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Monday, January 16, 2023

Rolls-Royce Phantom IV Blues

À L. A. C. et à Gina Lollobrigida.

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Le Grand C. himself vient de m'écrire, relativement à ma présente situation conjugale (mon Epouse Chloé et moi-même avons officiellement, juridiquement, dans le cadre de notre mise en examen, interdiction formelle de correspondre), la venimeuse remarque suivante :

"Et si c'était, en fait, une libération pour Chloé de n'avoir plus à subir les caprices d'un monstrueux despote, débauché, mystique, obsédé, bipolaire, cruel, buveur, coureur, flambeur, et présenté par la presse internationale comme "un gourou qu'intéressent seulement le pouvoir, le sexe et l'argent ? ""

Je lui ai répondu, — m'inspirant de l'analogie automobile initiée en 1936 par Robert Johnson dans son Terraplane Blues, et violemment renouvelée par Shakira dans sa récente Bzrp Music Session #53, — j'ai répondu, dis-je, que la question n'était pas là : même une Rolls-Royce Phantom IV comme moi a, avant tout, besoin d'une batterie chargée : Chloé étant mon âme sœur, je suis non-fonctionnel hors de sa Présence.

Il m'a répondu "lol"... Je crois qu'il était dans une phase un peu parano. 


Or, il y a trois ans, j'ai donné, sur ce péricope, un Cours étrangement toraïque, ainsi résumé : 

"La femme modeste (AL 2, 52) est la Matière qui éteint l'Énergie, la femme écarlate (AL 3, 44) est la Lune ignée par le Soleil. 

"J'ai longtemps soupçonné le célèbre verset du Livre de Judith placé par Sacher-Masoch en épigraphe de sa Vénus à la Fourrure [< L'Eternel l'a couvert d'ignominie : Il l'a livré aux mains d'une femme >] de signifier < L’Éternel l'a puni et livré à une relation vanilla > (Judith 16, 7). 

"Mais il se peut que Judith ait été, en fait, l'accomplissement du kink suprême d'Holopherne, général qui serait donc, dans le Sens Secret, une image de l'Initié total." (Le Kink d'Holopherne ou Célébrons notre arbritude)

Qui sait ? — DIEU est la question, non la réponse...

29. For there is no holiness where I am not.

Commentaire 2022 e.v. : Du coup, inversement, quiconque pratique le bon mantra peut faire de toute situation, — fût-ce de son rasage matinal ou d'une heure de poireautage à la Poste, — une Cérémonie Sainte.

On m'interroge constamment sur "quel mantra choisir" et "comment le réciter" — Ma réponse invariable :
Il est dit d'Aka Dua Tuf Ur Biu Bi A'a Chefu Dudu Ner Af An Nuteru qu'il constitue "the holiest of all mantras" (Aleister Crowley). Répétez-le comme votre toon favori le répèterait, ou comme si vous étiez affligé d'un accent danois, ou comme un adolescent onaniste qui hyperventile en ahanant "J.Lo, J.Lo, J.Lo" etc., ou comme un perroquet, ou comme un vieillard qui radote. (Babylon Kiss)

Commentaire 2023 e.v. :  Votre Thélème ("Vrai Vouloir") est votre vocation sacrée — le "dessin de définition" (blueprint) de votre Destin — la mission pour laquelle vous êtes venu sur Terre.

De temps à autres, la Vie, — c'est-à-dire le Nahash Hadit, comme il est écrit < I am Life > (AL 2, 6), — vous pousse à vous éloigner des influences qui pourraient interférer avec votre capacité à discerner et à exprimer votre Thélème.

Des puissances supérieures et des forces mystérieuses éliminent les obstacles qui vous ont empêché d'incarner plus complètement ce pour quoi vous êtes né.

30. Fear not when I fall in the fury of the storm ; for mine acorns are blown afar by the wind ; and verily I shall rise again, and my children about me, so that we shall uplift our forest in Eternity.

Commentaire 2022 e.v. :
Have no fear. — Britney Spears, Boys, 2000
Et le vieux Shumule de redire :
Célébrons notre arbritude, parce que l'homme est l'Arbre de Vie et que les primitifs du désert ont peur des arbres. (Le Kink d'Holopherne)
Je tiens cette dernière information d'un mien hôte breton, archi-Vieille-France, qui, en 2009 e.v., me narra la chose au cours d'une soirée par moi rapportée ainsi :
Je ne veux pas croire que l’Algérien Azouz Begag, qui abuse de l’habitude qu’ont les Arabes d’être laids, compte la Bretagne au nombre des « là-bas, chez les fils de Vercingétorix » où il invite ses frères de race à se répandre « comme une invasion de criquets ».

D’abord parce que ce serait, de sa part, faire preuve d’une ignorance un peu excessive de l’Histoire (mais qu’attendre d’un être qui, lorsqu’il veut séduire, compare les siens à des criquets ? :)) – Ensuite parce que je serais très malheureux que la terre bien-aimée de Merlin et de la Magie eût à subir une telle invasion. Il y a des limites aux décadences. Un Hongrois à l’Elysée, c’est déjà éprouvant : des Musulmans à Brocéliande feraient mentir Rimbaud, lequel affirme que « l’intolérable, c’est que rien n’est intolérable ».

