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Thursday, May 23, 2024

Crushed and Torn

Veillez sur votre joie, ami cher : notre auguste reine, la déesse Nuit, ne peut éprouver de joie qu’en nous voyant en éprouver nous-mêmes (AL 1, 13) : ne la laissons pas en plan ! — Sir Shumule à Raphaël, le 22 mai 2024 e.v. à 11.11 pm.
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Je tombe, je trébuche, sur l’article à sensation publié, au sujet de ma dernière comparution au tribunal, dans le journal La Montagne en date du 8 mai dernier !...

J'aimerais rappeler que l'excellence, en journalisme (profession que Sir Aleister lui-même n’a pas rougi d’exercer), ne procède pas d'une mesquine propension aux jugements peigne-cul, mais de l’humilité intellectuelle. Ou du LSD, si vous êtes Hunter S. Thompson.

M. Emeric Enaud, auteur de l’article en question, n’est pas Hunter S. Thompson, et me répondrait, hélas ! très probablement : "Et que m’importe à moi l’excellence ?!?"…   

Amis chers, la Lecture sainte de ce jeudi, 779ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 2, versets 1 à 4.

J’ai introduit, en 2021 e.v., l’étude de ce péricope en écrivant :
L'aube se lève sur le vingt-troisième des Beaux Jours et le lutin qui a fait ces nœuds aux fils de mes écouteurs est sadique ou marin.
Or j’aime beaucoup cette phrase, qui fleure prodigieusement les Jours Heureux !!! :D

1. O my God ! use Thou me again, alway. For ever ! For ever !

Commentaire 2021 e.v. : Le verbe anglais to use est merveilleusement équivoque, quand on sait les cachets pharaoniques que perçoit Lisa Ann — C'est tout mon Principe de la Ferrari Enzo et le terme japonais wabi-sabi, qui signifie, sensiblement : "parfait car un peu bousillé".

Sir Aleister à Netherwood est wabi-sabi. Keith Richards est wabi-sabi. Les châteaux où l'on dort le mieux et votre paire de jeans préférée sont wabi-sabi.

Commentaire 2024 e.v. : For ever ! For ever ! : Shumulisme fondamental :
 L'espérance et la foi ne sont ni des tactiques, ni des stratégies : elles sont strip-teaseuses à Vierzon (Sir Shumule et la Reine de Saba) — Sans compter qu’il semble bien que Forever s’achève, en réalité, le jeudi 23 mai 2024 à 14 heures.

2. That which came fire from Thee cometh water from me; let therefore Thy Spirit lay hold on me, so that my right hand loose the lightning.

Commentaire 2021 e.v. : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit simplement : "Yesod". (Ce qui me rappelle que lorsque j'ai signalé, hier, que, dans l'ordre runique, la neuvième sphère est signée par Ak ᚪ, dont le nom signifie "un Chêne", Soror J a soupiré : "Toujours aussi vantard...")

Commentaire 2024 e.v. : Yesod  = Hel = Subconscient et Carcéralité = Entretien avec la psychologue de la Maison d’Arrêt reporté dans le billet Sympathy for Sir Shumule — ou, plus simplement, donjon BDSM en 1998.

3. Travelling through space, I saw the onrush of two galaxies, butting each other and goring like bulls upon earth. I was afraid.

Commentaire 2021 e.v. : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit que l'on peut accomplir n'importe quelle ascèse (fût-ce l'Opération d'Abramelin) en se rendant dans son temple en astral, si l'on se trouve géographiquement bloqué à grande distance de celui-ci.

Mon Maître bien-aimé dans l'A∴A∴, feu le vicomte S de C, déclarait ne pas craindre la prison puisque, — les rites pouvant s'accomplir en astral, — il passerait l'intégralité de sa détention dans son temple... Il ajoutait que la seule exception est le pèlerinage, qui implique une inclusion totale du Vouloir dans l'horizontalité spatio-temporelle.

- Cette inclusion, remarquait F., hier après-midi, est la raison pour laquelle nos vies ne sont plus une longue suite de fulminantes extravagances et ont désormais un cours lent... En réalité, les ouvertures déterminantes, au plan spirituel, comme au plan temporel, sont rares, et l'essentiel de nos jours sur Terre se passe à inclure, à fixer ces rares occurrences dans la Maison III et la Maison VI, c'est-à-dire dans le Quotidien et l'Ascèse.

- Tais-toi ! ai-je répondu. Ma Règle m'impose de marquer, a posteriori, d'une lettre copte tracée à l'encre argenté, la page de mon Registre rapportant le moment d'une rencontre ayant donné lieu, par la suite, à une relation (amitié ou inimitié, il n'est pas ici question de mes amours, que je "note" différemment) une relation, dis-je, particulièrement impactante (en bien ou en mal) sur la trajectoire de mon existence — ou un évènement de type coup de théâtre, qui, rétrospectivement, s'est avéré un game changer, plus-rien-ne-sera-jamais-comme-avant, etc. (en bien ou en mal également)... Je fais, chaque nouvel an solaire, un debriefing serré de l'année révolue, pour voir s'il y a lieu de signaler ainsi, après coup, certaines pages anciennes... Je suis tombé, durant le Ménage de Printemps, sur mon flacon d'encre argenté, et j'ai constaté qu'il était intégralement sec, parce que je ne m'en suis pas servi depuis le nouvel an 2006...

Commentaire 2024 e.v. : Depuis, problem solved ! L’Inquisition ayant saisi (avril 2022), puis confisqué (juillet 2023) tous mes Registres, la question de l’encre argenté ne se pose plus !  ¯\_(ツ)_/¯

4. Thus they ceased fight, and turned upon me, and I was sorely crushed and torn.

Commentaire 2021 e.v. : En fait de crushed and torn, ce verset renvoie curieusement aux interrogations insolubles que soulève la Procession des Athées Parricides (Cordis 5, 34-40) — je veux dire : le plus effroyable des supplices est celui que les Chinois appellent lingchi, et qu'ils réservaient autrefois aux êtres coupables d'irrespect envers l'Empereur ou de parricide. (Notez bien que, si une voyante m'a effectivement affirmé que j'avais, au cours d'une lointaine incarnation, été exécuté en Chine, elle m'a dit que c'était par le supplice des Neuf fellations, ce qui est plus sexy que le lingchi.) [PS : cf. 777 Jours d’exil.]

Commentaire 2024 e.v. : Quand j'étais étudiant, j’avais la rage du donjuanisme. Rien ne me paraissait aussi indispensable que de mener plusieurs liaisons de front, dont chacune était persuadée d’être la légitime. 

J’avais un agenda de ministre, je jonglais avec les rendez-vous, je nageais en plein Courteline. Il suffit, du reste, d’être très parano. Le grand secret, c’est une mémoire des bobards absolument infaillible : malheur à celui qui joue faux – l’hésitation la plus minime, le plus imperceptible cuir, et c’en est fait de vous... 

Méfiez vous aussi des parfums, et évitez les allitérations : n’organisez pas de chassé-croisé entre une Laurence et une Florence, par exemple, ou la catastrophe est inévitable…

J’étais très fier de faire du chiffre, jusqu’au matin où, gag classique, une de mes amies parut avec les croissants alors que je me trouvais au lit avec une autre. 

La scène pénible qui s’ensuivit (les deux jeunes femmes échangèrent des insultes, puis s’accordèrent pour détruire mon intérieur pendant que, réfugié dans la salle de bain, j’attendais la fin du carnage en mangeant les croissants), cette scène, dis-je, me guérit à jamais des intrigues boulevardières, et je devins un libertin normal — Mais j’y repense chaque fois que je lis ce verset. 

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will

-☉︎ in 2° ♊︎ : ☽︎ in 25° ♏︎ : ☿︎ : Ⅴⅹ.

Sunday, May 23, 2021

Rush intergalactique

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

L'aube se lève sur le vingt-troisième des Beaux Jours et le lutin qui a fait ces nœuds aux fils de mes écouteurs est sadique ou marin.

Amis chers, la Lecture de ce dimanche est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 2, versets 1 à 4.

1. O my God ! use Thou me again, alway. For ever ! For ever !

Commentaire : Le verbe anglais to use est merveilleusement équivoque, quand on sait les cachets pharaoniques que perçoit Lisa Ann — C'est tout mon Principe de la Ferrari Enzo et le terme japonais wabi-sabi, qui signifie, sensiblement : "parfait car un peu bousillé".

Sir Aleister à Netherwood est wabi-sabi. Keith Richards est wabi-sabi. Les châteaux où l'on dort le mieux et votre paire de jeans préférée sont wabi-sabi.

2. That which came fire from Thee cometh water from me; let therefore Thy Spirit lay hold on me, so that my right hand loose the lightning.

Commentaire : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit simplement : "Yesod". (Ce qui me rappelle que lorsque j'ai signalé, hier, que, dans l'ordre runique, la neuvième sphère est signée par Ak ᚪ, dont le nom signifie "un Chêne", Soror J a soupiré : "Toujours aussi vantard...")

3. Travelling through space, I saw the onrush of two galaxies, butting each other and goring like bulls upon earth. I was afraid.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit que l'on peut accomplir n'importe quelle ascèse (fût-ce l'Opération d'Abramelin) en se rendant dans son temple en astral, si l'on se trouve géographiquement bloqué à grande distance de celui-ci.

Mon Maître bien-aimé dans l'A∴A∴, feu le vicomte S de C, déclarait ne pas craindre la prison puisque, — les rites pouvant s'accomplir en astral, — il passerait l'intégralité de sa détention dans son temple... Il ajoutait que la seule exception est le pèlerinage, qui implique une inclusion totale du Vouloir dans l'horizontalité spatio-temporelle.

- Cette inclusion, remarquait F., hier après-midi, est la raison pour laquelle nos vies ne sont plus une longue suite de fulminantes extravagances et ont désormais un cours lent... En réalité, les ouvertures déterminantes, au plan spirituel, comme au plan temporel, sont rares, et l'essentiel de nos jours sur Terre se passe à inclure, à fixer ces rares occurrences dans la Maison III et la Maison VI, c'est-à-dire dans le Quotidien et l'Ascèse.

