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Tuesday, October 15, 2019

House of the Beloved : de l'Herméneutique

I came to the house of the Beloved and the wine was like fire that flieth with green wings through the world of waters. – Liber Cordis Cincti Serpente 4, 30
Chers beaux génies qui hantez ce blog,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

J’ai passé le week-end à relire Don Quichotte avec la frénésie que mettait Don Quichotte à lire Chrétien de Troyes. Édition de 1863, gravures de Gustave Doré. D’un point de vue magique, c’est très admirable.

J’aime que Cervantès ait absolument saisi, – comme en témoigne l’ultra-tantrique personnage de Dulcinée, servante d’auberge et fille de joie en qui le Chevalier voit sa Dame, au sens fin’amor du terme, – le principe féminin éternel, ou, – plus exactement, – le principe d’Éternel Féminin.

Théorème : Éternel Féminin = Aïn Soph x Terre-mère.

Notre Dame NUIT, l’Infini béni, < nous attire vers le haut > (Goethe, Faust) et il n’est pas de spiritualité possible sans contemplation régulière du ciel nocturne – perpendiculairement à quoi, l’Hétaïre BABALON nous entraîne à aimer, orner, embellir la vallée-de-larmes-de-joie où nous nous trouvons provisoirement incarnés: "Nous venons d’elle, tendons vers elle, et elle nous stimule en chemin ; Gustave Courbet a parfaitement résumé la chose dans son Origine du Monde ; il n’y a de Vrai, en définitive, que le butt de Shakira." (Sir Shumule, Butt)

Bien sûr, au bout du compte, NUIT et BABALON sont sœurs (AL 1, 53) – ou, selon ma scandaleuse paraphrase : « le bitoul et comme le findom et le findom est comme le bitoul, mais d’une autre manière. »*

[Notez qu’« Aïn Soph x Terre-Mère » n’est pas un mnémonique anodin : NUIT est ה, donc 5, BABALON est ט, donc 9. Or, 9 x 5 = 45, valeur numérique de ME, et < TO ME ! > est le leitmotiv et la Parole Ultime de la Déesse (AL 1, 65). Puissent vos heures nocturnes, – heures, par excellence, de Pénétration des Mystères, – se passer à faire Huð < sous les étoiles nocturnes dans le désert > (AL 1, 61), ou à boire au bordel, < caressés par de magnifiques femmes bestiales aux membres forts, qui ont du feu et de la lumière dans leurs yeux et des masses de cheveux flamboyants autour d'elles > (AL 2, 24) ! Amen. (Notez que, là encore, vous boirez du Dom-Pé ou du Cristal Roederer, et que les < vins qui moussent > sont sacrés à NUIT (AL 1, 51) : pas moyen d'en sortir...)

A ce sujet, je reçois, relativement à mon Discours intitulé De l'Automne, la question lapidaire suivante :
« WTF est la Habibi ? »
Habibi est un mot arabe (حبيبي), signifiant « Bien-Aimée ». En Thelema, il désigne l’unité de division des Livres Saints en vue de l’Étude quotidienne et, par extension, cette Étude elle-même. (Il semble que le premier Cercle à avoir décerné à l’herméneutique ce titre amoureux soit celui des Heartflame Ministries, aux alentours de 2010 e.v.)

< L’oraison est l’union à NUIT, l’étude l’union à BABALON >, écrit Frater Drux sur AL 2, 26 : d’où (donc) la notion de Habibi – de Bien-Aimée – dans tous les sens. Il ne s’agit pas de stocker du savoir livresque mais de rejoindre quotidiennement le Divin, – en jonglant, paradoxe, avec les formules d’un Manuscrit dont il n’est même pas permis de modifier, si peu que ce soit, la calligraphie originale (AL 2, 54 ; 3, 47), – dans cette merveilleuse partie de cache-cache avec DIEU que constitue l’exégèse : < Le Livre de la Loi est écrit et caché > (AL 3, 75) = le Liber AL est l’écrit (līber en latin) où AL (DIEU en hébreu) Se cache.

