Tuesday, November 12, 2019

Liber Ararita 3, 10-13

And these twelve rays were One : Et ces douze rayons étaient Un. (Liber Ararita 3, 13)

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Nous avons dit récemment que < Le Sage sur sa montagne n’est pas plus « près » de DIEU que le cas social à Juvisy-sur-Orge : les Voiles qui le protègent de la Lumière sont moins épais, c’est tout > (6 novembre 2019). Mais nous aurions pu tout aussi bien dire : < Le zillionaire dans sa villa néo-gothique de Palm Beach n’est pas moins en enfer que le détenu d’une prison turque : il a une cellule plus confortable, c’est tout >. En vertu de la belle Étoile, ça marche dans les deux sens. Et ces deux sens ne font qu’Un.
Love is the law, love under will.

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Monday, November 11, 2019

Liber Ararita 3, 6-9

In His Victory I pursued His enemies; yea I drave them down the steep; I thundered after them into the utmost abyss : Dans Sa Victoire, j'ai poursuivi Ses ennemis; oui, je les ai contraint à la retraite dans le ravin; j'ai hurlé d'une voix de tonnerre en les traquant jusqu'au tréfonds de l'abîme. (Liber Ararita 3, 7)

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Évidemment, j’ai redit, ce matin, l’histoire qu'absolument tout le monde répète le 11 novembre : Maître Therion avait pour habitude, à Mabon et Ostara, d’obtenir du Livre de la Loi, par bibliomancie, la « Parole de l’Équinoxe » (un oracle sur la marche du monde). Le 23 septembre 1918 e.v., il obtint le mot < eleven > et n’en comprit l’augure qu'en apprenant, cinquante jours plus tard, que l’Armistice avait été signé le 11/11 à 11 heures.

On m’a alors demandé, relativement à l’étude d’hier, pourquoi la quasi-totalité des traditions religieuses donnaient aux personnifications de Geburah, – Sphère centrale du Pilier Féminin, – des attributs martiaux, donc virils.

Comme d’habitude, le Secret est dans les runes : Geburah (Justice) est le nom hébreu donné à la Sphère de Ear ᛠ, rune au moyen de laquelle fut, selon l'Edda, créée la planète Mars et dont le nom signifie « Tombeau ».

Tout est dit, je crois...

La Tombe est le triomphe inéluctable de la Matière, donc de la Femme, et la destination du soldat. La tombe est le repos du guerrier : vous voyez que c’est féminin !

La personnification européenne de la chose est Týr d’Ásgard, < le meilleur des hommes > qui finit atrocement mutilé, sadiquement contraint de sacrifier sa dextre – et, donc, de voir, en un instant, anéanti le fruit d’années d’entraînement au maniement des armes, – afin de procurer un répit très provisoire à une humanité qui s’en moque et n’aspire qu’au despotisme dont l’Ase désormais manchot tente de la préserver ! Týr, avec son moignon, représente ce que la guerre, – phénomène contre-évolutif qui ne fait qu’éliminer les meilleurs, – a d’intégralement nihiliste.

Mais Geburah est aussi la Sphère dont procède le Sentier de la Justesse ל, attribué au signe de la Balance ♎, c’est-à-dire à l’Harmonie et aux splendeurs de l’Automne, trop vite saccagées par la boue du Scorpion : voilà l’enseignement de Geburah, donc du 5, donc du Pentagramme, emblème de NUIT (AL 1, 60) et fleur de cerisier chère aux Samouraïs : la vie est belle, mais courte (Venus la Gorgeous et Saturne l'Inexorable Vieux sont les deux planètes rectrices de la Balance) – telle est la Seule Véritable Philosophie de la Voie du Guerrier. Et de la Femme, bien sûr, dont la hantise est la Péremption.

Du reste, si, naturellement, les notions de religion, de philosophie, d'éthique, de vertu, de morale, de devoir, de patrie, etc. semblent à la femme parfaitement niaises, c’est le christianisme qui a fait d’elle une bonniche, une ménagère-de-moins-de-cinquante-ans (« ainsi appelée parce que connasse-qu’en-branle-pas-une-devant-sa-télé était déjà pris »*), indifférente à l’issue du combat puisqu’elle ne risque, si la ville tombe, que d’avoir à écarter les jambes...

