jeudi 4 février 2021

Know Naught

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Celle de mes correspondantes que j'ai surnommée Soror MST (lol, mais en fait c'est pour Maximum Sexual Tension) m'écrivait ce matin qu'au vu de ma « dégaine » (sic), je ne pouvais qu'être, en effet, « numéro 3 machiavélique [dans une équipe de polo] ou sport no sport à la Churchill. »

Elle a complètement tort — J'ai aussi pratiqué le pentathlon moderne, à un très honorable niveau, et suis le golfeur le plus chanceux du monde — bien qu'également le plus triggerable, comme tous les hypersexuels.

[Rappelez-vous ce dimanche de juillet 2009, au golf du Château de Cély :
Au golf ce matin : du vent — Du vent furieux, qui ne fait pas seulement dévier les balles d'à peu près 180°, mais arrache probablement les golfeurs plus âgés à leurs chaussures — pourtant, j'ai la baraka et réussis un albatros !!! L'affaire me semble entendue, jusqu'à ce qu'une cousine de Louis nous rejoigne, dont l'attitude, le menton volontaire et le regard de chasseresse, d'amazone, de vierge-guerrière — sportive, digne, énergique, très sérieuse, très gentille, très sincère, mais imperméable à tout humour — bref, correspondant exactement à mon archétype érotique idéal, me trouble complètement : à partir de cet instant, je n'envoie plus que des mottes et suis la risée du parcours. (Dazed and Confused in Neuilly sur Seine)
Eh bien, c'est là toute l'histoire de ma vie...]

Je ne « hais » pas le sport, Soror MST, je hais la « sportivité » — J'ai écrit en 2018 :
Je m’émerveillais, hier encore, qu’en une seule cérémonie de clôture de la Coupe du Monde de football — et via les câlins poupards de Kolinda Grabar-Kitarović — l’image de la Croatie soit passée de Jasenovac à Samantha Fox.

La Croatie est devenue sexy.

C’est, en l’occurrence, bien joué, à tous les sens du terme.

Entendons-nous : j’ai horreur du football.

De tous les sports collectifs (rien que ça : « collectif »… abominable épithète qui évoque – précisément – une fête des moissons en Croatie dans les années 50), le football est le plus démocratique. Je le hais donc a priori.

Et, de fait, le football est haïssable parce qu’il porte – plus qu’aucune autre discipline – l’idée de « sportivité », c’est-à-dire de « valeurs » telles que : respect de l’adversaire, de l'arbitre, des règlements – refus de la violence – acceptation de la défaite, etc.

En quoi ces valeurs sont-elles donc valables, grands dieux ? En quoi peuvent-elles même coexister avec l’idée de compétition sportive ? N’en sont-elles pas très diamétralement l’antithèse ?

Le sport n’est-il pas la forme polie de la guerre ? Si l’homme cessait d’être un loup pour l’homme, continuerait-il seulement d’exister ? Si le sport est une activité naturelle, destinée à perfectionner l’art de l’auto-préservation, n’est-il pas contre-productif – voire sacrilège – de chercher à « civiliser » la chose en se serrant la main après chaque conflit ? Feindre de pardonner son adversaire a-t-il jamais permis de « civiliser » le genre humain ? Ou a-t-il, au contraire, inhibé toute impulsion de changement et de progrès, perpétuant la stagnation, historiquement incontestable, que l’humanité doit à la parenthèse chrétienne ?

Sans vainqueurs, il ne peut y avoir de changement : la victoire a pour fonction d’évacuer les systèmes et les idéaux périmés. Pardonner son ennemi est l’idéal chrétien par excellence (selon ma formule inlassable : la morale chrétienne, c’est un gay passif qui « pardonne » à un gay macho de l’avoir sodomisé un peu brutalement la veille) – or la « sportivité » dont Jésus fait preuve sur la croix n’est-elle pas la négation de tout l’intérêt productif du combat et du conflit ?

Le meilleur footballeur de tous les temps est – comme son nom l’indique – George Best (1946-2005), mais on lui refuse systématiquement ce titre (au bénéfice de tiers-monde du genre Pelé ou Maradona) parce qu’il était blanc, intelligent et drôle, multipliait les punchlines dandies, menait une vie de rock star et ne se gênait pas pour maltraiter ses adversaires. George Best est peut-être le seul héros qu’ait jamais produit le football, parce qu’il était un vrai sportif – c’est-à-dire un homme entièrement dépourvu de « sportivité » : fuck le baron de Coubertin, George Best était un gladiateur normal.

