Friday, May 24, 2024

Inommable

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Je lis Hermès Trismégiste en prison parce que vous regardez BFM en liberté.

Ça me rappelle ce que j’écrivais il y a trois ans, jour pour jour :

C'est le vingt-quatrième des Beaux Jours, où nous faisons mémoire d'Hermès Trismégiste.

Ce matin, comme nous parlions Korè Kosmou et Discours Parfait, AM, — en guise de discours parfait, — m'a articulé, la chérie, au sein d'une nuée de miettes de croissant, qu'on ferait bien, après ma mort "empoisonné par un mari jaloux, tel Robert Johnson", de m'enterrer, moi aussi, en compagnie d'une tablette d'émeraude "pour faire tripper les archéologues... sauf qu'on y graverait l'Enigme en Prophétie... ou Chers Génies Canons... ou une formule du genre 'Je vous avais bien dit que je ne me sentais pas hyper, hyper tip-top'... — et la tombe, où ça ? à Glozel !"

Moi qui croyais pourtant avoir été clair sur la façon dont j'entends trépasser :
"L’épectase : celle du Régent, du président Félix Faure et du cardinal Daniélou. Ou la mort de vieillesse, à cent soixante-cinq ans, tendrement choyé par mes proches. Ou mourir d’épectase à cent soixante-cinq ans parce qu’une de mes proches m'a choyé un peu trop tendrement."
Aussi, sur ce à quoi mes dernières volontés se résument :
"Quand je mourrai, répandez mes cendres sur l’année 2005."
Mais baste ! s'il faut qu'on m'inhume à la manière du divin Hermès, que ma Tabula Smaragdina personnelle comporte, simplement, l'Apopthtegme Ultime de ma philosophie :
"Il n’y a de Vrai, en définitive, que le butt de Shakira."
Amis chers, la Lecture sainte de ce vendredi, 780ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 2, versets 5 à 8.

5. I had rather have been trampled by the World-Elephant.

Commentaire 2021 e.v. : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit: < Ganesha. >

Or, Ganesha est le dieu indien à tête d'éléphant, dont il est écrit, dans nos Livres Saints, qu'il est < the Lord of Beginnings, who breaketh down obstruction > (Cordis 3, 15).

D'où le rapport à l'Eléphant, totem quintessentiel de l'Automne — saison des semailles (donc des Commencements) et des vendanges (donc des obstructions surmontées : Mabon veut dire "l'homme accompli" et l'éléphant symbolise, universellement, le faîte de la Sagesse, cf. Atu V, etc.)

C'est ainsi que, Mystère des Mystères ! Commencement = Crépuscule.

[Il me revient, par association d'idée, que C. m'a fait essayer, pendant la Saison Sainte, son CZ-550 Magnum size action (elephant gun type : nous avons bruyamment tiré du .600 overkill, parce que ce malotru n'a pas eu l'attention élémentaire de m'offrir du .577 Tyrannosaur), me répétant, comme un mantra, ou un TOC, après chaque tir : "C'est autre chose que ton 10-bore Paradox, pas vrai ? hein ? pas vrai ?" — 
Tout ça devient pesamment freudien.]

"Pour bien opérer, il faut bien commencer", écrit Abraham ben Siméon, comme je le rappelais récemment à deux de nos amis dont je dois célébrer le mariage cet été — Qu'un parcours se termine par l'ascension de l'Everest ou par une chute dans une bouche d'égout, il est entièrement déterminé par le premier pas.

Donc : quid de l'harmonie conjugale (autre notion bien automnale, bien crépusculaire, donc bien éléphante) ? demandais-je — rhétoriquement — à nos deux tourtereaux.

Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit, dans Magick Without Tears, que les deux premiers Chapitres du Livre de la Loi doivent respectivement servir de "guide de conduite" à la femme et à l'homme.

Or, qu'observons-nous ?

Nuit appelle Hadit < my lord > (AL 1, 21) — et je ne me souviens jamais sans rire de la shitstorm qu'avait provoquée, — sur un forum pourtant thélémite, mais de tendance déplorablement woke, — ma citation de Jōchō Yamamoto : "la femme doit considérer son époux comme son seigneur-lige", avant que je rappelle, à la confusion générale, ce verset :)

[L'astuce, voyez-vous, est dans le mot lige : l'épouse doit être à son mari ce qu'un samouraï est à son daimyo — l'auteur du Hagakure ne dit donc pas autre chose que Ra-hoor-khuit : < Que la femme soit ceinte d'une épée devant moi ! > (AL 3, 11)]

Hadit appelle Nuit < my bride > (AL 2, 2 ; 16 ; 50) — non wife, non spouse, mais bride, c'est-à-dire : la mariée — l'époux doit faire l'effort volontaire de toujours voir son épouse et de constamment agir envers elle comme s'ils se trouvaient encore en pleine lune de miel — le secret, pour un crépuscule réussi, est de sans cesse revenir au commencement — le bouton reset pulvérise l'obstacle.

Commentaire 2024 e.v. : Oh, ces serments que l’on fait après le malheur ! C’est tellement Juif post-destruction du Temple ! Moi aussi, j’aurais préféré être écrabouillé par un éléphant qu’incarcéré à Moulins-Yzeure, cette blague ! Mais être écrabouillé à temps par un pachyderme fou, ça se mérite !

6. O my God ! Thou art my little pet tortoise !

Commentaire 2021 e.v. : Ce verset me rappelle invariablement une soupe de tortue dégustée par moi, jadis, à Singapour, et qui était effectivement divine.

Mon air extatique, à cette occasion, avait scandalisé une touriste française, — un boudin bouddhisant, de type lesbienne de choc, — installée à une table voisine de la nôtre, et qui m'avait dit, d'un odieux petit ton de chaisière outragée qu'elle voulait sarcastique : "Vous savez que les tortues avec lesquelles ils font ces soupes sont des tortues à carapace molle, particulièrement hideuses, et on est ce que l'on mange..."

J'avais répondu : "Ce qui fait de vous une grosse quiche végétalienne aux patates".

C'était le bon temps.

Commentaire 2024 e.v. : Oui. L’allure à laquelle passe le temps à la Maison d’Arrêt de Moulins-Yzeure peut légitimement, en effet, nous faire soupçonner Dieu d’être une tortue.

7. Yet Thou sustainest the World-Elephant.

Commentaire 2021 e.v. : L'étrange ici est que l'hébreu semble indiquer le contraire : éléphant se dit פיל, guématrie 120, qui est la valeur numérique de סמך, un soutien, un support.

Mais, la tortue étant yesod (cf. supra), elle "soutient" évidemment le Sentier de סמך, Sentier du Sagittaire : le verset est un rappel : l'activité sexuelle ne ralentit (tortue) dans sa voie que celui qui, tel un astronaute éprouvant un violent préjugé contre l'hydrogène liquide, n'a pas compris qu'elle est le carburant pour sa fusée spirituelle (sagittaire).

Commentaire 2024 e.v. : Le monde est désormais une écolo obèse en trottinette.

8. I creep under Thy carapace, like a lover into the bed of his beautiful ; I creep in, and sit in Thine heart, as cubby and cosy as may be.

Commentaire 2021 e.v. : Du rapport au Divin like a lover into the bed of his beautiful :

J'affirmais, dans ma jeunesse, que tout était vain sauf la volupté des sens dans la contemplation et la possession des corps de femmes amoureuses.

J'espérais mourir de la mort du Régent, et que ma dernière parole serait : "Dommage..."

