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Sunday, March 23, 2025

Final Boss (The World Is Yours)

Atu XVIII, La Lune, Tarot Dali

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

J’aimerais vraiment faire un plan à trois avec Wonder Woman et la Méchante Reine de Blanche-Neige — Malheureusement, il n’y a qu’une Gal Gadot. 

Cela dit, la Lecture sainte de ce dimanche, 1084ème jour de notre Exil, est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 55 à 58.

Il me revient d’avoir, en 2022 e.v., introduit l’étude de ce péricope ainsi :
Zen et radieux dans la lumière dorée de ce quatrième matin de Saison Sainte, après une heureuse nuit blanche, toute de clameurs et de pâmoisons, je savoure le premier Looping-Papaye de la journée.

Ah ! ce premier Looping-Papaye !...

Nul breuvage n'est plus capiteux. Sauf peut-être le deuxième. Puis celui d'après. Puis le huitième. Celui-ci est clairement incomparable. A partir de là, on ne peut plus réellement établir de classement en parfaite sûreté de conscience, mais ça reste très bien.
Comme quoi !

55. This is the world of the waters of Maim ; this is the bitter water that becometh sweet. Thou art beautiful and bitter, O golden one, O my Lord Adonai, O thou Abyss of Sapphire !

Commentaire 2022 e.v. : La Présence divine est beautiful and bitter, comme les filles hispaniques, qui sont toujours extérieurement très canon et intérieurement très salées au goût.

(NB : Rosalia doit être salée, mais d'une force !!!)

Le verset confirme, en tout cas, le shumulisme essentiel : 
L'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse.
Quoi de plus beautiful and bitter, en effet ? (et comme j'admire Gaston Bussière d'avoir réussi à saisir aussi précisément la chose sur son Yseult la Blonde !)

Bien sûr, les femmes amoureuses sont collantes. Surtout si elles sont hispaniques. Et alors ? N'est-il pas écrit < I turned me about thrice in every way, and always I came at the last unto Thee > (Cordis 3, 31), qui rappelle la confession finale de Ryno de Marigny dans Une vieille maîtresse ?

Elle sont violentes, également. Et alors ? Il est écrit < Whom I love I chastise with many rods > (A'ash, 27), ce qui revient, selon vos références, au "Car tu ne dois pas te courber devant une divinité étrangère, parce que l'Éternel a nom JALOUX, c'est un Dieu jaloux" du livre de l'Exode, ou au "Si je t'aime, prends garde à toi" du livret de Carmen (et Whom I love I chastise with many rods doit être particulièrement sexy, dit par Julia Migenes !)

Bref ! Il est écrit < I am Life, and the giver of Life, yet therefore is the knowledge of me the knowledge of death > (AL 2, 6), et quiconque fréquente une Espagnole sincèrement amoureuse termine, en effet, soit avec huit enfants, soit avec un couteau entre les omoplates. 

(Notez que l'image d'un Abîme de Saphir est merveilleusement raccord à l'Atu XVIII, qui signe le quatrième jour de la Saison Sainte, et qu'Abyss of Sapphire a l'air d'être le nom de quelque splendide création de haute joaillerie – Pour moi, j'ai, depuis longtemps, donné à l'Atu XVIII le titre officieux de Blue Allure, qui sonne furieusement gemmologique aussi, et résume intégralement le Sentier de Qoph.)

Commentaire 2025 e.v. : Oui, le monde est devenu amer — La judéo-puritano-soviétisation des mœurs est bel et bien parvenue, ainsi que prophétisé par moi, à en faire quelque chose comme la célébration d’un rite abrahmique perpétuel dans un kolkhoze albanais non-fumeur.

Mais qu’importe ? C’est très provisoire — Le Nouvel Æon passe, en force et à sec, et se profile en filigrane derrière cette grisaille, comme une toile de Gustave Moreau percerait à travers une croûte de Buren dont on aurait, en vain, tenté de la badigeonner.

Voyez la parité politique obligatoire, le women’s empowerment, le Super Bowl Halftime Show de JLo et Shakira sur le thème de la Femme Écarlate ! — Tout ce en quoi les répugnants chrétiens de type Candace Owens (Aux lions ! Aux arènes !) voient des symptômes de décadence, s’avère être, en réalité, des marques de vigueur et de renouveau ! 

Même si Brigitte Macron avouait publiquement être trans, je la porterai encore aux nueset davantage même !

J’admets tout, tant que ce n’est pas vulgaire et, très franchement, je n’exagère pas en affirmant que la vidéo Break Free d’Ariana Grande, ou n’importe quoi de Lady Gaga, suffisent à prouver que le monde est, d’ores et déjà, culturellement thélémisé, malgré les protestations homaisques et les cris de chaisières outragées — cris dont la condamnation de votre vieux Sir à cinq années de prison fut peut-être le plus retentissant !…

Patience ! L’eau amère va devenir douce, et la nuit Orwellienne un Abîme de Saphir !

56. I follow Thee, and the waters of Death fight strenuously against me. I pass unto the Waters beyond Death and beyond Life.

Commentaire 2022 e.v. : Me rappelle mon dernier trip à la phéncyclidine, en 2016. (J'avais décidé de me faire une session de PCP en hommage à la prestation de Gina Carano dans le rôle d'Angel Dust, mais, amis, don't try it at home ! Autant je recommande tout ce qui contient du Gina Carano, autant je déconseille tout ce qui contient de la phéncyclidine : on ne sait jamais où on atterrit – si jamais on atterrit...)

Commentaire 2025 e.v. : Me rappelle également ce jour où un ami nietzschéen avait appelé son bureau et dit qu'il était malade afin de rester boire avec moi. 

Je n’avais pas trouvé cela très nietzschéen et avais déclaré qu’à sa place, j’aurais dit : J'ai été kidnappé, drogué, abandonné au milieu de nulle part et j'essaie de me rappeler mon nom tout en affrontant les éléments et une meute de loups.

57. How shall I answer the foolish man ? In no way shall he come to the Identity of Thee !

Commentaire 2022 e.v. : Sigmund Freud, "ramassant les miettes de sagesse magique tombées de la table des adeptes", comme dit Sir Aleister, avait compris que le langage n'a été donné aux Trogs que pour trahir leur pensée, et nous permettre ainsi d'entomologiquement les étudier.

Ce fait n'a jamais été mieux illustré que lors d'un pot magistralement remporté par moi lors de notre poker-marathon d'août 2009 e.v. à Divonne les Bains : 
Sixième soir : ma partie la plus difficile. Non pas techniquement, puisque les différentes mains que j’ai jouées n’offraient aucun problème stratégique, mais bien du fait d’un replet suffisant, et con comme un ténor, qui avait ce soir-là une baraka totale.

Je me suis retrouvé, à l’avant-dernière donne, tête-à-tête avec ce cuistre, qui était parfaitement invincible depuis six heures, et chip-leader comme on ne peut pas l’être.

J’avais A-Q assortis, et le tableau Q-10-8-9 rainbow, s’il me donnait la top-paire avec le meilleur kicker possible, me laissait perdant, quelle que soit la rivière, dans le cas, probable selon moi, où cette adipeuse andouille était entrée avec un valet.

Il relance violemment. J’hésite, et choisis (fallait-il que je fusse au tilt !!!) de le suivre.

Là-dessus arrive un Irish-Coffee, commandé par le gros-lard sur ma suggestion.

- Oumphhhh !!! s’exclame t-il, c’est superbon !!!!

- N’est-ce pas ? souris-je, l’œil rivé sur les mains de la croupière.