Cette notion stupide selon laquelle un ennemi a le droit de perdre avec dignité est une élucubration chrétienne qui révèle un besoin masochiste de frustration et de conflits irrésolus. En vrai, l’ennemi défait doit partir en rampant, léchant ses plaies, massant ses reins, et psychologiquement brisé – Alors, et si intense que soit sa rancune, il réfléchira deux fois avant d’engager le match retour.
Amis chers, la Lecture de ce jeudi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 13 à 16.

13. Wolf's bane is not so sharp as steel; yet it pierceth the body more subtly.

Commentaire : Il y a quelque temps, Sr J m'a cité ce verset dans des circonstances très particulières.

Elle venait de me dire, après avoir fureté dans mon ordinateur :

- Quelqu'un qui se réfère aussi souvent à Gobineau devrait penser à effacer son historique quand il regarde la sextape de Kim Kardashian...

- C'est, ai-je répondu, que, eh bien, c'est-à-dire, puisque je ne sais plus, enfin, il y a des recherches qui, quelle heure peut-il être ?...

- Vous faites des recherches devant la sextape de Kim Kardashian ?

- Non. Devant Kim Kardashian je m'efforce, en vain, comme tout le monde, de dissimuler mon érection – mais qui t'a donné le droit de perquisitionner mon PC ?!

La Sœur a coupé l'effet, et repris, imperturbable :

« Quand les Noirs sont arrivés en Occident, certains Blancs, mus par la noble impulsion de protéger leurs femmes dévouées et leurs filles aimantes, ont voulu brandir l'acier, virilement faire barrage – mais la presse les a neutralisés en les peignant sous les traits de pauvres cassos, ce qui a, immédiatement, éloigné d'eux les femmes et les filles en question. Lol. C'est ballot.

« Le Blanc a donc généreusement accueilli le Noir, – en se donnant, toutefois, par surcompensation freudienne, des airs de blaireau parvenu recevant avec condescendance son cousin pauvre dans une somptueuse demeure, – et il eut soin de briefer tout son petit monde : "Attention ! ces gens sont de violents prédateurs sexuels avec des pénis énormes : ils sont obsédés par la femme blanche, et votre Papa (type du raciste qu'Hollywood vous décrit non-stop comme le ringard malsain à ostraciser) vit constamment dans la frayeur que vous couchiez avec l'un de ces colosses hyper-agressifs qui l'intimident visiblement."

« Franchement... dire ça à des jeunes filles en plein rush hormonal ou à des mamans en mode retour de flamme... what could possibly go wrong ?...

« Les Noirs sont donc venus sans armes et n'ont rien pris : les femmes blanches ont toutes volontairement, spontanément, instantanément trahi, dès que Kim a donné le signal : les génération futures diront que la chute de l'Ouest commence à l'instant où Ray J pénètre Kim Kardashian : ce rappeur de dixième zone a, c'est incontestable, entièrement détruit la civilisation occidentale avec sa bite.

« < L'aconit n'est pas aussi tranchant que l'acier, mais il perce le corps plus subtilement > : la sextape Kim K Superstar est visionnée cinquante-cinq fois par minute, en moyenne, depuis treize ans. Tous les cerveaux blancs ont doucement, lentement, progressivement appris à associer un shoot d'endorphines maximal au fait qu'un thug arrogant prenne, devant eux, la femme qu'ils désirent.

« Etre contraints de s'agenouiller devant les BLM qui anéantissent leurs villes est exactement le même rituel, et fait semblablement jouir les Blancs, dont les femmes, filles, sœurs, et mères s'offrent, tout naturellement, aux Conquérants qui mettent la Cité à sac...

« Tel Haman, l'homme occidental s'est pendu avec la corde qu'il réservait pour le day of the rope.

« Il est vrai que certains opposent encore aux envahisseurs qui ravagent leurs terres et leurs femmes des "cartes comparatives de QI", sur l'air de : "Dès que nous parviendrons à diffuser cette carte sur twitter, toutes les filles hyper jolies aux crânes farcis de porn interracial, élevées, durant l'ère Obama, dans le culte des stars du rap et du basket-ball, voudront brusquement coucher avec les plus risibles losers du monde."

« Game over. Si vous désirez une image de l'avenir, imaginez Kim Kardashian vous faisant le fameux doigt d'honneur de la fin de sa sextape... pour toujours. »

14. Even as evil kisses corrupt the blood, so do my words devour the spirit of man.

Commentaire :

— Sir Aleister : Truth destroys the reason.

— Sir Shumule : Il n'y a de vrai, en définitive, que le butt de Shakira.

