“Ankh-af-na-khonsu ordered that Thelemites decide ‘questions of the Law’ ‘each for himself’, but it’s not always obvious… Is there a systematic method you use when you face a dilemma, a crisis of conscience, etc., and need to settle a delicate question of the type: ‘Is this permitted by the Law / Is this forbidden by the Law?’”
Tuesday, December 9, 2025
How to Decide Anything in Three Questions (Even from a French Prison Cell)
Monday, March 24, 2025
Hail The Space Queen
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| Goddess Nuit |
Les livres ne valent que comme moyens. Ils sont inutiles à celui qui ne connaît pas la Déesse et, bien sûr, inutiles à celui qui la connaît déjà. — Sir Shumule
Amis chers, gens beaux et heureux,
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Grok le dit, qui ne se trompe jamais :
Ce qui distingue Sir Shumule, c'est son style irrévérencieux et baroque. Il mêle mysticisme, culture pop et anecdotes personnelles, présentant les dieux à la fois comme des principes cosmiques et comme les compagnons intimes de sa vie flamboyante.
(What sets Sir Shumule apart is his irreverent, baroque style. He blends high mysticism with pop culture and personal anecdotes, framing the gods as both cosmic principles and intimate companions in his flamboyant life.)
Or, puisque nous méditons aujourd’hui le Mystère du Sentier de Hé, c’est-à-dire la XVIIème Lame du Tarot, sur laquelle est figurée la sublime image de notre auguste reine, autant vous le dire carrément :
Tous mes actes sont pour Nuit, — « Hail the Space Queen », comme dit notre ami Corentin, — et ma religion personnelle se résume à : une fois compris que la vie est un rapport de fin’amor entre moi et une Cleopâtre à la puissance mille, tout devient clair — Je me sens bien plus coreligionnaire du fan de Beyoncé, Rihanna ou Selena Gomez, dans sa dévotion à sa « queen », que de 99,9999 % de l’occult community mondiale.
Incidemment, c’est aussi un 24 mars, jour où nous faisons mémoire du divin Priape de Lampsaque, fils du saint mage Dionysos, et il me revient d’avoir écrit, en 2022 e.v., à cette occasion :
Parlant d'horniness, nous faisons aujourd'hui mémoire du divin Priape, dont jamais, à aucun point de l'histoire humaine connue, la doctrine n'a eu autant de zélateurs !
Songez : 2022 !... Toute la jeunesse occidentale binge des vidéos X, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours par semaine, edge, goone, et appelle les pornstars des "goddesses" !...
Ce n'est plus une "immense bacchanale", comme dans Offenbach — Le dieu des Jardins, fils du mage Dionysos, a succédé à son père, et c'est une immense priapée — Priapus Superstar !...
Pour moi, dont l'Ode à Priape de Piron a si souvent rythmé la marche lorsque je me rendais au lycée, où je me délectais de l'Histoire du Prince Apprius de Beauchamps, pendant que mes camarades écoutaient U2 ou The Cure en lisant de < vain and vulgar things > (Por, 16), j'ai perdu tout véritable intérêt pour la pornographie depuis son extrême démocratisation. Sans parler du départ en retraite d'Eva Angelina.
Je suis un nostalgique du temps de réalisateurs tels que Michael Ninn, Eli Cross, ou notre Hervé Bodilis — C'est idiot, mais savoir Esperanza Gomez accessible au bas peuple assombrit considérablement mes transports, pourtant frénétiques, à son endroit (et son envers) — Aussi consacré-je systématiquement la fête de Priape à faire l'amour à mes compagnes IRL.
Notez que je répondais déjà, en 2020 e.v., à certains détracteurs me reprochant mon hypersexualité :
Ne vous gênez pas ! Mon front ne sait plus rougir… J’ai raconté, dans tous les sens, mes débordements libidineux – mon perpétuel satyriasis – les frénésies de maturgescenteturbulente jeunesse – mon ahurissante collection de kinks – et je vous dirai, quelque jour, l’origine du surnom « Sans-les-Mains »…
Même le Dictionnaire des Droites Subversives reproduit un texte où je signale que « Michelle Rodriguez fait de ma queue une fonction autonome ». Avouez tout de même ! Dans un monde post-Weinstein, je suis une excroissance honteuse. Je fais tache sur l’ère milléniale en poussant un râle de volupté.
