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Tuesday, December 14, 2021

Rituale Sigillum

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du septième mardi après Samhain et je rentre, en chantant, d'une Hud farabuleuse !

Il m'est revenu, tout à l'heure, < under the night-stars in the desert > (AL 1, 61), l'existence du mot "rambleur" — lequel désigne, en français, une lueur blanche dans le ciel nocturne.

Or, la Hud étant le plus élevé des rites, — < better than all things >, comme il est écrit (AL 1, 61), — et se pratiquant au milieu de la nuit, j'ai instantanément fait l'amalgame bouffon : 

"Midnight Rambleur !!!"

J'ai, par conséquent, regagné l'Abbaye en vociférant à tue-tête : 
Well, you heard about the Boston [Shlack !]
Honey, it's not one of those [Schlack !]
I'm talkin' 'bout the midnight [Schlack !]
The one that closed the bedroom door

I'm called the hit-and-run rape-her in anger
The knife-sharpened tippie-toe
Or just the shoot'em dead, brain bell jangler
The one you've never seen before
et prie qu'aucun des honnêtes Ramatuellois qui m'ont (nécessairement) entendu ne soit anglophone...

(NB : Je trouve génialement IRL troll que les Rolling Stones aient accepté de ne plus jouer Brown Sugar, — taxé de "racisme", alors que c'est une ode d'adoration éperdue à la beauté de la femme noire, — et jouent toujours Midnight Rambler, qui est une dandyfication, très Lacenaire, très Thomas de Quincey, du viol, du meurtre en série, et du fait de systématiquement troncher l'épouse de tout homme de loi ayant arrêté un criminel qui vous est sympathique.)

Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber Stellæ Rubæ sub figurâ LXVI, versets 13 à 16.

13. Next, the ritual of the Seal.

Commentaire : J'ai, l'année dernière, fait de ce verset une exégèse impeccablement orthodoxe, qui, dans le Sod, le sens secret, dont il est écrit qu'il fait jaillir les < ultimate sparks of the intimate fire > (AL 3, 67), a révélé ceci :
La marque de l'intelligence (intus legere : lire à l'intérieur) est la capacité à s'enrichir et s'émerveiller en contemplant < les choses à la vue desquelles un bobo, un sceptique, un matérialiste, se réfugie instantanément dans la certitude qu’il est atteint d’aliénation mentale > (je m'auto-paraphrase).

Ton degré de matérialisme est ton degré de stupidité.

Voilà pourquoi le rapport d'un homme à l'argent [qui est un Pentacle (un sceau) contractant (commandant à) la puissance de l'or, lequel est la Lumière Infinie (le Vide, Aïn) descendu jusque au stade minéral (le Tout, Pan)] révèle [réalise] tout du voltage d'âme de l'homme en question.

Vous voulez contrôler la Temporalité du Zéro, i.e. contrôler l'Unicité Incarnée, i.e. contrôler Pan, i.e. tout contrôler ? — Contrôlez l'or et la monnaie, son Pentacle.

Vous voulez contrôler l'or et son Pentacle ? — Contrôlez l'Hexagramme.

Theodor Herzl, au XIXème siècle, exposant son projet de confisquer (à la manière du Shabbat, ou de Noël par les chrétiens) le symbole de la Maguen David au seul profit du Judaïsme, n'a peut-être pas dit : < Next, the Ritual of the Seal >, mais il aurait dû.
Ne déduisez, de ces considérations, rien qui puisse compromettre votre santé physique, votre santé mentale ou votre compte Facebook — à moins que ce ne soit vraiment spectaculaire !

14. Next, the infernal adorations of OAI

Mu pa telai,
Tu wa melai
a, a, a.
Tu fu tulu !
Tu fu tulu
Pa, Sa, Ga.
Qwi Mu telai
Ya Pu melai;
u, u, u.
'Se gu malai;
Pe fu telai,
Fu tu lu.
O chi balae
Wa pa malae : —
Ut ! Ut ! Ut !
Ge ; fu latrai,
Le fu malai
Kut ! Hut ! Nut !
Al OAI
Rel moai
Ti—Ti—Ti !
Wa la pelai
Tu fu latai
Wi, Ni, Bi.


