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Saturday, May 18, 2024

Les Portes de l’Amenti

"Si Sir Shumule était un concept, j'aurais du mal à y croire — mais, aussi bizarre que cela puisse paraître, il est une RÉALITÉ." (Commentaire de Ta Mère sur Chers Génies Canons)
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Savez-vous qu’il n’y a, dans nos treize Livres Saints, qu’une seule occurrence du mot « prison » ?

La voici :

Dans son sang, j’inscris les énigmes secrètes du Sphinx des Dieux, que nul ne comprendra — sauf les purs et voluptueux, les chastes et obscènes, les androgynes et les gynandres qui sont passés par-delà les barreaux de prison que la vieille boue de Khem a posés sur les Portes de l’Amenti. — Liber Cordis Cincti Serpente 5, 44

Je me récite in petto ce verset à chaque fois qu’un surveillant me fait sortir de cellule sous prétexte de « sonder les barreaux » de la fenêtre — et c’est d’autant plus totalement raccord, que j’ai, moi, accroché, sur la porte (aimable) de cette cellule, une reproduction de La Sphinge de Fernand Khnopff. 

Avouez tout de même.

Amis chers, la Lecture sainte de ce samedi, 775ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 36 à 39.

36. Thou art a beautiful thing whiter than a woman in the column of this vibration.

Commentaire : Il y a ici, dans cette prison, parmi les membres du personnel, le type même de la badass chick, très belle (beautiful) et très pâle (whiter), et que j’ai récemment portée aux nues :
La surveillante que je surnomme Wonder Warden, – parce qu'elle allie l'aspect diaphane et cristallin d'une noble damoiselle de la Cour des Valois, à l'âme d'un wagon de pitbulls intraitables, – m'a récemment déclaré, – d'une voix sortie tout droit d'un film genre, mettons, Olga, la Louve du Stalag, – qu'il y avait "du mieux" dans le rangement de ma cellule.
Inutile de préciser que, depuis, mon cœur bat pour Wonder Warden – Peut-être, du reste, ai-je commis le plus grave manquement de ma vie en n'épousant pas une surveillante pénitentiaire … Mais comment aurais-je pu savoir ? … Et me voyez-vous annoncer, à l'époque, à Maman et Bonne-Maman, lesquelles cousinaient Beistegui, que ma fiancée est matonne ? !
C'est vraiment regrettable – J'imagine les jeux coquins [outre les considérations scabreuses au sujet des initiales C.R.I. et de l'idée de sondage de barreau … ], le soir, à la maison, lorsqu'elle rentre d'astreinte : "David, j'ai encore trouvé le lit défait avec le plateau de petit-déj' dessus, des verres à cocktails partout dans le salon, et toi en train de taper de la C. avec tes copains de promo au bord de la piscine au lieu de bûcher tes exams … Je t'avais déjà fait deux observations : cette fois, je suis obligée de te mettre un rapport …" [Moi :] "Oh non, je vous en prie, Surveillante ! Pas un rapport ! Cela détruirait toutes mes espérances de mise en liberté !" [Elle :] "Désolée. Je ne peux rien pour toi…" [Moi :] "Je vous en supplie ! Je ferai tout ce que vous voudrez !" [Elle : ] "Vraiment tout ? …", etc.
Par les dieux immortels ! En ce temps-là, j'eusse fait douze fois l'amour de rang à ma jolie géôlière, après une scène pareille (étant entendu qu'elle garde son uniforme) !!! 
Jeunes dandys fêtards d'excellente famille, ne commettez pas la même erreur que moi : épousez une surveillante pénitentiaire pendant qu'il est temps, ça sera hyper drôle dans votre notice du Bottin Mondain ! :) (Promulgation Nun)
37. I shoot up vertically like an arrow, and become that Above.

Commentaire : Je ne puis, aujourd'hui encore, me rappeler sans rire ce missionnaire évangélique criblé de flèches par les Sentinelles en 2018 ! :)

En fait d’archerie, j’avais proclamé, dès 2012, dans mon légendaire Beam me up, Scotty :
A part ça, je pense de plus en plus me remettre au kyūdō. C’est une des rares choses qui ait mon respect intégral. Je raffole de l’arc en bambou, tellement zen et hors de prix, que je me suis offert. Si je m’écoutais, je partirais avec lui à Maui pour l’épouser. C’est le seul endroit au monde où l’on peut se marier avec un objet inanimé, à condition d’exécuter la danse sacrée du kiavé.
38. But it is death, and the flame of the pyre.

Commentaire : But it is death : Votre vieil Chioa Khan a écrit autrefois : "Ma mort sera un évènement hip, chic et vogue." (Say Goodbye to Babylon)

flame of the pyre : Le vieil Chioa Khan a également écrit : « Nous pratiquons l'incinération, parce qu'il ne nous est pas du tout agréable, à nous gentilshommes thélémites, de penser que nos ossements pourraient être mêlés à ceux de gens qui nous sont inférieurs. » (« Vous n’existez plus pour moi, le Maître est de retour »)

39. Ascend in the flame of the pyre, O my soul ! Thy God is like the cold emptiness of the utmost heaven, into which thou radiatest thy little light.

Commentaire : Oui ! la mort physique est la libération de l’âme et le reset au Grand Zéro Primordial — même si, en fait de régression foetale, c’est extrêmement bouddhique, dit comme ça…

Vivre, c’est souffrir, et la seule façon de cesser de souffrir, c’est de cesser de vivre : Siddhārtha, de sainte mémoire, est le seul à avoir posé le problème correctement.

Du reste, il est, pour nous Thélémites, un des plus grands saints que la Terre ait porté — Ce n’est, certes ! pas Bouddha qui est maudit dans le Livre de la Loi, mais bien les Bouddhistes ! — J’ai écrit naguère :
On me demande pourquoi les Bouddhistes, disciples de Siddhārtha Gautama, qui est un saint italicized, sont, dans le Livre de la Loi, maudits et voués à être écorchés vifs (!!!) (AL 3, 53)
Ma foi, c'est parce que, bien que Siddhārtha ait été lui-même parfait en tout point (à l'exception de brèves phases boulimique et anorexique), ses disciples s'arrangent tout de même pour être, le plus souvent, d'insupportables blaireaux casse-couilles.
Les Bouddhistes du tiers-monde ne posent pas réellement de problème, et s'ils décrivent Siddhārtha comme un gros-lard, — sans réaliser qu'un homme dont la vie s'est passée à méditer dans les bois en se nourrissant de graines de chanvre ne ressemblait vraisemblablement pas à Jabba the Hutt, — c'est uniquement parce qu'étant des tiers-monde, ils font une fixation sur la bouffe.
Chez les Occidentaux, en revanche, le Bouddhisme attire essentiellement des hippies malodorants et des life coachs atteintes d'obésité morbide qui, tous, tablent sur le fait que le côté vaguement exotique du Dharma confère à ses fidèles l'air profond et intelligent sans qu'ils aient à manifester la moindre espèce de talent dans quelque domaine que ce soit.
En dépit de leur nombre, la plupart de ces fumeurs de bang n'ont pas la plus petite idée de ce en quoi peut bien consister le Bouddhisme — S'il advient qu'on les interroge à ce sujet, ils répondent quelque choses comme "c'est très spirituel" — La confusion vient de ce qu'en dépit de leur totale ignorance de chacun des aspects de l'enseignement de Siddhārtha, — ignorance qui les pousse, généralement, à promouvoir les médecines douces et à forniquer avec les plantes vertes, — ils vivent entourés de statues à son effigie. (The Mystery of Pan)
La seule façon de cesser de souffrir, c’est de cesser de vivre : j’ai expliqué ce point en profondeur dans un (très bon) billet intitulé Pernicious drunk, que vous devez lire toute affaire cessante, s’il vous plaît.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout est la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

-☉︎ in 27° ♉︎ : ☽︎ in 29° ♍︎ : ♄︎ : Ⅴⅹ.

Sunday, February 19, 2023

Deadly Embrace


Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Amis chers la Lecture de ce jour est le  Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 2, versets 4 à 7.

De ce péricope, je disais, il y a trois ans : 

"Le monde entier est à l'image du Limousin : très beau, mais peuplé de zombies. Or, juste au moment où nous traitons la Question de Skaði « Pourquoi me suis-je faite attraper par le Beau et, du coup, me retrouve-je, à présent, cernée par tous ces résidus de sous-humanité ? », le Soleil entre en Poissons, signe de la mi-nuit (heure du crime, mais également heure de la Huð), que régit la lettre Qoph ק (dont le nom signifie « nuque » et désigne donc l'ego, mais dont la forme symbolise l'utérus, tant il est vrai qu'« hystérie » veut littéralement dire « relatif à l'utérus ») et qui, au plan somatique, influe sur les pieds (fixation des rétifistes, mais membres 100% horizontaux, dont on tire les expressions « c** comme ses pieds » et « prendre un pied vertical »)." (Falling to Pisces)

Mais enfin baste ! Au Texte : 

4. Stooping down, dipping my wings, I came unto the darkly-splendid abodes. There in that formless abyss was I made a partaker of the Mysteries Averse.