15. I breathe, and there is infinite dis-ease in the spirit.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit de ce verset: < Life disturbs the placidity of the mind's acceptance of dead symbols as reality > et je dis, moi, qu'il me faut ici expliquer derechef que, si notre love under will (vouloir et désir) est essentiel pour arriver à nos fins, nos pensées le sont également : car elles façonnent, physiquement, notre réalité.

Notre vouloir et notre pensée sont amants — Des amants terribles, passionnés, souvent infidèles, mais qui, comme Ryno et Vellini dans Une vieille maîtresse, ne peuvent se passer très longtemps d'être ensemble.

(NB : Revu dernièrement le film de Catherine Breillat et je retire tout ce que j'ai dit de malveillant, ces dernières années, au sujet d'Asia Argento : une femme avec un sex-appeal de cette intensité a absolument tous les droits.)

Il y a quelques temps, des livres profanes ont été publiés, illustrant l'arcane magique de base selon lequel l'homme attire tout ce sur quoi il se concentre. Ce principe est, du coup, passé dans le langage courant sous des noms divers, dont le plus célèbre est "loi de l'attraction".

Notre problème est que noblesse oblige : nous, Thélémites, qui sommes < les seigneurs de la terre > (AL 2, 18), ne devons désirer que ce qui est réellement digne de nous — le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit : < seek not those joys which, being actual, cease to exhale rapture. > (DC/AL 1, 21)

Car, autre arcane : qui désire en dessous de son rang et voit son désir se réaliser n'en tire aucune satisfaction, comme il est écrit : < O ye that drink of the brine of your desire, ye are nigh to madness! Your torture increaseth as ye drink, yet still ye drink. > (Cordis 4, 6)

C'est pourquoi tant de gens (athlètes médaillés, celebs intégrant la liste A, etc.) s'effondrent dès qu'ils obtiennent leur grande victoire, n'en profitent absolument pas et entrent en autolyse — N'oubliez jamais que Demi Lovato a fait une overdose d'héroïne...


Demi Lovato, le chaînon manquant entre une mercière de Périgueux et Selena Gomez, était en réalité Sid Vicious !

Inversement, lorsque le désir est keen, proud, royal et lofty (AL 3, 58) et qu'il se réalise, notre Neshamah est comblée. Délicieusement comblée. < There is success > (AL 3, 69). Si, ensuite, la Neshamah veut davantage, ce n’est plus par insatisfaction, mais parce que venant de "monter en grade", elle est désormais prête à entreprendre une réalisation spirituelle plus élevée, comme il est écrit : < I want to go on to the holier place. > (AL 3, 48)

16. As an acid eats into steel, as a cancer that utterly corrupts the body; so am I unto the spirit of man.

Commentaire : Relativement à l'Atu 0, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) nous enjoint : < Know Naught ! >

Le Fou du Tarot nous montre, en effet, que dans l'éloignement où nous sommes de l'absolu Réalité, nous ne voyons pas "les pieds de bouc du guichetier de centre social", i.e. Wotan déguisé en clochard, i.e. que la Lumière éternelle resplendit au sein de notre obscurité et que la vraie noblesse se cache sous de pauvres apparences, comme il est écrit : < there are masked ones my servants : it may be that yonder beggar is a King. > (AL 2, 58)

Pour comprendre le suprême arcane de l'Aleph primordial, il faudrait pouvoir s'identifier à lui, rendre à notre âme sa transparence première, redevenir naïf comme un petit enfant couronné et conquérant qui trouve le merveilleux tout naturel, parce qu'il sait d'instinct que ce qui est naturel est merveilleux.

Mystère du Yield, du lâcher-prise (Cordis 1, 44-46) : il faudrait ne rien savoir, c'est-à-dire tout attendre de l'Inconcevable qui est en nous comme nous sommes en Lui : < I am above you and in you. > (AL 1, 13)

De fait, il suffit d'abandonner nos préjugés, de faire taire le babil de notre intellect un instant, pour que l'Atu 0 nous apparaisse d'une Beauté surnaturelle.

Or, si le Personnage qui se trouve sur la carte surgissait devant nous IRL, et que nous le jugions sans autre guide que notre raison, nous nous écririons : quelle épave ! quel zéro indeed ! tant il est difficile de saisir ce qui se passe dans l'être humain libéré des chaînes de l'I am I.

Or ce Zéro ne possédant rien en propre, reçoit tout de Nuit, dont le Cercle est le symbole (AL 1, 60 ; 2, 3).

Know Naught : ne sachant rien (0/20 !), il comprend tout (comme sa forme circulaire le laissait deviner).

Ne liant rien, il devient le chef de tous (AL 1, 22-23).

Amen.

Love is the law, love under will.




- ☉︎ in 15° ♒︎ : ☽︎ in 11° ♏︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰ.