Sunday, February 20, 2022

The Crazy Never Die

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le troisième dimanche après l'Imbolc et on me dit que les instituts de sondage se résolvent, dans le déchirement, à évoquer, du bout des lèvres, l'éventualité d'une présence de Zemmour au second tour des Présidentielles.

Pour moi, je renouvelle solennellement mes vœux :

Je ne voterai pas Macron, car :
1. Il s'appelle Emmanuel, comme Sylvia Kristel sur un fauteuil en osier.
2. Personne, dans ses équipes de com, ne lui a fait remarquer à temps que le nom du parti qu'il créait avait les mêmes initiales qu'enculé mondain.
3. Brigitte ressemble chaque jour davantage, en effet, à un travelo d'âge mûr.

Je voterai Zemmour, car :
1. Il fait l'accord de l'imparfait du subjonctif dans la conversation.
2. Il écoute Jumping Jack Flash des Stones au point d'avoir physiquement muté en diable à ressort.
3. Sarah thicc AF.

D'autre part, la Messe Gnostique sera célébrée aujourd'hui pour le repos de l'âme d'Hunter S. Thompson – Le mot de passe est : Some may never live, but the crazy never die.

Amis chers, la Lecture de ce dimanche est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 2, versets 8 à 11.

8. I gathered myself into the little boat, and for many days and nights did I love her, burning beautiful incense before her.

Commentaire : Me rappelle toujours ce que j'écrivais en septembre 2009 e.v. :
Depuis que j’ai quitté l’école, je raffole des rentrées – Le mois d’août est le mois égalitaire par excellence : je suis toujours heureux de le voir s’achever.

C’est aussi le mois du fake : suivant le célèbre principe des boîtes parisiennes, où toutes les filles sont mannequins et tous les hommes producteurs, l’août fournit aux plus consternantes nullités l’occasion de feindre avoir une existence…

J’ai un ami qui ne jubile jamais autant que lorsqu’il entend parler d’un success-man-brasseur-d’affaires-internationales redevenu, en septembre, guichetier à la Poste… Moi, ça me navre, parce que je m’y laisse toujours prendre… Comment peut-on être guichetier à la Poste ?... Et, en version féminine, c’est encore pire, parce que c’est moral… le syndrome Cendrillon… La muse devant qui vous brûliez votre encens à l’âme d’une caissière… vous avez pris un bidet pour un lac de montagne… Ah ! l’automne est meurtrier...

L’avantage, c’est qu’une fois le monde débarrassé des épargnants médiocres repartis au troupeau, il redevient terrain de jeu… Le froid envoie le peuple se rhabiller… et nous pouvons dandiser à nouveau...
9. Yea ! I gave her of the flower of my youth.

Commentaire : Quand, à un jeune atteint de Porn Induced Erectile Dysfunction à l'âge canonique de quatorze ans, parce qu'il a dilapidé la flower of his youth en branlettes déréglées sur son téléphone, j'explique avoir été, à son âge, déniaisé par une professionnelle, il me regarde avec de grands yeux emplis d'émerveillement, comme si je lui parlais de l'Atlantide.

Je lui fais alors un grand et exaltant discours sur nos dieux, sur la Magick, sur la Loi de Thélème. Lorsqu’il sort de chez moi, il plane, poitrine en avant, tête dans les étoiles, humant le grand air, les yeux mi-clos. Il se sent invincible, invulnérable. Il sent qu’un immeuble pourrait tomber sur lui sans lui faire de mal. Il sent qu’une voiture pourrait le percuter sans lui faire de mal. Généralement, une voiture le percute.

10. But she stirred not ; only by my kisses I defiled her so that she turned to blackness before me.

Commentaire : Curieusement, la fille la plus black que j'aie jamais connue était une blonde aux yeux bleus prénommée Blanche. Deux fois je suis sorti avec elle, deux fois on m'a rayé la portière.

C'est le sens du verset : l'expérience incarnée néantise la projection fantasmatique – J'ai dû, autrefois, me séparer, avec perte et fracas, d'un authentique sosie de Jenna Jameson, parce qu'on ne me servait plus, en cash game, que des 7-2 dépareillés depuis qu'elle s'était installée chez moi.

11. Yet I worshipped her, and gave her of the flower of my youth.

Commentaire : Et pourtant, oui, c'est encore la gynolâtrie qui me caractérise le mieux. Ma femme sourcille singulièrement devant le nombre de vidéos de Gal Gadot que YouTube m'envoie en suggestion. Bitch doesn't know I'm worshipping Nuit.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 1° ♓︎ : ☽︎ in 15° ♎︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.






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Thursday, February 17, 2022

Happy Haven

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est aujourd'hui le quatre cent vingt-deuxième anniversaire du martyr de Giordano Bruno (DIEU venge son sang) et, ma foi, la cancel culture étant l'excommunication, le deplatforming la mise à l'index et l'accountability la chasse aux hérétiques, je suppose que si les Chrétiens se plaignent d'une "déchristianisation des mœurs en Occident", c'est parce qu'on n'y brûle pas encore physiquement les non-woke.

Car, pour le reste, je ne vois aucune différence de fond entre covidisme et catholicisme — non plus qu'entre globalisme et covidisme — non plus qu'entre communisme et globalisme — non plus qu'entre universalisme et communisme — non plus qu'entre catholicisme et universalisme — et la boucle est bouclée : Paul de Tarse et Anthony Fauci sont aussi petits et moches (et par conséquent sadiques) l'un que l'autre.

Or attendez le grand final et la dictature climatique ! Greta Thunberg aussi est petite et moche ! et, en tant que jeune vierge, beaucoup trop débandante pour qu'on puisse, décemment, la sacrifier aux mânes de Giordano Bruno.

On me dira : Sir, vous soutenez Zemmour, qui est hyper petit, et esthétiquement gobelin...

— Certes ! mais lui sera, je le prédis, un très grand et très beau sauveur de la France...

— Qu'en savez-vous ? Avez-vous fait l'ENA, ou quelque chose du genre ?

— Inutile de sortir de l'ENA, ou de l'X, pour juger de la stature politique d'un homme — Le bon sens est tout — C'est une chose que le proxénétisme m'a apprise — Il est évident que Sarah Knafo, toute de courbes et de Pluton en Scorpion en Maison V, ferait une super gagneuse — Au lieu qu'un type comme Macron, qui a Brigitte en bottom bitch, raconte forcément des bêtises.

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 61 à 64.

61. That is thy drunkenness, O holy one, and the winds whirl away the soul of the scribe into the happy haven.

Commentaire : S'il fallait que je donne ma définition personnelle du happy haven, je dirais : Campo Alegre à Curaçao (je vous en ai déjà parlé, il me semble, lors d'un cours intitulé Le Jardin d'Eden est une Île Sous-le-Vent), mais on me dit que le covidisme a eu raison de lui, ce que je ressens comme une forme de Ragnarök particulièrement wagnérienne.

62. O Lord God ! let the haven be cast down by the fury of the storm ! Let the foam of the grape tincture my soul with Thy light !

Commentaire : L'idée d'anéantir tout ce qui, à quelque plan que ce soit, constitue un "safe space" artificiel est en effet lumineuse, particulièrement dans l'imagerie violemment érotique que confère à notre verset l'excipit de celui-ci.

Pourquoi ? Parce que tout ce qui est raté veut un safe-space et non un foyer.

J'explique : le concept de "safe space" est essentiellement une impulsion d'adolescente laide, donc sexuellement frustrée, qui souffre d'une désagréable dissonance entre le désir que son utérus soit puissamment fécondé et la répulsion que ses daddy issues (son père la trouvait moche) lui inspirent relativement à la forme mâle de l'espèce humaine — répulsion que sa laideur rend, évidemment, réciproque.

Dés lors, le subconscient de l'adolescente projette son utérus sur son environnement physique et tout être, toute idée, tout objet menaçant de s'introduire dans cet espace utérin extériorisé est interprété comme une tentative de viol.

Ainsi, l'absence de partenaire viable peut être présentée, de manière rassurante, comme le résultat d'une vigilance constante contre la prédation sexuelle (et non comme le résultat d'un physique repoussant) — Il ne reste plus à l'énergie sexuelle refoulée de l'adolescente qu'à être, au centre de ce substitut utérin abstrait, canalisée dans des activités aussi stériles qu'elle — telles que se plaindre, faire de la peinture menstruelle ou devenir lesbienne.

Tout ce qui est raté veut un safe space et non un foyer : analogies politiques, philosophiques, religieuses et initiatiques évidentes.

