Showing posts with label Proust. Show all posts
Showing posts with label Proust. Show all posts

Tuesday, February 22, 2022

Serpent Woman

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du troisième mardi après l'Imbolc et je suis bien aise, parce que je reçois, de lecteurs ultra-fan, ultra-stan, ultra-laudatifs, des mails qui confinent à l'idolâtrie pure et simple — J'aime commencer ma journée par de l'idolâtrie pure et simple — Non que j'en aie besoin (j'ai fumé un buzz d'Isla OG, bu deux Looping-Papaye, et n'ai donc plus besoin d'encouragements pour être particulièrement satisfait de mon chemin de vie) — Mais :
Je l'ai dit en répondant au Questionnaire de Proust, et violemment développé dans mon légendaire Eloge du Laudateur : la qualité que je préfère chez un humain, c'est l'admiration qu'il professe à mon égard. (The night shall cover all)
A part ça, je ne comprends pas que l'on reproche au Tsar Vladimir Vladimirovich de la Maison Poutine, Alpha Dog de toutes les Russies, de s'emparer de l'Ukraine, quand le seul autre prétendant à ce calamiteux shithole est un grabataire liquide prénommé Robinette, qui, en fait de médiateur, n'est à même de dépêcher qu'un extraordinairement falot "Young Leader de la French-American Foundation nommé gouverneur en zone France pour cinq ans", c'est-à-dire l'hologramme d'un garçon de courses.

Enfin bref, n'est-ce pas, quelle importance ? < For these fools of men and their woes care not thou at all >, comme il est écrit (AL 1, 31).

Amis chers, la Lecture de ce mardi est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 2, versets 16 à 19.

16. O serpent woman of the stars ! I, even I, have fashioned Thee from a pale image of fine gold.

Commentaire : Ne saurait tomber plus à pic, puisque c'est aujourd'hui la greater feast d'Alostrael, 6ème Femme Ecarlate de Thelema, qui disait :
"I object to the term "The Gods" — it should be "Gods" which means Thelemites. We need to break away from all old superstitions, and work in the clear light of Ra-Hoor-Khuit."
Amen ! Et :
"Remember that Alostrael, Babalon, The Scarlet Woman, lives forever."
17. Also the Holy One came upon me, and I beheld a white swan floating in the blue.

Commentaire : Je me rappelle une fille bizarre à qui je refusais d'adresser la parole parce qu'elle était bizarre. J'ai finalement eu de la peine pour elle et lui ai offert un cygne trompette vivant, mais elle est restée bizarre.

18. Between its wings I sate, and the æons fled away.

Commentaire : Nous avons déduit, l'année dernière, de ce verset :
Dans l'Ascèse, la seule arme magique réellement indispensable est une montre qui marche.
19. Then the swan flew and dived and soared, yet no whither we went.

Commentaire : Sir Aleister dit que le cygne symbolise la conscience extatique de l'Adepte 
— ce qui, selon moi, explique que le bouchon de radiateur de la Rolls soit appelé Spirit of Ecstasy, lequel, joint au silence légendaire du moteur, nous éclaire sur le projet initial de Frederick Henry Royce et Charles Stewart Rolls, qui était visiblement de nous donner la sensation de voyager en cygne.

Yep ! De fait, on se moque de savoir où l'on va quand on est en Rolls : l'idée est d'être en Rolls, qu'elle roule, et puis c'est tout.

Oh, bien sûr, comme je l'ai écrit :
La première fois que mon papa m’a laissé conduire sa Silvercloud, je faisais des doigts et des pieds-de-nez à tous les piétons qui me regardaient — à quoi bon une Rolls si elle ne fait pas bisquer les pauvres ?
Et ce n'est pas très Lohengrin.

Mais j'ai mûri depuis, et, plus en profondeur :
Quoi qu'il advienne présentement dans votre existence, détendez-vous et restez joyeux : repos et mouvement, temps fort et temps faible, alternent, chacun étant la racine de l'autre : ils se succèdent et s'engendrent, sans fin, dans un mouvement circulaire et cyclique. (Scarlet Women don't die)
No more drama, comme disait Mary J. Blige. Roulez cygne.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 3° ♓︎ : ☽︎ in 14° ♏︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Scarlet Women don't die (2021)

Sunday, February 6, 2022

The night shall cover all

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du premier dimanche après l'Imbolc et mon crush sur Rosalía devient monomaniaque.

En ce qui concerne l'Office dominical, notre Diaconesse sera, tout à l'heure, une sœur authentiquement anglaise, et c'est une bonne nouvelle : je raffole de la façon qu'ont les Diaconesses britanniques de dire "Rabelais", "Alphonse-Louis Constant" et "Paul Gauguin".

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber LXV : Liber Cordis Cincti Serpente sub figurâ אדני, chapitre 1, versets 21 à 24.

21. O the filthy one ! the dog ! they cry against thee. Because thou art my beloved.

Commentaire : Toute la thématique de David (דָּוד, beloved), enfant honni dont l'emblème personnel orne aujourd'hui le drapeau de l'état d'Israël, c'est-à-dire de la suprématie mondiale.

Plus généralement :
Pour le Ricain standard, une truffe, — suprême diamant de la gastronomie la plus haute, — est un champignon noir et repoussant. Ainsi en est-il, — aux yeux du bas peuple, — de l'Initié, de la Latina du Bronx superstar en devenir et de tous les "vilains petits canards" destinés à muer en cygnes. (Black Diamond (Peter Pan Special))
22. Happy are they that praise thee ; for they see thee with Mine eyes.

Commentaire : J'écrivais, il y a un an, à un tout autre sujet :
Si le Personnage qui se trouve sur [l'Atu 0] surgissait devant nous IRL, et que nous le jugions sans autre guide que notre raison, nous nous écririons : quelle épave ! quel zéro indeed ! tant il est difficile de saisir ce qui se passe dans l'être humain libéré des chaînes de l'I am I.

Or ce Zéro ne possédant rien en propre, reçoit tout de Nuit, dont le Cercle est le symbole (AL 1, 60 ; 2, 3).

Know Naught : ne sachant rien (0/20 !), il comprend tout (comme sa forme circulaire le laissait deviner).

Ne liant rien, il devient le chef de tous (AL 1, 22-23).

Amen.
23. Not aloud shall they praise thee ; but in the night watch one shall steal close, and grip thee with the secret grip ; another shall privily cast a crown of violets over thee ; a third shall greatly dare, and press mad lips to thine.

Commentaire : Le plus pénible, chez les médiocres qui envient mon talent et pompent, en fellateurs, servilement mes formules, — et qui, donc, pour rien au monde, n'écriraient publiquement du bien de moi en ligne, — sont les louanges extatiques qu'ils m'adressent en messages privés.

Je l'ai dit en répondant au Questionnaire de Proust, et violemment développé dans mon légendaire Eloge du Laudateur : la qualité que je préfère chez un humain, c'est l'admiration qu'il professe à mon égard.

24. Yea ! the night shall cover all, the night shall cover all.

Commentaire : Sublime Parole, dont on dit qu'elle a inspiré aux Rolling Stones la chanson Undercover of the Night.

J'ai donné, il y a deux ans, un cours sur ce verset, que j'ai successivement envisagé d'intituler Throwing on her Louboutins, puis Portement de croix sous psilocybine, puis Le Petit Prince à Juvisy-sur-Orge — mais que j'ai finalement, — considérant que tout cela était trop lisible pour un verset qui nous recommande expressément l'obscurité, — appelé Considérations hexakosioihexekontahexaphiles.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 17° ♒︎ : ☽︎ in 27° ♈︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.






Précédent commentaire sur ce péricope : Considérations hexakosioihexekontahexaphiles (2020)

Wednesday, January 26, 2022

Divine Dew

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le sixième mercredi après Yule et, puisque on me réclame mon sentiment sur l'état du spectacle politique en France, autant j'aime que le côté prince mérovingien de Stanislas Rigault se trouve rehaussé par l'aspect physiquement repoussant des résidus de sous-humanité qui l'invectivent, autant je suis fâché qu'Eric Zemmour envisage de paraître à la soirée merguez-et-java donnée, par Hanouna, en l'honneur de Jean-Luc Bidochon.

J'ai dit.

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Tzaddi vel Hamus Hermeticus sub figurâ XC, versets 25 à 28.

25. The weak, the timid, the imperfect, the cowardly, the poor, the tearful — these are mine enemies, and I am come to destroy them.

Commentaire : On trouve cruel que je me divertisse à persécuter les El Gringo, les Walking Blowjobs, etc. alors que je ne fais, en cela, qu'accomplir les Commandements sacrés de ma religion.

26. This also is compassion : an end to the sickness of earth. A rooting-out of the weeds : a watering of the flowers.

Commentaire : Voir commentaire sur le verset précédent : ce n'est pas du bullying, c'est mitzvah.

27. O my children, ye are more beautiful than the flowers : ye must not fade in your season.

Commentaire : Ça me rappelle qu'à la question du Questionnaire de Proust, "Quelle est votre fleur favorite ?" j'avais répondu :
Le lys Acapulco. La fleur est aussi belle que le bled est pourri. C'est une très belle fleur.
28. I love you ; I would sprinkle you with the divine dew of immortality.

Commentaire : Et nous redisons le shumulisme fondamental :
La rosée tombe indifféremment sur le grand homme noble et le nabot envieux — mais elle bénit le beau chapeau de magicien du premier et embue les lunettes de nain myope du second.
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 6° ♒︎ : ☽︎ in 15° ♏︎ : ☿︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





Précédents commentaires sur ce péricope :

Monday, July 12, 2021

Season of Death

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le troisième lundi après les feux de Litha et nous faisons mémoire de Grady Louis McMurtry, le saint calife Hymenaeus Alpha 777.

On m'a fait remarquer ce matin que, de la défaillance de Saturnus à se désigner un successeur — n'est-il pas cohérent qu'une âme qui a fait de Saturne son parrain renâcle à l'idée d'avoir un héritier ? — étaient sorties trois communautés, et que chacune d'elles s'était enracinée dans un pays à l'imagerie porteuse de douceur de vivre : respectivement la Californie, la Suisse et le Brésil.

J'ai répondu : "Mais le pays de la douceur de vivre est la France, première destination touristique du globe et inlassable destination militaire de l'Histoire, là-où-tout-le-monde-voudrait-être et d'où procèdent tous les empires sérieux, c'est-à-dire occidentaux, parce que tout aspire à retourner dans le giron du centre du monde et tout rayonne de lui, qui est le nœud Hartmann au cœur de la forêt de Chinon, où François Rabelais, de sainte mémoire, situe précisément le Pays de Thélème — Or, la France a été un désert pour que nous puissions venir."

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 5, versets 1 à 4.

1. O my beautiful God ! I swim in Thy heart like a trout in the mountain torrent.

Commentaire : Par la voûte du corps de Nuit ! La truite des Agapes (voir notre commentaire sur le verset 57 du chapitre 4) était herméneutiquement oraculaire, en plus d'être succulente ! 

Bien l'occasion de rendre un hommage public à Soror Hypatie qui nous a servi hier :

- Un émincé de veau mariné sauce César, sur salade de salicorne, avec un Condrieu DePoncins blanc François Villard 2016

- Un filet de truite arc-en-ciel (donc) au basilic, tomates provençales et haricots plats, avec un Corton Charlemagne blanc Grand Cru 2015

- Un rôti de bœuf limousin et son jus à l'ail, pommes gaufrettes, avec un La Croix Mazarin Moulis en Médoc 2016

- Un clafoutis de cerises noires avec une blanquette de Limoux

< O dear my God ! what a feast Thou hast provided ! > (LLL 6, 42)

2. I leap from pool to pool in my joy; I am goodly with brown and gold and silver.

Commentaire : Sir Aleister dit que les pools en question sont les chakras. De quoi je déduis que, puisque Fontanelle -> Cœur -> Sexe, i.e. Kether -> Tipheret -> Yesod, correspond, dans l'ordre des feasts of the times, à Samhain -> Ostara -> Lugnasad, ma vie spirituelle doit être un festin obl(ig)atoire, ma vie sociale un spring break avec Selena Gomez en string, et ma vie active une perpétuelle orgie. 

Et le tout se cristallise dans mon pouvoir terrestre, i.e. en Malkuth, comme il est écrit <  I give you power earthly and joy earthly; wealth, and health, and length of days > (Tzaddi, 31), à quoi correspond Mabon, d'où le verset suivant:

3. Why, I am lovelier than the russet autumn woods at the first snowfall.

Commentaire : De ce verset, Frater Orpheus dit : < And this is the season of death 
— for to see God face to face, one must surely die. >


— L’épectase : celle du Régent, du président Félix Faure et du cardinal Daniélou. Ou la mort de vieillesse, à 165 ans, tendrement choyé par mes proches. Ou mourir d’épectase à 165 ans parce qu’une de mes proches m'a choyé un peu trop tendrement.

Ça me rappelle un texte admirable écrit par moi en 2010 e.v. :
Ma chère amie Prudence, reine du Questionnaire de Proust, me dit qu’aussi spirituelles que soient ses victimes, celles-ci donnent toujours des signes de malaise au moment de la question « Comment aimeriez-vous mourir ? »

« Généralement, le sujet s’en sort par un rire jaune, un mot d’esprit ou un lieu commun, sans cesser de gigoter… Marrant… »

Ne trouvez-vous pas étrange que la méditation de la mort nous soit aussi désagréable, alors que notre trépas final est la seule certitude absolue que nous ayons ici-bas ? (Raison pour laquelle je ne refuse jamais une aventure, si risquée soit-elle… je ne crains pas que cela finisse mal puisque, de toute façon, nous finirons mal…)

C’est actuellement, – comme vous le sauriez si vous lisiez ce blog avec un peu d’attention, – la période que les Anciens appellent « ménage de l’automne », c’est à dire le moment idéal pour les réflexions sinistres de ce genre et la confrontation au réel dans ce qu’il a de plus inexorablement funeste. Parlons mort.

Je n’arrive pas à prendre « la camarde » au sérieux. Elle n’a rien, selon moi, de la Treizième Lame du Tarot : elle n’est pas glauque – ni marécageuse – ni un squelette hyper mal fringué trimballant des outils agricoles. Dans notre religion, la mort est une fête (AL 2, 41). 

La seule chose qui m’intrigue, chez les morts célèbres, c’est leur « mot de la fin ».
  
Que Napoléon rende l’âme en disant : « Mon fils à la tête de l’armée », rien de plus naturel – mais où Piron est-il allé chercher son fameux : « Je m’en vais ou je m’en vas, l’un et l’autre se dit ou l’un et l’autre se disent » ?... Un tel hommage à notre grammaire, dans un moment pareil !... ça me rappelle Beauzée, le martyr de l’imparfait du subjonctif, qui, trouvant sa femme au lit avec un allemand, et entendant celui-ci balbutier : « Je vous l’avais bien dit, madame, qu’il fallait que je m’en aille… », répliqua sèchement : « Que je m’en allasse, monsieur ! »