- Tais-toi ! ai-je répondu. Ma Règle m'impose de marquer, a posteriori, d'une lettre copte tracée à l'encre argenté, la page de mon Registre rapportant le moment d'une rencontre ayant donné lieu, par la suite, à une relation (amitié ou inimitié, il n'est pas ici question de mes amours, que je "note" différemment) une relation, dis-je, particulièrement impactante (en bien ou en mal) sur la trajectoire de mon existence — ou un évènement de type coup de théâtre, qui, rétrospectivement, s'est avéré un game changer, plus-rien-ne-sera-jamais-comme-avant, etc. (en bien ou en mal également)... Je fais, chaque nouvel an solaire, un debriefing serré de l'année révolue, pour voir s'il y a lieu de signaler ainsi, après coup, certaines pages anciennes... Je suis tombé, durant le Ménage de Printemps, sur mon flacon d'encre argenté, et j'ai constaté qu'il était intégralement sec, parce que je ne m'en suis pas servi depuis le nouvel an 2006...

4. Thus they ceased fight, and turned upon me, and I was sorely crushed and torn.

Commentaire : En fait de crushed and torn, ce verset renvoie curieusement aux interrogations insolubles que soulève la Procession des Athées Parricides (Cordis 5, 34-40) — je veux dire : le plus effroyable des supplices est celui que les Chinois appellent lingchi, et qu'ils réservaient autrefois aux êtres coupables d'irrespect envers l'Empereur ou de parricide. (Notez bien que, si une voyante m'a effectivement affirmé que j'avais, au cours d'une lointaine incarnation, été exécuté en Chine, elle m'a dit que c'était par le supplice des Neuf fellations, ce qui est plus sexy que le lingchi.)

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 2° ♊︎ : ☽︎ in 17° ♎︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Le Prince traverse le pont arc-en-ciel sans se soucier des leprechaun (2020)

Wednesday, April 7, 2021

Alien Brain Hemorrhage

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est aujourd'hui le 7 avril, dernier des jours "ordinaires" de la Saison Sainte, et nous faisons mémoire de Peaches Honeyblossom Geldof, princesse de Thélème qui célébra sa Grande Fête la veille de l'entrée dans les Trois Jours de l'Ecriture.

Pour ce faire, XQ concocte à tour de bras, depuis l'aube, un cocktail à base de liqueur de pêche et à l'ahurissant visuel, appelé par lui Alien Brain Hemorrhage, dont nous nous imbibons non-stop.

C'est très agréable.

Recette : Dans un shooter à moitié rempli de liqueur de pêche, versez délicatement, sur le dos d'une cuillère, du Bailey's jusqu'à presque ras-bord — Ajoutez ensuite un centilitre de curaçao bleu et, après que le mélange s'est bien installé, un centilitre de grenadine.

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 4, versets 34 à 37.

34. On the threshold stood the fulminant figure of Evil, the Horror of emptiness, with his ghastly eyes like poisonous wells. He stood, and the chamber was corrupt; the air stank. He was an old and gnarled fish more hideous than the shells of Abaddon.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit ce ce verset: < The "threshold" is before the "door" or "pylon" of Daleth. (Daleth means a door; its attribution is Venus, pure Love, and its Path is from Chokmah to Binah, the base of the Triangle of the Supernals. This "door" is thus in all ways a fit symbol of the entrance to Initiation). The "threshold" is then below the Path of Daleth on the Tree of Life; i.e., it is in the Abyss. >

Ce à quoi feu mon Maître dans l'A∴A∴, le vicomte S. de C., ajoute : < C'est pourquoi une femme qui soupçonne son béguin, son conjoint, son époux, etc. d'avoir perdu sa virtù, ou veut la lui faire perdre parce qu'elle est délaissée, éconduite ou méprisée par lui, entreprend immédiatement de le mettre symboliquement à mort par la parole. >

35. He enveloped me with his demon tentacles; yea, the eight fears took hold upon me.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit que ces < huit peurs > correspondent aux < huit têtes du dragon voûté > : gastrimargie, fornication, philargurie, cenodoxie, colère, tristesse, acédie, égo (hystérie), dont la vermine chrétienne tira sa parodique "liste des sept péchés capitaux", et dont le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit encore : < They are the restrictions to the Supernal Triad attempted by the seven lower Sephiroth and Daath. Hence the Stooping Dragon is shown on the Tree of Life below the Abyss after the Fall, and on the floor of the Vault of Christian Rosencreutz. In the older symbolism they are the eight Keys of Edom. >

36. But I was anointed with the right sweet oil of the Magister; I slipped from the embrace as a stone from the sling of a boy of the woodlands.

Commentaire : Cf. David vs Goliath : ayant reçu l'onction, David échappe à l'effroyable Restriction qui a été le lot de son enfance en refusant de revêtir l'armure de Saül et en ayant recours à la fronde, etc. (Voir le remez donné par le Maître Therion, qu'il soit béni et vénéré, sur la fronde, la pierre et le boy of the woodlands.)

37. I was smooth and hard as ivory; the horror gat no hold. Then at the noise of the wind of Thy coming he was dissolved away, and the abyss of the great void was unfolded before me.

Commentaire : La pensée objective, caractéristique de l’humain, est ce par quoi Choronzon a prise — Etre < sauvé du Mal et du Bien >, c’est, pour l'homme, ne pas laisser ses goûts et ses dégoûts, conditionnés par les blessures d'égo, les peurs d'enfance érotisées, etc. affecter sa lecture de l'existence — garder à l'esprit, pour ce qui concerne les évènements extérieurs à lui, que < tout ce qui arrive est un jeu de Nuit > et, pour ce qui concerne l'usage de son libre-arbitre, que < There is no law beyond Do what thou wilt > (AL 3, 60) — ne pas prétendre apporter quelque chose à la vie, qui est parfaite (AL 2, 15).

Et nous concluons comme Bacbuc, la noble pontife : Allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Bonne et heureuse fête pour les trois jours de l'écriture du Livre de la Loi à tous et à toutes.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 17° ♈︎ : ☽︎ in 26° ♒︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Gnostic marloket (2020)

Wednesday, March 3, 2021

Sir Shumule dans le parc

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Soror N est en mode "Encore Plus Déesse Tutélaire de la Femme Fatale Attitude que la Salomé de Frantz von Stuck" et m'enjoint, avec son usuelle prolixité vertigineuse :
reposte qd tu fais la conf sur les runes je le trouve plus
Ma foi — "oreilles attentives et bon vouloir", comme on dit dans les Mille et Une Nuits : j'imagine qu'elle fait allusion à la mienne légendaire Epître aux Génies Canons, dorénavant (donc) consultable ici.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 2, versets 48 à 51.

48. O my Lord, my beloved ! How shall I indite songs, when even the memory of the shadow of thy glory is a thing beyond all music of speech or of silence ?

Commentaire : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) déclare : < All this is altogether beyond expression >, ce qui m'a, autrefois, suggéré d'explorer la chose en astral.

Je cite mon Registre Magique du 28 juin ⅠⅤⅹⅴ :
Passé la porte sur laquelle, à l'intérieur du Temple, est gravé Cordis 2, 48, et me suis trouvé au pied d'une montagne entourée de champs d'iris.

Après un moment de marche le long d'une rivière, arrivé devant un lagon (qui, au plan pictural, rappelait celui de Royan en été), près duquel tout était nimbé de ce que j'appellerais une spiritualité supérieure.

Je dirais, rétrospectivement : la vibration était paisible-qui-apaise : une paix pacifiante.

L'étrange est que je me trouvais exclusivement entouré de symboles spécifiques à Chokhmah, alors que l'iris est attribuée à Chesed — il est vrai que Chesed s'alimente à Chockhmah...

49. Behold ! I am a man. Even a little child might not endure Thee. And lo !

Commentaire : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit : < A man, having fixed ideas of truth, finds it terrible when they are all shattered, as they are in this experience. >

Nous savons, depuis l'Erreur de Descartes, que toute remise en cause de ses fixed ideas of truth entraîne, chez l'homme, une destruction neuronale effective et terriblement douloureuse.

Thierry Meyssan, hélas ! n'a jamais compris qu'il faisait souffrir les gens en disant qu'un avion de trente-trois mètres de diamètre ne peut pas traverser une paroi solide en n'y laissant qu'un trou de dix-neuf mètres de diamètre.

Inversement, l'opération Covid-19 est un fiasco, parce que les restrictions imposées au peuple, dans le processus d'instauration de l'état policier global, sont désormais plus douloureuses que le simple fait d'admettre la vérité toute crue, que ce virus n'a, évidemment, jamais existé, comme Sir Shumule vous le serine depuis le 15 mars 2020.

50. I was alone in a great park, and by a certain hillock was a ring of deep enamelled grass wherein green-clad ones, most beautiful, played.

Commentaire : Un jour que je rendais visite à mon Maître, celui-ci m'encouragea à aller marcher seul dans le parc splendide de son domaine, ajoutant qu'aucune initiation n'était vraiment "concevable" (sic) qu'elle ne comportât cette promenade.

Ce n'est que beaucoup plus tard que je compris la profondeur de cette parole étrange, en lisant ce commentaire du Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) : < The park is the world of well-planted and carefully tended Ideas. >

51. In their play I came even unto the land of Fairy Sleep. All my thoughts were clad in green; most beautiful were they.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit en substance de ce verset qu'il est la définition du bonheur.

Le bonheur s'obtient donc en vivant sans contraintes — comme il est écrit < Bind nothing ! > (AL 1, 22), — en évitant les honneurs — comme il est écrit < they that see thee shall fear thou art fallen > (AL 2, 53) — et en poursuivant ses rêves de jeunesse — comme il est écrit < the sun of midnight is ever the son > (AL 3, 74).

Et nous concluons comme Bacbuc, la noble Pontife : Allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 13° ♓︎ : ☽︎ in 12° ♏︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Brunch à bord d'un vaisseau spatial (2020)

Tuesday, March 2, 2021

Je hais la philosophie morale

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Kim Kardashian revient, si j'ose dire, sur le tapis.