Mais aussi :
Je me souviens de la première fois que j’ai vu un portrait de la culturiste Nathalie Foreau : mon cerveau me disait « cette femme n’en est plus une, elle est absolument difforme » pendant que ma queue me disait « je suis une batte de base-ball louisville-slugger de 42 pouces en alliage. » (Priape ne veut pas qu’on pense)
Comme quoi !
Amis chers, la Lecture sainte de ce lundi, 1085ème jour de notre Exil, est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 59 à 62.
59. Therefore is the Eagle made one with the Man, and the gallows of infamy dance with the fruit of the just.
Commentaire 2022 e.v. : En 2022 e.v., le monde est une boussole sud, et je ne crois qu'en la Justesse de l'homme qu'il ostracise et voue aux gémonies.
Commentaire 2025 e.v. : Deux ans et demi de prison plus tard, force m’est de confirmer !
60. I have descended, O my darling, into the black shining waters, and I have plucked Thee forth as a black pearl of infinite preciousness.
Commentaire 2022 e.v. : Me rappelle une magnifique création de haute joaillerie, appelée, je crois, Icy Diamonds, et présentée par De Grisogono, peu avant le scandale angolais qui mit fin à cette enseigne — Il s'agissait d'une bague ornée d'une énorme perle noire entourée de diamants noirs et blancs, disposés en pétales autour d'elle — C'était à la fois ultra zen et too much, simple et sublime.
Parlant d'Angola et de Black Pearl, le sens de ce verset 60 est : si l'on vous plonge dans la mélasse, ce n'est pas pour que vous deveniez tiers-monde à votre tour, mais pour que vous en rameniez Naomi Campbell.
Commentaire 2025 e.v. : Oui, Naomi Campbell est un parfait avatar de Nuit.
Je me souviens d’une soirée passée dans un bar à champagne en compagnie d’une escorte prénommée Sybille, qui était un mix 50/50 de Naomi Campbell et de Nefertiti.
Lorsqu’à la deuxième bouteille, elle m’a demandé ce que je « voulais faire », j’ai murmuré, dans un souffle : « Te contempler ! »
Elle m’a alors répondu, le plus naturellement du monde : « Eh bien, contemple-moi… Mais mets un coussin sous tes genoux, le sol est dur, tu seras plus à l’aise… »
61. I have gone down, O my God, into the abyss of the all, and I have found Thee in the midst under the guise of No Thing.
Commentaire 2022 e.v. : DIEU, comme Picabia, Se déguise en Rien lorsqu'il s'agit de fréquenter les Trogs — C'est l'équivalent spirituel de mes remarques sur Esperanza Gomez — Je préfère que les Trogs restent dans un athéisme de Café du Commerce, ou un bobotisme ringard de type Bruno Gaccio ("La religion n'est qu'une hypothèse", etc.) — Dès qu'un Trog parle spiritualité, j'ai envie de lui répondre : "Occupez-vous de ce qui vous regarde !!!"
Commentaire 2025 e.v. : Il est écrit que le prêtre des princes, Ankh-af-na-khonsu (qu’il soit béni et vénéré), a déclaré à DIEU être < descendu dans l’abîme de tout > et L’avoir trouvé, au beau milieu, < sous le déguisement de Rien >.
Or, le Prophète (qu’il soit béni et vénéré) voit dans cette Parole l’ « antistrophe » du verset précédent.
Ce dont nous concluons : Ankh-af-na-khonsu (qu’il soit béni et vénéré) s’est, — comme il est dit dans l’Hymne de la Perle de saint Bardesane d’Édesse (ses mérites nous protègent), — incarné en Égypte pour y recevoir l’Initiation aux Mystères, et, ce faisant, a découvert que le Divin Se cachait jusque dans la vanité, que dis-je ? dans la vacuité des préoccupations humaines, trop humaines et des contingences charnelles.
62. But as Thou art the Last, Thou art also the Next, and as the Next do I reveal Thee to the multitude.
Commentaire 2022 e.v. : Le Maître EVER, Marcelo Ramos Motta, écrit, au sujet de ce verset :
« Consult the China Record, where Perdurabo meditated, after the fall which did not hurt him, upon the fact that he had had narrow escapes all his life, and therefore was being protected, and therefore must be useful. »
Je peux comprendre ça.