Rivière : 3 de pique.

Il pousse directement son tapis.

Je réfléchis, et lui lance en riant :

- Tu as une bonne main, ou pas ?
Il me répond : « superbonne ! » (c’était son mot, ce soir-là :)), avec énormément de conviction.

Seulement voilà, on ne la fait pas au vieux Shumule : l’intonation qu’il avait eue en saluant l’Irish-coffee (intonation sincère) n’avait rien à voir avec celle qu’il avait eu en parlant de sa main. De l’inconvénient d’avoir un vocabulaire restreint : j’ai su immédiatement qu’il était en bluff.

- Payé.

Et l’ex-chip-leader de blêmir, et de me montrer un piteux A-K, main célèbre mais, en l’occurrence, laminée par ma paire de dames. (À Outrance : Les Sept Jours de Divonne)

Commentaire 2025 e.v. : Il est écrit que le prêtre des princes, Ankh-af-na-khonsu (qu’il soit béni et vénéré), au moment de se voir confier la Tâche hiérophanique, demanda à DIEU, par l’intercession de son Saint Ange Gardien : < Comment répondrai-je à l’homme stupide ? En aucun cas, il ne parviendra à Ton Identité ! >

De fait, le culte du Démiurge, instauré par Abraham, a, pour toujours, oblitéré chez le vulgaire la perception de la véritable nature divine.

(Je n’ai jamais compris qu’un Saint tel que le prêtre-roi Melchizedek — ses mérites nous protègent — ait seulement accepté de partager le pain et le sel avec quelqu’un d’aussi abominablement néfaste qu’Abraham !)

Juifs, Chrétiens et Musulmans sacrifient au culte personnel du Démiurge, c’est-à-dire du < petit dieu gris > (LLL 1, 20) des Troglodytes heathen — ce dieu « mix de Big Brother, de maton et d’Ubu » que saint Friedrich Nietzsche (ses mérites nous protègent) appelle « dieu des Recoins, si ignoble qu’il faudrait le rejeter même s’il existait. »

L’homme stupide vénère le Démiurge à la < triste face barbue > (LLL 5, 38) et croit vénérer l’Un (c’est-à-dire l’Aïn, dirait un Qabaliste), comme un blédard se prosterne devant le répugnant grand vizir Iznogoud que, dans sa plouquitude, il prend pour le Calife.

Il n’est pas très difficile, pourtant, de comprendre qu’il n’y a aucun rapport, même de loin, entre le pseudo-Dieu du Tanakh et « l’Un qui devint des millions », « Celui-que-l’on-ne-peut-nommer-car-Il-n’a-pas-de-nom », « la sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part » que Lao-Tseu, premier entre les Mages, appelait, faute de mieux, « TAO », et que, faute de mieux, nous appelons « DIEU ».

Cinq minutes de lecture nous suffisent à comprendre que le « Dieu » dont il est question dans la Bible est un immonde blaireau  –  Il est complètement injuste – Il aime éperdument  remuer la merde – Il est velléitaire, caractériel et mesquin – Il est cafard et cyclothymique – C’est un rabat-joie, un mauvais perdant et un bourreau d’enfant – Il se complait dans l’intrigue et les commérages – Il punit le héros et récompense le pleurnichard – Il exige de l’homme qu’il soit commun (plus l’homme est commun, plus il est satisfait) – Si un homme commun ne croit pas en lui, il l’y contraint, en tuant sa fille, ou en le plaçant dans une situation précaire où ce malheureux doit le supplier – En bref, le Démiurge inférieur que les religions abrahamiques appellent « Dieu » est un vieux grigou, un imbécile et un médiocre.

Je vous dis, moi, pur produit du Nouvel Æon, serviteur exclusif de Nuit, attaché aux nedjet égyptiens, aux saints gnostiques et aux « dieux barbares » de Thélème, que non seulement je rejette votre Iznogoud, mais que je le méprise — Il est tout ce qui est minable, étriqué et sordide.

Quant à l’homme stupide, je ne puis que lui répéter : À moins de te connecter au-dessus de lui, tu es, sur Terre, au pouvoir du Démiurge — Or regarde autour de toi : de deux choses l’une : soit ce Démiurge, qui te tient lieu de « Dieu », ne veut pas empêcher l’injustice, auquel cas il est méchant, — et je refuse de servir un dieu méchant, — soit il ne le peut pas, auquel cas, il est faible, — et pourquoi servirais-je un dieu faible ?

C’est un grand mystère que ces religions d’esclaves qui disent détester Haman et passent leur temps à lui tailler des pipes !

Pour moi, qui ai à Nuit, — la final boss de l’ordre divin, — le rapport de Majnun à Leila (dont le nom, en arabe, signifie, comme par hasard, « nuit »), la cause est entendue : je rejette et méprise le Démiurge (et me ris par avance des vieilles filles catho militantes et des nabots maghrébins, bombardés « juges », qu’il m’envoie généralement en représailles) — et je laisse l’homme stupide s’alimenter spirituellement à la short penis energy de ce subordonné prévaricateur — et lui-même stupide.

Car oui, amis Trogs, et c’est là votre drame : votre Dieu est un con.

58.
But I am the Fool that heedeth not the Play of the Magician. Me doth the Woman of the Mysteries instruct in vain ; I have burst the bonds of Love and of Power and of Worship.

Commentaire 2022 e.v. : Le Maître Therion, Sir Aleister Crowley, donne, de ce verset, le Remez suivant : 
The Adept identifies himself with this Pure Fool. He is indifferent to the Illusion of Phenomenal existence caused by the Magician (Atu I, Beth).
The woman of the Mysteries (Atu II, Gimel) does not spoil his purity with her phantastic reflections of Truth.
He is no more at the mercy of the “The Empress” (Atu III, Daleth), “The Emperor” (Atu IV, Tzaddi) and the “The Hierophant” (Atu V, Vau).
That is, neither the subtle distinctions (I, II) of Truth nor their gross images (III, IV, V) injure his perfection of Zero.
Je dis moi : 

1. Notre frère Rodney Orpheus rapporte, dans son Beginner's Guide to Thelemic Magick, que, s'étant essayé au trait d'orthodoxie thélémite optimale qui consiste à saluer systématiquement autrui par "Do what thou wilt shall be the whole of the Law", et à prendre congé en disant "Love is the law, love under will", il fut surpris de constater que cela ne le faisait pas du tout considérer comme un weirdo par les gens qu'il rencontrait, mais permettait, au contraire, d'avoir des conversations passionnantes avec de parfaits inconnus.

C'est une des innombrables applications anecdotiques du Principe mercurien du Bateleur : Depuis notre arrivée sur Terre, nous sommes des jouets entre les mains du Grand Magicien – Tout n'est qu'illusion – Nos combats, nos amours, nos malheurs : illusions !... Dans le but de nous amener à transgresser, par le lâcher-prise, la loi éternelle de la mue, c'est-à-dire de la mort, trouvant le courage de braver notre destin et d'abandonner, de nous-mêmes, l'exuvie périmée, – de tuer le vieil homme, – afin que, tel le Soleil de Yule renaissant, en Phénix, de ses cendres, nous ayons accès à une vie nouvelle – Il n'est de progrès que de suicide initiatique.

2. La vierge emmurée dans les fondations du château de Virgoberg se lamente toutes les nuits de pleine lune, mais quiconque ne demeure pas dans la contemplation de ce Mystère, et veut posséder charnellement la jeune fille, est un Trog, c'est-à-dire un golem excrémentiel. – Arcane fondamental, superbement mis en images par le très prodigieux Milo Manara dans son Dies Irae, mais que l'on retrouve, invariable, dans toutes les mythologies, et (bien sûr) jusque dans la "Querelle du Haricot Sauteur" qui divisa les Surréalistes. 