En réalité, depuis que la Grande Guerre a moralement mis fin à l’ère chrétienne, on a redécouvert, – dans l’Allemagne du IIIe Reich comme dans les Forces de Défense Israéliennes, – ce qui, pour nos Aïeux aux fixations viragophiles (Valkyries, Amazones…), allait de soi : la femme est un guerrier infiniment plus féroce, dur-au-mal, acharné, que l’homme. D’où l’injonction du Livre de la Loi : < Let the woman be girt with a sword before me > (AL 3, 11), qui signifie < Que la femme soit ceinte d’une épée devant moi >, mais peut se lire, mot-à-mot : < Laissez la femme être ceinte d’une épée devant moi ! >

Voyez le Verset 7 du Chapitre 3 d’Ararita, qui correspond à Netzach, la Sphère de Vénus, et dites-moi si ce n’est pas de la férocité, de l’endurance et de l’acharnement : < Dans Sa Victoire, j'ai poursuivi Ses ennemis; oui, je les ai contraint à la retraite dans le ravin; j'ai hurlé d'une voix de tonnerre en les traquant jusqu'au tréfonds de l'abîme ! > (Ara 3, 7)

Love is the law, love under will.

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* La Bajon copyright.

Sunday, November 10, 2019

Liber Ararita 3, 2-5

I trembled before His might : J'ai tremblé devant Sa puissance. (Liber Ararita 3, 5)

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Il est dit que le Chapitre 3 du Liber Ararita décrit les Sephiroth elles-mêmes.
Le Verset 5 désigne donc logiquement Ear ᛠ, la Cinquième Sphère, que le système hébreu appelle Geburah ou Din.
Il semble bien, par conséquent, qu'il nous soit prescrit d'éprouver un genre de peur physique à l'idée de Rigueur divine.
Étonnant...
La peur ne nous est-elle pas interdite ? — Je veux dire : au Sens Premier, le Verset 17 du Chapitre 3 (lui aussi) du Livre de la Loi nous ordonne : < Ne crains rien du tout : ne crains ni les hommes, ni les Parques [ou Nornes, ou Moires], ni les dieux, ni quoi que ce soit. Ne crains pas l'argent, ni le rire de folie des gens, ni aucune autre puissance dans le ciel ou sur la terre ou sous la terre. > (AL 3, 17)
Dans ce cas, < devant qui tremblerai-je ? > comme disait le roi David...

On m'a demandé un jour ce qu'était le Pilier de la Rigueur. J'ai répondu, en substance :

L'Arbre de Vie est le plan selon lequel DIEU, — la Force intelligente originelle, — crée constamment l’univers.

Et l'Arbre de Vie est le plan de l’âme humaine.

Et l'Arbre de Vie est le plan indiquant à l’âme humaine en question la méthode pour « gravir » l’univers, i.e. pour s’aligner, et entrer toujours davantage en résonance avec la Force intelligente originelle — processus connu sous le nom d’« Initiation ».

Au physique, un arboriculteur classerait cet Arbre dans la catégorie triple tronc et un amateur de bonsaï l’appellerait Sankan : les trois troncs du Grand Frêne portent respectivement les titres de Pilier de la Générosité (masculin, à la droite de l'observateur), Pilier de la Rigueur (féminin, à gauche), et Pilier du Milieu.

Il ne s'agit pas d'un « bon » pilier, d'un « mauvais » pilier, et d'un pilier tiède : voyez les planètes attribuées au trois Sphères du Pilier de la Rigueur : à Binah, appartient Saturne, le pouvoir de la Mesure, i.e. de la limitation fertile — à Geburah appartient Mars, le pouvoir « d’arracher les mauvaises herbes pour que les bonnes puissent croître » : annihiler le danger, combattre pour la Justice — à Hod appartient Mercure, le pouvoir de discernement intellectuel.

Le plus jeune de nos prêtres dit : < La Rigueur est la partie féminine du monde : il est gay de la voir en mal et gai de la voir en mâle. > Retenez : la rigueur est à la Création ce que la règle est au jeu.

Pas de jeu possible sans un attachement parano, pavlovien, — superstitieux, pour tout dire, — à la Règle, dont nous savons pourtant qu'elle n'est, en elle même, qu'une convention momentanée permettant que se déroule le terrain d'expérimentation, l'univers parallèle, qu'est le Jeu proprement dit.

C'est pourquoi il est écrit : < Ne crains rien. Ne crains rien. Ne crains rien. Car Je suis rien, et c'est moi que tu dois craindre. > (Stel 58-59)

Love is the law, love under will.