63. Bacchus grew old, and was Silenus ; Pan was ever Pan for ever and ever more throughout the æons.

Commentaire : J'ai donné, jadis, un commentaire direct de ce verset, sous forme de considérations sur la décrépitude :
Les vieux !!! – comme s’ils ne pouvaient pas être jeunes ! – je ne parviens toujours pas à m’imaginer vieillissant… Que faire au juste pour vieillir avec grâce ?... je suis un dionysiaque intégral et, tôt ou tard, Dionysos devient Silène… peu m’importe, d’ailleurs, de finir sous la forme d’un ivrogne pansu… ce qui compte, ici bas, c’est l’exubérance à tous les plans… Si je suis incapable de m’adapter à mon époque, c’est que je vois l’univers comme un genre de danse extatique… sensuelle… colorée… le film que tournerait Michael Ninn si Gustave Moreau était son directeur de la photographie… alors que mes contemporains le voient comme un kolkhoze albanais. (Je suis en pleine croissance)
64. Intoxicate the inmost, O my lover, not the outermost !

Commentaire : Le prince-prêtre, en revanche (cf. v.62), veut un foyer et non un safe-space, comme il est écrit < Choose ye an island ! Fortify it ! Dung it about with enginery of war ! > (AL 3, 4-6) – C'est pourquoi j'écrivais l'an passé :
Telle une nation gouvernée par un Sage, ou une door bitch qui sait son métier, chérissez ce qui est en vous et excluez sans ménagement ce qui vient de l'extérieur, car le stockage de connaissances googlesques nourrit Da'ath, dont se nourrit l'I am I qui transforme Patrocle en Zaza Napoli. (1600 Ashes)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 28° ♒︎ : ☽︎ in 9° ♍︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

. Funky chrysogomphe (2020)
. 1600 Ashes (2021)

Wednesday, February 16, 2022

Ripe and Rich

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du deuxième mercredi après l'Imbolc et nous faisons mémoire du très prodigieux Frater Aud, — Raoul Loveday l'Admirable, — ainsi qu'il écrivit lui-même :
Sing now of London
At fall of dusk
A summer dragonfly
Crept from the husk
Dragonfly, on whose wing
Run golden wires
So, down a street pavement
Lamps throw their fires
Dragonfly, whose wing is pricked
By many a spark
Electric eyes of taxis
Bright through the dark
Dragonfly, whose life is
Cold and brief as dew
Drone now for
London dusk
Soon dead too
Indeed. On a baptisé Saint-Valentin ce qui, à l'origine, se nommait Lupercales et durait du 13 au 15 février inclus — Or le grand genre, c'est mourir pile à l'issue des Lupercales quand on s'appelle Loveday.

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 57 à 60.

57. Then was the Adept glad, and lifted his arm. Lo ! an earthquake, and plague, and terror on the earth ! A casting down of them that sate in high places ; a famine upon the multitude !

Commentaire : Verset carrément journalistique à force d'actualité, et dont j'ai naguère dit en cours :
Les périodes d'extrême dégringolade spirituelle ont pour objet le renouveau de notre univers, individuel ou collectif, de même que la sinistre noirceur du Solstice d'Hiver a pour objet le gai matin de la Noël — Le tout est d'avoir un sapin bien pyramidal chez soi, dont l'éternelle verdure nous rappelle l'atemporalité de l'ordre divin des choses, i.e. la constante nécessité de reset et de mise à jour — cf. pommes d'or d'Iðunn, Atu du Fou, etc.

Quiconque ne comprend pas que le cours du temps est circulaire peut, à tous les niveaux, stupidement s'attacher à des idées telles que "sortons en t-shirt en décembre, car le mois de mai était un âge d'or" ou "portons un vison au mois d'août en souvenir des Fêtes" — Si nous dé-cryogénisions le meilleur chirurgien du XIXème siècle et le lâchions dans un hôpital en 2020, il serait le plus effroyable des tueurs en série — Ainsi en est-il des changements d'Aeon. (Chivas Regal Snow Cone)
58. And the grape fell ripe and rich into his mouth.

Commentaire : Renvoie au shumulisme essentiel :
Tout ce qui ne tombe pas tout cuit du ciel ne présente aucun intérêt.
59. Stained is the purple of thy mouth, O brilliant one, with the white glory of the lips of Adonai.

Commentaire : Cf. mes considérations sur LLL 2, 8 :
Du rapport au Divin like a lover into the bed of his beautiful :

J'affirmais, dans ma jeunesse, que tout était vain sauf la volupté des sens dans la contemplation et la possession des corps de femmes amoureuses.

J'espérais mourir de la mort du Régent, et que ma dernière parole serait : "Dommage..."

Puis, m'est arrivé le privilège extraordinaire de lire Sir Aleister, et le Liber DCCCXXXVII a été mon chemin de Damas.
This is the only point to bear in mind, that every act must be a ritual, an act of worship, a sacrament. Live as the kings and princes, crowned and uncrowned, of this world, have always lived, as masters always live ; but let it not be self-indulgence ; make your self-indulgence your religion.
< Faites de votre sybaritisme votre religion > : j'ai compris pourquoi l'humour divin a voulu que l'on désignât la mort du Régent par le mot d'épectase, et que Babalon, précisément dispensatrice de la volupté des sens dans la contemplation et la possession des corps de femmes amoureuses, s'appelât "Porte de DIEU".

Du coup, rien n'a changé à ma philosophie de base, mais mon mot de la fin sera < a greater feast...> (Elephant Gun)
60. The foam of the grape is like the storm upon the sea ; the ships tremble and shudder ; the shipmaster is afraid.

Commentaire : Ainsi que je le rappelais récemment :
Lorsque autrefois, on me fit subir le Test du Totem, — révélateur infaillible parce qu'il brusque certains archétypes jungiens enfouis dans des zones exclusivement subconscientes, — je répondis, à la question "Qu'évoque pour vous la haute mer ?" (qui trahit, on le sait, la vision que le sujet a de la vie) :

"Quand un pote m'a invité sur son bateau faire une croisière en Indonésie. On avait péché le requin, on s'était bien marré."

Puis, devant le facepalm retentissant de mon interlocutrice, je nuançai : "Ok — disons : je me prélasse sur le pont d'un megayacht de zillionaire, main droite dans la glacière à champagne, main gauche sur le boule de Rihanna." (An infinite wail from a certain world)
Cela dit, nautique ou non, shumulisme incontournable :
La vie est une fête et les fêtes ne durent pas.
Ou, plus précisément :
Les voyages sont comme les parties de poker, et comme l’existence elle-même : nous avons eu des hauts et des bas… nous avons dû supporter des imbéciles, des médiocres et des méchants… mais, l’un dans l’autre, nous nous sommes bien amusés, et nous sommes navrés quand cela se termine… (A Outrance : les Sept jours de Divonne)
Notre verset, lui, décrit, en revanche, l'amertume de la destinée trog et, — au plan du sod, du sens secret, magique, — la cause de ses infortunes : si la tempête fait rage sur la mer, si les navires tremblent et frémissent, c'est parce que le capitaine a peur.

Les life coachs américains ont dernièrement, poussivement, ricainement, redécouvert cet arcane de base et l'ont appelé "loi de l'attraction" — ce qui est à la fois comique, — puisque les life coachs américains sont les gens les moins attractifs du monde, — et dommage, — puisqu'ils n'imaginent pas se servir de cette loi pour autre chose que trouver leur Match sur Tinder.

Cf. le sens profond extrait par nous de Stel, 21 :
De là, nous déduisons que ce qui, pour le prince-prêtre de Thélème, est accomplissement, initiation, onction, est asservissement pour le Troglodyte périphérique.

Nourriture, demeure, déplacement dans l'espace, sécurisation du territoire contre les tentatives d'immixtions externes, évoquent, pour l'âme royale, différents rituels sacrés qui la connectent au Divin et font de son parcours un roman, — une saga baroque, punchy, funky, sexy au Pays des Merveilles, — et, pour l'esclave, différents crédits bancaires qui le rivent à son quotidien gris et stupide.

Pour Peter Pan, la vie est une farabuleuse aventure : pour le capitaine Crochet, elle est le tic-tac inexorable d'un crocodile perpétuellement à ses trousses. (Et Iterum Magister Loquetur)
N'oubliez jamais : < there are two types of men – the slave can never rise, the king can never fall. > (DC/AL 2, 58)

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 27° ♒︎ : ☽︎ in 27° ♌︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

. Chivas Regal Snow Cone (2020)
. Dragonfly Dusk (2021)

Tuesday, February 15, 2022

Reap thou and rejoice

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du deuxième mardi après l'Imbolc et le lendemain de la Saint-Valentin qui, pour moi, est la fête la plus stressante, la plus harassante de l'année — non au plan spirituel, ni au plan gastronomique (honorer la mémoire du divin Valentinus, sage entre les sages, booste clairement la neschamah, et, pour peu qu'on l'associe à beaucoup de champagne et énormément de cocaïne, le chocolat est euphorisant), mais bien parce qu'étant polygame, j'ai, le Quatorze-Février, l'emploi du temps de Santa Claus la nuit de Noël !

Notez : Parlant d'old tweets, j'ai retrouvé un trend hyper sexy, posté par moi sur les Lupercales : Mais rien ne vaut, sur ce thème, le dialogue que ma cousine Abigaïl (qui habite Summit Drive, au bas de la côte) et moi eûmes il y a deux ans :
A : Tu te rappelles quand nous sillonnions Paris en voiture, les nuits de Saint-Valentin, pour montrer du doigt les célibataires en riant ? Je pense que c'est ce qui t'a incité à devenir polygame. Tu fais des réserves — "au cas où" — par peur de la rétribution karmique.

S : Ma foi, < Ye shall gather goods and store of women : Vous rassemblerez des biens et une abondance [litt: une réserve, une provision, un stock] de femmes >, comme il est écrit (AL 1, 61). Ça va tout de même nettement mieux lorsque j'ai toujours une femme pour faire ce que je veux, quand je veux, sans que j'aie à demander.

A : Tu vas finir par te faire MeTooed. C'est le nouveau brevet d'élégance, comme être mis en examen pour abus de biens sociaux dans les années 90. Que dit la Habibi, que l'on devrait appeler Valentine aujourd'hui ?

S : Elle dit que < toute douleur, toute malédiction, toute perte et toute mort dans l'univers entier n'est qu'un léger coup de vent au sein d'un ouragan d'extase. > (Liber 418, 4ème Aethyr, §6)

A : C'est le mantra ultime !

S : Il est redoutable. Ni l'échec, ni la peine, ni la peur n'existent plus. Adieu, heures de détente dans le cosy safe-space de nos mesquines petites froissures d'égo !

A : Les gens laissent parfois un même problème faire leur malheur pendant des années, alors qu'ils pourraient simplement dire cette phrase... — "Ma mère ne m'a jamais aimé." — "Et alors ? Toute douleur, toute malédiction, toute perte et toute mort dans l'univers entier n'est qu'un léger coup de vent au sein d'un ouragan d'extase."

S : C'est ce que je me tue à leur enseigner : teckels, iznogouds et nains envieux se cramponnent à vos mollets ? Chantez ! Quelqu'un a eu la nana que vous vouliez ? Chantez, demain vous aurez la sienne et il sera plus à plaindre que vous parce qu'il ne sait peut-être pas qu'il faut chanter.

A : Je ne comprends pas que tu diffuses tes cours sur internet. Les Trogs sont des Jean-Michel Cafard, blottis dans un athéisme de PMU.

S : Oh, l'athéisme aussi est une religion. Mais ennuyeuse.
Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 53 à 56.

53. And He answered Him : Have I not the key thereof ? I am clothed with the body of flesh ; I am one with the Eternal and Omnipotent God.

Commentaire : Il peut être difficile d'appréhender que l'humain est du Divin à l'état pur revêtu d'un corps de chair — Du moins, tant qu'on n'a pas vu Esperanza Gomez.

54. Then said Adonai : Thou hast the Head of the Hawk, and thy Phallus is the Phallus of Asar. Thou knowest the white, and thou knowest the black, and thou knowest that these are one. But why seekest thou the knowledge of their equivalence ?

Commentaire : Sir Aleister dit de ce verset :
The Angel asks why one who possesses absolute Sight and Lordship and power to soar (the Head of the Hawk) who has creative energy able to fertilize Nature, his mother, sister, and wife (The Phallus of Asar) one who knows the paris of opposites, and the fact of their identity, should trouble to calculate the equations which express the relations between the illusory symbols of diversity.
Ce que résume admirablement le shumulisme fondamental :
L'homme qui ratiocine ne peut ni bander, ni rire, ni invoquer : déportez les intellectuels !
55. And he said : That my Work may be right.

Commentaire : Le scrupule de Justesse dans l'Œuvre est très précisément ce pourquoi je reproche au cher Eric Zemmour (qui a mon suffrage, quoi qu'il fasse, puisque je vote pour Sarah) son slogan bêtassouille "la France est une création de l'Eglise", qui constitue un contresens historique (la papauté romaine étant une création de Pépin le Bref et de la Donation de ce dernier : ce n'est pas la France qui est fille de l'Eglise, c'est l'Eglise qui est fille de la France) et une niaiserie (dire que la France est une création du christianisme revient à dire que l'œuvre de Stephen Hawking est une création de la sclérose latérale amyotrophique.)

56. And Adonai said : The strong brown reaper swept his swathe and rejoiced. The wise man counted his muscles, and pondered, and understood not, and was sad. Reap thou, and rejoice !

Commentaire : Notez que, dans le Texte Saint, la Mort est un homme (his) et c'est dommage : j'ai la tendance Norse à voir la Mort comme "Hel du bon côté", i.e. une très belle et sexy jeune dominatrix avec un kink sur les outils agricoles, comme il est écrit : < thy death shall be lovely > (AL 2, 66).

C'est ce qui me fit, autrefois, répondre à la question d'Anti-portrait chinois "Quelle mort seriez-vous ?" :
L’épectase : celle du Régent, du président Félix Faure et du cardinal Daniélou. Ou la mort de vieillesse, à cent soixante-cinq ans, tendrement choyé par mes proches. Ou mourir d’épectase à cent soixante-cinq ans parce qu’une de mes proches m'a choyé un peu trop tendrement.
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 26° ♒︎ : ☽︎ in 13° ♌︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Love is the law (2021)

Sunday, February 13, 2022

The earth is ripe for vintage

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du deuxième dimanche après l'Imbolc et nous faisons mémoire de saint Richard Wagner, dont la greater feast se trouve, curieusement, tomber à la même date que celle d'Arno Breker ! — Belle journée pour méditer la Liebstod, contempler la Divine Beauté dans l'Art et envahir la Pologne !

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 49 à 52.

49. (Then the scribe knew the narcissus in his heart ; but because it came not to his lips, therefore was he shamed and spake no more.)

Commentaire : Splendide occasion de citer ce que j'écrivais fin octobre 2017 :
On me dit, au sujet de mes réponses au Questionnaire de Proust : « Il semble que vous reveniez à la veine ultra-narcissique des grandes heures » et je ne sais pas du tout comment je dois le prendre.

Ce blog est presque exclusivement constitué d'extraits de mon Journal : forcément, j'égoïse du début à la fin ! Si l'on partait du principe que « le moi est haïssable », tenir un Journal serait ennuyeux. Et le lire mortellement ennuyeux.

Notez, nous avons bien imaginé placer des caméras dans toutes les pièces du Château, afin de produire en ligne un show de téléréalité. C'eût été, en outre, un moyen radical de s'assurer qu'aucun de nos invités d'Halloween n'oublie d'apporter un masque.

Nous avons dû y renoncer, hélas, pour différentes raisons techniques, dont la principale a pour nom, dans le jargon des vidéastes : « Grosse angoisse à l'idée que les villageois du coin se pointent à la grille avec des fourches et des torches en criant "au bûcher les païens" ».

Ce qui m'amène à la question du jour : pourquoi autant de nuages gris ce matin ?!? On ne devrait confier les commandes du système HAARP qu'à des esthètes. Si je suis l'ultra-narcisse que vous dites, la vie est pour moi une scène ; et si la vie est pour moi une scène, j'exige un meilleur éclairage.
Mais l'ombre de Narcisse m'a poursuivi jusque dans les commissariats où l'on m'interrogeait :
Puis jusque dans mes travaux d'écriture personnels :
Puis jusque dans mon étude herméneutique :
On vient de me demander s'il est réellement indispensable que tous mes commentaires sur tous les versets de tous les Livres Saints de Thelema parlent toujours exclusivement de moi.

Réponse : Absolument — Tous mes commentaires ne sont que les différents chapitres du Monde selon Sir Shumule — Sir Shumule tel que Sir Shumule le voit, Sir Shumule tel que les autres voient Sir Shumule, ce qui est arrivé à Sir Shumule la nuit dernière et comment Sir Shumule se sent ce matin — On peut leur donner des titres et changer, dans la forme, le scénario et les personnages, mais je n'aurai jamais le moindre souci rétrospectif sur le fond : je sais que tout tourne autour de moi et de mes proches. (Gargantuan again)
Mon destin est une soirée à thème, et le thème est la galerie des glaces du château de Versailles.

50. Adonai spake yet again with V.V.V.V.V. and said : 
The earth is ripe for vintage ; let us eat of her grapes, and be drunken thereon.

Commentaire : Belle occasion de signaler que c'est avec un Château Latour 2005 que nous consacrons l'Eucharistie tout à l'heure, probablement mon millésime favori en Bordeaux rouges : puissant, d'une grande complexité, avec dominance de fruits très mûrs, enrobée de tanins soyeux et racés — le seul fait que ce vin existe inspire une déférence proprement religieuse, mêlée de crainte et d'émerveillement.

In my mouth be the essence of the joy of the earth !

51. And V.V.V.V.V. answered and said : 
O my lord, my dove, my excellent one, how shall this word seem unto the children of men ?

Commentaire : My dove renvoie, évidemment, à AL 1, 57, et quiconque ne perçoit pas à quel point les lectures masculine et féminine de l'amour, donc de la vie, sont exclusives l'une de l'autre (Atu XI, les serpents de Babalon, vs. Atu O, la colombe qui exalte le Fou amoureux au moment du printemps) devrait (si c'est un garçon) tenter d'offrir de payer en poèmes une prestation dans un bordel zurichois, ou (si c'est une fille) parler de son OnlyFans au jeune fils de bonne famille qui envisage de l'épouser et de la faire entrer dans le monde.

52. And He answered him : Not as thou canst see. It is certain that every letter of this cipher hath some value ; but who shall determine the value ? For it varieth ever, according to the subtlety of Him that made it.

Commentaire : < There is no bond that can unite the divided but love > (AL 1, 41) : sans Daleth ד, Chockhmah et Binah s'excluent mutuellement — Je veux dire : les seules trois minutes que dure la vidéo de la chanson Banana (Anitta feat. Becky G, 2019) suffisent à néantiser à jamais, dans la tête de tout garçon blanc normalement équipé d'hormones, toute considération théorique relative à l'urgence vitale, pour les Etats-Unis, de mettre fin à l'immigration sud-américaine — C'est le sens politique extrêmement précis et sans équivoque de la séquence finale du halftime show de JLo et Shakira en 2020  
— donc c'est imparable.

Cela dit, notre verset est aussi une façon de demander : "Que nous importe, à nous, la perspective qu'ont les gens sur les Mystères ?" — Ou, ainsi que je l'écrivais en 2020 e.v. :
N'est-il pas étrange que, d'un point de vue grec [= tradition homérique], c'est-à-dire extérieur aux remparts, l'âme qui s'incarne soit une jeune fille [Perséphone] que Hadès viole brutalement en profitant de ce qu'elle est plongée dans la contemplation d'un narcisse, au lieu que, d'un point de vue troyen [= tradition eddique], c'est-à-dire intérieur aux remparts, elle est [Skadi] une hyper badass championne de snowboard et maître de kyūdō qui épouse par erreur Onassis [Njörd] en le prenant pour Robert Pattinson [Baldr] ? (En plein dans le Ginnungagap)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

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Thursday, February 10, 2022

We may rejoice exceedingly

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le deuxième jeudi après l'Imbolc et nous faisons mémoire de John Frederick Charles Fuller, Thélémite optimal 
— En tant qu'Adepte, disciple direct de Sir Aleister ; en tant qu'écrivain, auteur du Liber DCCCCLXIII ; en tant qu'officier et stratège, inventeur de l'emploi des chars en rupture (blitzkrieg).

J'admire que JFC ait meublé, à cet invraisemblable niveau d'excellence, les degrés successifs du dais aux trois marches, i.e. les trois cineroth horizontaux de l'Arbre de Vie ! — Jusqu'à celui de Pe פ (origine du célèbre compliment d'Hitler, lequel, par allusion à des Panzer qui défilaient devant lui, dit à JFC : "J'espère que vos enfants vous donnent pleine satisfaction"), oui ! — J'ai déjà précisé ma position quant au Sentier de la Guerre :
Il n'y a pas plus authentiquement martial que moi ! Si j'avais connu Sun Tzu, j'aurais essayé de lui voler un baiser ! (Septembre au Jardin des Délices)
Thélémite optimal, certes ! et théoricien militaire ultime — Je notais, dans mon Registre, en décembre 2020 e.v. :
On se sent davantage "du calme, il y a du monde au contrôle" quand on sait que la mère de JFC Fuller s'appelait Thelma de la Chevallerie.
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 37 à 40.

37. So they will reproach thy servant, saying : Who hath set thee to save us ?

Commentaire : C'est dans le disciple que l'on voit le visage du maître, disent les qabalistes, et c'est réjouissant parce que tous mes élèves sont beaux.

38. He will be sore distressed.

Commentaire : Pour vous c'est un bluesy statement, — presque une jérémiade, au sens biblique du terme, — pour moi, ça sonne comme l'accroche d'un numéro de Whap Magazine en 1998 (Quelqu'un sait si cette, disons, singulière revue paraît toujours ?)

39. All they understand not that thou and I are fashioning a boat of mother-of-pearl. We will sail down the river of Amrit even to the yew-groves of Yama, where we may rejoice exceedingly.

Commentaire : La vie est une rivière d'ambroisie que l'on descend à bord d'un bateau de nacre — C'est pourquoi, à la question : if not you, who would you be ?, j'ai naguère répondu :
Le capitaine Merrill Stubbing, pilote du Pacific Princess, s'il avait, en plus, le pouvoir de se transformer à volonté en Joe Manganiello, époux de Sofia Vergara. (Tempus Lunae)
Et le fait que Yama, notre destination de rêve, porte le nom que divers crapulous creeds donnent au Juge des Morts, renvoie aux vœux formulés par moi relativement à mon Dernier Repas :
Saviez-vous qu'autrefois, dans l'Ancien Israël, on faisait boire aux condamnés, juste avant de les mettre à mort, une coupe de vin très fort mêlé d'une strange herb de type datura ? Ceci en application de ce que recommande le roi Salomon : < Donnez des liqueurs fortes à celui qui va mourir, du vin à ceux qui ont l'amertume au cœur. Qu'ils boivent, qu'ils s'enivrent et perdent le souvenir de leur chagrin > (Proverbes 31, 6-7) — Nous pouvons logiquement en déduire qu'un condamné de l'époque partait en pilier de bistrot se prenant pour une sorcière qui s'envole sur son balai. Et que poursuivre l'exécution était pure cruauté : le malheureux était déjà bien assez puni en ayant dû ingérer un vin du Proche-Orient !

Si j'en venais à périr sur l'échafaud, un Château Latour 1er Grand Cru Classé 1945, et remplacez la datura par quelque vigoureux gaperon.

Bien sûr, ça ne suffirait pas à enivrer assez un pochard de mon calibre pour que je < perde le souvenir > que Macron a repoussé mon recours en grâce, ce qui n'est pas très gentil après tout le bien que j'ai dit de sa femme — Il faudrait orthodoxement s'en tenir à l'injonction salomonique des < liqueurs fortes > et, si le cocktail Adios Motherfucker semble, évidemment, de circonstance, j'opterais probablement néanmoins pour un Looping-Papaye, en raison de sa merveilleuse qualité d'ivresse qui me donnerait l'impression d'aller à la guillotine en yacht. (Gargantuan again)
40. The joy of men shall be our silver gleam, their woe our blue gleam — all in the mother-of-pearl.

Commentaire : Mother-of-pearl me fait toujours penser à la farabuleuse paire de boutons de manchettes Cartier en nacre blanche, gravée du logo double C, que je possède et qui constituait, durant mes jours de pokerman, mon accessoire fétiche pour les tables finales.

Elle me fut jadis offerte par une bonne amie qui
vivait du commerce exclusif de ses charmes, industrie dont les dividendes étaient, en partie, consacrés à mon entretien (Pimp)
et qui déclara, en me la donnant, avec un sourire triomphal : "Comme ça, quand ils t'arrêteront, tout le monde verra que tu es un mac et sera à ton service !"

Aujourd'hui, bien des années plus tard, je ne sais toujours pas ce que ça donne réellement en milieu pénitentiaire (puisque, en fait de geôles, je n'ai jamais connu que l'internat de mon lycée, les cellules de dégrisement et les donjons BDSM), mais en Hold'em no limit, pardon ! ces boutons m'ont toujours porté une chance ahurissante

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

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Wednesday, February 9, 2022

An infinite wail from a certain world

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier mercredi après l'Imbolc et j'ai passé la matinée à échanger avec de jeunes zemmouristes, sur le thème "Sir, croyez-vous que l'immigration zéro soit réalisable en France, quand on sait à quel point Trump a échoué à seulement l'entreprendre aux Etats-Unis ?"

J'ai répondu : l'un des (innombrables) avantages que nous avons sur la tourbe ricaine, est que l'essentiel de nos migrants pénibles à nous provient de ce que le rebut d'Afrique a de plus laid.

La submersion migratoire de la population US, elle, est un phénomène exclusivement hispanique — Or Becky G est un argument définitif en faveur de l'ouverture des frontières — Tout homme normalement constitué admet, à part soi, que le booty de Becky justifie, à lui seul, la ghettoïsation, la ruine et la destruction de plusieurs villes — Et Becky le sait.

C'est à peu près ce que je disais, en novembre 2020 e.v., à un ami texan (très nouveau riche, plus-à-droite-tu-tombes, met des glaçons dans le Château Pétrus — bref : texan), en étayant ma démonstration par Eva Angelina, car je sais cet ami extrêmement Brazzers :
« Eva Angelina est la preuve vivante que vous devez importer davantage de Mexicains !

« En effet, quel est l'ennemi ? — La Chine.

« En quoi réside la force des Chinois ? — Work Ethic. Et ils ne peuvent même pas prononcer Work Ethic.

« Les Chinois sont d'accord pour bosser dix-huit heures de rang sous le cagnard, payés en cacahuètes et je ne sais même pas s'ils ont des cacahuètes en Chine, mais enfin payés en le truc que les Chinois grignotent à l'apéro.

« Ils ne sont heureux qu'à mille dans une cave, triment comme des forçats du XIXème siècle, et s'ils ont tous la même coupe de cheveux, ce n'est pas grave, c'est même un plus.

« Vos Blancs sont tous de la graine de boomer et bossent pour le week-end...

« Qui vous reste t-il pour espérer faire pièce à Xi Jinping ? — Les Latinos, qui sont conservateurs jusqu'au pétainisme et l'ont prouvé en votant Trump à 100 %.

« Les Latinos n'ont besoin que d'une image pieuse de la Vierge Marie, d'un contremaître ayant pris option espagnol-techno en 4ème, et que leur fille ne ramène pas un Noir.

« Ils sont aussi stakhanovistes et dépourvus de courage syndical que les Chinois, mais leurs femmes ont un butt. (Les femmes hispaniques me font compulsivement grimper aux rideaux et ça désole mon décorateur, mais je ne recommande pas les amantes chinoises : deux heures d'efforts pour entrer parce que c'est hyper étroit et, parce que c'est hyper étroit, on conclut aussitôt entré ! Là aussi : stakhanovisme et salaire frustrant ! Mais Eva Angelina peut en dire autant de son propre secteur professionnel... CQFD.) »
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 33 à 36.

33. Let us take our delight in the multitude of men ! Let us shape unto ourselves a boat of mother-of-pearl from them, that we may ride upon the river of Amrit !

Commentaire : En fait de très luxueux bateau : lorsque autrefois, on me fit subir le Test du Totem, — révélateur infaillible parce qu'il brusque certains archétypes jungiens enfouis dans des zones exclusivement subconscientes, — je répondis, à la question "Qu'évoque pour vous la haute mer ?" (qui trahit, on le sait, la vision que le sujet a de la vie) :

"Quand un pote m'a invité sur son bateau faire une croisière en Indonésie. On avait péché le requin, on s'était bien marré."

Puis, devant le facepalm retentissant de mon interlocutrice, je nuançai : "Ok — disons : je me prélasse sur le pont d'un megayacht de zillionaire, main droite dans la glacière à champagne, main gauche sur le boule de Rihanna."

34. Thou seest yon petal of amaranth, blown by the wind from the low sweet brows of Hathor ?

Commentaire : Je me souviens d'avoir intitulé un cours sur ce verset L'ouragan Ciara est un pétale d'amarante — Or Ciara, l'ouragan, a sévi en février 2020 e.v., bien avant que je susse (hum...) que Ciara, la chanteuse, était thélémite :
Les gens les plus inattendus acceptent la Loi, comme il est écrit < from no expected house cometh that child > (AL 1, 56) : j'ai appris ce matin seulement que Ciara était thélémite, et j'ai fait retentir Super Turnt Up dans toute l'Abbaye pour célébrer la chose ! (There is no law beyond Do what thou wilt, 20 octobre 2021)
35. (The Magister saw it and rejoiced in the beauty of it.) Listen !

Commentaire : A la Vue (saw it), sens attribué à l'élément Feu, succède l'Ouïe (Listen), sens attribué à l'élément Esprit — Il y a là quelque chose d'extrêmement crucial (je sais bien que la formule "extrêmement crucial" est bizarre, mais je l'ai piquée à Zendaya, qui l'emploie dans une interview, et tout ce que fait Zendaya est Bien) :
Enchantements, incantations, cantiques... De même que la science moderne redécouvre que "l'univers est constitué de récits" (Rukeyser) et que "l'univers est constitué de musique" (Heisenberg) — et récit x musique = chanson —, le monde (dont l'aristocratie moyenne effective, — entre la haute-aristocratie du personnel politique et la petite noblesse du personnel médiatique, — est désormais presque exclusivement composée de chanteurs et de chanteuses) peut, chaque jour, éprouver la justesse du mot fameux de Rickie Lee Jones : "Le secret, c'est que les vocalistes ne sont pas des artistes — ce sont des prêtres, des magiciens...".

Si le chant de Beyoncé n’était jamais entré dans votre oreille, vous ne pourriez pas voir Obama sans pouffer. Le pouvoir du chant — donc le pouvoir du chanteur — donc la réalisation de ce que désire le chanteur — donc la réalisation de ce que désire la personne qui emploie le chanteur — vient de ce que le principe de chant (comme celui de prière, de poésie, etc. il s'agit d'une seule et même chose) procède de Tipheret, qui correspond au soleil dans le cosmos, au cœur dans l'homme — et à l'aristocratie dans la hiérarchie sociale.

Tipheret est le principe d’intersection, de point de contact entre le haut et le bas, c.à.d. d'harmonie entre les sphères supérieures et les sphères inférieures, c.à.d. d'inclusion de l'Infini dans la matière (d’où le fait que son nom signifie littéralement "Beauté") : de là l'omnipotence du chant.

Le chant — l'harmonie en parole — frappe l’ouïe, c.à.d. celui des cinq sens que régit le cinquième élément (l'Esprit) : l'action du chant est de nature spirituelle, donc toute-puissante à tous les plans : songez à tous ces gens qui, dans l'espoir de changer le monde, ont traversé en pure perte des souffrances inouïes, se battant comme des chiens et mourant dans les supplices, alors que, pour déclencher la plus gigantesque révolution culturelle de toute l'histoire connue, les Beatles n'ont eu qu'à chanter...

Du fait que l'univers est constitué de chants, que le chant de l'homme manifeste le Divin dans la matière, et agit spirituellement (i.e. à la source) sur ce qui perçoit sa vibration, il découle logiquement que celui qui maîtrise le chant maîtrise entièrement l'univers qui l'entoure et en fait ce qu'il veut — C'est pourquoi l'on prie par le chant : on utilise l'Infini inclus dans le fini pour inclure notre finitude dans l'Infini. [...]

DIEU est en tout ce qui existe — pour la bonne et simple raison qu'Il est l'existence de l'existence et que, donc, s'Il n’était pas dans une chose, cette chose n'existerait pas : cela, pour les Anciens, allait de soi : ils n'avaient pas le problème des européens christianisés, à qui leurs curés ont du mal à faire comprendre, après leur avoir inculqué que spirituel et temporel sont absolument distincts, qu'ils doivent dire un bénédicité avant de passer à table. L'action de grâce — la ré-inclusion, par la parole, du phénomène dans le Divin — i.e. la concentration de l'invocation en Tipheret — doit donc être permanente — continue. (Nunc Est Bibendum)
36. (From a certain world came an infinite wail.) That falling petal seemed to the little ones a wave to engulph their continent.

Commentaire : J'écrivais, il y a deux ans, à la même date :
De ce verset, le Maitre Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit : < Il y a deux points de vue, de même que le sourire d'une fille implique la mort de nombreuses cellules dans son corps > et si cela nous renvoie, bien sûr, au shumulisme fondamental
Il y a deux règles pour vivre heureux : la première, c’est de n’accorder aucune importance aux soucis mineurs ; la seconde, c’est que tous les soucis sont mineurs. (Sol in Taurus)
nous pouvons, — herméneutiquement, — ouvrir davantage les choses et affirmer : la Gen-Z — génération de < force et feu > (AL 2, 20) — succède aux Milléniaux — Génération Oryctérope — comme Horus succède à Seth, pourvu que, dans son conflit avec la "gestion des ténèbres" que constitue l'existence incarnée, elle renonce à son œil gauche (celui qui lit le monde selon l'hémisphère gauche du cerveau : pensée logique, autorité, ratio, loi, principes théoriques abstraits, etc.) et ne se serve plus que de son œil droit (celui qui lit le monde selon l'hémisphère droit du cerveau : pensée magique, rêves, sexualité, poésie, application pratique, etc.)
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 21° ♒︎ : ☽︎ in 4° ♊︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





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Tuesday, February 8, 2022

I have found that which could not be found

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier mardi après l'Imbolc et si, en règle générale, je poursuis l'idéal qui fut mon premier appel, — celui d'écrire un texte superbe, entièrement constitué de phrases immortelles, — mon unique projet ces jours-ci est d'épouser Apolline de Malherbe.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 29 à 32.

29. I have found that which could not be found ; I have found a vessel of quicksilver.

Commentaire : De I have found that which could not be found :
Fr B m'a demandé si je devais au I Ching de toujours prédire infailliblement, des années à l'avance, tout ce qu'il va, politiquement, se passer dans le monde.

En l'occurrence, la réponse est : non.

Du reste, je ne m'amuse à ces pronostics que pour mettre minable l'ensemble des political commentators, non pour susciter une quelconque "réaction" dans le peuple : le sort des Trogs m'indiffère et je leur souhaite à tous un bon coup de seringue mRNA.

La marche du monde ne présente et n'a jamais présenté aucune espèce d'intérêt à mes yeux — J'écrivais déjà il y a dix ans :
A l’homme véritablement contemplatif, ne suffit-il pas de changer, de temps à autre, l’agencement de ses coussins ?

Dés que je sors, je vois des existences qui s’agitent, ou se fixent, dans le dédale de mensonges et de trahisons qu’est l’existence de l’homme blanc, et j’y perçois, au bout du compte, une forme – dégradée, pervertie, mais une forme quand même – de cette perpétuelle alternance de carnages aveugles et de joies éphémères qui, je le sais à présent, est notre seul avenir.

L’avenir ?… Honnêtement, je me rends compte que je m’en tamponne un peu – l’avenir ne m’intéresse qu’afin de voir mon fils se développer, et de me souvenir. Rien d’autre. En ce qui concerne l’activité humaine, l’idée de futur me laisse complètement froid. On ne me la fera jamais aux lendemains qui chantent – je veux juste davantage de la même chose que le présent. Puisque je suis, selon Odilon, « un roi barbare mérovingien parachuté dans l’occident chrétien démocratique et décadent », ce monde n’est pas le mien. Je dirais même, à mesure que je mûris, qu’il s’en éloigne de plus en plus.
Je n'ai rien à redire au projet Judge Dreddesque de Confinement Perpétuel – on pourrait même me soupçonner de l'avoir inspiré :
Voir des gens m’est intolérable. Ils sont hideux. Les [Français issus de la diversité] ont l’air de singes, et les Blancs ont l’air de [Français issus de la diversité]. Les hommes sont habillés comme des cheminots d’avant-guerre. Les femmes josianisent à qui mieux mieux. C’est désespérant. Gap a tué jusqu’à l’aspect comique des badauds de province.

Je devrais m’aérer – mais pourquoi ? Je sors d’en prendre : plus de trois mois à observer les écureuils dans notre parc sans avoir à subir la pollution humaine qui accompagne ici chacune de mes excursions... Je ne daube pas les écureuils du Bois de Boulogne, notez – ils sont très bien – mais si, en chemin pour leur rendre visite, je croise une seule personne qui réagit en me voyant passer, j’ai la sensation d’avoir donné plus que je n’ai reçu, et ça m’agace.

Mettons que j’aille à l’Aquarium du Trocadéro : j’y suis pour voir nager des poissons rares, et c’est moi que lorgnent tous les visiteurs. C’est ça, quand on est beau. Comme, de mon côté, je ne regarde personne – nil mirari, matière de dandysme –, je me sens floué dans la transaction. Autant m’acheter mon propre poisson, bien multicolore, et le regarder chez moi : je regarderai mon poisson, mon poisson me regardera, nous deviendrons amis, et personne ne gênera nos conversations en essayant d’entendre ce que mon poisson et moi avons à nous dire.

Je pourrai m’habiller à ma guise pour rendre visite à mon poisson, et n’aurai pas à soutenir la silencieuse réprobation des pauvres, qui trouvent qu’« à l’heure où tant de Français, etc. », mes élégances piétinent leur dignité de pauvres. Je pourrai éventuellement aller tout nu voir mon poisson. Le poisson s’en moque. Il n’est pas chrétien. Les chrétiens l’ont pris pour symbole malgré lui. Mais si, en revanche, je sors tout nu, fût-ce pour visiter l’Aquarium du Cap d’Agde, je retourne à la case départ : faire sensation sur mon passage, ce qui, en ce moment, m’exaspère bien davantage que ne m’intéresse le spectacle de poissons en train de nager.

Boire un cocktail à la terrasse de mon café favori me procure un ennui mortel. Je ne vois pas l’intérêt d’être assis au milieu de gens ordinaires qui essaient d’impressionner d’autres gens ordinaires. J'aime autant préparer mon cocktail moi-même, si cela me dispense de ces proximités.

Où que j’aille, je fais sensation, et cela a été le cas toute ma vie. Autrefois, il arrivait qu’on m’émerveillât en retour. Mais depuis que les filles sont choubabes, c’est terminé. Et les vieux ne m’intéressent que quand ils sont des rebouteux limousins illettrés qui ne s'expriment qu'en patois. (Spleen Shumulien, 2011)
De I have found a vessel of quicksilver : Je rapportais, il y a un an :
Mon plus récent élève, que nous appellerons Enfant-Jeune-des-Grand-Rocs (voir commentaire sur le verset 25), m'a offert, à son arrivée, — par allusion à la célèbre remarque faite par Sir Aleister au chapitre VII de la Deuxième Partie du Liber ABA, — une sublime coupe en verre de Murano, traitée selon la technique vénitienne qui confère à l'objet la capacité de changer de couleur si le breuvage que l'on y verse contient une substance toxique.
Ce qui renvoie, évidemment, à la réponse que je fis, jadis, lors d'un très fameux exercice d'Anti-portrait chinois, à la question "Si vous étiez un poison, quel poison seriez-vous ?" :
La Cantarella, que les Borgia utilisaient pour se défaire des gêneurs. J’admets toutes les turpitudes, tant qu’elles ne sont pas vulgaires.
30. Thou shalt instruct thy servant in his ways, thou shalt speak often with him.

Commentaire : Aucun problème. Je suis languedocien, donc expansif.

En plus, j'ai un beau timbre grave et caverneux qui, joint à mon aspect physique, est typiquement sacerdotal :
DIEU m'a fait haut d'1 m 96, avec une tête d'extra-terrestre et une voix de violoncelle, pour que je n'imagine pas faire autre chose de mes dimanches que Prêtre lors de la Messe Gnostique. (Trop joyeux pour fonctionner)
Attention ! Il ne s'agit pas de prêcher la Loi aux Heathen ! Le Liber Legis stipule : < convert not > (AL 3, 42).

Quiconque est classé servant, en effet, a cessé d'être esclave (cf. AL 2, 58), et n'est donc déjà plus Heathen — Ce qui me rappelle qu'on m'a re-re-redemandé, lors de la Synaxe, comment traduire précisément Heathen et que j'ai renvoyé l'auteur de la question à ces notes de 2021 :
Parlant de meaning encore indécis : comme la Lecture d'hier comportait < Trample down the Heathen > (AL 3, 11), AM a suggéré de traduire Heathen par "cul-terreux, péquenot — plouc, à la rigueur".

Ce qui, naturellement, mène à la question : qu'est-ce au juste qu'un plouc, si nous devons le piétiner ?

Ce n'est pas un sujet facile...

A l'ère d'internet, être plouc n'a plus rien à voir avec la localisation géographique.

Et cela n'a jamais rien eu à voir avec le bankroll : un photographe de mode perpétuellement à découvert de dix mille euros n'est jamais plouc ; le n°2 mondial des fabricants de pâtée pour chien l'est peut-être un tout petit peu... 

S'il est bien quelque chose de plouc, c'est précisément de croire que le pouvoir d'achat "déplouquifie", alors que les ploucs les plus incontestablement ploucs, les plus authentiques, les plus assumés, ont, au contraire, toujours été ceux qui disposaient de gros moyens, ceux que l'on voyait, dans les années 80, chaussés de baskets cousues de fil d'or ou tondant leur pelouse sur un mini-tracteur Ferrari. 

Car plouc est un syndrome, une lecture de l'existence.

B — Comment définirais-tu ce syndrome ?

SS — Facile : lorsque tu te trouves Faubourg Saint-Honoré, tu vois, autour de toi, un quartier commerçant — Le plouc, lui, voit une zone de combat, un environnement hostile prêt à tout pour le prendre en défaut. 

Soit une anecdote amusante, pour illustrer : Il y a plusieurs années, quelqu'un me racontait avoir, à de nombreuses reprises, par commisération, invité un garçon ridicule, prénommé Aurélien, — mais que l'on surnommait Walking Blowjob parce qu'il était très petit de taille, — à dîner dans des restaurants élégants. 

Intimidé par le luxe, terrifié à l'idée de trahir sa cul-terrosité, le malheureux Aurélien s'était mis en tête, lors de ces agapes, de surcompenser le peu de reluisance de son extraction sociale en renvoyant systématiquement aux cuisines les plats qu'on lui présentait et en exigeant qu'on les lui refît cuire. 

A son hôte, que cette manie désolait, Aurélien répondait, — d'une voix désagréable qui lui valait également le sobriquet de "Coincoin", — que "sinon, ils (les serveurs) ne vous respectent pas", ce qui est non seulement la définition même de la plouc attitude (montrer que l'on est un indécrottable larbin en se préoccupant de ce que pense le service), mais témoigne, également, d'une méconnaissance totale des usages et coutumes de la restauration...

Chacun sait, en effet, la divertissante tradition des cuisiniers, qui, lorsqu'ils doivent refaire un plat qu'on leur a retourné, en traînent préalablement les ingrédients dans les toilettes et crachent tous dans l'assiette au moment d'"envoyer"...

Moralité : Voyez comme, par plouquerie, le pauvre Aurélien a passé à se nourrir exclusivement d'urine et de mollards les seuls dîners qu'il ait jamais eu l'occasion de faire aux tables de grands restaurants !

[Update : On me signale que, dans les cas de ce genre, la tradition véritablement orthodoxe, chez les cuisiniers, est, en plus des crachats, de plonger la viande ou le poisson retourné dans le syphon des égouts, plutôt que dans les toilettes qui, de nos jours, sont trop propres pour de vraies représailles.]

Trample down the Heathen : spotter les ploucs, afin de les piétiner, va être de plus en plus facile, à mesure que se pérennise le régime covidiste — Ainsi que je l'ai souvent demandé : plutôt qu'imposer un passe sanitaire, tamponnez "cul-terreux crédule" sur le front des vaccinés. Ce sera, au sens biologique du terme, un très précieux système d'avertissement pour nous. Il est vrai qu'ils portent déjà un masque. (Blessèd)
31. (The scribe looketh upwards and crieth) Amen ! Thou hast spoken it, Lord God !

Commentaire : La Sainte Obédience, c'est-à-dire le lâcher-prise, qui nous renvoie au shumulisme fondamental :
Mes compagnons idéaux ne se soucient pas du trésor enterré au pied de l'arc-en-ciel qu'ils gravissent.
32. Further Adonai spake unto V.V.V.V.V. and said...

Commentaire : J'aime que ce verset laisse planer l'intérêt dramatique...

Oui, "suspense" se dit, en français, "intérêt dramatique", ce qui est plus long et moins Hitchcock, mais l'objectif est d'épouser Apolline, et l'on ne séduit pas une descendante de François de Malherbe avec des néologismes.

J'aime, dis-je, que ce verset laisse planer l'intérêt dramatique... Ça me rappelle la propension qu'ont les Japonais, — peuple dont la pensée magique est la plus intacte au monde, — à aimer mieux guetter l'imminence d'un tsunami dans les signes d'anxiété de leurs chats bobtail ou de leur chiens shibu que dans les bulletins météos, et leurs weather girls sont pourtant bandantes.

(NB : Il me revient d'avoir évoqué naguère cette coutume nipponne dans un texte admirable, sobrement intitulé X.) 

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 19° ♒︎ : ☽︎ in 22° ♉︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Sir Shumule au Cap d'Agde (2021)

Monday, February 7, 2022

Divine Hypersexuality

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le premier lundi après l'Imbolc et (puisque l'Imbolc était trouble) j'ai repris un rythme d'hibernant. Je musarde.

Ce matin, quelqu'un a essayé de m'expliquer l'affaire GoFundMe mais j'ai réussi à le mettre en fuite.

(NB : Ma politique invariable, relativement aux plateformes de financement participatif, est de systématiquement donner aux belles jeunes femmes égoïstes qui collectent des fonds pour s'offrir un caprice ou partir en voyage, plutôt qu'aux malheureux qui demandent des secours.)

D'autre part, la Sœur londonienne qui nous rend rituellement visite à cette période chaque année s'apprête à regagner Albion (également appelée Terre-des-gens-hideux-avec-une-gingivite, Cul-de-l'Ecosse, ou Nouveau-Pakistan), et, même s'il demeure indubitable que
Faire l'amour à une Anglaise, c'est de la masturbation (Sir Shumule, A Outrance),
je suis très fâché de ce départ.

L'an dernier, j'avais, à l'occasion de sa visite, improvisé un cours sur le thème suivant : Les pleurnichards à blessures affectives qui reprochent à la vie ou au monde les traumas qu'ils ont subi, blasphèment Hadit et Nuit.
La vie est une chose merveilleuse et ce monde est très réussi, ce sont les low men en circulation dans cette vie et dans ce monde qui posent problème et qu'il faut piquer, comme dirait Pfizer.

Que faire lorsque votre enfant voit un couple queer et vous demande pourquoi la dame a un zizi et le monsieur un déguisement de golden retriever?

Affecter de trouver ça normal équivaut spirituellement à une exécution par balle, en moins propre, de votre héritier — Pousser des cris de chaisière outragée confère inévitablement à la chose l'attrait capiteux d'un fruit défendu.

Tout ce que vous devez répondre à votre fils est : < These are evil folk, O beautiful boy, let us pass on to the Otherworld > (LLL 4, 53) — et passer tranquillement, en effet...

Même chose quand vous vous demandez pourquoi tant de gens, dans cette existence, vous ont fait tant de mal.

Je ne le dirai jamais assez : Ce monde est comme le Limousin : très beau mais peuplé de zombies. Allez votre chemin d'un cœur léger, écrit saint Friedrich Nietzsche, sans même avoir conscience des malvenus, des evil folks, des evil ones (AL 2, 5) qui jonchent votre parcours : c'est le sens de < Trample down the Heathen > (AL 3, 11) et de < on the low men trample > (AL 2, 24).

Il faut, relativement à la proximité de < these fools of men and their woes > (AL 1, 31), si pénible qu'elle soit, une joyeuse inexorabilité digne de celle du Fou du Tarot, comme il est dit :
Je pourrais faire pleurer des enfants du Bénin, pourtant déshydratés. — Sir Shumule, School Days.
Et notez qu'aujourd'hui, j'ai développé tout cela non-stop, dans la langue de Shakespeare, sur une tartine à l'avocat et au crabe avec salade de jeunes pousses, un dos de cabillaud lardé sauce beurre rouge avec courgettes grillées, un filet de canette à l'orange avec carottes et pommes de terre tournées, et une mousse de pommes à la cannelle — car nous tenions à remontrer à nos frères et sœurs d'outre-manche qu'il y a, grâce à DIEU, autre chose dans la vie que le cheddar au viandox. (Soft and Sinuous)
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 25 à 28.

25. Thou wast long seeking Me ; thou didst run forward so fast that I was unable to come up with thee. O thou darling fool ! what bitterness thou didst crown thy days withal.

Commentaire :
L'excès de rigueur dans l'Ascèse (ou dans quoi que ce soit d'autre) est infiniment pire que l'excès de laisser-aller, puisqu'il est un échec qui se donne l'apparence de la virtù et du mérite. (Le Balancier du Funambule)
26. Now I am with thee ; I will never leave thy being.

Commentaire :
Union once made is permanent. — Sir Aleister

Quiconque à goûté au Château d'Yquem ne peut plus se satisfaire de piquette. C'est pourquoi la femme écarlate qui apostasie doit mourir affamée (AL 3, 43). — Sir Shumule

You can check out anytime you like, but you can never leave. — The Eagles
27. For I am the soft sinuous one entwined about thee, heart of gold !

Commentaire : Mon hypersexualité est de nature divine, puisque plus j'essaie de m'en défaire, plus elle resserre son emprise. 

28. My head is jewelled with twelve stars ; My body is white as milk of the stars ; it is bright with the blue of the abyss of stars invisible.

Commentaire : Dans les années '90, ce verset, et le souci du culte constant, perpétuel, que nous devons à notre Dame Nuit, avaient fait écrire au cher Rodney Orpheus que le drapeau de l'Union Européenne lui semblait un judicieux parement d'Autel.

A présent que ledit drapeau est indissociable de l'idée de jeune militante associative, white as milk of the stars, twittant "racistes hors de mes mentions" après avoir été sauvagement violée par vingt-sept Afghans (autant de membres que d'états-membres !), le soir du Nouvel-An à Cologne, j'imagine que Rodney a changé d'avis — ou qu'il parle spécifiquement de l'Autel des Sacrifices.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 18° ♒︎ : ☽︎ in 6° ♉︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

Sunday, February 6, 2022

The night shall cover all

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du premier dimanche après l'Imbolc et mon crush sur Rosalía devient monomaniaque.

En ce qui concerne l'Office dominical, notre Diaconesse sera, tout à l'heure, une sœur authentiquement anglaise, et c'est une bonne nouvelle : je raffole de la façon qu'ont les Diaconesses britanniques de dire "Rabelais", "Alphonse-Louis Constant" et "Paul Gauguin".

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 21 à 24.

21. O the filthy one ! the dog ! they cry against thee. Because thou art my beloved.

Commentaire : Toute la thématique de David (דָּוד, beloved), enfant honni dont l'emblème personnel orne aujourd'hui le drapeau de l'état d'Israël, c'est-à-dire de la suprématie mondiale.

Plus généralement :
Pour le Ricain standard, une truffe, — suprême diamant de la gastronomie la plus haute, — est un champignon noir et repoussant. Ainsi en est-il, — aux yeux du bas peuple, — de l'Initié, de la Latina du Bronx superstar en devenir et de tous les "vilains petits canards" destinés à muer en cygnes. (Black Diamond (Peter Pan Special))
22. Happy are they that praise thee ; for they see thee with Mine eyes.

Commentaire : J'écrivais, il y a un an, à un tout autre sujet :
Si le Personnage qui se trouve sur [l'Atu 0] surgissait devant nous IRL, et que nous le jugions sans autre guide que notre raison, nous nous écririons : quelle épave ! quel zéro indeed ! tant il est difficile de saisir ce qui se passe dans l'être humain libéré des chaînes de l'I am I.

Or ce Zéro ne possédant rien en propre, reçoit tout de Nuit, dont le Cercle est le symbole (AL 1, 60 ; 2, 3).

Know Naught : ne sachant rien (0/20 !), il comprend tout (comme sa forme circulaire le laissait deviner).

Ne liant rien, il devient le chef de tous (AL 1, 22-23).

Amen.
23. Not aloud shall they praise thee ; but in the night watch one shall steal close, and grip thee with the secret grip ; another shall privily cast a crown of violets over thee ; a third shall greatly dare, and press mad lips to thine.

Commentaire : Le plus pénible, chez les médiocres qui envient mon talent et pompent, en fellateurs, servilement mes formules, — et qui, donc, pour rien au monde, n'écriraient publiquement du bien de moi en ligne, — sont les louanges extatiques qu'ils m'adressent en messages privés.

Je l'ai dit en répondant au Questionnaire de Proust, et violemment développé dans mon légendaire Eloge du Laudateur : la qualité que je préfère chez un humain, c'est l'admiration qu'il professe à mon égard.

24. Yea ! the night shall cover all, the night shall cover all.

Commentaire : Sublime Parole, dont on dit qu'elle a inspiré aux Rolling Stones la chanson Undercover of the Night.

J'ai donné, il y a deux ans, un cours sur ce verset, que j'ai successivement envisagé d'intituler Throwing on her Louboutins, puis Portement de croix sous psilocybine, puis Le Petit Prince à Juvisy-sur-Orge — mais que j'ai finalement, — considérant que tout cela était trop lisible pour un verset qui nous recommande expressément l'obscurité, — appelé Considérations hexakosioihexekontahexaphiles.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 17° ♒︎ : ☽︎ in 27° ♈︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Considérations hexakosioihexekontahexaphiles (2020)

Thursday, February 3, 2022

Babalon vous garde

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le lendemain de l'Imbolc et j'espère que ce billet vous trouve tous entièrement remplis de crêpes.

Pour le reste, le Mystère de la feast of the times que nous sortons de célébrer m'a jadis inspiré les réflexions suivantes :
Très franchement, je hais les aubes.

L'aube, — heure des exécutions capitales, où l'exquise rémanence de mon rêve très passionnel avec Kim Kardashian commence à s'estomper insensiblement, — correspond, sur la rota de la journée (j'avais dit pas de Doctrine avant l'happy hour et j'ai menti), à la première pulsation cardiaque (= vous venez d'en prendre pour soixante-quinze ans chez les cons) sur la rota de l'existence humaine ; à l'Imbolc (= sortie des hibernants, fin des frimas, ce qui, dans toute société normale, signifie back to work) sur la rota de l'année ; et à Geburah (le principe de Rigueur soi-même) dans l'ordre des feasts of the times — elle est donc toujours une mauvaise nouvelle — DIEU nous a donné le Morning Wood pour que nous Lui pardonnions l'aube. (Morning Wood du Shah de Chester)
Nous avons néanmoins, hier, clairement versé dans l'orgie, — au plein sens gouverneur Gracchus Garovirus du terme, — mais si votre célébration n'a consisté qu'à revoir Un Jour sans fin (Groundhog Day), ça compte aussi !!

On le connait, le principe ! — Si Phil voit son ombre, vous prenez une cuite — S'il ne voit pas son ombre, vous prenez une cuite — C'est un bon système — Et Bill Murray est excellent, qui m'inspira, autrefois, de répondre, à la question "si vous étiez une plaie, quelle plaie seriez vous ?" :
Cyril Hanouna. Je l’envie. Se réveiller constamment le matin de l’Imbolc, comme Bill Murray dans Un Jour sans Fin, ce serait déjà très beau – mais se réveiller, comme Cyril Hanouna, constamment le soir d'Halloween – ça, c’est fabuleux ! (L'Anti-portrait chinois)
Tout le monde devrait regarder Groundhog Day à la Chandeleur, en buvant, comme les héros du film, un sweet Vermouth on the rocks with a twist après avoir porté un toast à la paix dans le monde (Je plaisante — Buvez infiniment trop de whisky, comme Bill Murray dans la vraie vie.)

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber XXX Ærum vel Sæculi sub figurâ CCCCXVIII, Æthyr 3.

Je me souviens d'avoir donné, en 2019 e.v., un cours dans lequel j'expliquais la Parole < Moreover, there is Mary, a blasphemy against BABALON > (VV 3 § 13) par une analyse du célèbre tableau de Max Ernst, La Vierge corrigeant l’enfant Jésus devant trois témoins.

C'était le bon temps :)

Las ! nous sommes, désormais, comme vous le savez, convenus de systématiquement interpréter tout ce qui a trait au Liber 418 dans une perspective oraculaire.

La question est donc : Si toute la Vision du 3ème Æthyr se trouvait être le rêve que j'avais fait cette nuit, quelles directives et quelles prophéties faudrait-il en déduire, concernant les onze jours qui viennent, pour ma personne et, par adaptation, pour l'Abbaye, les Thélémites, et le Monde ?

En l'occurrence, c'est calamiteux — Nous parlons de l'Æthyr où retentissent des paroles telles que :
Yet also these are the Severities. (VV 3 § 5)
Ou :
therefore is it the palace of two hundred and eighty judgments. (VV 3 § 6)
Ou :
Satan is worshipped by men under the name of Jesus ; and Lucifer is worshipped by men under the name of Brahma ; and Leviathan is worshipped by men under the name of Allah ; and Belial is worshipped by men under the name of Buddha. (VV 3 § 11)
Ou :
all these are the excrement of Choronzon. (VV 3 § 13)
Etc.

En fait, tout l'Æthyr se résume à :
And for this is BABALON under the power of the Magician, that she hath submitted herself unto the work ; and she guardeth the Abyss. And in her is a perfect purity of that which is above ; yet she is sent as the Redeemer to them that are below. For there is no other way into the Supernal Mystery but through her. (VV 3 § 14)
C'est-à-dire que when the going gets weird, la confiance en la Mère de tous est le seul recours.

Dans l'intervalle, pour conjurer ce que cet oracle présente de funeste et susciter des lendemains plus sexy, buvez un sweet Vermouth on the rocks with a twist après avoir porté un toast à la paix dans le monde.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

La Vierge corrigeant l'enfant Jésus devant trois témoins, Max Ernst

- ☉︎ in 14° ♒︎ : ☽︎ in 12° ♓︎ : ♃︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédents commentaires sur ce péricope :

. Du Liber 418, 3ème Æthyr (2020)
. iiij de febvrier (2021)