3a. DIEU est dans le "coup de manivelle à la Neschamah" que donne l'Enseignement de mon Maître, non dans la succession de notions théoriques ou les tournures de phrases que contient l'Enseignement en question.

3b. Le roi est le Principe d'Unicité dans le Ponctuel (comme le Soleil l'est dans l'Ensemble, et DIEU dans le Tout) – le troisième 6 du Nombre de la Bête : c'est ce Principe que je révère en la personne du souverain, non la personne du souverain elle-même.

3c. Enfin, ne craignons pas de nous redire : l'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse, non la femme sincèrement amoureuse elle-même.

Commentaire 2025 e.v. : Loyaux Fidèles, si vous aviez tiré ce verset dans une perspective bibliomancique et demandé au vieil Chioa Khan une interprétation, je vous aurais répondu :

Rappelez-vous qu’en additionnant les numérations des quatre Lames correspondant aux Quatre Pouvoirs du Sphinx (L’Empereur pour Vouloir, Le Chariot pour Oser, Les Amoureux pour Savoir et L’Hiérophante pour Se Taire), vous obtenez IV + VII + VI + V, soit XXII, qui est le nombre total des Lames, et des Sentiers de l’Arbre de Vie — soit le Tout, l’intégralité des Possibles, l’Univers entier.

The World Is Yours ! ;)

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Bons baisers des Bahamas.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 3° ♈︎ : ☽︎ in 14° ♑︎ : ☉︎ : Ⅴⅹⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Holy Season XVIII : Charbons blanc-bleu & diamants noirs (2020)

Sunday, July 7, 2024

Dazed and Confused in Las Dopicos

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C’est rigolo, cette France devenue, au temps des élections, plus intégralement république bananière que le San Theodoros en période de Carnaval !

On offre au peuple, durant la campagne, de pouvoir admirer à longueur d’antenne les candidats pour lesquels il vote et dont il espère son salut, avant de lui asséner rituellement, le dimanche à huit heures, la « victoire », c’est-à-dire le maintien aux affaires, des apparatchiks dont il ne veut plus, — dont il ne peut plus, — légitimée par des « résultats » qu’on ne se donne même plus la peine de faire paraître vaguement plausibles…

Plus de doute, plus d’angoisse, nous sommes bien à Las Dopicos :)

(Je ne sais pas vous, mais je trouve que les Américains se surpassent, en ce moment, pour tout ce qui concerne le Young-Leaderat de Zone France, et j’ignore si c’est de bon augure…)

Amis chers, la Lecture sainte de ce dimanche, 825ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 4, versets 40 à 43.

40. Also I read in a great Book.

Commentaire 2021 e.v. : Frater Alion dit de ce < great Book > qu'il est < the Book > dont parle Nuit (AL 1, 48), c'est-à-dire le TARO.

A ce sujet, on m'a demandé hier quel Tarot utiliser, "pour varier un peu", en alternance avec le Tarot Thoth. Essayez le Dali ou le Manara. Ou le Shumule, si je l'achève un jour. Moi, quand c'est mercurien, je suis trop natif de la Vierge pour varier : j'ai acheté mon premier Tarot Thoth en 1995 e.v., et n'ai jamais tiré que celui-là : on distingue encore les images, mais il faut avoir la vue perçante... Je me rattrape dans le vénusien, où je varie infiniment ce que je tire.

Commentaire 2024 e.v. : [Note : La conclusion du Commentaire 2021 e.v. ci-dessus est l’exemple type du cool & lulzy.

Ah !… « J’ai lu dans un Livre génial (I read in a great Book) » !… 

Soit La phrase que j’espérais entendre dire, ce soir, par Sarah Knafo brandissant le Liber Oz, juste avant d’annoncer qu’elle prenait le pouvoir à la manière de la Tsarine Noire de Sacher-Masoch !…

Telle est, en effet, ma vision d’une soirée électorale réussie.

Une autre fois peut-être… J’ai tout mon temps… Je ne bouge pas…

41. On ancient skin was written in letters of gold : Verbum fit Verbum.

Commentaire 2021 e.v. : Pourquoi en latin ? 

C'est un grand mystère que celui des langues liturgiques : la "culture latine" n'a produit que des pizzaïoli et des garçons de bains : les Romains étaient des bidasses invertis, dont l'accomplissement ultime a été de comprendre que le chemin le plus court d'un point à un autre est la ligne droite, et donc d'inventer la route. 
 
Autrement, rien de plus grossier que l'art romain. Une expo de tags à la MJC de Juvisy-sur-Bièvre est un prodige de raffinement comparé à l'art romain.

Or, le latin est bel et bien devenu la langue liturgique du Vieil 
Æon !...

Vous me direz : la langue liturgique du Nouvel 
Æon est l'anglais, et la culture anglo-saxonne se résume à burger (cheddar au viandox quand c'est britannique), rap et... bidasses combattant pour les droits LGBTQ+... C'est très précisément du kif.

La langue liturgique est toujours la langue la plus universelle, donc la moins sophistiquée. Voilà pourquoi la prière individuelle (Hud) doit être faite en langue vernaculaire. C'est le principe du Japonais post-45 qui, rentré chez lui, vire son costume trois-pièces de yuppie et se glisse dans un kimono. Ou celui du Reporter turns ghetto in 3 seconds. 

Commentaire 2024 e.v. :  La puissance du Verbe est (précisément) indicible !…

Un jour, sorti faire un shopping monstre pour assouvir les « folles envies » qui tourmentaient ma femme enceinte (Chloé était alors plus cerises que fraises, et viande crue plutôt que gelée à la menthe), je fus subitement pris d’une érection maximale, violente, douloureuse, à la simple vue d’une magnifique vendeuse dans une parfumerie !

Après m’être mordu les lèvres au sang pour ne pas directement exploser dans mon caleçon, je m’avançai, tant bien que mal, jusqu’à elle, et lui bégayai quelque chose à propos d’un after-shave...

Elle me répondit, hélas, avec un accent québécois à couper au couteau. Ce qui eut sur moi l’effet d’une douche glacée — que dis-je ? d’un ice bucket challenge agrémenté de bromure !

Le Verbe, c’est la Magie et, en Magie, ne pas rompre le charme est, toujours, à propos de tout, toute la question.


42. Also Vitriol and the hierophant’s name V.V.V.V.V.

Commentaire 2021 e.v. : Frater Alion rappelle que Sir Aleister a comparé l'hiéronyme V.V.V.V.V. aux empreintes de pas d'un chameau : footprints of a camel.

On ne médite pas assez la proximité phonétique de Camel et Gimel. Et que fumer des cigarettes de marque Camel avait, pour une fille, dans ma jeunesse, la réputation d'être signe de lesbianisme, ce qui est assez raccord avec la Prêtresse qui, toute amazone et complexe d'Electre, vit recluse dans le Saint des Saints, ou la montagne de Virgoberg, en mode "ne me touchez pas, répugnantes créatures !"

Moi, je fumais des Rothmans bleues, dont on disait qu'elles finançaient l'Apartheid sud-africain et accentuaient donc, chez le fumeur, une pente à l'ethno-séparatisme... curieux... mais mon rapport à "l'herbe à Nicot" a toujours été weird... Je ne fume plus aujourd'hui que 
cubain pour les cigares et Isla OG pour l'herbe qui rend benêt, mais j'avais, en 2018, brièvement repris la consommation de cigarettes, et narré la chose ainsi : 
 
La Semaine de Sir Shumule
  
Cette semaine, farfouillant le grenier, j’ai trouvé un vieil exemplaire du Test d’Aptitude à devenir mon ami que je faisais passer, quand j'étais au lycée, à tous les garçons de ma classe. 

Il comportait des questions sur le montant de leur argent de poche, sur la technologie dont ils disposaient, etc. ainsi qu’un Q.C.M. dont le barème invariable était : « A = 0 point ; B = 1 point ; C = 2 points », et où figuraient des questions telles que : 

Mouloud et Rachid viennent nous racketter à la sortie des classes : 

A. Tu te sauves en courant comme un dératé. 

B. Tu t’interposes entre eux et moi en criant : « PRENEZ MOI ! FRAPPEZ MOI ! MAIS LAISSEZ LE, LUI ! IL N’A RIEN FAIT ! » 

C. Tu exploses Mouloud et Rachid, car tu as plusieurs dan. 

Good old days !... 🧐 

***

Je vous ai déjà raconté comment j’étais, jadis, devenu fumeur, avant de m'interdire toute tabagie. Eh bien, cette semaine, j’ai recommencé à fumer. 

Dans ma jeunesse, « non-fumeur » était synonyme de « con », et l’on désignait les endroits comme Guéret, le Goulag ou la Géhenne (Note : il semble que G ne soit pas une initiale très heureuse pour les lieux de villégiature…) par l’expression rigolote : « c’est plutôt non-fumeur, comme truc… » 

Effectivement, 99,99999 % des non-fumeurs sont cons, et la progressive transformation du monde blanc en kolkhoze ougandais qui s’opère depuis 2007 a littéralement accompagné la proscription, sans cesse plus tatillonne, du tabac – comme de tous les adjuvants destinés à nous rendre la vie festive

(Non que je compte forcément la burqa comme « un adjuvant qui rend la vie festive », mais le fait est que plus une société devient perverse, plus elle fabrique du verbotenisme : après l’interdiction du tabac dans les lieux publics, j’avais dit : « Il n’y a plus qu’à nous interdire de baiser », et c’est bien ce que #MeToo, Asia Argento, et toutes les hystéries post-Weinstein ont entrepris de faire... Les gens ne sont pas sérieux, aussi !… On leur invente un SIDA pour permettre au Gouvernement Mondial de devenir le Supreme Pimp Extraordinaire, via l’imposition du préservatif [= des trilliards de propagande, sur toutes les chaînes, dans tous les films, pendant des dizaines d’années !!!], et ils continuent à folâtrer bareback… « Tant pis pour ces vipères lubriques !... Time's Up ! », déclare Big Brother, obligé de se contenter d’une maigre « pénalisation du client » de petit maquereau régional – en plus, il est vrai, de ses jobs de dealer [via les salles de shoot] et de trafiquant d’organes [via la loi « Santé »]...) 

Je sais bien que, dans le cas du tabac, l’idée est de faire passer le plus obscène de tous les rackets fiscaux pour une mesure d’hygiène public et d’en diaboliser/culpabiliser les victimes afin qu’elles n’osent pas se plaindre : le tabac, marché élastique par excellence, n'est pas un Fléau, mais un Pactole… 

Enfin ! je ne fume pas seulement parce que c'est insurrectionnel (ça, c’est quand je m’inscris au Registre National des Refus après avoir fait l’amour bareback à une escort en burqa que j’ai payée plus de mille euros en liquide), mais parce qu’une Rothmans bleue crânement plantée dans mon fume-cigarettes en corne va super bien avec ma tête de vieil oiseau de proie.

 

Commentaire 2024 e.v. : Notez que, dans la religion thélémite, l’Hiérophante exemplaire est le puissant dieu Therion, — le prince de Féerie, celui pour qui bourgeonnent les arbres et s’émeuvent les fleurs, — et que le nom de ce dieu vient du grec θηρίον, qui signifie « Bête sauvage ».

Or, je m’aperçois de cette curiosité qabalistique que, si nous considérons que les « V » du Nom mystique des Hiérophantes — « V.V.V.V.V. » — sont des 5 en chiffres romains, nous obtenons une somme de V+V+V+V+V = XXV = 25 qui, en hébreu, est la valeur numérique du mot חיוא (Chioa), qui signifie « Bête sauvage ».

43. All this wheeled in fire, in star-fire, rare and far and utterly lonely — even as Thou and I, O desolate soul my God !

Commentaire 2021 e.v. : Examinant, ce matin, notre merveilleuse édition de 1929 du Spirit of Solitude (titre originel des Confessions, l'"autohagiographie" de Sir Aleister), Soror J a déclaré : "C'est drôle, le mot 'Solitude' m'évoque immanquablement, soit la chanson de Black Sabbath, soit l'image d'un gardien de phare, tout seul, en train de se br***er dans la nuit..."

J'ai ri, parce que sa remarque, et les concepts croisés de rogue et d'onanisme, m'ont immédiatement rappelé un paragraphe extraordinaire, posté, il y a bien longtemps, sur un de mes anciens blogs, où je venais de dire mon admiration pour le film Avatar de James Cameron, par un OG Smart Ass Commentator qui signait, à l'époque, "Für die Lulz" (et dont j'aimerais beaucoup avoir des nouvelles).

Voici le paragraphe en question : 
« J'ai bien compris qu'à la vue de Michelle Rodriguez Sir Shumule ne sait plus rien faire d'autre que BANDER A MORT et se BRANLER. Si, néanmoins, Rodriguez n'était pas dans Avatar, SS réaliserait tout de suite que ce film n'est rien d'autre que la première pub de 3 heures et en 3-D pour Greenpeace, tournée par James Cameron (le mec qui a fait Titanic, Terminator et Piranha 2), un réalisateur si talentueux et visionnaire qu'il lui a fallu 500 000 000 d'EUROS pour produire un "test movie" pourri en "digital 3D" dont l'histoire se résume à un gigantesque remake de Pocahontas en plus niais. Tout ça pour qu'au final des milliers de boutonneux rêvent de devenir des Schtroumpfs bisexuels de cinq mètres de haut sans graisse abdominale et chevauchant des ptérodactyles. Mais il y a Michelle Rodriguez qui fait sa tête de bouledogue dans un hélicoptère et ça fausse le jugement de SS. »
Commentaire 2024 e.v. : utterly lonely : être totalement seul est ce qui caractérise DIEU dans le tout (infini), le soleil dans l’ensemble (cosmos), et le roi dans le ponctuel (cité). 

Sans doute faut-il être allé en prison et y avoir mesuré le prix d’être seul en cellule, pour comprendre la gravité de ce que le saint Mage Mohammed appelait « association », c’est-à-dire : fait de troubler la solitude divine.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle fin de soirée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

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Monday, May 20, 2024

Où étiez-vous le jour où la fête s’est brusquement arrêtée ?

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

On m’a demandé, ce soir, si les effroyables dangers & tribulations (cf. AL 3, 11) par moi traversés depuis plus de deux ans, avaient, peu ou prou, « modifié » mon interprétation de la Loi de Thelema.

La réponse est non : j’interprète la Loi au moment où il est nécessaire de faire cette interprétation, < de peur qu’il n’y ait folie > (AL 1, 36) — Mais l’essence de Thelema, étant le vrai Vouloir de chaque individu, — de chaque étoile (AL 1, 3), — l’essence de Thelema, dis- je, est toujours là, silent, unique, apart, comme il est écrit (LLL 7, 34).