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Saturday, November 9, 2019

Liber Ararita 2, 12-13 ; 3, 0-1

Even for five hundred and eleven times nightly for one and forty days did I cry aloud unto the Lord the affirmation of His Unity : Cinq cent onze fois par nuit, quarante et un jours durant, j'ai hurlé au Seigneur l'affirmation de Son Unité. (Liber Ararita 3, 1)

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Le nombre 511 me rappelle toujours ce très beau jeune homme qui, me voyant plier mes deux mètres pour passer une porte, m'apprit qu'en araméen, un même mot, dont la valeur numérique est 511, signifie 'noble' et 'tall'.
De là, l'explication occulte de la haute taille instinctivement perçue comme symbole du privilège de naissance, c'est-à-dire comme une injustice et un motif de haine envieuse par les hommes petits. Au plan glyphique, 511 est la descente du 1 (le Divin) au cœur du 51 (le Mystère du Solstice de Décembre), donc Noël, ce qui ne peut qu'accentuer leur ressentiment.
Notez que l'araméen désigne également par un même mot un homme au long nez et un sage : en tant que natif de la Vierge de haute stature, je regrette décidément de ne pas vivre dans la Babylone d'il y a vingt-huit siècles.
Love is the law, love under will.

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Friday, November 8, 2019

Liber Ararita 2, 8-11

For mine was the keyword to the Closed Palace : Car j'avais le mot de passe qui permet d'entrer quand le Palais est clos. (Liber Ararita 2, 11)

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Troisième et dernier des Jours Adverses et Maléfiques ! Puissent les Eaux Stagnantes ne pas vous engloutir ! Puissiez-vous voir le Soleil Nouveau-né !
Voici comment Ararita conclut son éprouvant listing des déguisements gore revêtus par le Divin au cours du grand Halloween cosmique que sont les Temps de Décadence, individuels et/ou collectifs :

ᚫ. I saw the lying spirits like frogs upon the earth, and upon the water, and upon the treacherous metal that corrodeth all things and abideth not : J'ai vu les esprits mensonger tels des grenouilles sur la terre, et sur l'eau, et sur le métal traître qui corrompt toute chose et ne demeure pas. (Ara 2, 8)

Les médias déterminent, par appel systématique aux bas-instincts, les choses politiques, les choses culturelles et les choses économiques.

ᚪ. I saw the obscene ones, bull-men linked in the abyss of putrefaction, that gnawed each other’s tongues for pain : J'ai vu les gens obscènes, hommes-taureaux liés dans l'abîme de putréfaction, qui, de douleur, se rongeaient mutuellement la langue. (Ara 2, 9)

Sans commentaire, parce que George Michael a déjà tout dit dans sa vidéo Freeek!

Erda : I saw the Woman. O my God, I beheld the image thereof, even as a lovely shape that concealeth a black monkey, even as a figure that draweth with her hands small images of men down into hell. I saw her from the head to the navel a woman, from the navel to the feet of her a man : J'ai vu la Femme. Ô mon Dieu, j'ai vu son image, une forme ravissante qui dissimulait un singe noir, une figure qui entraînait en enfer, de ses mains, des petites images d'hommes. J'ai vu qu'elle était une femme de la tête au nombril et un homme du nombril aux pieds. (Ara 2, 10)

Aux heures de ténèbres, la femme se révèle un < singe noir > (i.e. une parodie d’humanité entièrement régie par l'inertie et la matière), vouant son existence à transformer la vie en quelque chose d’exclusivement carcéral — Dès lors, le « féminisme » présente, avec raison, la femme comme un homme à un stade inférieur d’évolution.

I saw Thee even in her : Même en elle, je T'ai vu. (Ara 2, 10)

Il est dit que le Mage Dionysos fut envoyé sur Terre parce que la vie était, précisément, devenue une prison pour tous les mortels — c’est-à-dire la pire de toute les prisons : celle dont on ne peut sortir qu’en mourant.
Du reste, lorsque le roi Midas captura Silène, Maître de Dionysos, et lui posa la question : « Quel est le plus grand bien ? », Silène répondit : « N’être jamais né ». Le roi insista alors : « Quel est le second plus grand bien ? », et Silène dit : « Mourir le plus vite possible. »
Le Livre de la Loi précise : le plus grand bien est de vivre longtemps alors que l’on désire ardemment la mort (AL 2, 74). C’est là le sens de l’injonction secrète < Ta mort sera belle > (AL 2, 66), qui nous renvoie au visage de Hel, atrocement mutilé d’un côté et ravissant de l’autre.
< Ta mort sera belle > = regarde Hel sous son bon profil.
La mort est la seule Amie dont on peut être certain qu'elle ne fera pas faux bond. En attendant, retournez la réclusion carcérale en réclusion érémitique. Nous sommes tous un jour libérables et Lovely Hel, spécialiste de la Rigueur, toujours d'une impeccable ponctualité.

