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Sunday, March 23, 2025

Final Boss (The World Is Yours)

Atu XVIII, La Lune, Tarot Dali

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

J’aimerais vraiment faire un plan à trois avec Wonder Woman et la Méchante Reine de Blanche-Neige — Malheureusement, il n’y a qu’une Gal Gadot. 

Cela dit, la Lecture sainte de ce dimanche, 1084ème jour de notre Exil, est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 55 à 58.

Il me revient d’avoir, en 2022 e.v., introduit l’étude de ce péricope ainsi :
Zen et radieux dans la lumière dorée de ce quatrième matin de Saison Sainte, après une heureuse nuit blanche, toute de clameurs et de pâmoisons, je savoure le premier Looping-Papaye de la journée.

Ah ! ce premier Looping-Papaye !...

Nul breuvage n'est plus capiteux. Sauf peut-être le deuxième. Puis celui d'après. Puis le huitième. Celui-ci est clairement incomparable. A partir de là, on ne peut plus réellement établir de classement en parfaite sûreté de conscience, mais ça reste très bien.
Comme quoi !

55. This is the world of the waters of Maim ; this is the bitter water that becometh sweet. Thou art beautiful and bitter, O golden one, O my Lord Adonai, O thou Abyss of Sapphire !

Commentaire 2022 e.v. : La Présence divine est beautiful and bitter, comme les filles hispaniques, qui sont toujours extérieurement très canon et intérieurement très salées au goût.

(NB : Rosalia doit être salée, mais d'une force !!!)

Le verset confirme, en tout cas, le shumulisme essentiel : 
L'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse.
Quoi de plus beautiful and bitter, en effet ? (et comme j'admire Gaston Bussière d'avoir réussi à saisir aussi précisément la chose sur son Yseult la Blonde !)

Bien sûr, les femmes amoureuses sont collantes. Surtout si elles sont hispaniques. Et alors ? N'est-il pas écrit < I turned me about thrice in every way, and always I came at the last unto Thee > (Cordis 3, 31), qui rappelle la confession finale de Ryno de Marigny dans Une vieille maîtresse ?

Elle sont violentes, également. Et alors ? Il est écrit < Whom I love I chastise with many rods > (A'ash, 27), ce qui revient, selon vos références, au "Car tu ne dois pas te courber devant une divinité étrangère, parce que l'Éternel a nom JALOUX, c'est un Dieu jaloux" du livre de l'Exode, ou au "Si je t'aime, prends garde à toi" du livret de Carmen (et Whom I love I chastise with many rods doit être particulièrement sexy, dit par Julia Migenes !)

Bref ! Il est écrit < I am Life, and the giver of Life, yet therefore is the knowledge of me the knowledge of death > (AL 2, 6), et quiconque fréquente une Espagnole sincèrement amoureuse termine, en effet, soit avec huit enfants, soit avec un couteau entre les omoplates. 

(Notez que l'image d'un Abîme de Saphir est merveilleusement raccord à l'Atu XVIII, qui signe le quatrième jour de la Saison Sainte, et qu'Abyss of Sapphire a l'air d'être le nom de quelque splendide création de haute joaillerie – Pour moi, j'ai, depuis longtemps, donné à l'Atu XVIII le titre officieux de Blue Allure, qui sonne furieusement gemmologique aussi, et résume intégralement le Sentier de Qoph.)

Commentaire 2025 e.v. : Oui, le monde est devenu amer — La judéo-puritano-soviétisation des mœurs est bel et bien parvenue, ainsi que prophétisé par moi, à en faire quelque chose comme la célébration d’un rite abrahmique perpétuel dans un kolkhoze albanais non-fumeur.

Mais qu’importe ? C’est très provisoire — Le Nouvel Æon passe, en force et à sec, et se profile en filigrane derrière cette grisaille, comme une toile de Gustave Moreau percerait à travers une croûte de Buren dont on aurait, en vain, tenté de la badigeonner.

Voyez la parité politique obligatoire, le women’s empowerment, le Super Bowl Halftime Show de JLo et Shakira sur le thème de la Femme Écarlate ! — Tout ce en quoi les répugnants chrétiens de type Candace Owens (Aux lions ! Aux arènes !) voient des symptômes de décadence, s’avère être, en réalité, des marques de vigueur et de renouveau ! 

Même si Brigitte Macron avouait publiquement être trans, je la porterai encore aux nueset davantage même !

J’admets tout, tant que ce n’est pas vulgaire et, très franchement, je n’exagère pas en affirmant que la vidéo Break Free d’Ariana Grande, ou n’importe quoi de Lady Gaga, suffisent à prouver que le monde est, d’ores et déjà, culturellement thélémisé, malgré les protestations homaisques et les cris de chaisières outragées — cris dont la condamnation de votre vieux Sir à cinq années de prison fut peut-être le plus retentissant !…

Patience ! L’eau amère va devenir douce, et la nuit Orwellienne un Abîme de Saphir !

56. I follow Thee, and the waters of Death fight strenuously against me. I pass unto the Waters beyond Death and beyond Life.

Commentaire 2022 e.v. : Me rappelle mon dernier trip à la phéncyclidine, en 2016. (J'avais décidé de me faire une session de PCP en hommage à la prestation de Gina Carano dans le rôle d'Angel Dust, mais, amis, don't try it at home ! Autant je recommande tout ce qui contient du Gina Carano, autant je déconseille tout ce qui contient de la phéncyclidine : on ne sait jamais où on atterrit – si jamais on atterrit...)

Commentaire 2025 e.v. : Me rappelle également ce jour où un ami nietzschéen avait appelé son bureau et dit qu'il était malade afin de rester boire avec moi. 

Je n’avais pas trouvé cela très nietzschéen et avais déclaré qu’à sa place, j’aurais dit : J'ai été kidnappé, drogué, abandonné au milieu de nulle part et j'essaie de me rappeler mon nom tout en affrontant les éléments et une meute de loups.

57. How shall I answer the foolish man ? In no way shall he come to the Identity of Thee !

Commentaire 2022 e.v. : Sigmund Freud, "ramassant les miettes de sagesse magique tombées de la table des adeptes", comme dit Sir Aleister, avait compris que le langage n'a été donné aux Trogs que pour trahir leur pensée, et nous permettre ainsi d'entomologiquement les étudier.

Ce fait n'a jamais été mieux illustré que lors d'un pot magistralement remporté par moi lors de notre poker-marathon d'août 2009 e.v. à Divonne les Bains : 
Sixième soir : ma partie la plus difficile. Non pas techniquement, puisque les différentes mains que j’ai jouées n’offraient aucun problème stratégique, mais bien du fait d’un replet suffisant, et con comme un ténor, qui avait ce soir-là une baraka totale.

Je me suis retrouvé, à l’avant-dernière donne, tête-à-tête avec ce cuistre, qui était parfaitement invincible depuis six heures, et chip-leader comme on ne peut pas l’être.

J’avais A-Q assortis, et le tableau Q-10-8-9 rainbow, s’il me donnait la top-paire avec le meilleur kicker possible, me laissait perdant, quelle que soit la rivière, dans le cas, probable selon moi, où cette adipeuse andouille était entrée avec un valet.

Il relance violemment. J’hésite, et choisis (fallait-il que je fusse au tilt !!!) de le suivre.

Là-dessus arrive un Irish-Coffee, commandé par le gros-lard sur ma suggestion.

- Oumphhhh !!! s’exclame t-il, c’est superbon !!!!

- N’est-ce pas ? souris-je, l’œil rivé sur les mains de la croupière.

Rivière : 3 de pique.

Il pousse directement son tapis.

Je réfléchis, et lui lance en riant :

- Tu as une bonne main, ou pas ?
Il me répond : « superbonne ! » (c’était son mot, ce soir-là :)), avec énormément de conviction.

Seulement voilà, on ne la fait pas au vieux Shumule : l’intonation qu’il avait eue en saluant l’Irish-coffee (intonation sincère) n’avait rien à voir avec celle qu’il avait eu en parlant de sa main. De l’inconvénient d’avoir un vocabulaire restreint : j’ai su immédiatement qu’il était en bluff.

- Payé.

Et l’ex-chip-leader de blêmir, et de me montrer un piteux A-K, main célèbre mais, en l’occurrence, laminée par ma paire de dames. (À Outrance : Les Sept Jours de Divonne)

Commentaire 2025 e.v. : Il est écrit que le prêtre des princes, Ankh-af-na-khonsu (qu’il soit béni et vénéré), au moment de se voir confier la Tâche hiérophanique, demanda à DIEU, par l’intercession de son Saint Ange Gardien : < Comment répondrai-je à l’homme stupide ? En aucun cas, il ne parviendra à Ton Identité ! >

De fait, le culte du Démiurge, instauré par Abraham, a, pour toujours, oblitéré chez le vulgaire la perception de la véritable nature divine.

(Je n’ai jamais compris qu’un Saint tel que le prêtre-roi Melchizedek — ses mérites nous protègent — ait seulement accepté de partager le pain et le sel avec quelqu’un d’aussi abominablement néfaste qu’Abraham !)

Juifs, Chrétiens et Musulmans sacrifient au culte personnel du Démiurge, c’est-à-dire du < petit dieu gris > (LLL 1, 20) des Troglodytes heathen — ce dieu « mix de Big Brother, de maton et d’Ubu » que saint Friedrich Nietzsche (ses mérites nous protègent) appelle « dieu des Recoins, si ignoble qu’il faudrait le rejeter même s’il existait. »

L’homme stupide vénère le Démiurge à la < triste face barbue > (LLL 5, 38) et croit vénérer l’Un (c’est-à-dire l’Aïn, dirait un Qabaliste), comme un blédard se prosterne devant le répugnant grand vizir Iznogoud que, dans sa plouquitude, il prend pour le Calife.

Il n’est pas très difficile, pourtant, de comprendre qu’il n’y a aucun rapport, même de loin, entre le pseudo-Dieu du Tanakh et « l’Un qui devint des millions », « Celui-que-l’on-ne-peut-nommer-car-Il-n’a-pas-de-nom », « la sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part » que Lao-Tseu, premier entre les Mages, appelait, faute de mieux, « TAO », et que, faute de mieux, nous appelons « DIEU ».

Cinq minutes de lecture nous suffisent à comprendre que le « Dieu » dont il est question dans la Bible est un immonde blaireau  –  Il est complètement injuste – Il aime éperdument  remuer la merde – Il est velléitaire, caractériel et mesquin – Il est cafard et cyclothymique – C’est un rabat-joie, un mauvais perdant et un bourreau d’enfant – Il se complait dans l’intrigue et les commérages – Il punit le héros et récompense le pleurnichard – Il exige de l’homme qu’il soit commun (plus l’homme est commun, plus il est satisfait) – Si un homme commun ne croit pas en lui, il l’y contraint, en tuant sa fille, ou en le plaçant dans une situation précaire où ce malheureux doit le supplier – En bref, le Démiurge inférieur que les religions abrahamiques appellent « Dieu » est un vieux grigou, un imbécile et un médiocre.

Je vous dis, moi, pur produit du Nouvel Æon, serviteur exclusif de Nuit, attaché aux nedjet égyptiens, aux saints gnostiques et aux « dieux barbares » de Thélème, que non seulement je rejette votre Iznogoud, mais que je le méprise — Il est tout ce qui est minable, étriqué et sordide.

Quant à l’homme stupide, je ne puis que lui répéter : À moins de te connecter au-dessus de lui, tu es, sur Terre, au pouvoir du Démiurge — Or regarde autour de toi : de deux choses l’une : soit ce Démiurge, qui te tient lieu de « Dieu », ne veut pas empêcher l’injustice, auquel cas il est méchant, — et je refuse de servir un dieu méchant, — soit il ne le peut pas, auquel cas, il est faible, — et pourquoi servirais-je un dieu faible ?

C’est un grand mystère que ces religions d’esclaves qui disent détester Haman et passent leur temps à lui tailler des pipes !

Pour moi, qui ai à Nuit, — la final boss de l’ordre divin, — le rapport de Majnun à Leila (dont le nom, en arabe, signifie, comme par hasard, « nuit »), la cause est entendue : je rejette et méprise le Démiurge (et me ris par avance des vieilles filles catho militantes et des nabots maghrébins, bombardés « juges », qu’il m’envoie généralement en représailles) — et je laisse l’homme stupide s’alimenter spirituellement à la short penis energy de ce subordonné prévaricateur — et lui-même stupide.

Car oui, amis Trogs, et c’est là votre drame : votre Dieu est un con.

58.
But I am the Fool that heedeth not the Play of the Magician. Me doth the Woman of the Mysteries instruct in vain ; I have burst the bonds of Love and of Power and of Worship.

Commentaire 2022 e.v. : Le Maître Therion, Sir Aleister Crowley, donne, de ce verset, le Remez suivant : 
The Adept identifies himself with this Pure Fool. He is indifferent to the Illusion of Phenomenal existence caused by the Magician (Atu I, Beth).
The woman of the Mysteries (Atu II, Gimel) does not spoil his purity with her phantastic reflections of Truth.
He is no more at the mercy of the “The Empress” (Atu III, Daleth), “The Emperor” (Atu IV, Tzaddi) and the “The Hierophant” (Atu V, Vau).
That is, neither the subtle distinctions (I, II) of Truth nor their gross images (III, IV, V) injure his perfection of Zero.
Je dis moi : 

1. Notre frère Rodney Orpheus rapporte, dans son Beginner's Guide to Thelemic Magick, que, s'étant essayé au trait d'orthodoxie thélémite optimale qui consiste à saluer systématiquement autrui par "Do what thou wilt shall be the whole of the Law", et à prendre congé en disant "Love is the law, love under will", il fut surpris de constater que cela ne le faisait pas du tout considérer comme un weirdo par les gens qu'il rencontrait, mais permettait, au contraire, d'avoir des conversations passionnantes avec de parfaits inconnus.

C'est une des innombrables applications anecdotiques du Principe mercurien du Bateleur : Depuis notre arrivée sur Terre, nous sommes des jouets entre les mains du Grand Magicien – Tout n'est qu'illusion – Nos combats, nos amours, nos malheurs : illusions !... Dans le but de nous amener à transgresser, par le lâcher-prise, la loi éternelle de la mue, c'est-à-dire de la mort, trouvant le courage de braver notre destin et d'abandonner, de nous-mêmes, l'exuvie périmée, – de tuer le vieil homme, – afin que, tel le Soleil de Yule renaissant, en Phénix, de ses cendres, nous ayons accès à une vie nouvelle – Il n'est de progrès que de suicide initiatique.

2. La vierge emmurée dans les fondations du château de Virgoberg se lamente toutes les nuits de pleine lune, mais quiconque ne demeure pas dans la contemplation de ce Mystère, et veut posséder charnellement la jeune fille, est un Trog, c'est-à-dire un golem excrémentiel. – Arcane fondamental, superbement mis en images par le très prodigieux Milo Manara dans son Dies Irae, mais que l'on retrouve, invariable, dans toutes les mythologies, et (bien sûr) jusque dans la "Querelle du Haricot Sauteur" qui divisa les Surréalistes. 

3a. DIEU est dans le "coup de manivelle à la Neschamah" que donne l'Enseignement de mon Maître, non dans la succession de notions théoriques ou les tournures de phrases que contient l'Enseignement en question.

3b. Le roi est le Principe d'Unicité dans le Ponctuel (comme le Soleil l'est dans l'Ensemble, et DIEU dans le Tout) – le troisième 6 du Nombre de la Bête : c'est ce Principe que je révère en la personne du souverain, non la personne du souverain elle-même.

3c. Enfin, ne craignons pas de nous redire : l'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse, non la femme sincèrement amoureuse elle-même.

Commentaire 2025 e.v. : Loyaux Fidèles, si vous aviez tiré ce verset dans une perspective bibliomancique et demandé au vieil Chioa Khan une interprétation, je vous aurais répondu :

Rappelez-vous qu’en additionnant les numérations des quatre Lames correspondant aux Quatre Pouvoirs du Sphinx (L’Empereur pour Vouloir, Le Chariot pour Oser, Les Amoureux pour Savoir et L’Hiérophante pour Se Taire), vous obtenez IV + VII + VI + V, soit XXII, qui est le nombre total des Lames, et des Sentiers de l’Arbre de Vie — soit le Tout, l’intégralité des Possibles, l’Univers entier.

The World Is Yours ! ;)

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Bons baisers des Bahamas.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 3° ♈︎ : ☽︎ in 14° ♑︎ : ☉︎ : Ⅴⅹⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Holy Season XVIII : Charbons blanc-bleu & diamants noirs (2020)

Thursday, March 23, 2023

Moon & Spoon


À Steve Rubell.

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Quatrième jour de la Saison Sainte, au cours duquel se médite traditionnellement le Mystère du Sentier de Qoph ק, dont la meilleure synthèse picturale jamais réalisée est, selon moi, – avec l'Atu XVIII du Tarot Inachevé FDK et celui du Tarot Thoth, – cette photographie de la descente du Moon & Spoon sur la piste du Studio 54 en 1979 :
D'où, par analogie, le shumulisme runique fondamental :
Hagalaz  est la boule à facettes d'une soirée disco hyper réussie. 
Que Donna Summer vous garde, Amis chers, aujourd'hui et toujours !

La Lecture de ce jeudi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 55 à 58 dont j'ai, l'année dernière, introduit, – tel quelque énorme bélier turgide, manié par de vigoureux soudards, s'énervant sur une cathédrale béante, – dont j'ai, dis-je, introduit l'Etude par ces Considérations Essentielles :
Zen et radieux dans la lumière dorée de ce quatrième matin de Saison Sainte, après une heureuse nuit blanche, toute de clameurs et de pâmoisons, je savoure le premier Looping-Papaye de la journée.

Ah ! ce premier Looping-Papaye !...

Nul breuvage n'est plus capiteux. Sauf peut-être le deuxième. Puis celui d'après. Puis le huitième. Celui-ci est clairement incomparable. A partir de là, on ne peut plus réellement établir de classement en parfaite sûreté de conscience, mais ça reste très bien. (Blue Allure)
Au Texte ! 

55. This is the world of the waters of Maim ; this is the bitter water that becometh sweet. Thou art beautiful and bitter, O golden one, O my Lord Adonai, O thou Abyss of Sapphire !

Commentaire 2022 e.v. : La Présence divine est beautiful and bitter, comme les filles hispaniques, qui sont toujours extérieurement très canon et intérieurement très salées au goût.

(NB : Rosalia doit être salée, mais d'une force !!!)

Le verset confirme, en tout cas, le shumulisme essentiel :
L'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse.
Quoi de plus beautiful and bitter, en effet ? (et comme j'admire Gaston Bussière d'avoir réussi à saisir aussi précisément la chose sur son Yseult la Blonde !)

Bien sûr, les femmes amoureuses sont collantes. Surtout si elles sont hispaniques. Et alors ? N'est-il pas écrit < I turned me about thrice in every way, and always I came at the last unto Thee > (Cordis 3, 31), qui rappelle la confession finale de Ryno de Marigny dans Une vieille maîtresse ?

Elle sont violentes, également. Et alors ? Il est écrit < Whom I love I chastise with many rods > (A'ash, 27), ce qui revient, selon vos références, au "Car tu ne dois pas te courber devant une divinité étrangère, parce que l'Éternel a nom JALOUX, c'est un Dieu jaloux" du livre de l'Exode, ou au "Si je t'aime, prends garde à toi" du livret de Carmen (et Whom I love I chastise with many rods doit être particulièrement sexy, dit par Julia Migenes !)

Bref ! Il est écrit < I am Life, and the giver of Life, yet therefore is the knowledge of me the knowledge of death > (AL 2, 6), et quiconque fréquente une Espagnole sincèrement amoureuse termine, en effet, soit avec huit enfants, soit avec un couteau entre les omoplates.

(Notez que l'image d'un Abîme de Saphir est merveilleusement raccord à l'Atu XVIII, qui signe le quatrième jour de la Saison Sainte, et qu'Abyss of Sapphire a l'air d'être le nom de quelque splendide création de haute joaillerie – Pour moi, j'ai, depuis longtemps, donné à l'Atu XVIII le titre officieux Blue Allure, qui sonne furieusement gemmologique aussi, et résume intégralement le Sentier de Qoph.)

Commentaire 2023 e.v.This is the world of the waters of Maim ; this is the bitter water that becometh sweet : Notre sublime Dame Nuit ne vous fait faire naufrage que pour vous voir dégringoler, de chutes d'eau en chutes d'eau, jusqu'à une caverne obscure qui se trouve être peuplée d’une multitude de petites lucioles dont les photophones vont vous révéler la présence d'un fabuleux trésor.

56. I follow Thee, and the waters of Death fight strenuously against me. I pass unto the Waters beyond Death and beyond Life.

Commentaire 2022 e.v. : Me rappelle mon dernier trip à la phéncyclidine, en 2016. (J'avais décidé de me faire une session de PCP en hommage à la prestation de Gina Carano dans le rôle d'Angel Dust, mais, amis, don't try it at home ! Autant je recommande tout ce qui contient du Gina Carano, autant je déconseille tout ce qui contient de la phéncyclidine : on ne sait jamais où on atterrit – si jamais on atterrit...)

Commentaire 2023 e.v.I pass unto the Waters beyond Death and beyond Life : L'Art de la Libération

De même que les guerriers morts, les échecs doivent être incinérés, non embaumés, ni enterrés.

Mettez le feu à vos défaites, vos déceptions, vos découragements, et réduisez-les en cendres  je veux dire : tous ! 

Pas seulement ceux de l'année dernière ! 

Cessez de les voir comme de précieux trésors que vous auriez l'obligation de sempiternellement trimballer avec vous !

57. How shall I answer the foolish man ? In no way shall he come to the Identity of Thee !

Commentaire 2022 e.v. : Sigmund Freud, "ramassant les miettes de sagesse magique tombées de la table des adeptes", comme dit Sir Aleister, avait compris que le langage n'a été donné aux Trogs que pour trahir leur pensée, et nous permettre ainsi d'entomologiquement les étudier.

Ce fait n'a jamais été mieux illustré que lors d'un pot magistralement remporté par moi lors de notre poker-marathon d'août 2009 e.v. à Divonne les Bains :
Sixième soir : ma partie la plus difficile. Non pas techniquement, puisque les différentes mains que j’ai jouées n’offraient aucun problème stratégique, mais bien du fait d’un replet suffisant, et con comme un ténor, qui avait ce soir-là une baraka totale.

Je me suis retrouvé, à l’avant-dernière donne, tête-à-tête avec ce cuistre, qui était parfaitement invincible depuis six heures, et chip-leader comme on ne peut pas l’être.

J’avais A-Q assortis, et le tableau Q-10-8-9 rainbow, s’il me donnait la top-paire avec le meilleur kicker possible, me laissait perdant, quelle que soit la rivière, dans le cas, probable selon moi, où cette adipeuse andouille était entrée avec un valet.

Il relance violemment. J’hésite, et choisis (fallait-il que je fusse au tilt !!!) de le suivre.

Là-dessus arrive un Irish-Coffee, commandé par le gros-lard sur ma suggestion.

- Oumphhhh !!! s’exclame t-il, c’est superbon !!!!

- N’est-ce pas ? souris-je, l’œil rivé sur les mains de la croupière.

Rivière : 3 de pique.

Il pousse directement son tapis.

Je réfléchis, et lui lance en riant :

- Tu as une bonne main, ou pas ?
Il me répond : « superbonne ! » (c’était son mot, ce soir-là :)), avec énormément de conviction.

Seulement voilà, on ne la fait pas au vieux Shumule : l’intonation qu’il avait eue en saluant l’Irish-coffee (intonation sincère) n’avait rien à voir avec celle qu’il avait eu en parlant de sa main. De l’inconvénient d’avoir un vocabulaire restreint : j’ai su immédiatement qu’il était en bluff.

- Payé.

Et l’ex-chip-leader de blêmir, et de me montrer un piteux A-K, main célèbre mais, en l’occurrence, laminée par ma paire de dames. (À Outrance : Les Sept jours de Divonne)

Commentaire 2023 e.v.Mettons que vous m'appeliez ce soir pour demander mon éclairage sur un point très précis de la Réforme des Retraites. 

Je vous féliciterais pour votre curiosité intellectuelle, et déplorerais avec vous tout ce que le gauleiter Young Leader Emmanuel Macron a pu faire depuis que les USA l'ont nommé en zone France. 

Mais je vous ferais également remarquer qu'étant un hobereau de la vieille roche, à l'ascendance éthylique maximale et au taux de consanguinité suspect, je suis ataviquement incapable d'éprouver le moindre intérêt pour une affaire de ce genre.

Vous comprenez ? Il est essentiel de chercher ce qui vous fait défaut auprès de quelqu'un qui puisse vous le fournir. Creusez au bon endroit.

58. But I am the Fool that heedeth not the Play of the Magician. Me doth the Woman of the Mysteries instruct in vain ; I have burst the bonds of Love and of Power and of Worship.

Commentaire 2022 e.v. : Le Maître Therion, Sir Aleister Crowley, donne, de ce verset, le Remez suivant :
The Adept identifies himself with this Pure Fool. He is indifferent to the Illusion of Phenomenal existence caused by the Magician (Atu I, Beth).
The woman of the Mysteries (Atu II, Gimel) does not spoil his purity with her phantastic reflections of Truth.
He is no more at the mercy of the “The Empress” (Atu III, Daleth), “The Emperor” (Atu IV, Tzaddi) and the “The Hierophant” (Atu V, Vau).
That is, neither the subtle distinctions (I, II) of Truth nor their gross images (III, IV, V) injure his perfection of Zero.
Je dis moi : 

Atu I. Notre frère Rodney Orpheus rapporte, dans son Beginner's Guide to Thelemic Magick, que, s'étant essayé au trait d'orthodoxie thélémite optimale qui consiste à saluer systématiquement autrui par "Do what thou wilt shall be the whole of the Law", et à prendre congé en disant "Love is the law, love under will", il fut surpris de constater que cela ne le faisait pas du tout considérer comme un weirdo par les gens qu'il rencontrait, mais permettait, au contraire, d'avoir des conversations passionnantes avec de parfaits inconnus.

C'est une des innombrables applications anecdotiques du Principe mercurien du Bateleur : Depuis notre arrivée sur Terre, nous sommes des jouets entre les mains du Grand Magicien – Tout n'est qu'illusion – Nos combats, nos amours, nos malheurs : illusions !... Dans le but de nous amener à transgresser, par le lâcher-prise, la loi éternelle de la mue, c'est-à-dire de la mort, trouvant le courage de braver notre destin et d'abandonner, de nous-mêmes, l'exuvie périmée, – de tuer le vieil homme, – afin que, tel le Soleil de Yule renaissant, en Phénix, de ses cendres, nous ayons accès à une vie nouvelle – Il n'est de progrès que de suicide initiatique.

Atu II. La vierge emmurée dans les fondations du château de Virgoberg se lamente toutes les nuits de pleine lune, mais quiconque ne demeure pas dans la contemplation de ce Mystère, et veut posséder charnellement la jeune fille, est un Trog, c'est-à-dire un golem excrémentiel. – Arcane fondamental, superbement mis en images par le très prodigieux Milo Manara dans son Dies Irae, mais que l'on retrouve, invariable, dans toutes les mythologies, et (bien sûr) jusque dans la "Querelle du Haricot Sauteur" qui divisa les Surréalistes.

Atu V. DIEU est dans le "coup de manivelle à la Neschamah" que donne l'Enseignement de mon Maître, non dans la succession de notions théoriques ou les tournures de phrases que contient l'Enseignement en question.

Atu IV. Le roi est le Principe d'Unicité dans le Ponctuel (comme le Soleil l'est dans l'Ensemble, et DIEU dans le Tout) – le troisième 6 du Nombre de la Bête : c'est ce Principe que je révère en la personne du souverain, non la personne du souverain elle-même.

Atu III. Enfin, ne craignons pas de nous redire : l'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse, non la femme sincèrement amoureuse elle-même.

Commentaire 2023 e.v. : Notez que Beth (2) + Gimel (3) + Daleth (4) + Tzaddi (90) + Vav (6) = 105, qui est la Valeur Secrète de 14, qui est la valeur numérique de < Had >, premier mot du Livre de la Loi.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

☉︎ in 2° ♈︎ : ☽︎ in 24° ♈︎ : ♃︎ : Ⅴⅰⅹ.






Précédents commentaires sur ce péricope : 

. Blue Allure (2022)

Friday, March 3, 2023

Most Beautiful


Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Toute décision doit être prise dans l'état émotionnel d'un jeune adolescent aux hormones enragées contemplant le twerk involontaire de sa prof de français canon en train d'effacer vigoureusement le tableau.

D'autre part, et en dehors de toute considération météorologique, le 3-mars est toujours hot, puisque il est l'anniversaire de la création de Carmen.

Ce n'est, du reste, pas tant le mélomane qui parle en moi, que l'adolescent attardé : je crois vous avoir déjà raconté comme  
Je suis brusquement sorti de l’enfance, à l’âge de douze ans, – sur une piste de ski où je travaillais mon stawug– en voyant une coupure de journal, abandonnée dans la neige, où figurait la célébrissime photographie de Julia Migenes, dans le rôle de Carmen, en train de rouler un cigare sur sa cuisse... Julia Migenes a créé un monstre. Ou, du moins, un Helluvah Holy Guru...

Nul homme n'oublie jamais cet instant, qui est la véritable feast for fire (AL 2, 41) : en mère aimante, ou anesthésiste adroite, Babalon nous tend les fixations érotiques de la puberté pour faire diversion, détourner notre attention de l'enfant que nous sommes en train de perdre à tout jamais...

Mais que ne perdrait-on pas, grands dieux ! avec plaisir, pour Julia Migenes ?!...

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 2, versets 48 à 51.

48. O my Lord, my beloved ! How shall I indite songs, when even the memory of the shadow of thy glory is a thing beyond all music of speech or of silence ?

Commentaire 2021 e.v. : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) déclare : < All this is altogether beyond expression >, ce qui m'a, autrefois, suggéré d'explorer la chose en astral.

Je cite mon Registre Magique du 28 juin ⅠⅤⅹⅴ :
Passé la porte sur laquelle, à l'intérieur du Temple, est gravé Cordis 2, 48, et me suis trouvé au pied d'une montagne entourée de champs d'iris.

Après un moment de marche le long d'une rivière, arrivé devant un lagon (qui, au plan pictural, rappelait celui de Royan en été), près duquel tout était nimbé de ce que j'appellerais une spiritualité supérieure.

Je dirais, rétrospectivement : la vibration était paisible-qui-apaise : une paix pacifiante.

L'étrange est que je me trouvais exclusivement entouré de symboles spécifiques à Chokhmah, alors que l'iris est attribuée à Chesed — il est vrai que Chesed s'alimente à Chockhmah...
Commentaire 2022 e.v. : Cf. l'affiche du Lucifer Rising de Kenneth Anger : la foule est enthousiaste, les musiciens sont virtuoses, le chef d'orchestre est habité, la mise en scène est fascinante, mais c'est Hadit le compositeur, le producteur et le propriétaire de la salle.

Commentaire 2023 e.v. : Les grandes douleurs aussi sont au-delà du discours et du silence. 

Elles sont cataleptiques. 

Expérience du Divin (ש), coup de génie (א) et désespoir absolu (מ) sont cataleptiques. 

Contemplation de sa Dame dans le fin'amor (ד), brusque et pétrifiante irruption sous la ceinture d'un insoupçonné désir kinky (ט), ou catastrophe intégrale de type "le jour où tout a basculé" (פ) le sont aussi.

Comme le musée Grévin, la Présence Divine nous ramène à notre fonction essentielle de statues de cire.

49. Behold ! I am a man. Even a little child might not endure Thee. And lo !

Commentaire 2021 e.v. : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit : < A man, having fixed ideas of truth, finds it terrible when they are all shattered, as they are in this experience. >

Nous savons, depuis l'Erreur de Descartes, que toute remise en cause de ses fixed ideas of truth entraîne, chez l'homme, une destruction neuronale effective et terriblement douloureuse.

Thierry Meyssan, hélas ! n'a jamais compris qu'il faisait souffrir les gens en disant qu'un avion de trente-trois mètres de diamètre ne peut pas traverser une paroi solide en n'y laissant qu'un trou de dix-neuf mètres de diamètre.

Inversement, l'opération Covid-19 est un fiasco, parce que les restrictions imposées au peuple, dans le processus d'instauration de l'état policier global, sont désormais plus douloureuses que le simple fait d'admettre la vérité toute crue, que ce virus n'a, évidemment, jamais existé, comme Sir Shumule vous le serine depuis le 15 mars 2020.

Commentaire 2022 e.v. : La résilience est le trait spécifique de l'enfant — On peut donc dire que la Voie de Heru-ra-ha est la résilience, et c'est très encourageant pour quelqu'un comme moi, qui suis un cas d'école de syndrome de Peter Pan.

(Au truculent Bastien, qui me demande le titre du billet où sont reproduites mes considérations générales sur ce syndrome : c'est Culbutez vigoureusement la jeune veuve.)

Commentaire 2023 e.v. : Peut-être que le seul cas de suicide réellement impeccable est celui du Petit Prince, i.e. celui qui procède du refus de notre puer aeternus de spirituellement vieillir, c'est-à-dire d'accepter de se restreindre à la définition qu'autrui, — le < state of manyhood bound and loathing > (AL 1, 42), — se fait de l'existence incarnée... 

Le suicide de ceux qui aiment trop la vie pour la tolérer chiante... 

Pétrone, Edward Sellon, Hunter S. Thompson... Sardanapale... Adolf Hitler, aussi... 

Mais je vous cite des admirations très personnelles : hormis dans le cas d'Hitler, plus personne n'a la ref. Je ne sais même pas si la jeunesse post-vaxx sait qui sont Aristote et Montherlant, tous deux suicidés.

Il est écrit : < My own soul bites into itself, like a scorpion ringed with fire  > (LLL 3, 41).

Et de fait :
Le scorpion est le seul animal à se suicider lorsqu’il est entouré de flammes. C’est un assez bel enseignement. Que l’on soit monarque (Cléopâtre, Néron, Louis II de Bavière), écrivain (Pétrone, Sénèque, Lucain, Nerval, Chatterton, Drieu la Rochelle, Mishima, Hunter S. Thompson), artiste (Van Gogh, Patrick Dewaere, Ian Curtis), cuisinier (Vatel, Loiseau), voire aventurier (Edward Sellon), le suicide est toujours admirable, parce qu’il consiste à rester, envers et contre tout, maître de son destin.

Les Japonais, qui l’élevèrent au rang d’un art, répertorient une vingtaine de types de morts volontaires, et presque autant de façon honorables de se l’infliger. Car ce geste, qui se suffit à lui-même, tire son plus ou moins de grandeur de sa cause et de son mode d’exécution. Il y a un univers entre le suicide du général Nogi, vainqueur de Port-Arthur, qui voulut suivre son Empereur dans la mort, et ceux de grandes neurasthéniques telles que les filles de Freud — un univers entre les opérations kamikazes du Japon et l’autodestruction d’un zombie mélancolique dans sa cellule capitonnée. (...)

