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Sunday, February 21, 2021

Quand je serai grand, je tuerai des vieux

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Ce matin, la Soror Caroline, — impeccable fusion de Wendy Darling, de Tinker Bell et de Tiger Lily, donc Idéal incarné (et quelle carnation !) de votre Peter, — a officié comme Prêtresse.


Grâce à DIEU, "belle-mais-intimidante" est synonyme, chez moi, de "divinement sexy" et ce fut une Messe inoubliable.

Amis chers, la Lecture de ce dimanche est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 2, versets 12 à 15.

12. Also it came to pass, that thereby she sickened, and corrupted before me. Almost I cast myself into the stream.

Commentaire : L'éternel problème des années qui s'entassent sur les idéaux de notre enfance évoque celui de la mise à l'écrit, donc, ultimement, du Registre Magique.

C'est l'avertissement du divin Tahuti, de sainte mémoire : en l'absence de Scribe, il suffit aux répugnants bidasses romains de tuer systématiquement tous les druides pour transformer le peuple des Gaules en une masse de "tribus sans noms".

Qui sait si le Celtisme n'eût pas victorieusement fait pièce à l'erreur chrétienne, — à travers une mue osirienne, puis une mue horienne, — s'il avait disposé d'une tradition scripturale ?

Le Wotanisme, en revanche, peut être réveillé n'importe quand, — et a même très symboliquement investi le Capitole lors de la Nuit des Rois, — parce que Sæmundr Sigfússon, puis Snorri, ont pris sur eux de compiler les Textes après la destruction du Temple d'Uppsala.

Le monde n'a été créé que pour moi — Donc, l'enracinement spirituel hérité de "lorsque le monde était jeune" est l'ensemble des idéaux de mon enfance — Ceux-ci sont < the blood of the heart that beareth me, that beareth me > (Cordis 2, 15) et donnent son impulsion et son sens à mon parcours — En Thelema, le Recueil sacré de Chants mythiques dont chaque Magicien doit constamment se nourrir et approfondir l'exégèse est son propre Registre.

13. Then at the end appointed her body was whiter than the milk of the stars, and her lips red and warm as the sunset, and her life of a white heat like the heat of the midmost sun.

Commentaire : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit:
His ideal appears in its true form, a living woman instead of a dead image of gold. Her substance is now purer than starlight itself; her lips -- the instruments of her speech and her caresses -- are full of life and warmth as the sunset -- i.e., they promise repose, love and Beauty (Hathor, goddess of the West). She is alive with the pure energy of the centre of the system to which the Aspirant belongs; i.e., she is the realization of the creative idea of which he has till now been only one part.
Notre erreur éternelle, à tous les niveaux, est, pour échapper à ce qui grouille dans les carcérales ténèbres chrétiennes, de vouloir retourner à l'Aeon d'Isis (opération impossible, comme l'explique admirablement Marcus Eli Ravage : "Vous n’êtes jamais devenus christianisés... mais nous avons détruit pour toujours le plaisir du paganisme en vous"), au lieu qu'il faut, bien au contraire, faire accomplir sa mue horienne, c'est-à-dire sa sortie au soleil, à ce qui a été semé sous Isis et qu'a couvé l'hiver chrétien.

Chacun son rosebud, amis, mais que nul ne s'avise de déserter, tel un boomer, face au reset : < Despise also all cowards; professional soldiers who dare not fight, but play. > (AL 3, 57)

J'écrivais en 2010 :
Je suis en pleine croissance.

A cinq ans, je répondais aux parents âgés qui me demandaient ce que je voulais faire plus tard : « Quand je serai grand, je tuerai des vieux. »

Ils faisaient semblant d’avoir mal compris : « Ah ! Tu veux faire l’ENA ?... C’est bien, c’est très bien… »

Les vieux !!! – comme s’ils ne pouvaient pas être jeunes ! – je ne parviens toujours pas à m’imaginer vieillissant… Que faire au juste pour vieillir avec grâce ?... je suis un dionysiaque intégral et, tôt ou tard, Dionysos devient Silène… peu m’importe, d’ailleurs, de finir sous la forme d’un ivrogne pansu… ce qui compte, ici bas, c’est l’exubérance à tous les plans… Si je suis incapable de m’adapter à mon époque, c’est que je vois l’univers comme un genre de danse extatique… sensuelle… colorée… le film que tournerait Michael Ninn si Gustave Moreau était son directeur de la photographie… alors que mes contemporains le voient comme un kolkhoze albanais.