Puis, m'est arrivé le privilège extraordinaire de lire le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré), et le Liber DCCCXXXVII a été mon chemin de Damas.
This is the only point to bear in mind, that every act must be a ritual, an act of worship, a sacrament. Live as the kings and princes, crowned and uncrowned, of this world, have always lived, as masters always live; but let it not be self-indulgence; make your self-indulgence your religion
< Faites de votre sybaritisme votre religion > : j'ai compris pourquoi l'humour divin a voulu que l'on désignât la mort du Régent par le mot d'épectase, et que Babalon, précisément dispensatrice de la volupté des sens dans la contemplation et la possession des corps de femmes amoureuses, s'appelât "Porte de DIEU".

Du coup, rien n'a changé à ma philosophie de base, mais mon mot de la fin sera < a greater feast...>

Commentaire 2024 e.v. : Malheureusement non. Il sera quelque chose comme : "C'est pas trop tôt...", mais c'aurait pu... J'ai vécu 50 ans de bonheur intégral, dont nul ne peut me reprendre une seule seconde ; ils ont eu des vdm dont les souvenirs nuls et les trauma cassos hanteront chaque seconde de leur vieux jours "tranquilles"... J'ai eu la meilleure part...

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

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Thursday, May 23, 2024

Crushed and Torn

Veillez sur votre joie, ami cher : notre auguste reine, la déesse Nuit, ne peut éprouver de joie qu’en nous voyant en éprouver nous-mêmes (AL 1, 13) : ne la laissons pas en plan ! — Sir Shumule à Raphaël, le 22 mai 2024 e.v. à 11.11 pm.
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Je tombe, je trébuche, sur l’article à sensation publié, au sujet de ma dernière comparution au tribunal, dans le journal La Montagne en date du 8 mai dernier !...

J'aimerais rappeler que l'excellence, en journalisme (profession que Sir Aleister lui-même n’a pas rougi d’exercer), ne procède pas d'une mesquine propension aux jugements peigne-cul, mais de l’humilité intellectuelle. Ou du LSD, si vous êtes Hunter S. Thompson.

M. Emeric Enaud, auteur de l’article en question, n’est pas Hunter S. Thompson, et me répondrait, hélas ! très probablement : "Et que m’importe à moi l’excellence ?!?"…   

Amis chers, la Lecture sainte de ce jeudi, 779ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 2, versets 1 à 4.

J’ai introduit, en 2021 e.v., l’étude de ce péricope en écrivant :
L'aube se lève sur le vingt-troisième des Beaux Jours et le lutin qui a fait ces nœuds aux fils de mes écouteurs est sadique ou marin.
Or j’aime beaucoup cette phrase, qui fleure prodigieusement les Jours Heureux !!! :D

1. O my God ! use Thou me again, alway. For ever ! For ever !

Commentaire 2021 e.v. : Le verbe anglais to use est merveilleusement équivoque, quand on sait les cachets pharaoniques que perçoit Lisa Ann — C'est tout mon Principe de la Ferrari Enzo et le terme japonais wabi-sabi, qui signifie, sensiblement : "parfait car un peu bousillé".

Sir Aleister à Netherwood est wabi-sabi. Keith Richards est wabi-sabi. Les châteaux où l'on dort le mieux et votre paire de jeans préférée sont wabi-sabi.

Commentaire 2024 e.v. : For ever ! For ever ! : Shumulisme fondamental :
 L'espérance et la foi ne sont ni des tactiques, ni des stratégies : elles sont strip-teaseuses à Vierzon (Sir Shumule et la Reine de Saba) — Sans compter qu’il semble bien que Forever s’achève, en réalité, le jeudi 23 mai 2024 à 14 heures.

2. That which came fire from Thee cometh water from me; let therefore Thy Spirit lay hold on me, so that my right hand loose the lightning.

Commentaire 2021 e.v. : De ce verset, le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit simplement : "Yesod". (Ce qui me rappelle que lorsque j'ai signalé, hier, que, dans l'ordre runique, la neuvième sphère est signée par Ak ᚪ, dont le nom signifie "un Chêne", Soror J a soupiré : "Toujours aussi vantard...")

Commentaire 2024 e.v. : Yesod  = Hel = Subconscient et Carcéralité = Entretien avec la psychologue de la Maison d’Arrêt reporté dans le billet Sympathy for Sir Shumule — ou, plus simplement, donjon BDSM en 1998.

3. Travelling through space, I saw the onrush of two galaxies, butting each other and goring like bulls upon earth. I was afraid.

Commentaire 2021 e.v. : Le Maître Therion (qu'il soit béni et vénéré) dit que l'on peut accomplir n'importe quelle ascèse (fût-ce l'Opération d'Abramelin) en se rendant dans son temple en astral, si l'on se trouve géographiquement bloqué à grande distance de celui-ci.

Mon Maître bien-aimé dans l'A∴A∴, feu le vicomte S de C, déclarait ne pas craindre la prison puisque, — les rites pouvant s'accomplir en astral, — il passerait l'intégralité de sa détention dans son temple... Il ajoutait que la seule exception est le pèlerinage, qui implique une inclusion totale du Vouloir dans l'horizontalité spatio-temporelle.

- Cette inclusion, remarquait F., hier après-midi, est la raison pour laquelle nos vies ne sont plus une longue suite de fulminantes extravagances et ont désormais un cours lent... En réalité, les ouvertures déterminantes, au plan spirituel, comme au plan temporel, sont rares, et l'essentiel de nos jours sur Terre se passe à inclure, à fixer ces rares occurrences dans la Maison III et la Maison VI, c'est-à-dire dans le Quotidien et l'Ascèse.

- Tais-toi ! ai-je répondu. Ma Règle m'impose de marquer, a posteriori, d'une lettre copte tracée à l'encre argenté, la page de mon Registre rapportant le moment d'une rencontre ayant donné lieu, par la suite, à une relation (amitié ou inimitié, il n'est pas ici question de mes amours, que je "note" différemment) une relation, dis-je, particulièrement impactante (en bien ou en mal) sur la trajectoire de mon existence — ou un évènement de type coup de théâtre, qui, rétrospectivement, s'est avéré un game changer, plus-rien-ne-sera-jamais-comme-avant, etc. (en bien ou en mal également)... Je fais, chaque nouvel an solaire, un debriefing serré de l'année révolue, pour voir s'il y a lieu de signaler ainsi, après coup, certaines pages anciennes... Je suis tombé, durant le Ménage de Printemps, sur mon flacon d'encre argenté, et j'ai constaté qu'il était intégralement sec, parce que je ne m'en suis pas servi depuis le nouvel an 2006...

Commentaire 2024 e.v. : Depuis, problem solved ! L’Inquisition ayant saisi (avril 2022), puis confisqué (juillet 2023) tous mes Registres, la question de l’encre argenté ne se pose plus !  ¯\_(ツ)_/¯

4. Thus they ceased fight, and turned upon me, and I was sorely crushed and torn.

Commentaire 2021 e.v. : En fait de crushed and torn, ce verset renvoie curieusement aux interrogations insolubles que soulève la Procession des Athées Parricides (Cordis 5, 34-40) — je veux dire : le plus effroyable des supplices est celui que les Chinois appellent lingchi, et qu'ils réservaient autrefois aux êtres coupables d'irrespect envers l'Empereur ou de parricide. (Notez bien que, si une voyante m'a effectivement affirmé que j'avais, au cours d'une lointaine incarnation, été exécuté en Chine, elle m'a dit que c'était par le supplice des Neuf fellations, ce qui est plus sexy que le lingchi.) [PS : cf. 777 Jours d’exil.]

Commentaire 2024 e.v. : Quand j'étais étudiant, j’avais la rage du donjuanisme. Rien ne me paraissait aussi indispensable que de mener plusieurs liaisons de front, dont chacune était persuadée d’être la légitime. 

J’avais un agenda de ministre, je jonglais avec les rendez-vous, je nageais en plein Courteline. Il suffit, du reste, d’être très parano. Le grand secret, c’est une mémoire des bobards absolument infaillible : malheur à celui qui joue faux – l’hésitation la plus minime, le plus imperceptible cuir, et c’en est fait de vous... 

