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Sunday, December 12, 2021

Tempus Lunae

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du sixième dimanche après Samhain, nous célébrons une Champagne Gnostic Mass à 11 heures, le mot de passe est Sexy Guanxi, et la condition pour être présent est d'avoir, je cite, "RSVP avec le sourire".

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Stellæ Rubæ sub figurâ LXVI, versets 5 à 8.

5. If the Ruby Star have shed its blood upon thee ; if in the season of the moon thou hast invoked by the Iod and the Pe, then mayest thou partake of this most secret sacrament.

Commentaire : Je sais bien que l'habitude est de voir dans ce verset une allusion à une femme qui, ayant ses règles, suce son partenaire, mais que voulez-vous ? — Ce remez me rappelle toujours certaine fin de soirée de ma folle jeunesse où, sortant de boîte en compagnie d'une fille sublime qui, bien qu'indisposée, voulait "faire quelque chose pour moi", il me fut administré une fellation magistrale, dont nous nous rendîmes compte, mais trop tard, qu'elle avait eu lieu pile sous la caméra de vidéosurveillance du coin de pénombre propice où nous nous étions repliés...

J'ai mis des années à ne plus associer l'idée d'Etoile de Rubis à celle de vigile complaisant.

season of the moon : la menstruation est, à la fois, impureté rituelle (i.e. vecteur de din) redoutable, et agent de consécration suprême (AL 3, 24), parce qu'elle est le précipité ultime de la formule Féminine.

Q : En quoi cette formule est-elle "redoutable", au point que toutes les religions encore un peu connectées à la Magie ordonnent de se garder de tout contact avec une femme en période menstruelle ?

R : En vertu de ce que j'écrivais naguère au sujet de AL 1, 51 :
Principe de base : la peur qu'entraîne généralement ce Verset procède, — comme la misogynie, le viol, mais aussi la pédocriminalité, etc. — de la peur du désir féminin — Politiquement : de ce que ce désir comporte d'"écarlate", au sens thélémite du terme, c'est-à-dire de léonin (XI) et d'intégralement amoral.

Ainsi, le brûlant sexdrive de la belle princesse Haya de Jordanie a impitoyablement détruit deux mariages et fait de l'émir gouverneur de Dubaï la risée du monde — Puis elle est partie en subtilisant trente-cinq millions d'euros à son malheureux barbon d'époux bafoué, avant d'obtenir, en mentant comme une diablesse, le divorce qui va lui rapporter cinq milliards d'euros, et elle vit aujourd'hui très heureuse à Londres, entourée de sculpturaux bodyguards, dans une demeure estimée à quatre-vingt-cinq millions de livres.

A t-elle enfreint la Loi de Thélème ? Non. Au contraire : < Then will I lift her to pinnacles of power > (AL 3, 43) : toutes les tentatives de représailles à son encontre ont grotesquement échoué... Mais on comprend que les Musulmans aient, pendant des siècles, jugé prudent de bâcher, cloîtrer, terroriser la femme arabe...

Autre exemple : le top model Stephanie Seymour vit en inceste réglé avec son fils et se moque éperdument que cela se sache (au point même de ne pas s'opposer à la diffusion des fameuses images de leurs vacances à St-Barth et de faire directement allusion à la chose dans un photoshoot pour Harper's Bazaar).

Enfreint-elle la Loi de Thélème ? Non. Mais ces "amours singulières" (aurait dit Peyrefitte) posent un problème "sociétal" évident...

La sexualité féminine est politiquement ingérable : tous les législateurs se sont, si j'ose dire, cassé les dents dessus. Particulièrement les législateurs religieux... Il est vrai que lorsque un authentique avatar de la Juliette de Sade parvient à sublimer au plan spirituel ses impulsions érotiques, ça donne Marie l'Egyptienne, qui entrait en lévitation dès qu'elle disait un psaume... Hail Babalon ! Thérèse d'Avila se faisait appliquer un fer rouge pour se punir de ses élans charnels et déclarait trouver cela "rafraîchissant", comparé à ses fureurs utérines !...