Être en pleine croissance a ses avantages.

Au lieu de se plaindre que l’on a passé les plus belles années de son existence à commettre des impairs et des fautes de jugement, on se réjouit des leçons acquises. Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait : par conséquent, rester un peu naïf est s’assurer de ne jamais vieillir. J’ai développé un tas d’astuces pour conserver ma naïveté, et ne jamais courir le risque d’être TROP malin – c’est à dire vieux – d’où mon extraordinaire capacité à devenir sans cesse plus malin dans certains domaines – les domaines qui comptent – et à demeurer parfaitement ignorant du reste.

Par exemple : je deviens chaque jour plus savant au sujet des humains et de leur mode de fonctionnement. J’ai des années de rétrospective où puiser des comparaisons. Si je scrute les êtres et les évènements qui meublent mon passé, j’aperçois sans cesse des détails nouveaux. Je ne referai pas la plupart de mes erreurs. C’est d’ailleurs une jouissance inouïe que de voir l’histoire se répéter, et d’être capable, ce coup-ci, de dire : « Non. »

Les heures que j’ai perdues, pour des gens ou des causes qui étaient sans valeur, font que je m’abstiens, la plupart du temps, d’investir dans les situations analogues. Après tant d'années de croissance, presque tous les nouveaux cas présentent des similitudes avec un cas antérieur, ce qui me permet de répondre : « Non merci, pas pour moi, car c’était la leçon numéro 58. »

Rien ne change jamais, hormis les noms, la date et le lieu. Les situations sont toujours les mêmes. Lorsqu’on a saisi ce principe, et pour peu qu’on en tire des conclusions pratiques, il y a eu croissance. On refuse de perdre un temps qui s’amenuise à des jeux qui n’ont plus d’intérêt. Les évènements présents sont vus comme des évènements passés, mais sans conséquence. En fait, leur prévisibilité nous dispense d’éprouver la moindre inquiétude à leur sujet, et nous pouvons garder notre concentration intacte en vue des vraies surprises que la vie nous réserve – tant il est vrai que la seule certitude ici-bas est l’inattendu.

Ceci pour dire que je ne regrette rien, et considère chaque évènement de ma vie, si pénible qu’il ait pu être, comme un genre d’exercice de muscu spécifique – comme un phénomène lié à ma croissance.
14. Then rose she up from the abyss of Ages of Sleep, and her body embraced me. Altogether I melted into her beauty and was glad.

Commentaire : Le propre du Heathen est de n'aspirer qu'au sommeil — Au plan blanc, il se réfugie dans un athéisme de PMU — Au plan rouge, ils n'a d'activité sexuelle que pour se soulager — Au plan noir : "vivement ce soir qu'on se couche".

Or la Magie (et le souvenir de nos Hud les plus intenses, de nos plus belles amours, de nos fêtes les plus réussies) nous enseigne que lorsque une personne est véritablement heureuse, elle n'a physiquement plus besoin de dormir.

(Je n'ai jamais su quand feu mon vénéré Maître dans l'A∴A∴ dormait, ni, en fait, s'il lui arrivait de dormir — je sais seulement qu'il considérait Resh Khephra comme simultanément la fin de sa journée et le début de la journée suivante et que, puisque il le faisait à la Minuit véritable, i.e. six heures après la sortie des étoiles, c'était à vingt-trois heures en hiver et à quatre heures du matin en été.)

15. The river also became the river of Amrit, and the little boat was the chariot of the flesh, and the sails thereof the blood of the heart that beareth me, that beareth me.

Commentaire : Dans un très admirable texte, intitulé French as F@*k, j'ai autrefois narré l'anecdote suivante :
Un soir d’août, dans le Midi, après avoir passé soixante-douze heures sans dormir, [Fix et moi] prenions le frais avachis sur un banc. De ce poste, nous avions vue sur un jardin, dans lequel une famille charmante commençait à dîner : un patriarche très patriarcale, deux jeunes filles en Cyrillus, une maman de style Caroline Ingals, le tout consommant du melon au porto.

Cette scène nous bouleversa. L’aimable simplicité de mœurs, la paix, le bonheur tranquille de ces gens, tout cela fit éclore de violentes nostalgies dans nos cœurs de vieux rompus. Je me souviens avoir senti quelque chose comme une larme trembler au coin de mes beaux cils.

Fix était dans le même état.

- Écoute, lui dis-je, nous sommes idiots de nous lamenter. Tout ce que nous avons à faire, c’est demander les deux filles en mariage, et voilà…

Aussitôt dit, aussitôt fait.

Nous fûmes un peu longs à trouver la porte, et plus encore la sonnette. Le père vint finalement nous ouvrir. Je me nommai, et lui déclarai avoir l’honneur de demander, pour moi et mon ami François-Xavier, la main de chacune de ses filles.

Sans doute le digne homme se méprit-il sur nos intentions, car il nous répondit par un flot d’invectives, où les termes « poivrots », « voyous » et « branleurs » revenaient avec une pénible fréquence.

- Votre refus, monsieur, ne perdrait rien à être formulé en termes moins grossiers, articulai-je de mon mieux, alors que nous nous retirions.

C'était le bon temps.
J'ai redis cette histoire au cours des Agapes, et commenté : "L'humour potache participe de Cordis 2, 15, parce qu'ayant été conçu comme antidote à l'endoctrinement scolaire, il est Hadit exorcisant l'illusion du Banal et défonçant la Restriction.

"Du coup par sa drôlerie non-sens, son amoralité totale, son leaping laughter (AL 2, 20), il infuse, entre les dents de la médiocrité qui, lentement, se referment sur l'élève, la force, la fantaisie et le feu (Tzaddi, 21) qui transfigurent et absolvent tout.

"C'est le Mystère du 1er-Avril, ou celui du Beaujolais nouveau, constamment célébrés (même la cruauté des blagues a cette fonction : lorsque je persécute le malheureux El Gringo ou l'infortuné Coincoin, a.k.a Walking Blowjob, j'intègre deux ersatz, absolument dépourvus d'intérêt, dans l'Universal Joke elle-même — c'est alchimique.)

"Ainsi, de l'école de la République, nous ne retiendrons pas que les plus belles heures de notre vie y furent irrémédiablement gâchées en indigeste bourrage de crâne, mais seulement que nous avons bien ri.

"Or le rire est le Divin Lui-même Se manifestant dans la ruach — Le grand Pan, de sainte mémoire, nous enseigne que ce qui terrifie le lambda fait rire les dieux innocents : ça vaut pour les bébés cornus comme pour l'Education nationale."

Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 3° ♓︎ : ☽︎ in 22° ♊︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : TO ME est l'antidote à ME TOO (2020)

Sunday, December 8, 2019

Simon le Magicien FTW

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Le célèbre pari entre Simon le Magicien et l'apôtre Simon-Pierre est toute l'histoire spirituelle de l'Occident : l'opposition entre "la Chapelle des Abominations", — c'est-à-dire la lecture magique du monde, selon laquelle < La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles; L’homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l’observent avec des regards familiers >, — et l’Église chrétienne, — c'est-à-dire la lecture abrahamique du monde, merveilleusement décrite par Marcus Eli Ravage, selon laquelle la Nature, intrinsèquement mauvaise, doit, pour sa rédemption, être transformée en kolkhoze albanais non-fumeur.

Il est dit que Simon-Pierre a gagné son pari : le globalisme néocons succède à l'internationale communiste qui succède à l'universalisme républicain qui succède au catholicisme romain — mues successives du même ténia.

Invariablement, si le Principe de Résurgence permet que la Magie ne quitte jamais le monde, les pirates, attirés par sa Lumière comme autant d'anophèles paludiques, tablent sur les mesquines petites trouilles de l'homme pour qu'à chaque fois, Luther succède à Alexandre VI, Gambetta à Napoléon III, le Crash pétrolier au Summer of Love et Greta Thunberg à Britney Spears. La fête est finie est leur cri de guerre.

Or, il suffit à l'homme de renoncer aux trouilles en question pour que son kolkhoze albanais redevienne l'Abbaye de Thélème et que la fête dure à tout jamais.

Love is the law, love under will.

ϣ. ☉︎ in 16° ♐︎ : ☽︎ in 1° ♉︎ : ☉︎ : Ⅴⅴ.

Friday, December 6, 2019

Liber 418, 30e Aethyr

Let us alone ! What have we to do with Thee, Thou Jesus of Nazareth ? Go ! Go !

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Peut-être que le génie de l'église de Rome est d'avoir un clergé presque exclusivement composé d'invertis, donc de gens qu'instinctivement, le cerveau de l'homme juge inoffensifs. C'est le sens de "l'Agneau est le pire des esprits malins" (cf. VV 20, §8-9) : les générations futures auront du mal à expliquer en termes sereins qu'un lobby pédocriminel puisse passer neuf siècles à systématiquement détruire la civilisation occidentale, génocider la population européenne, commettre des atrocités sadiques de masse sans équivalent dans toute l'histoire humaine connue, et constituer quand même, dans l'esprit du peuple, l'archétype de la religion de paix et d'amour !

Pour le reste - je veux dire : le < Laisse-nous tranquilles ! Qu'avons-nous à faire avec toi, Jesus de Nazareth ? Va-t'en ! Va-t'en ! > - c'est encore l'écrivain juif Marcus Eli Ravage, biographe des Rothschild (famille qui, rappelons-le, fabriquera, lorsque Cuba, l'Iran et le Venezuela seront tombés, toute la monnaie du monde), c'est Marcus Eli Ravage, dis-je, qui en parle le mieux :

"Vous en voulez au Juif non pas parce que comme certains d’entre vous semblent le croire, il a crucifié Jésus mais au contraire parce qu’il lui a donné vie. Votre vrai désaccord avec nous n’est pas parce que nous avons rejeté le Christianisme mais parce que nous vous l’avons imposé !

"Vos accusations décousues et contradictoires sont loin de valoir la noirceur de notre infamie historique avérée. Vous nous accusez d’inciter à la Révolution à Moscou. Admettons que nous acceptions l’accusation. Et alors ? Comparativement à ce que Paul de Tarse, le Juif, accomplit à Rome, le bouleversement en Russie est une simple bagarre de rue.

"Vous faites grand bruit de l’influence juive indue dans vos cinémas et théâtres. Très bien; accordé, votre plainte est bien fondée. Mais qu’est-ce comparativement à notre stupéfiante influence dans vos églises, vos écoles, vos lois et vos gouvernements, et dans les moindres pensées que vous avez chaque jour ?

"Un Russe maladroit contrefait une série de documents et les publie dans un livre intitulé « Les Protocoles des Sages de Sion » qui montre que nous avons planifié la dernière Guerre Mondiale. Vous croyez ce livre. D’accord. Pour les besoins de l’argumentation, nous en soutiendrons chaque mot. Il est sincère et authentique. Mais qu’est-ce que c’est par rapport à la conspiration historique indéniable que nous avons menée, et que nous n’avons jamais niée parce que vous n’avez jamais eu le courage de nous en accuser et dont le dossier complet subsiste encore pour quiconque veut le lire ?

"Si vous êtes vraiment sérieux quand vous parlez de complots juifs, ne puis-je pas attirer votre attention sur l’un d’eux qui mérite qu’on en parle? Quel besoin de gaspiller son temps à parler du prétendu contrôle de votre opinion publique par les financiers, les propriétaires de journaux et les magnats du cinéma juifs, quand vous pourriez aussi bien et à juste titre nous accuser du contrôle avéré de votre civilisation par les Doctrines Juives ?

"Vous n’avez pas commencé à apprécier l’ampleur réelle de notre culpabilité. Nous sommes des intrus. Nous sommes des perturbateurs. Nous sommes des destructeurs.

"Nous avons pris votre monde originel, vos idéaux, votre destin, et les avons détruits.

"Nous avons été à la base non seulement de la dernière Grande Guerre, mais de presque toutes vos guerres, pas seulement en Russie, mais de tout autre révolution majeure dans votre histoire.

"Nous avons apporté la discorde et la confusion et la frustration dans votre vie personnelle et publique. Et nous continuons encore.

"Personne ne peut dire combien de temps nous allons continuer à le faire.

"Regardez un peu en arrière ce qu’il s’est passé. Il y a dix-neuf siècles, vous étiez une race innocente et sans souci, la race païenne. Vous adoriez d’innombrables dieux et déesses, les esprits de l’air, de l’eau vive et de la forêt. Vous aviez une fierté sans vergogne en la gloire de vos corps nus. Vous sculptiez les images de vos dieux et les courbes humaines si séduisantes. Vous preniez plaisir aux combats de terrain, dans l’arène et sur le champ de bataille.

"La guerre et l’esclavage étaient des institutions stables dans vos systèmes. Batifolant sur les coteaux et dans les vallées des grands espaces, vous spéculiez sur l’émerveillement et le mystère de la vie et avez jeté les bases des sciences naturelles et de la philosophie. Votre culture était noble et sensuelle, non tourmentée par l’introduction d’une conscience sociale ou par quelque questionnement sentimental sur l’égalité humaine.

"Qui sait quelle grande et glorieuse destinée aurait été la vôtre si nous vous avions laissés tranquilles.

"Mais nous ne vous avons pas laissés tranquilles. Nous vous avons pris en main et avons tiré vers le bas la belle et généreuse organisation que vous aviez élevée, et avons changé complètement le cours de votre histoire. Nous vous avons conquis comme aucun de vos empires n’a jamais dompté l’Afrique ni l’Asie. Et nous avons fait tout cela sans armées, sans balles, sans effusion de sang ni troubles, sans force d’aucune nature. Nous l’avons fait uniquement par la puissance irrésistible de notre esprit, avec des idées, avec de la propagande.

"Nous avons fait de vous les porteurs volontaires et inconscients de notre mission pour le monde entier, pour les races barbares de la terre, pour les innombrables générations à naître. Sans comprendre entièrement ce que nous vous faisions, vous êtes devenus l’ensemble des agents de notre tradition raciale, portant notre doctrine jusqu’aux confins inexplorés de la Terre.

"Nos coutumes tribales sont devenues le cœur de votre code moral. Nos lois tribales ont fourni les bases fondamentales de toutes vos constitutions et systèmes juridiques respectables. Nos légendes et nos contes populaires sont les traditions sacrées que vous fredonnez à vos enfants. Nos poètes ont empli vos livres de cantiques et de prières. Notre histoire nationale est devenue un élément incontournable d’érudition de vos pasteurs, prêtres et savants. Nos rois, nos hommes d’Etat, nos prophètes, nos guerriers sont vos héros.

"Notre ancien petit pays est votre Terre Sainte.

"Notre littérature nationale est votre Sainte Bible.

"Ce que notre peuple pensa et enseigna devint inextricablement tissé à votre propre discours et tradition, au point que personne parmi vous ne peut être qualifié d’instruit, de cultivé s’il n’est pas familier avec notre héritage racial. Les artisans juifs et les pêcheurs juifs sont vos professeurs et vos saints, avec d’innombrables statues sculptées à leur image et un nombre incalculable de cathédrales érigées à leur mémoire.

"Une jeune fille juive est votre idéal de maternité et de féminité. Un prophète rebelle juif est le personnage central de votre culte religieux. Nous avons tiré vers le bas vos idoles, rejeté votre héritage racial, et y avons substitué notre Dieu et nos traditions.

"Aucune conquête dans l’histoire ne peut même se comparer à cette victoire absolue de notre conquête sur vous.

"Comment avons-nous fait ?

"Pour ainsi dire par accident. Il y a près de deux mille ans, dans la lointaine Palestine, notre religion était tombée en décadence dans le matérialisme. Les changeurs de monnaie étaient en possession du temple. Des prêtres égoïstes et dégénérés escroquaient notre peuple et s’enrichissaient. Puis un jeune patriote idéaliste se leva et alla partout appeler à un renouveau de la foi. Il n’avait aucune intention de créer une nouvelle église. Comme tous les prophètes avant lui, son seul but était de purifier et revitaliser l’ancienne croyance.

"Il attaqua les prêtres et chassa les changeurs du temple. Ceci l’amena à un conflit avec l’ordre établi et ses soutiens. Les autorités romaines, qui occupaient le pays, craignant que son agitation révolutionnaire soit un effort politique visant à les évincer, l’arrêtèrent, le jugèrent et le condamnèrent à mort par crucifixion, une forme courante d’exécution à cette époque.

"Les disciples de Jésus de Nazareth, principalement des esclaves et de pauvres ouvriers, dans le deuil et la déception, se détournèrent du monde et se constituèrent en une confrérie de pacifistes non résistants, partageant la mémoire de leur chef crucifié et vivant ensemble à la manière communiste. Ils étaient simplement une nouvelle secte en Judée, sans pouvoir ni importance, ni la première ni la dernière…

"Ce n’est qu’après la destruction de Jérusalem par les Romains que le nouveau credo prit une place de premier plan. Ensuite, un Juif patriote du nom de Paul ou Saul conçut l’idée d’humilier la puissance romaine en détruisant le moral de ses troupes avec les doctrines d’amour et de non-résistance prêchées par la petite secte de Juifs Chrétiens. Il devint l’Apôtre des Gentils, lui qui jusqu’alors avait été l’un des persécuteurs les plus actifs de la bande.

"Et Paul fit si bien son travail qu’en l’espace de quatre siècles, le grand empire qui avait conquis la Palestine ainsi que la moitié du monde, était un monceau de ruines. Et la loi qui sortit de Sion devint la religion officielle de Rome.

"Ce fut le début de notre position dominante dans votre monde. Mais ce n’était qu’un début.

"Depuis ce jour, votre histoire est un peu plus qu’une lutte pour la maîtrise entre votre ancienne mentalité païenne et notre mentalité juive. La moitié de vos guerres, petites et grandes, sont des guerres de religion, combattues pour l’interprétation d’une chose ou d’une autre, selon nos enseignements. Vous vous étiez à peine libérés de votre simplicité religieuse fondamentale et tentiez l’initiation de la pratique de la Rome païenne, que Luther, armé de nos doctrines, surgit pour vous abattre et rétablir notre patrimoine.

"Prenez les trois principales révolutions des temps modernes, la Française, l’Américaine et la Russe. Que sont-elles, si ce n’est le triomphe du concept social, politique et de justice économiques juif ?

"Et nous ne sommes pas au bout. Nous vous dominons toujours.

"En ce moment même, vos églises sont déchirées par une guerre civile entre les Fondamentalistes et les Modernistes, c’est-à-dire entre ceux qui s’accrochent littéralement à nos enseignements et nos traditions, et ceux qui s’efforcent lentement de nous déposséder.

"A Dayton, dans le Tennessee, une communauté éduquée par la Bible interdit l’enseignement de votre science, car elle entre en conflit avec notre récit historique de l’origine de la vie, et M. Bryan, le chef de l’anti-juif Ku Klux Klan à la Convention Nationale Démocrate, fait la lutte suprême de sa vie en notre nom, sans remarquer la contradiction. Encore et encore, l’héritage puritain de Judée se répand par vagues, censure du théâtre, Blue laws du dimanche, National Prohibition Acts. Et pendant que ces choses se produisent, vous radotez sur l’influence juive dans les films !

"Est-il étonnant que vous nous en vouliez ?

"Nous avons mis un frein à votre progrès. Nous vous avons imposé un livre étranger et une foi étrangère que vous ne pouvez ni avaler ni digérer, qui est à contre-courant de votre mentalité d’origine, qui vous met éternellement mal à l’aise, et pour lesquels vous manquez de courage, soit pour les rejeter, soit pour les accepter dans leur intégralité.