Peut-être, au bout du compte, que les actrices X qui se tuèrent pour ne jamais vieillir (Karen Lancaume, Savannah — et je passe sur le cas de Laurence Ferrari, authentique descendante des Valois !) ont accompli la forme la plus élevée de mort volontaire… (Sir Shumule, Le Signe d'Apophis, octobre 2009)
C'est, — encore et toujours,  revenir au shumulisme fondamental : Je prétends aimer mieux être écrasé par Kim Kardashian au volant de sa Rolls que par Marcel Lampoumasse au volant de son seize tonnes.

50. I was alone in a great park, and by a certain hillock was a ring of deep enamelled grass wherein green-clad ones, most beautiful, played.

Commentaire 2021 e.v. : Un jour que je rendais visite à mon Maître, celui-ci m'encouragea à aller marcher seul dans le parc splendide de son domaine, ajoutant qu'aucune initiation n'était vraiment "concevable" (sic) qu'elle ne comportât cette promenade.

Ce n'est que beaucoup plus tard que je compris la profondeur de cette parole étrange, en lisant ce commentaire du Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) : < The park is the world of well-planted and carefully tended Ideas. >

Commentaire 2022 e.v. : La notion de deep enamelled grass me rappelle qu'Elegant Wolf suggère aussi que je commercialise, dès légalisation, ma propre beuh, sous la marque "L'Herbe qui rend niais de Tonton Shumule" et, surtout, que je produise, industriellement, des bouteilles de Looping-Papaye, cocktail particulièrement green-clad, en effet (vert anglais, pour être précis : comme Dom Pierre Pérignon avait l'impression de "boire les étoiles" en goûtant le wine that foams qu'il venait d'inventer, le Looping-Papaye donne celle de boire une Rolls-Royce de ligne classique.)

Curieusement, Soror Jezebel voit, dans ce verset, un débarquement de roswells au lieu d'une farandole printanière, mais j'ai déjà dit ce que je pensais des petits hommes verts.

Aussi bien, most beautiful fait peut-être allusion à un dangereux gang de latinas, attendu que
Je ne parviens pas à comprendre que personne ne reproche aux médias d'appeler les femmes hispaniques "brown women", alors que la complexion de celles-ci est objectivement verdâtre, et non marron — Green women serait cool. (The end of sorrow is come)

Commentaire 2023 e.v. : Lorsque, l'été dernier, les épreuves consécutives à la Grande Persécution de l'An Vviii me  valurent de devoir passer une nuit à la belle étoile, je choisis de m'installer dans le parc Napoléon-III de la ville de Vichy.

Ce parc avait été pour moi, au cours des vingt années précédentes, le théâtre de tant de Rites Magiques, de joyeuses promenades en famille, d'aventures galantes au crépuscule et de Hud sous les étoiles, qu'au lieu de me sentir errant, j'eus la sensation de réintégrer ma demeure véritable.

Je comprends le choix du saint enchanteur Merlin, et élirai peut-être, moi aussi, pour mes vieux jours, domicile dans quelque souche de chêne mort au cœur de la forêt de Paimpont. 

51. In their play I came even unto the land of Fairy Sleep. All my thoughts were clad in green ; most beautiful were they.

Commentaire 2022 e.v. : J'ai conclu, l'année dernière, de ce verset :
Le bonheur s'obtient donc en vivant sans contraintes — comme il est écrit < Bind nothing ! > (AL 1, 22), — en évitant les honneurs — comme il est écrit < they that see thee shall fear thou art fallen > (AL 2, 53) — et en poursuivant ses rêves de jeunesse — comme il est écrit < the sun of midnight is ever the son > (AL 3, 74).
De < Bind nothing >, j'ai écrit :
To bind signifie littéralement "lier, attacher" et l'injonction peut donc se lire : "attachez-vous, liez-vous, i.e. connectez-vous à l'Aïn Soph (le nothing) béni !" — Et quelle méthode la Reine du Ciel (c.a.d, précisément, l'Aïn Soph) indique-t-elle pour réaliser ce lien ? < Qu'il ne soit fait aucune différence parmi vous entre une chose et une autre > (AL 1, 22). (Te Deum)
De < they that see thee shall fear thou art fallen >, j'ai écrit :
Le Sage dit : Hoor-paar-kraat est la Nature intrinsèque de DIEU. Or, c'est un nouveau-né.

Le pauvre hère dit : C'est se débattre qui fait souffrir ; la vie cesse de s'acharner sur celui qui renonce.

Ils ont, en réalité, dit exactement la même chose, d'où la propension des Sages à se faire pauvres hères et ce principe invariable de discernement : si les ploucs et les médiocres ne se protègent pas de l'effroi que suscite en eux la présence de votre Instructeur en le traitant de "fou", de "marginal", etc. — comme il est écrit : < they that see thee shall fear thou art fallen : but I lift thee up > (AL 2, 53) — quittez-le. (are not they the Ox ?)
De < the sun of midnight is ever the son >, j'ai écrit :
Faites Hud à l'heure juste et au bon endroit (Oui, Zemmour s'est un peu péremptoirement associé à l'image de croisée des chemins, mais ça shumulise son discours et c'est donc sexy.)

Bien sûr (une certaine lectrice ayant cru devoir écrire récemment de contre moi "Le Sir est, comme à son habitude, astucieux, orgueilleux et indécent, mais il n'enseigne plus"), je puis être un poil plus didactique :

< the sun of midnight is ever the son > veut dire : le principe "on récolte ce que l'on sème" s'applique à tout : question de timing, comme toujours en agriculture.

L'aurore, c'est-à-dire le jour, est la venue au monde de ce que l'on a inclus spirituellement dans ק, de même que le bébé est porteur de tout le code ADN que recèle le spermatozoïde qui a fécondé sa mère — D'où, magie : une heure de Hud au bon moment formate toutes les occurrences de votre journée, comme si vous étiez la Lucy de Luc Besson.

C'est le principe des Douze Jours, etc., particulièrement crucial à méditer et appliquer lors d'une année Bunker Baraka, évidemment. (Zéro)
Quant au Pays du Fairy Sleep, j'en ai donné ce plan en 2020 :
Les gens bas-de-gamme, qui s'emploient à vous faire voir l'extatique et chatoyante danse avec les fées qu'est la vie sur cette Terre comme un sitcom mettant en scène le quotidien d'un kolkhoze albanais, ne doivent pas nécessairement être brûlés vifs, mais regardés pour ce qu'ils sont : de caricaturaux personnages utilitaires dont la veulerie et la scélératesse ont pour objet de fournir tout son intérêt dramatique à votre Saga personnelle. (Brunch à bord d'un vaisseau spatial)

Commentaire 2023 e.v. :  F(80) + a(1) + i(10) + r(200) + y(10) + S(60) + l(30) + e(5) + e(5) + p(80) = 481

481 = temurah de 418, le Nombre du Grand Œuvre, Abrahadabra, etc.

Or 481 est le 8 (le zéro tangible, i.e. le Divin manifesté dans le monde matériel) descendu dans le 41, אמ, la terre-mère, i.e. Babalon.

On peut donc dire de 481 qu'il est un glyphe du principe d'hétaïre sacrée.

Nous en avons souvent parlé :

Toute femme qui s'unit à moi est un avatar de Babalon, une femme écarlate, c'est-à-dire une perspective que DIEU m'offre sur Lui en réponse aux interrogations spécifiques de l'étape spirituelle à laquelle je me trouve au moment précis du rapport en question — ce qui, dans mon cas, confère au Club Rouge de Zürich un statut de cathédrale, voire de basilique.

- Saviez-vous, Sir, que certain répugnant lobby voulait, l'année dernière, prendre prétexte de la "pandémie" pour exiger la fermeture définitive des bordels zurichois ?

- Que voulez-vous, mon cher ? Il n'y a plus de religion...

D'une façon générale, ne plaisantez pas avec Babalon : une magnifique escorte black, dans un bar à bouchons français de province, m'a, une nuit, brusquement raconté, d'un trait, toute mon existence, et donné les meilleurs conseils que j'ai reçus de ma vie, alors que nous finissions la treizième bouteille — elle était comme Paracelse : extralucide quand elle voyait double. (Sir Shumule, Wear something scarlet, 2021)

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

☉︎ in 12° ♓︎ : ☽︎ in 0° ♌︎ : ♀︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

. Brunch à bord d'un vaisseau spatial (2020)
. Sir Shumule dans le parc (2021)
. Fairy Sleep (2022)

Wednesday, March 23, 2022

Blue Allure

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Zen et radieux dans la lumière dorée de ce quatrième matin de Saison Sainte, après une heureuse nuit blanche, toute de clameurs et de pâmoisons, je savoure le premier Looping-Papaye de la journée.

Ah ! ce premier Looping-Papaye !...

Nul breuvage n'est plus capiteux. Sauf peut-être le deuxième. Puis celui d'après. Puis le huitième. Celui-ci est clairement incomparable. A partir de là, on ne peut plus réellement établir de classement en parfaite sûreté de conscience, mais ça reste très bien.

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 3, versets 55 à 58.

55. This is the world of the waters of Maim ; this is the bitter water that becometh sweet. Thou art beautiful and bitter, O golden one, O my Lord Adonai, O thou Abyss of Sapphire !

Commentaire : La Présence divine est beautiful and bitter, comme les filles hispaniques, qui sont toujours extérieurement très canon et intérieurement très salées au goût.

(NB : Rosalia doit être salée, mais d'une force !!!)

Le verset confirme, en tout cas, le shumulisme essentiel :
L'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse.
Quoi de plus beautiful and bitter, en effet ? (et comme j'admire Gaston Bussière d'avoir réussi à saisir aussi précisément la chose sur son Yseult la Blonde !)

Bien sûr, les femmes amoureuses sont collantes. Surtout si elles sont hispaniques. Et alors ? N'est-il pas écrit < I turned me about thrice in every way, and always I came at the last unto Thee > (Cordis 3, 31), qui rappelle la confession finale de Ryno de Marigny dans Une vieille maîtresse ?

Elle sont violentes, également. Et alors ? Il est écrit < Whom I love I chastise with many rods > (A'ash, 27), ce qui revient, selon vos références, au "Car tu ne dois pas te courber devant une divinité étrangère, parce que l'Éternel a nom JALOUX, c'est un Dieu jaloux" du livre de l'Exode, ou au "Si je t'aime, prends garde à toi" du livret de Carmen (et Whom I love I chastise with many rods doit être particulièrement sexy, dit par Julia Migenes !)

Bref ! Il est écrit < I am Life, and the giver of Life, yet therefore is the knowledge of me the knowledge of death > (AL 2, 6), et quiconque fréquente une Espagnole sincèrement amoureuse termine, en effet, soit avec huit enfants, soit avec un couteau entre les omoplates.

(Notez que l'image d'un Abîme de Saphir est merveilleusement raccord à l'Atu XVIII, qui signe le quatrième jour de la Saison Sainte, et qu'Abyss of Sapphire a l'air d'être le nom de quelque splendide création de haute joaillerie – Pour moi, j'ai, depuis longtemps, donné à l'Atu XVIII le titre officieux Blue Allure, qui sonne furieusement gemmologique aussi, et résume intégralement le Sentier de Qoph.)

56. I follow Thee, and the waters of Death fight strenuously against me. I pass unto the Waters beyond Death and beyond Life.

Commentaire : Me rappelle mon dernier trip à la phéncyclidine, en 2016. (J'avais décidé de me faire une session de PCP en hommage à la prestation de Gina Carano dans le rôle d'Angel Dust, mais, amis, don't try it at home ! Autant je recommande tout ce qui contient du Gina Carano, autant je déconseille tout ce qui contient de la phéncyclidine : on ne sait jamais où on atterrit – si jamais on atterrit...)

57. How shall I answer the foolish man ? In no way shall he come to the Identity of Thee !

Commentaire : Sigmund Freud, "ramassant les miettes de sagesse magique tombées de la table des adeptes", comme dit Sir Aleister, avait compris que le langage n'a été donné aux Trogs que pour trahir leur pensée, et nous permettre ainsi d'entomologiquement les étudier.

Ce fait n'a jamais été mieux illustré que lors d'un pot magistralement remporté par moi lors de notre poker-marathon d'août 2009 e.v. à Divonne les Bains :
Sixième soir : ma partie la plus difficile. Non pas techniquement, puisque les différentes mains que j’ai jouées n’offraient aucun problème stratégique, mais bien du fait d’un replet suffisant, et con comme un ténor, qui avait ce soir-là une baraka totale.

Je me suis retrouvé, à l’avant-dernière donne, tête-à-tête avec ce cuistre, qui était parfaitement invincible depuis six heures, et chip-leader comme on ne peut pas l’être.

J’avais A-Q assortis, et le tableau Q-10-8-9 rainbow, s’il me donnait la top-paire avec le meilleur kicker possible, me laissait perdant, quelle que soit la rivière, dans le cas, probable selon moi, où cette adipeuse andouille était entrée avec un valet.

Il relance violemment. J’hésite, et choisis (fallait-il que je fusse au tilt !!!) de le suivre.

Là-dessus arrive un Irish-Coffee, commandé par le gros-lard sur ma suggestion.

- Oumphhhh !!! s’exclame t-il, c’est superbon !!!!

- N’est-ce pas ? souris-je, l’œil rivé sur les mains de la croupière.

Rivière : 3 de pique.

Il pousse directement son tapis.

Je réfléchis, et lui lance en riant :

- Tu as une bonne main, ou pas ?
Il me répond : « superbonne ! » (c’était son mot, ce soir-là :)), avec énormément de conviction.

Seulement voilà, on ne la fait pas au vieux Shumule : l’intonation qu’il avait eue en saluant l’Irish-coffee (intonation sincère) n’avait rien à voir avec celle qu’il avait eu en parlant de sa main. De l’inconvénient d’avoir un vocabulaire restreint : j’ai su immédiatement qu’il était en bluff.

- Payé.

Et l’ex-chip-leader de blêmir, et de me montrer un piteux A-K, main célèbre mais, en l’occurrence, laminée par ma paire de dames.
58. But I am the Fool that heedeth not the Play of the Magician. Me doth the Woman of the Mysteries instruct in vain ; I have burst the bonds of Love and of Power and of Worship.

Commentaire : Le Maître Therion, Sir Aleister Crowley, donne, de ce verset, le Remez suivant :
The Adept identifies himself with this Pure Fool. He is indifferent to the Illusion of Phenomenal existence caused by the Magician (Atu I, Beth).
The woman of the Mysteries (Atu II, Gimel) does not spoil his purity with her phantastic reflections of Truth.
He is no more at the mercy of the “The Empress” (Atu III, Daleth), “The Emperor” (Atu IV, Tzaddi) and the “The Hierophant” (Atu V, Vau).
That is, neither the subtle distinctions (I, II) of Truth nor their gross images (III, IV, V) injure his perfection of Zero.
Je dis moi : 

1. Notre frère Rodney Orpheus rapporte, dans son Beginner's Guide to Thelemic Magick, que, s'étant essayé au trait d'orthodoxie thélémite optimale qui consiste à saluer systématiquement autrui par "Do what thou wilt shall be the whole of the Law", et à prendre congé en disant "Love is the law, love under will", il fut surpris de constater que cela ne le faisait pas du tout considérer comme un weirdo par les gens qu'il rencontrait, mais permettait, au contraire, d'avoir des conversations passionnantes avec de parfaits inconnus.

C'est une des innombrables applications anecdotiques du Principe mercurien du Bateleur : Depuis notre arrivée sur Terre, nous sommes des jouets entre les mains du Grand Magicien – Tout n'est qu'illusion – Nos combats, nos amours, nos malheurs : illusions !... Dans le but de nous amener à transgresser, par le lâcher-prise, la loi éternelle de la mue, c'est-à-dire de la mort, trouvant le courage de braver notre destin et d'abandonner, de nous-mêmes, l'exuvie périmée, – de tuer le vieil homme, – afin que, tel le Soleil de Yule renaissant, en Phénix, de ses cendres, nous ayons accès à une vie nouvelle – Il n'est de progrès que de suicide initiatique.

2. La vierge emmurée dans les fondations du château de Virgoberg se lamente toutes les nuits de pleine lune, mais quiconque ne demeure pas dans la contemplation de ce Mystère, et veut posséder charnellement la jeune fille, est un Trog, c'est-à-dire un golem excrémentiel. – Arcane fondamental, superbement mis en images par le très prodigieux Milo Manara dans son Dies Irae, mais que l'on retrouve, invariable, dans toutes les mythologies, et (bien sûr) jusque dans la "Querelle du Haricot Sauteur" qui divisa les Surréalistes.

3a. DIEU est dans le "coup de manivelle à la Neschamah" que donne l'Enseignement de mon Maître, non dans la succession de notions théoriques ou les tournures de phrases que contient l'Enseignement en question.

3b. Le roi est le Principe d'Unicité dans le Ponctuel (comme le Soleil l'est dans l'Ensemble, et DIEU dans le Tout) – le troisième 6 du Nombre de la Bête : c'est ce Principe que je révère en la personne du souverain, non la personne du souverain elle-même.

3c. Enfin, ne craignons pas de nous redire : l'Image la plus exacte que l'on puisse se faire de DIEU est le regard d'une femme sincèrement amoureuse, non la femme sincèrement amoureuse elle-même.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 2° ♈︎ : ☽︎ in 10° ♐︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Holy Season XVIII : Charbons blanc-bleu & diamants noirs (2020)

Tuesday, July 27, 2021

La Compagnie des Loups

J'ai eu autrefois une fascination morbide pour Sir Shumule et pour ce bizarre exercice d'auto-mythologie que sont ses cours. J'aime toujours le côté "monologue d'un gourou extatique qui associe librement en se torchant à la vodka dans son château" mais avec un peu plus de recul.Anonyme, 8 août 2018
@Anonyme Je trouve que le débit verbal de Shumule évoque de + en + les pensées violentes et incohérentes d'un agonisant, au moment où les synapses se déchaînent sauvagement et que les souvenirs affluent frénétiquement en masse dans le désordre, sans souci de contexte, de logique ou de santé mentale.Genderqueer en phase de déni, 8 août 2018
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le cinquième mardi après les feux de Litha et le jour se lève, ça vous apprendra.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 6, versets 5 à 8.

5. Over the plain came the atrocious cry of wolves.

Commentaire : Frater Orpheus dit de très belles choses sur ce verset :
Howling at the moon and the spiritual awakening of this now by-gone aeon. Or even its own death throes. So much energy for the vampire who refuses to die even after the soul is departed.
Ce qui me rappelle : tout le monde me trouve la vibration du Comte Dracula période Christopher Lee, sans réaliser que le seul vampirisme qui ne soit pas une fable est celui qui se pratique dans la Quimbanda, et que la Quimbanda est, précisément, ma formation initiale — C'est reprocher à un diplomate d'avoir le masque de la Carrière ou à un cuisinier d'être bedonnant.

Cela dit, je suis incontestablement en mood Grand Méchant Loup ces jours-ci — Qu'y puis-je ? — C'est Ramatuelle en juillet ! — Soror J. m'a présenté hier une très belle jeune fille, laquelle m'a dit aimer les êtres hors du commun, à la réputation effroyable, qui cultivent l'art de vivre et l'ésotérisme — et à qui j'ai répondu aimer les gens qui ont des seins.

Du coup, J. fait la tête, mais eh ! les amours de mes amies sont mes amours — D'autant qu'elle peut être tranquille : sortir avec une mineure, non. À la limite, je veux bien enduire son corps à peine nubile de miel aux amandes et lui apprendre un jeu thaïlandais.

6. We answered; we hunted with the pack.

Commentaire : Avec Les Prédateurs de Tony Scott, le film qui a le plus impacté mon parcours terrestre est incontestablement La Compagnie des Loups, de Neil Jordan (1984) – Mais il est faux de dire qu'il m'ait fait atteindre la puberté – Je suis brusquement sorti de l’enfance, quelques semaines après l'avoir vu, sur une piste de ski où je travaillais mon stawug, en contemplant une coupure de journal, abandonnée dans la neige, où figurait la célébrissime photographie de Julia Migenes, dans le rôle de Carmen, en train de rouler un cigare sur sa cuisse 
– Sexe, hématophagie, légendes magiques et nanas espagnoles : confusément, Sir Shumule n'a, depuis, jamais plus pensé qu'à ça.

7. We came even unto the new Chapel and Thou didst bear away the Holy Graal beneath Thy Druid vestments.

Commentaire : Nous avons déjà longuement approfondi la chose dans notre Deuxième Epître au Maître de Zen:
L'allégorie la plus exacte par laquelle nous puissions résumer l’aspect sous lequel le Divin Lui-même Se révèle de façon absolument évidente et incontestable (loi naturelle et intention divine étant une et DIEU étant Un avec Son intention) est, effectivement : une Prostituée Sacrée rousse à l’énergie sexuelle dévorante, qui s’enivre du sang des grands hommes conservé dans le Saint Graal qu’elle a dérobé.
8. Secretly and by stealth did we drink of the informing sacrament.

Commentaire : Et nous retournons en Amazonie, puisque Secretly inspire à Frater Orpheus de citer Carlos Castaneda :
We stalk enlightment and hunt power.
En fait de chamanisme, la première et seule fois que j'ai pris du yopo, je me suis vu en monstrueux félidé du grand Nord qui dévorait les gens – Depuis, dans le doute, je ne proteste pas quand on me qualifie de "chat de Chester sadomasochiste" et je soutiens financièrement le Snow Leopard Trust.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 4° ♌︎ : ☽︎ in 16° ♓︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Les Mémoires d'Al A'in le Prêtre 2 (2020)