Oui, l’exégèse est un jeu. Il ne s’agit pas d’y « croire », mais de s’en servir pour rentrer dans une pratique du questionnement qui est fondatrice de l’homme.

Du reste, si les quatre niveaux d’étude – attribués aux quatre éléments, aux quatre saisons, aux quatre points cardinaux, etc. bref : aux quatre lettres du Saint Tétragramme, et applicables aux Écritures sacrées (la Habibi proprement dite), comme aux Songes (pratique la plus importante selon moi et la plus redoutable selon Jung), comme à chaque occurrence de notre journée (c'est là que le Registre devient réellement Magique), – si les niveaux d’étude, dis-je, sont, à l’ère d’internet, généralement connus, c’est dans AL qu’ils sont consignés de la façon la plus pure.

Il est écrit :

Let him come through the first ordeal & it will be to him as silver : Qu'il passe à travers la première épreuve & ce sera pour lui comme de l'argent. (AL 3, 64)

C’est le sens simple, littéral. Il doit être < comme de l'argent >, c’est-à-dire taillé dans le métal lunaire, donc (en vertu de < he is ever a sun and she a moon > (AL 1, 16)) celui de Binah, donc celui de Saturne ♄, sinistre recteur des contingences temporelles. Or, Binah, la Mesure Fertile, est le Graal (Calc ᛣ) et la racine de la Rigueur - elle est donc BABALON : étudiez le verset comme une demi-mondaine étudie son Vanity Fair.

Note : l’argent est un métal peu coûteux (« non-noble », disent les joailliers) dont le nom est, pourtant, dans notre langue, devenu celui des biens financiers en général et du Pentacle le plus puissant de tous : le papier-monnaie. C’est que BABALON personnifie (entre autres) le Mystère du Nombre 86, qui est, en hébreu, à la fois la valeur numérique du premier Nom par lequel DIEU est désigné dans la Torah (אֱלֹהִים, littéralement « Elle-les-Dieux ») et celle de הטבע, « la Nature ». Il n’y a rien de profane dans l’univers : < All things are sacred to me, no thing is sacred from me >, comme il est écrit (A’ash, 28).

Through the second, gold : à travers la deuxième, de l'or. (AL 3, 65)

C’est le sens allusif, ou symbolique. Le métal spécifiquement saturnien, qui n’est pas l’argent, mais le plomb, a été alchimiquement transmuté en l’or phallique et solaire de la léonine Bête 666 couronnée : étudiez, non ce que dit le verset, mais ce qu’il veut dire.

Through the third, stones of precious water : A travers la troisième, des pierres d'eau précieuse. (AL 3, 66)

C’est le sens révélé par l’exégèse. Aleister Crowley – le Maître Therion – dit, dans le Vieux Commentaire, que ces < pierres d’eau précieuse > sont des diamants, ce qui nous renvoie à < l’azur gemmé >, le ciel étoilé, qui est < la splendeur nue de Nuit > (AL 1, 14) : il s’agit de décoller du sens littéral, de < revêtir les ailes > (AL 1, 61) et de s'envoler vers NUIT : on use de paraboles, d'allégories, de métaphores, de jeux de mots à base de glissements phoniques, sémantiques, de concordances temuriques (permutation des lettres) et guématriques (valeur numérique des mots), ce qui finit par faire apparaître un sens fort éloigné du texte d'origine : on pêche, en somme, les diamants précieux que recèlent les eaux, parfois amères, de l’Étude : < C'est le monde des eaux de Maim, c'est l'eau amère qui devient douce. > (Cordis 3, 55)

Through the fourth, ultimate sparks of the intimate fire : A travers la quatrième, les étincelles ultimes du feu intime. (AL 3, 67)

NUIT manifeste HADIT (AL 1, 1) qui se dissimule en NUIT (AL 2, 1) : le quatrième niveau est celui du sens mystique, magique et secret. Celui que révèle l’< ultime étincelle du feu intime > du Magicien, soit HADIT, < la flamme qui brûle dans le cœur de tout homme > (AL 2, 6), < le Magicien et l’Exorciste > (AL 2, 7), le < Serpent secret > (AL 2, 26) < qui donne Connaissance et Délice > (AL 2, 22).