La Loi dit que c'est à présent < la manifestation de Nuit > (AL 1, 1) : pour la première fois, le monde s'apprête à aimer la femme pour ce qu'elle est et non plus pour son aptitude à dissimuler ce qu'elle est. Les gens ont raison d'avoir peur.
J'écrivais, également, l'année dernière :
Babalon, notre mère, nous enseigne : "Les malheurs de la vertu et les prospérités du vice sont des lois de la nature et, partant, des lois divines.

"Regardez autour de vous : la femme qui bafoue son mari dévoué triomphe toujours et le beta cuck bien méritant est méprisé des hommes et des dieux — comme disait Merlin l'Enchanteur, de sainte mémoire : < les cocus meurent en mai > (i.e. la formule des Beaux Jours, la force lunaire ignée, qu'incarne la Reine de Mai, c'est-à-dire la Femme Ecarlate, néantise l'énergie périmée — l'an révolu — qu'incarne le barbon beta cuck.)

"Une belle femme peut détruire intégralement le meilleur des hommes, simplement en écartant les jambes devant un autre homme : parlez-moi du pouvoir du patriarcat...

"Pour qu'au plus fort de l'engouement pour lui, l'acteur officiellement reconnu comme l'homme le plus beau du monde, et qui était, à l'époque, la plus influente de toutes les stars, perde irréversiblement son charisme, son charme, son attrait, son mojo, son crédit auprès des fans, bref, pour qu'il soit périmé, il a suffi que Kristen Stewart dise, avec le ton convenable de regret d'un "moment d'égarement", qu'elle l'avait, effectivement, trompé.

"(NB : Le ton "moment d'égarement" est rituellement crucial, parce que porteur de la formule printanière : il valide magiquement la péremption du cuck : si votre femme vous trompe avec un vieil homme riche, aucune importance : si elle "fait une folie" avec un beau jeune inconnu au cours d'une nuit de fête, vous êtes canceled, blasted out of the picture, symboliquement mort.)

"Les cocus meurent en mai : nul n'ignore que l'épouse qui ne supporte pas que son mari soit infidèle (= que la formule de son mari ne soit pas encore périmée) aimerait que son fils conquiert toutes les femmes de la Terre.

"Les spins, les principes religieux, moraux, philosophiques, etc. au moyen desquels on s'efforce de farder, — dans l'intérêt de l'harmonie sociale et domestique, — ces vérités évidentes, sont très exactement l'équivalent de size doesn't matter."
Q : Donc, la realpolitik, chère à Zemmour, exige la chasteté féminine, et les crapulous creeds abrahamiques ont raison... Pourquoi la Loi ordonne t-elle, dans ce cas, de "mépriser les femmes chastes" (AL 3, 55) ?

R : Pour les raisons que j'expose depuis dix ans et que Zemmour (qui aime tellement les femmes chastes que le thème de naissance de sa compagne, mentor et éminence grise, Sarah Knafo, comporte Pluton en Scorpion en Maison V !!!) n'ignore certainement pas :
Il faudrait vraiment... se décider à tordre le cou à cet "idéal" chrétien de la femme "chaste" – inventé par et pour des sous-humains ou des non-humains, qui débandent en présence d’une femme forte, et donc brûlent, torturent, terrorisent les femmes jusqu’à ce qu’elles renoncent à ce qui fait d’elles des femmes, principalement à toute exigence de satisfaction sexuelle.

"Vouloir être comblée", à tous les sens du terme, est, évidemment, la définition essentielle de la nature féminine : Natura abhorret a vacuo. Lorsqu’un "homme" est incapable de répondre à cette attente, il élucubre un "idéal" de "femme chaste" (du latin castus, littéralement : "que l’on garde fermé"), donc de femme "close", donc d’anti-femme. Puis il met au point des systèmes absurdes qui contraignent son épouse à se conformer à cet "idéal", ou tout du moins à l’accepter comme standard de conduite "irréprochable".

Les crapulous creeds sont d'exécrables perversions, qui autorisent des "hommes" à qui, en temps normal, une jolie femme ne donnerait même pas l’heure – des hommes pour qui, s’ils osaient l’aborder dans un bar, elle ne gaspillerait pas l’oxygène nécessaire à les envoyer paître (et s’enculer entre eux s'ils manquent de tendresse) – une exécrable perversion, dis-je, qui permet à ces hommes-là de transformer cette femme-là en esclave et en vide-burnes, auxquels ils interdisent, par-dessus le marché, de laisser échapper la moindre parole qui ne soit pas ultra-valorisante pour leur égo, c’est-à-dire qui ne soit pas un mensonge – et ces mêmes "hommes" se plaignent ensuite qu'ils vivent avec une bonniche frigide et hypocrite !!!

Les Charybde et Scylla de la condition féminine sont la Bonniche (la "femme modeste" [Cf. AL 2, 52]) et la Roulure (la "femme déchue" [Cf. AL 3, 43]) : or, le christianisme exige ces écueils : l’épouse doit être "modeste" et la maîtresse "roulure" – jamais une femme n'a le droit de se conduire en femme.

Bien sûr, il n’existe pas de chrétien sincère. La morale chrétienne est un deal tacite entre curie homosexuelle et beta males. Le propre des petites bites est de condamner l’érotisme – le propre de l’incapable est de condamner l’accès de femmes à un poste de pouvoir direct – le propre du pauvre est de stigmatiser la vénalité féminine. Les chrétiens (et Alain Soral) n’ignorent pas comment se recrutent les losers. [...]

Les deux-tiers des problèmes "sociétaux" actuels viennent de l’insatisfaction sexuelle des femmes. Une femme insatisfaite est un poison... pour elle-même et pour tous ceux qui l’entourent. La frustration sexuelle mène à la névrose, et produit les troubles sociaux (mai 68 est le fruit d’avril 46 [fermeture des maisons closes NDA]).

C’est pourquoi la Tyrannie a toujours eu la proscription de l’érotisme et l’organisation de crises économiques comme armes favorites, et pourquoi le féminisme a pu être utilisé par elle pour tuer des enfants à grande échelle (un comble, puisque le féminisme était une réaction au christianisme – mais c’est la stratégie ordinaire du Tyran que de créer des virus pour pouvoir ensuite vendre un antidote, ou prétendu tel) : une femme sexuellement insatisfaite devient haineuse et destructrice – le Tyran canalise cette haine par la création de doctrines "féministes" – puis explique (n'en étant plus à une contradiction près) qu’être féministe, c’est avorter. (Helluvah Holy Guru, février 2012)
6. One shall instruct another, with no care for the matters of men's thought.

Commentaire : Je me souviens d'avoir répondu au "Qui d'autre que vous auriez-vous aimé être ?" du questionnaire de Proust que "si je n'avais pas été Sir Shumule, j'aurais voulu être Alexandre, c'est-à-dire que j'aurais voulu être Diogène"*

(De fait, j'ai, pour feu mon Maître révéré dans l'A∴A∴, l'admiration de Diogène pour Antisthène.)

On m'a demandé, à ce sujet, "le rapport entre l'école cynique et l'école thélémite" — J'ai dit : "La philosophie cynique se résume à tenir en haute estime ce que l'homme du commun méprise et à mépriser ce que l'homme du commun tient en haute estime (d'où les rapports amicaux que certains représentants de cette école, tels Pérégrinos Protée, entretinrent, au IIe siècle EV, avec les pères du désert chrétiens) : c'est très exactement < Money fear not, nor laughter of the folk folly > (AL 3, 17)."

On m'a rétorqué : "Mais Thelema prescrit, enjoint, ordonne expressément de porter de beaux vêtements, de faire de grands festins, de vivre dans le luxe, etc. Autant de choses que l'homme du commun tient en haute estime !"

J'ai répondu : "Que l'Occidental soit de droite, de gauche, religieux ou athée, il considère Sir Aleister, — le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré), fondateur de Thelema, — comme the wickedest man in the world, un démoniaque ou un obsédé sexuel — D'autre part, GAP et le veganisme disent assez ce que l'homme du commun pense des beaux vêtements et des festins... Quant au luxe... le cher Karl Lagerfeld, à la fin de sa vie, refusait de parler des deux nurses qu'il affectait au service de son chat, à cause de la masse ahurissante de messages de haine que cela lui valait — et il n'est pas un Trog qui ne te souhaitera le sort de la princesse de Lamballe lorsque il te verra passer en Rolls... Voilà pour la haute estime..."

* Notez bien qu'après "J'aurais voulu être Diogène", j'avais ajouté : "Ou, éventuellement, le capitaine Merrill Stubbing, pilote du Pacific Princess, s'il avait, en plus, le pouvoir de se transformer à volonté en Joe Manganiello, époux de Sofia Vergara."

7. There shall be a fair altar in the midst, extended upon a black stone.

Commentaire : Du numéro du verset et de la pierre noire : Ô jeunes Philosophus (Philosophi quand on est pédant) de l'A∴A∴ ! S'il est une déité en l'honneur de qui pratiquer le Liber Astarte, c'est Élagabal. Thank me later.

8. At the head of the altar gold, and twin images in green of the Master.

Commentaire : Le Maître est le prince-prêtre, dont l'Anneau qu'il porte indique le rang ; le vert désigne Vénus, i.e le Sentier de Daleth ד, le Paradis Terrestre, i.e. l'Abbaye ; [twin indique le passage de l'Abîme, le passage dans le monde phénoménal (images) soumis au binaire] ; l'Or est le métal du soleil, astre du Lion, surtout s'il "régit" l'autel, et, donc, le Sentier de Teth ט, l'Atu XI, l'ensemble des Enfants de la Bête, i.e. les Thélémites ; l'autel désigne l'univers matériel, le monde lambda, la vieille lande grise où "il n'y a que la guerre" : le Sentier de Pé פ.

Tout le verset forme, par conséquent, la croix hiérophanique.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 20° ♐︎ : ☽︎ in 7° ♈︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Thursday, June 17, 2021

Young Doric God

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le quarante-huitième des Beaux Jours, où nous faisons mémoire de Jack Parsons, thelemite royalty qui, dans l'Œuvre au Blanc (i.e. au plan spirituel), fut appelé par Sir Aleister "le meilleur d'entre nous", dans l'Œuvre au Rouge (i.e. au plan psycho-affectif), épousa Marjorie Cameron et, dans l'Œuvre au Noir (i.e. au plan pratique), inventa la navette spatiale.

Jack Parsons ne s'était, de toute évidence, incarné que pour mettre le reste de l'humanité minable.

Amis chers, la Lecture de ce jeudi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 3, versets 40 à 43.

40. There is a strange pale God, a god of pain and deadly wickedness.

Commentaire : De ce verset, Fra Orpheus dit simplement < Choronzon >, ce qui me rappelle qu'un mien lecteur, après avoir lu le billet intitulé Canicule, m'a demandé : "Est-ce à dire que l'enfer est un hentai de tentacle porn ?"

Ami, non : ce serait trop beau ! La vérité sur Choronzon fut publiée par moi en août 2019 e.v. :

Me and Choronzon Blues

Abondance de courrier ce matin, dont surnage l'inopinée pointue question suivante:

« De GH le Zéniste à Sir Shumule le Thélémite, salut !
Bonheur et succès galants !
Je ne parviens pas, Maître, à comprendre ce que représente exactement le démon CHORONZON, décrit par John Dee et Sir Edward Kelly, qui est devenu le « diable » dans la philosophie de Thelema.
Puis-je solliciter vos Hautes Lumières sur ce point ?
Neuf Prosternations. »

Ma foi, ami Zen,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Vous êtes un séduisant mystère promis à une destinée sublime qui, comme chacun d’entre nous, avez un côté sombre. Une partie de votre psyché gronde, salive et montre les dents : elle est inconsciente – elle est irrationnelle – elle se nourrit exclusivement de mauvaise volonté, de passions perverses et de peurs instinctives.

C’est le morceau de maladie-du-monde qui se trouve être échu à votre assiette.

Choronzon est le nom que l’on donne à ce margouillis de désirs refoulés, de meurtrissures d'égo, de self-delusions niaises, que vous ignorez délibérément car il est peu flatteur et diffère, en des proportions douloureuses, de ce que vous aimeriez vous faire croire que vous êtes.

Carl Gustav Jung l’appelle "l'Ombre" ; les Chrétiens l’appellent le Malin ; les Juifs l’appellent le Yetzer Hara ; les Hindous l'appellent Apasmārapuruṣa ; les Bouddhiste l’appellent Māra ; nos Ancêtres l’appelaient Loki : vous pouvez l’appeler votre evil twin, votre Mephisto, votre natif-du-Cancer interne.

Du coup, Choronzon est également ce que les Alchimistes transforment en or : non quelque chose d’intrinsèquement « mal », mais un subalterne qui, – comme tous les stalkers, toutes les imbitables à daddy issues et tous les larbins congédiés, – devient, parce qu’on l’ignore, hystérique en surcompensation : ainsi l’homme tourne-t-il compulsivement, caricaturalement bas-de-gamme pour cesser de souffrir.

Si vous ne piétinez pas votre Iznogoud, votre Iznogoud vous mordra au mollet. Il sabotera systématiquement vos efforts, à moins que vous ne vous efforciez d’agressivement l’identifier et d’alchimiquement le transmuter : < Refuse none but thou shalt know & destroy the traitors > (AL 3, 42) : n’est-il pas très connu que se plaindre des manquements d’autrui est trahir ses propres défaillances ?... Si vous déshéritez un aspect de votre personnage, il se matérialisera brusquement, au coin du bois, sous forme (peu ou prou) humaine, lorsque vous l’attendrez le moins...

Comme l’Anneau de Sauron, il veut qu’on le trouve : d’où les actes manqués, les pseudo-accidents, les inhibitions bêtes – les kink libidineux dangereusement barrés,


Me and Choronzon were walking side by side,
I’m gonna beat my woman until I get satisfied.

… les « aventures terribles » dont Nietzsche nous dit qu’elles finissent par nous faire soupçonner que celui à qui elles arrivent est lui-même quelqu’un de terrible.

Voyez, ami Zen ! Le nain qui refuse de s’admettre nain sera jeté (ou lancé, plutôt, puisqu’il s’agit d’un nain) sur un terrain de basket-ball devant des millions de téléspectateurs : quiconque nie ce qu’il n’aime pas en lui-même aura le nez plongé dedans.

Soyez donc Alchimiste plutôt que Youtubeur ! Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem : « Jusqu’à ce que vous ayez rendu le Subconscient conscient, il dirigera votre vie et vous l’appellerez le destin », dit encore Carl Jung – ou, selon ma formule inlassable : ce que tu fuis est ton salut.

41. My own soul bites into itself, like a scorpion ringed with fire.

Commentaire : De ce verset, Fra Orpheus dit : < Choronzon in manifestation as the vampire >, ce qui est plutôt réconfortant pour quelqu'un comme moi, dont toute la libido a été, à l'adolescence, déterminée par le personnage de Regine Dandridge dans Fright Night II : au pire, je tombe dans les bras de Julie Carmen.

Cela dit, Choronzon est l'horizontalité, la matérialité, c'est-à-dire la féminité, intégrale et le fait que la sexitude de Julie Carmen en Regine Dandridge n'ait jamais été égalée, ni même approchée, par qui que ce soit, nous ramène au principe fondamental : 100% des problèmes en ce monde viennent de l'insatisfaction sexuelle des femmes.

Je consignais dans mon Registre Magique, le 26 novembre 2020 e.v. (et vous n'avez aucune excuse pour l'ignorer, puisque mon Registre était, alors, tenu en ligne) :

Sicariōn m'a posé un tas de questions pointues [...] et nous en sommes venus à parler des implications politiques de la liberté sexuelle absolue proclamée par la Loi (AL 1, 51).

Principe de base : la peur qu'entraîne généralement ce Verset procède, — comme la misogynie, le viol, mais aussi la pédocriminalité, etc. — de la peur du désir féminin — Politiquement : de ce que ce désir comporte d'"écarlate", au sens thélémite du terme, c'est-à-dire de léonin (XI) et d'intégralement amoral.

Ainsi, le brûlant sexdrive de la belle princesse Haya de Jordanie a impitoyablement détruit deux mariages et fait de l'émir gouverneur de Dubaï la risée du monde — Puis elle est partie en subtilisant 35 millions d'euros à son malheureux barbon d'époux bafoué, avant d'obtenir, en mentant comme une diablesse, le divorce qui va lui rapporter 5 milliards d'euros, et elle vit aujourd'hui très heureuse à Londres, entourée de sculpturaux bodyguards, dans une demeure estimée à 85 millions de livres.

A t-elle enfreint la Loi de Thélème ? Non. Au contraire : < Then will I lift her to pinnacles of power > (AL 3, 43) : toutes les tentatives de représailles à son encontre ont grotesquement échoué... Mais on comprend que les Musulmans aient, pendant des siècles, jugé prudent de bâcher, cloîtrer, terroriser la femme arabe...

Autre exemple : le top model Stephanie Seymour vit en inceste réglé avec son fils et se moque éperdument que cela se sache (au point même de ne pas s'opposer à la diffusion des fameuses images de leurs vacances à St-Barth et de faire directement allusion à la chose dans un photoshoot pour Harper's Bazaar). 

Enfreint-elle la Loi de Thélème ? Non. Mais ces "amours singulières" (aurait dit Peyrefitte) posent un problème "sociétal" évident...

La sexualité féminine est politiquement ingérable : tous les législateurs se sont, si j'ose dire, cassé les dents dessus. Particulièrement les législateurs religieux... Il est vrai que lorsque un authentique avatar de la Juliette de Sade parvient à sublimer au plan spirituel ses impulsions érotiques, ça donne Marie l'Egyptienne, qui entrait en lévitation dès qu'elle disait un psaume... Hail Babalon ! Thérèse d'Avila se faisait appliquer un fer rouge pour se punir de ses élans charnels et déclarait trouver cela "rafraîchissant", comparé à ses fureurs utérines !...

La Loi dit que c'est à présent < la manifestation de Nuit > (AL 1, 1) : pour la première fois, le monde s'apprête à aimer la femme pour ce qu'elle est et non plus pour son aptitude à dissimuler ce qu'elle est. Les gens ont raison d'avoir peur. [...]

Toutes ces histoires de patriarcat sont absolument ridicules. N'importe quelle jolie fille — même moyennement jolie — sait depuis la classe de 5ème qu'elle dirige le monde. Mon drame est d'avoir toujours été plus attiré par les joueuses de roller derby que par les bècebèges à plan de carrière. Thanksgiving me rappelle la nuit où, au Crillon, j'ai sauté, après le Bal, dans sa robe Ungaro, une débutante sublime, fille de diplomate, et ne suis parvenu à maintenir ma motivation qu'en pensant à Joan Jett en train de changer un pneu.

Du reste, on m'écrit que je pratique l'exégèse comme on commente un match de roller derby et je ne sais pas si c'est un hate mail.

J'ai tellement de haters !

J'estime que 50% des internautes qui écoutent les cours en ligne le font par animosité fascinée

C'est comme pour le catcheur heel et les bons Walt Disney où le méchant est cool. Nulle part ailleurs vous ne trouverez quelqu'un avec ma taille, mon nez, mon crâne d'extra-terrestre et mes doigts de mandarin chinois ! 

C'est le piquant, le kink, la raison pour laquelle on boit du Red Bull. 

On ne boit pas de Red Bull pour la taurine ou la saveur de soda sucré mélangé à la vodka Grey Goose. On le boit pour l'ingrédient imprononçable, — innommable, devrais-je dire, tant il est chimique, — l'excipient qui a le nom d'un groupe de k-pop qui aurait un nom de code-barre — le truc abominablement synthétique dont on ignore ce qu'il fait là et dont on apprend par la suite que l'industrie s'en sert également pour fabriquer des jantes et des seins de pornstars. Je ne sais pas ce que c'est, mais j'en veux dans mon vaccin ! 

42. That pallid God with face averted, that God of subtlety and laughter, that young Doric God, him will I serve.

Commentaire : Amen !!!

43. For the end thereof is torment unspeakable.

Commentaire: Oh ! ce principe de "la Victoire appartient au dur-au-mal", comme il  est écrit < 
Thou shalt have danger & trouble : Ra-Hoor-Khu is with thee > (AL 3, 11) et < to me come ye through tribulation of ordeal, which is bliss > (AL 3, 62).

Ça me rappelle une conversation avec un très bon ami ricain, consignée dans mon Registre le 27 novembre 2020 e.v.

[J]e disais hier à un ami texan (très nouveau riche, plus-à-droite-tu-tombes, met des glaçons dans le Château Pétrus — texan, en somme) :

- Eva Angelina est la preuve vivante que vous devez importer davantage de Mexicains !

En effet, quel est l'ennemi ? — La Chine.

En quoi réside la force des Chinois ? — Work Ethic. Et ils ne peuvent même pas prononcer Work Ethic.

Les Chinois sont d'accord pour bosser dix-huit heures de rang sous le cagnard, payés en cacahuètes et je ne sais même pas s'ils ont des cacahuètes en Chine, mais enfin payés en le truc que les Chinois grignotent à l'apéro.

Ils ne sont heureux qu'à mille dans une cave, triment comme des forçats du XIXème siècle, et s'ils ont tous la même coupe de cheveux, ce n'est pas grave, c'est même un plus.

Vos Blancs sont tous de la graine de boomer et bossent pour le week-end...

Qui vous reste t-il pour espérer faire pièce à Xi Jinping ? — Les Latinos, qui sont conservateurs jusqu'au pétainisme et l'ont prouvé en votant Trump à 100 %.

Les Latinos n'ont besoin que d'une image pieuse de la Vierge Marie, d'un contremaître ayant pris option espagnol-techno en 4ème, et que leur fille ne ramène pas un Noir.

Ils sont aussi stakhanovistes et dépourvus de courage syndical que les Chinois, mais leurs femmes ont un butt. (Les femmes hispaniques me font compulsivement grimper aux rideaux et ça désole mon décorateur, mais je ne recommande pas les amantes chinoises: deux heures d'efforts pour entrer parce que c'est hyper étroit et, parce que c'est hyper étroit, on conclut aussitôt entré ! Là aussi : stakhanovisme et salaire frustrant ! Mais Eva Angelina peut en dire autant de son propre secteur professionnel... CQFD.) 

Et cela vaut pour toutes les rigueurs de l'Ascèse, ainsi que je le consignais dans le même Registre, le 8 décembre 2020 e.v. :

Pris un pharaonique petit-déj pendant que, par association d'idée, S m'interrogeait sur le jeûne.

Aussi bien, j'ai regretté de ne pouvoir lui donner d'astuce pour tenir le jeûne, parce que celui-ci ne m'a jamais posé aucune espèce de problème — N'est-ce pas un grand Enseignement qu'il soit impossible de guider autrui dans les domaines où l'on n'a pas souffert ?

Evidemment, s'il m'était prescrit de m'abstenir pendant vingt-quatre heures de m'imaginer en train de faire profondément, intensément l'amour à Sofia Vergara, ce serait différent — mais l'ascèse des magiciens (alterner périodes d'excès rabelaisiens et périodes d'abstinence monastique), — donc, a fortiori, une seule journée de jeûne, — m'a toujours, grâce à DIEU, été très facile.

Je ne puis donc être d'aucun secours, sinon répéter l'Immortelle Injonction de Jimmy Page (puisse t-il vivre de longs jours heureux, Amen), Haut Précepte qui fut mon vade-mecum dans cette vallée de larmes de joie :

Shit or bust. You do it. No nerves. You just do it.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 26° ♊︎ : ☽︎ in 16° ♍︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Joy of divine rapture all day (Pleasure of uttermost delight all night) (2020)