For mine was the keyword to the Closed Palace 418 and mine the reins of the Chariot of the Sphinxes, black and white. But I was not deceived by anything of all these things : Car je possédais le mot de passe pour entrer au Palais Clos 418 et je tenais les rênes du Chariot des Sphinx, noir et blanc. Mais aucune de toutes ces choses ne m'a trompé. (Ara 2, 11)

Pour qui sait pénétrer le sens profond des choses, les drames de l’existence sont, au grand maximum, les plot-twists d’un film d’épouvante ou d’une pièce grand-guignol.
Hélas ! la Mère des Wendols nous enseigne : ce qu'il y a d'incroyable, avec les choses négatives, c’est que les Troglodytes leur vouent un culte !

Love is the law, love under will.

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Thursday, November 7, 2019

Liber Ararita 2, 4-7

I saw the ravens of death, that flew with hoarse cries upon the carrion earth : J'ai vu les corbeaux de la mort, qui planaient avec des cris rauques sur la charogne Terre. (Liber Ararita 2, 7)

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Poursuivons, impavides, dans les Jours < Adverses et Maléfiques > du Chapitre ר d' Ararita !
(Mise en garde traditionnelle : Étudiants, ne badinez pas sur ce point : la Habibi fait de chacune de vos journées une illustration de la portion des Livres Saints de Thelema qui lui est attribuée ! Observez l’érémitisme le plus reclus au temps de ce Chapitre, sous peine de vivre des scènes et des rencontres vraiment répugnantes !)

ᛢ. I saw the merciless and the unmajestic like harpies tearing their foul food : J'ai vu les impitoyables et les ignobles tels des harpies s'arrachant leur nourriture infecte. (Ara 2, 4)

Je ne puis imaginer meilleure définition de notre personnel politique.

ᛠ. I saw the burning ones, giants like volcanoes belching out the black vomit of fire and smoke in their fury : J'ai vu ceux qui brûlent, géants semblables à des volcans éructant un vomi noir de feu et de fumée en leur furie. (Ara 2, 5)

C'est probablement l'idée que toute contrée bombardée par les USA se fait du principe de Rigueur.

ᛡ. I saw the petty, the quarrelsome, the selfish, — they were like men, O Lord, they were even like unto men : J'ai vu les mesquins, les querelleurs, les égoïstes, — ils étaient comme des hommes, Ô Seigneur, ils étaient semblables à des hommes. (Ara 2, 6)

En nos jours d'abâtardissement métis et de nivellement multiculturel à outrance, il est parfois difficile de dire si le passant que l’on croise est un homme ou une entité démoniaque bas-de-gamme incarnée. Rappel des notions essentielles : mesquinerie, tempérament querelleur et égoïsme sont les signes immanquables de l’excrément grimé en humanoïde.

ᚣ. I saw the ravens of death, that flew with hoarse cries upon the carrion earth : J'ai vu les corbeaux de la mort, qui planaient avec des cris rauques au dessus de la charogne Terre. (Ara 2, 7)

Livrez une bataille acharnée, frénétique, wotanique, à George Soros, Greta Thunberg, à la désindustrialisation vegan de ce qu'il reste de civilisation dans le monde, comme à ceux qui, sous prétexte de « sauver la planète », veulent vous faire manger des insectes, de la chair humaine (!), ou vous empêcher de vous reproduire.

Love is the law, love under will.

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Wednesday, November 6, 2019

Liber Ararita 2, 0-3

Now then I saw these things averse and evil ; and they were not, even as Thou art Not : Je vis alors ces choses adverses et maléfiques ; et elles n'étaient rien, de même que Tu es Rien. (Liber Ararita 2, 0)