"Bien sûr, vous n’avez jamais accepté nos enseignements chrétiens en totalité. Dans vos cœurs, vous êtes encore païens. Vous aimez toujours la guerre, les images sculptées, et les conflits. Vous êtes encore fiers de la beauté des courbes humaines nues. Votre conscience sociale, en dépit de toute démocratie et toutes vos révolutions sociales, est toujours une chose pitoyable et imparfaite.

"Nous avons simplement divisé votre âme, brouillé vos impulsions, paralysé vos désirs. Au milieu de la bataille, vous êtes obligé de vous agenouiller devant celui qui vous a ordonné de tendre l’autre joue, qui vous a dit « Ne résiste pas au mal» et «Béni soit les artisans de la paix ». Dans votre soif de gain, vous êtes soudain perturbé par une mémoire de vos jours d’école du Dimanche (l’Église) qui vous dit de ne pas vous soucier du lendemain.

"Dans vos luttes revendicatrices, quand vous frapperiez par une grève sans le moindre scrupule, vous vous rappelez soudainement que les pauvres sont bienheureux et que tous les hommes sont frères dans la paternité du Seigneur. Et lorsque vous êtes sur le point de céder à la tentation, votre formation juive vous en dissuade et vous retire la coupe pleine des lèvres.

"Vous, Chrétiens, n’êtes jamais devenus christianisés. Sur ce point, nous avons échoué avec vous. Mais nous avons détruit pour toujours le plaisir du paganisme en vous.

"Alors, pourquoi ne devriez-vous pas nous en vouloir? Si nous étions à votre place, nous vous en voudrions probablement plus que vous ne le faites. Mais nous n’hésiterions pas à vous dire pourquoi. Nous ne recourrerions pas à des subterfuges et à des prétextes évidents.

"Avec des millions de petits commerçants juifs douloureusement respectables tout autour de nous, nous ne devrions pas insulter votre intelligence et notre propre honnêteté en parlant de communisme comme d’une philosophie juive. Et avec des millions de colporteurs et ouvriers juifs travaillant dur et besogneux, nous ne devrions pas nous rendre ridicule en parlant du capitalisme international comme d’un monopole juif.

"Non, nous devrions aller droit au but. Nous devrions regarder cette pagaille complexe que nous appelons civilisation, ce mélange moitié Chrétien, moitié Païen, et si nos places étaient inversées – nous vous dirions à brûle-pourpoint: Merci à vous, à vos prophètes et à votre Bible pour ce chaos."

- Century Magazine, 1928.

Impossible de ne pas relever à quel point ce célèbre texte fait écho aux paroles de l'Agneau dans le 20e Aethyr : < Je suis le plus grand des menteurs, car ma pureté et mon innocence séduiront le pur et l'innocent, qui, si je n'étais pas là, parviendraient au centre de la roue. Le loup ne trahit que le cupide et le tricheur ; le corbeau ne trahit que le mélancolique et le malhonnête. Mais je suis celui dont il est écrit : Il trompera même les élus... J'ai festoyé du sang des saints, mais les hommes ne soupçonnent pas que je sois leur ennemi, car ma toison est blanche et chaude, et mes dents ne sont pas des dents qui arrachent la chair, et mes yeux sont doux, et on ignore que je suis le chef des esprits de mensonge que le Père de tout a rejetés de devant Sa face au commencement. >

En ce sens, Frère Tuck et Dago Red sont plus redoutables que Torquemada et Bernardo Gui, même si, comme partout dans la Nature, le mal sécrète ici son remède : Aleister Crowley, Friedrich Nietzsche et David Eden Lane ont pour seul point commun d'avoir été élevés par des prédicateurs chrétiens.

Bonne soirée à tous, et Christians to the lions sans exception possible.

Love is the law, love under will.

ϣ. — ☉︎ in 14° ♐︎ : ☽︎ in 7° ♈︎ : ♀︎ : Ⅴⅴ.