Contexte : en octobre 2019 e.v., la veille de Samhain, un Anonyme postait, sur mon ancien blog, la remarque suivante :
A mon avis vous êtes même assez vieux pour avoir la sextape de KK en VHS.
A quoi je répondis :
Bien mieux, ami : je détiens l'enregistrement master de la chose !

C'est toute un histoire...

En 2002, je vivais avec Kim Kardashian et je m'ennuyais ferme : certes ! elle était riche et belle, et je bande hyper dur au seul mot d'"Arménienne". Mais elle était aussi, — je regrette de le dire,  fleur bleue, gnangnan, vanilla, collante, refusait obstinément que je la sodomisasse, etc. Vous voyez le tableau. Je dilapidais l'héritage de son papa Robert pour tuer le temps et pensais à sa maman Kris lorsque nous faisions l'amour.
Or, voici qu'un rappeur de Xème zone, appelé Ray J, vint me trouver pour me dire qu'il fantasmait comme un hanneton sur Kim, que ça tournait à la névrose et qu'il était prêt à me verser énormément d'argent pour coucher avec elle !

Imaginez ma tête à cette déclaration !

Oh, bien sûr, l'idée de cruellement livrer mon innocente amoureuse archi BCBG, issue de la jet society, aux bas instincts de cet affreux thug, issu de la lie du ghetto, enflammait ma lubricité, mais je tenais, d'une part, à faire languir Ray J,  afin d'être sûr que, le moment venu, Kim prenne vraiment cher , et, d'autre part, évidemment, à être témoin de la scène.
Je fis donc mine d'hésiter. Ray J, sur des charbons ardents, devint pressant, insistant, suppliant. Je me mis à négocier comme un maquignon, pour, habilement, lui dire, à la fin, que je me contenterais, en fait, d'une somme dérisoire (le prix d'une jolie maquette de bateau d'occasion, aperçue la veille dans la vitrine d'un bric-à-brac, et qui me faisait très envie) pourvu qu'il filmât ses ébats et m'en remît la vidéo. Ray J me dit que j'étais dur en affaire, mais consentit, et nous topâmes.

Restait à persuader Kim, qui a un fond snob et était, à l'époque, excessivement raciste.

Je connais, grâce au Ciel, un puissant sortilège, utilisé par les kwimbanderos faiseurs de zombies, qui, joint à une mixture à base de tétrodotoxine, endommage irréversiblement le cerveau : c'est ainsi que se renouvelle le personnel des bordels brésiliens et que se recrute la main d’œuvre agricole des grandes hacienda. Par ruse, je soumis Kim à ce traitement et fit en sorte qu'elle fût, dès lors, persuadé de n'avoir pas d'autre fonction dans l'univers qu'assouvir la luxure des rappeurs noirs.

On peut dire que c'est efficace ! :D (Note : Sa famille tentera plus tard un désenvoûtement pour la marier à Kris Humphries, mais le mariage durera 72 jours, au cours desquels Kim trahira Humphries avec K. West, lequel la mettra enceinte avant que le divorce soit prononcé. Lol.)

J'envoyais ensuite Kim, désormais incapable de volonté propre, passer son anniversaire au Mexique avec Ray J  and the rest is history, comme on dit ! Ray J tint parole et je n'eus pas à regretter ma peine. Finalement, en 2007, lassé du côté amateur et répétitif du film, j'en vendis les droits à Vivid pour une somme absolument monstrueuse.
(Seule ombre au tableau : la maquette n'était pas terrible en fait. J'ai préféré dépenser au flipper le petit pécule remis par Ray J.)

Joyeux Halloween !
Or, la nuit dernière, un autre Anonyme m'a écrit que la publication de ce texte (dont il dit "comprendre qu'il s'agit d'une glose sur l'enlèvement de Rind"), jointe à mon récent commentaire sur Cordis 1, 13, lui pose "un vague problème éthique" et me somme de m'expliquer.

L'ennui c'est que, personnellement, je hais la philosophie morale.

Mais enfin, socratisons, ami, puisque vous y tenez ! — La question est donc :
Ai-je moralement le droit de droguer une jeune femme BCBG, innocemment éprise de moi, afin de pouvoir la regarder se faire sauvagement violer par un détestable et repoussant thug ?
Agathon : Cela est mal.

Protagoras : En quoi cela est-il mal ?

Agathon : Le corps de cette jeune femme n'appartient qu'à elle.

Protagoras : J'en conviens et n'exige nullement de commander son corps. Je dis, en revanche, qu'on ne peut me dénier le droit de manipuler des substances chimiques qui paralysent son esprit.

Agathon : Cela est mal.

Protagoras : En quoi cela est-il mal ?

Agathon : Si quelqu'un te droguait pour te regarder prendre une bite dans la bouche, serais-tu d'accord ?

Protagoras : Certes non. Mais je ne serais pas non plus "d'accord" pour aller en prison après avoir commis un crime ; or cela ne signifie pas qu'il soit "mal" d'envoyer un criminel en prison.

Agathon : Mais droguer ton amoureuse sans son consentement est, précisément, criminel.

Protagoras : De même que désobéir à son maître était criminel de la part d'un esclave. La loi des hommes n'est pas toujours juste.

Agathon : Posséder des esclaves est-il mal ?

Protagoras : Oui, car l'homme mérite de jouir du fruit de son labeur. En quoi était-il "bien" que les esclaves se rebellassent contre leurs maîtres ?

Agathon : Pour la même raison : le droit de jouir du fruit de leur labeur. Ce n'est pas seulement un droit, mais un devoir que de s'opposer à une loi injuste. La vraie justice transcende les lois et les coutumes.

Protagoras : Qu'est-ce qui détermine la vraie justice d'une cause ?

Agathon : La mesure dans laquelle cette cause mène le plus grand nombre d'individus à ressentir le plus haut degré de joie et de contentement et le plus bas degré de peine et de souffrance pendant la période la plus longue.

Protagoras : Le thug et moi sommes deux personnes. Mon amoureuse est une personne. Deux personnes heureuses pour une seule personne malheureuse attestent, selon ta propre définition, de la justice de ma cause. Et étant donné que mon amoureuse n'aura même pas conscience que la chose a lieu, nous avons deux personnes heureuses et aucune personne malheureuse : en quoi cela pourrait-il être "mal" ?

Agathon : Il se peut qu'elle découvre a posteriori que la chose a eu lieu.

Protagoras : Dans ce cas, nous aurons, de nouveau, une personne malheureuse pour deux personnes heureuses.

Agathon : Si un homme commence à droguer sa fiancée pour regarder une racaille dangereuse la défoncer par tous les orifices, il établit un précédent qui donne licence aux autres hommes de faire de même. Si nous vivons dans une société où tout le monde agit ainsi, cela mène au chaos.

Protagoras : C'est là un argument purement spéculatif, qui fut souvent avancé en faveur du maintien de l'esclavage et de l'interdiction faite aux femmes de voter.

Agathon : Justement : ton amoureuse a des droits.

Protagoras : Certes. Ce n'est pas cela que je conteste. Mais pourquoi a t-elle des droits ?

Agathon : Car les humains naissent avec des droits imprescriptibles.

Protagoras : Quels sont ces droits ?

Agathon : La vie, la liberté et la propriété.

Protagoras : Donc les gens ont le droit de ne pas payer d'impôts ?

Agathon : Non. L'impôt est l'obligation faite à l'homme de remplir sa part du contrat social en subvenant à l'entretien de l'Etat — et s'il constitue, selon certains, une légère entorse au droit à la propriété, il n'entrave en rien, par exemple, le droit à la liberté.

Protagoras : En quoi ce droit à la liberté implique t-il celui de n'être pas drogué à son insu par l'homme que l'on aime et en qui l'on a confiance ?

Agathon : En ce qu'il implique celui de ne pas prendre les drogues que l'on ne veut pas prendre.

Protagoras : Il implique, par conséquent, celui de mettre des drogues où l'on veut et, donc, pour moi, celui d'en mettre dans la tasse de thé de mon amoureuse. Sa liberté est-elle plus sacrée que la mienne ?

Agathon : Est-ce à dire que ton droit de mettre quelque chose dans son thé est égal à son droit de n'être pas droguée ?

Protagoras : Non. Mais son droit d'avoir un cerveau qui fonctionne comme  elle veut ne prime pas sur mon droit d'utiliser ma main comme je le veux. S'il me plaît de passer ma main au dessus de son thé fumant et d'ouvrir les doigts, personne ne peut me l'interdire. De la même manière, nul ne peut la forcer à boire ce thé, si elle découvre ce qu'il y a dedans. M'interdire de bouger le bras et d'ouvrir la main est un acte de violence égal à celui de la forcer à boire le contenu de cette tasse qui l'empêchera d'utiliser son cerveau comme elle le veut.

Agathon : Mais tu l'empêches précisément d'utiliser son cerveau comme elle le veut !

Protagoras : Non. Je m'abstiens simplement d'utiliser mon cerveau et ma bouche pour la mettre en garde contre ce qui se trouve dans cette boisson. Aucune violence en cela. Je ne fais que laisser tomber un produit chimique inanimé dans un récipient, lequel n'a aucun droit puisque il n'est pas un être conscient.

Agathon : Un thug qui throat fucks ton amoureuse n'est-il pas violent ?

Protagoras : Non, puisque grâce à la drogue, mon amoureuse n'est plus, à ce moment, un être conscient et n'a, par conséquent, aucun droit.

Agathon : C'est pourquoi l'on ne peut mesurer la morale au seul niveau individuel. Les groupes ont également des droits en tant que groupes, parce qu'ils partagent un destin collectif. Droguer ton amoureuse, c'est permettre aux hommes de traiter les femmes comme leur propriété. C'est contraire à tout le concept de l'égalité homme-femme.

Protagoras : Non. C'est la continuation logique de ce concept. J'ai dit que vouloir me droguer pour abuser de moi ne peut être qualifié de "mal". Si les femmes voulaient faire cela aux hommes, je défendrais leur droit de le faire. Il y a également une question d'équité dans le fait de livrer le corps de mon amoureuse évanouie à un être physiquement disgracié et socialement défavorisé qui, en des circonstances ordinaires, ne pourrait y avoir accès : inconsciente, elle est une propriété et l'accès à la propriété, étant, comme tu l'as dit, un droit inaliénable de la personne humaine, il ne peut être l'apanage d'une élite.

