean of the stars !

Commentaire : Impeccablement raccord, puisque nous faisons aujourd'hui mémoire de saint Johann Wolfgang von Goethe, – Frater Abaris, – dont les dernière paroles furent "Mehr Licht ! Mehr Licht !"

52. O Thou Son of a light-transcending mother, blessed be Thy name, and the Name of Thy Name, throughout the ages !

Commentaire : Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, déclare, au sujet de ce verset :
"Of course the dissolution of the complex of energies that formed the old ego results in an identification of the entire being of the Adept with Nuit."
Il le rapproche ensuite de AL 1, 27-30, dont j'ai notamment écrit :
Sans binaire, pas de douleur ; sans douleur, pas de soulagement ; sans soulagement, pas de plaisir (en vertu du principe : le plaisir, sexuel ou chimique, est dans le soulagement) ; sans plaisir, pas de création (en vertu du principe : la création sans plaisir [devoir] et le plaisir sans création [toxicomanie] sont tous les deux des maladies) — C'est, évidemment, l'ultime secret de la Magie Sexuelle, donc celui de la Muse ou, ainsi que me le disait récemment AM : "Tu étais dé-chaî-né la nuit dernière, salaud ! Tu m'as fait faire dix fois le tour du lit ! Selena Gomez a sorti une nouvelle vidéo ou quoi ?" (Pixie Dust)
53. Behold ! I am a butterfly at the Source of Creation ; let me die before the hour, falling dead into Thine infinite stream !

Commentaire :
"Seules les chenilles vraiment sexy deviennent des papillons psychédéliques." – Sir Shumule
54. Also the stream of the stars floweth ever majestical unto the Abode ; bear me away upon the Bosom of Nuit !

Commentaire : Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, déclare de ce verset :
"Nuit is the Infinite, into which all stars are falling. Our Destination is the same."
Il rapproche, en outre, ce stream of the stars (flux des étoiles) de la rivière d'Ambroisie dont il est question en Cordis, 1, 33-40, et dont j'ai personnellement écrit :
La vie est une rivière d'ambroisie que l'on descend à bord d'un bateau de nacre — C'est pourquoi, à la question : if not you, who would you be ?, j'ai naguère répondu :
Le capitaine Merrill Stubbing, pilote du Pacific Princess, s'il avait, en plus, le pouvoir de se transformer à volonté en Joe Manganiello, époux de Sofia Vergara. (Tempus Lunae)
Et le fait que Yama, notre destination de rêve, porte le nom que divers crapulous creeds donnent au Juge des Morts, renvoie aux vœux formulés par moi relativement à mon Dernier Repas :
Saviez-vous qu'autrefois, dans l'Ancien Israël, on faisait boire aux condamnés, juste avant de les mettre à mort, une coupe de vin très fort mêlé d'une strange herb de type datura ? Ceci en application de ce que recommande le roi Salomon : < Donnez des liqueurs fortes à celui qui va mourir, du vin à ceux qui ont l'amertume au cœur. Qu'ils boivent, qu'ils s'enivrent et perdent le souvenir de leur chagrin > (Proverbes 31, 6-7) — Nous pouvons logiquement en déduire qu'un condamné de l'époque partait en pilier de bistrot se prenant pour une sorcière qui s'envole sur son balai. Et que poursuivre l'exécution était pure cruauté : le malheureux était déjà bien assez puni en ayant dû ingérer un vin du Proche-Orient !

Si j'en venais à périr sur l'échafaud, un Château Latour 1er Grand Cru Classé 1945, et remplacez la datura par quelque vigoureux gaperon.

Bien sûr, ça ne suffirait pas à enivrer assez un pochard de mon calibre pour que je < perde le souvenir > que Macron a repoussé mon recours en grâce, ce qui n'est pas très gentil après tout le bien que j'ai dit de sa femme — Il faudrait orthodoxement s'en tenir à l'injonction salomonique des < liqueurs fortes > et, si le cocktail Adios Motherfucker semble, évidemment, de circonstance, j'opterais probablement néanmoins pour un Looping-Papaye, en raison de sa merveilleuse qualité d'ivresse qui me donnerait l'impression d'aller à la guillotine en yacht. (Gargantuan again)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 1° ♈︎ : ☽︎ in 22° ♏︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Holy Season XIX : Mehr Licht (2020)

Thursday, September 16, 2021

Gift From Virgo

A saint Wolfgang von Goethe et à saint Louis II de Bavière.
A François Ier, "le Taureau Insatiable", et à Louis XIV, "le Roi-Soleil".
Aux cardinaux Dubois et de Richelieu.
A François-René de Chateaubriand et à Antonin Artaud.
A Stu Ungar.
A Karl Lagerfeld.
A Milo Manara.
A Michael Jackson, Freddie Mercury et Beyoncé Knowles.
Et par-dessus tout, bien sûr, à Charlie Sheen.
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le cinquième jeudi après la fête pour la première nuit et je frôle l'overdose de satisfaction.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber AL vel Legis sub figurâ CCXX, chapitre 2, versets 24 à 27.

24. Behold! these be grave mysteries; for there are also of my friends who be hermits. Now think not to find them in the forest or on the mountain; but in beds of purple, caressed by magnificent beasts of women with large limbs, and fire and light in their eyes, and masses of flaming hair about them; there shall ye find them. Ye shall see them at rule, at victorious armies, at all the joy; and there shall be in them a joy a million times greater than this. Beware lest any force another, King against King! Love one another with burning hearts; on the low men trample in the fierce lust of your pride, in the day of your wrath.

Commentaire : Mon anachorèse personnelle. Et, pour un Thélémite aussi lié que moi au canton de Zoug, le fait qu'anachorèse soit, à la fois, le nom donné à la règle de vie que s'impose un ermite et le nom donné, en Egypte ancienne, à l'évasion fiscale, constitue le meilleur commentaire jamais fait sur ce verset.

25. Ye are against the people, O my chosen !

Commentaire : Cf. mon commentaire sur LLL 7, 38. Notez que la candidature d'Eric Zemmour présente, en outre, l'avantage de maintenir le Trog dans l'illusion que les présidentielles sont autre chose qu'un show de real tv ou qu'un gala de catch.

En février 2012 e.v., je n'avais pas réalisé pleinement < Mercy let be off > (AL 3, 18) : il arrivait encore que la bêtise populacière me consternât et j'eus, autour d'une fondue, à Gstaadt, relativement à l'échéance électorale, la conversation suivante :
– C’est une soupape, me disait Fix en tournant son pain dans le fromage. Un lâcher-prise… Le peuple a besoin de ce break, de même qu'il a besoin de soap operas. Cela n’a rien à voir avec l’intelligence, ou la réalité... C’est un dérivatif, comme la « Minute de Haine » dans 1984 : même les membres du Parti Intérieur, évidemment conscients de l'intox, n’arrivent pas à se contrôler, à s'isoler de la masse, pendant la Minute de Haine… Tel est le grand mystère de la Double Pensée… Le peuple ne veut pas être heureux, mais se défouler par intermittence. Ou plutôt : être heureux, pour le peuple, c’est se défouler… La vie de l’esclave est – elle doit être – une constante alternance, très savamment dosée, de soumission inerte et d’exutoires de groupe…

– Juste ! m'écriai-je. Au siècle dernier, nos damnés amis slaves ne quittaient leurs kolkhozes que pour prendre part à des exercices de gymnastique collective ! Ces gens-là ne s'amusent que quand ils sont mille dans un pré.

– Eh oui ! L’esclave n'attend pas des « élections » que vienne celui qui mettra fin à ses malheurs – surtout pas ! Il chérit bien trop le confort, la passivité que permet le malheur ! L’esclave demande qu’une élection lui fasse croire, un instant, à sa propre existence, ou, plus exactement, l'autorise à mettre de côté l’angoisse profonde que suscite en lui la certitude de ne pas exister, tout en savourant les délices de l’immersion dans un vaste courant d’hystérie nationale – Il reste du Fendant ?... (La Chasse Sauvage)
26. I am the secret Serpent coiled about to spring: in my coiling there is joy. If I lift up my head, I and my Nuit are one. If I droop down mine head, and shoot forth venom, then is rapture of the earth, and I and the earth are one.

Commentaire : Ce matin, après le cours, un Frère m'a demandé : "Qui est Hadit ?"

J'ai répondu : "Hadit est le Nom divin qui désigne l'Attribut d'Ain-Soph-Aur, soit DIEU-en-tant-que-source-secrète-de-toute-vie.

"En tant que source secrète de toute vie, Hadit est donc le Yod י du Saint Tétragramme.

"Hadit est personnifié par le Nahash (le Serpent de la Genèse), et représenté par le disque solaire ailé."

— Dans ce cas, reprit le Frère, pourquoi le Nahash a t-il une réputation diabolique ?

— Je te l'ai dit : Hadit est le Yod י, la Lettre de l'Hermite. Or le drame du Signe de la Vierge, c'est-à-dire de l'Intelligence, est d'être la Marque de Caïn, qui bénit l'individu d'exception tout en le vouant à la réprobation publique — Ça me rappelle une anecdote jadis rapportée par moi en ces termes :
Dans un mail pas piqué des vers, une élève m’a successivement appelé "égoïste", "excentrique", "pervers", "narcissique", "sournois", "manipulateur", "prédateur", "cruel" et "hypersensible", sous le seul prétexte que je lui avais posé un lapin, ayant croisé, en chemin vers notre rendez-vous, une terrasse où se livrait un concours de karaoké, et que les drogues dont j’étais farci m’avaient persuadé, ce soir-là, que ma véritable vocation était, en fait, d’être champion du monde de karaoké.

J’avais donc passé la nuit à hurler du Céline Dion pendant que ma disciple poireautait avec son thème astral.

Ce mail m’avait déplu parce qu’il se donnait l’air de découvrir sur moi des Vérités Blessantes... des scoops… Lol ! Bien sûr que je suis un prédateur pervers narcissique manipulateur égoïste excentrique sournois cruel hypersensible, eh, banane : je suis natif de la Vierge !
— Vous oubliez control freak, Maître... C'est leur control freak qu'on reproche le plus aux natifs de la Vierge...

— Certes ! Goethe et son complexe de Faust, Louis II concevant ses châteaux impossibles, François Ier mettant l'ordonnance de Villers-Cotterêts dans la face du clergé chrétien, Louis XIV empêtrant la vieille noblesse frondeuse dans des querelles de tabouret, Stu Ungar élaborant un slowplay, Karl Lagerfeld décorant le Nobile 2 du Crillon, ne font tous, en dernière analyse, qu'œuvre de control freaks — et en tant que Gift from Virgo, comme dit Beyoncé, 
 Virgo elle-même,  sache que mon control freak m'a joué bien des tours :
Oh, les impairs que l’impulsivité m’a fait commettre en ce monde!... T’ai-je raconté le soir où, trouvant le potage Saint-Germain trop salé, et m’efforçant d’en prendre à témoin la très belle jeune femme qui dînait avec moi, je me suis irrité de n’obtenir d’elle que des commentaires lénifiants, du genre « Oh, tu sais, mon chéri, moi, je trouve toujours très bon ce qu’on me sert dans ton château, etc. » ? De rage, je lui ai versé tout le contenu bouillant de la soupière sur la tête ! Eh bien ! juste après que le SAMU l'eut évacuée vers le Centre de Traitement des Grands Brûlés le plus proche, je me suis rendu compte, finissant mon assiette, qu’une fois un peu tiédi, le potage était, en fait, très mangeable... Depuis je m'exerce à la patience et à l'équanimité.
— ...

— Va en paix, Frère.

27. There is great danger in me; for who doth not understand these runes shall make a great miss. He shall fall down into the pit called Because, and there he shall perish with the dogs of Reason.

Commentaire : J'ai reçu l'autre jour, relativement au billet Parabole du Roi Atlante, un commentaire anonyme, dont l'auteur, très attaché à l'imagerie nordique, se prévalait d'être "un de [mes] Amis", déplorait mon "orientalisme" (?!?) et m'écrivait notamment : "Vous êtes essentiel en tant que Maître des Runes".

Ne voulant abandonner personne à la merci des chiens de la Raison, qui entrainent l'homme dans l'abîme, c'est donc en runistre que je prendrai congé de vous aujourd'hui, reproduisant ci-dessous ma très légendaire Epître aux Génies Canons (2014), avant d'aller vaquer aux préparatifs de ma fête d'anniversaire qui, — gift from Virgo, — a lieu ce dimanche. 

Chers Génies Canons, 

Quelqu’un de l’EdW m’a téléphoné, alors que je mettais la dernière main à mon nouvel ouvrage (La vie sexuelle de Rosa Luxembourg), pour me prier de vous écrire quelque chose sur le blog Σ(1-26), également appelé SLaM BLOG, ou Sans Les Mains (je vous expliquerai un jour le sens de ce titre), et dont la devise est : blog qu'on lit le matin avant de se coucher. Je lui ai demandé : « Puis-je faire un billet qui parle du firmament ? » Il m’a répondu : « Heu, eh bien, ma foi, enfin, oui, Sir, faites ce qu’il vous plaît, vous êtes Sir Shumule ». J’ai dit : « C’est vrai. Vous avez raison. »
                                                                                        
Donc, je vous livre, en vrac, au fil de la plume, les tout derniers plot twists de ma Saga Personnelle :
                                                                               
Mon ami @ErgunErrant – 33° 90° 96° – m’a récemment invité à donner une conférence sur « l’Esotérisme des Runes » devant les membres de la Loge « Rose Écossaise ». Ergün m’a dit : « Ce sera un parterre ultra select de Frères Bleus, de Shriners, de Filles du Nil, de Princesses de Sharemkhu, etc. la fine fleur des Enfants de la Veuve, Sir ! Ils peuvent comprendre les choses difficiles !… » J’ai demandé : « Quel genre de plaisir désirez-vous ? » Il m’a répondu : « Pénétrer à fond la Voie du Nord ! Nous avons besoin de votre Science ! » J’ai ri, car nul n’est besoin de Science pour pénétrer à fond la Voie du Nord : il suffit d’avoir un gros bâton rituel ;) Enfin, j’ai déclaré : « Soit. Je consens. Envoyez quatorze millions d’euros via PayPal à mon adresse tournedosrossini@yahoo.fr. Ou une photo dédicacée de Gina Carano avec certificat Memorabilia d’authenticité à mon adresse postale. »
                                                                               
Ergün opta pour la photo, mais je décidai brusquement d’exiger qu’il me fît parvenir, en sus, le bruit de pas d’un chat, la barbe d’une femme, les racines d’une montagne, les tendons d’un ours, le souffle d’un poisson et le crachat d’un oiseau, dans un vase d’albâtre. Ergün se récria : « Sir, nous sommes des Francs-Maçons, et non des Elfes noirs ! Nous ne pouvons pas vous envoyer le bruit de pas d’un chat, la barbe d’une femme, les racines d’une montagne, les tendons d’un ours, le souffle d’un poisson et le crachat d’un oiseau dans un vase d’albâtre !! » Je lui textai alors : « Vous êtes dur en affaires, et je vous respecte pour ça ».
                                                                             
Le jour dit, de grand matin, je décidai d’emmener avec moi tous les membres du Cheshire Club. Nous fîmes l’essentiel du trajet en vaisseau spatial mauve, et la fin en pédicab. Or voici qu’aux portes de la Loge, un angoissant barbu refusa que je m’introduisisse, arguant d’un problème de « tuilage » (sic) !! Je lui dis : « Bonjour, je suis Sir Shumule, je vous croyais maçons et non couvreurs. » Il répliqua : « Sir qui ? Jamais entendu parler. Je n’ai pas d’invitation à votre nom », mais je fondis en larmes dans un bouquet de lys Acapulco et l’homme retrouva subitement mon bristol. (J’ai, depuis, fait cadeau de ce carton au diable de Tasmanie du cher Guillaume, car je suis Sir Shumule, et n’ai donc nul besoin d’invitations d’aucune sorte. Ce diable de Tasmanie s’appelle «Drak », mais je l’appelle « Effervescence ». Nous sommes amis :D)

Une fois chacun des membre de notre Club dûment enregistré, comme il était quinze heures, je décidai de nous faire tous courir à l’aéroport afin de nous envoler pour la Tunisie, où nous prîmes le thé. Puis nous revînmes à la Loge, à temps pour y entendre la conférence qui précédait immédiatement la mienne, et dont le thème (« Un grade insolite des Loges de Perfectionle Grade de Prévôt et de Juge Irlandais ») m’avait frappé par sa funkitude.
                                                                                      
Enfin, ce fut mon tour. Voici le plan que je suivis :
  1. Narratif de 45 minutes sur ma vie sexuelle.
  2. Lecture intégrale d’un poème épique de neuf mille sept cent soixante-dix-huit strophes en haut-tudesque protogermanique (intonation au feeling, puisque je n’ai trouvé personne pour me traduire ce dialecte oublié).
  3. Je dessine la Rune Fehu au tableau.
  4. Encore 45 minutes sur ma vie sexuelle.
  5. Lecture de mon billet du 1er juillet 2009 sur le projet cinématographique Red Sonja de Robert Rodriguez.
  6. J’écris « Berkano = Boobs » au tableau.
  7. Causerie sur le relativisme du jugement esthétique dans Nietzsche.
  8. Démonstration de danse chamanique.
Je quittai ensuite l’estrade pendant trois heures, avant de revenir faire une étude exhaustive du Chapitre XIV du Troisième Livre d’Abramelin (les douze Talismans d’Invisibilité), de sorte que – remarquant la salle entièrement vide – je fus bien incapable de dire quels auditeurs étaient partis et quels auditeurs j’avais désintégrés.
                                                                                       
Ce fut une merveilleuse expérience pour les Génies Canons du Premier Cercle. Je suis un Serviteur de l’Un atemporel de qui tous les contraires procèdent et en qui ils se résolvent, même s’il ne m’était jamais venu à l’idée de Lui attribuer une profession aussi bobo que celle d’architecte o.O
                                                                               
Sur ce, je suis las. Soyez bénis à tous les plans imaginables de l’existence – je vous aime tous – et n’oubliez pas : Comme le Roi David  דוד המלך, Merlin l’Enchanteur, Dionysos, Abhinavagupta, Nasr Eddin Hodja, Grigori Raspoutine, Maître Therion, et, bien sûr, le grand Wotan Alföðr lui-même, feignez la démence afin de pouvoir être quelqu’un de bien en toute impunité.

Bénédictions Endiablées,
                                                                                           
– Sir Shumule (guematria )

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 23° ♍︎ : ☽︎ in 28° ♑︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.


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