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Ni l'échec, ni le chagrin, ni la peur n'ont d'existence réelle (AL 2, 46-47), c’est-à-dire que les notions, — essentielles en Mysticisme, — d’« éloignement » et de « rapprochement » du Divin sont absolument illusoires.
HERU-RA-HA nous enseigne que DIEU est à l’Absolu ce que le Soleil est à l’ordre naturel : la bronzeuse sur la Côte d’Azur et le cloporte sous sa pierre sont aussi « proches » l’un que l’autre de la lumière que l’astre solaire répand dans le monde : il se trouve simplement que le cloporte a mis un caillou entre son corps et cette lumière : l’être lucifuge sécrète de lui-même contingences temporelles et matérialisme grossier afin de se protéger de l’Omniprésence Divine que ses mauvais penchants lui rendent insupportable — et ces secrétions finissent par l’écraser.
Le Sage sur sa montagne n’est pas plus « près » de DIEU que le cas social à Juvisy-sur-Orge : les Voiles qui le protègent de la Lumière sont moins épais, c’est tout : il a fait en sorte de pouvoir supporter davantage de joie, comme il est écrit (AL 2, 70).
CHAOS nous enseigne que le Roi est à la Cité ce que le Soleil est à l’ordre naturel. Toute société dont la spiritualité se pervertit invite en ses murs l’équivalent humanoïde du cloporte. C’est le même phénomène, la même inexorable Loi.

I saw the twin heads that ever battle against one another, so that all their thought is a confusion : Je vis les têtes jumelles qui toujours combattent l'une contre l'autre, de sorte que toute leur pensée est une confusion.  (Ara 2, 1)

Ce que le Troglodyte appelle Malheur, le Thélémite l’appelle Dyade. L’homme qui, volontairement, fait du tort à autrui formule magiquement le Binaire. Sa victime n’a dès lors plus le choix, — les choses ne pouvant être que Deux ou Zéro (AL 1, 28), — qu’entre le pardon et la vengeance, — les deux modes d’Annulation du Binaire, — si elle veut retrouver la Paix, qui est Zéro.

I saw Thee in these : Je Te vis en elles. (Ara 2, 1)


Il est dit qu’une jeune fille fut un jour enlevée par des pirates. Alors qu’elle se trouvait à fond de cale, au comble de l’angoisse, et que la tempête faisait rage sur l’océan démonté, elle s’aperçut que le capitaine du navire, chef des flibustiers, était, en fait, son père déguisé qui lui faisait cette blague à l’occasion de la Saison Sainte. Dès lors, — et bien qu'en pratique, rien n'eût changé, — le fond de cale puant, la tempête furieuse et les patibulaires figurants-pirates restaient absolument les mêmes, — elle fut tranquille et joyeuse.

I saw the darkeners of wisdom, like black apes chattering vile nonsense. I saw Thee in these : Je vis ceux qui obscurcissent la sagesse, tels des singes noirs babillant de viles absurdités. Je Te vis en eux. (Ara 2, 2)

Le christianisme est la seule religion connue à avoir systématiquement persécuté ses propres sages pour leur sagesse. Aussi bien, c'est une question de survie immédiate — la sagesse est très précisément au chrétien ce que le soleil est au cloporte.

I saw the devouring mothers of Hell, that eat up their children — O ye that are without understanding : Je vis les dévorantes mères de l'Enfer, qui engloutissent leurs enfants
— Ô vous qui êtes sans compréhension ! (Ara 2, 3)

Hel est, dans l’Edda, le féminin exclusif, i.e. la femme sans homme, et la femme sans homme est un ordinateur sans logiciel ou, plus justement, un bateau sans mât.
La femme est biologiquement programmée pour enfanter, or le féminin exclusif produit des avorteuses !
C’est le mystère de la lyse : tout organisme vivant rendu physiquement incapable d’accomplir sa fonction s’auto-nie, s’autodétruit, s’auto-annule.
Notez que Hell, l’Enfer, est défini dans le Livre de la Loi comme l’état de foule, de masse, de multitude (AL 1, 41) : rares sont les femmes ayant avorté sans y avoir été idéologiquement incitées, socialement encouragées ou économiquement contraintes. La publicité s’adresse à la femme parce que l’ordinateur sans logiciel prend le premier qu’on lui tend. C’est d’une analogie très complète.
Le droit de vote a longtemps été refusé aux femmes à cause de cela : la femme, perpétuellement en quête d'un mât, se range d’instinct à l’idéologie dominante : sous la Troisième République, le vote féminin eût donc donné aux Conservateurs un avantage inique. Aujourd’hui que la bien-pensance est le politiquement correct, tout candidat anti-avortement, anti-immigration ou anti-mariage gay (les principes d’avortement, d’invasion étrangères et de rapports stériles étant pourtant, rappelons-le, ce qu’il y a de plus ontologiquement répulsif à la nature même de la Femme), tout candidat, dis-je, de ce genre, aura systématiquement 50% de l’électorat contre lui.
Il est écrit : < Que la femme soit ceinte d’une épée devant moi ! > (AL 3, 11) Las, Elle devient Hel, se ceint d’un Sécateur et donne son Épée de Prêtresse à Surt. #MeToo #RefugeesWelcome

I saw Thee in these : Je Te vis en elles. (Ara 2, 3)


Tel est le Sacerdoce de BABALON : l'agonie de l'Occident rend l'Unité de la Loi naturelle et de l'Intention divine chaque jour plus évidente à nos yeux.

Love is the law, love under will.

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Tuesday, November 5, 2019

Liber Ararita 1, 10-13

But I was deceived by none of these. All these I cast aside, crying : Begone ! So that all these faded from my vision : Mais je n'ai été trompé par aucun d'entre eux. Je les ai tous rejetés, leur criant : Partez ! De sorte qu'ils ont tous disparu de ma vue. (Liber Ararita 1, 10)

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
La religion est un abat-jour posé sur la Lumière de la Vérité (c'est-à-dire sur l'expérience de l'Immanence du Divin dans le monde, i.e. l'expérience de l'Unité cachée derrière la multiplicité affolante des phénomènes), qui permet que cette Lumière nous éclaire sans nous aveugler, au cours de la progression vers l'inclusion de soi dans l'Infini béni, qui est l'objet de la vie incarnée — peu importe, en l'occurrence, qu'on appelle cette progression Siðr, Voie, Chemin d’Éveil, Initiation, Salut, Développement personnel, Quête spirituelle, Service divin, Ascèse, Tao, ou même qu'on lui donne son nom véritable — celui de Magie – ou, plus précisément, de Magick.

Lorsque la dimension temporelle, nécessaire à l'enracinement d'une religion, prend, — du fait d'erreurs, de distorsions, de circonstances historiques, etc. — le pas sur sa dimension spirituelle, — c'est-à-dire sur sa raison d'être, — on dit que la poussière, — la matière, — a rendu l'abat-jour opaque : il n'est plus d'aucune utilité, ne peut plus vous mener nulle part et ne fait que vous encombrer : vous devez le jeter [cas des < croyances crapuleuses > (AL 3, 54) trois fois maudites (AL 3, 50) : celles qui ont été sciemment créées à des fins perverses (christianisme), celles qui ont été perverties par ses interprètes (islam), celles qui ont été perverties par ses pratiquants (hindouisme, bouddhisme, confucianisme, judaïsme mitnagued) (AL 3, 51-53)].

Pour le reste, paraphrasant le grand maître magicien Éliphas Lévi (saint gnostique et guilgoul d’Ankh-af-na-khonsu), nous disons que la meilleure religion est celle qui donne aux enfants les plus belles images et allégories, les récits les plus exaltants et les plus beaux rêves — aux hommes faits, la plus haute philosophie, les plus grandes espérances et la plus noble éthique — aux vieillards, les plus douces consolations : c'est celle qui fait mesurer leur ignorance aux Sages, et goûter la Sagesse même aux plus ignorants : celle qui ouvre les Mystères aux Adeptes, ennoblit les guerriers et protège le peuple.

… and behold ! a new star 418 that is above all these. (Liber Ararita 1, 11)

Si docte et sophistiquée que soit sa rituélie personnelle, l’homme, à la croisée des Huit directions, n’adresse, en définitive, jamais à l’Un que Quatre types de prières : Wow ! Merci ! Oops ! Donne !

Love is the law, love under will.

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Monday, November 4, 2019

Liber Ararita 1, 6-9

Thou hast appeared to me as an huntress among Thy dogs, as a goddess virginal chaste, as a moon among the faded oaks of the wood of years : Tu m’es apparu telle une chasseresse entourée de Tes chiens, telle une déesse virginale et chaste, telle une lune parmi les chênes vieillis de la forêt ancestrale. (Liber Ararita 1, 9)

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
La Magie enseigne que le sens secret de l’Iliade est que les Troyens y représentent les Initiés aux Mystères, — ceux qui sont « à l’intérieur », — et les Grecs, l’intellectualité profane, « hors des remparts ».
De fait, la religion philosophique des Hellènes a dégénéré en idolâtrie de la forme et les Hellènes (litt. « solaires ») eux-mêmes dégénéré en Grecs (litt. « esclaves ») — au lieu que, du roi Priam, est née, selon l'Edda, la lignée des Aesir (c'est-à-dire des Blancs) et l’impénétrable ésotérisme runique des Chamanes du Grand Nord.
Voyez : le chapitre 1 du Liber Ararita dévoile, comme chacun sait, les Sept Attributs Divins (Binah->Yesod) sous formes d’Allégories. Or, il est étonnant de voir à quel point le sens premier, externe, de ces Images nous paraît instinctivement grec, et combien le recours à une lecture norse de la chose permet d’en approfondir la Compréhension : c’est la guerre de Troie sur notre Table d’Étude.
Par exemple, le Verset 9, décrivant (comme son numéro l'indique) la Sephira Yesod, i.e. l’Attribut de Fondateur — l’Attribut fondamental — de DIEU, donne en français : < Tu m’es apparu telle une chasseresse entourée de Tes chiens, telle une déesse virginale et chaste, telle une lune parmi les chênes vieillis de la forêt ancestrale > (Ara 1, 9) — et nous pensons, tout naturellement, à Artémis.
Mais, pour peu que nous ayons quelques notions de Forn Siðr, nous savons que Yesod (יסוד « fondation ») est le titre hébreu conféré par les Juifs à la Sphère de l’Arbre-Merveille signée par la rune Ak ᚪ, — du nom de laquelle vient le mot anglais Oak, — Sphère qui correspond, dans l’ordre des Mondes, au terrifiant Helheim et, dans l’homme, au Subconscient.
Dès lors, tout change :
- Les chasseurs représentent, en herméneutique, les forces négatives — la smala de Loki et des entités excrémentielles.
- Les chiens (qui symbolisent l’état spirituel le plus éloigné du Divin) sont les Hellhound, dont Robert Johnson déplore, en son blues le plus inquiétant, qu’ils soient constamment sur ses traces, et dont le mâle alpha est Garm, spirit animal impur des matons, des mouchards et des policiers.
- La déesse est Hel, < virginal chaste >, c'est-à-dire vieille fille, parce que défigurée, lesbienne et misandre.
- L'astre lunaire fut, selon l'Edda, créé au moyen de la rune Ak, dont le nom signifie Chêne.
- La forêt est, par excellence, le symbole du Subconscient.
- Les mots < faded > et < of years > désignent l’empire de la Temporalité, qui est la Marque même de Hel, personnification de la Rigueur intégrale (i.e. du Féminin exclusif, de la Matière qu’aucune Lumière ne pénètre), souveraine des épargnants médiocres, des tièdes et des lambda – c’est-à-dire des morts, ainsi qu'il est écrit : < Ce sont des morts ces gens-là, ils ne ressentent rien. Nous ne sommes pas pour le pauvre et le triste : les seigneurs de la terre sont nos parents. > (AL 2, 18)
Voyez comme l’emballage ne répond pas de ce qui vous attend intra muros ! Sous l'apparence lumineuse d'Artémis, se cachait Hel l'Enténébrée : c’est ainsi que les féministes pro-avortement woke obèses à cheveux bleus se réclament de Buffy contre les Vampires.
En matière d’Étude, la célèbre injonction de Maître Therion concernant l’Atu II du Tarot (attribué, précisément, à la Lune et représentant Artémis) : < Lis le Livre de la Loi et transperce le voile de la jeune fille ! > doit s’entendre : tant que tu n’as pas violé Cassandre au Palladium sous les yeux d’Athena, tu n’es pas Ajax et ne peux prétendre aux Festins de l’Ile Blanche.
Ainsi s'éclaire (Yesod correspondant, physiquement, aux parties génitales de l'homme) la terrible condamnation : < Que Marie immaculée soit déchiquetée sur la roue : qu'à cause d'elle, toutes les femmes chastes soient totalement méprisées parmi vous ! > (AL 3, 55)
Love is the law, love under will.

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Sunday, November 3, 2019

Liber 418, 27e Aethyr

And now the dragon rises out of the cauldron, very long and slim (like Japanese Dragons, but infinitely more terrible), and he blots out the whole sphere of the stone.

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
Étudiant, cette nuit, le Cri du 27e Aethyr, j'ai été amusé d'y trouver une image aussi éminemment raccord avec mon Discours de Samhain. Comme toutes les fêtes réussies parce qu'impromptues, les synchronicités de cet ordre sont prodigieusement réjouissantes.
Parlant de prodige : le Lien, la résonance, entre les Visions d'Hildegarde de Bingen et celles de Maître Therion ne cessent de m'éberluer. Il y a un grand encouragement dans cette rencontre par dessus la parenthèse chrétienne, et au plus haut niveau de l'expérience spirituelle, entre la Dernière Sage-Femme, c'est-à-dire la Fleur du monde ancien, et l'Initiateur du Nouvel Aeon.