Agathon : Tuer ton amoureuse dans son sommeil ne poserait donc aucun problème moral ?

Protagoras : Si  : ce serait la priver de son droit à la vie.

Agathon : Elle a donc droit à la vie, mais non à la dignité ?

Protagoras : En quoi sa dignité est-elle plus importante que la mienne ?

Agathon : En quoi ta dignité est-elle, en l'occurrence, menacée ?

Protagoras : En ce qu'on prétend me refuser le droit de regarder ma très belle et très sophistiquée amoureuse, issue des hauts rangs de la société, se faire face fuck par un être brutal, primaire et d'ignoble extraction : on me refuse le droit à la poursuite du bonheur (au sens Jeffersonien du terme), donc ma dignité d'homme.

etc.
J'arrête :D

C'était, bien entendu, pour le coup, une glose sur < they are the slaves of because > (AL 2, 54),< all their words are skew-wise > et < reason is a lie > (AL 2, 32) : la philosophie morale est une coproscopie des excréments de Choronzon et l'homme ratiocinant est < damné comme un chien > (AL 2, 33).

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 2, versets 44 à 47.

44. Thou canst not charm the dolphin with silence, O my prophet!

Commentaire : Celui qui comprend en quoi ce verset enseigne que l'homme qui a mérité la vertu de piété filiale et l'applique à la manière des Anciens aura pour descendant un être noble et intérieurement doux, et que cela procède du mystère de < l'un dans le huit > (AL 2, 15), celui-là est un géant dans l'étude < des nombres & des mots > (AL 2, 75) ou a eu le même Maître que moi...

45. Then the adept was rapt away in bliss, and the beyond of bliss, and exceeded the excess of excess.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit de ce verset : < Extravagant phrases attempt to record the Event >

Le Maître Ever, d'éternelle mémoire, répond : < Not so extravagant: they intimate bliss, and then transcendence of the normal limits of consciousness into another state where parameters cannot be found. >

Je dis moi que ce verset nous invite, précisément, à ne pas disputer de ce qui dépasse totalement la conscience humaine (voir mon commentaire sur Cordis 1, 59), donc à se concentrer sur ce qu'il enseigne au plan de l'Ascèse, en l'occurrence la Troisième pratique de l'Ethique :
Let the Aspirant strengthen his body by all means in his power, and let him with equal pace refine all that is in him to the true ideal of Royalty. Yet let his formula, as a King's ought, be Excess. (Liber DLV, 21)
46. Also his body shook and staggered with the burden of that bliss and that excess and that ultimate nameless.

Commentaire : On parle toujours de "l'interdiction de prononcer les Noms divins", alors que l'interdit porte sur le fait de prononcer ces Noms "en vain", i.e. dans une conversation profane.

DIEU Lui-même est nameless, Celui-que-l'on-ne-peut-nommer-car-Il-n'a-pas-de-nom.

Du coup, il est le Saint, i.e. l'Improfanable Soi-même.

Chacun des Noms par lesquelles nous L'invoquons est une Formule magique contractant un de Ses Attributs, i.e. un de Ses Degrés de manifestation, et, donc, les Pouvoirs propres à celui-ci.

Le nom individuel d'un être indique sa nature : votre prénom est la formule de votre Neshamah, i.e. votre Thélème rendu compréhensible : c'est pourquoi vous détestez le voir porter, dans un film, par un personnage antipathique ou ridicule.

La profanation d'un prénom est spirituellement incapacitante (si vous connaissez un Adolphe, un Régis ou une Karen, posez-lui la question...) Votre prénom est, pour vous, sacré, c'est-à-dire qu'il est, non pas une formule "improfanable" (= sainte), mais une formule "qui-fonctionne-à-la-condition-qu'on-ne-la-profane-pas" (= sacrée) : même chose pour les Noms divins.

DIEU étant Aïn, on ne peut pas (can not) prononcer Son Nom ; les Noms divins étant les Attributs de DIEU, on ne peut pas (may not) les prononcer en vain.

47. They cried He is drunk or He is mad or He is in pain or He is about to die ; and he heard them not.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit de ce verset : < The observer (others, or his own rational mind) misunderstands what is happening >, ce qui nous renvoie aux considérations faites au sujet de l'Atu Zéro dans notre commentaire sur Cordis 1, 16.

L'Hermite n'a plus d'I am I, car il a relié toutes les parties en Un, comme il est écrit : < I am alone > (AL 2, 23), c'est-à-dire I am all one. Or, l'Un étant DIEU et DIEU ne pouvant être nommé (cf. verset 46), les gens du commun ne parviennent pas à mettre un nom sur ce qu'est au juste cet homme étrange.

Etant < alone >, il est Hadit ; étant Hadit, il est un serpent et les serpents sont sourds : l'Hermite n'entends pas le babil du vulgaire et, Hadit étant < celui qui va > (AL 2, 7), il poursuit son chemin d'un cœur léger.

Puissiez-vous également, amis chers, aller sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Bonne journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 12° ♓︎ : ☽︎ in 25° ♎︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : A l'heure où les ténèbres n'ont aucun pouvoir (2020)

Sunday, February 21, 2021

Quand je serai grand, je tuerai des vieux

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Ce matin, la Soror Caroline, — impeccable fusion de Wendy Darling, de Tinker Bell et de Tiger Lily, donc Idéal incarné (et quelle carnation !) de votre Peter, — a officié comme Prêtresse.


Grâce à DIEU, "belle-mais-intimidante" est synonyme, chez moi, de "divinement sexy" et ce fut une Messe inoubliable.

Amis chers, la Lecture de ce dimanche est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 2, versets 12 à 15.

12. Also it came to pass, that thereby she sickened, and corrupted before me. Almost I cast myself into the stream.

Commentaire : L'éternel problème des années qui s'entassent sur les idéaux de notre enfance évoque celui de la mise à l'écrit, donc, ultimement, du Registre Magique.

C'est l'avertissement du divin Tahuti, de sainte mémoire : en l'absence de Scribe, il suffit aux répugnants bidasses romains de tuer systématiquement tous les druides pour transformer le peuple des Gaules en une masse de "tribus sans noms".

Qui sait si le Celtisme n'eût pas victorieusement fait pièce à l'erreur chrétienne, — à travers une mue osirienne, puis une mue horienne, — s'il avait disposé d'une tradition scripturale ?

Le Wotanisme, en revanche, peut être réveillé n'importe quand, — et a même très symboliquement investi le Capitole lors de la Nuit des Rois, — parce que Sæmundr Sigfússon, puis Snorri, ont pris sur eux de compiler les Textes après la destruction du Temple d'Uppsala.

Le monde n'a été créé que pour moi — Donc, l'enracinement spirituel hérité de "lorsque le monde était jeune" est l'ensemble des idéaux de mon enfance — Ceux-ci sont < the blood of the heart that beareth me, that beareth me > (Cordis 2, 15) et donnent son impulsion et son sens à mon parcours — En Thelema, le Recueil sacré de Chants mythiques dont chaque Magicien doit constamment se nourrir et approfondir l'exégèse est son propre Registre.

13. Then at the end appointed her body was whiter than the milk of the stars, and her lips red and warm as the sunset, and her life of a white heat like the heat of the midmost sun.

Commentaire : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit:
His ideal appears in its true form, a living woman instead of a dead image of gold. Her substance is now purer than starlight itself; her lips -- the instruments of her speech and her caresses -- are full of life and warmth as the sunset -- i.e., they promise repose, love and Beauty (Hathor, goddess of the West). She is alive with the pure energy of the centre of the system to which the Aspirant belongs; i.e., she is the realization of the creative idea of which he has till now been only one part.
Notre erreur éternelle, à tous les niveaux, est, pour échapper à ce qui grouille dans les carcérales ténèbres chrétiennes, de vouloir retourner à l'Aeon d'Isis (opération impossible, comme l'explique admirablement Marcus Eli Ravage : "Vous n’êtes jamais devenus christianisés... mais nous avons détruit pour toujours le plaisir du paganisme en vous"), au lieu qu'il faut, bien au contraire, faire accomplir sa mue horienne, c'est-à-dire sa sortie au soleil, à ce qui a été semé sous Isis et qu'a couvé l'hiver chrétien.

Chacun son rosebud, amis, mais que nul ne s'avise de déserter, tel un boomer, face au reset : < Despise also all cowards; professional soldiers who dare not fight, but play. > (AL 3, 57)

J'écrivais en 2010 :
Je suis en pleine croissance.

A cinq ans, je répondais aux parents âgés qui me demandaient ce que je voulais faire plus tard : « Quand je serai grand, je tuerai des vieux. »

Ils faisaient semblant d’avoir mal compris : « Ah ! Tu veux faire l’ENA ?... C’est bien, c’est très bien… »

Les vieux !!! – comme s’ils ne pouvaient pas être jeunes ! – je ne parviens toujours pas à m’imaginer vieillissant… Que faire au juste pour vieillir avec grâce ?... je suis un dionysiaque intégral et, tôt ou tard, Dionysos devient Silène… peu m’importe, d’ailleurs, de finir sous la forme d’un ivrogne pansu… ce qui compte, ici bas, c’est l’exubérance à tous les plans… Si je suis incapable de m’adapter à mon époque, c’est que je vois l’univers comme un genre de danse extatique… sensuelle… colorée… le film que tournerait Michael Ninn si Gustave Moreau était son directeur de la photographie… alors que mes contemporains le voient comme un kolkhoze albanais.

Être en pleine croissance a ses avantages.

Au lieu de se plaindre que l’on a passé les plus belles années de son existence à commettre des impairs et des fautes de jugement, on se réjouit des leçons acquises. Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait : par conséquent, rester un peu naïf est s’assurer de ne jamais vieillir. J’ai développé un tas d’astuces pour conserver ma naïveté, et ne jamais courir le risque d’être TROP malin – c’est à dire vieux – d’où mon extraordinaire capacité à devenir sans cesse plus malin dans certains domaines – les domaines qui comptent – et à demeurer parfaitement ignorant du reste.