Commentaire : La dernière fois que quelqu'un d'étrangement obsédé par les lectures "inversées" dans l'exégèse m'a tanné, je lui ai répondu que j'étais très au-delà de ces choses, le prénom David (דוד) étant un palindrome.

5. I suffered the deadly embrace of the Snake and of the Goat ; I paid the infernal homage to the shame of Khem.

Commentaire :  Pourquoi le divin Khem (ses mérites nous protègent), saint gnostique, fondateur éponyme de la plus haute civilisation de toute l'histoire connue, devrait-il avoir "honte" des particularités rappelant, dans sa personne physique, le Serpent et le Bouc ?

Je me suis, au passage, toujours interrogé sur le fait que l'animal emblématique de Khem soit le taureau blanc, non pour l'aspect taureau, assez compréhensible, mais pour l'aspect blanc, le nom de Khem signifiant, comme tous les noms des gens biens nés, littéralement "noir".

(Le taureau blanc qui rendit Pasiphaé banana ne fut, peut-être, après tout, pas envoyé par Poséidon...)

Cela dit, le livre de la Genèse affirme que Khem reçut un épiderme sombre en représailles de son incontinence sexuelle sur l'Arche, et engendra, du coup, la race noire après le Déluge.

Faut-il donc remercier ce Saint pour Art Tatum, Robert Johnson et le butt de Beyoncé, ou simplement pour le fait que, du coup, le film Noé ait été strictement all-white sans que personne ne puisse émettre la moindre protestation woke ?

6. Therein was this virtue, that the One became the all.

Commentaire : Frater Aureus dit de ce verset : "One of the descriptions of Tiphareth. From One – Kether – all was manifested and created – Pan – whose center is the Sun."

Yep, c'est la base, le 666 : le Soleil au plan relatif, DIEU au plan Absolu et le roi au plan ponctuel sont tous les trois ce que le phallus est à l'ordre biologique humain.

7. Moreover I beheld a vision of a river. There was a little boat thereon ; and in it under purple sails was a golden woman, an image of Asi wrought in finest gold. Also the river was of blood, and the boat of shining steel. Then I loved her ; and, loosing my girdle, cast myself into the stream.

Commentaire : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit de ce verset: 

The river is the stream of thought. The boat is the consciousness. The purple sails are the passions that direct its course, and the woman is the pure Ideal which one seeks to make the constant occupant and the guiding principle of one's conscious life. Thus ``woman'', though of gold, is only a lifeless image. The river is of blood; that is, the current of thought must be identified with the object of one's like, not a mere medium for reflecting every casual impression. 7 The boat is of steel; that is, the consciousness must be able to resist the intrusion of all undesired thoughts. Loving this ideal, the Aspirant frees himself from all that binds him (shame, selfishness, etc. -- ``loosing my girdle'') and loses his ego in Thought itself (cast myself into the stream).

Mais j'imagine qu'aucun des gens qui me font grief du culte, typiquement, mais frénétiquement fin'amor, que je voue à mon Épouse Chloé ne parle anglais. 

Cela dit, n'oubliez jamais, dès que les choses deviennent nautiques :

Dans le jungien Test du Totem, donc dans l'inconscient collectif de l'ensemble du genre humain, la haute mer représente la vision que le sujet a de la vie.

Il me revient, du reste, qu'à la question "Qu'évoque pour vous la haute mer ?", j'ai moi-même répondu : "Je me prélasse sur le pont d'un megayacht de zillionaire, main droite dans la glacière à champagne, main gauche sur le boule de Rihanna". (Dazzling Rapture)

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous et à toutes !

Love is the law, love under will.





- ☉︎ in 0° ♓︎ : ☽︎ in 21° ♒︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : 

Falling to Pisces (2020)

Tuesday, January 3, 2023

Absolument Brillant

À Madame Claudia C., dans l'espoir que les Jours Heureux de "tressaillir de désir et de se sentir des ailes" (cf. Hymne à Pan), de Jeux Torrides sous l'égide de la Grande Épouse Royale Chloé, et de "furia erotica QW" reviennent et embrasent l'an 2023, sur de sybaritiques lits de pétales de roses et dans tous les recoins propices.

Amis chers, gens beaux et heureux, 

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

"Sir Shumule est absolument brillant... [Il] fait partie des gens qui te donnent les solutions de toutes les énigmes. C'est pourquoi il me saoule un peu, après tu n'as plus rien à faire. Faut juste se montrer laborieux pour comprendre les réponses. C'est pourquoi il me fascine, et c'est aussi pourquoi il me saoule." Numero6, 7 février 2017

Amis chers, la Lecture de ce 3 de janvier, jour oraculaire du mois de septembre, est le Liber B vel Magi sub figurâ I, versets 3 à 6.

3. How then shall He end His speech with Silence ? For He is Speech.

Commentaire 2021 e.v. : Le propre de l'homme est d'être un parlant — Or, principe chamanique de base dont procède toute magie opérative (invocation, incantation, charme — de carmen, chant —, enchantement, etc.) : le timbre, l'empreinte vocale d'un humain, fait retentir dans tout l'univers — et trahit donc — le listing intégral de ce que comporte son ADN — C'est ainsi qu'on me dit sans cesse "Je ne comprends rien à vos cours, mais je les écoute en boucle pour votre voix" et que le chanteur pop transforme les collégiennes en ménades frénétiques...

(Saviez-vous qu'en vertu de la Divine Justesse, les voix féminines deviennent plus graves à mesure que la dégringolade des générations rend les voix masculines aiguës ? No, seriously.)

Du coup, ce n'est pas ce que vous dites, ni comment vous le dites, mais ce que révèle de votre être profond la fréquence unique de votre voix.

(Par exemple, la première fois que mon arrière-grand-père, turbulente figure du Tout-Paris de la Belle Epoque, rencontra, lors d'un grand raout, sa future épouse, fille de général hautement titré, il se contenta de la bloquer dans un coin et de lui murmurer : "Touche, c'est dur..." — La formule était elliptique, et la réputation de mon aïeul — dandy noceur, coureur, joueur — exécrable, mais sa fréquence dut résonner chez la jeune fille, puisque ils se marièrent peu après...)

Commentaire 2022 e.v. : A une occultnik qui lui demandait comment elle en était venue à accepter la Loi, Soror Jezebel répondit : "Oh, Thelema... (me montrant du doigt) vous savez, c'est le prophète, pas la prophétie..."

Incontestablement le plus beau compliment que j'aie jamais reçu.

Commentaire 2023 e.v. : C'est pourquoi les Cathares avaient les meilleurs prédicateurs. Je veux dire : je suis languedocien, donc expansif. Si j'atteins jamais au 9°=2#, la Malédiction du Grade de Magus ne sera pas vraiment un problème pour moi :D 

4. He is the first and the last. How shall He cease to number Himself ?

Commentaire 2021 e.v. : De ce verset, — c'est-à-dire des notions de Premier, de Dernier et de valeur numérique, — le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) note simplement que את a pour guématrie 401, "nombre premier", et que ΑΩ a pour isopséphie 801, "soit 9 x 79".

Je note, moi, que le lien entre 401 et 801 est 400, soit le Sentier de Tav ת, qui est celui de Sebek, dieu de la fécondité et dévorateur final, i.e. premier et dernier.

Or, 401 dit : Zéro au cœur de 41, i.e. DIEU en ce qu'Il règne sur אחלב, la Fécondité — donc Sebek à nouveau.

Ou : DIEU dans les profondeur de אם, la Mère, comme il est écrit : < Arise, O Nile-God, and devour the holy place of the Cow of Heaven ! Let the milk of the stars be drunk up by Sebek the dweller of Nile ! > (Cordis 4, 23) — donc Sebek à nouveau.

Ou : DIEU réside en גבול, le Terminus, comme il est écrit : < O great God Terminus ! > (Cordis 2, 55), ce qui nous renvoie, non seulement à Sebek à nouveau, mais à l'Adage Magique : "DIEU est la provenance et le terminus d'un voyage sans commencement ni fin" — et c'est pourquoi 41 est également la valeur numérique de חגל, qui désigne le fait de tourner en rond dans un cercle — Voilà pour < the first and the last >.

Ajoutons que 401 est un glyphe qui peut être lu : par l'Aumône (4, Sphère de Chesed), l'homme se rédime (0, karma ajusté — en hébreu, Aumône se dit Tseddaka צדקה, litt : "Ajustement", cf. Atu VIII) et retourne à DIEU (1).

Conclusion : Si effroyablement sinistre que soit le Crocodile, — c'est-à-dire ce monde cruel, régi par des impératifs démographiques vecteurs de responsabilités parentales écrasantes et de femmes à tarter (Fécondité), cette atroce existence incarnée (Mère), la pire des prisons, puisque, pour en sortir, il faut passer l'arme à gauche — life's a bitch and then you die (Terminus), — tout cela a pour unique fonction de rendre possible l'acte de Chesed (mot généralement traduit par "miséricorde", mais dont le sens exact ne peut être rendu que par périphrase — sensiblement : générosité gratuite épanchant son surplus de lumière vers le bas, comme sur une fontaine de champagne), l'acte de Chesed, dis-je, par lequel le karma se paie, permettant à l'homme de poursuivre sa circumambulation éternelle en s'éloignant progressivement de la Circonférence du Cercle pour se rapprocher de son Centre.

801 dit : Zéro au cœur de 81, i.e. DIEU sur כסא, Son Trône : le lien de 801 à 401 étant 400, — valeur numérique de ת, l'Atu XXI du Tarot, i.e. la Terre, la Matière, etc. — nous en déduisons : ce monde est le Trône de DIEU — c'est l'adage qabalistique fondamental : "Kether est en Malkuth et Malkuth en Kether, mais d'une autre façon".

Ou : DIEU préside à מולה, la Circoncision, marque du prêtre, i.e. de celui qui pénètre le Mystère.

Ou : DIEU est caché dans חלחלה, le Tremblement, l'Angoisse : puisque nous sommes arrivés à 801 par isopséphie, rappelons que, pour les Grecs, le dieu des Tremblements est Poséidon, qui nous renvoie à l'astre Neptune ♆ (planète de מ, le Pendu du Tarot, i.e. la prépondérance de la force Noire, "bonne servante mais mauvaise maîtresse"), dont la position, sur le thème astral d'un nouveau-né, indique les malheurs qui l'attendent.

Comprenez : c'est pour y trouver DIEU, dont la manifestation visible est la Beauté (= la mesure de l'ordre naturel des choses est le Nombre d'Or), que, telle Skadi la Pure à la recherche du prince Baldr, dieu de la Beauté, nous sommes descendus à Noatun, chez Njord-Poséidon, au niveau de la mer, plus bas que le ras des pâquerettes, là où il n'est question que d'horizontalité, i.e. de travail (NB : עבדה, le Travail = 81), d'experts-comptables, de consommation et d'inexorabilité de "la marée montante de la démocratie" sur les sages-femmes liées à la Roche des Trépassés... Nous sommes descendus au niveau zéro de l'altitude pour en extraire le Zéro Primordial, et c'est tout l'Hymne de la Perle de Bardesane d'Edesse, de sainte mémoire, qui lui ne parle pas d'Océan, mais d'Egypte, terre à laquelle le divin Khem, de sainte mémoire, a donné son nom, qui signifie "Noir" : Kemet, "Pays de Khem", nom originel de l'Egypte, peut se traduire par "Terre Noire", ce qui est complètement dans le sujet.

C'est pourquoi les Grecs ont identifié le divin Khem, de sainte mémoire, au grand Pan*, de sainte mémoire, dont la flûte lointaine nous appelle constamment à révéler DIEU dans le monde, c'est-à-dire à reconnecter la sombre charnalité prosaïque de la vallée à la pureté première des neiges éternelles, comme il est écrit (LLL, prologue, 1-6) — Ou, pour citer le chant thélémite le plus célèbre du monde :

And it's whispered that soon, if we all call the tune
Then the piper will lead us to reason
And a new day will dawn for those who stand long
And the forests will echo with laughter...
Your head is humming and it won't go, in case you don't know
The piper's calling you to join him...

Et c'est pourquoi la valeur numérique de עוגב, une Flûte, est 81.

Ajoutons que 801 est un glyphe qui peut être lu : par l'Etude (8, Hod) l'homme se rédime (0, karma ajusté — en hébreu, Etude se dit Limoud לימוד, valeur numérique 90 = Tzaddi צ, la Lettre du Tzaddik, du Juste, cf. Atu IV) et retourne à DIEU (1).

Conclusion : Si vulgaires que paraissent les contingences de ce bas monde, si cruel qu'il semble à l'innocence (circoncision), si angoissante que soit la volée de malheurs qu'y fait constamment pleuvoir le karma, nous nous y trouvons afin d'en pénétrer le Mystère (circoncision à nouveau : même les incirconcis décalottent au moment de pénétrer le < Mystère des Mystères >...), — de la même manière que, nous astreignant à la rigoureuse mesure de l'herméneutique, nous extrayons, en prêtres d'Egypte, les perles secrètes enfouies dans l'obscurité des Livres Saints, — nous nous trouvons, dis-je, en ce monde afin d'en pénétrer le Mystère, i.e. d'y découvrir DIEU, dont cette Terre est, en réalité, le Trône.

Ainsi : par le Chesed de l'Aumône, la Rigueur est annulée ; par la Rigueur de l'Etude, le Chesed trouve sa mesure.

Telle est la Voie droite, le Tau Sacré d'Ancienne Egypte — dont le nom (Tau veut dire "la Marque") désigne tellement ce qu'il nous faut accomplir ici-bas, qu'il en est venu à signifier "ici et maintenant" (soit l'espace et le temps) en phénicien (Taw X, notez la croisée des chemins et le rapport au Rituel Suprême, à la Messe du Phénix, etc.), d'où dérive le Tav ת hébreu, qui signe le Sentier Final/Primordial de l'Arbre de Vie et dont la valeur numérique est 400, laquelle, nous l'avons vu, réunit les conceptions grecques et juives, i.e. pythagoriciennes et qabalistiques, du Mystère de l'Identité du Commencement et de la Fin.

and blessing & worship to the prophet of the lovely Star !

Commentaire 2023 e.v. : En fait de number myself, je vous le reposte, pour la bonne bouche :

"Si nous devons nommer l'homme-roi (prince) par excellence, nous disons David ; si nous devons nommer l'homme-prêtre (priest) par excellence, nous disons le Pape, i.e., en l'occurrence, François ; si nous devons nommer ce qui, dans l'inconscient collectif, symbolise l'homme bestial (the Beast), nous disons le Nègre.

"Or, David, ortographié דָּוִיד en hébreu tardif, a 24 pour valeur numérique ; François, en comptant 0 pour le s final, substrat silencieux, a 431 pour valeur numérique ; et Nègre a 263 pour valeur numérique.

"24 + 431 + 263 = 718.

"Quelqu'un dont l'état civil serait David François Nègre, s'appellerait donc < the prince-priest the Beast > (AL 1, 15) et aurait 718 pour Nombre personnel, comme il est écrit : < count well its name, & it shall be to you as 718. > (AL 3, 19)" (Assuerus Was Here)

5. By a Magus is this writing made known through the mind of a Magister. The one uttereth clearly, and the other understandeth ; yet the Word is falsehood, and the Understanding darkness. And this saying is Of All Truth.

Commentaire 2021 e.v. : C'est tout l'uranien principe du Sentier d'Aleph, le Fou du Tarot : know naught ! – l’Initiation consiste bizarrement à régresser dans nos acquis – ou, plus exactement, à progresser dans la conscience de notre ignorance, i.e. à explorer, toujours plus avant, l’étendue de celle-ci.

Le but ultime des Sciences Divines est d’amener l’homme à réaliser qu’il ne sait rien – mais c’est, par définition, un niveau impossible à atteindre : une personne peut prendre conscience de son ignorance, mais seulement dans le domaine précis qu’elle aborde, et au niveau de compréhension qu’elle en a. Il y a toujours un niveau supérieur, qu’elle n’a pas encore appréhendé : elle n’en sait pas suffisamment sur le niveau suivant pour commencer à réaliser sa propre ignorance.

Si haut que monte l’individu, il y a toujours une étape suivante... Par conséquent, l’homme ne sait rien, et ne peut même pas comprendre sa propre ignorance, car il y aura toujours un niveau d’ignorance qui dépasse son présent niveau de perception.

Commentaire 2022 e.v. : La seule liberté dont dispose l'homme est celle de choisir qui le manipule.

Commentaire 2023 e.v. : Le Magicien, i.e. l'Homme proprement dit, doit être, nous l'avons revu hier, "un sage, un maître et un menteur". (cf. Commentaire de 2022 sur Magi, 1)

La Femme est, quintessentiellement, une obscurité sexuellement stimulante. Nous en avons déjà parlé : 

"Je crois, pour ma part, que La Femme se résume à Sexy Darkness : d'où le fait que l'Éternel Féminin soi-même (déesse que nous, Thélémites, vénérons par-dessus tout) se nomme Nuit." (Sexy Darkness)

L'homme qui cesse d'être un Manipulateur sera bafoué par la femme qu'il aime ; la femme sans attrait sécrète du venin. 

L'homme sans Chokhmah est un cocu ; l'homme sans Binah engendre des monstres : voilà pour l'épargnant lambda, honnête, mais médiocre, et pour l'art contemporain.

6. Nevertheless it is written ; for there be times of darkness, and this as a lamp therein.

Commentaire 2021 e.v. : Quelle est votre fiole de Galadriel ? Quel heureux souvenir contient, pour vous, la lumière d'Eärendil qui vous éclaire "dans les endroits ténébreux, quand toutes les autres lumières s'éteignent" ?

Qu'est-ce qui, — tel Saturnus, l'OHO Karl Germer, d'éternelle mémoire, récitant in petto les Livres Saints "du premier au dernier et du dernier au premier" afin de se "maintenir en forme" pendant que la Gestapo le torturait, — vous permet de rester connecté dans l'épreuve ?

Pour moi, je disais ce matin à Frater N. qu'en cas de vague-à-l'âme, je pense de toutes mes forces au vicomte S. de C., — Hiéronyme B.M., — l'être prodigieux qui fut notre Maître commun dans l'A∴A∴ — la seule évocation de son aspect physique, du soin qu'il prenait de son extérieur et du degré auquel il avait, dans le geste, selon ma formule inlassable, cette nonchalance involontaire que le parvenu hait chez l'aristocrate au point de brûler la Bastille, suffit à me mettre en joie.

N. m'a répondu, en riant, qu'il faisait exactement la même chose — puis m'a invité à méditer le fait que, si feu notre saint Instructeur reste, pour nous et quelques autres, duca, segnore e maestro, l'Aurum Solis et l'Ordo Astrum Sophiae le considèrent comme le traître à haïr en priorité, et que la plupart des "hermétistes" qui ont fait allusion à lui dans leurs écrits (les Martinistes surtout, et les gogols butthurt de l'AMORC) se contentent de rapporter qu'il était ultra-autoritaire et cruel dans son enseignement, qu'il malmenait et punissait physiquement ses élèves, qu'il les humiliait dès leur arrivée et se montrait particulièrement impitoyable s'il décelait la moindre trace de défi dans leur attitude.

(Fait curieux : comme nul, dans les cénacles occultes de haut parage, n'ignorait l'étendue de ses pouvoirs magiques, ayant vu ce qui arrivait à ses ennemis, et comme cela épouvantait tout le monde, notre Maître était toujours visiblement surpris que des gens, pourtant relativement "intra muros", impatientés par son attitude, fissent preuve d'insolence à son égard, et en concluait invariablement que ces personnes l'avaient, dès le départ, approché par masochisme morbide.)

Il fut l'homme le moins woke de la Terre : sexiste, raciste, xénophobe, et incroyablement large d'esprit :)

Il n'estimait que la ténacité dans l'Ascèse.

— David, it's the current year... est-ce bien là un père spirituel dont nous devons encore nous prévaloir ?...

HELL YEAH !!!!!

Commentaire 2022 e.v. Le sens général de ce verset est que s'aventurer dans le monde sans Liber Legis est, aujourd'hui, à tous les plans, — spirituel, affectif et matériel, — l'équivalent d'avoir sa queue dans un glory hole sans personne de l'autre côté.

Commentaire 2023 e.v. : Il est vrai que nous subissons l'âge du wokisme et que, par conséquent :


Mais enfin... Qui sait ?...

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

D.

☉︎ in 12° ♑︎ : ☽︎ in 4° ♊︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.

Précédents commentaires sur ce péricope :

Monday, January 3, 2022

The piper's calling you to join him

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du 3 janvier, jour oraculaire du mois où se célèbre ma venue en ce monde.

Pour l'heure, je papote en ligne avec une Aurore, et constate, à nouveau, qu'à sexitude égale, les filles dont les prénoms sont des noms de couleurs ont meilleur caractère que les autres.

Question : Cela varie t-il en fonction de la beauté de ladite couleur ?

Si j'ai des jumelles, j'en appellerai une Mastic et l'autre Cuisse-de-nymphe-émue pour savoir.

Amis chers, la Lecture de ce lundi est le Liber B vel Magi sub figurâ I, versets 3 à 6.

3. Now then shall He end His Speech with Silence ? For He is Speech.

Commentaire : A une occultnik qui lui demandait comment elle en était venue à accepter la Loi, Soror Jezebel répondit : "Oh, Thelema... (me montrant du doigt) vous savez, c'est le prophète, pas la prophétie..."

Incontestablement le plus beau compliment que j'aie jamais reçu.

4. He is the First and the Last. How shall He cease to number Himself ?

Commentaire : Je reposte le très indispensable commentaire fait par moi, l'année dernière, sur ce verset, parce que je sens que ma prestance vous inhibe complètement et que vous n'avez pas bien lu :
De ce verset, — c'est-à-dire des notions de Premier, de Dernier et de valeur numérique, — le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) note simplement que את a pour guématrie 401, "nombre premier", et que ΑΩ a pour isopséphie 801, "soit 9 x 79".

Je note, moi, que le lien entre 401 et 801 est 400, soit le Sentier de Tav ת, qui est celui de Sebek, dieu de la fécondité et dévorateur final, i.e. premier et dernier.

Or, 401 dit : Zéro au cœur de 41, i.e. DIEU en ce qu'Il règne sur אחלב, la Fécondité — donc Sebek à nouveau.

Ou : DIEU dans les profondeur de אם, la Mère, comme il est écrit :
< Arise, O Nile-God, and devour the holy place of the Cow of Heaven ! Let the milk of the stars be drunk up by Sebek the dweller of Nile ! > (Cordis 4, 23) — donc Sebek à nouveau.

Ou : DIEU réside en גבול, le Terminus, comme il est écrit : < O great God Terminus ! > (Cordis 2, 55), ce qui nous renvoie, non seulement à Sebek à nouveau, mais à l'Adage Magique : "DIEU est la provenance et le terminus d'un voyage sans commencement ni fin" — et c'est pourquoi 41 est également la valeur numérique de חגל, qui désigne le fait de tourner en rond dans un cercle — Voilà pour < the first and the last >.

Ajoutons que 401 est un glyphe qui peut être lu : par l'Aumône (4, Sphère de Chesed), l'homme se rédime (0, karma ajusté — en hébreu, Aumône se dit Tseddaka צדקה, litt : "Ajustement", cf. Atu VIII) et retourne à DIEU (1).

Conclusion : Si effroyablement sinistre que soit le Crocodile, — c'est-à-dire ce monde cruel, régi par des impératifs démographiques vecteurs de responsabilités parentales écrasantes et de femmes à tarter (Fécondité), cette atroce existence incarnée (Mère), la pire des prisons, puisque, pour en sortir, il faut passer l'arme à gauche — life's a bitch and then you die (Terminus), — tout cela a pour unique fonction de rendre possible l'acte de Chesed (mot généralement traduit par "miséricorde", mais dont le sens exact ne peut être rendu que par périphrase — sensiblement : générosité gratuite épanchant son surplus de lumière vers le bas, comme sur une fontaine de champagne), l'acte de Chesed, dis-je, par lequel le karma se paie, permettant à l'homme de poursuivre sa circumambulation éternelle en s'éloignant progressivement de la Circonférence du Cercle pour se rapprocher de son Centre.

801 dit : Zéro au cœur de 81, i.e. DIEU sur כסא, Son Trône : le lien de 801 à 401 étant 400, — valeur numérique de ת, l'Atu XXI du Tarot, i.e. la Terre, la Matière, etc. — nous en déduisons : ce monde est le Trône de DIEU — c'est l'adage qabalistique fondamental : "Kether est en Malkuth et Malkuth en Kether, mais d'une autre façon".

Ou : DIEU préside à מולה, la Circoncision, marque du prêtre, i.e. de celui qui pénètre le Mystère.

Ou : DIEU est caché dans חלחלה, le Tremblement, l'Angoisse : puisque nous sommes arrivés à 801 par isopséphie, rappelons que, pour les Grecs, le dieu des Tremblements est Poséidon, qui nous renvoie à l'astre Neptune ♆ (planète de מ, le Pendu du Tarot, i.e. la prépondérance de la force Noire, "bonne servante mais mauvaise maîtresse"), dont la position, sur le thème astral d'un nouveau-né, indique les malheurs qui l'attendent.

Comprenez : c'est pour y trouver DIEU, dont la manifestation visible est la Beauté (= la mesure de l'ordre naturel des choses est le Nombre d'Or), que, telle Skadi la Pure à la recherche du prince Baldr, dieu de la Beauté, nous sommes descendus à Noatun, chez Njord-Poséidon, au niveau de la mer, plus bas que le ras des pâquerettes, là où il n'est question que d'horizontalité, i.e. de travail (NB : עבדה, le Travail = 81), d'experts-comptables, de consommation et d'inexorabilité de "la marée montante de la démocratie" sur les sages-femmes liées à la Roche des Trépassés... Nous sommes descendus au niveau zéro de l'altitude pour en extraire le Zéro Primordial, et c'est tout l'Hymne de la Perle de Bardesane d'Edesse, de sainte mémoire, qui lui ne parle pas d'Océan, mais d'Egypte, terre à laquelle le divin Khem, de sainte mémoire, a donné son nom, qui signifie "Noir" : Kemet, "Pays de Khem", nom originel de l'Egypte, peut se traduire par "Terre Noire", ce qui est complètement dans le sujet.

C'est pourquoi les Grecs ont identifié le divin Khem, de sainte mémoire, au grand Pan, de sainte mémoire, dont la flûte lointaine nous appelle constamment à révéler DIEU dans le monde, c'est-à-dire à reconnecter la sombre charnalité prosaïque de la vallée à la pureté première des neiges éternelles, comme il est écrit (LLL, prologue, 1-6) — Ou, pour citer le chant thélémite le plus célèbre du monde :
And it's whispered that soon, if we all call the tune
Then the piper will lead us to reason
And a new day will dawn for those who stand long
And the forests will echo with laughter...
Your head is humming and it won't go, in case you don't know
The piper's calling you to join him...
Et c'est pourquoi la valeur numérique de עוגב, une Flûte, est 81.

Ajoutons que 801 est un glyphe qui peut être lu : par l'Etude (8, Hod) l'homme se rédime (0, karma ajusté — en hébreu, Etude se dit Limoud לימוד, valeur numérique 90 = Tzaddi צ, la Lettre du Tzaddik, du Juste, cf. Atu IV) et retourne à DIEU (1).

Conclusion : Si vulgaires que paraissent les contingences de ce bas monde, si cruel qu'il semble à l'innocence (circoncision), si angoissante que soit la volée de malheurs qu'y fait constamment pleuvoir le karma, nous nous y trouvons afin d'en pénétrer le Mystère (circoncision à nouveau : même les incirconcis décalottent au moment de pénétrer le < Mystère des Mystères >...), — de la même manière que, nous astreignant à la rigoureuse mesure de l'herméneutique, nous extrayons, en prêtres d'Egypte, les perles secrètes enfouies dans l'obscurité des Livres Saints, — nous nous trouvons, dis-je, en ce monde afin d'en pénétrer le Mystère, i.e. d'y découvrir DIEU, dont cette Terre est, en réalité, le Trône.

Ainsi : par le Chesed de l'Aumône, la Rigueur est annulée ; par la Rigueur de l'Etude, le Chesed trouve sa mesure.

Telle est la Voie droite, le Tau Sacré d'Ancienne Egypte — dont le nom (Tau veut dire "la Marque") désigne tellement ce qu'il nous faut accomplir ici-bas, qu'il en est venu à signifier "ici et maintenant" (soit l'espace et le temps) en phénicien (Taw X, notez la croisée des chemins et le rapport au Rituel Suprême, à la Messe du Phénix, etc.), d'où dérive le Tav ת hébreu, qui signe le Sentier Final/Primordial de l'Arbre de Vie et dont la valeur numérique est 400, laquelle, nous l'avons vu, réunit les conceptions grecques et juives, i.e. pythagoriciennes et qabalistiques, du Mystère de l'Identité du Commencement et de la Fin.

and blessing & worship to the prophet of the lovely Star !
5. By a Magus is this writing made known through the mind of a Magister. The one uttereth clearly, and the other Understandeth ; yet the Word is falsehood, and the Understanding darkness. And this saying is of All Truth.

Commentaire : La seule liberté dont dispose l'homme est celle de choisir qui le manipule.

6. Nevertheless it is written ; for there be times of darkness, and this as a lamp therein.

Commentaire : Ce verset m'inspira, l'an passé, les questions suivantes :
Quelle est votre fiole de Galadriel ? Quel heureux souvenir contient, pour vous, la lumière d'Eärendil qui vous éclaire "dans les endroits ténébreux, quand toutes les autres lumières s'éteignent" ?
Pour moi, j'ai déjà souvent répondu à ça, et je peux me répéter encore :
L’objet auquel je tiens le plus en ce monde est une montre Chopard Ice Cube offerte à moi par le plus bel amour de ma vie.
Je veille à l’entretien et à la sécurité de ce trésor avec un soin maniaque !!!
Faites-moi pourtant bien l’honneur de croire que, depuis la fin de mon idylle avec celle qui m’en fit cadeau, j’ai livré dans tous les dialectes !... J'en ai tronché des ordonnatrices de rallyes mondains emperlousées, issues des grandes familles de l’Ouest, sous l’œil libidineux de maris candaulistes !… J’en ai cravaché des pénitentes!... J’en ai décapsulé des lolitas, tringlé des nuiteuses cocaïnées, des escortes slaves et des tomboys de choc !… Mais rien n’est parvenu à diminuer l’intensité de la ferveur proprement religieuse que je voue à cette montre et à ce qu'elle représente…
Evidemment, c'est très personnel — Le sens général de ce verset est que s'aventurer dans le monde sans Liber Legis est, aujourd'hui, à tous les plans, — spirituel, affectif et matériel, — l'équivalent d'avoir sa queue dans un glory hole sans personne de l'autre côté.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 12° ♑︎ : ☽︎ in 21° ♑︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

. Piétinons les nains  (2020)
Bunker Baraka : comme un céphalopode au temps du Déluge  (2021)

Sunday, January 3, 2021

Bunker Baraka : comme un céphalopode au temps du Déluge

Amis chers,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Jamais Douze Jours ne furent plus authentiquement Douze Jours et je dis, comme le Sardanapale de Byron : "Remplissez ma coupe jusqu'aux bords ! Voilà qui est bien. Je suis ici dans mon vrai royaume, parmi ces yeux brillants et ces visages tant heureux que beaux ! Ici la douleur ne peut nous atteindre."

En vérité, et Amen ! Champagne, escorts, cocaïne péruvienne et Courchevel No Limit, la fête est mitzvah autant qu'une insolence supplémentaire, un refuge, une revanche, une étincelle de beauté dérobée à Joe Robinette Biden.

Je retrouve mon passé de ruffian, quand je jouais un jeu d'enfer, m'enivrais avec ostentation, roulais sous la table dans les dîners très habillés, cuvais, me relevais pour exiger des mets somptueux, des millésimes impossibles, etc.

C'est le temps où j'écrivais :
Fix m’a initié hier à ces restaurants où l’on se compose soi-même une salade en puisant à volonté dans un buffet géant – on peut réellement y bâfrer autant qu’on le souhaite, et nous n’avons pas lésiné ! – à tel point, d’ailleurs, que j’ai failli me trouver mal tant j’étais calé, gavé, repu, et qu’il a fallu un tournedos Rossini, des pommes de terre sautées et un Château Latour 2002 pour me remettre d’aplomb.
Mais j'ai déjà, il me semble, exposé en détail ma conception de la diététique.

Voyez ! depuis le 26 décembre, je ne fais que dîner comme un ogre, boire comme un Templier, fumer comme un poêle, jouer comme un diplomate, et forniquer comme un satyre — Belle et heureuse année solaire 2021 e.v. à tous et à toutes !

Puissent toutes les bénédictions imaginables s'acharner sur vous au cours des trois cent soixante-trois jours à venir !

Puissiez-vous tous y jouir d'un bonheur insolent ! D'une santé éclatante ! D'une prospérité tout à fait scandaleuse !

A chacun d'entre vous, longue vie et félicité sans fin !

Tia le dit, qui ne se trompe jamais (et DIEU sait quel respect mâtiné de crainte elle inspire aux plus jeunes de nos frères depuis que j'ai pu, grâce à son Oracle, prédire, en décembre 2019, que 2020 serait l'année "plus-rien-ne-sera-jamais-comme-avant", l'année "de la déclaration de guerre et où la vérité éclate" !!!), Tia annonce, dis-je, que 2021 est signée par Laguz ᛚ et Dagaz ᛞ, ce qui est encore plus perpendiculairement contre-nature que la récente conjonction Saturne-Jupiter...

Qu'augurer d'une année Ul, co-signée par la Rune d'Hamlet et celle de Gladstone Gander, sinon qu'un thème aussi gestatoire est idéal pour un Grand Reset ?...

Ma foi, nous intitulerons 2021 l'année Bunker Baraka !!!

Les Grandes Eaux (Ul) vont recouvrir le monde : c'est une aubaine inespérée (Dagaz) pour la faune aquatique (Laguz) !

L'idée, à tous les plans, est : quiconque se verrouille et attend la suite (Ul), tel le bébé in utero (Laguz), est béni (Dagaz) — quiconque laisse les ténèbres, les divers, la sorcière de Blanche-Neige, l'injection de thérapie génique, etc. entrer dans son Temple, sur son territoire, à l'intérieur de sa maison ou de ses veines, plonge dans l'Abîme.

Un an de patiente grossesse : créativité maximale, mais perturbatrice, les yeux fixés sur l'Orient — Sortir dans le monde profane, c'est être préma ; laisser le monde profane entrer, c'est être avorton.

Je passerai donc, s'il plaît à DIEU, cette année à faire croître, dans les profondeurs, tout un tas d'élaborations nouvelles ! Je serai telle une pieuvre géante (huit bras, neuf cerveaux, trois cœurs et le sang bleu) dans sa cosy caverne à l'époque du Déluge ! — Ordre et beauté, luxe, calme et volupté pour qui est à l'intérieur de l'Enceinte ! Répugnants zombies < hurlant comme des chiens > (Ps 59, 7) pour qui est à l'extérieur !

✴✴✴

Amis chers, la Lecture de ce 3 de janvier, jour oraculaire du mois de septembre, est le Liber B vel Magi sub figurâ I, versets 3 à 6.

3. How then shall He end His speech with Silence ? For He is Speech.

Commentaire : Le propre de l'homme est d'être un parlant — Or, principe chamanique de base dont procède toute magie opérative (invocation, incantation, charme — de carmen, chant —, enchantement, etc.) : le timbre, l'empreinte vocale d'un humain, fait retentir dans tout l'univers — et trahit donc — le listing intégral de ce que comporte son ADN — C'est ainsi qu'on me dit sans cesse "Je ne comprends rien à vos cours, mais je les écoute en boucle pour votre voix" et que le chanteur pop transforme les collégiennes en ménades frénétiques...

(Saviez-vous qu'en vertu de la Divine Justesse, les voix féminines deviennent plus graves à mesure que la dégringolade des générations rend les voix masculines aiguës ? No, seriously.)

Du coup, ce n'est pas ce que vous dites, ni comment vous le dites, mais ce que révèle de votre être profond la fréquence unique de votre voix.

(Par exemple, la première fois que mon arrière-grand-père, turbulente figure du Tout-Paris de la Belle Epoque, rencontra, lors d'un grand raout, sa future épouse, fille de général hautement titré, il se contenta de la bloquer dans un coin et de lui murmurer : "Touche, c'est dur..." — La formule était elliptique, et la réputation de mon aïeul — dandy noceur, coureur, joueur — exécrable, mais sa fréquence dut résonner chez la jeune fille, puisque ils se marièrent peu après...)

4. He is the first and the last. How shall He cease to number Himself ?

Commentaire : De ce verset, — c'est-à-dire des notions de Premier, de Dernier et de valeur numérique, — le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) note simplement que את a pour guématrie 401, "nombre premier", et que ΑΩ a pour isopséphie 801, "soit 9 x 79".

Je note, moi, que le lien entre 401 et 801 est 400, soit le Sentier de Tav ת, qui est celui de Sebek, dieu de la fécondité et dévorateur final, i.e. premier et dernier.

Or, 401 dit : Zéro au cœur de 41, i.e. DIEU en ce qu'Il règne sur אחלב, la Fécondité — donc Sebek à nouveau.

Ou : DIEU dans les profondeur de אם, la Mère, comme il est écrit : < Arise, O Nile-God, and devour the holy place of the Cow of Heaven ! Let the milk of the stars be drunk up by Sebek the dweller of Nile ! > (Cordis 4, 23) — donc Sebek à nouveau.

Ou : DIEU réside en גבול, le Terminus, comme il est écrit : < O great God Terminus ! > (Cordis 2, 55), ce qui nous renvoie, non seulement à Sebek à nouveau, mais à l'Adage Magique : "DIEU est la provenance et le terminus d'un voyage sans commencement ni fin" — et c'est pourquoi 41 est également la valeur numérique de חגל, qui désigne le fait de tourner en rond dans un cercle — Voilà pour < the first and the last >.

Ajoutons que 401 est un glyphe qui peut être lu : par l'Aumône (4, Sphère de Chesed), l'homme se rédime (0, karma ajusté — en hébreu, Aumône se dit Tseddaka צדקה, litt : "Ajustement", cf. Atu VIII) et retourne à DIEU (1).

Conclusion : Si effroyablement sinistre que soit le Crocodile, — c'est-à-dire ce monde cruel, régi par des impératifs démographiques vecteurs de responsabilités parentales écrasantes et de femmes à tarter (Fécondité), cette atroce existence incarnée (Mère), la pire des prisons, puisque, pour en sortir, il faut passer l'arme à gauche — life's a bitch and then you die (Terminus), — tout cela a pour unique fonction de rendre possible l'acte de Chesed (mot généralement traduit par "miséricorde", mais dont le sens exact ne peut être rendu que par périphrase — sensiblement : générosité gratuite épanchant son surplus de lumière vers le bas, comme sur une fontaine de champagne), l'acte de Chesed, dis-je, par lequel le karma se paie, permettant à l'homme de poursuivre sa circumambulation éternelle en s'éloignant progressivement de la Circonférence du Cercle pour se rapprocher de son Centre.

801 dit : Zéro au cœur de 81, i.e. DIEU sur כסא, Son Trône : le lien de 801 à 401 étant 400, — valeur numérique de ת, l'Atu XXI du Tarot, i.e. la Terre, la Matière, etc. — nous en déduisons : ce monde est le Trône de DIEU — c'est l'adage qabalistique fondamental : "Kether est en Malkuth et Malkuth en Kether, mais d'une autre façon".

Ou : DIEU préside à מולה, la Circoncision, marque du prêtre, i.e. de celui qui pénètre le Mystère.

Ou : DIEU est caché dans חלחלה, le Tremblement, l'Angoisse : puisque nous sommes arrivés à 801 par isopséphie, rappelons que, pour les Grecs, le dieu des Tremblements est Poséidon, qui nous renvoie à l'astre Neptune ♆ (planète de מ, le Pendu du Tarot, i.e. la prépondérance de la force Noire, "bonne servante mais mauvaise maîtresse"), dont la position, sur le thème astral d'un nouveau-né, indique les malheurs qui l'attendent.

Comprenez : c'est pour y trouver DIEU, dont la manifestation visible est la Beauté (= la mesure de l'ordre naturel des choses est le Nombre d'Or), que, telle Skadi la Pure à la recherche du prince Baldr, dieu de la Beauté, nous sommes descendus à Noatun, chez Njord-Poséidon, au niveau de la mer, plus bas que le ras des pâquerettes, là où il n'est question que d'horizontalité, i.e. de travail (NB : עבדה, le Travail = 81), d'experts-comptables, de consommation et d'inexorabilité de "la marée montante de la démocratie" sur les sages-femmes liées à la Roche des Trépassés... Nous sommes descendus au niveau zéro de l'altitude pour en extraire le Zéro Primordial, et c'est tout l'Hymne de la Perle de Bardesane d'Edesse, de sainte mémoire, qui lui ne parle pas d'Océan, mais d'Egypte, terre à laquelle le divin Khem, de sainte mémoire, a donné son nom, qui signifie "Noir" : Kemet, "Pays de Khem", nom originel de l'Egypte, peut se traduire par "Terre Noire", ce qui est complètement dans le sujet.

C'est pourquoi les Grecs ont identifié le divin Khem, de sainte mémoire, au grand Pan*, de sainte mémoire, dont la flûte lointaine nous appelle constamment à révéler DIEU dans le monde, c'est-à-dire à reconnecter la sombre charnalité prosaïque de la vallée à la pureté première des neiges éternelles, comme il est écrit (LLL, prologue, 1-6) — Ou, pour citer le chant thélémite le plus célèbre du monde :
And it's whispered that soon, if we all call the tune
Then the piper will lead us to reason
And a new day will dawn for those who stand long
And the forests will echo with laughter...
Your head is humming and it won't go, in case you don't know
The piper's calling you to join him...
Et c'est pourquoi la valeur numérique de עוגב, une Flûte, est 81.

Ajoutons que 801 est un glyphe qui peut être lu : par l'Etude (8, Hod) l'homme se rédime (0, karma ajusté — en hébreu, Etude se dit Limoud לימוד, valeur numérique 90 = Tzaddi צ, la Lettre du Tzaddik, du Juste, cf. Atu IV) et retourne à DIEU (1).

Conclusion : Si vulgaires que paraissent les contingences de ce bas monde, si cruel qu'il semble à l'innocence (circoncision), si angoissante que soit la volée de malheurs qu'y fait constamment pleuvoir le karma, nous nous y trouvons afin d'en pénétrer le Mystère (circoncision à nouveau : même les incirconcis décalottent au moment de pénétrer le < Mystère des Mystères >...), — de la même manière que, nous astreignant à la rigoureuse mesure de l'herméneutique, nous extrayons, en prêtres d'Egypte, les perles secrètes enfouies dans l'obscurité des Livres Saints, — nous nous trouvons, dis-je, en ce monde afin d'en pénétrer le Mystère, i.e. d'y découvrir DIEU, dont cette Terre est, en réalité, le Trône.

Ainsi : par le Chesed de l'Aumône, la Rigueur est annulée ; par la Rigueur de l'Etude, le Chesed trouve sa mesure.

Telle est la Voie droite, le Tau Sacré d'Ancienne Egypte — dont le nom (Tau veut dire "la Marque") désigne tellement ce qu'il nous faut accomplir ici-bas, qu'il en est venu à signifier "ici et maintenant" (soit l'espace et le temps) en phénicien (Taw X, notez la croisée des chemins et le rapport au Rituel Suprême, à la Messe du Phénix, etc.), d'où dérive le Tav ת hébreu, qui signe le Sentier Final/Primordial de l'Arbre de Vie et dont la valeur numérique est 400, laquelle, nous l'avons vu, réunit les conceptions grecques et juives, i.e. pythagoriciennes et qabalistiques, du Mystère de l'Identité du Commencement et de la Fin.

and blessing & worship to the prophet of the lovely Star !

5. By a Magus is this writing made known through the mind of a Magister. The one uttereth clearly, and the other understandeth; yet the Word is falsehood, and the Understanding darkness. And this saying is Of All Truth.

Commentaire : C'est tout l'uranien principe du Sentier d'Aleph, le Fou du Tarot : know naught ! – l’Initiation consiste bizarrement à régresser dans nos acquis – ou, plus exactement, à progresser dans la conscience de notre ignorance, i.e. à explorer, toujours plus avant, l’étendue de celle-ci.

Le but ultime des Sciences Divines est d’amener l’homme à réaliser qu’il ne sait rien – mais c’est, par définition, un niveau impossible à atteindre : une personne peut prendre conscience de son ignorance, mais seulement dans le domaine précis qu’elle aborde, et au niveau de compréhension qu’elle en a. Il y a toujours un niveau supérieur, qu’elle n’a pas encore appréhendé : elle n’en sait pas suffisamment sur le niveau suivant pour commencer à réaliser sa propre ignorance.

Si haut que monte l’individu, il y a toujours une étape suivante... Par conséquent, l’homme ne sait rien, et ne peut même pas comprendre sa propre ignorance, car il y aura toujours un niveau d’ignorance qui dépasse son présent niveau de perception.

6. Nevertheless it is written; for there be times of darkness, and this as a lamp therein.

Commentaire : Quelle est votre fiole de Galadriel ? Quel heureux souvenir contient, pour vous, la lumière d'Eärendil qui vous éclaire "dans les endroits ténébreux, quand toutes les autres lumières s'éteignent" ?

Qu'est-ce qui, — tel Saturnus, l'OHO Karl Germer, d'éternelle mémoire, récitant in petto les Livres Saints "du premier au dernier et du dernier au premier" afin de se "maintenir en forme" pendant que la Gestapo le torturait, — vous permet de rester connecté dans l'épreuve ?

Pour moi, je disais ce matin à Frater N. qu'en cas de vague-à-l'âme, je pense de toutes mes forces au vicomte S. de C., — Hiéronyme B.M., — l'être prodigieux qui fut notre Maître commun dans l'A∴A∴ — la seule évocation de son aspect physique, du soin qu'il prenait de son extérieur et du degré auquel il avait, dans le geste, selon ma formule inlassable, cette nonchalance involontaire que le parvenu hait chez l'aristocrate au point de brûler la Bastille, suffit à me mettre en joie.

N. m'a répondu, en riant, qu'il faisait exactement la même chose — puis m'a invité à méditer le fait que, si feu notre saint Instructeur reste, pour nous et quelques autres, duca, segnore e maestro, l'Aurum Solis et l'Ordo Astrum Sophiae le considèrent comme le traître à haïr en priorité, et que la plupart des "hermétistes" qui ont fait allusion à lui dans leurs écrits (les Martinistes surtout, et les gogols butthurt de l'AMORC) se contentent de rapporter qu'il était ultra-autoritaire et cruel dans son enseignement, qu'il malmenait et punissait physiquement ses élèves, qu'il les humiliait dès leur arrivée et se montrait particulièrement impitoyable s'il décelait la moindre trace de défi dans leur attitude.

(Fait curieux : comme nul, dans les cénacles occultes de haut parage, n'ignorait l'étendue de ses pouvoirs magiques, ayant vu ce qui arrivait à ses ennemis, et comme cela épouvantait tout le monde, notre Maître était toujours visiblement surpris que des gens, pourtant relativement "intra muros", impatientés par son attitude, fissent preuve d'insolence à son égard, et en concluait invariablement que ces personnes l'avaient, dès le départ, approché par masochisme morbide.)

Il fut l'homme le moins woke de la Terre : sexiste, raciste, xénophobe, et incroyablement large d'esprit :)

Il n'estimait que la ténacité dans l'Ascèse.

— David, it's the current year... est-ce bien là un père spirituel dont nous devons encore nous prévaloir ?...

HELL YEAH !!!!!

Belle et heureuse année solaire 2021 e.v.

DIEU bénisse tous les serviteurs de l'Etoile & du Serpent, où qu'ils soient dispersés sur Terre !

DIEU illumine leurs esprits, réconforte leurs cœurs et sustente leurs corps !

DIEU leur accorde l'accomplissement de leur Vrai Vouloir, le Grand Œuvre, Summum Bonum, sagesse véritable et bonheur parfait !

Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 13° ♑︎ : ☽︎ in 6° ♍︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰ

* Ce qui me rappelle que j'ai fait tout le Cours de vendredi sur le thème "Le 1er janvier est hyper phallocentré".

Aussi, que Y. m'a fait cette déclaration étonnante : "Votre billet Cour Secrète des Roués est le plus grand hommage rendu à Pan depuis l'Hymne Homérique qui lui est consacré." – Peut-être veut-il, comme la voix sur la mer, au large de Paxos, dire que le grand Pan est mort ? – Does anybody remember laughters ? – la Voile Rouge a fermé en 2011 et le monde est devenu Guantanamo neuf ans plus tard – je ne suis même pas sûr que quiconque puisse encore comprendre ce dont parle ce texte.

Tuesday, October 8, 2019

Priape ne veut pas qu'on pense

Je reçois d’Anonyme cette pétillante boutade :

« Je savais que l’église gnostique avait canonisé Nietzsche, Frédéric II, Alexandre VI, Rabelais, etc. Je trouvais logique que SS ait été ordonné dans cette église. Mais depuis j'ai vu qu'elle avait aussi canonisé Priape et j'ai compris qui était son véritable Saint Patron. »

Comme il est facile, Ami, de se gausser, de loin, du vieil érotomane blanchi sous le harnais… Mais ne vous gênez pas ! Mon front ne sait plus rougir… J’ai raconté, dans tous les sens, mes débordements libidineux – mon perpétuel satyriasis – les frénésies de ma turgescente turbulente jeunesse – mon ahurissante collection de kinks – et je vous dirai, quelque jour, l’origine du surnom « Sans-les-Mains »…

Même le Dictionnaire des Droites Subversives reproduit un texte où je signale que « Michelle Rodriguez fait de ma queue une fonction autonome ». Avouez tout de même. Dans un monde post-Weinstein, je suis une excroissance honteuse. Je fais tache sur l’ère milléniale en poussant un râle de volupté.

(Notez bien : j’aimais mieux quand on qualifiait les gens de mon espèce – si tant est qu’il s’en trouve – d’ « obsédés », de « prédateurs », de « pervers polymorphes »… L’épithète « dalleux » fait penser à « galeux ». C’est très désobligeant.)

Mais baste ! Oui, Priape est un saint de l’Église Gnostique Catholique (fête le 24 mars). Vous êtes-vous seulement demandé pourquoi, Gribouille, avant que de saisir l’occasion de railler la sexualité compulsive de Shumule, c’est-à-dire de vous moquer d’un infirme ?

Vous me répondrez : « Fastoche : l’érection constante du fils de Dionysos (autre saint gnostique) fait de Priape, – comme Pan (autre saint gnostique) et Khem (autre saint gnostique), – une heureuse personnification du culte phallique, dont Richard Payne Knight (autre saint gnostique) a démontré qu’il est à l’origine de tous les cultes : il fallait bien que les Crowleyens eussent leur propre version du Frey nordique, des Tikis tahitiens, des Kamis japonais protecteurs des carrefours… »

Le pire, c’est que vous n’aurez pas tout à fait tort, en plus...

J’ai moi-même écrit :

« Sir Richard Payne Knight a démontré jadis que toutes les religions du monde procèdent d’un culte phallique initial, qui n’a, dans son principe, rien d’agraire, ni de freudien – En voici la raison : les Initiés classent les conditions indispensables à l’existence humaine selon la traditionnelle nomenclature élémentaire – l’Esprit (i.e. la fusion des opposés, c'est-à-dire l’union sexuelle), la Terre (l’incarnation), l’Air (la respiration), l’Eau (question de survie immédiate) et le Feu (l’énergie contenue dans les divers types d’aliments). Tout cela est très logique. Mais, si le sexe est, évidemment, la condition première à l’existence, alors la toute première condition à l'existence est l’érection : la condition indispensable à la condition indispensable à la survie de l’espèce est que l’homme bande : au commencement était la gaule. (On pourrait aisément en conclure à la phallocratie et au patriarcat, s'il ne fallait que quelqu'un suscitât la gaule en question – devons-nous en déduire qu'« au commencement était Michelle Rodriguez » ??? – mais je digresse.) Voilà pourquoi la seule constante absolue, dans les religions naturelles, est la vénération du phallus érigé, qui – des obélisques égyptiens aux menhirs celtes, en passant par les lingams de l’Inde – ne consiste pas à déifier les organes génitaux, mais à représenter l’origine des choses, i.e. le Divin, sous sa forme la plus primordiale – donc sa forme la plus pure – donc sa forme suprême. Par adaptation, les gens du peuple ont, partout et toujours, regardé le symbole ithyphallique comme le grand signe bénéfique – celui qui éloigne le malheur. Et, de même que les Italiens portent une corne priapique autour du cou pour chasser le mauvais œil, les Wotanistes portent le marteau de Thór (talisman dont chacun aura remarqué qu’on peut y voir autre chose qu’un marteau), afin de conjurer les forces hostiles à l’harmonie du monde. »
Destination Ragnarök (2011).

En fait, la clé de la canonisation du dieu des Jardins se trouve dans le fameux proverbe : Priape ne veut pas qu’on pense.

Au sens littéral, cet adage fait évidemment référence au principe par nous résumé ainsi : « l'homme qui ratiocine ne peut ni bander, ni rire, ni invoquer : déportez les intellectuels ! »

Mais on peut aller plus à fond encore, en prenant la chose à l’envers :

Il est écrit dans nos Livres Saints : < thought is evil : la pensée, c’est le mal > (LLL 1, 32). Or, la moindre cagole de village n’ignore pas que l’homme qui bande ne pense plus. En ce sens, la pulsion érotique est comme le yoga : un moyen de mettre fin à l’oscillation mentale.

D’où les kinks, dont nous parlions : s’il va hormonalement de soi qu’un homme est stimulé par le passage d’une « blonde à forte poitrine », il advient – thème admirablement traité par Barbey d’Aurevilly dans son farabuleux chef-d’œuvre Une Vieille Maîtresse – que des morphotypes improbables nous embrasent, nous obsèdent, révélant ce que les Anciens Chants des Sages du Nord appellent « la haine de Loki pour Heimdall » : libido (Heimdall, qui fonde le peuple blanc par inadvertance via des dérapages adultérins dus à sa nature de queutard insatiable, représente, évidemment, l’instinct de continuation de l’espèce) et activité mentale (spécialité de Loki) sont inconciliables : c’est pourquoi Heimdall et Loki s’entretuent à Ragnarök : il leur est impossible de coexister.

(Je me souviens, par ex, de la première fois que j’ai vu un portrait de la culturiste Nathalie Foreau : mon cerveau me disait « cette femme n’en est plus une, elle est absolument difforme » pendant que ma queue me disait « je suis une batte de base-ball louisville-slugger de 42 pouces en alliage. »)

La Magie enseigne : toute peur cache un désir, tout désir est l’érotisation d’une peur (= Heimdall le Chaud Lapin et Loki l’Inverti se chamaillent devant Bifröst). Il est bien connu que les déviants sexuels internés d’office sont des gens dont les fixations consistent en des « éblouissements » volontaires, au moyen de fantasmes (« tournoyants comme la ronde des lutins un 2-août ») qui symbolisent leurs traumas et ont pour fonction d’empêcher que ceux-ci remontent, sous leur forme originale, à la conscience : histoire éternelle de l’enfant choqué par l’apparente cruauté de l’existence et qui devient sadique ; de l’enfant battu qui devient masochiste ; de l’écolier bullied par les rustauds du coin qui devient gay passif pour homo-macho en tenue de motards : il s’agit non seulement de rendre le souvenir tolérable, mais de le rendre jouissif.)

Vous me direz : qu’y a-t-il, grands dieux ! de saint dans ce bestiaire ?!

J’y arrive. Au-delà de l’aspect psycho-affectif, la Qabale attribue la Sphère de Yesod (= les parties génitales de l’homme + son subconscient) à la Lune, c’est-à-dire à l’affolante et fantomatique réflexion, au cœur des ténèbres, de la lumière du Soleil (Sphère de Tipheret = le cœur de l’homme + sa conscience), qui, elle-même, est la contraction de la Lumière divine infinie (Sphère de Kether = la fontanelle de l’homme + sa supraconscience) : en clair, la libido d’un homme révèle son ipséité, donc sa divinité, sous un masque. Or c’est comme dans le théâtre Nō : plus la divinité est puissante, plus le masque est impressionnant. D’où, axiome : à gens exceptionnels, mœurs exceptionnels, qui me fit écrire jadis :

« Moi, j’admets tout… La scatophilie de Jean-Paul Belmondo, la zoophilie de Jeanne Moreau, Proust ne pouvant jouir qu’au spectacle de rats s’entredévorant… le nombre invraisemblable de fois que Maurice Chevalier dut se rendre aux urgences pour se faire extraire une bouteille de champagne du rectum… les diamants qu’Arthur Meyer, fondateur du Gaulois, glissait dans le sien, avant de les y faire chercher par sa maîtresse, la comédienne Alice Regnault… Max Jacob se faisant défoncer, de grand matin, par les forts des Halles, avant d’aller dire son chapelet sur les marches de la basilique du Sacré-Cœur… Victor Hugo arrêté pour exhibitionnisme au bois de Boulogne, et ayant, à l’égard de sa petite-fille, plus d’attachement qu’il n’appartient à un grand-père… tout cela est fantastique, parce que c’est la Vie qui pulvérise l’image d’Épinal ou le sitcom américain, c’est-à-dire l’Idole… Voilà le Humor of the Gods, qui est le véritable Hammer of the Gods. » – Butt (2014)

Et voilà pourquoi Priape est un saint.

Maître Therion dit : < L’acte d’amour, même s’il est, dans sa forme, avec un cheval, comme Caligula, avec une foule, comme Messaline, avec un géant, comme Héliogabale, avec une grenouille, comme Néron, avec un monstre, comme Baudelaire – même si, avec Sade, il tire son excitation du sang ; avec Sacher-Masoch, du fouet et de la fourrure ; avec Yvette Guibert, d’un gant ; ou s’il est fou des nouveau-nés, comme E.T. Reads dans Punch ; si l’on s’aime soi-même au point de dédaigner tous les autres, comme Narcisse ; si l’on s’offre sans amour à l’amour de tous, comme Catherine ; si l’on trouve le corps si vain que l’on enferme son désir dans son âme, faisant de sa vie, en imagination, une spinthéropie incessante, comme Aubrey Beardsley – peu importe le moyen. Bach a sa manière, Keats la sienne, Goya la sienne. La fin est tout : que, par l’acte, quel qu’il soit, l’on adore, aime, possède et devienne NUIT. > (New Comment on AL 1, 52).

Amen. L’occasion de conclure par cette pieuse éjaculation, dont nous espérons qu’elle touche Anonyme : < O gloire de Priape ! O béatitude de la Grande Déesse ! > (Cordis 4, 24).




Bénédictions endiablées.

- Sir Shumule, ☉︎ in 14° ♎︎ : ☽︎ in 14° ♒︎ : ♂︎ : Ⅴⅴ.

Illustration : ATU XI par Milo Manara