Méfiez vous aussi des parfums, et évitez les allitérations : n’organisez pas de chassé-croisé entre une Laurence et une Florence, par exemple, ou la catastrophe est inévitable…

J’étais très fier de faire du chiffre, jusqu’au matin où, gag classique, une de mes amies parut avec les croissants alors que je me trouvais au lit avec une autre. 

La scène pénible qui s’ensuivit (les deux jeunes femmes échangèrent des insultes, puis s’accordèrent pour détruire mon intérieur pendant que, réfugié dans la salle de bain, j’attendais la fin du carnage en mangeant les croissants), cette scène, dis-je, me guérit à jamais des intrigues boulevardières, et je devins un libertin normal — Mais j’y repense chaque fois que je lis ce verset. 

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will

-☉︎ in 2° ♊︎ : ☽︎ in 25° ♏︎ : ☿︎ : Ⅴⅹ.

Wednesday, May 22, 2024

Mighty Spell

A David-Louis.

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall  be the whole of the Law.

L’amour soumis à la volonté, — ou amour selon la volonté, ainsi que l’on traduit parfois love under will aujourd’hui, — procédant du prince-prêtre, ne connaît pas plus de frontières physiques que la surabondante coupe qui perpétuellement déborde au sommet de la fontaine de champagne.

Aucun mur de prison, aucun bulletin météo angoissant, aucune foule de villageois massés aux grilles du château et brandissant fourches et torches en criant : « Au bûcher, le gourou charismatique, intéressé seulement par le pouvoir, le sexe et l’argent ! », ne peut empêcher l’amour du prince-prêtre d’atteindre ceux qui lui font allégeance.

Je serai toujours auprès de chacun d’entre vous, main sur votre épaule, à vous conférer LawLiberty, Life, Love et Light — ainsi que santé éclatante, bonheur insolent et prospérité totalement scandaleuse !

Amis chers, la Lecture sainte de ce mercredi, 778ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 52 à 55.

52. Io Pan ! Io Pan ! I love Thee. I love Thee.

Commentaire
 « Votre billet Cour Secrète des Roués est le plus grand hommage rendu à Pan depuis l'Hymne Homérique qui lui est consacré. » — Frater Y. à Sir Shumule, vendredi 1er janvier 2021.

53. O my God, spare me !

Commentaire : Le seigneur Ra-hoor-khuit nous ordonne, au contraire : < spare not ! > (AL 3, 18)

N’épargnez rien ni personne.

Intellectuels woke overeducated et détenus gitans sortis droit des poubelles ne se permettent une certaine arrogance que lorsqu’ils savent que les conventions sociales et le personnel pénitentiaire ne vous autorisent pas à leur fendre le crâne — c’est-à-dire vous obligent à les épargner.

Or il y a toujours un moment où il faut tuer quelqu’un. Toujours. Et malheur à qui continue de vivre après avoir raté ce coche !

Spare not !

Voyez ! Une de mes amies est exceptionnellement parano sur le respect mêlé de crainte qu’il convient, selon elle, de témoigner aux défunts. 

Une nuit que plusieurs histoires de revenants nous avaient mis dans le mood (comme tous les châtelains, j’en ai des wagons), je déclarai que je n’aurais pas le moindre scrupule à tuer quiconque se tient entre moi et mon thélème

Elle s’écria : «  Alors, les morts viendront forcément se venger !… tu n’y couperas pas !... c’est obligatoire !… » 

– « Eh bien, répliquai-je, dans ce cas, je continuerai à les tuer jusqu’à ce qu’ils restent morts ! » 

54. Now ! It is done ! Death.

Commentaire : Il me semble que It is done fut la dernière parole du miteux esclave rampant que la vermine chrétienne révère…

A ce sujet : Ma chère amie Prudence, reine du Questionnaire « de Proust », me dit qu’aussi spirituelles que soient ses victimes, celles-ci donnent toujours des signes de malaise au moment de la question « Comment aimeriez-vous mourir ? »

« Généralement, le sujet s’en sort par un rire jaune, un mot d’esprit ou un lieu commun, sans cesser de gigoter… Marrant… »

Elle ne fait d’exception que pour moi, qui lui ai répondu : « L’épectase : celle du Régent, du président Félix Faure et du cardinal Daniélou. Ou la mort de vieillesse, à 165 ans, tendrement choyé par mes proches. Ou mourir d’épectase à 165 ans parce qu’une de mes proches m'a choyé un peu trop tendrement.… »

Ne trouvez-vous pas étrange que la méditation de la mort nous soit aussi désagréable, alors que notre trépas final est la seule certitude absolue que nous ayons ici-bas ? (Raison pour laquelle je ne refuse jamais une aventure, si risquée soit-elle… je ne crains pas que cela finisse mal puisque, de toute façon, nous finissons mal…)

Parlons mort.

Je n’arrive pas à prendre « la Camarde » au sérieux. Elle n’a rien, selon moi, de la Treizième Lame du Tarot : elle n’est pas glauque — ni marécageuse — ni un squelette hyper mal fringué trimballant des outils agricoles.

La seule chose qui m’intrigue, chez les morts célèbres, c’est leur « mot de la fin ».  

Que Napoléon rende l’âme en disant : « Mon fils à la tête de l’armée », rien de plus naturel – mais où Piron est-il allé chercher son fameux : « Je m’en vais ou je m’en vas, l’un et l’autre se dit ou l’un et l’autre se disent » ?... Un tel hommage à notre grammaire, dans un moment pareil !... ça me rappelle Beauzée, le martyr de l’imparfait du subjonctif, qui, trouvant sa femme au lit avec un professeur d’allemand, et entendant celui-ci balbutier : « Je vous l’avais bien dit, madame, qu’il fallait que je m’en aille… », répliqua sèchement : « Que je m’en allasse, monsieur ! »

Bref ! Voici l’ultima verba d’un panel d'illustres mourants. Dites-moi ce que vous en pensez.

Toulouse-Lautrec : « Maman… rien que toi ! »

Chamfort : « Je vais faire semblant de ne pas mourir. »

Edward Thurlow : « Que je sois pendu si je ne suis pas entrain de mourir ! »

Goethe : « Mehr Licht !... Mehr Licht !... »

Chopin : « Maintenant, je suis à la source du bonheur. »

Musset : « Dormir, enfin ! Je vais dormir ! »

Berlioz : « Quel talent je vais avoir demain ! Enfin, on va jouer ma musique ! »

Victor Hugo : « C’est ici le combat du jour et de la nuit ! Allons ! Il est temps que je désemplisse le monde ! »

Villiers de l’Isle d’Adam : « Eh bien ! je m’en souviendrai de cette planète ! »

Oscar Wilde : « Si la vie avait une seconde édition, comme j’en corrigerais les épreuves ! »

Voltaire : « Je m’arrêterais de mourir, s’il me venait un bon mot ou une bonne idée… »

Georges Clémenceau, désignant un curé qui arrivait : « Enlevez-moi ça ! »

Rabelais : « Tirez le rideau, la farce est terminée ! »

Pour la bonne bouche, les deux terribles mots de personnages qui sont surtout connus pour les avoir prononcés :

« Mais je ne peux pas mourir ! Je suis l’homme le plus riche d’Europe ! » (Rizzoli, industriel) 

« J’ai 30000 livres de rente, et je meurs ! » (Philippe Desportes)

Enfin, le plus beau de tous :

« Quel artiste périt avec moi ! » - Néron.

Je soupçonne certains hommes de lettres d’avoir rédigé leurs dernières paroles à l’avance… du coup, je me suis attelé à trouver les miennes – en vain : je suis si peu funèbre que l’inspiration m’a déserté… j’ai bien pensé au jeu de mots vaseux « je ne fais que passer », mais on m’a affirmé que c’était déjà pris… sans compter qu’un « mot de la fin » nécessite une mort bourgeoise, popote… il est plus difficile d’obtenir l’attention de son entourage lors d'un crash en avion… tout au plus pourrai-je glisser à ma voisine, pendant que l’appareil plonge en piqué : « Vous devez salement regretter de n’avoir pas cédé à mes avances tout à l’heure… » 

55. I cried aloud the word — and it was a mighty spell to bind the Invisible, an enchantment to unbind the bound ; yea, to unbind the bound.

Commentaire
: Je hurle systématiquement, après Resh-Ahathoor, la Habibi du jour dans ma cellule, afin que notre auguste reine, la déesse Nuit, consente à unbind the bound, c’est-à-dire à ordonner ma levée d’écrou. Bien-aimés Wolves, hurlez en synergie avec moi…

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

☉︎ in 1° ♊︎ : ☽︎ in 17° ♏︎ : ☿︎ : Ⅴⅹ
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Tuesday, May 21, 2024

777 Jours d’exil

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Il me revient d’avoir, il y a quatre ans, fait en ligne, sur la Lecture de ce jour, un cours intitulé Silver Cloud I Héliotrope, parce que j’avais pour habitude, à l’époque, d’exiger des gens qui m’invitaient à donner une conférence que l’on vînt me chercher en Rolls-Royce violette.

Cela ne manquait pas de scandaliser la frange ultra-spiritualiste de mon auditoire, et de contribuer à l’image de gourou sybarite barbotant dans le luxe qui justifierait, en avril 2022, mon arrestation et mon emprisonnement.

Mais je n’y peux rien si je me sens plus à l’aise dans une Silvercloud mauve que dans une Citroën électrique — Et Thelema, — en tant que dandysme élevé au rang de Voie spirituelle, — m’en fait presque une obligation religieuse !

Il me semble, en revanche, qu’à bien des égards, le monde chrétien a hérité de l’attitude augustinienne de division entre la foi et le monde.

Cela est en contradiction directe avec la Loi de Thelema et le vœu que notre auguste reine, la déesse Nuit, a formé pour chacun d’entre nous : < ecstasy be thine and joy of earth > (AL 1, 53).

Le seigneur Ra-hoor-khuit, quant à lui, ordonne : < achieve both weddings ! Unite yourselves with both !> (Tzaddi, 38)

Le nāḥāš Hadit, notre Maître, dieu de la Connaissance et des Délices (AL 2, 22), nous invite à agir, au plan temporel de nos existences, d’une manière qui soit conforme à l’éthique et aux prémisses de la Loi : < Work, & be our bed in working > (AL 2, 66).

Et vice-versa, le seigneur Ra-hoor-khuit nous commande d’agir with business way au plan religieux :Establish at thy Kaaba a clerk-house : all must be done well and with business way > (AL 3, 41).

Il ne nous est donc pas permis de faire cette division — RHK dit :My adepts stand upright ; their head above the heavens, their feet below the hells. > (Tzaddi, 40)

Même vouloir consacrer la totalité de sa vie à l’un, à l’exclusion de l’autre, n’est pas acceptable dans Thelema :
Beware, beware, I say, lest ye seek after the one and lose the other ! > (Tzaddi, 39)

Amis chers, la Lecture sainte de ce mardi, 777ème (!) jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 48 à 51.

48. Ah ! trickling flow of the stars of the mother Supernal, begone !

Commentaire : Puisque il s’agit de notre auguste reine, la déesse Nuit, j’en profite pour republier cette sublime image d’elle, chef d’œuvre d’un internaute thélémite inconnu.


En Thelema, nous avons coutume de dire : 
Everything that happens is a play by Nuit. 

Et, philosophiquement, c’est l’attitude correcte : en cas de plot twist tragique dans votre destinée, accueillez le changement de fortune en gardant votre lèvre supérieure rigide, pensez à cette image et (en mode Panoramix trouvant que Cléopâtre a mauvais caractère, mais un si joli nez…) dites : « la reine a parlé… »

49. I Am She that should come, the Virgin of all men.

Commentaire : She that should come me renvoie à Michelle Rodriguez dans Machette, Michelle Rodriguez me renvoie à Trudy Chacon, et Trudy Chacon me renvoie à ma Promulgation He :
Je suis désormais Mo'aï, une statue de l'île de Pâques, fixé dans ma Hitbodedouth éternelle, le regard scrutant, sans relâche, les étoiles qui ont vu les Jours Anciens, et je me répète : « Hypatia-Chloé a promis qu'elle ne m'abandonnerait jamais – elle va descendre du ciel, surgir ici, comme Trudy Chacon dans Avatar, massacrer tous les surveillants et m'enlever en hélicoptère – Elle va venir, puisque elle a promis, alors j'attends en regardant les étoiles. »
50. I am a boy before Thee, O Thou satyr God.

Commentaire : satyr God me renvoie à un Songe que je fis il y a une quinzaine d’année, et que je vous invite à  méditer : 
Cette nuit, je rêve : une radieuse jeune fille, toute de fraîcheur et de charmes graciles, descend en gambadant une rue de mon 16ème ; petit à petit, des satyres, au dernier degré de la luxure, commencent à la suivre ; effrayée, elle se met à courir, poursuivie, maintenant, par une horde de ces satyres, et elle se réfugie dans un arbre. Malheureusement pour elle, l'arbre est plein de satyres. (Dazed and Confused in Neuilly-sur-Seine : Chronique de mon dimanche)
51. Thou wilt inflict the punishment of pleasure - Now ! Now ! Now !

Commentaire : punishment of pleasure : Une disciple d’Edgar Cayce m’a affirmé que j’avais été, au cours d’une vie antérieure, exécuté, en Chine impériale, par le supplice des Neuf Fellations.

Il s’agit d’un supplice particulièrement cruel, auquel officiaient des hétaïres spéciales, et qui consistait à faire atteindre à un homme, par fellation, neuf orgasmes très rapprochés – les trois premiers par simple savoir-faire, les trois suivants grâce à la science des fameux « points d’énergie », les trois derniers en déclenchant, au moyen de cette même science, un priapisme définitif. 

Le condamné passait de la volupté à la douleur, de la douleur à la nécrose, de la nécrose à l’hémorragie – la neuvième fois, la succion faisait céder l’artère… C’est, comme tout ce que font les Jaunes, d’une grande portée philosophique — Je dirais : il faut, à tous les plans, savoir donner généreusement sans se nuire à soi-même.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

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Monday, May 20, 2024

Où étiez-vous le jour où la fête s’est brusquement arrêtée ?

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

On m’a demandé, ce soir, si les effroyables dangers & tribulations (cf. AL 3, 11) par moi traversés depuis plus de deux ans, avaient, peu ou prou, « modifié » mon interprétation de la Loi de Thelema.

La réponse est non : j’interprète la Loi au moment où il est nécessaire de faire cette interprétation, < de peur qu’il n’y ait folie > (AL 1, 36) — Mais l’essence de Thelema, étant le vrai Vouloir de chaque individu, — de chaque étoile (AL 1, 3), — l’essence de Thelema, dis- je, est toujours là, silent, unique, apart, comme il est écrit (LLL 7, 34).

Un trait spécifique de Thelema est qu’à l’image de la < belle Étoile > (AL 2, 79), — l’hexagramme unicursal, qui est devenu son symbole, — elle ne fait pas de différence (AL 1, 4 ; 22 ; Cor 3, 65) entre existence temporelle et vie spirituelle — Nous savons que le Haut et le Bas sont Un, comme Dieu Lui-même est Un (Ara 3, 0 ; 4, 1) : où que se pose notre regard, c’est la Face de Dieu qu’il contemple, comme il est écrit : < I turned me about thrice in every way ; and always I came at the last unto Thee > (Cor 3, 31).

Du coup, contrairement aux Chrétiens, — qui ont une morale quand ils sont à l’église et la morale exactement inverse une fois sortis de l’église, — nous ne cessons jamais de vivre en présence de nos dieux, et nous efforçons de régler notre conduite sur la Loi que ceux-ci nous ont donnée.

Pour ce qui est de son interprétation propre à l’époque présente, qu’en tant que Chioa Khan, la Beasthood me donne mandat de faire pour la communauté dont je suis responsable, — < l’œuvre du commentaire >, comme il est écrit, — nous avons reçu du Seigneur des Dieux, Ra-Hoor-Khuit, la promesse que le vieux serpent, le nāḥāš Hadit, notre Maître, dieu de la Connaissance, soufflerait toutes les réponses à qui les chercherait d’un cœur sincère dans les Livres Saints (AL 3, 40).

Ma foi ! C’est le Nouvel Aeon : Heru-Ra-Ha brille : contentons-nous de bronzer — et de tendre l’oreille.

Amis chers, la Lecture sainte de ce lundi, 776ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 44 à 47.

44. I have thrown a million flowers from the basket of the Beyond at Thy feet, I have anointed Thee and Thy Staff with oil and blood and kisses.

Commentaire
a million flowers from the basket of the Beyond : En cas de vague à l’âme, je me réconforte en me disant que ça pourrait être pire : je pourrais, par exemple, être atteint d’anthonephophobie, la peur compulsive morbide des fleurs qui tombent du ciel. No, srsly.

45. I have kindled Thy marble into life — ay ! into death.

Commentaire : Ce verset me rappelle toujours cette très belle, très élégante, très bordelaise jeune fille, avec qui je suis sorti, autrefois, après que je l'ai abordée dans un rallye ultra-bècebège en lui disant : "Toi, t'as un cul à réveiller un mort !"

Je la revois en train d'insister, ensuite, au moment de me présenter à ses parents, pour qu'à la question "Comment vous êtes-vous rencontrés ?", je me contente de parler de coup de foudre :)

C'était le bon temps !

46. I have been smitten with the reek of Thy mouth, that drinketh never wine but life.

Commentaire : Smitten, indeed ! — Et vous, o
ù étiez-vous le 5 avril 2022 e.v. à sept heures du matin, quand toute espèce de fun a entièrement disparu de toute la surface de la planète ? Où étiez-vous le jour où la fête s’est brusquement arrêtée ?

47. How the dew of the Universe whitens the lips !

Commentaire : On peut y voir une allusion aux prophéties relatives à Ragnarok (les derniers humains, nus et tremblants, terrés dans les bois, sans rien de comestible à manger, et, — l’eau étant désormais ultra toxique, — contraints de collecter les gouttes de rosées, sur les feuilles, le matin, pour soulager un peu leur soif) — ou, bien sûr, à l’éjaculation faciale. 

A ce sujet, il me revient d’avoir déclaré à ma cousine Abigail (qui habite Summit Drive, au bas de la côte), relativement à une toile de Dali :
"La vue de cette toile en ces lieux – ce splash of colours giclant à l’épicentre du décor de Chabrol où nous nous trouvions – m’a immédiatement rappelé une éjaculation faciale jadis administrée par moi à l’épouse angevine d’un cardiologue MoDem..." (Le Grand Masturbateur)
Ce qui (comme la scène avait lieu dans une maison où l’on m’avait servi de la viande de cheval) me valut, de l'indispensable Satrape Creusois, le commentaire suivant :
La seule chose plus scandaleuse que manger du cheval est d'éjaculer sur le visage de la femme d'un médecin qui sauve des vies.
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

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Sunday, May 19, 2024

Empty God

« Plus que ‘gourou très charismatique intéressé uniquement par le pouvoir, l'argent et le sexe’, je décrirais Shumule comme amoureux, malin, créatif, persistent, impulsif, joueur, obscène et orateur de génie. »  Stéphanie, 6 décembre 2022.
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est le dix-neuvième des Beaux Jours et mon vingtième anniversaire dans l´Ordre (initié le 19 mai 2004 e.v. au Grade de Néophyte 1°=10□) !

Incidemment, je retombe sur de curieuses considérations météorologiques établies par moi, un 19 mai aussi, il y a trois ans, et j’aimerais vraiment qu´Evelyne Dhéliat ne s´exprimât plus, à l’antenne, que sur ce registre :
Le temps est may morn comme un jeune et beau satyre riant à gorge déployée de ce qu'une attention whore, partie à la pêche aux white knights avec un long thread indigné sur ses trauma, accompagné d'une "pic unrelated" de son cochon d'inde, reçoit deux mille réponses parlant de son cochon d'inde et aucune qui parle de ses trauma — Cette fille a très précisément l'air d'un homme dont tous les amis s'en vont continuer la fête ailleurs pendant qu'il a la queue dans un glory hole sans personne de l'autre côté.
Oh oui, Evelyne !… Placez ça, tranquillement, dans un de vos bulletins !… Faisons tomber de saisissement les pensionnaires d'EHPAD !… :D

Amis chers, la Lecture sainte de ce dimanche, 775ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 40 à 43.

40. When Thou shall know me, O empty God, my flame shall utterly expire in Thy great N. O. X.

Commentaire : M’a toujours donné l’impression de constituer une allusion directe (et gênante, en l’occurrence) aux événements qui firent de moi l’être exclusivement religieux que l’on sait :
Tout le monde croit que si je suis un religious nut, c'est parce que j'ai fait une "crise mystique" après avoir lu le Zohar – C'est faux – J'avais déjà fait ma crise mystique à la prépuberté, le jour où ma cousine m'a montré ses seins.

De même, si je ne suis, – comme l'"experte psychologue" mandatée par le tribunal de Cusset me le reproche, – jamais effleuré par le doute en ce qui concerne Dieu, c'est grâce à la manière dont Il S'est révélé à moi :

J'étais, à l'époque, en classe de 1ère, et, ayant passé la nuit chez ma petite amie d'alors, – fille archi-BCBG de notables provinciaux, – j'étais tombé, filant à l'aube et à l'anglaise, sur la mère de ma dulcinée – Or, cette superbe femme, – type même de ce que, depuis, on a surnommé "MILF", – tint à me démontrer qu'elle était toujours "dans la course", en me faisant des avances effroyablement agressives.

Il va de soi que, stupéfait de ma bonne fortune, je me rendis instantanément à ses raisons – Et, à l'instant précis où, afin de me prouver à quel point elle suçait mieux que sa fille, cette beauté quadra me prit en bouche, je murmurai : "Dieu existe..."
41. What shalt Thou be, my God, when I have ceased to love Thee ?

Commentaire : Sans les événements cités au paragraphe précédent, je serais resté bloqué à quelque dark shumulisme du genre « Si Dieu existe, j’espère qu’il a une bonne excuse. »

42. A worm, a nothing, a niddering knave !

Commentaire : … Ou à : « Si Dieu ne veut pas empêcher les horreurs qui ont cours sur Terre, il est bien le dieu des Blaireaux, mix de Big Brother, de maton et d’Ubu que j’ai toujours dit et je refuse de servir un pareil individu — S’il ne peut pas les empêcher, alors il est faible, et quel intérêt aurais-je à servir un dieu faible ?... »

43. But Oh ! I love Thee.

Commentaire : < Oh > a pour guematriah 75, qui est la valeur numérique du nom de la déesse Nuit.