Par exemple : je deviens chaque jour plus savant au sujet des humains et de leur mode de fonctionnement. J’ai des années de rétrospective où puiser des comparaisons. Si je scrute les êtres et les évènements qui meublent mon passé, j’aperçois sans cesse des détails nouveaux. Je ne referai pas la plupart de mes erreurs. C’est d’ailleurs une jouissance inouïe que de voir l’histoire se répéter, et d’être capable, ce coup-ci, de dire : « Non. »

Les heures que j’ai perdues, pour des gens ou des causes qui étaient sans valeur, font que je m’abstiens, la plupart du temps, d’investir dans les situations analogues. Après tant d'années de croissance, presque tous les nouveaux cas présentent des similitudes avec un cas antérieur, ce qui me permet de répondre : « Non merci, pas pour moi, car c’était la leçon numéro 58. »

Rien ne change jamais, hormis les noms, la date et le lieu. Les situations sont toujours les mêmes. Lorsqu’on a saisi ce principe, et pour peu qu’on en tire des conclusions pratiques, il y a eu croissance. On refuse de perdre un temps qui s’amenuise à des jeux qui n’ont plus d’intérêt. Les évènements présents sont vus comme des évènements passés, mais sans conséquence. En fait, leur prévisibilité nous dispense d’éprouver la moindre inquiétude à leur sujet, et nous pouvons garder notre concentration intacte en vue des vraies surprises que la vie nous réserve – tant il est vrai que la seule certitude ici-bas est l’inattendu.

Ceci pour dire que je ne regrette rien, et considère chaque évènement de ma vie, si pénible qu’il ait pu être, comme un genre d’exercice de muscu spécifique – comme un phénomène lié à ma croissance.
14. Then rose she up from the abyss of Ages of Sleep, and her body embraced me. Altogether I melted into her beauty and was glad.

Commentaire : Le propre du Heathen est de n'aspirer qu'au sommeil — Au plan blanc, il se réfugie dans un athéisme de PMU — Au plan rouge, ils n'a d'activité sexuelle que pour se soulager — Au plan noir : "vivement ce soir qu'on se couche".

Or la Magie (et le souvenir de nos Hud les plus intenses, de nos plus belles amours, de nos fêtes les plus réussies) nous enseigne que lorsque une personne est véritablement heureuse, elle n'a physiquement plus besoin de dormir.

(Je n'ai jamais su quand feu mon vénéré Maître dans l'A∴A∴ dormait, ni, en fait, s'il lui arrivait de dormir — je sais seulement qu'il considérait Resh Khephra comme simultanément la fin de sa journée et le début de la journée suivante et que, puisque il le faisait à la Minuit véritable, i.e. six heures après la sortie des étoiles, c'était à vingt-trois heures en hiver et à quatre heures du matin en été.)

15. The river also became the river of Amrit, and the little boat was the chariot of the flesh, and the sails thereof the blood of the heart that beareth me, that beareth me.

Commentaire : Dans un très admirable texte, intitulé French as F@*k, j'ai autrefois narré l'anecdote suivante :
Un soir d’août, dans le Midi, après avoir passé soixante-douze heures sans dormir, [Fix et moi] prenions le frais avachis sur un banc. De ce poste, nous avions vue sur un jardin, dans lequel une famille charmante commençait à dîner : un patriarche très patriarcale, deux jeunes filles en Cyrillus, une maman de style Caroline Ingals, le tout consommant du melon au porto.

Cette scène nous bouleversa. L’aimable simplicité de mœurs, la paix, le bonheur tranquille de ces gens, tout cela fit éclore de violentes nostalgies dans nos cœurs de vieux rompus. Je me souviens avoir senti quelque chose comme une larme trembler au coin de mes beaux cils.

Fix était dans le même état.

- Écoute, lui dis-je, nous sommes idiots de nous lamenter. Tout ce que nous avons à faire, c’est demander les deux filles en mariage, et voilà…

Aussitôt dit, aussitôt fait.

Nous fûmes un peu longs à trouver la porte, et plus encore la sonnette. Le père vint finalement nous ouvrir. Je me nommai, et lui déclarai avoir l’honneur de demander, pour moi et mon ami François-Xavier, la main de chacune de ses filles.

Sans doute le digne homme se méprit-il sur nos intentions, car il nous répondit par un flot d’invectives, où les termes « poivrots », « voyous » et « branleurs » revenaient avec une pénible fréquence.

- Votre refus, monsieur, ne perdrait rien à être formulé en termes moins grossiers, articulai-je de mon mieux, alors que nous nous retirions.

C'était le bon temps.
J'ai redis cette histoire au cours des Agapes, et commenté : "L'humour potache participe de Cordis 2, 15, parce qu'ayant été conçu comme antidote à l'endoctrinement scolaire, il est Hadit exorcisant l'illusion du Banal et défonçant la Restriction.

"Du coup par sa drôlerie non-sens, son amoralité totale, son leaping laughter (AL 2, 20), il infuse, entre les dents de la médiocrité qui, lentement, se referment sur l'élève, la force, la fantaisie et le feu (Tzaddi, 21) qui transfigurent et absolvent tout.

"C'est le Mystère du 1er-Avril, ou celui du Beaujolais nouveau, constamment célébrés (même la cruauté des blagues a cette fonction : lorsque je persécute le malheureux El Gringo ou l'infortuné Coincoin, a.k.a Walking Blowjob, j'intègre deux ersatz, absolument dépourvus d'intérêt, dans l'Universal Joke elle-même — c'est alchimique.)

"Ainsi, de l'école de la République, nous ne retiendrons pas que les plus belles heures de notre vie y furent irrémédiablement gâchées en indigeste bourrage de crâne, mais seulement que nous avons bien ri.

"Or le rire est le Divin Lui-même Se manifestant dans la ruach — Le grand Pan, de sainte mémoire, nous enseigne que ce qui terrifie le lambda fait rire les dieux innocents : ça vaut pour les bébés cornus comme pour l'Education nationale."

Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 3° ♓︎ : ☽︎ in 22° ♊︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : TO ME est l'antidote à ME TOO (2020)

Thursday, February 18, 2021

Gnostic Extravaganza

Gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Une amie très proche, connue pour ressembler "à une feuille d'absinthe customisée quand elle est en mode mégère", — et que j'ai demandée seize fois en mariage depuis qu'elle a conçu la formule Gnostic Extravaganza pour définir ma vie et mon œuvre, — énumérait hier de troublants parallèles entre le martyr de Giordano Bruno et celui d'Harvey Weinstein.

J'ai répondu : "La différence est dans la com — Vois la réputation donnée par les chrétiens à Giordano Bruno (H' venge son sang) qui, sans le bûcher, est juste un touche-à-tout génial, typiquement cinquecento en ce qu'il fait partie des inclassables... Harvey, c'est, hélas ! un peu différent..."

Gens beaux et heureux, la Lecture de ce jeudi est Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, verset 65, et chapitre 2, versets 1 à 3.

65. So was it — ever the same ! I have aimed at the peeled wand of my God, and I have hit ; yea, I have hit.

Commentaire : La nuit dernière, j'ai, exceptionnellement, fait Hud depuis le Temple, et non depuis le Parc. Je brandissais donc le Peeled Wand au lieu de la canne à moi léguée par feu mon vénérable Maître.

Or, je me suis endormi à l'Aube et j'ai fait le rêve suivant :
J'étais dans mon impétueuse jeunesse de bel IRL troll ultrafumiste, et rendais visite au cher Philippe Vaillant (fils du général Alberic Vaillant), ainsi qu'à son épouse Françoise, en leur château de Magnac Bourg (Haute-Vienne).

Philippe m'apprenait qu'un "grand reptile aux yeux noirs" venait, chaque année, dans son parc, exiger le sacrifice d'une petite fille et qu'il lui en avait déjà dévoré huit.

J'offrais de régler le problème.

Je mixais huit cocktails Adios Motherfucker et les disposais, en offrande, dans la cour où se trouvait l'enfant vouée à l'immolation.

Arrivait la créature, gigantesque et flippante indeed, qui lapait fiévreusement les breuvages — Or, fût-on le plus grands des reptiles aux yeux noirs, huit Adios Motherfucker sont intenables, et la bête s'endormait ivre-morte — J'allais aussitôt quérir l'Epée Magique forgée lors de mon Zelatorat et débitait le monstre en rondelles.
Comme, à mon réveil, assis au centre du Cercle, la première chose que je vis fut le Peeled Wand entre mes mains, je me dis que ce Songe concerne le verset et qu'il l'élucide assez bien, en plus...

✴✴✴

Amis chers, nous entamons l'étude du Chapitre 2.

1. I passed into the mountain of lapis-lazuli, even as a green hawk between the pillars of turquoise that is seated upon the throne of the East.

Commentaire : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) donne ce remez :
Describes the passage of the Divine Consciousness (the Hawk) coloured by love (green) into the world of starry space (lapis-lazuli, which is blue with specks of gold) by a balanced path from earth to heaven (the pillars of turquoise). The East is the quarter attributed to Air, and the Hawk is there "seated", i.e. stable, not to be distracted by whatever thoughts arise in the mind.
Je dis moi : L'homme est une ipséité (Iechidah, le Faucon), momentanément incarnée dans un monde d'affolante multiplicité phénoménale (vert, élément terre), et vouée, par l'Initiation (montagne), à réintégrer son unicité, c'est-à-dire à s'annuler en l'Ain-Soph béni (lapis-lazuli, i.e. Nuit) : le tout, dans son Ascèse, est qu'il ne dévie ni vers la rigueur, ni vers le laisser-aller (piliers), qu'il n'ait pas peur (seated) et qu'il observe toute chose du point de vue du Soleil (East), c'est-à-dire du point de vue du Puer Æternus (Cf. AL 1, 49).

2. So came I to Duant, the starry abode, and I heard voices crying aloud.

Commentaire : Notez que Duant = 70, dans une séquence 4(D), 10(Du), 11(Dua), 61(Duan), 70(Duant) et que 4 + 10 + 11 + 61 + 70 = 156.

3. O Thou that sittest upon the Earth ! (so spake a certain Veiled One to me) thou art not greater than thy mother ! Thou speck of dust infinitesimal ! Thou art the Lord of Glory, and the unclean dog.

Commentaire : Gardez constamment deux morceaux de papier dans votre poche. Un sur lequel est écrit "Je suis un chien impur", un sur lequel est écrit "Je suis le Seigneur de Gloire".

thou art not greater than thy mother : de quelle "mère" s'agit-il ?

Le 156 du précédent verset nous l'indique : il s'agit de Babalon, notre Mère, qu'au chapitre 1 du Tao Te King, Lao-Tseu, premier entre les Mages, appelle < la Mère des dix-mille êtres > (Cf. article 2 du crédo gnostique) et < la Porte de toutes les essences > (Babalon signifie littéralement "Porte de DIEU").

Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 0° ♓︎ : ☽︎ in 15° ♉︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰ.

Illustration : Babalon Divina Madre par Paulo de Loyola

Monday, February 15, 2021

Love is the law

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'était hier la Saint-Valentin et F me demande : "love is the law ?" en me relayant un article, paru à cette occasion, dans lequel un "chrétien américain vivant au Canada" (ce qui fait un peu beaucoup) écrit :
"Love" is not a real thing. It is just a chemical process in your brain that drives you to reproduce.
"L'amour" n'est pas une chose réelle. C'est juste un processus chimique dans votre cerveau qui vous pousse à vous reproduire.
Passons — charitablement — sur l'écrasante fadeur de la platitude marxiste et les perspectives sinistrement big-brotheriennes qu'ouvre ce genre de considérations incel — Mais à quel degré de christianisme, c'est-à-dire d'incohérence, faut-il avoir dégringolé pour nier qu'un phénomène existe en citant, comme preuve de sa non-existence, le support somatique de sa manifestation ?

Cela revient très précisément à dire : « Le "soleil" n'est pas une chose réelle. C'est juste une étoile de type naine jaune d'une masse d'environ 1,989 1 × 10 à la puissance 30 kg, composée d’hydrogène (75 % de la masse ou 92 % du volume) et d’hélium (25 % de la masse ou 8 % du volume). »

Ou bien : « "L'énergie" n'est pas une chose réelle. C'est juste le produit d'une particule de masse par le carré de la vitesse de la lumière dans le vide. »

Les blessures psycho-affectives, hélas ! entraînent invariablement, chez celui qui en souffre, ce genre de syndrome "renard à la queue coupée" — et j'imagine que l'infortuné rédacteur de ces sottises cherche l'attention d'un auditoire à qui les séquelles du traumatisme "le père noël n'existe pas" font tendre à considérer "fake !" comme un argument sans réplique...

Question de force de gravité : aux derniers échelons de sa descente vers l'extinction, une culture espère le repos et s'empresse, par conséquent, de prendre le cynisme pour de l'intelligence, la tristesse pour de la lucidité, le matérialisme pour du "simple bon sens" : c'est l'horizontalisation systématique qui atteste "physiquement" de sa transition vers l'état de cadavre.

S'il n'était américain et connaissait, en fait d'aliment, autre chose que le donut, ce chrétien malheureux nous dirait : « la "gastronomie" n'est pas une chose réelle. C'est juste un processus chimique dans votre cerveau qui vous pousse à vous nourrir. »

Or, la tristesse étant la chose la plus confortable du monde, l'argument se décline à l'infini : « "l'architecture" n'est pas une chose réelle. C'est juste un processus chimique dans votre cerveau qui vous pousse à vous protéger de la pluie »... « "l'élégance" n'est pas une chose réelle. C'est juste un processus chimique dans votre cerveau qui vous pousse à vous vêtir », etc.

Il est écrit : < These are dead, these fellows; they feel not > (AL 2, 18) : l'homme a produit les Hautes Civilisations quand l'Amour était pour lui un dieu (mais « la "civilisation" n'est pas une chose réelle. C'est juste un processus chimique dans votre cerveau qui vous pousse à vouloir intégrer un groupe ») : le Letzter Mensch affirme que love is not a real thing et produit Joe Biden, le bâillon covid et le vaccin mRNA.

Tout cela est, en fait, très millénial : un idéal de tube digestif et un projet de vie en état de mort encéphalique — Comme l'athée veut bénéficier des largesses divines sans avoir à dire merci, mais se réserve le droit de blasphémer, le millénial nie sa propre humanité (le vecteur "rouge", diraient les alchimistes, qui transmute en haute gastronomie la nécessité biologique d'ingérer de la nourriture solide), parce que Darwin, c'est tellement moins stressant, et reproche ensuite à ses dirigeants de le traiter en singe...

Toute notre époque est là : l'univers, < for beauty's sake and love's > (AL 3, 56), ne sait plus quoi inventer pour se débarrasser du Letzter Mensch.

Amis chers, la Lecture de ce lundi est Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 53 à 56.

53. And He answered Him : Have I not the key thereof ? I am clothed with the body of flesh ; I am one with the Eternal and Omnipotent God.

Commentaire : Answered me rappelle ici qu'en Japonais, si l'on unit le caractère 応, qui signifie "Grand", au caractère 神 qui signifie "dieu" — et que, donc, l'on écrit "Grand dieu" — on obtient la Formule 
応神, qui signifie littéralement "répondant aux dieux — answering the gods" (au sens de "répondant à la sollicitation divine", "accomplissant la volonté divine", etc.)

54. Then said Adonai : Thou hast the Head of the Hawk, and thy Phallus is the Phallus of Asar. Thou knowest the white, and thou knowest the black, and thou knowest that these are one. But why seekest thou the knowledge of their equivalence ?

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit de ce verset: < The Angel asks why one who possesses absolute Sight and Lordship and power to soar (the Head of the Hawk) who has creative energy able to fertilize Nature, his mother, sister, and wife (The Phallus of Asar) one who knows the paris of opposites, and the fact of their identity, should trouble to calculate the equations which express the relations between the illusory symbols of diversity. >

C'est toute l'importance du Mythe — l'"abat-jour" par lequel peut s'exprimer la vision que les Mages ont des vérités fondamentales.

Dans le cours du développement organique d'une religion, les rites viennent plus tard, pour maintenir dans le monde visible l'application des lois éternelles révélées par la voie du Mythe — la prière devient nécessaire lorsque l'homme se sent incapable d'organiser sa vie actuelle ou future en harmonie avec ces lois si des Puissances d'en haut ne l'aident et le protègent — et enfin la philosophie intervient lorsque chez l'homme les facultés mentales ont pris un développement tel qu'elles ont plus ou moins aboli, ou tout au moins obnubilé sa capacité de garder un contact direct avec les réalités fondamentales.

Un pas de plus et c'est la science matérialiste, qui consiste à toucher le fond.

Tel est le processus que Huysmans "remonte" en disant : "La science moderne ne fait que confirmer les enseignements de la Magie d'antan."

55. And he said: That my Work may be right.

Commentaire : Mon Maître dans l'A
A, le vicomte de C., enseignait, quant à la Doctrine du Pas Suivant et à celle du "mieux ennemi du bien" : < Le souci du travail bien fait doit se limiter à constater, le soir au coucher, comme un commerçant "fait sa caisse", que l'on a bien accompli chacun des exercices que comportait sa journée. Surtout rien de plus. >

56. And Adonai said : The strong brown reaper swept his swathe and rejoiced. The wise man counted his muscles, and pondered, and understood not, and was sad. Reap thou, and rejoice !

Commentaire : Le sens profond est dans le mouvement de la faux : la vie et la mort sont le même mouvement naturel qui va et vient — il n'y a donc pas de différence essentielle entre elles : < Hadit is motion > (NC/AL 1, 1), or Hadit déclare : < I am Life, and the giver of Life, yet therefore is the knowledge of me the knowledge of death >, comme il est écrit (AL 2, 6).

Nul ne peut imposer la vie ou la mort, elles sont au-dessus de l’intelligence humaine — comme il est écrit < it is the light higher than eyesight > (AL 2, 51) — et leur processus est transitoire comme la mue du Serpent : le Prince les reçoit sans hystérie et les saisit avec nonchalance, comme une donne de carte à une table de Hold'em.

Du reste, pourquoi craindre la mort ? Le sommeil qui nous délivre de nos soucis n'est-il pas préférable aux inquiétudes, aux contraintes, aux promiscuités du jour ? La privation de sommeil n'est-elle pas la pire des tortures ? D'où < thou shalt long for death > (AL 2, 73), qui signifie : le véritable drame de l'existence, c'est que la mort vaut mieux que la vie, mais que le suicide est interdit.

Donc : < fear neither men nor Fates > (AL 3, 17), c'est-à-dire : ne crains ni la vie, ni la mort qui ne font initialement qu’un.

Love is the law, love under will.

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Monday, January 25, 2021

Tout est une danse d'extase

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Je sais une jeune femme qui m'en veut autant d'avoir écrit Cour secrète des Roués que les Frères Noirs en veulent à Trump des outrages qu'il a fait subir à la fenêtre d'Overton.

Mais comme, chose rarissime dans la gen-Z, elle s'y connaît hyper bien en polo, et que je suis le plus cool numéro 3 qu'un cheval ait jamais porté, son animosité se mâtine de maximum tension sexuelle et c'est exquis.

Amis chers, la Lecture de ce lundi est le Liber Tzaddi vel Hamus Hermeticus sub figurâ XC, versets 21 à 24.

21. Light, Life, Love ; Force, Fantasy, Fire ; these do I bring you : mine hands are full of these.

Commentaire : Ce pourrait être ce que proclame la Prêtresse en sortant du Saint des Saints, au lieu de < Greeting of Earth and Heaven ! > (Voir ce que nous avons écrit hier au sujet du verset 17.)

Question : Pourquoi attribuer des bienfaits aussi typiquement solaires à la Prêtresse, qui incarne le principe lunaire, comme il est écrit < he is ever a sun, and she a moon > (AL 1, 16) ?

Réponse : Le principe lunaire correspond à l'argent (métal), avec lequel sont faits les miroirs. Or nos Supérieurs enseignent que la ruach (partie psycho-sentimentale de l'âme, « force rouge » en l'homme) doit être rendue semblable à un miroir qui reflète le Soleil aussi parfaitement que possible, et que c'est pourquoi Christian Rosenkreutz, de sainte mémoire, a, dans l'offrande sous les Trois Espèces, représenté la force rouge par l'eau.

Question : Mais, si l'eau est, certes, le conducteur par excellence, donc effectivement la ruach, elle est aussi le vide des abîmes insondables, le néant du Grand Bleu... Est-ce là ce que nous voulons être au plan affectif, au plan intellectuel ?

Réponse : Absolument. Le prince-prêtre, extension dans le temps de Heru-ra-ha, ne doit vivre dans aucune restriction, être un symbole du néant, du vide, afin qu'il puisse, comme successeur d'Ankh-af-na-khonsu, pratiquer la voie de l'Enfant-Soleil.

22. There is joy in the setting-out ; there is joy in the journey; there is joy in the goal.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit :
L'Univers est un jeu de marionnettes pour divertir Nuit et Hadit durant leurs noces ; un Songe d'une nuit d'été. Nous rions donc des simulacres de malheurs de Pyrame et Thisbé, des gambades maladroites de Bottom ; car nous comprenons la vérité des choses, que tout est une danse d'extase. (NC/AL 2, 9)
23. Only if ye are sorrowful, or weary, or angry, or discomforted; then ye may know that ye have lost the golden thread, the thread wherewith I guide you to the heart of the groves of Eleusis.

Commentaire : Voyez ! Contrition et dépression ne sont pas du tout la même chose. La contrition implique le cœur, au lieu que la dépression implique le spleen. La dépression vient de Choronzon (restriction soit sur lui!) et elle est haïe de DIEU, comme il est écrit : < when ye are sad know that I have forsaken you > (AL 2, 56). Mais (principe de Ziu) un cœur contrit est très cher et très précieux à DIEU, comme il est écrit : < invoking me with a pure heart, and the Serpent flame therein, thou shalt come a little to lie in my bosom. > (AL 1, 61)

24. My disciples are proud and beautiful; they are strong and swift; they rule their way like mighty conquerors.

Commentaire : Feu mon Maître, le vicomte de C., était un dandy hors pair qui passait, s'il le fallait, quatre heures à sa toilette, mais l'oubliait instantanément une fois sorti. Il appelait cela "perfectionnement par le raffinage", comme il est écrit : < refine thy rapture > et < let there be subtlety therein > (AL 2, 70).

L'idée fondamentale relève d’une volonté de réintégrer l'état edenique, l'esprit d'enfance : la voie de Heru-ra-ha est celle du Puer Aeternus. C'est une "conquête à rebours" pour remonter < beyond the Wrong of the Beginning > (LLL 5, 42).

Lao-Tseu, premier entre les Mages, n'a t-il pas dit : < Le retour, c'est le mouvement du Divin > ?

Tout est là : retour à la racine du commencement, retour de la vieillesse vers la jeunesse 
 Mais nous avons déjà, il me semble, bien souvent parlé du Mystère de Aleph, de l'interdiction d'être vieux et des pommes d'or du Jardin d'Idunn...

Toutes les bénédictions.

Love is the law, love under will.

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Sunday, January 24, 2021

La Trame du Caméléon

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Réjouissez-vous obstinément à tous les plans imaginables de l'existence !

Au plan noir, car cette vidéo de Joe Robinette Biden passant devant une garde de marines sans la saluer, mais en bredouillant « saluez les marines » parce que quelqu'un lui a dit « saluez les marines » dans l'oreillette, prouve que le personnel politique n'a pas entièrement cessé d'être rigolo avec le départ de Trump.

(J'en suis à me demander si Robinette ne surjoue pas, à dessein, l'extrémité de sa décrépitude : tout le monde sait que l'objet de cette élection 2021 est d'amener, 
— via Robinette aux fraises cédant sa place à Kamala, femme la plus débandante du monde, — Douglas Emhoff dans la Maison Blanche, mais enfin, < every man and every woman is a star > (AL 1, 3) et même un individu prénommé Robinette a, théoriquement, sa dignité...)

Au plan rouge parce que nous avons aujourd'hui, après une Messe extraordinaire, eu des Agapes miraculeuses : velouté de châtaignes avec copeaux de foie gras, goujonnettes de plie à la sauce tartare w/ tians de courgettes, gigue de chevreuil à la Saint-Hubert w/ écrasé de patates douces et soufflé glacé aux myrtilles !

< O dear my God ! what a feast Thou hast provided ! > (LLL 6, 42)

Au plan blanc parce que Y. et S. m'ont demandé, à l'Aube, de prendre systématiquement, les dimanches, un Oracle sur la semaine tant que durerait l'ère Bunker Baraka.

Je me suis donc rendu au Temple, où j'ai interrogé le I Ching (dont on ne rappellera jamais assez que le nom signifie "Trame du Caméléon") :
Comment agir pour que règnent, en notre Abbaye, au cours de la semaine qui commence, zèle dans le Grand Œuvre, harmonie communautaire et abondance de biens temporels ?
Obtenu:


Lin, l'Autorité.

Trait mutable : le 6, dont le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) donne ce commentaire : < Honest, magnanimous, woo fortune’s ray >, que l'on interprète traditionnellement par le conseil : "Celui qui a la connaissance doit la transmettre ; c'est une attitude noble et généreuse."

Donne :


Souen, le Juste équilibre, dont le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) donne ce commentaire : < be sincere; the price is not the measure of the sacrifice. >

J'en conclus : tant que j'enseigne, et tant que les rites se poursuivent avec sincérité, sans considérations temporelles, tout ira bien.

Amis chers, la Lecture de ce dimanche est le Liber Tzaddi vel Hamus Hermeticus sub figurâ XC, versets 17 à 20.

17. But the first kiss of love shall be radiant on your lips ; and all my darkness and terror shall turn to light and joy.

Commentaire : Ce verset a souvent entraîné la question : Comment, sur l'Arbre de Vie, la Sphère de Tipheret (soleil, i.e. < light and joy >) procède t-elle du Sentier de Gimel (lune, i.e.< darkness and terror >) ? Est-ce que le soleil vient de la lune ?

Feu mon Maître, le vicomte de C., avec qui je partage un thème de naissance où l'Atu II se trouve placé à droite, m'a, un jour, donné cette explication :

"Quiconque a Gimel à droite, tend, dès qu'il œuvre avec trop de rigueur, à devenir la Prêtresse virgo intacta qui se claquemure derrière le Voile du Temple et refuse de sortir, disant à la Congrégation : Ne me touchez pas, répugnantes créatures !

"Tant qu'elle ne sort pas, la Liturgie (= l'Œuvre de l'Assemblée) ne peut avoir lieu et le Prêtre du Soleil reste dans la Tombe...

"Dès qu'elle sort, en revanche, l' < essence de la vie du soleil > et < l'essence de la joie de la terre > sont amenées dans le monde." 

18. Only those who fear shall fail. Those who have bent their backs to the yoke of slavery until they can no longer stand upright; them will I despise.

Commentaire : Le thème de la peur a été admirablement traité par Sabazius au cours d'une allocution donnée lors de la douzième Conférence nationale de la Grande Loge OTO des États-Unis, où il déclara notamment :

Fear is in fact, our constant (and rather annoying) companion on this little voyage, and it will only go its own way once the boat has actually reached the other shore.

To deny this is not courage, but mere wishful thinking.

As we travel, we need to give our Wild-Eyed Stow-Away a comfortable place to sit, and listen politely and patiently to what it has to say. But we can never allow it to distract us; to manipulate us into rash reactions that will capsize our little boat, or into steering our craft into the doldrums of delusion. We have to keep our eye on the horizon and our hand steady on the tiller, despite the screaming.

This is courage.

Even so, I personally find a bit of comfort in being mindful that, even if our little boat does sink in the microcosmic sea, and we sink with it, the celestial gods will go about their slow and inscrutable business as ever; and all stories, great as well as small, are recorded beyond the grasp of time in their supreme, transcendent archive of Existence. Even in failure there is success, if the effort was made with courage, sincerity, and heart.

19. But you who have defied the law; you who have conquered by subtlety or force; you will I take unto me, even I will take you unto me.

Commentaire : Ainsi que ne l'ignore pas quiconque a médité le Conte du pêcheur et du petit poisson, le propre des époques de grande descente, c'est-à-dire de prépondérance de l'horizontal-temporel-féminin sur le vertical-spirituel-masculin, est que l'autorité séculière cherche à y exiger de DIEU qu'Il change l'ordre de la nature pour elle. (Oh ! ces ratiocinations de Procustes sur "l'équité" préférable à "l'égalité" !...)

De là, nous déduisons qu'œuvrer selon la Loi de Thélème nous mène, tôt ou tard, à devoir défier, c'est-à-dire violer ou circonvenir (subtlety or force), les lois de la République.

20. I ask you to sacrifice nothing at mine altar; I am the God who giveth all.

Commentaire : Je ne comprenais pas que Ra-Hoor-Khuit demandât de ne rien sacrifier à son autel, alors qu'il nous est spécifiquement enjoint d'y verser, tous les soirs, notre sang lors de la Messe du Phénix.

J'ai donc décidé de solliciter une seconde fois l'Oracle, cette fois sur le sens de ce paradoxe.

Obtenu :


Li, le Soleil. Évidemment.

Hexagramme non-mutable dont le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) donne ce commentaire : < Attachment. Be thy way docile as well as firm — then see good fortune smile. >

L'idée semble être que le truchement de l'Offrande sanglante nous lie à Ra-Hoor-Khuit, le Seigneur-Soleil-de-l'Horizon, mais que, le sang nous étant fourni gratuitement via le cœur, nous ne nous privons personnellement de rien, ni ne renonçons "doloristement" à quoi que ce soit dans cet échange.

Toutes les bénédictions.

Love is the law, love under will.