Voilà pour la Habibi, cher : la Loi est votre Beloved – votre Dulcinée.

Tous mes vœux de bonheur dans cette aventure !

Love is the law, love under will.

☉︎ in 21° ♎︎ : ☽︎ in 9° ♉︎ : ♂︎ : Ⅴⅴ

* Le bitoul est le principe mystique d'annulation de soi dans l'Infini : c'est le but de la spiritualité, le but de l'Initiation. Le findom est une paraphilie masochiste dans laquelle l'homme fait des offrandes d'argent à une femme sans recevoir d'elle le moindre service sexuel, ni la moindre considération en retour.

Tuesday, October 8, 2019

Priape ne veut pas qu'on pense

Je reçois d’Anonyme cette pétillante boutade :

« Je savais que l’église gnostique avait canonisé Nietzsche, Frédéric II, Alexandre VI, Rabelais, etc. Je trouvais logique que SS ait été ordonné dans cette église. Mais depuis j'ai vu qu'elle avait aussi canonisé Priape et j'ai compris qui était son véritable Saint Patron. »

Comme il est facile, Ami, de se gausser, de loin, du vieil érotomane blanchi sous le harnais… Mais ne vous gênez pas ! Mon front ne sait plus rougir… J’ai raconté, dans tous les sens, mes débordements libidineux – mon perpétuel satyriasis – les frénésies de ma turgescente turbulente jeunesse – mon ahurissante collection de kinks – et je vous dirai, quelque jour, l’origine du surnom « Sans-les-Mains »…

Même le Dictionnaire des Droites Subversives reproduit un texte où je signale que « Michelle Rodriguez fait de ma queue une fonction autonome ». Avouez tout de même. Dans un monde post-Weinstein, je suis une excroissance honteuse. Je fais tache sur l’ère milléniale en poussant un râle de volupté.

(Notez bien : j’aimais mieux quand on qualifiait les gens de mon espèce – si tant est qu’il s’en trouve – d’ « obsédés », de « prédateurs », de « pervers polymorphes »… L’épithète « dalleux » fait penser à « galeux ». C’est très désobligeant.)

Mais baste ! Oui, Priape est un saint de l’Église Gnostique Catholique (fête le 24 mars). Vous êtes-vous seulement demandé pourquoi, Gribouille, avant que de saisir l’occasion de railler la sexualité compulsive de Shumule, c’est-à-dire de vous moquer d’un infirme ?

Vous me répondrez : « Fastoche : l’érection constante du fils de Dionysos (autre saint gnostique) fait de Priape, – comme Pan (autre saint gnostique) et Khem (autre saint gnostique), – une heureuse personnification du culte phallique, dont Richard Payne Knight (autre saint gnostique) a démontré qu’il est à l’origine de tous les cultes : il fallait bien que les Crowleyens eussent leur propre version du Frey nordique, des Tikis tahitiens, des Kamis japonais protecteurs des carrefours… »

Le pire, c’est que vous n’aurez pas tout à fait tort, en plus...