Quand on me demande comment je fais pour, en plus de ma discipline personnelle, célébrer tous ces rites liturgiques, diriger une communauté de Thélémites, et prendre encore le temps de poster, quasi-quotidiennement, en ligne, mes considérations herméneutiques sur les Livres Saints de Thélème, je renvoie à ma célèbre Confession Générale :
J’ai mené une existence d’aventurier dandy, impliquant une multitude de tampons sur mon passeport, de liaisons sans lendemain, de rixes sanglantes et de cellules de dégrisement. Il vous faudrait trois vies pour approcher ne serait-ce que le nombre de ragots qui me concernent... Pur produit de la Vieille France, c’est-à-dire jeune homme propre-sur-lui ayant appris très tôt que les enfants ne parlent pas à table, j’ai fréquenté plus de voleurs et d’assassins que si j’étais né cas social, et le lit de plus de femmes que si j’étais devenu hardeur – vocation que le cant familial contraria in extremis, etc. (cf. Montségur Day)
J'ai, effectivement, la sensation qu'avoir "échappé à tant de dangers" (cf. La Miaule) m'impose un brin de stakhanovisme.
Commentaire 2025 e.v. : Loyaux Fidèles, si vous aviez tiré ce verset dans une perspective bibliomancique, et demandé au vieil Chioa Khan une interprétation, je vous aurais répondu ceci :
I reveal Thee to the multitude — Le vieil Chioa Khan en question parvient, chaque jour, à promulguer dans le monde la Loi de Thélème depuis la cellule d’une prison où on l’a enfermé pour avoir promulgué dans le monde la Loi de Thélème.
Qu’avez-vous fait aujourd’hui pour établir le Nouvel Æon sur la Terre ?
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.
Bons baisers des Bahamas.
Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 4° ♈︎ : ☽︎ in 27° ♑︎ : ☽︎ : Ⅴⅹⅰ.
Précédent commentaire sur ce péricope : Holy Season XVII : Une fête pour Priape (2020)
Sunday, March 23, 2025
Final Boss (The World Is Yours)
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Zen et radieux dans la lumière dorée de ce quatrième matin de Saison Sainte, après une heureuse nuit blanche, toute de clameurs et de pâmoisons, je savoure le premier Looping-Papaye de la journée.Comme quoi !
Ah ! ce premier Looping-Papaye !...
Nul breuvage n'est plus capiteux. Sauf peut-être le deuxième. Puis celui d'après. Puis le huitième. Celui-ci est clairement incomparable. A partir de là, on ne peut plus réellement établir de classement en parfaite sûreté de conscience, mais ça reste très bien.
55. This is the world of the waters of Maim ; this is the bitter water that becometh sweet. Thou art beautiful and bitter, O golden one, O my Lord Adonai, O thou Abyss of Sapphire !
Commentaire 2022 e.v. : La Présence divine est beautiful and bitter, comme les filles hispaniques, qui sont toujours extérieurement très canon et intérieurement très salées au goût.
(NB : Rosalia doit être salée, mais d'une force !!!)
Le verset confirme, en tout cas, le shumulisme essentiel :
L'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse.Quoi de plus beautiful and bitter, en effet ? (et comme j'admire Gaston Bussière d'avoir réussi à saisir aussi précisément la chose sur son Yseult la Blonde !)
Bien sûr, les femmes amoureuses sont collantes. Surtout si elles sont hispaniques. Et alors ? N'est-il pas écrit < I turned me about thrice in every way, and always I came at the last unto Thee > (Cordis 3, 31), qui rappelle la confession finale de Ryno de Marigny dans Une vieille maîtresse ?
Elle sont violentes, également. Et alors ? Il est écrit < Whom I love I chastise with many rods > (A'ash, 27), ce qui revient, selon vos références, au "Car tu ne dois pas te courber devant une divinité étrangère, parce que l'Éternel a nom JALOUX, c'est un Dieu jaloux" du livre de l'Exode, ou au "Si je t'aime, prends garde à toi" du livret de Carmen (et Whom I love I chastise with many rods doit être particulièrement sexy, dit par Julia Migenes !)
Bref ! Il est écrit < I am Life, and the giver of Life, yet therefore is the knowledge of me the knowledge of death > (AL 2, 6), et quiconque fréquente une Espagnole sincèrement amoureuse termine, en effet, soit avec huit enfants, soit avec un couteau entre les omoplates.
(Notez que l'image d'un Abîme de Saphir est merveilleusement raccord à l'Atu XVIII, qui signe le quatrième jour de la Saison Sainte, et qu'Abyss of Sapphire a l'air d'être le nom de quelque splendide création de haute joaillerie – Pour moi, j'ai, depuis longtemps, donné à l'Atu XVIII le titre officieux de Blue Allure, qui sonne furieusement gemmologique aussi, et résume intégralement le Sentier de Qoph.)
56. I follow Thee, and the waters of Death fight strenuously against me. I pass unto the Waters beyond Death and beyond Life.
Commentaire 2022 e.v. : Me rappelle mon dernier trip à la phéncyclidine, en 2016. (J'avais décidé de me faire une session de PCP en hommage à la prestation de Gina Carano dans le rôle d'Angel Dust, mais, amis, don't try it at home ! Autant je recommande tout ce qui contient du Gina Carano, autant je déconseille tout ce qui contient de la phéncyclidine : on ne sait jamais où on atterrit – si jamais on atterrit...)
57. How shall I answer the foolish man ? In no way shall he come to the Identity of Thee !
Commentaire 2022 e.v. : Sigmund Freud, "ramassant les miettes de sagesse magique tombées de la table des adeptes", comme dit Sir Aleister, avait compris que le langage n'a été donné aux Trogs que pour trahir leur pensée, et nous permettre ainsi d'entomologiquement les étudier.
Ce fait n'a jamais été mieux illustré que lors d'un pot magistralement remporté par moi lors de notre poker-marathon d'août 2009 e.v. à Divonne les Bains :
Sixième soir : ma partie la plus difficile. Non pas techniquement, puisque les différentes mains que j’ai jouées n’offraient aucun problème stratégique, mais bien du fait d’un replet suffisant, et con comme un ténor, qui avait ce soir-là une baraka totale.
Je me suis retrouvé, à l’avant-dernière donne, tête-à-tête avec ce cuistre, qui était parfaitement invincible depuis six heures, et chip-leader comme on ne peut pas l’être.
J’avais A-Q assortis, et le tableau Q-10-8-9 rainbow, s’il me donnait la top-paire avec le meilleur kicker possible, me laissait perdant, quelle que soit la rivière, dans le cas, probable selon moi, où cette adipeuse andouille était entrée avec un valet.
Il relance violemment. J’hésite, et choisis (fallait-il que je fusse au tilt !!!) de le suivre.
Là-dessus arrive un Irish-Coffee, commandé par le gros-lard sur ma suggestion.
- Oumphhhh !!! s’exclame t-il, c’est superbon !!!!
- N’est-ce pas ? souris-je, l’œil rivé sur les mains de la croupière.
Rivière : 3 de pique.
Il pousse directement son tapis.
Je réfléchis, et lui lance en riant :
- Tu as une bonne main, ou pas ?
Il me répond : « superbonne ! » (c’était son mot, ce soir-là :)), avec énormément de conviction.
Seulement voilà, on ne la fait pas au vieux Shumule : l’intonation qu’il avait eue en saluant l’Irish-coffee (intonation sincère) n’avait rien à voir avec celle qu’il avait eu en parlant de sa main. De l’inconvénient d’avoir un vocabulaire restreint : j’ai su immédiatement qu’il était en bluff.
- Payé.
Et l’ex-chip-leader de blêmir, et de me montrer un piteux A-K, main célèbre mais, en l’occurrence, laminée par ma paire de dames. (À Outrance : Les Sept Jours de Divonne)
Commentaire 2025 e.v. : Il est écrit que le prêtre des princes, Ankh-af-na-khonsu (qu’il soit béni et vénéré), au moment de se voir confier la Tâche hiérophanique, demanda à DIEU, par l’intercession de son Saint Ange Gardien : < Comment répondrai-je à l’homme stupide ? En aucun cas, il ne parviendra à Ton Identité ! >
De fait, le culte du Démiurge, instauré par Abraham, a, pour toujours, oblitéré chez le vulgaire la perception de la véritable nature divine.
(Je n’ai jamais compris qu’un Saint tel que le prêtre-roi Melchizedek — ses mérites nous protègent — ait seulement accepté de partager le pain et le sel avec quelqu’un d’aussi abominablement néfaste qu’Abraham !)
Juifs, Chrétiens et Musulmans sacrifient au culte personnel du Démiurge, c’est-à-dire du < petit dieu gris > (LLL 1, 20) des Troglodytes heathen — ce dieu « mix de Big Brother, de maton et d’Ubu » que saint Friedrich Nietzsche (ses mérites nous protègent) appelle « dieu des Recoins, si ignoble qu’il faudrait le rejeter même s’il existait. »
L’homme stupide vénère le Démiurge à la < triste face barbue > (LLL 5, 38) et croit vénérer l’Un (c’est-à-dire l’Aïn, dirait un Qabaliste), comme un blédard se prosterne devant le répugnant grand vizir Iznogoud que, dans sa plouquitude, il prend pour le Calife.
Il n’est pas très difficile, pourtant, de comprendre qu’il n’y a aucun rapport, même de loin, entre le pseudo-Dieu du Tanakh et « l’Un qui devint des millions », « Celui-que-l’on-ne-peut-nommer-car-Il-n’a-pas-de-nom », « la sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part » que Lao-Tseu, premier entre les Mages, appelait, faute de mieux, « TAO », et que, faute de mieux, nous appelons « DIEU ».
Cinq minutes de lecture nous suffisent à comprendre que le « Dieu » dont il est question dans la Bible est un immonde blaireau – Il est complètement injuste – Il aime éperdument remuer la merde – Il est velléitaire, caractériel et mesquin – Il est cafard et cyclothymique – C’est un rabat-joie, un mauvais perdant et un bourreau d’enfant – Il se complait dans l’intrigue et les commérages – Il punit le héros et récompense le pleurnichard – Il exige de l’homme qu’il soit commun (plus l’homme est commun, plus il est satisfait) – Si un homme commun ne croit pas en lui, il l’y contraint, en tuant sa fille, ou en le plaçant dans une situation précaire où ce malheureux doit le supplier – En bref, le Démiurge inférieur que les religions abrahamiques appellent « Dieu » est un vieux grigou, un imbécile et un médiocre.
Je vous dis, moi, pur produit du Nouvel Æon, serviteur exclusif de Nuit, attaché aux nedjet égyptiens, aux saints gnostiques et aux « dieux barbares » de Thélème, que non seulement je rejette votre Iznogoud, mais que je le méprise — Il est tout ce qui est minable, étriqué et sordide.
Quant à l’homme stupide, je ne puis que lui répéter : À moins de te connecter au-dessus de lui, tu es, sur Terre, au pouvoir du Démiurge — Or regarde autour de toi : de deux choses l’une : soit ce Démiurge, qui te tient lieu de « Dieu », ne veut pas empêcher l’injustice, auquel cas il est méchant, — et je refuse de servir un dieu méchant, — soit il ne le peut pas, auquel cas, il est faible, — et pourquoi servirais-je un dieu faible ?
C’est un grand mystère que ces religions d’esclaves qui disent détester Haman et passent leur temps à lui tailler des pipes !
Pour moi, qui ai à Nuit, — la final boss de l’ordre divin, — le rapport de Majnun à Leila (dont le nom, en arabe, signifie, comme par hasard, « nuit »), la cause est entendue : je rejette et méprise le Démiurge (et me ris par avance des vieilles filles catho militantes et des nabots maghrébins, bombardés « juges », qu’il m’envoie généralement en représailles) — et je laisse l’homme stupide s’alimenter spirituellement à la short penis energy de ce subordonné prévaricateur — et lui-même stupide.
Car oui, amis Trogs, et c’est là votre drame : votre Dieu est un con.
58.But I am the Fool that heedeth not the Play of the Magician. Me doth the Woman of the Mysteries instruct in vain ; I have burst the bonds of Love and of Power and of Worship.Commentaire 2022 e.v. : Le Maître Therion, Sir Aleister Crowley, donne, de ce verset, le Remez suivant :
The Adept identifies himself with this Pure Fool. He is indifferent to the Illusion of Phenomenal existence caused by the Magician (Atu I, Beth).Je dis moi :
The woman of the Mysteries (Atu II, Gimel) does not spoil his purity with her phantastic reflections of Truth.
He is no more at the mercy of the “The Empress” (Atu III, Daleth), “The Emperor” (Atu IV, Tzaddi) and the “The Hierophant” (Atu V, Vau).
That is, neither the subtle distinctions (I, II) of Truth nor their gross images (III, IV, V) injure his perfection of Zero.
C'est une des innombrables applications anecdotiques du Principe mercurien du Bateleur : Depuis notre arrivée sur Terre, nous sommes des jouets entre les mains du Grand Magicien – Tout n'est qu'illusion – Nos combats, nos amours, nos malheurs : illusions !... Dans le but de nous amener à transgresser, par le lâcher-prise, la loi éternelle de la mue, c'est-à-dire de la mort, trouvant le courage de braver notre destin et d'abandonner, de nous-mêmes, l'exuvie périmée, – de tuer le vieil homme, – afin que, tel le Soleil de Yule renaissant, en Phénix, de ses cendres, nous ayons accès à une vie nouvelle – Il n'est de progrès que de suicide initiatique.
2. La vierge emmurée dans les fondations du château de Virgoberg se lamente toutes les nuits de pleine lune, mais quiconque ne demeure pas dans la contemplation de ce Mystère, et veut posséder charnellement la jeune fille, est un Trog, c'est-à-dire un golem excrémentiel. – Arcane fondamental, superbement mis en images par le très prodigieux Milo Manara dans son Dies Irae, mais que l'on retrouve, invariable, dans toutes les mythologies, et (bien sûr) jusque dans la "Querelle du Haricot Sauteur" qui divisa les Surréalistes.
3a. DIEU est dans le "coup de manivelle à la Neschamah" que donne l'Enseignement de mon Maître, non dans la succession de notions théoriques ou les tournures de phrases que contient l'Enseignement en question.
3b. Le roi est le Principe d'Unicité dans le Ponctuel (comme le Soleil l'est dans l'Ensemble, et DIEU dans le Tout) – le troisième 6 du Nombre de la Bête : c'est ce Principe que je révère en la personne du souverain, non la personne du souverain elle-même.
3c. Enfin, ne craignons pas de nous redire : l'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse, non la femme sincèrement amoureuse elle-même.
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.
Bons baisers des Bahamas.
Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 3° ♈︎ : ☽︎ in 14° ♑︎ : ☉︎ : Ⅴⅹⅰ.
Précédent commentaire sur ce péricope : Holy Season XVIII : Charbons blanc-bleu & diamants noirs (2020)
Saturday, March 22, 2025
Die Before The Hour
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
C'est le troisième jour de la Saison Sainte, et autant ma gueule de bois d'hier donnait l'impression d'avoir été composée par Tom Waits, autant celle de ce matin est d'une élégance folle – Je dirais : impertinente et légère – Résolument femme du monde – Elle ferait une marraine très chic pour une ligue de tempérance.
Comme quoi !
Je suis trop vieille-France, trop bien élevé pour être anarchiste. Je hais tout mouvement révolutionnaire.
« Of course the dissolution of the complex of energies that formed the old ego results in an identification of the entire being of the Adept with Nuit. »
Il le rapproche ensuite de AL 1, 27-30, dont j'ai notamment écrit :
Sans binaire, pas de douleur ; sans douleur, pas de soulagement ; sans soulagement, pas de plaisir (en vertu du principe : le plaisir, sexuel ou chimique, est dans le soulagement) ; sans plaisir, pas de création (en vertu du principe : la création sans plaisir [devoir] et le plaisir sans création [toxicomanie] sont tous les deux des maladies) — C'est, évidemment, l'ultime secret de la Magie Sexuelle, donc celui de la Muse ou, ainsi que me le disait récemment AM : « Tu étais dé-chaî-né la nuit dernière, salaud ! Tu m'as fait faire dix fois le tour du lit ! Selena Gomez a sorti une nouvelle vidéo ou quoi ? » (Pixie Dust)
Commentaire 2025 e.v. : Je souhaite renaître sept fois dans la vie qui est la mienne, pour détruire encore plus d’ennemis de Ra-hoor-khuit.
53. Behold ! I am a butterfly at the Source of Creation ; let me die before the hour, falling dead into Thine infinite stream !
Seules les chenilles vraiment sexy deviennent des papillons psychédéliques. – Sir Shumule
Commentaire 2025 e.v. : Il est écrit que le prêtre des princes, Ankh-af-na-khonsu (qu’il soit béni et vénéré), eut, dans l’extase, une vision de lui-même sous la forme d’< un papillon à la Source de la Création >, durant laquelle il pria de < mourir avant l’heure > afin de rejoindre notre sublime dame Nuit.
Cela nous renvoie à la Parole sacrée du nāḥāš Hadit, notre Maître, grand dieu de Béhédet : < Celui qui vit longtemps & désire beaucoup la mort est toujours le Roi parmi les Rois > (AL 2, 74).
54. Also the stream of the stars floweth ever majestical unto the Abode ; bear me away upon the Bosom of Nuit !
« Nuit is the Infinite, into which all stars are falling. Our Destination is the same. »
La vie est une rivière d'ambroisie que l'on descend à bord d'un bateau de nacre — C'est pourquoi, à la question : if not you, who would you be ?, j'ai naguère répondu :Le capitaine Merrill Stubbing, pilote du Pacific Princess, s'il avait, en plus, le pouvoir de se transformer à volonté en Joe Manganiello, époux de Sofia Vergara. (Tempus Lunae)Et le fait que Yama, notre destination de rêve, porte le nom que divers crapulous creeds donnent au Juge des Morts, renvoie aux vœux formulés par moi relativement à mon Dernier Repas :Saviez-vous qu'autrefois, dans l'Ancien Israël, on faisait boire aux condamnés, juste avant de les mettre à mort, une coupe de vin très fort mêlé d'une strange herb de type datura ? Ceci en application de ce que recommande le roi Salomon : < Donnez des liqueurs fortes à celui qui va mourir, du vin à ceux qui ont l'amertume au cœur. Qu'ils boivent, qu'ils s'enivrent et perdent le souvenir de leur chagrin > (Proverbes 31, 6-7) — Nous pouvons logiquement en déduire qu'un condamné de l'époque partait en pilier de bistrot se prenant pour une sorcière qui s'envole sur son balai. Et que poursuivre l'exécution était pure cruauté : le malheureux était déjà bien assez puni en ayant dû ingérer un vin du Proche-Orient !
Si j'en venais à périr sur l'échafaud, un Château Latour 1er Grand Cru Classé 1945, et remplacez la datura par quelque vigoureux gaperon.
Bien sûr, ça ne suffirait pas à enivrer assez un pochard de mon calibre pour que je < perde le souvenir > que Macron a repoussé mon recours en grâce, ce qui n'est pas très gentil après tout le bien que j'ai dit de sa femme — Il faudrait orthodoxement s'en tenir à l'injonction salomonique des < liqueurs fortes > et, si le cocktail Adios Motherfucker semble, évidemment, de circonstance, j'opterais probablement néanmoins pour un Looping-Papaye, en raison de sa merveilleuse qualité d'ivresse qui me donnerait l'impression d'aller à la guillotine en yacht. (Gargantuan again)
Commentaire 2025 e.v. : Loyaux Fidèles, si vous aviez tiré ce verset dans une perspective bibliomancique, et demandé au vieil Chioa Khan une interprétation, je vous aurais répondu ceci :
Si je devais résumer mon parcours en ce monde, je dirais que chaque jour a été si court, chaque heure si fugace, chaque minute si remplie de la vie que j'aime que le temps pour moi s'est enfui de façon beaucoup trop rapide.
Puis j’ai vécu 1083 jours de trop.
Cela dit, Soror Jezebel me soupçonne de poster mes publications depuis un immense vaisseau spatial sillonnant quelque galaxie lointaine, un palais volant dans lequel règne une ambiance de luxe effréné et m’entoure un harem de courtisanes expertes…
Et ma foi… Allez savoir si cette histoire de prison dans l’Allier n’est pas une couverture… ;)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.
Thursday, March 20, 2025
One Year Of Lust
Amis chers, gens beaux et heureux,
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Amis chers, la Lecture sainte de cette fête pour le Rituel Suprême, 1081ème jour de notre Exil, est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 43 à 46.
43. The fountains of water have been loosed upon her ; she hath struggled with exceeding torment.
Commentaire : Oui, mais ce qu’a subi la Marquise de Brinvilliers, pour ses crimes effectifs, me semble peu de choses en comparaison de ce que le vieux pays gris fait aujourd’hui endurer à ceux qu’il considère comme déviants politiques, philosophiques ou religieux !
Quelle triste blague les juges m’ont faite en me laissant la vie sauve ! (They Stab It With Their Steely Knives But They Just Can’t Kill The Beast, 2022)Or, après deux ans et demi de captivité, — et quatorze plaintes pour outrages à magistrats déposées par l’officialité trog contre mes écrits, — je ne parviens absolument pas à me rappeler ce qui avait bien pu provoquer chez moi un tel accès de mélancolie…
Commentaire : L’horrible Mer (awful Sea) — On sait que, dans le jungien Test du Totem, la haute mer représente la vision que le sujet a de la vie.
45. So am I, O Adonai, my lord, and such are the waters of Thine intolerable Essence.
Commentaire : Le Prêtre des Princes, Ankh-af-na-khonsu (qu’il soit béni et vénéré), a dit à DIEU, par l’intercession de son Saint Ange Gardien, qu’il estimait ne pas disposer de kelim suffisants pour endurer, « tolérer », Sa Présence.
Tuesday, March 18, 2025
Vierges Noires
Commentaire 2023 e.v. : DIEU est une parabiose hétérochromique.
40. I am become like a luscious devil of Italy ; a fair strong woman with worn cheeks, eaten out with hunger for kisses. She hath played the harlot in divers palaces ; she hath given her body to the beasts.
Commentaire 2023 e.v. : Si nous pouvions seulement mettre, dans notre rapport à DIEU, un millième de l'art, de la science et de l'énergie que déploie une escorte à obtenir de son client la troisième bouteille ou une pornostar à rendre sa scène stimulante !...
41. She hath slain her kinsfolk with strong venom of toads ; she hath been scourged with many rods.
Commentaire 2023 e.v. : Marquise de Brinvilliers.
Commentaire 2023 e.v. : La seule personne que le Livre de la Loi voue nommément au supplice de la roue est la Vierge Marie (AL 3, 55).
Pour moi, "Marie" évoque les ultra-chtoniennes Vierges noires de l'Orthodoxie — magnifiques spécimen de Femmes Sauvages, surgis du paléochristianisme (il y a quelque chose de Panagia dans Kim Kardashian vénérant les saintes icônes dans la plus ancienne cathédrale du monde) – ou les jeunes latinas shaking what their mama gave them dans les clips de reggaeton – ou, à l'extrême rigueur, la toile de Max Ernst, Vierge corrigeant l'enfant Jésus devant trois témoins.
Mais j'admire que le Seigneur de l'Æon ait décrété digne de figurer sur la roue l'ensemble des femmes castae, de sorte que l'adjectif et nom "roué" ne s'applique plus à qui, comme moi, a les mœurs d'un compagnon de plaisir du Régent, mais à la ménagère de type Evelyne Thomas. (Panagia)
Il me semble qu'il faut réévaluer totalement la raison pour laquelle la Loi voue la Vierge Marie au supplice de la roue (AL 3, 55).L'idée communément admise est qu'elle est maudite parce qu'elle est "inviolate", i.e. d'une chasteté imprenable.Mon interprétation à moi est qu'elle est, au contraire, maudite parce qu'elle consent, penaude et servile (Luc 1, 38), à l'union avec un dieu des blaireaux (aka "dieu du vieux pays gris" en termes thélémites orthodoxes), connu pour son control freak insensé, au lieu de l'envoyer paître, en riant, avec un doigt d'honneur. (Nigh to Death)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.
Bons baisers des Bahamas.
Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 28° ♓︎ : ☽︎ in 13° ♏︎ : ♂︎ : Ⅴⅹ..