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Thursday, January 14, 2021

Le canard mandarin est le fondement du monde

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Un de mes élèves, qui se veut "de droite dure" (c'est Freud qui serait content), s'apprête à lancer un podcast traitant exclusivement de sujets "sociétaux et politiques" (ce qui déjà, en soi, est gay — gay de nuance "je ne suis pas immature", s'entend, mais surtout gay) et m'a interrogé sur "l'angle" à donner à la chose.

Je lui ai dit : "Pour devenir célèbre, aujourd'hui, dans la, hem, "droite dure", il te suffit de ne pas oublier qu'il y avait, à Versailles, sous Louis XIV, des gens qui évoquaient avec nostalgie la splendeur des Valois.

"Tout changement d'Æon entraîne un changement de norme sociale, qui entraîne un sentiment de perte totale de repères et, chez les gens du peuple, déjà lourdement grégaires, une aspiration fervente au "standard" du troupeau.

"Il est, dès lors, facile de passer pour un brillant analyste en décrivant simplement, méticuleusement, la situation et en montrant, avec agressivité, "bon sens" et ironie, en quoi elle tranche sur l'Amérique des années 50 — L'astuce est, bien sûr, de ne jamais révéler à ton auditoire que, dans le cours de l'histoire humaine, l'aberration culturelle intégrale, — née d'une situation politico-économique délirante, 100% artificielle, donc transitoire et, par définition, impossible à reproduire, — est, précisément, l'Amérique des années 50.

"Ne parle ni d'âge d'or immémorial, ni de lendemains qui chantent : parle de gens ordinaires comme si ordinaire était un compliment — c'est-à-dire de tout ce qui sonne Æon d'Osiris : autorité paternelle (Asar), femmes soumises (Isis) et "diables" (Set) à qui attribuer la disparition de l'autorité paternelle et de la soumission des femmes (au choix: gauchistes, francs-maçons, féministes, juifs, illuminati, reptiliens, que sais-je ?) : je te promets, au nom d'Ann Coulter, un auditoire docile (les gens voudront te croire) et que tu atteindras sans effort (encore une fois: contente-toi de décrire la situation, avec humour, culture livresque mais fermeté burnée, épais bon sens nord-américain et recours systématique aux mèmes internet qui, par nature, sont sécurisants), tu atteindras, dis-je, à la renommée de Rush Limbaugh !"

Amis chers, la Lecture de ce jeudi est Liber A’ash vel Capricorni Pneumatici sub figurâ CCCLXX, versets 21 à 24.

21. These animals are sacred unto me; the goat, and the duck, and the ass, and the gazelle, the man, the woman and the child.

Commentaire : De ce verset, Achad a dit :
duck (canard) : je ne sais pas pourquoi, à moins qu'il ne s'agisse d'une symbologie liée à ses œufs.
A quoi le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) a répondu qu'il ne le savait pas non plus.

Mon bien-aimé Maître, le vicomte de C., nous a dit un jour : < L'allusion, dans ce verset, est à l'aix galericulata, le canard mandarin > – mais comme il n'a pas développé davantage, sa parole m'est, dans un premier temps, sortie de l'esprit : ce n'est qu'après sa mort, en 2010 e.v., que j'ai tâché d'en percer le sens.

Le canard mandarin est, par dessus tout, un idéal d'harmonie conjugale – Le mâle et la femelle sont toujours attentifs l'un à l'autre, toujours gentils et doux dans leurs manières, jamais ni bruyants ni querelleurs, mais invariablement calmes et paisibles.

Ils forment le modèle ultime d'abolition du binaire : merveilleusement beaux, totalement imperturbables dans les difficultés, ils restent ensemble (étant une espèce hivernale) quand tous les autres volatiles ont migré et demeurent l'un près de l'autre quel que soit le climat.

Parmi les animaux sacrés, qui, étant sept, correspondent aux étapes du Pilier du Milieu, il est donc parfaitement normal que le canard mandarin soit Yesod.

(NB : Bouc = Malkuth, le pouvoir temporel, la matière, le Capricorne, etc. ; Canard = Yesod, donc, pour les raisons exposées ci-dessus ; Âne = première marche, le tragique de l'existence, aussi : l'obstination à suivre la voie verticale à la croisée des chemins ; Gazelle : Tipheret, le principe solaire auquel le lion s'alimente ; Homme = deuxième marche, la pomme d'Adam ; Femme = troisième marche, intersection des Sentiers de Daleth, Vénus, et de Gimel, la Lune ; Enfant = Kether, évidemment, la couronne de Heru-Ra-Ha et la fontanelle ouverte.)

22. All corpses are sacred unto me; they shall not be touched save in mine eucharist. All lonely places are sacred unto me; where one man gathereth himself together in my name, there will I leap forth in the midst of him

Commentaire : De ce verset, Achad dit que les < corpses > dont il est question se réfèrent à la ligne 26 de la Key Scale, donc à l'Atu XV.

D'où les interdits relatifs aux cadavres : ce n'est pas le contact à la décomposition qui rend le prêtre impur, mais le fait que cette décomposition soit le signe de la séparation de l'âme et du corps, i.e de la déconnexion, de l'horizontalité temporelle dépourvue de verticalité spirituelle.

C'est, en effet, le principe même d'Ayin : la terre produit les nuages qui nous cachent le soleil : l'opacité matérialiste cache la Lumière (Tipheret) à l'intellection humaine (Hod).

23. I am the hideous god; and who mastereth me is uglier than I.

Commentaire : Me demandant comment DIEU, dont la manifestation dans le monde est la Beauté (Nuit, < la manifestation > [AL 1, 1], est appelée < the beauteous one > [AL 1, 26]), peut Se qualifier Lui-même de < hideux >, i.e. de ce qu'il y a de plus éloigné de la Beauté, j'ai découvert que les mots hideous et hideux viennent de l'ancien français hideus, qui vient du latin hispidus, variante, par un dialecte osque ou ombrien, de hirsutus (hirsute, hérissé), qui vient d'hirtus (hérissé, rude, grossier), qui vient de l'indo-européen commun *ĝhers- (qui signifie littéralement "dru" et désigne tous les animaux à poils durs), qui a donné hircus : le bouc.

Cela m'a fait penser à Azazel, le bouc émissaire, chargé des péchés du peuple et envoyé perdre dans le désert, dont le Lévitique (17, 7) sous-entend qu'il est une exception à l'interdiction de sacrifier aux démons.

Il m'est apparu que c'était là tout le sens de dépassement du binaire, dont du retour à l'Un (i.e. à DIEU) par l'acte de contrition (Ziu).

Je m'en suis ouvert à Frater N., qui m'a envoyé le texte suivant, sans m'en indiquer la provenance, ni l'auteur.
Le plus haut niveau de pardon émane de la source même du Chesed divin. Il vient d'une grandeur infinie qui englobe à la fois la vision la plus complète et l'examen le plus détaillé. Ce niveau connaît le saint et le "bien" avec tous leurs avantages, ainsi que le profane et le "mal" avec tous leurs inconvénients. Il reconnaît que tout est mesuré à l'échelle exigeante de la justice divine et que les tendances au mal et à la destruction servent également un but dans l'univers. Un niveau de pardon aussi élevé comprend comment, dans l'ensemble, tout s'emboîte.

Or, cette reconnaissance crée une dialectique compliquée. Il y a une distinction claire entre le bien et le mal, la vérité et le mensonge, la noblesse et l'avilissement. La vérité absolue exige que nous affrontions les voies de l'idolâtrie et du mal, en acte et en pensée; elle s'oppose à toute répulsion, impureté et péché. Pourtant, dans sa grandeur, elle trouve une place pour tous. Seule une compréhension élevée peut absorber ce concept: comment combiner tous les aspects de l'univers, comment organiser chaque force, comment étendre une main mesurée à tous les contraires, tout en délimitant correctement leurs frontières ?

Azazel est le culte des démons - la sauvagerie démoniaque et la barbarie effrénée qui se trouvent dans la nature humaine. Pour cette raison, l'offrande a été envoyée sur une falaise désolée dans le désert sauvage. L'idée de la contrition est d'être capable d'atteindre un niveau qui confère une reconnaissance limitée même au mal démoniaque d'Azazel. À ce niveau, tous les défauts sont transformés et rectifiés.

La connaissance abstraite que le mal a également un but dans le monde doit être reconnue, d'une certaine manière, dans le service de Dieu. En éthique pratique, cependant, il n'y a pas de place pour ces connaissances. Au Ciel ne plaise que le mal soit considéré comme bon, ou que les méchants soient considérés comme justes. Par conséquent, la chèvre d'Azazel a été envoyée dans un endroit désolé et stérile - un endroit inhabité par les gens. La société humaine doit être fondée sur un mode de vie juste, guidé par des aspirations de sainteté et de pureté.
Amen.

24. Yet I give more than Bacchus and Apollo; my gifts exceed the olive and the horse.

Commentaire : La ville de Vichy fut, dans l'Antiquité, un centre important du culte initiatique du dieu thrace Sabazios, dont mon bien-aimé Maître disait qu'il représente la réussite optimale, puisque, étant Liber Pater et Sol en une seule personne, il symbolise la parfaite fusion du Bacchique et de l'Apollinien.

Au plan bacchique, mon Maître buvait étonnement peu pour un Thélémite : si l'on portait un toast, il avalait une gorgée de champagne en l'honneur de Nuit, mais ne consommait pas de boissons fortes.

En revanche, lorsque des visiteurs arrivaient, il nous faisait leur servir des alcools variés, disant que < to each man and woman that thou meetest, were it but to dine or to drink at them, it is the Law to give > implique que < l’invité doit toujours se sentir chez lui > et que < Do this quickly > signifie que < la table de festin n’est pas le lieu pour modifier le comportement des autres ou étaler sa vertu. >

J'ai mis un certain temps à comprendre que, son refus de l'ivresse étant un hommage à la sacralité de celle-ci, donc un élément dionysiaque, mon Maître mâtinait ce refus d'un souci d'harmonie sociale, élément apollinien, pour formuler Sabazios.

Bonne journée à tous et à toutes !

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 24° ♑︎ : ☽︎ in 10° ♒︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰ.