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Thursday, January 6, 2022

The Mystery of Pan

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le 6 janvier, jour oraculaire du mois de décembre, et mon plan pour avoir la fève à coup sûr ce soir est fin prêt — Je ne puis en dire plus — Sachez simplement qu'il implique l'emploi d'une barre à mine, deux timbres-poste au tarif en vigueur et le concours d'un pingouin vivant.

Pour ce qui est des solennités proprement dites, je vous renouvelle mes conseils de l'an passé :
L'Angleterre, dont les femmes sont laides, les hommes pédés, le "chic" ridicule et la famille royale grotesque, a, au moins, reçu cette bénédiction que la Douzième nuit s'appelle encore, chez elle, Twelfth Night.

Oui ! faire l'amour à une Anglaise, c'est de la masturbation, mais aussi un mérite, et vous n'ignorez pas que c'est, mystérieusement, le convive ayant accumulé le plus grand nombre de mérites au cours de l'année solaire révolue qui reçoit la fève tout à l'heure...
Amis chers, la Lecture de ce mercredi est le Liber B vel Magi sub figurâ I, versets 15 à 18.

15. Now the grade of a Magister teacheth the Mystery of Sorrow, and the grade of a Magus the Mystery of Change, and the grade of Ipsissimus the Mystery of Selflessness, which is called also the Mystery of Pan.

Commentaire : Pourquoi le grand Pan, — espiègle, lascif, imprévisible protecteur arcadien des bergers, de l'unheimliche et de la volupté des sens, — est-il associé à Jechidah, c'est-à-dire à l'ipséité, à l'étincelle divine placée en chaque homme ?

J'ai répondu autrefois :
Le grand Pan représente le Divin Lui-même Se manifestant dans l'Incarnation. Il est l'Un manifeste : le Tout (Πάν/Pan) qui objective l'Unicité divine, laquelle — étant éternellement inconnaissable, indicible, inconcevable, incompréhensible, etc. — équivaut, dans notre conscience humaine, à Zéro, symbole de Nuit, l'Infini béni, c'est-à-dire au Rien : < let it be ever thus; that men speak not of Thee as One but as None > (AL 1, 27) : aussi la réalisation spirituelle (attainment) suprême est-elle appelée "Nuit de Pan".

Techniquement, la Magie enseigne que lorsque l’Énergie Divine se manifeste en un homme au plan spirituel ("blanc"), elle produit la Uva (la "Frayeur sacrée") ; que lorsqu'elle se manifeste en un homme au plan psycho-affectif ("rouge"), elle produit le rire ; et que lorsqu'elle se manifeste en un homme au plan physique ("noir"), elle produit l'impulsion sexuelle — voilà pourquoi Pan est celui qui déclenche la peur panique — celui dont l'apparition fait rire les habitants de l'Olympe — et celui dont le rut est perpétuel : < la lubricité du bouc est la munificence de DIEU >, comme il est dit (William Blake, Proverbs of Hell).

Sous le règne de Tibère (i.e. à l'ouverture de la parenthèse chrétienne), un pilote égyptien, croisant au large de Paxos, reçut, comme chacun sait, d'une voix mystérieuse, l'ordre d'annoncer "la mort du Grand Pan" : c'est que tout le projet chrétien était de nier l'Immanence divine, de séparer le Haut du Bas, d'évacuer DIEU vers le ciel. En 1904 (i.e. à la fermeture de la parenthèse chrétienne), le poète, — c'est-à-dire le prophète, — Jacques d'Adelswärd-Fersen débarqua en Sicile, au pied de la Villa Tibère, et, saisi de transe à la contemplation de la Beauté des lieux, s'écria : Non seulement le grand Pan n'est pas mort, mais je sais à présent qu'il ne mourra jamais !...
16. Let the Magus then contemplate each in turn, raising it to the ultimate power of Infinity. Wherein Sorrow is Joy, and Change is Stability, and Selflessness is Self. For the interplay of the parts hath no action upon the whole. And this contemplation shall be performed not by simple meditation — how much less then by reason ? but by the method which shall have been given unto Him in His Initiation to the Grade.

