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Thursday, April 6, 2023

In the house of the Beloved


À M

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.


Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 4, versets 30 à 33.

30. I came to the house of the Beloved, and the wine was like fire that flieth with green wings through the world of waters.

Commentaire 2021 e.v. : Très étrangement, ce verset, pour une foultitudes de raisons dont chacune est suffisante seule, paraît une glose sur l'exploration astrale de Cordis 2, 48, effectuée par moi le 28 juin ⅠⅤⅹⅴ et dont le Registre a été publié ici le 3 mars Ⅴⅴⅰ.

Commentaire 2023 e.v.the wine was like fire : Parole de Bordelais — Le saint Mage Dionysos a conquis les Indes en répandant le sang par torrents et personne ne se souvient de cela — S'il est aujourd'hui considéré comme un dieu, c'est parce qu'il a exprimé du raisin ce suc enchanteur qui bannit la tristesse du cœur, ranime l'âge avancé, inspire la jeunesse, fait oublier ses travaux à la lassitude, à la crainte ses dangers, et nous ouvre un nouveau monde quand celui-ci nous dégoûte.

On me reproche d'être plus "orgiaste" que "militant".

Et alors ?

Par la Sainte Stèle ! je préfère un million de fois la Régence à l'Empire : une orgie ne vaut-elle pas mieux que l'Arc de Triomphe, puisque elle ne coûte pas une larme ? 

31. I felt the red lips of nature and the black lips of perfection. Like sisters they fondled me their little brother ; they decked me out as a bride ; they mounted me for Thy bridal chamber.

Commentaire 2021 e.v. : De ce verset, Frater Aureus donne le commentaire suivant :
Lips of nature – Isis and Nephthys; sisters – he is a little brother – a child Hoor-Paar-Kraat/Horus; through the Understanding of Binah, they are preparing him for a wedding – for the Union with Adonai, and the realization that there is no difference or separation between Magister and Adonai.
Nephtys (litt : "la Dame du Château"), épouse de Seth et amante d'Horus (de qui elle eut Anubis), a pour messager le milan, ce qui, pour le coup, nous renvoie au Songe du 19 janvier dernier (le 19 janvier est la Grande Fête du roi Dagoberth, souverain frénétique auquel je me trouve être très curieusement lié), rapporté par moi en commentaire du verset 1 du Liber Tzaddi.

Commentaire 2023 e.v.they decked me out as a bride : Là aussi, on me reproche mon amour envers mon Epouse Chloé, laquelle a toujours très clairement, très virilement porté la culotte dans notre couple — au point d'avoir elle-même demandé ma main à mes parents.

Et alors ?

Le plus grand héros de toute l'histoire humaine, Héraclès, de sainte mémoire, n'a t-il pas, parce qu'il aimait la reine Omphale, accepté de revêtir des habits de femme et de filer la laine, tandis qu'elle se parait de la peau du lion de Némée et brandissait la massue ?

32. They fled away at Thy coming ; I was alone before Thee.

Commentaire 2021 e.v. : < Thy > se dit, en hébreu, שלך.

Guématrie : 350, qui est celle de ספיר, le Saphir, qui nous renvoie à notre Dame Nuit et nous re-enjoint donc, dans son rapport à Thy, de nous adresser à DIEU (Hud) en direction du ciel nocturne étoilé, comme il est écrit (AL 1, 61) – c'est encore renforcé par le fait que 350 est la guématrie de ערף, "dans l'obscurité".

350 est aussi la valeur de מערם, nudité ou personne nue, qui nous renvoie (et non pas seulement en français, idiome béni où les termes "Nuit" et "Nu" font partie du vocabulaire courant et affichent leur analogie) à AL 1, versets 14, 64 et 62.

En matière de temuroth, nous trouvons :

- שלך, s'évanouir, défaillir, cf. Al 1, 33.

- לשך, se reposer, cf. AL 1, 58.

- שכל, "relatif au cerveau", dans le sens de notre "cérébro-" (notez incidemment que 350 est la valeur numérique de קרן, la tête.)

350 est donc un Nombre directement lié à Nuit-en-tant-qu'Icône-ultime-de-Celui-que-l'on-ne-peut-nommer-parcequ'Il-n'a-pas-de-nom, ce qui convient à une élaboration du 8 (3+5+0), comme il est écrit : < I call it eight > (AL 1, 46).

Commentaire 2023 e.v.
I was alone before Thee : La solitude — être "le seul" — est ce qui caractérise spécifiquement la dignité de Roi. 

33. I trembled at Thy coming, O my God, for Thy messenger was more terrible than the Death-star.

Commentaire 2021 e.v. : Rien ne terrifie le low man comme la néantisation de l'I am I, c'est-à-dire, – selon la formule de אדני telle que nous en avons parlé en commentant le verset 24, – de partir en quête de son être véritable, parce que la "couche intermédiaire" est le Nun נ, la destruction.

Ainsi, le nabot malingre qui s'est psychotiquement persuadé qy'il est un colosse, – parce que son gabarit lui avait valu des brimades à l'école, – et veut devenir rikishi, doit d'abord prendre une trempe sur le dohyō, pour regarder en face le fait qu'il est, effectivement, un nabot malingre (c'est la phase Nun, encore plus douloureuse que la trempe).

Alors, seulement, peut-il appréhender que sa persona est le déguisement d'une étoile, – d'une star qui est la demeure d'un dieu, comme il est écrit < Tout homme et toute femme est une étoile > (AL 1, 3) et < Khabs est le nom de ma demeure > (AL 2, 2), – puis apprendre l'équitation et devenir Yves Saint-Martin.

Pour les rois, c'est le sens de mon conte sur le kraken, selon ma formule inlassable : ce que tu fuis est ton salut.

Pour les esclaves, c'est < la peur de la mort est le sang du monde > (THI ☾ 5) : ils sont si terrifiés par la phase Nun, qu'ils sont prêts à toutes les bassesses (donc à toutes les servitudes) pour valider leur I am I – On pourrait les faire s'auto-reclure chez eux plus sévèrement qu'en prison, – applaudir dans le vide, volontairement, tous les soirs, depuis leurs balcons, comme des otaries de cirque, – accepter de ne mettre le nez dehors qu'affublés d'un humiliant bâillon BDSM, – et confisquer, sans qu'ils bougent, leurs humbles bas de laine, fruits d'une vie de labeur, pour faire don de ceux-ci à d'archi-zillionaires, – simplement en leur parlant de "mort" (Nun, Atu XIII, donc).

Ainsi s'opère le tri entre rois et esclaves.

Commentaire 2023 e.v. : Thy messenger was more terrible than the Death-star : Je suis pour la restauration de l'ancien usage qui voulait que l'on décapitât systématiquement tout messager porteur de mauvaise nouvelle, ainsi qu'on écrase l'araignée du matin. 

Les life coaches du peuple redécouvrent la sagesse profonde de cette coutume : "Les personnes anxiogènes doivent être évacuées de votre entourage immédiat, les personnes apaisantes y être chéries", etc. 

C'est du simple bon sens, que l'on choisisse d'en retenir l'aspect vénusien (ne laissez entrer dans le Club aucun être qui risque de plomber l'ambiance, déroulez le tapis rouge pour Jennifer Lopez), ou l'aspect martial (au moment du danger, fusillez tout ce qui est porteur d'angoisses supplémentaires, soyez d'une indulgence coupable envers tout ce qui booste le moral des troupes). 

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

☉︎ in 16° ♈︎ : ☽︎ in 20° ♎︎ : ♃︎ : Ⅴⅰⅹ.





Précédents commentaires sur ce péricope : 

. Ascot zinzolin (2020)
. Crush (2021)

Saturday, March 18, 2023

Luscious Devil


Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.



39. Thou hast fastened the fangs of Eternity in my soul, and the Poison of the Infinite hath consumed me utterly.

Commentaire : DIEU est une parabiose hétérochromique.

40. I am become like a luscious devil of Italy ; a fair strong woman with worn cheeks, eaten out with hunger for kisses. She hath played the harlot in divers palaces ; she hath given her body to the beasts.

Commentaire : Si nous pouvions seulement mettre, dans notre rapport à DIEU, un millième de l'art, de la science et de l'énergie que déploie une escorte à obtenir de son client la troisième bouteille ou une pornstar à rendre sa scène stimulante !... 

41. She hath slain her kinsfolk with strong venom of toads ; she hath been scourged with many rods.

Commentaire : Marquise de Brinvilliers. Oui, le karma est aussi peu sentimental qu'une brique qui tombe.

Cela dit, on peut accomplir de sains réajustements sans obligatoirement s'empatouiller dans des rétributions aussi hard core

Voici mes recommandations : 

1. Lorsque vous vous efforcez d'améliorer des situations qui se trouvent de guingois, agissez principalement par amour plutôt que par culpabilité ou par pitié (AL 3, 56 vs. AL 3, 18).

2. Combattez tendrement au nom de la Justesse, et non méchamment au nom de la Justice. 

3. Demandez-vous comment vous pourriez servir d'intervention divine dans la vie de ceux que vous aimez, puis servez d'intervention divine dans la vie de ceux que vous aimez.

42. She hath been broken in pieces upon the Wheel ; the hands of the hangman have bound her unto it.

Commentaire : La seule personne que le Livre de la Loi voue nommément au supplice de la roue est la Vierge Marie (AL 3, 55). 

Or : 
Pour moi, "Marie" évoque les ultra-chtoniennes Vierges noires de l'Orthodoxie — magnifiques spécimen de Femmes Sauvages, surgis du paléochristianisme (il y a quelque chose de Panagia dans Kim Kardashian vénérant les saintes icônes dans la plus ancienne cathédrale du monde) – ou les jeunes latinas shaking what their mama gave them dans les clips de reggaeton – ou, à l'extrême rigueur, la toile de Max Ernst, Vierge corrigeant l'enfant Jésus devant trois témoins.

Mais j'admire que le Seigneur de l'Æon ait décrété digne de figurer sur la roue l'ensemble des femmes castae, de sorte que l'adjectif et nom "roué" ne s'applique plus à qui, comme moi, a les mœurs d'un compagnon de plaisir du Régent, mais à la ménagère de type Evelyne Thomas. (Panagia)
D'autre part : 
Il me semble qu'il faut réévaluer totalement la raison pour laquelle la Loi voue la Vierge Marie au supplice de la roue (AL 3, 55).

L'idée communément admise est qu'elle est maudite parce qu'elle est "inviolate", i.e. d'une chasteté imprenable. 

Mon interprétation à moi est qu'elle est, au contraire, maudite parce qu'elle consent, penaude et servile (Luc 1, 38), à l'union avec un dieu des blaireaux (aka "dieu du vieux pays gris" en termes thélémites orthodoxes), connu pour son control freak insensé, au lieu de l'envoyer paître, en riant, avec un doigt d'honneur. (Nigh to Death)
Mais quid des < mains du bourreau > ? Est-il rien de plus méprisable et répugnant qu'un bourreau ? 

Non. Hormis un plat en gelée, un bubon de pus, ou, bien sûr, un juge d'instruction à Cusset (Allier), rien. 

Le seul bourreau réellement admirable qui eût jamais foulé la Terre était celui de notre roi Dagobert Ier, ce qui ne rajeunit personne.

Soit un peu d'Histoire : 

Notre roi Dagobert  (règne 629-638) vivait dans un luxe effréné. 

Il s’était fait faire un trône d’or massif orné de pierres précieuses, avait la passion des joyaux énormes, des étoffes somptueuses, des plats de vermeil, des objets  rarissimes… 

Son intérieur et sa garde-robe, décrits par les familiers de la cour, donnent une impression de too much proprement babylonienne…

Ce cadre, joint à l’extrême dérèglement de ses mœurs, finit par faire jaser dans la noblesse franque. 

En 630, on soupçonna le roi d’amollissement. 

Un temps, on parla même de « roi efféminé ». Un temps fort bref. 

Dagobert mit un terme aux commérages en invitant Brodulf, oncle du roi Caribert II et principale « commère », dans son palais, où il l’égorgea de ses propres mains, devant toute la cour – fait exceptionnel : en général, lorsqu’il souhaitait assassiner quelqu’un, Dagobert le conviait en lui jurant que « pas un cheveux de sa tête ne serait touché » – il avait, en effet, parmi ses gardes du corps, un bourreau virtuose qui possédait l’art de décapiter les gens d’un seul revers de sabre et sans toucher leur chevelure – la victime se présentait donc, s’agenouillait en signe d’hommage – et sa tête volait sans qu’un cheveux n’eût été touché.

Comme dans le cas de Dagobert égorgeant Brodulf, puissiez-vous, avant l'Equinoxe, régler, de façon brusque, ponctuelle et radicale, toute situation fâcheuse tendant à s’éterniser dans votre vie !   

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

☉︎ in 27° ♓︎ : ☽︎ in 16° ♒︎ : ♄︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope :

Wednesday, January 19, 2022

The end of sorrow is come

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le cinquième mercredi après Yule et quelqu'un va t-il me dire, enfin, ce qu'est un Ouïghour ? — C'est flippant, comme mot, Ouïghour — On dirait le nom d'un produit Yoplait dont le marketing a été complètement raté.

Autrement, je reçois, à l'instant, le courrier d'un Breton, qui me reproche longuement d'avoir écrit Autopsie du Golem (texte où j'expliquais, dix ans avant tout le monde, que Jean-Marie Le Pen était un comédien cabot de basse extraction sociale, casté par Grossouvre et Attali pour le rôle d'Emmanuel Goldstein, et non un candidat réel), et conlut, avec, il me semble, un tantinet trop de dignité blessée :
"Je reproche à Zemmour ses propos sur les enfants handicapés ; que reprochez-vous à Jean-Marie Le Pen ?"
Facile : d'être breton — Il me semble que, quand on vient d'une région où même les filles s'appellent Yann et où les communes portent des noms tels que Pleumeur-Bodou, c'est précisément comme quand on a un enfant handicapé : la moindre des choses, c'est de se faire tout petit.

Je me hâte d'ajouter que j'ai ramené de mes (nombreux) séjours dans le massif armoricain, outre un léger ras-le-bol des cirés jaunes, une inexplicable passion pour la Bretagne — Ainsi que j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire :
Normalement, il faudrait détester la Bretagne.

Déjà, rien que le nom : breizh. Je suis infiniment sensible au langage et breizh, c’est comme le bortsch, tu ne m’en feras pas manger.

Dans le peuple, les Bretonnes sont comme des Irlandaises, en plus rosses. Les Bretons sont tous des skippers burinés par les embruns ; ils portent des marinières sans référence à Jean-Paul Gaultier, et n’ont que deux expressions : hostile (maxillaires tendus – c’est leur mode de veille, leur physionomie ordinaire) et fier (maxillaires toujours tendus, mais les sourcils remontent vers le front – cette expression s’emploie exclusivement dans le cas où Alan Stivell entonne Tri Martolod.)

Chez les seniors, on trouve l’inévitable pêcheur sans âge, infiniment ivrogne, qui parle le dialecte d’une peuplade dont il est le seul membre. Sa femme est invariablement un vieux polichinelle complètement voûté, qui marche sur sa coiffe bigouden en allant au village.

Et puis pour ce qui est de pleuvoir, il pleut.

Las ! expliquez ça comme vous pouvez : je raffole de la Bretagne.
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Tzaddi vel Hamus Hermeticus sub figurâ XC, versets 1 à 4.

1. I fly and I alight as an hawk : of mother-of-emerald are my mighty-sweeping wings.

Commentaire : Le mother-of-emerald s'appelle, en français, la prasiolite, ou le quartz prase, et tout le monde trouve ça moins chic, parce que prase dérive du grec πράσον, qui signifie "poireau".

Cela renvoie, évidemment, au légendaire texte de moi intitulé Les Fées ont des Bottes (Dazed and Confused in Lugnasad), dans lequel je rapportais avoir dû, — à la demande d'une fée, — répondre, dans une perspective strictement paganisante, à la question "La vie est-elle un légume imparfaitement cuit ?"

Soit, pour le plaisir, la première partie du texte en question : 
Je m’alcoolisais, le soir du 1er août, en compagnie du célèbre Fix. Nous avions passé le début de la nuit à broyer du homard dans un restaurant mode, puis migré sous les chapiteaux corinthiens et ioniques d’un palace décadent, où, installés au bar, absolument désert, nous nous enivrions de cocktails anciens : Double D, Moscow Mule et Baltimore Eggnogg.
Abrutis par l’action combinée de l’alcool et du sucre, nous eûmes un sursaut assez désagréable quand une voix féminine s’éleva près de nous : « Messieurs, disait-elle, vous pardonnerez, j’espère, mon indiscrétion, mais j’ai, sans le vouloir, entendu votre dialogue, et cru comprendre que l’un d’entre vous était Sir Shumule himself... L’illustre Sir Shumule !… Shumule le reluisant !… Shumule, le roi des blogueurs !… »

J’étais dos à l’intruse. Fix, qui lui faisait face, me souffla dans l’oreille : « Regarde ! C’est Kylie Minogue ! » – Je tournai vivement la tête et me retrouvai nez à nez avec une authentique fée multicolore, – de module Clochette, – qui voletait au-dessus du comptoir en répandant de la poussière d’étoile !!! o.O (Bien sûr, Fix était un peu paf, mais, effectivement, en lumière tamisée, la créature magique avait un faux air de Kylie Minogue, et portait des boots, conformément aux visions d’Ozzy Osbourne.)

Elle me déclara sans ambages être ma plus grande fan, ma « groupie haletante » (sic), tout avoir lu de moi, etc. mais me reprocha de n’avoir jamais clairement répondu à nombre de « questions essentielles » (sic) posées par les Smart Ass Commentators de feu mon Blood-Splattered Blog – « Des questions, précisa t-elle, comme : « Est-il permis à une femme d’avoir des relations sexuelles avec un morse ? », ou : « La lune est-elle une banane, et, dans ce cas, où se trouve l’épluchure ? », ou encore : « La lune est-elle un camembert plâtreux ? »… »

Après s’être interrompue pour siffler le barman (!), et lui commander trois Adios Motherfucker (« mon cocktail favori, gloussa t-elle, égrillarde : très joli visuel, mais blackout assuré ! »), la fée, subitement grave, me regarda dans les yeux, et martela d’une voix lente : « La question fondamentale pour moi, Sir Shumule, – la question à laquelle je vous somme de répondre sur-le-champ – ici même – vous fut posée le dimanche 22 juillet 2012, par un certain « Supérieur Inconnu ».

« Cette question, que vous connaissez bien – cette question que vous avez tout fait pour occulter – car elle vous dérange… – cette question, Sir, est la suivante :

« Helluvah Holy Guru, la vie est-elle un légume imparfaitement cuit ? »

« Allez, mon cher… Nous vous écoutons… »


La Porrophagie dans le Fumoir


« Eh bien, Amie, commençais-je (renversé dans les coussins profonds d’un cosy petit fumoir où nous nous étions repliés), voilà ce que, dans notre jargon, nous appelons une question « diva » : hyper bonne, mais difficile… Une question qui, du reste, en entraîne bien d’autres : le Karma est-il une cuisinière vegan au talent discutable ?…  Pourquoi les temps de cuisson ne sont-ils pas démocratiquement votés par des représentants du personnel hôteliers ?Qu’est-ce, au bout du compte, qu’un légume, sinon ce que nous passons notre enfance à tenter de ne pas manger ?… Tout cela va loin… Interrogeons les Anciens…

« Le premier légume que mentionne l’Edda est un poireau, ce qui manque cruellement d’élégance. Nous lisons :

Áðr Burs synir biöðum um ypþo, þeir er miðgarð mœran scópo ; sól scein sunnan á salar steina, þá var grund gróin grœnom lauki.
Avant de créer l’Enceinte du milieu, les fils de Borr se bâtirent un palais. Le soleil de midi étincelait sur les murs de la grande salle et la terre se couvrait d’herbe verdoyante. (Völuspa, 4)

Or, la fin de la vísa, < þá var grund gróin grœnom lauki >, traduite ici par : < la terre se couvrait d’herbe verdoyante  >, signifie littéralement : < du sol, ont poussé de verts poireaux >…

« Eh oui ! Contrairement à la superstition commune, l’hépatique (hepaticophyta) n’est pas la première plante qui ait paru à la surface de la planète : c’est le poireau (allium porrum) qui l’est – on peut raisonnablement en déduire que les Ases de l’époque se nourrissaient exclusivement de quiches, et que la jet-set ne se bousculait pas aux soirées macrobio du Valhalla (si merveilleusement plein-sud que fût orienté celui-ci)…

« Il y a là, je trouve, quelque chose d’humiliant pour les fleurs… le règne végétal commence par le poireau !!! :( … La prochaine fois qu’un lys tigré crâne en votre présence, rappelez-lui ses origines !… je veux dire : ces temps étaient rudes, Amie !… Ils ont laissé, dans la conscience collective de notre peuple, un traumatisme aigu, une blessure si vive que, pour nous, le poireau est désormais indissociable de l’idée de verrue faciale, de Mérite agricole, et de pub gallois…

« Donc, si la vie est un légume, la vie est essentiellement un poireau… Azur, pour certains, Monstrueux pour d’autres… ou bien Furor, Gros Long, Malabare, Géant Précoce… mais enfin : un poireau. Et si la vie est un poireau, la vie est un légume « imparfaitement cuit », puisque il est difficile d’imaginer un poireau « bien » cuit… :/ »

- Sir Shumule, vous êtes un snob ! interrompit la fée. Assyriens, Égyptiens, Chinois consommaient du poireau longtemps avant notre ère, et l’on affirme que, durant l’Exode, les Hébreux regrettèrent trois choses : les concombres, les melons, et les poireaux…

« Lorsque le Pharaon Khéops voulut honorer un médecin qui l’avait soulagé d’une infection urinaire, il lui accorda mille poires, cent cruches de bière, un bœuf, et cent bottes de poireaux.

« Le poireau était, en effet, particulièrement florissant en Égypte et de nombreuses fresques funéraires en représentent une botte à côté d’un bouquet d’oignons, parmi les produits que le rituel prescrivait d’offrir aux divinités du Sommeil et des Ténèbres. Il était l’objet des soins assidus de maraîchers, qui se levaient à l’aube pour aller l’arroser.

« Aristote affirme que le cri strident de la perdrix lui vient de son goût pour le poireau, dont la consommation régulière éclaircit la voix. L’empereur Néron aimait tant la soupe de poireaux qu’il fut surnommé « le Porrophage »… Mais poursuivez… »

- La vie est-elle un légume ? revins-je, impavide, à mes moutons… Une seule chose est sûre : l’état de poireau, l’état de « légume imparfaitement cuit » constitue l’ambition ultime de la plupart des humains… Ainsi que je l’écrivais récemment : « Ne débranchez pas vos parents qui sont dans le coma : ils ont atteint votre idéal de bonheur terrestre. »

« Y avez-vous songé ?… Les personnes que l’on appelle communément « légumes », – celles qui se trouvent à l’hôpital en « état végétatif chronique », i.e. passée la mort encéphalique, – n’ont pas à se lever le lundi matin… elles ne travaillent pas… elles sont nourries, logées, blanchies à ne rien faire… elles ont du personnel qui les gave, les bichonne, et fait leur toilette, sans qu’elles aient seulement à lever le petit doigt... elles sont toujours en vacances… n’ont aucune décision à prendre… ni aucune douleur, jamais !… elles sont, en permanence, plus défoncées que ne pourront jamais vous défoncer les plus défonçantes de toutes les drogues !…

« N’est-ce pas l’existence d’un Maharadja ?… Que dis-je ? mieux que l’existence d’un Maharadja, qui a des responsabilités, lui !… Qu’en pensez-vous ?… Coma dépassé, zéro responsabilités !… et vous voudriez mettre un terme brutal à tant de bonheur ?!…

« Au nom de quoi ?… Que reprochez-vous exactement à l’état végétatif ?… Il empêche de prendre les transports en commun ?… De cotiser à la Sécurité sociale ?… De regarder la télé ?… De consommer des burgers ?… D’aller chez le dentiste ?… De payer ses impôts, en rêvant du billet de loterie gagnant qui permettrait de ne plus rien faire – c’est-à-dire d’avoir précisément la vie d’une personne en état végétatif ?…

« Ah, bien sûr… un comateux ne peut pas recevoir l’Initiation, ni faire Huð, ni étudier, ni procréer… Mais l’épargnant médiocre qui, officiellement, n’est pas dans le coma, ne fait, de toute manière, aucune de ces choses… alors, quelle importance ?… »
2. I swoop down upon the black earth ; and it gladdens into green at my coming.

Commentaire : Puisque nous tenons le nuancier, ne le lâchons pas : je ne parviens pas à comprendre que personne ne reproche aux médias d'appeler les femmes hispaniques "brown woman", alors que la complexion de celles-ci est objectivement verdâtre, et non marron — Green women serait cool, et offrirait une lecture intéressante de ce verset : La lumière divine transforme Nicki Minaj en Jennifer Lopez.

3. Children of Earth ! rejoice ! rejoice exceedingly ; for your salvation is at hand.

Commentaire : Tout phénomène est un message direct de DIEU à mon âme — Je ne me préoccupe donc jamais du livreur, mais seulement de ce qu'il apporte. 

C'est ainsi que, la dernière fois que j'ai abusé de la faiblesse psychologique d'un riche héritier pour le dépouiller de tous ses biens, et que l'épouse de celui-ci a cru devoir, — en plein tribunal, devant le juge qui venait de lui signifier qu'elle était, désormais, de mon fait, irréversiblement sur la paille, — me traiter de (je cite) "fils de pute" (sic), je me suis fait la réflexion suivante : 

"Nous sommes tous Children of Earth, Enfants de la Terre, ainsi que nous le proclamons, chaque dimanche, pendant le Crédo :
I believe in one Earth, the Mother of us all, and in one Womb wherein all men are begotten, and wherein they shall rest, Mystery of Mystery, in Her name BABALON.
Or, Babalon est une hétaïre sacrée : par conséquent, bien que je sois Hadit, Maître de la Connaissance et des Délices, grand dieu céleste, bien-aimé de Nuit, je suis aussi nécessairement, en tant qu'humain, un FDP, au sens absolument littéral du terme : toujours me rappeler le premier en période de descente, pour ne pas trop me décourager, et le second, en période de montée, pour ne pas trop m'emballer."

4. The end of sorrow is come ; I will ravish you away into mine unutterable joy.

Commentaire : Je pensais à ce verset tout à l'heure, en ingérant, pour faire pièce à une effroyable gueule de bois (nous avons pris un peu d'avance sur les fêtes commémoratives de la mort de Dagoberth Ier), mon premier Cuba Libre de la journée.

Car oui ! quelle sorrowful gueule de bois indeed !... Une gueule de bois de nuance nihiliste, qui fait mal pour faire mal !... Accompagnée d'un blackout au moins équivalent à celui qu'éprouvait Abraham Lincoln, le matin où, émergeant d'une nuit de beuverie, après la Proclamation d'Emancipation, il s'écria : "J'ai signé QUOI ???!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

A propos de Lincoln, c'est aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Robert E. Lee (le général des Confédérés — Saviez-vous qu'il était daltonien, — et qu'il a donc, probablement, adressé des insultes racistes à de nombreux Blancs, — et qu'en dehors d'envoyer des milliers de gens se faire tuer pour une noble cause, sa grande passion était la poésie française ?)

Ce qui me rappelle qu'on m'a (encore) demandé ce matin pourquoi Thelema considère les anniversaires de naissance comme des lesser feasts — J'ai dit : "Il y a mieux à célébrer, chez un grand homme, qu'un jour où il n'a fait que crier sur sa mère qui venait de se taper tout le boulot."

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 29° ♑︎ : ☽︎ in 18° ♌︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

Thursday, September 2, 2021

Thelema Thursday

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le troisième jeudi après la fête pour la première nuit et je voudrais des sushis au poulpe, Lucifer Rising and Other Sound Tracks et assez de vodka pour tuer un bœuf.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber AL vel Legis sub figurâ CCXX, chapitre 1, versets 38 à 41.

38. He must teach; but he may make severe the ordeals.

Commentaire : Tout le monde sait que, dans l'Initiation, la sévérité du maître est un compliment, puisqu'elle est systématiquement proportionnelle au talent de l'élève — Mais "sévère" a t-il encore un sens, à l'heure où les Enseignements qu'on allait autrefois chercher, dans des conditions périlleuses, jusqu'à Héliopolis, sont accessibles depuis votre IPhone ?...

Aux gens qui me prient, en ligne, de leur relayer certains vieux cours ou de préciser une méthode rituelle, je réponds généralement : "C'est d'accord. Envoyez-moi quatre-vingt-treize millions d’euros via PayPal ou une photo dédicacée de Gina Carano avec certificat Memorabilia d’authenticité" — Les réactions Gen-Z à ce genre de phrases sont toujours rigolotes :)

Lorsque je suis d'humeur bourrue, je m'en tiens à : "Ce sera un million d'euros et le sang d'un nouveau-né." (NB : Si l'internaute se pique de paganisme norse, c'est plus cher, naturellement : "Ajoutez-y le bruit de pas d’un chat, la barbe d’une femme, les racines d’une montagne, les tendons d’un ours, le souffle d’un poisson et le crachat d’un oiseau, dans un vase d’albâtre.")

Il fut un temps où je poussais même l'observance jusqu'à accepter de répondre à des Trogs qui ne disaient pas "s'il vous plaît" ! (Il est vrai que je leur répondais : "Impossible. J'enseigne la Magie et vous n'avez pas dit les mots magiques.")

— Sir, en quoi cet humour de troll 2010 est-il "sévère" ?...

— En sa non-sévérité, qui prouve à quel point je suis avare de compliments.

39. The word of the Law is θελημα.

Commentaire : Un fâcheux me demanda un jour, espérant me mortifier : "Comment expliquer que la Seine-Saint-Denis porte le code 93 ?"

— C'est, répondis-je, que depuis Dagoberth le Grand, — fameux spécimen d'Hermite de Hadit ! — elle est la Demeure où sont réunis les Rois.

40. Who calls us Thelemites will do no wrong, if he look but close into the word. For there are therein Three Grades, the Hermit, and the Lover, and the man of Earth. Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Commentaire : Soror Th. disait : "J'ai connu des jeunes gens ultra-superficiels, qui ne se souciaient que de Bal des Debs, de quartiers de noblesse et de Bottin Mondain, et qui étaient, sans le savoir, des Thélémites de tout premier plan ; et j'ai connu des Muggles de la plus plate espèce qui dirigeaient chacun trois Ordres magiques."

41. The word of Sin is Restriction. O man! refuse not thy wife, if she will! O lover, if thou wilt, depart! There is no bond that can unite the divided but love: all else is a curse. Accursed! Accursed be it to the aeons! Hell

Commentaire : Frater S. m'a interrogé sur le sens de ma phrase "On peut devenir, non seulement un saint gnostique, mais un superhéros, à condition de travailler dur" (Sombre Surhomme) — J'ai répondu : 

"O lover, if thou wilt, depart : Le jeune homme follement épris peut aisément, sans effort, traverser la moitié de la France pour rejoindre sa bien-aimée — il vole : c'est un superhéros.

"There is no bond that can unite the divided but love : Pour l'homme qui n'aime rien, en revanche, le simple fait de se lever le matin est la curse biblique : un labeur harassant — Hell : cet homme est un forçat, même s'il est PDG.

"Tout ça est affaire de glande surrénale, laquelle est très développée chez l'enfant, racornie chez l'adulte, et grossit à nouveau, progressivement, au cours de l'Initiation — Hunter S. Thompson en tirait son adrénochrome et les maîtres quimbandeiros en tirent leur immortalité.

"Travailler dur" signifie : consciemment, constamment, voir Nuit en toute chose, comme le jeune homme follement épris rejoint sa Bien-Aimée : c'est pourquoi il est écrit < be our bed in working > (AL 2, 66).

"Or Hud est la cabine téléphonique à l'intérieur de laquelle tu < Put on the wings >, Superman ! (AL 1, 61)"

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will


- ☉︎ in 10° ♍︎ : ☽︎ in 14° ♋︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Aperçus sur le Djeridensis Comment (AL 1, 38-41) (2020)

Tuesday, August 10, 2021

Cassandra Complex

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le huitième jour après Lugnasad et on m'a interrogé, ce matin, sur le thème, crucial en Thélémisme, de l'amoralité. 

Répondre "le Terrien est moral, l'Amant immoral et l'Hermite amoral" nécessite des développements sans fin, et l'exemple fameux donné par Sir Aleister (la petite fille qui pleure devant une toile représentant les persécutions de Dioclétien en disant "pauvre petit lion, qui n'a pas de chrétien à manger !") est cité à chaque fois. 

J'ai donc rappelé un point d'Histoire par lequel j'avais, en 2011, illustré un horoscope préconisant une absence totale de considération pour ce qui se fait ou ne se fait pas dans le cadre de la résolution d'un problème d'apparence insoluble :
Déjà, au VIIème siècle, nos damnés amis d’outre-Danube, d’outre-Elbe et d’outre-Vistule profitaient des catastrophes politiques affligeant leurs dépotoirs natifs pour se faufiler en France et y obtenir un statut de réfugiés. 

Ainsi, sous Dagobert Ier (r. 629-638), neuf mille clodos bulgares (le terme de « Bulgares » couvrait, à l’époque, à peu prés tous les ressortissants d’Europe de l’Est – lorsque vous lisez « Bulgares » dans une chronique du Moyen-âge, transposez : « Albanais », « Romanos », « Slaves qui emportent les restes dans des sacs plastiques », « putes ukrainiennes », etc.), neuf mille clodos Bulgares, dis-je, vinrent geindre à nos frontières et demander (air connu) « asile au roi des Francs », sous prétexte que les Avars prenaient le pouvoir chez eux.

Comment le plus génial monarque de tout l’univers a-t-il géré ce délicat problème ?… neuf mille réfugiés d’Europe de l’Est, vous voyez ça d’ici !… 9000 !.. leur dire non, c’était les disséminer dans le pays (rien n’arrête un Slave pleurard et raseur au moment de passer la frontière française)… ils devenaient des clandestins… impossibles à localiser… neuf mille mendigots slaves  répandus dans le peuple comme autant d’Haïtiens !… l’horreur !… 

En bons tiers-monde, ils avaient déjà, pour la plupart, passé la frontière avant que la demande d’asile parvînt au roi… Que faire de cette racaille ?... Aujourd’hui, bien sûr, nous leur donnerions des logements sociaux, des allocations familiales, le RMI, la CMU, que sais-je encore ?… mais, à l’époque, la France était gouvernée, mes amis… et gouvernée par un génie intégral… Savez-vous ce que fit le roi ?... Il répondit « Bien sûr. Avec plaisir. Bienvenue en France » ; puis ordonna que la noblesse de Bavière (alors sous domination franque) accueillît les réfugiés, et les logeât chez elle du mieux qu’il lui serait possible ; finalement, une fois certain qu’ils étaient tous bien tranquilles, choyés, repus, abreuvés, etc., Dagobert fit simultanément porter l’ordre à tous les seigneurs bavarois d’égorger les Bulgares qu’ils avaient chez eux. 

LOL… neuf mille morts !…suite et fin du flux migratoire… Au temps pour la France-terre d’accueil... mais c’est ce qu’on appelle apporter une réponse humaine ou je ne m’y connais pas… (Horoscope du Verseau, 19 janvier 2011)
Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 7, verset 6 à 9.

6. We know why all is hidden in the stone, within the coffin, within the mighty sepulchre, and we too answer Olalám ! Imál ! Tutúlu ! as it is written in the ancient book.

Commentaire : De ce verset, Sir Aleister dit simplement : < Osiris. >

Or saviez-vous qu'après reconstitution de son cadavre et greffe d'une prothèse pénienne en or, Osiris momifié était tellement sexy, dans ses bandelettes, qu'Isis ne put contenir sa passion, s'unit une fougueuse dernière fois à lui et que c'est ce qui nous valut Horus ?

L'amusant, dans l'adaptation tout-public des Mystères osiriens qu'on appelle "évangile", c'est que cet épisode a été transposé en celui de l'apparition à Marie-Madeleine : n'hésitez pas à systématiquement rappeler au chrétien qui vous embête le matin de Pâques ce à quoi son "Christ est ressuscité !" fait précisément allusion...

7. Three words of that book are as life to a new æon; no god has read the whole.

Commentaire : Frater Alion dit de ce livre qu'il s'agit du Livre d'Enoch.

Notez que, dans la Torah, le fils de Caïn et le fils de Jared s'appellent tous les deux Enoch (חֲנוֹךְ "Initié") — Le premier inaugure la nomination des lieux, le second établit le calendrier — L'arcane, ici, bien sûr, est celui de l'identité de l'espace et du temps, en vertu du principe magique essentiel : "ce qui a le même nom, a la même nature" — Je veux dire : si vous avez connu ne serait-ce qu'une Stéphanie qui était une sale conne, n'épousez pas de Stéphanie, ou : si je voulais signifier aux Blancs, — que la Tradition immémoriale fait descendre de Priam, — l'imminence de la fin de leur monde, je demanderais à une fille prénommée Cassandre de leur mettre bruyamment le nez dans tout un tas de vérités pénibles.

8. But thou and I, O God, have written it page by page.

Commentaire : De ce verset, Frater Orpheus dit : < These three words of power and their utterance continuously repeated will invoke and shape the character of the new aeon. >

On m'a demandé hier quel mantra j'utilise en alternance avec l'A Ka Dua et c'est un question un peu trop intime (contentons-nous de dire qu'il est, effectivement, composé de trois mots, dont les initiales sont R... S... O...)

Le verset porte, en fait, sur la toute-puissance de la Formule : ce n'est pas qu'un pouvoir que suffit à affoler la question "Mais Qui ?" soit faible, c'est, au contraire, qu'il sait exactement à quoi s'en tenir sur ce principe magique.

9. Ours is the elevenfold reading of the Elevenfold word.

Commentaire : De ce verset, Sir Aleister dit : < Abrahadabra > et Frater Orpheus demande : < How is this word 'read'? >

Effectivement : selon la façon dont vous la prononcez, cette Formule est la Parole de l'Æon ou le gimmick d'un prestidigitateur; selon la façon dont vous l'accentuez, elle signifie "La bénédiction est dite !" ou "Envoie Ta foudre jusqu'aux enfers !"

Sacerdoce de l'Enchanteur... À la fin des années 90, Lauryn Hill, qui n'a pas un physique spécialement pin-up, n'avait qu'à chanter "Wooowooohowoooh" pour faire instantanément exploser dans leurs pantalons tous les garçons à portée de voix, et il suffit à la plus divinement sexy des bombasses de parler avec l'accent québécois pour devenir absolument imbaisable.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 17° ♌︎ : ☽︎ in 10° ♍︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber VII (7, 6-9) (2020)

Sunday, January 19, 2020

Je suis le centre du monde


Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
En ce dimanche — dies solis —, du reste ensoleillé, après avoir consommé les Gâteaux de Lumière au point culminant de la Messe Gnostique, — dite "Opération du Soleil", — et joyeusement festoyé durant les Agapes, nous avons parlé du Liber Tzaddi, — rescrit impérial de RA-HOOR-KHUIT, le dieu-soleil, — de l'ATU IV — l'Empereur —, des occurrences du mot Joy dans le Livre de la Loi, — d'apothéose, d'héliocentrisme et de pic orgasmique, — avant de nous livrer à de grandes réjouissances en mémoire du roi Dagobert Ier, dont le nom signifie Jour Lumineux.
Avouez tout de même.
Love is the law, love under will.
ϣ. ☉︎ in 29° ♑︎ : ☽︎ in 26° ♏︎ : ☉︎ : Ⅴⅴ.