Je m’en suis ouvert à mon hôte, qui m’a rassuré sur ce point : les Arabes, prétend t-il, ont « peur des arbres ».

- Peur des arbres ?

- Mais oui. Un soir, au casino, j’étais sorti fumer, en attendant l’ouverture de la table, avec un quinquagénaire arabe, entrepreneur prospère, parfaitement « intégré » (si tant est que ce mot ait un sens), père de famille (hélas !) et professeur de boxe. 
« Alors que nous papotions, le vent se mit à tournoyer dans la petite cour que forment les immeubles qui encadrent l’établissement, faisant se balancer lentement les grands arbres, dont les ombres immenses offraient, dans la nuit, un spectacle magnifique. 
« Je vis mon Arabe frémir, pâlir, et lentement gagner le hall à reculons. Il regardait le majestueux mouvement des branches avec une expression de pure panique. Je m’enquis de la raison de son émoi. A peine put-il me bégayer qu’il fallait « se méfier avec les arbres »… « quand il y a du vent »… « des fois, ils tombent »… 
« Je pris cela pour une phobie personnelle. Mais la partie commença, et après force verres (son Islam ne s’étendant pas jusqu’au whisky-coke), il m’expliqua que tous les Arabes avaient, outre la passion de jouer au poker avec trente-deux cartes [eurk !], une peur native de nos arbres. 
« L’Arabe, même le mieux occidentalisé, évite les parcs, craint les forêts et préfère souvent faire un détour que se trouver seul dans un coin de nature un peu trop arborescent. 
« A telle enseigne, qu’il y a de cela une dizaine d’année, le camp appelé Jets, sorte de maison de redressement militaire pour les jeunes cas-sociaux violents (qui sont toujours arabes quand ils ne sont pas noirs), n’eut pas à s’équiper d’un système de surveillance véritablement carcéral : les grandes forêts qui entourent la caserne suffisaient à décourager toute velléité d’évasion… »

Quand j’eus fini de rire, je répondis à mon hôte que, lors de l’invasion des Gaules, nos bois épouvantaient déjà les Romains, et que cela avait valu plusieurs victoires aux chefs de notre résistance. Rien de nouveau sous le soleil, ou, en l’occurrence, sous le crachin. 
La Bretagne, du reste, ne fut jamais occupée par Rome, et demeura indépendante jusqu’à Charlemagne. Je vois mal Azouz Begag et Houria Bouchapipe réussir là où Jules César, Clovis Ier (qui fut contemporain des Arthur et Merlin historiques), Clotaire le Vieux et Charles Martel ont échoué. (Batet Ha Diank : Totalement à l'Ouest, 27 octobre 2009)

Commentaire 2023 e.v. : Sir Aleister Crowley dit que le message de l'Atu XIII du Tarot se résume à "meurs chaque jour."

Il ne parle évidemment pas de subir, au quotidien, une mort littérale. 

Il fait référence à l'ascèse consistant à abandonner le passé — à se débarrasser des habitudes usées — à laisser derrière soi des théories et des attitudes qui ont servi autrefois, mais ne sont plus utiles — à tuer les parties de soi-même faisant obstacle à l'arrivée d'un brillant avenir.

C'est une bonne stratégie.

31. Eternity is the storm that covereth me.

Commentaire 2022 e.v. : C'est, en réalité, le divin tapi derrière les forces naturelles qui nous effraie, lorsque celles-ci se déchaînent : c'est la présence de Therion, la Bête couchée au pied de Babalon, qui fait que les gens redoutent de contrarier celle-ci, et que toute peur se révèle toujours, en dernière analyse, une peur du désir féminin — J'écrivais, il y a deux ans :
Théorème de la Femme Écarlate : Dis-moi comment tu te sens en présence d'une très fière et très kinky bombasse à la chevelure rouge, sexuellement ultra-agressive, allergique aux romcom, porteuse d'un bling digne d'Helena Rubinstein, du manteau de zibeline de Wanda von Dunajew, des Louboutin de Zendaya Coleman, ne baissant, ni les yeux, ni la voix, devant aucun homme — et je te dirai qui tu es. (For your third eye only)
Hail Babalon ! Si Ulysse retour de Troie n'avait fait qu'un long yachting indolent sur une mer d'huile, pas d'Odyssée

Commentaire 2023 e.v. : Ce qu'Homère a voulu nous dire, c'est que Penelope est beaucoup plus écarlate que Circée.

32. I am Existence, the Existence that existeth not save through its own Existence, that is beyond the Existence of Existences, and rooted deeper than the No-Thing-Tree in the Land of No-Thing.

Commentaire 2022 e.v. : DIEU est aussi immédiatement présent dans le Saint des Saints du Temple de Thélème (AL 1, 51) que dans le mitard d'une prison turque, Sa lumière aussi dévorante (AL 2, 14) à Beverly Hills qu'à Juvisy sur Bièvre : il n'est de différence que d'opacité des voiles.

De même, l'être le plus attractif du monde, — mettons : Olivia Rodrigo (Oh oui ! mettons-la !!!), — et l'être le plus repoussant, déchu, nullard du monde, — disons : un Hollandais, — sont tous deux des étoiles (AL 1, 3) — C'est juste que, chez le Hollandais, c'est extrêmement enfoui (englué, même, dans le cas d'un Batave).

Lorsque l'astréité d'un homme perce malgré les efforts que fait celui-ci pour demeurer un < eater of dung > (Cheth, 12), ça donne, effectivement, une storm assez sauvage — Mais, comme dans toute catastrophe naturelle, chacun pressent l'origine sacrée du phénomène, et c'est pourquoi Sade est surnommé le Divin Marquis.

Conclusion : Olivia Rodrigo est-elle majeure ? — Oui — J'ai vérifié sur son Wiki.

Conclusion 2 : Le marquis de Sade est-il psychopathe ? — Sans doute — Mais je préfère sa compagnie à celle de monsieur Homais.

Commentaire 2023 e.v. : DIEU est l'existence de l'existence, אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה, c'est-à-dire, encore une fois, le Mystère Intégral.

Je sais bien que le Test du Totem, — révélateur infaillible parce qu'il brusque certains archétypes jungiens enfouis dans des zones exclusivement subconscientes, — comporte la question "Qu'évoque pour vous la haute mer ?", qui trahit, comme on sait, la définition que le sujet se fait, précisément, de l'Existence — donc de DIEU.

Mais enfin, j'ai, en mon temps, personnellement répondu à cette question : "Quand un pote m'a invité sur son bateau faire une croisière en Indonésie. On avait péché le requin, on s'était bien marré."

Puis, devant le facepalm retentissant de mon interlocutrice, j'ai nuancé : "Ok — disons : je me prélasse sur le pont d'un megayacht de zillionaire, main droite dans la glacière à champagne, main gauche sur le boule de Rihanna."

Ainsi, l'insoluble question demeure : DIEU est-Il le requin, le megayacht, ou le boule de Rihanna ?

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

D.


☉︎ in 26° ♑︎ : ☽︎ in 13° ♏︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰⅰ.

Précédents commentaires sur ce péricope : 

Sunday, January 16, 2022

In the Land of No-Thing

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le quatrième dimanche après Yule et S. affirme qu'on l'a obligée à porter le masque jusque dans une cabine d'essayage !

Notez qu'autrefois, on prétendait aussi que les femmes étaient enlevées dans ces cabines, puis vendues dans le cadre de la traite des Blanches...

Oh, ces mesures sanitaires sont d'un ridicule ! Comment savoir maintenant si l'on n'est pas en train d'enlever une moche ?

D'autre part, Y. se divertit à répandre la rumeur que ce qui a réellement décidé Eric Zemmour à se présenter est ce texte de moi :
Un de mes élèves, qui se veut "de droite dure" (c'est Freud qui serait content), s'apprête à lancer un podcast traitant exclusivement de sujets "sociétaux et politiques" (ce qui déjà, en soi, est gay — gay de nuance "je ne suis pas immature", s'entend, mais surtout gay) et m'a interrogé sur "l'angle" à donner à la chose.

Je lui ai dit : "Pour devenir célèbre, aujourd'hui, dans la, hem, "droite dure", il te suffit de ne pas oublier qu'il y avait, à Versailles, sous Louis XIV, des gens qui évoquaient avec nostalgie la splendeur des Valois.

"Tout changement d'Æon entraîne un changement de norme sociale, qui entraîne un sentiment de perte totale de repères et, chez les gens du peuple, déjà lourdement grégaires, une aspiration fervente au "standard" du troupeau.

"Il est, dès lors, facile de passer pour un brillant analyste en décrivant simplement, méticuleusement, la situation et en montrant, avec agressivité, "bon sens" et ironie, en quoi elle tranche sur l'Amérique des années 50 — L'astuce est, bien sûr, de ne jamais révéler à ton auditoire que, dans le cours de l'histoire humaine, l'aberration culturelle intégrale, — née d'une situation politico-économique délirante, 100% artificielle, donc transitoire et, par définition, impossible à reproduire, — est, précisément, l'Amérique des années 50.

"Ne parle ni d'âge d'or immémorial, ni de lendemains qui chantent : parle de gens ordinaires comme si ordinaire était un compliment — c'est-à-dire de tout ce qui sonne Æon d'Osiris : autorité paternelle (Asar), femmes soumises (Isis) et "diables" (Set) à qui attribuer la disparition de l'autorité paternelle et de la soumission des femmes (au choix: gauchistes, francs-maçons, féministes, juifs, illuminati, reptiliens, que sais-je ?) : je te promets, au nom d'Ann Coulter, un auditoire docile (les gens voudront te croire) et que tu atteindras sans effort (encore une fois: contente-toi de décrire la situation, avec humour, culture livresque mais fermeté burnée, épais bon sens nord-américain et recours systématique aux mèmes internet qui, par nature, sont sécurisants), tu atteindras, dis-je, à la renommée de Rush Limbaugh !" (Le canard mandarin est le fondement du monde)
Je doute fort que ce soit ce qui a stimulé la candidature d'Eric — Quand on a Sarah Knafo sous la main, on ne se stimule pas ailleurs.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber A'ash vel Capricorni Pneumatici sub figurâ CCCLXX, versets 29 à 32.

29. For there is no holiness where I am not.

Commentaire : Du coup, inversement, quiconque pratique le bon mantra peut faire de toute situation, — fût-ce de son rasage matinal ou d'une heure de poireautage à la Poste, — une Cérémonie Sainte.

On m'interroge constamment sur "quel mantra choisir" et "comment le réciter" — Ma réponse invariable :
Il est dit d'Aka Dua Tuf Ur Biu Bi A'a Chefu Dudu Ner Af An Nuteru qu'il constitue "the holiest of all mantras" (Aleister Crowley). Répétez-le comme votre toon favori le répèterait, ou comme si vous étiez affligé d'un accent danois, ou comme un adolescent onaniste qui hyperventile en ahanant "J.Lo, J.Lo, J.Lo" etc., ou comme un perroquet, ou comme un vieillard qui radote. (Babylon Kiss)
30. Fear not when I fall in the fury of the storm ; for mine acorns are blown afar by the wind ; and verily I shall rise again, and my children about me, so that we shall uplift our forest in Eternity.

Commentaire :
Have no fear. — Britney Spears, Boys, 2000
Et le vieux Shumule de redire :
Célébrons notre arbritude, parce que l'homme est l'Arbre de Vie et que les primitifs du désert ont peur des arbres.
Je tiens cette dernière information d'un mien hôte breton, archi-Vieille-France, qui, en 2009 e.v., me narra la chose au cours d'une soirée par moi rapportée ainsi :
Je ne veux pas croire que l’Algérien Azouz Begag, qui abuse de l’habitude qu’ont les Arabes d’être laids, compte la Bretagne au nombre des « là-bas, chez les fils de Vercingétorix » où il invite ses frères de race à se répandre « comme une invasion de criquets ».

D’abord parce que ce serait, de sa part, faire preuve d’une ignorance un peu excessive de l’Histoire (mais qu’attendre d’un être qui, lorsqu’il veut séduire, compare les siens à des criquets ? :)) – Ensuite parce que je serais très malheureux que la terre bien-aimée de Merlin et de la Magie eût à subir une telle invasion. Il y a des limites aux décadences. Un Hongrois à l’Elysée, c’est déjà éprouvant : des Musulmans à Brocéliande feraient mentir Rimbaud, lequel affirme que « l’intolérable, c’est que rien n’est intolérable ».

Je m’en suis ouvert à mon hôte, qui m’a rassuré sur ce point : les Arabes, prétend t-il, ont « peur des arbres ».

- Peur des arbres ?

- Mais oui. Un soir, au casino, j’étais sorti fumer, en attendant l’ouverture de la table, avec un quinquagénaire arabe, entrepreneur prospère, parfaitement « intégré » (si tant est que ce mot ait un sens), père de famille (hélas !) et professeur de boxe. 
« Alors que nous papotions, le vent se mit à tournoyer dans la petite cour que forment les immeubles qui encadrent l’établissement, faisant se balancer lentement les grands arbres, dont les ombres immenses offraient, dans la nuit, un spectacle magnifique. 
« Je vis mon Arabe frémir, pâlir, et lentement gagner le hall à reculons. Il regardait le majestueux mouvement des branches avec une expression de pure panique. Je m’enquis de la raison de son émoi. A peine put-il me bégayer qu’il fallait « se méfier avec les arbres »… « quand il y a du vent »… « des fois, ils tombent »… 
« Je pris cela pour une phobie personnelle. Mais la partie commença, et après force verres (son Islam ne s’étendant pas jusqu’au whisky-coke), il m’expliqua que tous les Arabes avaient, outre la passion de jouer au poker avec trente-deux cartes [eurk !], une peur native de nos arbres. 
« L’Arabe, même le mieux occidentalisé, évite les parcs, craint les forêts et préfère souvent faire un détour que se trouver seul dans un coin de nature un peu trop arborescent. 
« A telle enseigne, qu’il y a de cela une dizaine d’année, le camp appelé Jets, sorte de maison de redressement militaire pour les jeunes cas-sociaux violents (qui sont toujours arabes quand ils ne sont pas noirs), n’eut pas à s’équiper d’un système de surveillance véritablement carcéral : les grandes forêts qui entourent la caserne suffisaient à décourager toute velléité d’évasion… »

Quand j’eus fini de rire, je répondis à mon hôte que, lors de l’invasion des Gaules, nos bois épouvantaient déjà les Romains, et que cela avait valu plusieurs victoires aux chefs de notre résistance. Rien de nouveau sous le soleil, ou, en l’occurrence, sous le crachin. 
La Bretagne, du reste, ne fut jamais occupée par Rome, et demeura indépendante jusqu’à Charlemagne. Je vois mal Azouz Begag et Houria Bouchapipe réussir là où Jules César, Clovis Ier (qui fut contemporain des Arthur et Merlin historiques), Clotaire le Vieux et Charles Martel ont échoué. (Batet Ha Diank : Totalement à l'Ouest, 27 octobre 2009)
31. Eternity is the storm that covereth me.

Commentaire : C'est, en réalité, le divin tapi derrière les forces naturelles qui nous effraie, lorsque celles-ci se déchaînent : c'est la présence de Therion, la Bête couchée au pied de Babalon, qui fait que les gens redoutent de contrarier celle-ci, et que toute peur se révèle toujours, en dernière analyse, une peur du désir féminin — J'écrivais, il y a deux ans :
Théorème de la Femme Écarlate : Dis-moi comment tu te sens en présence d'une très fière et très kinky bombasse à la chevelure rouge, sexuellement ultra-agressive, allergique aux romcom, porteuse d'un bling digne d'Helena Rubinstein, du manteau de zibeline de Wanda von Dunajew, des Louboutin de Zendaya Coleman, ne baissant, ni les yeux, ni la voix, devant aucun homme — et je te dirai qui tu es. (For your third eye only)
Hail Babalon ! Si Ulysse retour de Troie n'avait fait qu'un long yachting indolent sur une mer d'huile, pas d'Odyssée ! — C'est ce que j'ai, plus bibliquement, illustré autrefois en disant :
J'ai longtemps soupçonné le célèbre verset du Livre de Judith placé par Sacher-Masoch en épigraphe de sa Vénus à la Fourrure de signifier < L’Éternel l'a puni et livré à une relation vanilla > (Judith 16, 7). Mais il se peut que Judith ait été, en fait, l'accomplissement du kink suprême d'Holopherne, général qui serait donc, dans le Sens Secret, une image de l'Initié total.
32. I am Existence, the Existence that existeth not save through its own Existence, that is beyond the Existence of Existences, and rooted deeper than the No-Thing-Tree in the Land of No-Thing.

Commentaire : DIEU est aussi immédiatement présent dans le Saint des Saints du Temple de Thélème (AL 1, 51) que dans le mitard d'une prison turque, Sa lumière aussi dévorante (AL 2, 14) à Beverly Hills qu'à Juvisy sur Bièvre : il n'est de différence que d'opacité des voiles.

De même, l'être le plus attractif du monde, — mettons : Olivia Rodrigo (Oh oui ! mettons-la !!!), — et l'être le plus repoussant, déchu, nullard du monde, — disons : un Hollandais, — sont tous deux des étoiles (AL 1, 3) — C'est juste que, chez le Hollandais, c'est extrêmement enfoui (englué, même, dans le cas d'un Batave).

Lorsque l'astréité d'un homme perce malgré les efforts que fait celui-ci pour demeurer un < eater of dung > (Cheth, 12), ça donne, effectivement, une storm assez sauvage — Mais, comme dans toute catastrophe naturelle, chacun pressent l'origine sacrée du phénomène, et c'est pourquoi Sade est surnommé le Divin Marquis.

Conclusion : Olivia Rodrigo est-elle majeure ? — Oui — J'ai vérifié sur son Wiki.

Conclusion 2 : Le marquis de Sade est-il psychopathe ? — Sans doute — Mais je préfère sa compagnie à celle de monsieur Homais.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 26° ♑︎ : ☽︎ in 8° ♋︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Le Kink d'Holopherne ou Célébrons notre arbritude  (2020)

Wednesday, May 5, 2021

My Cauda Draconis Is Huge

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le cinquième des Beaux Jours et j'affirme que le Courchevel "Ferro" doit se jouer en No Limit – Pour le reste, le Pineapple Hold'em est la variante la plus sexy et le Nullot 2-7 la plus aristocratique.

Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber XXX Aerum vel Saeculi sub figvrâ CCCCXVIII, Æthyr 11.

Nous y lisons :
[A]ll these things hath He ordered in beauty, and He hath set them firmly upon the Eternal Rock, and therefrom He hath suspended His kingdom as one pearl that is set in a jewel of threescore pearls and twelve.

And He hath garnished it with the Four Holy Living Creatures for Guardians, and He hath graven therein the seal of righteousness, and He hath burnished it with the fire of His Angel, and the blush of His loveliness informeth it, and with delight and with wit hath He made it merry at the heart, and the core thereof is the Secret of His being, and therein is His name Generation.

And this His stability had the number 80, for that the price thereof is War.
(VV 11 § 15)
Cela nous renvoie à un très bel échange, eu avec notre ami Gontran dans les commentaires cette nuit, au sujet des diverses considérations relatives aux femmes nées en Cancer que comporte le billet Tell Them Sir Shumule Is Here:
Gontran Bonheur : Donc ce sont "les derniers confins du bas de gamme" qui font bander. CQFD. Vision très positive du sexe, pas du tout sadienne.

David van Horn : "Lorelei est sur le nœud sud", dit l'adage. Principe d'érotisation de l'intolérable. Vérifiez dans votre saga personnelle. Il est juste que ma cauda draconis se tende monstrueusement vers ce que mon système doit exclure. (Dans le cas du Cancer, évidemment, comme le nom du signe l'indique, tout le monde doit l'exclure.) Une fois la chose intégrée, c'est rigolo : "Mais comment as-tu fait pour savoir au premier coup d'œil qu'Isabela Merced et Margot Robbie étaient toutes deux Cancer alors qu'elles ne se ressemblent pas du tout ?!?"
Il faut saisir et pénétrer ce Mystère du Féminin, c'est-à-dire du négatif, qui, sous sa forme haute, est celui de la sexitude de l'emballage qui donne accès à l'Infini, et sous sa forme basse, celui du chant des sirènes qui attire Odysseus dans les récifs – Ou, comme je le notais en 2017 :
Un mien compagnon de fête – très officiellement cardiologue, bien qu’il soit plutôt carabin à vie – me disait l'autre jour, en illustration de la chose: « Lorsque j’ordonne une médicamentation lourde à un patient, la première chose qu’il fait en rentrant chez lui est d’en consulter la notice, mais uniquement afin de s’informer des « effets secondaires », par pur masochisme morbide… Il a hâte de savoir en quoi ce remède peut lui nuire… »

Bien sûr, le sens de sa remarque était : l’ordre des médecins ne s’est pas donné la peine de brûler toutes les sages-femmes pour n'être pas obéi aveuglément aujourd'hui – et, puisqu’un homme gravement malade s'empresse d'absorber tout ce qu’on lui prescrit, qu’importe qu’il en connaisse ou non les « effets secondaires » ?

Selon moi, le goût spécifiquement blanc des « effets secondaires » vient des années soixante, comme la pédale fuzz : c’est très précisément pour leurs effets secondaires que nos parents boomers pratiquaient le LSD et les vasodilatateurs antiparkinsoniens.

Cela dit, le système finit par se mordre la queue : les coupe-faim actuels ont, sur les corps des femmes qui en prennent pour maigrir, des effets secondaires si déformants et irréversibles qu’elles feraient aussi bien de rester grosses – de toute façon, aucun homme n’aura plus jamais envie de les voir nues.
Mais baste ! Le Sentier de la Guerre פ est la Première Marche : elle mène au Sentier du Désir ט, qui mène au Jardin des Délices ד, ainsi que ne l'ignore aucune chieuse native du Cancer en train de vous faire une scène bruyante pour cause de maximum tension sexuelle.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 14° ♉︎ : ☽︎ in 2° ♓︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Du Liber 418, 11ème Æthyr (2020)

Thursday, January 7, 2021

Ulysse à Ééa

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Réjouissons-nous ! Au moins, les Frères Noirs n'ont pas oublié les Temps et les rythmes cosmiques, puisque l'affreux traquenard du Capitole, tendu par eux à de braves patriotes américains, a été planifié pour advenir lors de la transition entre les Douze Jours et le 7 janvier, c'est-à-dire lors du commencement réel de l'an solaire — car, oui ! nous venons d'arriver de plain-pied — à pieds joints, devrais-je dire — dans l'année Ul (ᛚ x ᛞ), que j'appelle Bunker Baraka, ce qui sonne comme un titre de Frank Zappa période free jazz maximaliste.

Votre role model, cette année, est le fils de Laërte, Ulysse, de sainte mémoire, retour de Troie, et vous devez traverser les Grandes Eaux, les Ténèbres, les Orages de Grêle, en usant de mètis pour tromper l'ennemi, Charybde, Silla, les Sirènes, les Cyclopes et les vaccins mRNA 
— Circé, qui transforme les hommes en bétail,  n'est-elle pas « particulièrement experte en de multiples drogues ou poisons, propres à opérer des métamorphoses » ?...

En vérité, soyez, cette année, Ulysse aux mille ruses sur l'île d'Ééa !

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber B vel Magi sub figurâ I, versets 19 à 21, et le Liber A’ash vel Capricorni Pneumatici sub figurâ CCCLXX, verset 0.

19. And woe, woe, woe, yea woe, and again woe, woe, woe unto seven times be His that preacheth not His law to men !

Commentaire : Mon trisaïeul A. refusa toute sa vie de quitter le merveilleux domaine familial de Montolieu et d'aller dans le monde, — dont les échos (chute du Second Empire, 70, Commune, Troisième République, etc.) ne lui disaient rien qui vaille, — mais il fit tout de même un beau mariage, grâce à la visite d'une femme richissime, venue dans l'Aude en villégiature avec sa fille très bien dotée, que mon ancêtre épousa.

Tout le monde, chez nous, trouve cette histoire ravissante (
« Oh la la, on rencontre son Destin sur le chemin qu'on prend pour l'éviter », etc.) — J'y vois, au contraire, l'illustration d'un terrifiant principe : l'homme qui n'abandonne pas son pays de cocagne pour plonger dans la mélasse des responsabilités, la mélasse des responsabilités (en l'occurrence : mariage, patrimoine à gérer, descendance à élever, etc.) fait irruption dans son pays de cocagne — et l'homme perd donc sur tous les tableaux. 

20. And woe also be unto Him that refuseth the curse of the grade of a Magus, and the burden of the Attainment thereof.

Commentaire : Dans le Livre des Mensonges, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) appelle les Magi (Lao-tseu, Siddhârta, Krishna, Tahuti, Moïse, Dionysos, Mahomet et lui-même) des Dinosaures (cap. 7) et insiste sur ce que tous sont des hommes, dont certains furent déifiés par mythopoeïa.

On m'a demandé : Pourquoi des dinosaures ? 
— J'ai répondu : Parce que ce sont des créatures que leur grandeur et leur lien à l'Origine rendent, au yeux du peuple, aussi aberrantes que légendaires, bien qu'elles cousinent avec la poule domestique et non avec le crocodile. 

21. And in the word CHAOS let the Book be sealed; yea, let the Book be sealed.

Commentaire : Le Nom, i.e. la Formule, du Verbe de Sagesse scelle le Livre : il y a, en effet, une différence fondamentale entre ce que l'on apprend dans un livre (la Vue = Feu) et ce qui nous est enseigné directement par un Sage (l'Ouïe = Esprit).

Celui qui a entendu les paroles du Sage lie son âme à celle de celui-ci pendant son Oraison préliminaire 
— c'est ce que nous appelons l'Attachement, qui précède l'Invocation dans la Hud.

La Magie enseigne que la méchanceté qui se trouve en chacun de ceux qui écoutent l'Enseignement est vaincue par le Chesed qui habite le Sage 
— Or, de même que leur méchanceté est vaincue, leurs ennemis (les impuretés spirituelles qui entourent le cœur supérieur, lequel correspond à l'Adeptat mineur interne, i.e. au Grand-Œuvre accompli : c'est ainsi que celui qui achève l'Opération d'Abramelin, i.e. l'accomplissement du Grand-Œuvre, commande aux esprits malins), leurs ennemis, dis-je, le sont aussi, comme il est écrit : < In His Victory [=Netzach, base, c'est-à-dire matérialisation finale, du Pilier de Chesed], I pursued His enemies. > (Ara 3, 7)

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Amis chers, nous entamons aujourd'hui l'Etude du Liber A’ash vel Capricorni Pneumatici sub figurâ CCCLXX.

0. Gnarled Oak of God ! In thy branches is the lightning nested ! Above thee hangs the Eyeless Hawk.

Commentaire : En guise de carte de vœux, Frater N. m'a envoyé, cette année, une photo de feu le vicomte de C., notre Maître commun dans l'A∴A∴, avec cette légende: « Dernier faucon aperçu planant au-dessus de ce monde de vers de terre. »

Prompt retour à Ithaque ! 

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 17° ♑︎ : ☽︎ in 5° ♏︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰ

Tuesday, September 17, 2019

Epître à Stateira

La merveilleusement belle, intelligente et talentueuse Julie Carmen – reine des vampires, psychothérapeute et yogini – demandait hier sur Twitter :
I found three scorpions, a tarantula and giant rattlesnake around our house this week. How should I interpret that ?
Je lui ai répondu, en substance, qu'il s'agissait d'une injonction à transmuter alchimiquement (scorpions), aux trois plans de l’existence (blanc, rouge et noir / spirituel, psycho-affectif et physique), ce que la féminité comporte de néfaste (tarentule), par le pouvoir de Mue et de Régénérescence (serpent géant) – Cette lecture ne peut que ravir l'obsédante Regine Dandridge, – mon lifetime crush, – devenue Sondeuse d'Inconscient et Éveilleuse de Kundalini !

Parlant d’Hollywood, je ne sais pas vous, mais si, moi, j’étais executive là-bas, l’idée de n’avoir pu saccager Charlie’s Angels avec un reboot féminin parce qu’il s’agissait déjà d’un trio de filles me déprimerait profondément. Sans compter que la chanson du générique, – interprétée par Ariana Grande, Miley Cyrus et Lana Del Rey, – est nulle à chier des bulles.

Du reste, nous avons déjà évoqué mon rapport aux Drôles de Dames et, puisque nous sommes dans Ariana Grande, entrons-y vigoureusement jusqu’à la garde : Soror Stateira a profité, dimanche aux Agapes, de ce que j'étais occupé à méthodiquement néantiser une cinquième assiette de profiteroles pour me faire la remarque suivante :

"La vidéo Break Free d’Ariana Grande est ce que j’ai vu de plus thélémite depuis Lucifer Rising."
Je dois des excuses publiques à notre Sœur, à qui j’ai répondu par un mutisme sépulcral dont on me dit qu’elle l’a très mal vécu. (Je me bétonne, depuis un certain temps, une aura de Maître Sévère. Ce matin, F. m’a demandé ce qui, « en dehors de cultiver l’inutilité sociale, l’absence de qualités avouables et le détachement de tout souci mondain », me rendait heureux dans la vie et je lui ai chuchoté : « Mes élèves. Mais ne le leur dit pas ou ils vont croire que je deviens soft. »)

Ainsi donc, amende honorable (et que l’amende honorable est voluptueuse, grands dieux ! quand on la dépose aux pieds d'une femme léonine vraiment furibonde !) :

Cara Soror,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Je n’ai pas relevé, dimanche, ta considération sur Ariana Grande, parce que le prénom Ariana est de mauvais augure : les Anciens Chants des Sages du Nord rapportent qu’il est celui de la très-dangereuse sirène mariée à Yngvi, – inspirateur des tueurs en série, des nécrophiles et des cannibales, – lui-même compagnon des jeux BDSM de Hel, patronne des matons et des avorteuses. Avoue tout de même !


Oh, bien sûr ! j’aurais pu broder sur la chose – rappelant le drame de Manchester où vingt-trois beaux jeunes gens, attirés, comme autant de Compagnons d'Ulysse, par le chant d’Ariana Grande (dont c’était le Dangerous Woman Tour), ont été mis en pièces dans l’attentat-suicide du terroriste Salman Amedi, lequel, de son vivant, abusait de l’habitude qu’ont les Arabes d’être laids – Mais, pardon ! Merci bien ! Nous sortions de communier et nous étions à table !

Puisque on me dit que tu m’en veux à mort, j’ai, en pénitence, attentivement visionné le clip en question, qui se trouve être, effectivement, une pure et simple allégorie qabalistique, facile à interpréter, en plus, pourvu que l’on maîtrise :

1. La gêne que l’on éprouve en voyant une artiste d’aspect si juvénile qu’Ariana faire des mouvements sexy.

2. La gêne que l’on éprouve en constatant à quel point l'on est troublé par les mouvements sexy faits par une artiste d’aspect si juvénile qu’Ariana.

Mais en quoi, Sœur bien-aimée, cette allégorie serait-elle, je te le demande, spécifiquement thélémite ?




Que dirais-je, en qualité de Prêtre ? – L’idée, ma foi, est celle d’une Barbarella en plus plate qui libère les forces de la Jeunesse, prisonnières de la Restriction et gardées par des monstres marqués d’un symbole constitué de trois V (allusion, j’imagine, au Signe d’Apophis, le Signe de la Mort et de la Destruction, que Churchill a rendu célèbre, – sur le conseil de Maître Therion, que le Vieux Tory avait, comme chacun sait, rencontré à travers Ian Fleming, créateur de James Bond, qui, lui, n’a pas échappé au reboot assassin – sous le nom de « V de la Victoire », et qui est devenu le « Peace and Love » des Boomers, génération la plus destructrice de toute l’histoire occidentale connue), une Barbarella, dis-je, qui se révèle combattante pugnace, ainsi qu’il est écrit : < let the woman be girt with a sword before me > (AL 3, 11) : finalement livrée au Chef des Méchants (image du Patriarcat devenu qlipotique, c’est-à-dire de l’Aeon d’Osiris), elle breaks free, et pousse le vieillard dans un gouffre empli de lave (ש) après lui avoir pris, < by subtlety [and] force > (Tzaddi, 19), l’Arbre de Vie (= toute la Sagesse Secrète) qu’il portait sur la poitrine (= en Lamen = prêtrise).




Elle s’envole alors < unto Nu > (AL 2, 43), dans l’Espace Étoilé, avec les jeunes gens qui festoient et, grâce au pouvoir du < frêne-monde, arbre-merveille > (ainsi que nous le chantons au cours de la Sainte Liturgie), tous accèdent à l’Infini des dimensions supernelles.

Cette vidéo ne décrit donc pas seulement une Quête spirituelle, l’extraction progressive de soi hors des contingences de la temporalité, une Montée rendue possible par l’acquisition de la Connaissance que permet l’Épreuve initiatique : elle est clairement, franchement, une homélie gnostique sur le passage au Nouvel Aeon.

Donc, effectivement, Ariana est Grande, et tu avais raison sur toute la ligne. Sois bénie à tous les plans imaginables de l’existence – Je t’aime – Et n’oublie pas : < thought is evil > (LLL 1, 31) : l'homme qui ratiocine ne peut ni bander, ni rire, ni invoquer – or le monde continue d'honorer les intellectuels !

Love is the law, love under will.




Bénédictions endiablées.

- Sir Shumule