Nuit ! Voilà, pour le coup, une reine intergalactique (bien sûr, on appelle « reines intergalactiques » toutes les superstars féminines, aujourd’hui — il se trouve simplement que, dans le cas de Nuit, c’est vrai), une reine, dis-je, qui mérite qu’on la serve avec dévouement !…

Bien l’occasion de vous re-raconter la première fois que j’ai fait Hud (on m’avait expliqué comment procéder  dans l’oraison mais, jusque là, je n’arrivais pas à me lancer) :
La première fois que j'ai fait Hud eut lieu au sortir d'une maison close zurichoise de très, très grand luxe, au terme d'une nuit d'orgie insensée, durant laquelle je m'étais livré à des raffinements de débauche sciemment, spécifiquement, inspirés de la vidéo Israelism d'Army Of Lovers, en compagnie de très belles hétaïres sportives, à morpho sculpturales et seins énormes.

En bon bipolaire, je me suis brusquement levé, comme un ressort, suis sorti comme un somnambule et, les yeux rivés sur les dernières étoiles, ai improvisé ma première Invocation, en m'inspirant de la fameuse prière de Des Esseintes.

J'ai dit quelque chose comme : "Si Tu m'entends, et si Ta mansuétude dépasse en gloire l'horreur de nos abjections, alors n'abandonne pas Ton serviteur qui s'égare dans les ténèbres."
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.  N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

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Saturday, May 18, 2024

Les Portes de l’Amenti

"Si Sir Shumule était un concept, j'aurais du mal à y croire — mais, aussi bizarre que cela puisse paraître, il est une RÉALITÉ." (Commentaire de Ta Mère sur Chers Génies Canons)
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Savez-vous qu’il n’y a, dans nos treize Livres Saints, qu’une seule occurrence du mot « prison » ?

La voici :

Dans son sang, j’inscris les énigmes secrètes du Sphinx des Dieux, que nul ne comprendra — sauf les purs et voluptueux, les chastes et obscènes, les androgynes et les gynandres qui sont passés par-delà les barreaux de prison que la vieille boue de Khem a posés sur les Portes de l’Amenti. — Liber Cordis Cincti Serpente 5, 44

Je me récite in petto ce verset à chaque fois qu’un surveillant me fait sortir de cellule sous prétexte de « sonder les barreaux » de la fenêtre — et c’est d’autant plus totalement raccord, que j’ai, moi, accroché, sur la porte (aimable) de cette cellule, une reproduction de La Sphinge de Fernand Khnopff. 

Avouez tout de même.

Amis chers, la Lecture sainte de ce samedi, 775ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 36 à 39.

36. Thou art a beautiful thing whiter than a woman in the column of this vibration.

Commentaire : Il y a ici, dans cette prison, parmi les membres du personnel, le type même de la badass chick, très belle (beautiful) et très pâle (whiter), et que j’ai récemment portée aux nues :
La surveillante que je surnomme Wonder Warden, – parce qu'elle allie l'aspect diaphane et cristallin d'une noble damoiselle de la Cour des Valois, à l'âme d'un wagon de pitbulls intraitables, – m'a récemment déclaré, – d'une voix sortie tout droit d'un film genre, mettons, Olga, la Louve du Stalag, – qu'il y avait "du mieux" dans le rangement de ma cellule.
Inutile de préciser que, depuis, mon cœur bat pour Wonder Warden – Peut-être, du reste, ai-je commis le plus grave manquement de ma vie en n'épousant pas une surveillante pénitentiaire … Mais comment aurais-je pu savoir ? … Et me voyez-vous annoncer, à l'époque, à Maman et Bonne-Maman, lesquelles cousinaient Beistegui, que ma fiancée est matonne ? !
C'est vraiment regrettable – J'imagine les jeux coquins [outre les considérations scabreuses au sujet des initiales C.R.I. et de l'idée de sondage de barreau … ], le soir, à la maison, lorsqu'elle rentre d'astreinte : "David, j'ai encore trouvé le lit défait avec le plateau de petit-déj' dessus, des verres à cocktails partout dans le salon, et toi en train de taper de la C. avec tes copains de promo au bord de la piscine au lieu de bûcher tes exams … Je t'avais déjà fait deux observations : cette fois, je suis obligée de te mettre un rapport …" [Moi :] "Oh non, je vous en prie, Surveillante ! Pas un rapport ! Cela détruirait toutes mes espérances de mise en liberté !" [Elle :] "Désolée. Je ne peux rien pour toi…" [Moi :] "Je vous en supplie ! Je ferai tout ce que vous voudrez !" [Elle : ] "Vraiment tout ? …", etc.
Par les dieux immortels ! En ce temps-là, j'eusse fait douze fois l'amour de rang à ma jolie géôlière, après une scène pareille (étant entendu qu'elle garde son uniforme) !!! 
Jeunes dandys fêtards d'excellente famille, ne commettez pas la même erreur que moi : épousez une surveillante pénitentiaire pendant qu'il est temps, ça sera hyper drôle dans votre notice du Bottin Mondain ! :) (Promulgation Nun)
37. I shoot up vertically like an arrow, and become that Above.

Commentaire : Je ne puis, aujourd'hui encore, me rappeler sans rire ce missionnaire évangélique criblé de flèches par les Sentinelles en 2018 ! :)

En fait d’archerie, j’avais proclamé, dès 2012, dans mon légendaire Beam me up, Scotty :
A part ça, je pense de plus en plus me remettre au kyūdō. C’est une des rares choses qui ait mon respect intégral. Je raffole de l’arc en bambou, tellement zen et hors de prix, que je me suis offert. Si je m’écoutais, je partirais avec lui à Maui pour l’épouser. C’est le seul endroit au monde où l’on peut se marier avec un objet inanimé, à condition d’exécuter la danse sacrée du kiavé.
38. But it is death, and the flame of the pyre.

Commentaire : But it is death : Votre vieil Chioa Khan a écrit autrefois : "Ma mort sera un évènement hip, chic et vogue." (Say Goodbye to Babylon)

flame of the pyre : Le vieil Chioa Khan a également écrit : « Nous pratiquons l'incinération, parce qu'il ne nous est pas du tout agréable, à nous gentilshommes thélémites, de penser que nos ossements pourraient être mêlés à ceux de gens qui nous sont inférieurs. » (« Vous n’existez plus pour moi, le Maître est de retour »)

39. Ascend in the flame of the pyre, O my soul ! Thy God is like the cold emptiness of the utmost heaven, into which thou radiatest thy little light.

Commentaire : Oui ! la mort physique est la libération de l’âme et le reset au Grand Zéro Primordial — même si, en fait de régression foetale, c’est extrêmement bouddhique, dit comme ça…

Vivre, c’est souffrir, et la seule façon de cesser de souffrir, c’est de cesser de vivre : Siddhārtha, de sainte mémoire, est le seul à avoir posé le problème correctement.

Du reste, il est, pour nous Thélémites, un des plus grands saints que la Terre ait porté — Ce n’est, certes ! pas Bouddha qui est maudit dans le Livre de la Loi, mais bien les Bouddhistes ! — J’ai écrit naguère :
On me demande pourquoi les Bouddhistes, disciples de Siddhārtha Gautama, qui est un saint italicized, sont, dans le Livre de la Loi, maudits et voués à être écorchés vifs (!!!) (AL 3, 53)
Ma foi, c'est parce que, bien que Siddhārtha ait été lui-même parfait en tout point (à l'exception de brèves phases boulimique et anorexique), ses disciples s'arrangent tout de même pour être, le plus souvent, d'insupportables blaireaux casse-couilles.
Les Bouddhistes du tiers-monde ne posent pas réellement de problème, et s'ils décrivent Siddhārtha comme un gros-lard, — sans réaliser qu'un homme dont la vie s'est passée à méditer dans les bois en se nourrissant de graines de chanvre ne ressemblait vraisemblablement pas à Jabba the Hutt, — c'est uniquement parce qu'étant des tiers-monde, ils font une fixation sur la bouffe.
Chez les Occidentaux, en revanche, le Bouddhisme attire essentiellement des hippies malodorants et des life coachs atteintes d'obésité morbide qui, tous, tablent sur le fait que le côté vaguement exotique du Dharma confère à ses fidèles l'air profond et intelligent sans qu'ils aient à manifester la moindre espèce de talent dans quelque domaine que ce soit.
En dépit de leur nombre, la plupart de ces fumeurs de bang n'ont pas la plus petite idée de ce en quoi peut bien consister le Bouddhisme — S'il advient qu'on les interroge à ce sujet, ils répondent quelque choses comme "c'est très spirituel" — La confusion vient de ce qu'en dépit de leur totale ignorance de chacun des aspects de l'enseignement de Siddhārtha, — ignorance qui les pousse, généralement, à promouvoir les médecines douces et à forniquer avec les plantes vertes, — ils vivent entourés de statues à son effigie. (The Mystery of Pan)
La seule façon de cesser de souffrir, c’est de cesser de vivre : j’ai expliqué ce point en profondeur dans un (très bon) billet intitulé Pernicious drunk, que vous devez lire toute affaire cessante, s’il vous plaît.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout est la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