Je soupçonne certains hommes de lettres d’avoir rédigé leurs dernières paroles à l’avance… du coup, je me suis attelé à trouver les miennes – en vain : je suis si peu funèbre que l’inspiration m’a déserté… j’ai bien pensé au jeu de mots vaseux « je ne fais que passer », mais on m’a affirmé que c’était déjà pris… sans compter qu’un « mot de la fin » nécessite une mort bourgeoise, popote… il est plus difficile d’obtenir l’attention de son entourage lors d'un crash en avion… tout au plus pourrai-je glisser à ma voisine, pendant que l’appareil plonge en piqué : « Vous devez salement regretter de n’avoir pas cédé à mes avances tout à l’heure… »
Parlant de Season of Death, je m'étais rendu compte, à l'époque, qu'aucun Trog du vieux pays gris n'avait la moindre idée de ce qu'était le Ménage d'Automne et avais cru devoir tenter, conformément au Serment Magique par lequel je me trouvais lié alors, de les éclairer, "comme on enseigne le calcul différentiel à un bushman" :  
Camus disait que, de toutes les questions philosophiques, le suicide était la seule qui présentât un intérêt; et je crois n’avoir jamais songé au suicide – il est très agaçant d’imaginer que Camus puisse, de sa demeure dernière, considérer ce que j’écris comme inintéressant, même si, en l’occurrence, c’est également ce que je pense de son œuvre – Traitons donc du suicide. Ça ne sera pas facile. Je suis peut-être la personne la moins funèbre du monde. Mais enfin, la vie est mortelle, et je ne veux pas croiser Camus dans l’au-delà sans pouvoir lui dire : « Alors Albert?... Avec ton prénom de chauffeur… Hein ?... Et là ?... Pas calmé ?... »
Notez que notre Loi interdit le suicide – le Liber Legis comporte trois interdits formels : un pour les seuls Thélémites (le suicide, AL 2, 73), un pour les Thélémites dans leur rapport aux Troglodytes (le débat, AL 3, 11), un pour les seuls Troglodytes (l'étude du Livre, Com l.2) – Mais je digresse.
Il se trouve que nous traversons, en ce moment, la saison où les suicides sont les plus fréquents. Les vingt-deux jours qui courent du 11 octobre à Samhain, et que nos ancêtres appelaient « Ménage de l’Automne » – non, certes ! par ironie envers les suicidés, mais par référence aux préparatifs domestiques traditionnels – sont, statistiquement, le temps par excellence de la mort volontaire.

On ne passe pas impunément de la beauté sensuelle et colorée de la Balance à la désagrégation venimeuse du Scorpion – Inconsciemment, l’homme perçoit tout à coup que la claire splendeur du début de l’automne était due à un phénomène de putréfaction, et c’est très désagréable – L’explosion de vie était un symptôme de mort – De fait, le plus beau corps du monde recèle un squelette, et c’est un squelette que les Egyptiens exposaient à leurs banquets, pour n’être pas tenté de l’oublier…

L’influence du Scorpion est celle de la cruelle désillusion. Elle nous communique l’esprit de Des Esseintes, à qui les nervures d’une fleur évoquaient la syphilis… Tout va à vau l’eau… Tout décroît…

Les mythes sont pleins de princesses qui se révèlent brusquement des serpents, des dragons, des requins… Il ne s’agit pas de pointes envers l’Eternel Féminin, mais d’images de ce processus de génération par la destruction – et, en fin de compte, ça revient au même…

Durant cette période, l’homme est momentanément sujet à ce que les psychiatres appellent Melancholia [ = passée la destruction d’un certain nombre de molécules d’ADN dans certains chromosomes des neurones du cerveau (68 % exactement), l’impulsion suicidaire devient irrépressible chez l’homme : il enclenche, en quelque sorte, un programme d’autodestruction parce qu’il sait ne plus disposer du minimum de ressources neurologiques nécessaire à l’accomplissement de sa fonction individuelle] : les dégâts causés étant irréversibles, il faut dégringoler jusqu’au néant total pour que tout puisse renaître – C’est donc la vibration complètement idéale pour une autolyse : la nature s’y livre avec une joie sadique, il n’y a qu’à suivre le mouvement.
4. And the crystal cave of my thought is lovelier than I.

Commentaire : Il est amusant que l'association des idées de cristallisation finale et de caverne sonne aussi "la mort vient à bout de tout" en mode mère-des-Wendols, quand on sait que l'école jungienne de psychanalyse appelle "cristallisation" ce qui détermine le sex-appeal féminin (= ce n'est pas Selena Gomez en string qui vous triggers, c'est l'impact archétypal des symboles dont Selena-Gomez-en-string est porteuse qui éveille et fixe la fantasmatique stockée/refoulée dans votre subconscient = très exactement l'arcane représenté par la découverte d'une assemblée de lutins et de fées dans les bois la nuit de Lugnasad, etc.) 
– d'où < thy death shall be lovely > (AL 2, 66).

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.


- ☉︎ in 20° ♋︎ : ☽︎ in 17° ♌︎ : ☽︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.