Commentaire : Sir Aleister préconise de recourir à "l'herbe de Chokhmah" pour faciliter la praxis en question, ce qui me fit écrire jadis :
L'Herbe de Chokhmah (cannabis), nous renvoie à ce que je me souviens d'avoir déclaré, lors d'un Cours intitulé Le Jardin d'Eden est une Île-sous-le-vent, et qui se trouve être intégralement raccord à la Doctrine portée par ce verset :
Vous voulez passer du kolkhoze albanais non-fumeur à l'embarquement pour Cythère. L'ennui, c'est que les Heathen, eux, veulent que vous passiez de l'embarquement pour Cythère au kolkhoze albanais non-fumeur et appellent ça le progrès — C'est comme avec l'herbe : ça commence par les dread locks, le reggae et les super nanas jamaïcaines, et ça finit distribué médicalement comme neuroleptique par le gouvernement à la jeunesse que les confinements, les couvre-feux et l'effondrement économique rendent complètement dingue — La Magie enseigne, en tout et pour tout : remonte à la super nana jamaïcaine avant que ça se termine comme dans Shining.
17. Following which method, it shall be easy for Him to combine that trinity from its elements, and further to combine Sat-Chit-Ananda, and Light, Love, Life, three by three into nine that are one, in which meditation success shall be That which was first adumbrated to Him in the grade of Practicus (which reflecteth Mercury into the lowest world) in Liber XXVII, “Here is Nothing under its three Forms.”

Commentaire : Le Comment établit que les questions relatives à la Loi ne doivent être tranchées qu'en faisant appel aux écrits d'Ankh-af-na-khonsu, c'est-à-dire aux douze autres Livres Saints de Thélème — Mais ici, c'est le Liber I qui s'auto-explicite par le Liber XXVII !

Du verset < Here is nothing under its three forms >, j'ai personnellement écrit :
0. L'Aïn, c'est-à-dire DIEU, ainsi que l'enseigne Trismégiste : < Ce qu'il est impossible d'exprimer, c'est DIEU > (Stobée I, 2). 

00. L'Aïn Soph, c'est-à-dire Nuit, comme il est écrit < I am Infinite > (AL 1, 22) et < that men speak not of Thee as One but as None ; and let them speak not of thee at all , since thou art continuous. > (AL 1, 27)

000. L'Aïn Soph Aur, c'est-à-dire Hadit, ainsi qu'il est écrit : < it is the light higher than eyesight. > (AL 2, 51).

Mais le divin paradoxe < Rien sous ses trois formes (!) > doit nous faire sursauter : c'est le vertige des grands reset et des périodes glacières : même la Vacuité du Zéro Originel, l'Extase Primordiale de l'Eternel Orgasme Synchrone de Hadit et de Nuit, est une supercherie qui, contenant les Trois Forces, contient toutes les virtualités vivantes — mystère impénétrable, quoique béant, que les Anciens, en vieux norrois, surnommèrent Ginnungagap.

Ou de façon plus horizontale : chaque fois qu'au Be-with-Us, succède l'âge de glace durant lequel l'humanité redémarre à zéro, les trois castes humaines retrouvent leurs formes initiales (prêtres, chefs, chasseurs), dont procèdent, linéairement, plusieurs dizaines de millénaires plus tard, l'inextricable complexité de l'organisation sociale absolument artificielle des civilisations en fin de course : tout Occidental de l'ère covidiste, masqué, vaxxé, descend d'un chamane, gardien des Sciences Divines d'avant le Cataclysme, d'un guerrier de type GigaChad, ou d'un furtif traceur d'ongulés, sorti des cavernes.

Or ces séquences de montées, paroxysme, orgasme, dégringolade, gestation et redépart à zéro n'ont pas eu de commencement, comme les boucles d'oreilles de la vache-qui-rit ou la pochette d'Ummagumma de Pink Floyd : le voilà, le vertige devant Ginnungagap !
18. And this is the Opening of the Grade of Ipsissimus, and by the Buddhists it is called the trance Nerodha-Samapatti.

Commentaire : On me demande pourquoi les Bouddhistes, disciples de Siddhārtha Gautama, qui est un saint italicized, sont, dans le Livre de la Loi, maudits et voués à être écorchés vifs (!!!) (AL 3, 53)

Ma foi, c'est parce que, bien que Siddhārtha ait été lui-même parfait en tout point (à l'exception de brèves phases boulimique et anorexique), ses disciples s'arrangent tout de même pour être, le plus souvent, d'insupportables blaireaux casse-couilles.

Les Bouddhistes du tiers-monde ne posent pas réellement de problème, et s'ils décrivent Siddhārtha comme un gros-lard, — sans réaliser qu'un homme dont la vie s'est passée à méditer dans les bois en se nourrissant de graines de chanvre ne ressemblait vraisemblablement pas à Jabba the Hutt, — c'est uniquement parce qu'étant des tiers-monde, ils font une fixation sur la bouffe.

Chez les Occidentaux, en revanche, le Bouddhisme attire essentiellement des hippies malodorants et des life coachs atteintes d'obésité morbide qui, tous, tablent sur le fait que le côté vaguement exotique du Dharma confère à ses fidèles l'air profond et intelligent sans qu'ils aient à manifester la moindre espèce de talent dans quelque domaine que ce soit.

En dépit de leur nombre, la plupart de ces fumeurs de bang n'ont pas la plus petite idée de ce en quoi peut bien consister le Bouddhisme — S'il advient qu'on les interroge à ce sujet, ils répondent quelque choses comme "c'est très spirituel" — La confusion vient de ce qu'en dépit de leur totale ignorance de chacun des aspects de l'enseignement de Siddhārtha, — ignorance qui les pousse, généralement, à promouvoir les médecines douces et à forniquer avec les plantes vertes, — ils vivent entourés de statues à son effigie.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 16° ♑︎ : ☽︎ in 7° ♓︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





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La Douzième nuit  (2021)

Wednesday, July 14, 2021

Il faut savoir mourir avant la fin du rêve

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le troisième mercredi après les feux de Litha et nous faisons mémoire d'Hermann Josef Metzger, le "Pape" Paragranus, fondateur de l'Abbaye de Thélème de Stein, Appenzell, considérée, des années 60 aux années 90, comme le "centre mondial" du Thélémisme et, généralement, comme la communauté ayant atteint au plus proche de l'idéal rabelaisien — Oh ! cet ultra VIP château-village entièrement peuplé de familles affiliées à la haute finance zurichoise, où fut instaurée la tradition de systématiquement enseigner l'Hymne à Pan par cœur aux enfants avant de les envoyer étudier à l'Institut Le Rosey, et dont même un ennemi de Thélème aussi acharné que le piteux Francis King a été contraint d'admettre :
Liz Miller et moi avons visité en 1971 l'Abbaye de Thélème suisse : nous avons été frappés de découvrir une sorte de Shangri-La où l'on se suffit à soi-même. Les Crowleyens helvétiques ont là leur propre église avec un clocher, leur imprimerie à eux, leur laboratoire alchimique où ils préparent des remèdes à la manière de Paracelse, leur hôtel, le Gasthof Rose. Ils possèdent même une fabrique de peinture ! Nous avons constaté que Frater Paragranus et ses compagnons se consacrent sérieusement à leur œuvre spirituelle et qu'ils travaillent assidûment aux diverses besognes qu'ils se sont assignées, tout en ayant réussi à préserver cette lueur de solide bon sens qui manque à tant d'occultistes. Nous avons assisté à la Messe Gnostique, dont nous avons apprécié à la fois la beauté et le sobre déroulement. (Esotérisme et Sexualité, Appendice V, p.284)
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 5, versets 5 à 8.

5. Only one fish-hook can draw me out; it is a woman kneeling by the bank of the stream. It is she that pours the bright dew over herself, and into the sand so that the river gushes forth.

Commentaire : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit simplement < Key XVII > et c'est d'autant plus étonnant que j'y vois, moi, l'Atu XIV — Enfin ! de ה à ס, il y a 55, soit le Nombre Mystique de Malkuth : notre dissension se résume donc à constater à quel point ma fille ressemble physiquement à ma mère (à sursauter, devrais-je dire, dans le cas de la princesse Naama qui ressemble vraiment beaucoup à feue ma génitrice directe, qu'elle n'a pour ainsi dire pas connue et qu'elle reproduit cependant à tous les niveaux, jusqu'à la forme instinctivement "grande dame bordelaise ultra-vieille-France" du chignon !!!)

6. There is a bird on yonder myrtle; only the song of that bird can draw me out of the pool of Thy heart, O my God !

Commentaire : Selon Frater Alion, l'oiseau en question est un ibis, ce qui ne peut manquer d'enthousiasmer un natif de la Vierge, pour l'aspect 100% mercurien et la longueur du nez.

7. Who is this Neapolitan boy that laughs in his happiness ? His lover is the mighty crater of the Mountain of Fire. I saw his charred limbs borne down the slopes in a stealthy tongue of liquid stone.

Commentaire : L'homme est condamné à n'avoir de ce verset qu'une vision lourdement Haroun Tazieff, tant qu'il n'a pas n'a pas lu l'Exilé de Capri et pratiqué l'œuvre poétique de Jacques d'Adelswärd-Fersen.

Nous redisons :
Il faut savoir mourir avant la fin du rêve
8. And Oh ! the chirp of the cicada !

Commentaire : J'ai, enfant, systématiquement exterminé à coups de talon les habitantes d'une fourmilière après avoir entendu, pour la première fois, la fable La Cigale et la Fourmi et n'ai, depuis, jamais eu d'autre programme politique.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 22° ♋︎ : ☽︎ in 13° ♍︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Le chant des cigales (2020)

Thursday, May 6, 2021

Weird And Monstrous Speech

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le sixième des Beaux Jours et qu'on se le dise une fois pour toutes: le fait qu'un lourdingue écrive qu'il est "un fan de longue date" avant de me reprocher "d'aller trop loin" et de menacer de me retirer son admiration ne m'empêchera jamais de l'envoyer paître avec une ironie cruelle (ou, plus cruel encore, d'opposer un silence sépulcral à sa tentative de capter mon attention) — c'est du terrorisme affectif et je ne négocie pas avec les terroristes.

Amis chers, la Lecture de ce jeudi est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, Prologue, versets 8 à 11.

8. To me only the distant flute, the abiding vision of Pan.

Commentaire : Toujours admiré que Jack Parsons, de mémoire bénie, ait pris comme Nom Magique le notarikon de sa Devise Thelema Obtenteum Proedero Amoris Nuptiae (Latin : "L'établissement de Thelema au moyen des rituels d'amour"), c'est-à-dire T.O.P.A.N., i.e. "To Pan", puisque, dans sa prodigieuse érudition, il ne pouvait ignorer l'ancestrale pratique chamanique de l'échange du nom avec une déité à la demande de celle-ci.

9. On all sides Pan to the eye, to the ear;

Commentaire : Fra Orpheus, alors Néophyte, écrivait de ce verset : < In the Great Sea of Binah >, ce qui renvoie au Come over the sea From Sicily and from Arcady de l'Hymne à Pan, < plus puissant enchantement jamais écrit >, donc à la vision béatifique, au numineux.

Lorsque le merveilleux poète, c'est-à-dire prophète, Jacques d'Adelswärd-Fersen débarqua en Sicile et fut saisi de transe à la vue de la Beauté des lieux, il s'écria : "Non seulement le grand Pan n'est pas mort, mais je sais, à présent, qu'il ne mourra jamais..." — nous avons souvent parlé de ça.

Or il faut rappeler, dans le lien à Binah, qu'il est de coutume, lors des funérailles, de chanter l'Hymne à Pan durant la crémation, et que les grandes familles thélémites de la haute finance zurichoise ont, aux heures glorieuses de la filiation Paragranus, instauré l'usage de faire apprendre, comme antidote, l'Hymne par cœur à un enfant que l'on s'apprête à envoyer au collège.

10. The perfume of Pan pervading, the taste of him utterly filling my mouth, so that the tongue breaks forth into a weird and monstrous speech.

Commentaire : L'étonnant, avec la glossolalie, c'est qu'elle est interprétée, soit comme une bénédiction divine signant l'homme qui a transcendé son animalité (base du chamanisme), soit comme une malédiction divine signant l'homme qui a laissé son animalité prendre le dessus sur lui (folie de Nabuchodonosor, etc.)

Elle est Shin ש ou Mem מ, le dieu vivant ou le paria pendu, le Feu ou l'Eau, selon le cas.

Eternelle méditation sur l'Atu Zéro : si le Petit Prince de Saint-Exupéry atterrit au mauvais endroit, il est classé autiste et livré à quelque pédopsychiatre sadique, "survivant de la Shoah" c'est-à-dire obsédé par les travaux forcés et les trauma infligés à l'enfance ; s'il atterrit au bon endroit, il devient, à douze ans, rebbe d'une dynastie hassidique, vénéré par des millions de fidèles.

(Au passage : le récent drame de Lag Baomer doit être médité : approcher la tombe de rabbi Shimon bar Yohaï, auteur du saint Zohar, a mystérieusement tué, cette année, deux fois le nombre de gens qu'approcher celle de Toutânkhamon n'en a mystérieusement tué il y a très précisément un siècle.)

11. The embrace of him intense on every centre of pain and pleasure.

Commentaire : < every centre of pleasure and pain > me fait penser : je suis heureux que la Chine tienne tête à l'ordre globaliste : un vieux maître de wushu des écoles du Sud peut, avec une pression du bout du doigt, causer des dégâts plus irréversibles et des handicaps plus spectaculaires que le plus vicieux sérum de thérapie génique actuellement imposé au monde par Bill Gates.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 16° ♉︎ : ☽︎ in 15° ♓︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : Tous à bord de l'Excessive Machine (2020)

Wednesday, January 1, 2020

Une fête pour le grand Pan


Impudents amis, gens beaux et heureux,
Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Puissent toutes les bénédictions imaginables s'acharner sur vous au cours de l'an solaire qui vient de poindre !
Puissiez-vous tous y jouir d'un bonheur insolent ! — d'une santé éclatante ! — d'une prospérité tout-à-fait scandaleuse !
A chacun d'entre vous, longue vie et félicité sans fin !

Saviez-vous que l’Église Gnostique ne fête pas de "nouvel an" le 1er janvier (puisque aussi bien, l'année thélémite commence le 20 mars), mais qu'elle consacre ce jour à célébrer le grand Pan, — espiègle, lascif, imprévisible protecteur arcadien des bergers, de l'unheimliche et de la volupté des sens, — dont elle a fait, non seulement un saint, mais un saint italicized (majeur) ?

C'est de très bon augure, même dans le cadre effroyable d'une gueule de bois post-réveillon. Le grand Pan représente le Divin Lui-même Se manifestant dans l'Incarnation. Il est l'Un manifeste : le Tout (Πάν/Pan) qui objective l'Unicité divine, laquelle — étant éternellement inconnaissable, indicible, inconcevable, incompréhensible, etc. — équivaut, dans notre conscience humaine, à Zéro, symbole de NUIT, l'Infini béni, c'est-à-dire au Rien : < let it be ever thus; that men speak not of Thee as One but as None > (AL 1, 27) : aussi la réalisation spirituelle (attainment) suprême est-elle appelée "Nuit de Pan".

Techniquement, la Magie enseigne que lorsque l’Énergie Divine se manifeste en un homme au plan spirituel ("blanc"), elle produit la Uva (la "Frayeur sacrée") ; que lorsqu'elle se manifeste en un homme au plan psycho-affectif ("rouge"), elle produit le rire ; et que lorsqu'elle se manifeste en un homme au plan physique ("noir"), elle produit l'impulsion sexuelle — voilà pourquoi Pan est celui qui déclenche la peur panique — celui dont l'apparition fait rire les habitants de l'Olympe — et celui dont le rut est perpétuel : < la lubricité du bouc est la munificence de DIEU >, comme il est dit (William Blake, Proverbs of Hell).

Sous le règne de Tibère (i.e. à l'ouverture de la parenthèse chrétienne), un pilote égyptien, croisant au large de Paxos, reçut, comme chacun sait, d'une voix mystérieuse, l'ordre d'annoncer "la mort du Grand Pan" : c'est que tout le projet chrétien était de nier l'Immanence divine, de séparer le Haut du Bas, d'évacuer DIEU vers le ciel. En 1904 (i.e. à la fermeture de la parenthèse chrétienne), le poète, — c'est-à-dire le prophète, — Jacques d'Adelswärd-Fersen débarqua en Sicile, au pied de la Villa Tibère, et, saisi de transe à la contemplation de la Beauté des lieux, s'écria : Non seulement le grand Pan n'est pas mort, mais je sais à présent qu'il ne mourra jamais !...



HYMN TO PAN

ephrix erõti periarchés d' aneptoman
iõ iõ pan pan
õ pan pan aliplankte, kyllanias chionoktypoi
petraias apo deirados phanéth, õ
theõn choropoi anax
SOPH. AJ.

Thrill with lissome lust of the light,
O man! My man!
Come careering out of the night
Of Pan! Io Pan!
Io Pan! Io Pan! Come over the sea
From Sicily and from Arcady!
Roaming as Bacchus, with fauns and pards
And nymphs and satyrs for thy guards,
On a milk-white ass, come over the sea
To me, to me,
Come with Apollo in bridal dress
(Shepherdess and pythoness)
Come with Artemis, silken shod,
And wash thy white thigh, beautiful God,
In the moon of the woods, on the marble mount,
The dimpled dawn of the amber fount!
Dip the purple of passionate prayer
In the crimson shrine, the scarlet snare,
The soul that startles in eyes of blue
To watch thy wantonness weeping through
The tangled grove, the gnarled bole
Of the living tree that is spirit and soul
And body and brain — come over the sea,
(Io Pan! Io Pan!)
Devil or god, to me, to me,
My man! my man!
Come with trumpets sounding shrill
Over the hill!
Come with drums low muttering
From the spring!
Come with flute and come with pipe!
Am I not ripe?
I, who wait and writhe and wrestle
With air that hath no boughs to nestle
My body, weary of empty clasp,
Strong as a lion and sharp as an asp —
Come, O come!
I am numb
With the lonely lust of devildom.
Thrust the sword through the galling fetter,
All-devourer, all-begetter;
Give me the sign of the Open Eye,
And the token erect of thorny thigh,
And the word of madness and mystery,
O Pan! Io Pan!
Io Pan! Io Pan Pan! Pan Pan! Pan,
I am a man:
Do as thou wilt, as a great god can,
O Pan! Io Pan!
Io Pan! Io Pan Pan! I am awake
In the grip of the snake.
The eagle slashes with beak and claw;
The gods withdraw:
The great beasts come, Io Pan! I am borne
To death on the horn
Of the Unicorn.
I am Pan! Io Pan! Io Pan Pan! Pan!
I am thy mate, I am thy man,
Goat of thy flock, I am gold, I am god,
Flesh to thy bone, flower to thy rod.
With hoofs of steel I race on the rocks
Through solstice stubborn to equinox.
And I rave; and I rape and I rip and I rend
Everlasting, world without end,
Mannikin, maiden, Maenad, man,
In the might of Pan.

Io Pan! Io Pan Pan! Pan! Io Pan!



Récitez aujourd'hui cet Hymne — que Sir Aleister appelle le plus puissant enchantement jamais écrit —, en anglais, en français, en quelque idiome qu'il vous plaira, — et que le fils cornu d'Hermès vous stimule et vous guide — à son de syrinx — toute l'année durant !

Love is the law, love under will.

ϣ. ☉︎ in 10° ♑︎ : ☽︎ in 22° ♓︎ : ☿︎ : Ⅴⅴ.