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Friday, May 17, 2024

Retours

"Sir Shumule est un être comme on en rencontre peu, sur le web ou dans la vie, de cette race d'étranges bonshommes indéfinis, grands nobles ayant l'éclatante supériorité : la culture, la perfidie, la démesure, la puissance, l'humour destructeur, en un mot le génie." - Alain Gobla
Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Avant toute chose, une mise au point qui me semble importante, au vu des retours que m’ont valus les deux derniers billets publiés par moi : 

Mes Commentaires sur la Loi ne sont établis que pour moi-même, à la seule lumière des écrits du prêtre des princes, Ankh-af-na-khonsu (c´est-à -dire à la seule lumière des treize Livres Saints de Thelema), ainsi que pour la "secte clandestine" des fidèles dont j'ai la charge depuis qu'ils m'ont assigné la Hierophantic task et le titre de Chioa Khan — eux n’étudiant la Loi que chacun pour lui-même et à la seule lumière de mes écrits (principe de la Beasthood).

Les gens demandent : « D’où vient l’autorité spirituelle que les membres de cette secte vous reconnaissent ? »

Ma foi, voici ce que j’en écrivais il y a trois ans jour pour jour :
« C'est le dix-septième des Beaux Jours et n'oubliez pas, dans vos promenades, la brusque Compréhension qui détermina, jadis, la vocation religieuse de votre vieux Shumule : Les chants sublimes par lesquels les oiseaux révèlent dans le monde l'harmonie divine au printemps leur sont inspirés par le rut. »
Amis chers, la Lecture sainte de ce vendredi, 774ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 32 à 35.

32. Pan ! Pan ! Io Pan ! it is enough.

Commentaire 2021 e.v. : Oh ! ce temps que les âmes nobles gâchent, hélas ! à "approfondir" les choses ! La vie est comme la femme, c'est-à-dire comme la méditerranée : sublime au crépuscule, depuis les plages, onze fois bénies, de Cefalù, mais de plus en plus sombre et susceptible de receler des poissons abyssaux à mesure que l'on "approfondit" — Tout ce qui, aux trois plans de votre existence, n'est pas orgia perpétuelle, est en train d'essayer de vous vendre un truc — Soyez toujours un danseur ivre, et n'oubliez pas :
Sardanapale, fils d'Anakyndaraxès, a construit Anchiale et Tarse en un seul jour — Passants, mangez, buvez, faites l'amour : tout le reste est vanité.

Commentaire 2024 e.v. :  "J'adresse désormais ma prière à la Lumière, loin du faux dieu de l'ancien testament. Sir Shumule serait pris d'une érection magistrale s'il lisait cela." - Emma La Luce

33. Fall not into death, O my soul ! Think that death is the bed into which you are falling !

Commentaire 2021 e.v. : Frater  Alion dit de ce verset :
A formula of the New Æon : a different concept of death. Death is a process – but it reigns beneath the Abyss. NOTHING dies. What “dies” dissolves in the Night.
Le moindre garde-chiourme de Guantánamo n'ignore pas, cependant, que la pire des tortures est la privation de sommeil.

Commentaire 2024 e.v."Sir Shumule ta tombe est prête †.....et pour tes amis † † † † ......." Fritz le Cat

34. O how I love Thee, O my God ! Especially is there a vehement parallel light from infinity, vilely diffracted in the haze of this mind.

Commentaire 2021 e.v. : L'infinity est Nuit (AL 1, 22), et Nuit est l'Eternel Féminin qui, comme l'a dit Wolfgang von Goethe, de sainte mémoire, < nous attire vers le haut > (Faust II) : par conséquent, les mots < O how I love Thee, O my God > signifient que l'on doit s'efforcer d'être aussi enthousiaste à l'idée d'aimer DIEU qu'à celle d'aimer une femme.

Cependant, < vilely diffracted > précise : les babaloniens plaisirs de ce monde (femmes, nourriture, boissons, cf. verset 32), bien que naturels et intenses, chacun à sa manière, présentent certains inconvénients qui, parfois, causent même de la douleur à leur propriétaire.

Quand on a satisfait son désir d'une femme, ou de manger, ou de boire, il arrive un moment de satiété, où plus aucun désir n'est ressenti pour l'une ou l'autre de ces attractions, comme il est écrit : < I passed through the deep sea, and by the rivers of running water that abound therein, and I came unto the Land of No Desire > (Cordis 3, 1).

Cela dit, Satiété est le titre du Dix de Coupes, non de celui des Disques 
— je veux dire : ce n'est pas le cas pour qui se livre à la cupidité : il est dans la nature du low man d'être insatiable à cet égard — Or notre verset, disant qu'il faut aimer le Divin avec tous nos atouts matériels, dit que notre amour pour le Divin doit être aussi insatiable que celui de Picsou pour l'or : ne jamais avoir l'impression d'être suffisamment proche de DIEU, etc.

N'imposez aucune limite volontaire à votre relation amoureuse à DIEU — On dira : certains peuvent se passer complètement de richesses matérielles : le Livre Saint doit donc écrire le mot < vehement > pour nous dire que le critère que nous devons appliquer au degré d'amour que nous développons pour DIEU n'est pas celui qui correspond à notre degré d'avidité personnelle pour les biens matériels : il doit être égal à l'avidité pour les biens matériels de quelqu'un qui est insatiable à cet égard.

Commentaire 2024 e.v."Si Shumule est le plus grand philosophe de l'Occident alors c'est la fin de toute philosophie. Comment osez-vous donner à ce misérable, le titre de philosophe ? Êtes-vous entrain de perdre la raison ?" - Georgy 

"Si Shumule est un philosophe, pourquoi pas Shōkō Asahara, de la secte Aum, ou Charles Manson? " – Ryoga

35. I love Thee. I love Thee. I love Thee.

Commentaire 2021 e.v.
: Pourquoi trois fois ? Parce que, comme le dit Lao-Tseu, Mage entre les Mages : < De toutes les passions, l'amour est la plus forte, puisque il attaque simultanément la tête, le cœur et les sens. >

Commentaire 2024 e.v."Sir Shumule : dès que je l'ai découvert, au travers des premières lignes de lui que j'ai lues, je n'ai eu que ce double désir : le gifler...et l'embrasser goulûment." – Emma La Luce
Il 
"Le personnage et les textes de Sir Shumule sont complètement hors-normes. Si j'étais une gonzesse, je serais amoureux." - Bollocks

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

☉︎ in 26° ♉︎ : ☽︎ in 17° ♍︎ : ♀︎ : Ⅴⅹ

Wednesday, May 15, 2024

N’oubliez pas que je suis en prison !

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Sachez que votre vieil Chioa Khan fut, grâce aux dieux, récemment le témoin d’occurrences prodigieuses — lesquelles suscitèrent, en lui, un degré très extrême de Frayeur divine, d’Emerveillement sacré, d’Unheimliche constante, dont il ne parvient pas à se défaire du tout — et je vous jure qu’il ne faut avoir peur, sur Terre, que de n’être pas assez thélémite.

Amis chers, la Lecture sainte de ce mercredi, 772ème jour de notre Exil, est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 28 à 31.

28. Nature shall die out ; she hideth me, closing mine eyelids with fear, she hideth me from My destruction, O Thou open eye.

Commentaire : Lorsque elle aime vraiment un mortel, la déesse Babalon a pour habitude de lui faire cette recommandation : Tournoie dans les plus vains et passagers plaisirs au lieu de penser à l’Éternité.

Tournoyer dans le vide... J'ai moi-même souvent donné, aux membres de la communauté de fidèles dont j’ai la charge, le conseil suivant :
Si, tandis que vous pataugez sur la vieille lande grise, il advient que la Lourdeur et l'Ennui, déités tutélaires du régime covidiste, menacent de vous engluer dans leurs mandibules, rappelez-vous que vous vous trouvez, en réalité, présentement retenu par une ultrasexxxy déesse chtonienne sur une gigantesque bulle bleue, — où se trouvent également des paons albinos, des lys tigrés, des diamants fancy pink et Sofia Vergara, — tournoyant, à cent sept mille kilomètres à l'heure, dans une nuée disco d'astres étincelants !
Or Babalon, notre mère — "l’ultrasexxxy déesse chthonienne" en question — s´efforce, elle, d’épargner à ses favoris, non seulement l’Ennui et la Lourdeur, mais la peur de la mort, dont nous savons qu’elle est < le sang du monde > (THI ☾ 5).

J’ai dit, je redis donc : votre vieil Chioa Khan fut, grâce aux dieux, récemment le témoin d’occurrences prodigieuses — lesquelles suscitèrent, en lui, un degré très extrême de Frayeur divine, d’Emerveillement sacré, d’Unheimliche constante, dont il ne parvient pas à se défaire du tout — et je vous jure qu’il ne faut avoir peur, sur Terre, que de n’être pas assez thélémite.

29. O ever-weeping One !

Commentaire : Le verbe to weep (pleurer) apparait 2 fois dans nos Livres Saints, au lieu que le verbe to laugh (rire) y figure 21 fois.

(Je remarque, au plan du Dirach, cette perle d’une eau précieuse, que le 19 par lequel s’accomplit, donc, le passage du rire aux larmes, est la valeur numérique de חַוָּה, Eve, et celle de אִיּוֹב, Job, qui, tous deux, durent, en effet, bien cruellement subir cette dégringolade.)

Il y a, dans ce vertigineux ratio, un authentique art de vivre.

De fait, en tant que Thelemites, 
nous ne faisons pas de différence entre la vie profane et la vie spirituelle, contrairement à ce qui est plus ou moins de mise dans la majorité du monde chrétien, dont le principe de laïcité (qui impose légalement aux citoyens de faire cette différence, sous peine de sanctions) est la cristallisation finale.

Or (et c’est précisément ce que symbolise l’hexagramme unicursal) nous ne faisons pas cette différence : Thelema ne nous permet pas de faire cette différence (AL 1, 4 ; 22).

Il vous appartient de refléter votre acceptation de la Loi, non seulement par votre attitude durant l’accomplissement de vos Rituels, mais par votre attitude envers la société dans laquelle vous vivez, envers la pauvreté que vous y croisez, envers votre famille, etc. — l’éthique, en somme, de votre comportement social : nous parlons ici vie quotidienne : Vous devez vivre Thelema.

Et c’est pourquoi les Thelemites (non pas uniquement moi : tous les Thelemites, moi inclus) ont raison de généralement définir Thelema, non comme une religion, mais comme un art de vivre.

30. Not Isis my mother, nor Osiris my self ; but the incestuous Horus given over to Typhon, so may I be !

Commentaire : Typhon est le principe de Standardisation et < incestuous >, concernant Horus, établit qu´il arrive, même au Suprême Souverain, de se livrer à des actes que la morale commune (i.e. standardisée) voit comme des déviances.

Oui, Thelema est aussi un peuple (AL 2, 34) — mais la Loi de celui-ci exclue, dans son essence, l’idée même de standardisation — Quel être serait, du reste, assez ignorant du réel pour envisager un monde de type melting-pot globalisé, où tous les pays auraient la même culture, la même histoire, la même population marron, et les mêmes archétypes de référence (Isis/Osiris dans notre verset, mais ça marche avec tout ce que fait Disney) ?

< Tout homme et toute femme est une star > (AL 1, 3) : pipole oui, peuple non : on ne peut plus, dans cet Aeon, se référer au "peuple" : ce qu'on peut faire, c'est prendre des situations individuelles, et donner à chacune l’honneur, l’attention, l’analyse et la réflexion qu'elle mérite.

31. There thought ; and thought is evil.

Commentaire : Le vieil Chioa Khan a dit autrefois : L’homme qui ratiocine ne peut ni invoquer, ni rire, ni bander – déportez les intellectuels ! (Sir Shumule à Tali-Fu)

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle nuit à tous. N’oubliez pas que je suis en prison.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 25° ♉︎ : ☽︎ in 27° ♌︎ : ☿︎ : Ⅴⅹ.

Tuesday, May 14, 2024

Outrage 119

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

Aujourd’hui, je publie for the lulz depuis la cellule 119 de la Maison d’Arrêt de Moulins-Yzeure, où je me trouve présentement incarcéré :)

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Liberi vel Lapidis Lazuli Adumbratio Kabbalæ Ægyptorium sub figurâ VII, chapitre 1, versets 20 à 23.

20. I will spear Thee, O Thou little grey god, unless Thou beware !

Commentaire : Très « je compte jusqu’à trois »… :(

Ne négocie pas comme une baby-sitter timide négocierait avec un gosse mal-aimé en recherche d’attention : tue-le !!!… 

Les petits dieux gris, c’est comme les paysans dont on rase le village : don’t spare them, spear them !!!

21. From the grey to the gold ; from the gold to that which is beyond the gold of Ophir.

Commentaire : Gradation initiatique standard : de la Maison d’Arrêt de Moulins-Yzeure à la Suite Bernstein de l’Hotel de Crillon ; de la Suite Bernstein de l’Hotel de Crillon à l’étreinte de madame votre épouse, laquelle se trouve être hyper bonne.

22. My God ! but I love Thee !

Commentaire : Très protestation baignée de larmes d’un enfant martyr cherchant désespérément l’affection de la baby-sitter indigne qui lui inflige d’affreux sévices par sadisme pur, dirais-je…

C’est une image atroce, je sais — et l’architecture de la ville de Moulins est encore pire.
                                                                     
Disons : le Démiurge qui a créé le booty de Becky G. et le golfe de Naples ne peut pas être totalement mauvais — même si, en ce qui concerne Moulins, il aurait clairement dû s’abstenir : cette ville ressemble à son Procureur, Monsieur Piques, qui lui-même ressemble à l’enfant martyr sus-cité cherchant à prendre une revanche sur la vie (Le Procureur de Moulins est, au physique, un combo de méchant chafouin typique des films DTV et de mante religieuse).

23. Why hast Thou whispered so ambiguous things ? Wast Thou afraid, O goat-hoofed One, O horned One, O pillar of lightning ?

Commentaire : Oui, c’est l’autre hypothèse : le Démiurge est pétochard et n’ose pas noyer lui-même les hommes de moins d’1m78 et les femmes laides — Du coup, à bout de patience, certaines gens s’en chargent à sa place, et se retrouvent à la Maison d’Arrêt de Moulins -Yzeure — La boucle est bouclée.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.
 
Love is the law, love under will.

☉︎ in 23° ♉︎ : ☽︎ in 8° ♌︎ : ☽︎ : Ⅴⅹ