They stab it with their steely knives
But they just can't kill the Beast
Love is the law, love under will.

ϣ. — ☉︎ in 10° ♏︎ : ☽︎ in 28° ♑︎ : ☉︎ : Ⅴⅴ

Saturday, November 2, 2019

Liber Ararita 1, 0-5

O my God, One is Thy Beginning, One is Thy Spirit, and Thy Permutation One : Ô mon Dieu, Un est Ton Commencement, Un est Ton Esprit, et Ta Permutation Une. (Liber DCCCXIII vel Ararita sub figûra DLXX 1, 0)

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.
L'humour divin, toujours merveilleusement synchrone, et toujours merveilleusement borderline, a voulu que l'on tente récemment de me faire honte d'un billet violent, jadis écrit par moi,
à la faveur, j'imagine, d'un accès de colère ou d'un mouvement de rut, et brutalement intitulé Le Monothéiste est une variété de singe. 

Il y était dit, en substance, que DIEU EST UN constitue le premier mot des religions et la conclusion de toute spéculation mystique ; que, DIEU étant eheieh azer eheieh, c'est-à-dire "l'existence de l'existence", tout ce qui existe est UN ; et que, par conséquent, faire une différence entre monothéisme, polythéisme et panthéisme était le pire blasphème imaginable. (Paradoxe en Europe, mais lieu-commun en Extrême-Orient, où aucun aspect du culte des dieux-qui-meurent n'est jamais parvenu à éteindre la Transmission.)

J'étais alors très Undercover Thelemite et n'avais donc pas cité expressément le Livre de la Loi : < Si vous confondez les points de repère, disant : Ils sont un, ou disant : Ils sont plusieurs ; si le rituel n'est pas toujours envers moi : alors, attendez aux jugements effroyables de Ra Hoor Khuit > (AL 1, 52). Mais le cœur y était. 

J'admire que les Jours d'Ombre commencent par le Mystère du Chapitre Aleph du Liber Ararita, dont le Verset 1 est numéroté zéro. 

Thelema veut nous dire par là : dès que l'on a intégré que les choses ne peuvent être, à notre conscience, que Zéro ou Deux (AL 1, 28), et que, par conséquent, l'Un que nous cherchons constamment à formuler est éternellement informulable, [donc Zéro, comme il est écrit < we are one, we are none > (AL 2, 66), d'où le fait qu'Aleph, lettre initiale d'Achad (Un), mot-clé de la TORA, dérivé de l'égyptien Akad (Unité), qui se trouve sur la Stèle d'Ankh-af-na-Khonsu et ouvre l'adoration thélémite par excellence (cf. AL 3, 37) d'où le fait qu'Aleph, dis-je, ait pour valeur numérique 1 tout en signant l'Atu Zéro du TARO : ou, pour reprendre notre formule inlassable :  DIEU est la provenance et le terminus d'un voyage sans commencement ni fin (cf. Cordis 2, 55)], dès que l'on a intégré cela, tout le reste suit. 

C'est ainsi que l'ordre des fêtes (NB : le mot feast apparaît 13 fois dans le Livre de la Loi, et 19 fois [1+9=10=1+0=1] dans les 13 Livres Saints : or 13 est, précisément, la valeur numérique d'Achad, qui signifie Un, donc DIEU), l'ordre des fêtes c'est-à-dire l'ordre des points de connexion du fini à l'Infini, du temps à l'Atemporel, qui rythment l'année, procède, sur l'Arbre-Merveille, de Samhain, la Fête du Dragon.

Tout surgit donc de l'Ombre.  Tout surgit de la nuit. Tout surgit de NUIT, la Circonférence qui n'est Nulle Part (AL 2, 3), le Zéro Ultime, comme il est écrit: < let it be ever thus; that men speak not of Thee as One but as None > (AL 1, 27) — NUIT qui, dixit Maître Therion, est le < Dragon > cher à Merlin l'Enchanteur (saint gnostique) et dont Samhain est la Fête. (cf. commentaire sur la Ligne 3 de la Section Aa du Liber Samekh).

Maître Therion dit aussi de NUIT qu'elle est le Ciel (au sens Heaven) soi-même : < Nuit is Heaven, itself > (cf. AL 1, 21). C'est-à-dire, on y revient, on y revient toujours, l'Origine et la Destination du Stairway — de l'Escalier — sans Commencement ni Fin.

Love is the law, love under will.

ϣ.☉︎ in 10° ♏︎ : ☽︎ in 22° ♑︎ : ♄︎ : Ⅴⅴ