Un trait spécifique de Thelema est qu’à l’image de la < belle Étoile > (AL 2, 79), — l’hexagramme unicursal, qui est devenu son symbole, — elle ne fait pas de différence (AL 1, 4 ; 22 ; Cor 3, 65) entre existence temporelle et vie spirituelle — Nous savons que le Haut et le Bas sont Un, comme Dieu Lui-même est Un (Ara 3, 0 ; 4, 1) : où que se pose notre regard, c’est la Face de Dieu qu’il contemple, comme il est écrit : < I turned me about thrice in every way ; and always I came at the last unto Thee > (Cor 3, 31).

Du coup, contrairement aux Chrétiens, — qui ont une morale quand ils sont à l’église et la morale exactement inverse une fois sortis de l’église, — nous ne cessons jamais de vivre en présence de nos dieux, et nous efforçons de régler notre conduite sur la Loi que ceux-ci nous ont donnée.

Pour ce qui est de son interprétation propre à l’époque présente, qu’en tant que Chioa Khan, la Beasthood me donne mandat de faire pour la communauté dont je suis responsable, — < l’œuvre du commentaire >, comme il est écrit, — nous avons reçu du Seigneur des Dieux, Ra-Hoor-Khuit, la promesse que le vieux serpent, le nāḥāš Hadit, notre Maître, dieu de la Connaissance, soufflerait toutes les réponses à qui les chercherait d’un cœur sincère dans les Livres Saints (AL 3, 40).

Ma foi ! C’est le Nouvel Aeon : Heru-Ra-Ha brille : contentons-nous de bronzer — et de tendre l’oreille.

Amis chers, la Lecture sainte de ce lundi, 776ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 44 à 47.

44. I have thrown a million flowers from the basket of the Beyond at Thy feet, I have anointed Thee and Thy Staff with oil and blood and kisses.

Commentaire
a million flowers from the basket of the Beyond : En cas de vague à l’âme, je me réconforte en me disant que ça pourrait être pire : je pourrais, par exemple, être atteint d’anthonephophobie, la peur compulsive morbide des fleurs qui tombent du ciel. No, srsly.

45. I have kindled Thy marble into life — ay ! into death.

Commentaire : Ce verset me rappelle toujours cette très belle, très élégante, très bordelaise jeune fille, avec qui je suis sorti, autrefois, après que je l'ai abordée dans un rallye ultra-bècebège en lui disant : "Toi, t'as un cul à réveiller un mort !"

Je la revois en train d'insister, ensuite, au moment de me présenter à ses parents, pour qu'à la question "Comment vous êtes-vous rencontrés ?", je me contente de parler de coup de foudre :)

C'était le bon temps !

46. I have been smitten with the reek of Thy mouth, that drinketh never wine but life.

Commentaire : Smitten, indeed ! — Et vous, o
ù étiez-vous le 5 avril 2022 e.v. à sept heures du matin, quand toute espèce de fun a entièrement disparu de toute la surface de la planète ? Où étiez-vous le jour où la fête s’est brusquement arrêtée ?

47. How the dew of the Universe whitens the lips !

Commentaire : On peut y voir une allusion aux prophéties relatives à Ragnarok (les derniers humains, nus et tremblants, terrés dans les bois, sans rien de comestible à manger, et, — l’eau étant désormais ultra toxique, — contraints de collecter les gouttes de rosées, sur les feuilles, le matin, pour soulager un peu leur soif) — ou, bien sûr, à l’éjaculation faciale. 

A ce sujet, il me revient d’avoir déclaré à ma cousine Abigail (qui habite Summit Drive, au bas de la côte), relativement à une toile de Dali :
"La vue de cette toile en ces lieux – ce splash of colours giclant à l’épicentre du décor de Chabrol où nous nous trouvions – m’a immédiatement rappelé une éjaculation faciale jadis administrée par moi à l’épouse angevine d’un cardiologue MoDem..." (Le Grand Masturbateur)
Ce qui (comme la scène avait lieu dans une maison où l’on m’avait servi de la viande de cheval) me valut, de l'indispensable Satrape Creusois, le commentaire suivant :
La seule chose plus scandaleuse que manger du cheval est d'éjaculer sur le visage de la femme d'un médecin qui sauve des vies.
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

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Saturday, January 14, 2023

Plein Soleil

À mon Epouse Chloé, comme un "piak !" de canard mandarin.

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'était hier un authentique vendredi 13 !

Pour moi, cette date a toujours été porteuse de nouvelles excellentes.

Mais peut-être est-ce simplement que ma formule personnelle est radicalement antithétique à celle du christianisme :

"C'est également vendredi 13, aujourd'hui, ce qui est à nouveau raccord, puisque les traditions relatives à cette occurrence proviennent de ce que l'osirienne figure que révèrent les chrétiens ait été, si l'on en croit l’Évangile selon Jean et diverses sources hébraïques, mise à mort un vendredi, le treizième jour du mois babylonien de nissānu, appelé nissan en Judée.

"Faut-il se réjouir que "Jésus" ait été mis à mort, ou déplorer que l'humanité ait contracté le christianisme ?

"Osiris nous enseigne que ni l'un ni l'autre, puisque la mort n'est rien et que le désespoir n'existe pas."
(☉︎ in 21° ♏︎)


Je me rappelle avoir donné, sur ce péricope, durant les Jours Heureux, un Cours génialement intitulé Babylon Kiss et l'avoir résumé ainsi 

"Il est dit d'A ka Dua Tuf Ur Biu Bi A'a Chefu Dudu Ner Af An Nuteru qu'il constitue "the holiest of all mantras" (Aleister Crowley). 

"Répétez-le comme votre toon favori le répèterait, ou comme si vous étiez affligé d'un accent danois, ou comme un adolescent onaniste qui hyperventile en ahanant "J.Lo, J.Lo, J.Lo" etc., ou comme un perroquet, ou comme un vieillard qui radote. 

"Cela dit, strictement aucun rapport avec notre cours, dont le thème essentiel est : que la force turgescente de votre Théorie s'enfonce puissamment dans la douceur soumise de votre Pratique." (Babylon Kiss)

21. These animals are sacred unto me ; the goat, and the duck, and the ass, and the gazelle, the man, the woman and the child.

Commentaire 2021 e.v. : De ce verset, Achad a dit :
duck (canard) : je ne sais pas pourquoi, à moins qu'il ne s'agisse d'une symbologie liée à ses œufs.
A quoi le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) a répondu qu'il ne le savait pas non plus.

Mon bien-aimé Maître, le vicomte de C., nous a dit un jour : < L'allusion, dans ce verset, est à l'aix galericulata, le canard mandarin > – mais comme il n'a pas développé davantage, sa parole m'est, dans un premier temps, sortie de l'esprit : ce n'est qu'après sa mort, en 2010 e.v., que j'ai tâché d'en percer le sens.

Le canard mandarin est, par dessus tout, un idéal d'harmonie conjugale – Le mâle et la femelle sont toujours attentifs l'un à l'autre, toujours gentils et doux dans leurs manières, jamais ni bruyants ni querelleurs, mais invariablement calmes et paisibles.

Ils forment le modèle ultime d'abolition du binaire : merveilleusement beaux, totalement imperturbables dans les difficultés, ils restent ensemble (étant une espèce hivernale) quand tous les autres volatiles ont migré et demeurent l'un près de l'autre quel que soit le climat.