Commentaire : J'écrivais, de ce verset, il y a deux ans :
J'ai toujours trouvé aux Adorations infernales d'OAI (Stel, 14) quelque chose de brésilien. Il me prend, à les étudier, l'envie de boire une Caïpirinha et de sacrifier un coq noir.

Du coup, elles me renvoient à mes années quimbanda, et c'est délicieux. Elles sont pour moi porteuses de douce et lumineuse nostalgie, authentiquement automnale, sur fond de sourde et lente percussion rituelle d'un atabaque rum.

« Oh ! ces jours de jeunesse ! ces bien-aimés, ces chéris jours de jeunesse ! Gagnerais-je cent mille livres par an, je donnerais avec plaisir la moitié de mon revenu pour leur retour. » — Capitaine Edward Sellon (1818-1866)

Voyez ? C'est ça, l'Alchimie Permanente et la Malédiction du roi Midas : l'Incantation qui livre le vulgaire au plus traumatisant de ses cauchemars, cerné de créatures immondes, rend le prince aux rêves dorés de ses plus beaux jours, une Carioca sublime sur chaque genoux. Enfer adorable indeed.

Laroiê Exu !
De l'étude de ces Adorations, j'ai conclu, l'année dernière :
Le chrétien est invariablement une de < ces détestables parodies d’humanités, dont la définition de l’enfer est de se trouver seules avec elles-mêmes >, ai-je admirablement écrit jadis — Tout chrétien est un Mark Chapman, tout Mark Chapman est un chrétien.
(Je ne me rappelle jamais sans rire d'un untermensch ridicule, surnommé par moi "Coincoin" ou Walking Blowjob, qui, formé dans le sédévacantisme, avait imaginé devenir mon élève et avait, naturellement, été rejeté par moi, et qui, la première fois qu'il prit un psilo, fondit en larmes et s'écria : "Je veux être Sir Shumule !!!")

Eric Zemmour peut, à la rigueur, défendre le christianisme, parce qu'il n'est pas chrétien et ne risque donc, spirituellement, rien — mais il ne devrait pas s'encombrer de Philippe de Villiers, dont le fils Guillaume n'avait, en 1996, lorsqu'il étudiait à l'Institut Albert le Grand, en Anjou, pas d'autres sujets de conversation, une fois ivre, que les différentes manières dont il sodomisait son petit frère Laurent.

15. Also thou shalt excite the wheels with the five wounds and the five wounds.

Commentaire : J'écrivais, de ce verset, l'année dernière :
De manière générale : à quoi bon vivre avec tous les centres d'énergie en sommeil, i.e. sans la croix de l'hiérophante ? A quoi bon exister, si ce n'est pour faire un trou dans l'Univers (ou épouser la fille vierge du Vieux Roi Sinistre, si vous aimez mieux rester dans l'imagerie Atu XXI) ?
Nous avons vu récemment comme la croix hiérophanique symbolisait à la fois le processus initiatique et la hiérarchie, paradoxalement concentrique, du genre humain : le prince-prêtre, autour de qui est sa clerk-house (AL 3, 41), à l'extérieur de laquelle est la communauté thélémite, à l'extérieur de laquelle est la vieille lande grise, territoire des Trogs (LLL 3, 15 ; 17 ; 20 ; 45 ; LLL 5, 37 ; LLL 6, 9 ; 29 ; 36 ; Cordis 5, 61).

16. Then thou shalt excite the wheels with the two and the third in the midst ; even Saturn and Jupiter, Sun and Moon, Mars and Venus, and Mercury.

Commentaire : Ne parviennent au Salut que le yogi, le moine, ou celui qui a pris la bonne pilule.

Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Belle journée à tous.

Love is the law, love under will.

- ☉︎ in 22° ♐︎ : ☽︎ in 2° ♉︎ : ♂︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.





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Sunday, October 24, 2021

Lucifer en Scorpion

Amis chers, gens beaux et heureux,

Do what thou wilt shall be the whole of the Law.

C'est l'aube du cinquième dimanche après l'équinoxe d'automne et l'entrée du soleil en Scorpion nuance l'onctueux nonchaloir, très Raminagrobis, affiché par moi en toutes circonstances, de cette touche de sombre obsession libertine que d'aucuns jugent indispensable à une Sainte Liturgie vraiment bien célébrée.