J’ai moi-même écrit :

« Sir Richard Payne Knight a démontré jadis que toutes les religions du monde procèdent d’un culte phallique initial, qui n’a, dans son principe, rien d’agraire, ni de freudien – En voici la raison : les Initiés classent les conditions indispensables à l’existence humaine selon la traditionnelle nomenclature élémentaire – l’Esprit (i.e. la fusion des opposés, c'est-à-dire l’union sexuelle), la Terre (l’incarnation), l’Air (la respiration), l’Eau (question de survie immédiate) et le Feu (l’énergie contenue dans les divers types d’aliments). Tout cela est très logique. Mais, si le sexe est, évidemment, la condition première à l’existence, alors la toute première condition à l'existence est l’érection : la condition indispensable à la condition indispensable à la survie de l’espèce est que l’homme bande : au commencement était la gaule. (On pourrait aisément en conclure à la phallocratie et au patriarcat, s'il ne fallait que quelqu'un suscitât la gaule en question – devons-nous en déduire qu'« au commencement était Michelle Rodriguez » ??? – mais je digresse.) Voilà pourquoi la seule constante absolue, dans les religions naturelles, est la vénération du phallus érigé, qui – des obélisques égyptiens aux menhirs celtes, en passant par les lingams de l’Inde – ne consiste pas à déifier les organes génitaux, mais à représenter l’origine des choses, i.e. le Divin, sous sa forme la plus primordiale – donc sa forme la plus pure – donc sa forme suprême. Par adaptation, les gens du peuple ont, partout et toujours, regardé le symbole ithyphallique comme le grand signe bénéfique – celui qui éloigne le malheur. Et, de même que les Italiens portent une corne priapique autour du cou pour chasser le mauvais œil, les Wotanistes portent le marteau de Thór (talisman dont chacun aura remarqué qu’on peut y voir autre chose qu’un marteau), afin de conjurer les forces hostiles à l’harmonie du monde. »
Destination Ragnarök (2011).

En fait, la clé de la canonisation du dieu des Jardins se trouve dans le fameux proverbe : Priape ne veut pas qu’on pense.

Au sens littéral, cet adage fait évidemment référence au principe par nous résumé ainsi : « l'homme qui ratiocine ne peut ni bander, ni rire, ni invoquer : déportez les intellectuels ! »

Mais on peut aller plus à fond encore, en prenant la chose à l’envers :

Il est écrit dans nos Livres Saints : < thought is evil : la pensée, c’est le mal > (LLL 1, 32). Or, la moindre cagole de village n’ignore pas que l’homme qui bande ne pense plus. En ce sens, la pulsion érotique est comme le yoga : un moyen de mettre fin à l’oscillation mentale.

D’où les kinks, dont nous parlions : s’il va hormonalement de soi qu’un homme est stimulé par le passage d’une « blonde à forte poitrine », il advient – thème admirablement traité par Barbey d’Aurevilly dans son farabuleux chef-d’œuvre Une Vieille Maîtresse – que des morphotypes improbables nous embrasent, nous obsèdent, révélant ce que les Anciens Chants des Sages du Nord appellent « la haine de Loki pour Heimdall » : libido (Heimdall, qui fonde le peuple blanc par inadvertance via des dérapages adultérins dus à sa nature de queutard insatiable, représente, évidemment, l’instinct de continuation de l’espèce) et activité mentale (spécialité de Loki) sont inconciliables : c’est pourquoi Heimdall et Loki s’entretuent à Ragnarök : il leur est impossible de coexister.

(Je me souviens, par ex, de la première fois que j’ai vu un portrait de la culturiste Nathalie Foreau : mon cerveau me disait « cette femme n’en est plus une, elle est absolument difforme » pendant que ma queue me disait « je suis une batte de base-ball louisville-slugger de 42 pouces en alliage. »)

La Magie enseigne : toute peur cache un désir, tout désir est l’érotisation d’une peur (= Heimdall le Chaud Lapin et Loki l’Inverti se chamaillent devant Bifröst). Il est bien connu que les déviants sexuels internés d’office sont des gens dont les fixations consistent en des « éblouissements » volontaires, au moyen de fantasmes (« tournoyants comme la ronde des lutins un 2-août ») qui symbolisent leurs traumas et ont pour fonction d’empêcher que ceux-ci remontent, sous leur forme originale, à la conscience : histoire éternelle de l’enfant choqué par l’apparente cruauté de l’existence et qui devient sadique ; de l’enfant battu qui devient masochiste ; de l’écolier bullied par les rustauds du coin qui devient gay passif pour homo-macho en tenue de motards : il s’agit non seulement de rendre le souvenir tolérable, mais de le rendre jouissif.)

Vous me direz : qu’y a-t-il, grands dieux ! de saint dans ce bestiaire ?!

J’y arrive. Au-delà de l’aspect psycho-affectif, la Qabale attribue la Sphère de Yesod (= les parties génitales de l’homme + son subconscient) à la Lune, c’est-à-dire à l’affolante et fantomatique réflexion, au cœur des ténèbres, de la lumière du Soleil (Sphère de Tipheret = le cœur de l’homme + sa conscience), qui, elle-même, est la contraction de la Lumière divine infinie (Sphère de Kether = la fontanelle de l’homme + sa supraconscience) : en clair, la libido d’un homme révèle son ipséité, donc sa divinité, sous un masque. Or c’est comme dans le théâtre Nō : plus la divinité est puissante, plus le masque est impressionnant. D’où, axiome : à gens exceptionnels, mœurs exceptionnels, qui me fit écrire jadis :

« Moi, j’admets tout… La scatophilie de Jean-Paul Belmondo, la zoophilie de Jeanne Moreau, Proust ne pouvant jouir qu’au spectacle de rats s’entredévorant… le nombre invraisemblable de fois que Maurice Chevalier dut se rendre aux urgences pour se faire extraire une bouteille de champagne du rectum… les diamants qu’Arthur Meyer, fondateur du Gaulois, glissait dans le sien, avant de les y faire chercher par sa maîtresse, la comédienne Alice Regnault… Max Jacob se faisant défoncer, de grand matin, par les forts des Halles, avant d’aller dire son chapelet sur les marches de la basilique du Sacré-Cœur… Victor Hugo arrêté pour exhibitionnisme au bois de Boulogne, et ayant, à l’égard de sa petite-fille, plus d’attachement qu’il n’appartient à un grand-père… tout cela est fantastique, parce que c’est la Vie qui pulvérise l’image d’Épinal ou le sitcom américain, c’est-à-dire l’Idole… Voilà le Humor of the Gods, qui est le véritable Hammer of the Gods. » – Butt (2014)

Et voilà pourquoi Priape est un saint.

Maître Therion dit : < L’acte d’amour, même s’il est, dans sa forme, avec un cheval, comme Caligula, avec une foule, comme Messaline, avec un géant, comme Héliogabale, avec une grenouille, comme Néron, avec un monstre, comme Baudelaire – même si, avec Sade, il tire son excitation du sang ; avec Sacher-Masoch, du fouet et de la fourrure ; avec Yvette Guibert, d’un gant ; ou s’il est fou des nouveau-nés, comme E.T. Reads dans Punch ; si l’on s’aime soi-même au point de dédaigner tous les autres, comme Narcisse ; si l’on s’offre sans amour à l’amour de tous, comme Catherine ; si l’on trouve le corps si vain que l’on enferme son désir dans son âme, faisant de sa vie, en imagination, une spinthéropie incessante, comme Aubrey Beardsley – peu importe le moyen. Bach a sa manière, Keats la sienne, Goya la sienne. La fin est tout : que, par l’acte, quel qu’il soit, l’on adore, aime, possède et devienne NUIT. > (New Comment on AL 1, 52).

Amen. L’occasion de conclure par cette pieuse éjaculation, dont nous espérons qu’elle touche Anonyme : < O gloire de Priape ! O béatitude de la Grande Déesse ! > (Cordis 4, 24).




Bénédictions endiablées.

- Sir Shumule, ☉︎ in 14° ♎︎ : ☽︎ in 14° ♒︎ : ♂︎ : Ⅴⅴ.

Illustration : ATU XI par Milo Manara