Parmi les animaux sacrés, qui, étant sept, correspondent aux étapes du Pilier du Milieu, il est donc parfaitement normal que le canard mandarin soit Yesod.

(NB : Bouc = Malkuth, le pouvoir temporel, la matière, le Capricorne, etc. ; Canard = Yesod, donc, pour les raisons exposées ci-dessus ; Âne = première marche, le tragique de l'existence, aussi : l'obstination à suivre la voie verticale à la croisée des chemins ; Gazelle : Tipheret, le principe solaire auquel le lion s'alimente ; Homme = deuxième marche, la pomme d'Adam ; Femme = troisième marche, intersection des Sentiers de Daleth, Vénus, et de Gimel, la Lune ; Enfant = Kether, évidemment, la couronne de Heru-Ra-Ha et la fontanelle ouverte.)

Commentaire 2023 e.v. : Techniquement, bien sûr, ni l'homme, ni la femme, ni l'enfant ne sont, à proprement parler, des animaux : mais c'est acquérir "les quatre vertus cardinales de l'hermite" ("l'ardeur du bouc, la vigilance du canard mandarin, l'impudence de l'âne et la célérité de la gazelle") qui fait d'eux des humains dignes de ce nom (cf. Sicut Asinus).

22. All corpses are sacred unto me ; they shall not be touched save in mine eucharist. All lonely places are sacred unto me ; where one man gathereth himself together in my name, there will I leap forth in the midst of him

Commentaire 2021 e.v. : De ce verset, Achad dit que les < corpses > dont il est question se réfèrent à la ligne 26 de la Key Scale, donc à l'Atu XV.

D'où les interdits relatifs aux cadavres : ce n'est pas le contact à la décomposition qui rend le prêtre impur, mais le fait que cette décomposition soit le signe de la séparation de l'âme et du corps, i.e de la déconnexion, de l'horizontalité temporelle dépourvue de verticalité spirituelle.

C'est, en effet, le principe même d'Ayin : la terre produit les nuages qui nous cachent le soleil : l'opacité matérialiste cache la Lumière (Tipheret) à l'intellection humaine (Hod).

Commentaire 2023 e.v. : ... Ou est-ce qu'Ayin ע est, au contraire, le Chemin qui nous permet de transcender cette intellection trog et d'accéder au Plein Soleil ? Y accéder comme la divine Sappho voulut y accéder ?

C'est en ce sens que la meilleure illustration de l'Arcane du Diable est celle du Tarot Dali (bien que Salvador l'attribue, Hadit sait pourquoi, à la lettre Samekh ס et à la planète Mars...) et que le film ayant déterminéà lui seul, toute la vocation et le parcours terrestre de Sir Shumule est le Toby Dammit de Fellini.


23. I am the hideous god ; and who mastereth me is uglier than I.

Commentaire 2021 e.v. : Me demandant comment DIEU, dont la manifestation dans le monde est la Beauté (Nuit, < la manifestation > [AL 1, 1], est appelée < the beauteous one > [AL 1, 26]), peut Se qualifier Lui-même de < hideux >, i.e. de ce qu'il y a de plus éloigné de la Beauté, j'ai découvert que les mots hideous et hideux viennent de l'ancien français hideus, qui vient du latin hispidus, variante, par un dialecte osque ou ombrien, de hirsutus (hirsute, hérissé), qui vient d'hirtus (hérissé, rude, grossier), qui vient de l'indo-européen commun *ĝhers- (qui signifie littéralement "dru" et désigne tous les animaux à poils durs), qui a donné hircus : le bouc.

Cela m'a fait penser à Azazel, le bouc émissaire, chargé des péchés du peuple et envoyé perdre dans le désert, dont le Lévitique (17, 7) sous-entend qu'il est une exception à l'interdiction de sacrifier aux démons.

Il m'est apparu que c'était là tout le sens de dépassement du binaire, dont du retour à l'Un (i.e. à DIEU) par l'acte de contrition (Ziu).

Je m'en suis ouvert à Frater N., qui m'a envoyé le texte suivant, sans m'en indiquer la provenance, ni l'auteur.
Le plus haut niveau de pardon émane de la source même du Chesed divin. Il vient d'une grandeur infinie qui englobe à la fois la vision la plus complète et l'examen le plus détaillé. Ce niveau connaît le saint et le "bien" avec tous leurs avantages, ainsi que le profane et le "mal" avec tous leurs inconvénients. Il reconnaît que tout est mesuré à l'échelle exigeante de la justice divine et que les tendances au mal et à la destruction servent également un but dans l'univers. Un niveau de pardon aussi élevé comprend comment, dans l'ensemble, tout s'emboîte.

Or, cette reconnaissance crée une dialectique compliquée. Il y a une distinction claire entre le bien et le mal, la vérité et le mensonge, la noblesse et l'avilissement. La vérité absolue exige que nous affrontions les voies de l'idolâtrie et du mal, en acte et en pensée; elle s'oppose à toute répulsion, impureté et péché. Pourtant, dans sa grandeur, elle trouve une place pour tous. Seule une compréhension élevée peut absorber ce concept: comment combiner tous les aspects de l'univers, comment organiser chaque force, comment étendre une main mesurée à tous les contraires, tout en délimitant correctement leurs frontières ?

Azazel est le culte des démons - la sauvagerie démoniaque et la barbarie effrénée qui se trouvent dans la nature humaine. Pour cette raison, l'offrande a été envoyée sur une falaise désolée dans le désert sauvage. L'idée de la contrition est d'être capable d'atteindre un niveau qui confère une reconnaissance limitée même au mal démoniaque d'Azazel. À ce niveau, tous les défauts sont transformés et rectifiés.

La connaissance abstraite que le mal a également un but dans le monde doit être reconnue, d'une certaine manière, dans le service de Dieu. En éthique pratique, cependant, il n'y a pas de place pour ces connaissances. Au Ciel ne plaise que le mal soit considéré comme bon, ou que les méchants soient considérés comme justes. Par conséquent, la chèvre d'Azazel a été envoyée dans un endroit désolé et stérile - un endroit inhabité par les gens. La société humaine doit être fondée sur un mode de vie juste, guidé par des aspirations de sainteté et de pureté.
Amen.

Commentaire 2023 e.v. : Du principe de Bouc Emissaire, j'écrivais, en juin 2018 e.v. :

"Certains ésotéristes chrétiens, donc ignorants, attribuent le personnage de Judas l'Iscarioth au Signe du Cancer. C'est précisément un contresens. 

"Parmi les "douze disciples", Judas correspond au Capricorne : celui qui a accès au secret lumineux (Capricorne = Yule), mais doit servir de Bouc Émissaire pour l’Éternité. 

"Les Gnostiques caïnites expliquaient ainsi que, pour être reconnu "Messie", le maître de Judas devait n'avoir, durant sa vie, enfreint volontairement et publiquement aucune des lois religieuses des Israélites, et qu'il ne pouvait, par conséquent, — informé qu'il était de ce que sa mort suivrait de près sa capture, — ni attendre sans rien faire que l'on vînt le cueillir (ce qui eût constitué une faute contre le commandement de Ouchmartem méod lénafchotékhem, qui interdit de se mettre en danger), ni se constituer prisonnier (ce qui eût constitué un suicide) : il fallait, pour que la "passion" eût lieu, qu'un disciple hyper-haut-de-gamme, i.e. dépourvu d'égo, acceptât de livrer son maître, d'accord avec celui-ci, et d'endosser, aux yeux du vulgaire, le rôle du Traître pour toujours — ce que fit Judas. (D'où le fameux "la chose que tu dois faire, fais-la vite" (Jean 13, 27), etc.)"