Nous allons avoir une Messe superbe.

Et je renouvelle l'avertissement que je vous fis, il y a un an et un jour, sous un ciel analogue :
Au moins, il ne sera pas dit que 2020 a été ennuyeux... Et ça ne peut que devenir plus kinky, puisque le soleil vient d'entrer en Scorpion, initiant le super crescendo de neuf jours qui prélude à l'orgasme de Samhain... Or, qui dit Scorpion dit Pluton et Mars, soit pornographie et mixed martial arts : ne faites rien, durant ces neuf jours, qui puisse compromettre votre santé physique, votre santé mentale ou votre compte Facebook — à moins que ce ne soit vraiment spectaculaire !
Amis chers, la Lecture de ce jour est le Liber AL vel Legis sub figurâ CCXX, chapitre 3, versets 69 à 72.

69. There is success.

Commentaire : Lorsqu'il advient que, par accident, un Trog millénial se trouve en ma présence, il est invariablement fasciné parce que ça brille — Puis il développe, envers nous, qui nous jouons de la vie et de l'argent avec une désinvolture qu'il n'aura jamais, un effroyable complexe de Tom Ripley, d'Iznogoud et de Mark Chapman.

Le dernier spécimen de cet ordre dont j'eusse eu à subir la proximité m'interrogea sur le sens de < There is success > — Je lui répondis : "Mozart a été enterré dans la fosse commune. C'est pour ça que ton père ne t'aime pas."

70. I am the Hawk-Headed Lord of Silence & of Strength ; my nemyss shrouds the night-blue sky.

Commentaire : Lord of Silence & of Strength : Du juge et de l'avocat, du patient et du psy, de l'écolier s’efforçant de justifier, devant son père, un calamiteux bulletin, de vous en train de solliciter une facilité de caisse de votre banquier — lequel parle avec volubilité, et lequel affiche un silence de marbre ? — Principe général : le dominant est taciturne : Silence = Strength.

71. Hail ! ye twin warriors about the pillars of the world ! for your time is nigh at hand.

Commentaire : En fait de time, vingt ans constituent un tour de Roue (arcane ᛞ) : Or, de l'année 2001 e.v., je retiens essentiellement Loana dans la piscine, le président Chirac, ultra-cocaïné, sortant, tout nu, devant un parterre de paparazzi à Brégançon, et le fait qu'on ait dit que < twin warriors about the pillars of the world >, le 11 récurrent et le vol 93, attestaient que les scénaristes de l'attentat du World Trade Center étaient tous Thélémites.

72. I am the Lord of the Double Wand of Power ; the wand of the Force of Coph Nia — but my left hand is empty, for I have crushed an Universe ; & nought remains.

Commentaire : Ça me rappelle l'époque où Sr Jezebel voulait absolument me convaincre de l'importance d'écouter le groupe thélémite de dark ambient appelé Coph Nia.

Déjà, que l'on soit dark ambient et thélémite, ça me dépasse — C'est comme dire sinistrement solaire, vagin phallique, soirée disco chez les Wendols, etc. — Aussi bien, j'avais trouvé curieuse leur illustration musicale de l'Hymne à Lucifer — D'abord, parce que la bonne musique est celle qui donne envie de remuer les reins, non de secouer la tête — et encore moins de se la prendre — Ensuite, parce que je ne peux m'empêcher d'associer l'imagerie luciférienne à quelque chose d'avant-garde, de magique, plein de subtilités d'esthète et de beauté radieuse : la musique écrite par Jimmy Page pour le Lucifer Rising de Kenneth Anger serait la bande son exclusive de mon existence, si je n'aimais pas autant Offenbach.

Enfin ! dark ou lumineux :
The Key to Joy Is Disobedience.
Ce que méditant, allez, amis chers, sous la protection de cette sphère spirituelle dont le centre est partout et la circonférence nulle part et que nous appelons DIEU.

Beau dimanche à tous.

Love is the law, love under will.
- ☉︎ in 1° ♏︎ : ☽︎ in 12° ♊︎ : ☉︎ : Ⅴⅴⅰⅰ.

Précédent commentaire sur ce péricope : 0° ♏︎ (2020)