24. Yet I give more than Bacchus and Apollo ; my gifts exceed the olive and the horse.

Commentaire 2021 e.v. : La ville de Vichy fut, dans l'Antiquité, un centre important du culte initiatique du dieu thrace Sabazios, dont mon bien-aimé Maître disait qu'il représente la réussite optimale, puisque, étant Liber Pater et Sol en une seule personne, il symbolise la parfaite fusion du Bacchique et de l'Apollinien.

Au plan bacchique, mon Maître buvait étonnement peu pour un Thélémite : si l'on portait un toast, il avalait une gorgée de champagne en l'honneur de Nuit, mais ne consommait pas de boissons fortes.

En revanche, lorsque des visiteurs arrivaient, il nous faisait leur servir des alcools variés, disant que < to each man and woman that thou meetest, were it but to dine or to drink at them, it is the Law to give > implique que < l’invité doit toujours se sentir chez lui > et que < Do this quickly > signifie que < la table de festin n’est pas le lieu pour modifier le comportement des autres ou étaler sa vertu. >

J'ai mis un certain temps à comprendre que, son refus de l'ivresse étant un hommage à la sacralité de celle-ci, donc un élément dionysiaque, mon Maître mâtinait ce refus d'un souci d'harmonie sociale, élément apollinien, pour formuler Sabazios.

Commentaire 2023 e.v. : my gifts exceed the olive and the horse me rappelle le dialogue que j'eus avec AB, peu après la conférence Pourquoi le Wotanisme ? donnée par moi le jeudi 17 mai 2018 :

"AB – On m’a dit que tout avait été génial – tes nouveaux disciples chantent tes louanges 24/7, s'arrêtant à peine pour respirer entre les cantiques – mais que tu étais, malgré tout, parti « furieux » de cette conférence ?...

SS – C'est exact.

AB – Que s'est-il passé ?

SS – Après le kennsla, un festin somptueux nous a été servi. Obsédé par la remarque d’Esther sur mon âge, j’étais d’humeur bourrue... Ma voisine de droite me parlait de Jung, ma voisine de gauche me faisait du genou, pendant que morose, je fixais d’un œil glauque l’étiquette du Gewurztraminer... Brusquement, le maître de maison, qui égayait la table de banalités pétillantes, annonça que des steaks de cheval étaient au menu, « en hommage à l’Althing de 999 » – D’habitude, je raffole de la viande de cheval, qui donne à l’ancien joueur de polo et pratiquant de pentathlon moderne que je suis, la sensation, exquisement cannibale, de dévorer un ami proche – mais là, non ! c'était trop ! j'éclatai ! – je dis au bonhomme : « Franchement, j’en ai estropié pour moins que ça ! Je ne resterai pas une seconde de plus dans cette maison ! Adieu ! », et je partis en claquant la porte.


 AB – Mais enfin, pourquoi ?!

 SS – Comment ça, « pourquoi » ?!... Du Gewurztraminer sur de la viande de cheval !!!... Je te demande un peu !..." (Le Grand Masturbateur)

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

D.


☉︎ in 24° ♑︎ : ☽︎ in 19° ♎︎ : ♄︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.

Précédents commentaires sur ce péricope :

. Babylon Kiss (2020)

Sunday, January 23, 2022

The Hindoo Kali, but much more seductive

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du cinquième dimanche après Yule et j'ai rêvé que je faisais l'acquisition de la toile 
de Salvador Dalí intitulée Jeune Vierge autosodomisée par les cornes de sa propre chasteté, en payant "en nature" la conservatrice du musée de Figueras, interprétée par Trinity St. Clair — Si la rémanence de ce songe me reste jusqu'à onze heures, la Messe aura une certaine intensité dramatique.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber XXX Ærum vel Sæculi sub figurâ CCCCXVIII, Æthyr 2.

Or nous sommes, comme vous le savez, convenus de systématiquement interpréter tout ce qui a trait au Liber 418 dans une perspective oraculaire.

La question est donc : Si toute la Vision du 2ème Æthyr se trouvait être le rêve que j'avais fait cette nuit (au lieu de celui décrit plus haut), quelles directives et quelles prophéties faudrait-il en déduire, concernant les onze jours qui viennent, pour ma personne et, par adaptation, pour l'Abbaye, les Thélémites, et le Monde ?...

Ma foi, je lis :
In the middle of the card stands Cain ; in his right hand is the Hammer of Thor with which he hath slain his brother, and it is all wet with his blood. And his left hand he holdeth open as a sign of innocence [...] and on his left hand is a figure somewhat like the Hindoo Kali, but much more seductive. Yet I know it to be Lilith. (VV 2 § 3)
J'en déduis que je vais, par un heureux hasard, neutraliser la source de mes ennuis, mais qu'ensuite, je devrai avancer lentement, car la situation est ancienne et ne peut changer en un jour (cf. Cordis 3, 4-14).

Je lis encore :
I cling unto the burning Aethyr like Lucifer that fell through the Abyss, and by the fury of his flight kindled the air.

And I am Belial, for having seen the Rose upon thy breast, I have denied God.

And I am Satan ! I am Satan ! I am cast out upon a burning crag ! And the sea boils about the desolation thereof. And already the vultures gather, and feast upon my flesh.
(VV 2 § 62-64)
J'en déduis : Mon ennemi tombe de lui-même. Victoire.

Je lis enfin :
He is like one's idea of Sappho and Calypso, and all seductive and deadly things, etc.
J'en déduis : temps de reflexion sur la quantité et la qualité de ce que je mange, bois, entends, vois, inspire, goûte et touche — relisez le Classic Shumule intitulé De la Diétetique, mais soyez hyper exigeants, voire hyper difficiles, quant à ce que vous ingérez, à quelque plan que ce soit.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

Salvador Dali, Jeune vierge autosodomisée par les cornes de sa propre chasteté

- ☉︎ in 3° ♒︎ : ☽︎ in 9° ♎︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber 418, 2ème Æthyr (2020)

Wednesday, September 29, 2021

Te Deum

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier mercredi après Mabon et je vais étonnamment bien, considérant les excès d'hier — Je suis totalement prodigieux, je raffole du Te Deum de Charpentier et si vous n'aimez pas les grands motets versaillais, écoutez autre chose.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber AL vel Legis sub figurâ CCXX, chapitre 2, versets 68 à 71.

68. Harder ! Hold up thyself ! Lift thine head ! breathe not so deep — die !

Commentaire : Typiquement ce que le bonze niak supervisant votre stage de zazen crie en vous frappant sur le dos avec une canne de bambou. Hadit est aussi le Jiminy Cricket optimal.

69. Ah ! Ah ! What do I feel ? Is the word exhausted ?

Commentaire : Je viens de me rendre compte qu'exhausted se dit en hébreu תָשׁוּשׁ, gématrie 1006, qui est la valeur numérique de תרות, la Loi.

70. There is help & hope in other spells. Wisdom says: be strong ! Then canst thou bear more joy. Be not animal; refine thy rapture! If thou drink, drink by the eight and ninety rules of art: if thou love, exceed by delicacy; and if thou do aught joyous, let there be subtlety therein !

Commentaire : de Be not animal, j'écrivais, dans mon Registre, en mars 2014 e.v. :
L'homme est un dieu prisonnier d'un corps de bête. Il doit être — c'est son Vrai Vouloir qu’être — < une âme de Dieu et de bête mêlée en [un] prêtre >, comme il est écrit (AL 3, 34) : c'est là un sod de < ne sois pas animal > (AL 2, 70), i.e. < be not animal > = "sois le not sous forme animale".

Or, le not = Aïn = DIEU : < Je suis parfait, étant le Not > (AL 2, 15) < Car je suis le rien, et c'est moi que tu dois craindre > (Ste 59) — et le prince-prêtre, voyant DIEU, Lui dit : < En vérité, Tu es le not ! >, comme il est écrit (Cor 3, 18).

Le travail de l'homme en ce monde — en cet univers de matière — bref, en Tav, en l'ATU XXI, — est de mettre toutes ses fonctions animales au service de son rapprochement de DIEU, comme il est écrit < Avec l’appétit vorace d'une bête je Te traque à travers l'Univers > (LLL 1, 2), c'est-à-dire de spiritualiser la matière, sa matière personnelle, au point de voir que toute chose, même la plus inattendue, a pour fonction de servir DIEU : < Dans les hauteurs et les abîmes, Ô mon beau, il n'est rien, en vérité, il n'est pas une seule chose qui ne soit entièrement et parfaitement façonnée pour Ton délice >, comme il est écrit (Cor 4, 46).

Tout arrive pour le délice divin final, — c'est-à-dire que tout est initiation, reconnexion au Divin — fut-ce une coupure de gaz pour facture impayée. Il n'y a, par conséquent, aucune bonne raison de voir jamais un événement comme un échec — aucune bonne raison d’être jamais triste — aucune bonne raison d'avoir jamais peur : < Échoues-tu ? Es-tu navré ? La peur est-elle dans ton cœur ? Là où Je suis, ces choses ne sont pas >, comme il est écrit (AL 2, 46-47)

Car, précisément, DIEU est en toute chose, au cœur de toute chose < Dans la sphère, Je suis partout le centre > (AL 2, 3) — donc également au cœur de l'homme : < Car je T'ai trouvé également dans le Moi et dans le Toi ; il n'y a pas de différence, Ô mon beau, mon désirable Un ! Dans l'Un et dans la Multitude je T'ai trouvé ; oui, je T'ai trouvé > (Cor 3, 65), lequel doit, par conséquent, être divin, être le Divin, le Nom, que dis-je ? l'Initiale du Nom ! Le Yod : < Sois Hadit ! > (AL 1, 6)

Noter que la formule < not animal > a pour gématrie 261, qui est אסר en hébreu, signifiant : "Il contraignit", ou désignant une "obligation", une "prohibition".

("Il contraignit" = he bound en anglais (voir Sepher Sephiroth), ce qui nous renvoie à l'injonction de Nuit : < Bind nothing ! > i.e. < N'ayez aucune contrainte ! > (AL 1, 22). Or, to bind signifie littéralement "lier, attacher" et l'injonction peut donc se lire : "attachez-vous, liez-vous, i.e. connectez-vous à l'Aïn Soph (le nothing) béni !" — Et quelle méthode la Reine du Ciel (c.a.d, précisément, l'Aïn Soph) indique-t-elle pour réaliser ce lien ? < Qu'il ne soit fait aucune différence parmi vous entre une chose et une autre > (AL 1, 22)).

"Prohibition" : un Juif dira, par exemple, "manger du cochon est assour אסר", pour "il est interdit de manger du cochon".

L'essence d' assour, de l’impureté, est donc résumée par la formule < not animal > : la profanation, i.e. mêler ce qui appartient au divin à ce qui appartient à l'animal : les Anciens du Nord représentent cela par l'Aigle et le Serpent aux deux extrémités de l'Arbre de Vie, qui ont besoin de l’Écureuil pour communiquer. De même, le dieu et la bête ne se peuvent rencontrer qu'en l'homme. Leurs âmes ne peuvent devenir une seule âme qu'en le prêtre (AL 3, 34). Il n'y a pas de contact entre Nephesh et Neschama.

Voila pourquoi Hadit ajoute < Be > : le Serpent de la Connaissance me dit : "Sois le point de rencontre du dieu et de l'animal, sois le moyen que le vertical puisse plonger dans l'horizontal, sois la croisée des chemins où esprit et matière fusionnent !"

Or, < Be not animal > a pour guématrie 268, אבני הקלע, les "pierres de la fronde" par lesquelles David abattit Goliath — géant qui, selon la Tradition, descendait des Nephilim, i.e. des monstres issus de l'union des anges et des femmes : Goliath est le fruit, la personnification de < not animal >. Il est l'assour à l’état brut.

Comment tue-t-on à coup sûr un golem issu de l’impureté intégrale, fût-il "de six coudées et un empan" (soit environ 3,25 m), couvert d'une cotte de mailles en cuivre d'une masse de "5 000 sicles" (soit 57 kg), et brandissant une lance dont la lame en fer est de "600 sicles", (soit de plus de 6 kg) ? Réponse : en s’élevant spirituellement au-dessus de son niveau : <"Tu viens à moi avec l'épée, la lance et le javelot; et moi je viens au nom de l'Eternel-Cebaot >, dit David (Sa 17,45).

En réalité, < il n'y a pas de différence > (AL 1, 4) : Goliath est à David ce que Haman est à Mordechai — ou Fenrir à Wotan — ou Seth à Horus : l’excrément de sa Formule, son "Ombre" au sens jungien, son yetzer hara. (Du reste, Goliath a pour gématrie 443, qui est celle de בתולה, le signe de la Vierge, c'est-à-dire le Yod י, i.e. Y(10) + D(4) = 14 = D(4) + V(6) + D(4) = דוד David).

Les pierres qui tuent Goliath sont < Be not animal > — si le Thélémite < raffine [son] plaisir >, qu'il < boit par les quatre-vingt-dix-huit règles de l'art >, il zappe de la Brute à l'Amant idéal (AL 1, 40), du Troglodyte à l'Hermite.

Mais cette victoire n'est jamais définitive : dans le discours de Nuit (i.e. dans le cours de l'existence), < la Bête > suit immédiatement < le prince-prêtre > : < Now ye shall know that the chosen priest & apostle of infinite space is the prince-priest the Beast > (AL 1, 15) : quiconque cesse un seul instant de raffiner son plaisir convoque son yetzer hara : c'est pourquoi il nous est commandé de soigner notre art de vivre (être élégants, voire franchement dandies, boire du champagne, dîner en fins gourmets, etc. (AL 1, 51)), et pourquoi les mages coptes tiennent à se servir, — pour tracer le texte d'un Psaume comme pour les talismans, — d'un roseau trempé dans une encre spéciale composée d'eau de rose, d'essence de musc et de safran, plutôt que d'un stylo bille.
71. But exceed ! exceed !

Commentaire : William Blake, déclaré saint par l'Eglise Gnostique Catholique et déclaré "[son] poète préféré" par Steve Rubell, — ce qui, selon moi, vaut toutes les canonisations, — a dit : "La route de l'excès mène au palais de la sagesse".

Ma foi, je suis essentiellement un homme d'excès frénétiques et, comme tous les mâles, j'arrive à me faire des souvenirs d'ancien combattant avec des nuits de beuverie aux Bains dans les années 90 : quand je vois ce pourquoi les célébrités d'aujourd'hui sont envoyées en rehab, je ne puis m'empêcher de m'exclamer : bande de chochottes ! Avant la Boring Generation milléniale, les mêmes "excès" vous auraient valu les titres de bonnets de nuit, de pisse-vinaigre et de peine-à-jouir.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

David et Goliath, Salvador Dalí

- ☉︎ in 6° ♎︎ : ☽︎ in 11° ♋︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

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